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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Concevoir le professionnalisme en Sessad</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>1110</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bertrand Dubreuil se lance ici dans une entreprise tout autant risqu&#233;e que f&#233;conde : tenter d'unifier les pratiques en Sessad. Le pi&#232;ge de sa d&#233;marche serait d'&#233;laborer des &#171; bonnes pratiques &#187;. Rappelant l'influence du contexte socio-historique et l'imp&#233;rative n&#233;cessit&#233; de prendre en compte la singularit&#233; de chaque situation, il l'&#233;vite d'embl&#233;e, lui pr&#233;f&#233;rant la notion de &#171; r&#233;f&#233;rences &#187;, qu'il d&#233;finit comme ce qui semble le plus pertinent, en l'&#233;tat actuel des pratiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autre d&#233;rive possible, la pr&#233;tention (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4033-b72c6.jpg?1693503912' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bertrand Dubreuil se lance ici dans une entreprise tout autant risqu&#233;e que f&#233;conde : tenter d'unifier les pratiques en Sessad. Le pi&#232;ge de sa d&#233;marche serait d'&#233;laborer des &#171; bonnes pratiques &#187;. Rappelant l'influence du contexte socio-historique et l'imp&#233;rative n&#233;cessit&#233; de prendre en compte la singularit&#233; de chaque situation, il l'&#233;vite d'embl&#233;e, lui pr&#233;f&#233;rant la notion de &#171; r&#233;f&#233;rences &#187;, qu'il d&#233;finit comme ce qui semble le plus pertinent, en l'&#233;tat actuel des pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre d&#233;rive possible, la pr&#233;tention de la th&#233;orie &#224; vouloir surplomber la personne. S'il est essentiel de s'adosser aux sciences humaines pour se distancier des repr&#233;sentations spontan&#233;es, il faut tout autant se m&#233;fier d'une d&#233;marche totalitaire qui transforme ses adeptes en autant de d&#233;fenseurs de convictions identitaires. Mais, pour t&#233;m&#233;raire qu'elle soit, la d&#233;marche de l'auteur est aussi prometteuse, tant le corps de doctrine du m&#233;dico-social n'est pas suffisamment &#233;tay&#233; pour s'opposer aux injonctions et normes inappropri&#233;es &#224; la mode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dont il s'agit, c'est donc bien de professionnaliser les pratiques : &#171; sans viser l'uniformit&#233;, sans entretenir le fantasme de l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;, il faut former un espace de convergence &#187; (p.14).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; commencer par le rapprochement entre le mod&#232;le m&#233;dical qui per&#231;oit le handicap comme un probl&#232;me de la personne n&#233;cessitant avant tout un traitement et le mod&#232;le social qui con&#231;oit le handicap comme le probl&#232;me d'une soci&#233;t&#233; freinant l'int&#233;gration de l'individu. Le Sessad cherche justement &#224; r&#233;pondre &#224; la fois &#224; l'alt&#233;ration li&#233;e &#224; la d&#233;ficience et &#224; la limitation de participation, dont la soci&#233;t&#233; se rend responsable. Il articule diff&#233;rents professionnels, non autour d'une th&#233;orie globale explicative, mais de l'interd&#233;pendance des champs p&#233;dagogique, th&#233;rapeutique et &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur s'emploie justement &#224; distinguer la d&#233;limitation de chacune de ces approches &#224; la fois contigu&#235;s et compl&#233;mentaires, chacun intervenant selon ses comp&#233;tences, en respectant le domaine de l'autre, tout en s'articulant &#224; lui. Le Sessad agit sur le mode de l'incompl&#233;tude, relayant des parents qui restent d&#233;cideurs en tant que d&#233;tenteurs de l'autorit&#233; parentale. Il ne s'agit pas de faire ce qu'ils auraient d&#251; faire, mais de s'inscrire dans une co-&#233;ducation : &#234;tre aupr&#232;s des parents pour qu'eux-m&#234;mes soient aupr&#232;s de leurs enfants et &#234;tre aupr&#232;s de leurs enfants avec leur accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, faut-il se pr&#233;server des intrusions et de certaines injonctions qui rel&#232;vent non du m&#233;dico-social, mais de la protection de l'enfance. Car, si travailler en Sessad, c'est intervenir dans le milieu de vie de l'enfant, donc y compris &#224; son domicile, ce n'est pas rem&#233;dier &#224; des carences &#233;ducatives ou &#224; des d&#233;s&#233;quilibres relationnels. Difficile ici d'aller plus loin dans l'&#233;laboration du processus de professionnalisation d&#233;crit par l'auteur, tant son propos est riche et d&#233;taill&#233;. Au lecteur d'aller le d&#233;couvrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2012 (207 p. ; 23,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Travailler en Sessad</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>1110</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout ce que vous avez voulu savoir sur les Sessad a de grandes chances d'&#234;tre dans cet ouvrage particuli&#232;rement limpide et fort bien &#233;crit. L'auteure pr&#233;sente leur &#233;volution et d&#233;taille leur activit&#233; &#224; partir de nombreuses vignettes cliniques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis l'apparition de la premi&#232;re structure, cr&#233;&#233;e &#224; l'initiative de l'APF (association des paralys&#233;s de France) et officialis&#233;e dans un d&#233;cret de 1970, bien du chemin a &#233;t&#233; parcouru. Au nombre de 279 en 1987, ils &#233;taient 1466 en 2010. Fonctionnant seuls ou comme (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton4032-17767.jpg?1693503912' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout ce que vous avez voulu savoir sur les Sessad a de grandes chances d'&#234;tre dans cet ouvrage particuli&#232;rement limpide et fort bien &#233;crit. L'auteure pr&#233;sente leur &#233;volution et d&#233;taille leur activit&#233; &#224; partir de nombreuses vignettes cliniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'apparition de la premi&#232;re structure, cr&#233;&#233;e &#224; l'initiative de l'APF (association des paralys&#233;s de France) et officialis&#233;e dans un d&#233;cret de 1970, bien du chemin a &#233;t&#233; parcouru. Au nombre de 279 en 1987, ils &#233;taient 1466 en 2010. Fonctionnant seuls ou comme partie prenante d'un plateau technique plus vaste, ces services constituent un dispositif complexe, ayant pour fonction de compenser les difficult&#233;s rencontr&#233;es tant par les parents que par les structures collectives, pour r&#233;pondre aux besoins des enfants ou des adolescents avec handicap mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien &#224; des besoins qu'ils r&#233;pondent et non &#224; des attentes ; leur intervention &#233;tant pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une &#233;valuation et d&#233;termin&#233;e par une d&#233;cision de la MDPH (maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es). Un projet individuel de prise en charge est &#233;labor&#233; en &#233;troite collaboration avec les parents, dont la place reste centrale dans le d&#233;veloppement des capacit&#233;s de socialisation, d'autonomie, d'int&#233;gration et d'insertion de leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En aucun cas les Sessad n'ont pour vocation de faire &#224; leur place. La rencontre entre les professionnels et les parents doit pouvoir se traduire par une v&#233;ritable alliance permettant, dans chaque situation, d'analyser pr&#233;cis&#233;ment la sp&#233;cificit&#233; de la d&#233;ficience &#224; l'&#339;uvre, l'histoire individuelle et l'environnement familial de l'enfant. L'objectif est ensuite de d&#233;terminer comment r&#233;ussir &#224; travailler &#224; l'am&#233;lioration de son mieux-&#234;tre, &#224; sa meilleure adaptabilit&#233; aux situations de la vie courante, &#224; d&#233;velopper son autonomie, &#224; faire &#233;merger de nouvelles comp&#233;tences comportementales et relationnelles et &#224; &#233;laborer des strat&#233;gies de substitution quand celles-ci n'apparaissent pas, enfin, &#224; susciter l'estime de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brigitte Jumeau d&#233;crit longuement un dispositif sophistiqu&#233; compos&#233; d'approches multiples mais compl&#233;mentaires, en interaction permanente, la pr&#233;sence du r&#233;f&#233;rent coordonnateur constituant un maillon essentiel pour garantir la coh&#233;rence de cette interdisciplinarit&#233;. Une action &#233;ducative d'abord, l'&#233;ducateur aidant l'enfant dans l'acquisition d'un savoir-faire et d'un savoir-&#234;tre ; th&#233;rapeutique ensuite, qui ne saurait se r&#233;duire au seul accompagnement psychologique et pouvant tout autant &#234;tre de l'ordre de la psychomotricit&#233; ou de l'orthophonie ; p&#233;dagogique enfin, les &#233;ventuels enseignants sp&#233;cialis&#233;s pr&#233;sents pouvant intervenir en appui de leurs coll&#232;gues ou de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2012 (202 p. ; 22,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un Sessad jour apr&#232;s jour</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-Sessad-jour-apres-jour</link>
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		<dc:date>2012-02-09T10:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>1049</dc:subject>
		<dc:subject>Sessad</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;rique Roca est chef de service dans un service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile, un Sessad. Elle nous raconte avec d&#233;tail, profondeur et humour le quotidien de son service. L'&#233;quipe, qui se trouve souvent confront&#233;e &#224; des changements de situations ou de projets, a rebaptis&#233; le service Santa Sessada en r&#233;f&#233;rence &#224; Santa Barbara, feuilleton aux multiples rebondissements. Un service o&#249; comme dans la s&#233;rie, il est indispensable de conna&#238;tre le r&#233;sum&#233; de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent pour pouvoir suivre&#8230; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3677-d1395.jpg?1693503912' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;rique Roca est chef de service dans un service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile, un Sessad. Elle nous raconte avec d&#233;tail, profondeur et humour le quotidien de son service. L'&#233;quipe, qui se trouve souvent confront&#233;e &#224; des changements de situations ou de projets, a rebaptis&#233; le service Santa Sessada en r&#233;f&#233;rence &#224; Santa Barbara, feuilleton aux multiples rebondissements. Un service o&#249; comme dans la s&#233;rie, il est indispensable de conna&#238;tre le r&#233;sum&#233; de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent pour pouvoir suivre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Agression contre le camping &#224; l'ann&#233;e&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Un service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Jour apr&#232;s jour au Sessad, par Fr&#233;d&#233;rique Roca, chef de service&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La psychanalyse n'est pas une PIP !&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Pourquoi ont-ils tu&#233; l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La Conf&#233;rence, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#233;crite et interpr&#233;t&#233;e par Meriem Menant et Catherine Dolto&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Actualit&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Jeunes de plus en plus pauvres&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le gar&#231;on de la lune - Ian Brown&lt;/li&gt;&lt;li&gt;AbanDON Adoption. Quand la m&#232;re se retire - Edwige Planchin&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Handicap et domicile : interd&#233;pendance et n&#233;gociations</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Handicap-et-domicile-interdependance-et-negociations</link>
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		<dc:date>2011-09-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>1032</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 19 mai 2009, se tenait un colloque rendant hommage &#224; Yves Lacroix, infirme moteur c&#233;r&#233;bral et quadrapl&#233;gique, d&#233;c&#233;d&#233; en 2007 &#224; l'&#226;ge de 54 ans, apr&#232;s s'&#234;tre battu inlassablement pour d&#233;fendre les personnes porteuses de handicap. Les actes de cette journ&#233;e, r&#233;unis dans cet ouvrage, constituent une mine de r&#233;flexions d'une particuli&#232;re pertinence sur le maintien &#224; domicile des adultes en situation de grande d&#233;pendance. Faire le choix de quitter l'institution pour vivre chez soi est un droit qui est reconnu &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1032-" rel="tag"&gt;1032&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton3584-ad035.jpg?1693503912' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 19 mai 2009, se tenait un colloque rendant hommage &#224; Yves Lacroix, infirme moteur c&#233;r&#233;bral et quadrapl&#233;gique, d&#233;c&#233;d&#233; en 2007 &#224; l'&#226;ge de 54 ans, apr&#232;s s'&#234;tre battu inlassablement pour d&#233;fendre les personnes porteuses de handicap. Les actes de cette journ&#233;e, r&#233;unis dans cet ouvrage, constituent une mine de r&#233;flexions d'une particuli&#232;re pertinence sur le maintien &#224; domicile des adultes en situation de grande d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire le choix de quitter l'institution pour vivre chez soi est un droit qui est reconnu &#224; tout citoyen, d&#232;s lors que celui-ci passe d'une position de simple objet subissant les d&#233;cisions et les manipulations d'autrui, &#224; une place de sujet participant pleinement &#224; l'&#233;laboration de son existence. L'accompagnement par une tierce personne pr&#233;sente toutefois une face sombre : le fardeau que repr&#233;sente un aidant non choisi, se montrant sans &#233;gard, ni conscience pour la personne dont il s'occupe. Certes, il est toujours humiliant et attentatoire &#224; la dignit&#233;, d'avoir &#224; d&#233;l&#233;guer les soins et le secret de son corps, son intimit&#233; et son projet de vie &#224; des mains &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette demande est d'autant moins douloureuse, quand on a affaire &#224; un tiers agissant avec tact, discernement et efficacit&#233; ; sachant ensuite trouver la bonne attitude entre piti&#233; et admiration, autant qu'entre rejet et attirance morbide ; consid&#233;rant enfin le corps non comme un donn&#233; r&#233;ifi&#233;, mais comme une mati&#232;re vivante, capable de s'assouplir ou de se raidir, de s'adapter ou de devenir allergique, en fonction de l'interaction avec son environnement. Postures complexes &#224; cultiver, d&#232;s lors que les auxiliaires de vie sont &#224; la fois mal form&#233;s, mal pay&#233;s et mal reconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effort &#224; fournir pour les sortir de ce statut est colossal. Il sera pourtant incontournable, si l'on veut privil&#233;gier l'&#233;thique ainsi que le savoir &#234;tre qui permettent d'&#233;viter une limitation aux seuls gestes techniques et de relier le savoir faire aux incontournables qualit&#233;s humaines et relationnelles respectueuses de l'autre. Mais pour n&#233;cessaire qu'elle soit, cette professionnalisation ne saurait &#234;tre suffisante. Les professionnels de l'aide &#224; domicile sont confront&#233;s, de fa&#231;on r&#233;p&#233;titive, &#224; des situations qui peuvent entamer leur empathie et leurs capacit&#233;s de penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notamment le cas lorsque les &#233;motions surgissent et les d&#233;passent dans le moment de la pr&#233;sence tactile, visuelle et intellectuelle aupr&#232;s de la personne aid&#233;e. Malgr&#233; des positions respectives asym&#233;triques, seul le sujet en grande d&#233;pendance peut les guider et les rassurer dans une n&#233;gociation qui n'a rien &#224; voir avec du marchandage, mais qui rel&#232;ve de la responsabilit&#233; r&#233;ciproque et de l'interd&#233;pendance qui les relie alors, l'un &#224; l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chroniques Sociales, 2011, (143 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Agir au plus pr&#232;s de l'enfant : un Sessad dans l'&#233;cole</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>1008</dc:subject>

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&lt;p&gt;En int&#233;grant une classe d'inclusion scolaire &#224; Nantes, le Sessad de l'association Arria est l'illustration d'une collaboration r&#233;ussie entre l'Education nationale, la MDPH, la municipalit&#233; et une association du m&#233;dico-social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mai 2010, l'inspection acad&#233;mique des Pays-de-la-Loire annonce l'ouverture, &#224; la rentr&#233;e de septembre, d'une classe d'inclusion scolaire, CLIS , pour sept enfants atteints de troubles envahissants du d&#233;veloppement, TED . Le site choisi est l'&#233;cole publique de Sautron, commune de 6 800 (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En int&#233;grant une classe d'inclusion scolaire &#224; Nantes, le Sessad de l'association Arria est l'illustration d'une collaboration r&#233;ussie entre l'Education nationale, la MDPH, la municipalit&#233; et une association du m&#233;dico-social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mai 2010, l'inspection acad&#233;mique des Pays-de-la-Loire annonce l'ouverture, &#224; la rentr&#233;e de septembre, d'une classe d'inclusion scolaire, CLIS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Anciennement classe d'int&#233;gration scolaire' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, pour sept enfants atteints de troubles envahissants du d&#233;veloppement, TED&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='TED est l'appellation g&#233;n&#233;rique regroupant les diff&#233;rents syndromes (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le site choisi est l'&#233;cole publique de Sautron, commune de 6 800 habitants situ&#233;e aux portes de Nantes. Parall&#232;lement, l'agence r&#233;gionale de sant&#233;, ARS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='L'ARS a remplac&#233; en avril 2010 les DASS et DRASS. C'est l'autorit&#233; qui (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ayant autoris&#233; le red&#233;ploiement de places d'IME de l'association Arria&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Association pour la reconnaissance, la responsabilisation, l'int&#233;gration et (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour venir renforcer son Sessad (Service d'&#233;ducation et de soins sp&#233;cialis&#233;s &#224; domicile), le nombre d'enfants suivis passe, en septembre 2010, de six &#224; dix-huit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet qui &#233;merge bient&#244;t consiste &#224; faire cohabiter dans les m&#234;mes locaux ce service aux capacit&#233;s accrues avec la nouvelle CLIS. La mairie accepte d'engager les travaux d'am&#233;nagement n&#233;cessaires, ses services techniques les r&#233;alisant au cours de l'&#233;t&#233;. Les enseignants de l'&#233;cole, leur directeur en t&#234;te, accueillent cette id&#233;e avec bienveillance. Jacky Goupil, directeur g&#233;n&#233;ral de l'Arria qui pilote l'op&#233;ration, assurera aupr&#232;s d'eux une information sur la probl&#233;matique des TED.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 septembre 2010, les enfants de l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire de la Rivi&#232;re, &#224; Sautron, font leur rentr&#233;e avec sept nouveaux tr&#232;s diff&#233;rents d'eux. Un regard trop appuy&#233; et ils se sentent transperc&#233;s. Les relations avec l'ext&#233;rieur, ils les ressentent comme un train de marchandises fon&#231;ant sur eux, &#224; grande vitesse. Les sons, les couleurs, les odeurs, ils les per&#231;oivent d'une mani&#232;re disproportionn&#233;e. Pour se prot&#233;ger contre cet environnement ressenti comme hostile, chaotique et mena&#231;ant, ils se r&#233;fugient dans leur propre monde, adoptant des st&#233;r&#233;otypies ou des rituels qui les rassurent. Tr&#232;s vite, le face &#224; face des enfants vire &#224; la confrontation. &#171; Le petit handicap&#233; m'a tir&#233; les cheveux &#187;, &#171; il m'a arrach&#233; mes lunettes &#187;, &#171; il a voulu m'&#233;trangler &#187;, se plaignent des &#233;l&#232;ves &#224; leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 septembre 2010, une quarantaine de personnes est pr&#233;sente &#224; la r&#233;union d'information propos&#233;e par les enseignants de l'&#233;cole et l'&#233;quipe du Sessad. L'explication propos&#233;e sur les TED est pr&#233;cise mais concise. Le plus important, ce sont les questions des familles. Interrogations spontan&#233;es et na&#239;ves que les parents des enfants de la CLIS, tous pr&#233;sents, ont souvent entendues. L'inconnu et le diff&#233;rent deviennent petit &#224; petit moins myst&#233;rieux et inqui&#233;tants. Le dialogue, d'abord tonique, devient plus convivial. Il finira &#224; 23h, par des &#233;changes de num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone et des propositions d'invitation aux anniversaires&#8230; Et puis, la magie op&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martin a int&#233;gr&#233; sa nouvelle &#233;cole en gardant sa main devant les yeux, comme pour se prot&#233;ger des regards trop intrusifs. Progressivement, il accepte de jeter des coups d'&#339;il furtifs, quand son entourage lui appara&#238;t moins mena&#231;ant. Les premiers contacts dans la cour avec Julie, &#233;l&#232;ve de CE2, ne sont gu&#232;re faciles. Alors, la petite fille imagine un stratag&#232;me. Quand elle veut jouer avec Martin, elle se place dos &#224; dos avec lui et lui jette la balle par-dessus sa t&#234;te, l'enfant ne voyant ainsi qu'un projectile lanc&#233; vers lui, court le ramasser et se replace de la m&#234;me fa&#231;on, pour le lancer &#224; son tour. Bien s&#251;r, tout n'est pas r&#233;gl&#233;. La rencontre avec Bastien, &#226;g&#233; de onze ans, le d&#233;montre. Entrer dans sa classe provoque chez lui une mont&#233;e d'angoisse. Attention aux lunettes ou aux cheveux qu'il cherche alors &#224; attraper ! C'est sa mani&#232;re &#224; lui d'entrer en relation. Mais si on lui laisse le temps, il s'approche doucement et tente d'&#233;tablir le contact.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La gal&#232;re des familles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le papa de Bastien fait partie de tous ces parents qui ont connu pendant des ann&#233;es le parcours du combattant. Voulant pr&#233;server la socialisation de leur fils et lui permettre de grandir au contact des autres enfants, lui et sa femme ont refus&#233; l'orientation en &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; propos&#233; par la MDPH. Ils se sont battus pour qu'il soit scolaris&#233; au moins le matin. L'apr&#232;s-midi, c'est avec leurs propres deniers qu'ils ont financ&#233; psychoth&#233;rapeute, orthophoniste, ergoth&#233;rapeute, auxiliaire de vie. Ils ont accueilli avec espoir les techniques nouvelles venues d'outre-Atlantique (TEACCH, ABA) qui ont eu bien du mal &#224; se faire reconna&#238;tre. Quand on leur a promis une aide &#224; la vie scolaire qui n'&#233;tait pas l&#224; le jour de la rentr&#233;e, le papa n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; se rendre le jour m&#234;me dans le bureau de l'inspectrice d'acad&#233;mie charg&#233;e du handicap pour lui proposer de garder son enfant qui l'accompagnait. Le probl&#232;me a &#233;t&#233; r&#233;solu d&#232;s le lendemain matin. &lt;i&gt;&#171; On a des droits, mais pas les moyens de les exercer &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il, en appelant &#224; saisir syst&#233;matiquement le tribunal du contentieux de l'incapacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Bastien est accueilli &#224; la CLIS de Sautron. Il se r&#233;jouit de voir son fils tr&#233;pigner d'impatience pour venir en classe. Il est ravi de cette &#233;quipe si attentive au bien-&#234;tre des enfants. Mais il conna&#238;t aussi sa chance, la liste d'attente &#233;tant longue de soixante-quinze demandes non satisfaites, certaines depuis longtemps, comme cette maman qui voit son orientation Sessad renouvel&#233;e chaque ann&#233;e depuis six ans, sans n'avoir jamais pu b&#233;n&#233;ficier de la moindre place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe du Sessad se donne pour ambition de faciliter l'int&#233;gration des enfants dont elle assure le suivi. Elle est, par exemple, pr&#233;sente au sein de la CLIS de Sautron, aidant l'institutrice et l'aide &#224; la vie scolaire collective &#224; faire face aux enfants qui y sont scolaris&#233;s. Elle va &#224; la rencontre des autres &#233;l&#232;ves, leur expliquant comment se comporter pour &#233;viter qu'un jeune autiste ne se sente agress&#233;. Elle &#233;change avec les personnels pour les aider &#224; d&#233;coder des comportements pas toujours simples &#224; comprendre. Elle d&#233;crit ainsi le r&#244;le des st&#233;r&#233;otypies aux agents de cantine pour leur faire comprendre que cet enfant, voulant continuer &#224; garder le casque de son MP3 sur les oreilles, ne cherche pas &#224; transgresser le r&#232;glement int&#233;rieur, mais tente de se prot&#233;ger d'un environnement qu'il per&#231;oit comme mena&#231;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;crypte pour l'enseignante et les &#233;l&#232;ves d'une classe de coll&#232;ge les m&#233;canismes de cette adolescente de quatorze ans, acceptant d'&#234;tre martyris&#233;e, ce statut de victime &#233;tant une tentative pour &#233;tablir une relation sociale avec ses pairs. Elle peut &#234;tre pr&#233;sente la premi&#232;re demi-heure dans la classe, s'il appara&#238;t n&#233;cessaire de s&#233;curiser un enfant durant cette p&#233;riode de transition difficile pour lui. Comme elle peut &#234;tre aux c&#244;t&#233;s de l'adolescent, pour le rassurer, lors de la premi&#232;re journ&#233;e de son stage chez un employeur. Si rien n'interdit l'intervention du Sessad au sein m&#234;me de la famille, cela ne se produit que dans le tiers des cas, notamment quand les parents rencontrent des difficult&#233;s au quotidien avec leur enfant devenu adolescent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le sens du travail&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;change avec l'&#233;quipe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Participaient &#224; cette rencontre : Virgine Ch&#233;dru et Sophie Le Coq, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du Sessad d'Arria permet d'identifier au moins trois constantes dans le travail engag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re dimension consiste bien dans le mouvement inverse &#224; celui que l'on retrouve dans la plupart des institutions &#233;ducatives. Ce n'est pas l'enfant qui se d&#233;place vers les intervenants avec la contrainte d'avoir &#224; s'adapter &#224; eux ; ce sont les intervenants qui vont &#224; sa rencontre, dans une logique ambulatoire. Tous les lieux de vie o&#249; surgissent des difficult&#233;s d'int&#233;gration sont concern&#233;s, recoupant le secteur th&#233;rapeutique, p&#233;dagogique et &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde dominante concerne le refus de toute expertise et de toute pr&#233;tention &#224; poss&#233;der un savoir sur l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accompagner, soutenir, appuyer, oui, mais jamais adopter la posture de sp&#233;cialiste, m&#234;me quand celle-ci est convoqu&#233;e. Ce n'est pas un professionnel, &#224; lui tout seul, qui peut construire une strat&#233;gie. Ce ne peut &#234;tre que le regard crois&#233; des diff&#233;rents intervenants qui, gr&#226;ce &#224; l'intelligence collective ainsi cr&#233;&#233;e, essaiera de donner du sens &#224; l'&#233;nigme du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien l&#224; la troisi&#232;me orientation des Sessad. Pla&#231;ant l'&#233;panouissement de l'enfant au centre, ils assurent le lien entre tous ceux qui gravitent autour de lui : th&#233;rapeute, orthophoniste, psychomotricien, h&#244;pital de jour, centre m&#233;dico-psychologique, enseignant, association d'aide aux devoirs, auxiliaire de vie, etc&#8230; Pr&#233;server la place de chacun, tout en lui permettant de sortir de son cadre de r&#233;f&#233;rence : on n'est pas dans la pluridisciplinarit&#233;, qui impliquerait que les uns travaillent aux c&#244;t&#233;s des autres, mais dans l'interdisciplinarit&#233; voire dans la transdisciplinarit&#233; qui fait s'articuler les uns avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;thique d'intervention&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'orientation clinique ouvertement affich&#233;e donne une forte coloration au fonctionnement de l'&#233;quipe. L'enfant est consid&#233;r&#233; dans sa singularit&#233;, comme un &#234;tre unique qui n'est jamais pris en charge, mais toujours pris en compte. Il s'agit bien de tenter de comprendre ce qui fait impasse chez lui dans sa relation aux autres, de mettre au travail les sympt&#244;mes qu'il exprime. Plut&#244;t que de parler de d&#233;ficiences, on &#233;voque ici des troubles de l'efficience. La nuance est de taille : on part d'un potentiel plus ou moins entam&#233; en cherchant &#224; le r&#233;tablir et non &#224; enfermer le sujet dans ses limites. Si l'&#233;tranget&#233;, les cris, les comportements v&#233;cus comme agressifs sont autant d'&#233;carts &#224; la norme, l'objectif n'est pas de les r&#233;duire, mais de tenter de r&#233;pondre &#224; ce qu'ils expriment de la souffrance int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, personne ici ne se reconna&#238;t dans la guerre de chapelle entre comportementalistes et analystes. Revendiquant sa conviction clinique, l'&#233;quipe laisse &#224; l'enfant le soin de montrer ce qui fonctionne ou non. Les parents qui arrivent avec leur propre bo&#238;te &#224; outils inspir&#233;e des programmes TEACCH ou ABA ne sont pas d&#233;courag&#233;s. Seule compte l'appr&#233;hension de l'enfant en tant que sujet : c'est lui qui sait le mieux ce qui lui convient. D'o&#249; l'importance de l'&#233;couter autant dans une place de sujet que dans sa globalit&#233;. La d&#233;marche adopt&#233;e rel&#232;ve du cas par cas et du pas &#224; pas, ceci dans la plus grande humilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sessad d'Arria accol&#233; &#224; la CLIS de Sautron appara&#238;t comme un cas d'&#233;cole. Il n'est pas forc&#233;ment repr&#233;sentatif de ce qui se passe ailleurs, c'est l'illustration d'une collaboration r&#233;ussie entre l'&#201;ducation nationale, la MDPH, une municipalit&#233; et une association du secteur m&#233;dico-social. Il reste encore beaucoup trop d'enfants, de familles et d'enseignants en souffrance qui attendent une telle expertise collective.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Anciennement classe d'int&#233;gration scolaire&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;TED est l'appellation g&#233;n&#233;rique regroupant les diff&#233;rents syndromes autistiques&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'ARS a remplac&#233; en avril 2010 les DASS et DRASS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'autorit&#233; qui dor&#233;navant pilote le secteur m&#233;dical et m&#233;dico-social&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association pour la reconnaissance, la responsabilisation, l'int&#233;gration et l'autonomie : regroupe 150 enfants et adolescents encadr&#233;s par 80 salari&#233;s, au sein de huit &#233;tablissements accueillant tant le handicap mental que les troubles du caract&#232;re et du comportement&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Participaient &#224; cette rencontre : Virgine Ch&#233;dru et Sophie Le Coq, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, Nelly Pichaud, psychomotricienne, Fouzia Liget, psychologue, et Marie-&#200;ve Viarde, directrice.&lt;br class='manualbr' /&gt;Contact : Marie-Eve Viarde, directrice Sessad d'ARRIA - T&#233;l. 02 40 49 80 00 - mail &lt;a href=&#034;mailto:meviarde.itep@arria.asso.fr&#034; class='spip_mail'&gt;meviarde.itep@arria.asso.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les Sessad sont-ils l'avenir du travail social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-Sessad-sont-ils-l-avenir-du-travail-social</link>
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		<dc:date>2011-03-02T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>1008</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s voici quarante ans, les services d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#233;ducatifs &#224; domicile (Sessad) prennent depuis quelques ann&#233;es une importance nouvelle dans le paysage m&#233;dico-social. Ils sont au c&#339;ur des mutations &#224; l'&#339;uvre dans le secteur o&#249; on assiste &#224; un &#233;clatement des prises en charge. Ils pourraient devenir des chefs d'orchestre mandat&#233;s pour mettre en coh&#233;rence les diff&#233;rents lieux fr&#233;quent&#233;s par l'usager. Les 9&#232;mes journ&#233;es nationales des Sessad, &#224; Nantes les 25 et 26 novembre 2010, ont fait le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s voici quarante ans, les services d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#233;ducatifs &#224; domicile (Sessad) prennent depuis quelques ann&#233;es une importance nouvelle dans le paysage m&#233;dico-social. Ils sont au c&#339;ur des mutations &#224; l'&#339;uvre dans le secteur o&#249; on assiste &#224; un &#233;clatement des prises en charge. Ils pourraient devenir des chefs d'orchestre mandat&#233;s pour mettre en coh&#233;rence les diff&#233;rents lieux fr&#233;quent&#233;s par l'usager. Les 9&#232;mes journ&#233;es nationales des Sessad, &#224; Nantes les 25 et 26 novembre 2010, ont fait le point sur l'&#233;volution de ces services.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les premiers services d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#233;ducatifs &#224; domicile, que l'on appelle plus fr&#233;quemment Sessad, sont apparus en 1971. D&#232;s le d&#233;part, ils ont &#233;t&#233; con&#231;us comme une dimension &#224; part enti&#232;re de la prise en charge des enfants porteurs de handicap. Il y a une vie en dehors des institutions, les professionnels peuvent aussi se d&#233;ployer dans la soci&#233;t&#233; pour faciliter l'adaptation &#224; la vie ordinaire, tant au sein de la famille qu'&#224; l'&#233;cole ou dans les lieux de loisirs et de culture. Cette id&#233;e simple s'est inscrite dans la m&#234;me mouvance que la d&#233;sali&#233;nation qui aboutira tant &#224; la sortie des fous des h&#244;pitaux psychiatriques, qu'&#224; la cr&#233;ation des lieux de vie comme alternative aux internats &#233;ducatifs et m&#233;dico-sociaux. Mais il faudra n&#233;anmoins attendre la r&#233;forme des annexes XXIV intervenues en 1989, pour que ces dispositifs soient officialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs d&#233;nominations pour une m&#234;me fonction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqu&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile &#233;ducatifs (Sessad) adoptent des appellations diff&#233;rentes, selon le public aupr&#232;s desquels ils interviennent. Ils ne changent pas de nom quand ils accompagnent les enfants ou adolescents souffrant de d&#233;ficience intellectuelle, de troubles du caract&#232;re et du comportement (annexes XXIV) ou de d&#233;ficience motrice (annexe XXIV bis), mais peuvent le faire dans le cas de situation de polyhandicap (annexe XXIV ter), en s'appelant alors services de soins et d'aide &#224; domicile (SSAD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils deviennent service de soutien &#224; l'&#233;ducation familiale et &#224; l'int&#233;gration scolaire (SSEFIS) quand ils s'adressent &#224; un public touch&#233; par la d&#233;ficience auditive (annexe XXIV quater), SAAIS (service d'aide &#224; l'acquisition de l'autonomie et de l'int&#233;gration scolaire) pour la d&#233;ficience visuelle (annexe XXIV quinqui&#232;s) et SAFEP (service d'accompagnement familial et d'&#233;ducation pr&#233;coce) quand ils prennent en charge de fa&#231;on pr&#233;coce des enfants d&#233;ficients sensoriels (de 0 &#224; 3 ans).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les Sessad ont le vent en poupe. Au nombre de 279 en 1987, ils sont pass&#233;s &#224; 911 en 2001 et 1464 en 2010. Les cr&#233;ations de postes de professionnels vont se multiplier au rythme de 1000 places suppl&#233;mentaires par an, alors que dans le m&#234;me temps le reste du secteur m&#233;dico-social est invit&#233; &#224; faire plus, au mieux &#224; moyens constants et dans beaucoup de cas avec des r&#233;ductions de cr&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En pleine expansion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 3 d&#233;cembre 2002, le pr&#233;sident Chirac annon&#231;ait, devant le conseil national consultatif des personnes handicap&#233;es, les mesures prises dans le cadre de l'ann&#233;e europ&#233;enne qui, en 2003, leur &#233;tait consacr&#233;e. L'&#201;ducation nationale &#233;tait charg&#233;e de faire passer, pour la rentr&#233;e suivante, le nombre d'auxiliaires de vie scolaire aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves porteurs de handicaps de 2000 &#224; 6000. La loi de 2005 ayant affirm&#233; le droit &#224; un parcours scolaire continu et adapt&#233; au plus pr&#232;s de son domicile, le recrutement de ces personnels ne fit que s'acc&#233;l&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Laurent, du bureau du minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale, charg&#233; de la scolarisation des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s, put dresser l'&#233;tat des lieux &#224; partir des chiffres de l'ann&#233;e scolaire 2009/2010 : 21 800 aides &#224; la vie scolaire sont intervenus aupr&#232;s de 62 000 &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif a pris place dans une scolarisation plus large de 190 000 d'&#233;l&#232;ves handicap&#233;s dans 72 500 unit&#233;s d'enseignement, tant en primaire au sein des classes pour l'inclusion scolaire (CLIS), que dans le secondaire, dans les unit&#233;s localis&#233;es pour l'inclusion scolaire (ULIS). Cette &#233;volution est spectaculaire, depuis 2005, on est pass&#233; de 96 000 &#233;l&#232;ves &#224; 120 000 dans le premier degr&#233; et de 3 700 &#224; 67 000 dans le second degr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Claude Marais, de la caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie, est venue confirmer cette mont&#233;e en puissance, en pr&#233;sentant le plan pluriannuel programm&#233; sur la p&#233;riode allant de 2008 &#224; 2012 et qui pr&#233;voit la cr&#233;ation de 12 250 places se r&#233;partissant en 7 250 cr&#233;ations nettes et 5 000 transformations de places d'internat.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle explication ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour un peu, on se croirait revenus &#224; cette p&#233;riode faste des ann&#233;es 1970, o&#249; chaque jour, un IME sortait de terre. Ne r&#234;vons pas ! Le premier r&#233;flexe est de penser &#224; une recherche du moindre co&#251;t, l'intervention ainsi externalis&#233;e revenant infiniment moins cher que l'accueil en internat. Mais l'explication va bien au-del&#224; de la simple rationalisation des choix budg&#233;taires. Robert Lafore, professeur de droit public, propose une grille d'interpr&#233;tation qui permet de comprendre la reconfiguration du paysage m&#233;dico-social qui est en train de s'op&#233;rer. Certes, explique-t-il, ce secteur a toujours &#233;t&#233; agit&#233;, tant du fait de l'inventivit&#233; permanente de ses acteurs que des r&#233;formes qui se succ&#232;dent d'ann&#233;e en ann&#233;e. Mais derri&#232;re cette impression d'agitation, on peut identifier une logique de recyclage : faire du nouveau avec de l'ancien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Lafore identifie ces transformations dans les trois lignes de force qui traversent tout syst&#232;me d'action sociale. La premi&#232;re d'entre elles se situe dans les conceptions fondatrices : ce sont les valeurs qui fondent la d&#233;marche et les finalit&#233;s qu'elle s'assigne. La logique cat&#233;gorielle qui s'adressait &#224; des populations d&#233;finies &#224; partir de leurs difficult&#233;s, laisse la place &#224; la dynamique individuelle de la personne singuli&#232;re de l'usager. Il ne s'agit plus de trouver un espace propre &#224; la diff&#233;rence, mais d'aider, de soutenir, d'accompagner le sujet, afin de lui faire suivre un cheminement qui lui permettra, au travers de son projet de vie et des diff&#233;rents contrats qu'on l'invite &#224; signer, &#224; revenir dans la norme et le droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nouveau paradigme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Second axe qui traverse l'action sociale : l'organisation des structures. Le d&#233;veloppement d'un dispositif de prise en charge pour chaque cat&#233;gorie d'usagers souffrant d'une d&#233;ficience ne correspond plus au nouveau mod&#232;le. Ce qui est dor&#233;navant &#224; l'ordre du jour, c'est bien la remise en cause des cloisonnements entre les institutions : incitation au regroupement, &#224; la coop&#233;ration, &#224; la construction de r&#233;seaux, la politique d'&#201;tat consiste bien en ce que chacun se connecte aux autres. Les profondes modifications en termes de valeurs et de modes d'organisation ne pouvaient qu'avoir des effets sur les cultures professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; aussi, un glissement progressif s'op&#232;re depuis une logique corporative qui voit les diff&#233;rentes qualifications et savoirs se juxtaposer, vers un mod&#232;le syst&#233;mique privil&#233;giant la mise en coh&#233;rence des comp&#233;tences r&#233;ciproques des uns et des autres. Ce qui est recherch&#233; est bien, dor&#233;navant, la constitution d'une intelligence collective. Illustration de ce nouveau paradigme d&#233;crit par Robert Lafore, le concept d'inclusion qui s'est impos&#233; au domaine de la scolarisation des enfants handicap&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Mazereau, ma&#238;tre de conf&#233;rence et chercheur &#224; l'universit&#233; de Caen, d&#233;crit bien cette exigence qui est faite &#224; l'&#233;cole d'assurer pour chaque &#233;l&#232;ve une r&#233;ussite et une inscription sociale et ce quelles que soient ses caract&#233;ristiques. Dans ce mod&#232;le, l'intervention sp&#233;cialis&#233;e ne doit plus en appeler &#224; la d&#233;rogation mais se r&#233;f&#232;re dor&#233;navant au droit commun et aux besoins de l'enfant en situation ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien en cela que les Sessad sont pl&#233;biscit&#233;s. De par l'articulation qu'ils assurent entre les lieux de scolarisation, de professionnalisation, de loisirs et de vie familiale, ils r&#233;pondent &#224; la continuit&#233; d'approche, d'information et de relations requises. Il leur revient d'&#234;tre les garants de la coh&#233;rence du parcours de l'usager, en coordonnant le r&#233;seau des diff&#233;rents acteurs intervenants dans les multiples aspects de sa vie, tant au niveau &#233;ducatif, th&#233;rapeutique que p&#233;dagogique. Ils sont tout autant appel&#233;s &#224; &#234;tre les interlocuteurs privil&#233;gi&#233;s des enfants, adolescents et de leur famille dans l'&#233;laboration de leur projet de vie et les dispositifs d'accompagnement mis en place par les services qui, parce qu'ils les concernent au premier abord, doivent les associer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Huet, directeur de l'IRTS Ile-de-France, d&#233;clinera les implications de cette posture qui, pour n'&#234;tre pas dans une illusoire r&#233;ciprocit&#233; &#233;galitaire, n'en revendique pas moins une &#233;gale dignit&#233;. Il ne s'agit plus, explique-t-il, de cette &#171; prise en charge &#187; sous-entendant l'incapacit&#233; de savoir ce qui est bien pour soi et donc la n&#233;cessit&#233; de faire &#224; votre place. Ce dont il est question dor&#233;navant, c'est bien de proposer et de laisser prendre, de trouver l'endroit o&#249; l'on va rentrer en contact avec l'autre et de ren&#233;gocier la relation entre deux parties en permanence mobiles. Cet accompagnement est un art et un savoir-faire complexe qui marque d'autant plus profond&#233;ment les positions professionnelles que l'implication des usagers ne cesse d'&#234;tre r&#233;affirm&#233;e dans les r&#233;formes, circulaires et conseils de bonnes pratiques qui se succ&#232;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps focalis&#233; sur les internats r&#233;&#233;ducatifs o&#249; se trouvaient plac&#233;s les enfants et adolescents porteurs de handicap, le secteur m&#233;dico-social est en train de vivre sous nos yeux une m&#233;tamorphose qui va profond&#233;ment modifier les pratiques professionnelles. Ce &#224; quoi on assiste, c'est bien &#224; un d&#233;centrage du c&#339;ur de m&#233;tier de l'institution sp&#233;cialis&#233;e vers un chef d'orchestre mandat&#233; pour mettre en coh&#233;rence les diff&#233;rents lieux fr&#233;quent&#233;s par l'usager (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-Sessad-au-coeur-de-la-coordination' class='spip_in'&gt;lire l'interview d'Eliane Corbet, directrice technique du CREAI Rh&#244;ne-Alpes&lt;/a&gt;). Les Sessad pourraient &#234;tre amen&#233;s &#224; remplir de plus en plus ce r&#244;le dans les ann&#233;es &#224; venir (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-photographie-des-Sessad' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Former &#224; l'accompagnement des personnes handicap&#233;es</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Former-a-l-accompagnement-des-personnes-handicapees</link>
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		<dc:date>2009-11-05T22:42:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>948</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; un livre &#224; ne pas manquer. L'auteur, handicap&#233; de naissance, y fait preuve d'une libert&#233; de ton et d'un sens de l'innovation dont bien des acteurs du secteur pourraient s'inspirer. Peu adepte de la langue de bois, Marcel Nuss fera un passage &#233;clair en 2003 au secr&#233;tariat d'Etat aux personnes handicap&#233;es, refusant de servir de faire-valoir. En 2006, il est charg&#233; d'un rapport sur l'accompagnement des personnes &#171; autrement capables &#187;. C'est ce document qui est publi&#233; ici. Un chapitre introductif nous (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un livre &#224; ne pas manquer. L'auteur, handicap&#233; de naissance, y fait preuve d'une libert&#233; de ton et d'un sens de l'innovation dont bien des acteurs du secteur pourraient s'inspirer. Peu adepte de la langue de bois, Marcel Nuss fera un passage &#233;clair en 2003 au secr&#233;tariat d'Etat aux personnes handicap&#233;es, refusant de servir de faire-valoir. En 2006, il est charg&#233; d'un rapport sur l'accompagnement des personnes &#171; autrement capables &#187;. C'est ce document qui est publi&#233; ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chapitre introductif nous fait d&#233;couvrir les coulisses de sa gen&#232;se. Il nous d&#233;crit l'&#233;tat pitoyable des rouages d'une administration psychorigide et technocratique cens&#233;e piloter la politique du handicap. La franchise de l'auteur pourrait bien lui fermer les portes minist&#233;rielles. Et ce serait bien dommage, car ce qu'il expose et propose, en se revendiquant de l'expertise usag&#232;re, est &#224; la fois pertinent et d'un bon sens roboratif, mais aussi d'une finesse d'analyse qui justifie qu'on s'y attarde. Les lois de 1975, explique-t-il, se sont centr&#233;es sur la prise en charge des corps et des infirmit&#233;s sp&#233;cifiques. L'assistance, qui s'en est suivie, eut pour d&#233;faut essentiel de saucissonner la personne en de multiples interventions, dans une logique compassionnelle et de r&#233;ification humaniste. La loi de 2005 a ouvert la voie &#224; la prise en compte de la personne dans sa dimension &#224; la fois singuli&#232;re et holistique, cherchant avant tout &#224; valoriser les capacit&#233;s. L'accompagnement qui en r&#233;sulte privil&#233;gie non plus le &#171; penser et agir pour &#187;, mais le &#171; faire avec &#187; : rien ne peut ni ne doit plus &#234;tre r&#233;alis&#233; sans la personne concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;volutions signent le basculement d'une intervention bas&#233;e sur une relation asym&#233;trique vers un rapport entre pairs, du moins du point de vue de l'&#233;gale dignit&#233; et du rang. Mais ces belles intentions sont loin de s'&#234;tre concr&#233;tis&#233;es dans les faits : &#171; soyons-en s&#251;r, le changement des mentalit&#233;s sera long et fastidieux &#187; (p.31). Marcel Nuss passe en revue une s&#233;rie de r&#233;formes qui favoriseraient cette concr&#233;tisation. Ainsi de l'adaptation du code du travail qui permettrait aux accompagnants de rester 24 heures de suite aupr&#232;s des personnes lourdement handicap&#233;es et de la revalorisation salariale de ces intervenants, condition indispensable pour favoriser leur motivation et leur comp&#233;tence. Ainsi de la d&#233;l&#233;gation de soins permettant &#224; ces m&#234;mes accompagnants de changer une canule, d'administrer un m&#233;dicament en cas de crise ou de proc&#233;der &#224; une aspiration endo-trach&#233;ale, autant de gestes qui peuvent s'av&#233;rer vitaux. Ainsi de la cr&#233;ation d'une cellule d'urgence permettant un remplacement imm&#233;diat, en cas de maladie subite d'un accompagnant habituel. Mais aussi, l'assurance de la pr&#233;sence de ce tiers en cas d'hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de Marcel Nuss fourmille de suggestions justifi&#233;es, utiles et constructives&#8230; dont on attend toujours un d&#233;but d'application.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2007 (219 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Accompagner la personne gravement handicap&#233;e</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
		<dc:subject>948</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ouvrage pr&#233;sente la recherche-formation effectu&#233;e par des professionnels, des formateurs et des chercheurs entre 2004 et 2006. Tout part d'un constat : &#234;tre confront&#233; &#224; une population lourdement d&#233;ficitaire est un d&#233;fi pour des professionnels qui ont parfois le sentiment que leurs comp&#233;tences sont mises &#224; mal. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de se reposer les questions &#233;thiques de cette intervention. Premi&#232;re dimension : reconna&#238;tre la personne d&#233;ficiente comme un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re. M&#234;me si le handicap nous est (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage pr&#233;sente la recherche-formation effectu&#233;e par des professionnels, des formateurs et des chercheurs entre 2004 et 2006. Tout part d'un constat : &#234;tre confront&#233; &#224; une population lourdement d&#233;ficitaire est un d&#233;fi pour des professionnels qui ont parfois le sentiment que leurs comp&#233;tences sont mises &#224; mal. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de se reposer les questions &#233;thiques de cette intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re dimension : reconna&#238;tre la personne d&#233;ficiente comme un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re. M&#234;me si le handicap nous est indispensable pour mesurer le degr&#233; de fragilit&#233; de notre condition, il nous renvoie d'une mani&#232;re insupportable &#224; cette partie d'animalit&#233; qui est en nous et que l'on pense devoir rejeter pour acc&#233;der &#224; l'humanit&#233;. L'&#233;poque moderne a inaugur&#233; toute une s&#233;rie de classifications opposant le normal et le pathologique, l'int&#233;grable et le s&#233;gr&#233;gu&#233;, l'inapte et le performant. Et il faut se d&#233;prendre de ces cat&#233;gories de pens&#233;e pour r&#233;ussir &#224; consid&#233;rer la personne handicap&#233;e non comme malade ou diminu&#233;e, mais comme un sujet singulier riche d'un potentiel, aussi minime soit-il, qu'il faut essayer de valoriser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde dimension, le statut de la personne handicap&#233;e. Les interventions qui lui sont propos&#233;es sont tr&#232;s souvent correctrices et cherchent &#224; la normaliser : r&#233;adaptation, r&#233;&#233;ducation, orthop&#233;die&#8230; D&#232;s lors, deux paradigmes s'affrontent. L'un, diff&#233;rentialiste, revendique l'identit&#233; d'un groupe minoritaire et r&#233;clame des droits sp&#233;cifiques. L'autre, universaliste, affirme que nous sommes tous handicap&#233;s ou du moins temporairement valides. S'appuyer sur une entr&#233;e ou sur l'autre change le regard et l'action men&#233;e en direction de cette population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me figure, celle qui s'int&#233;resse &#224; la nature de la posture d'accompagnement. La fragilit&#233; de l'usager et le choix du professionnel d'y r&#233;pondre induisent une in&#233;galit&#233; de position faite d'un c&#244;t&#233;, de compassion et de comp&#233;tence, et de l'autre, de soumission et d'une mentalit&#233; d'assist&#233;. Construire un vivre ensemble doit s'appuyer sur l'instauration d'une r&#233;ciprocit&#233; entre personnes &#233;gales et diff&#233;rentes. Cette relation doit se tricoter &#224; l'aide de deux valeurs : le respect et la sollicitude. Le respect s'oppose &#224; la tentation de vouloir modeler l'autre &#224; son image ou l'assujettir au bien qu'on veut pour lui. La sollicitude, c'est prendre soin, avoir le souci de l'autre. Mais fonder un &#233;change bas&#233; sur la sym&#233;trie passe aussi par la construction d'un champ de comp&#233;tences professionnelles transversales non seulement juxtapos&#233;es, mais articul&#233;es et partag&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2008 (205 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La mise en place d'un SAVS dans un foyer &#224; Cannes</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Thierry Plumat, directeur du foyer &#201;panouir/CAT &#224; Cannes &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les besoins qui ont motiv&#233; la cr&#233;ation d'un SAVS sur votre secteur d'intervention sociale ? Comment celui-ci fonctionne-t-il et quels sont les profils des professionnels qui y interviennent ? Le foyer &#201;panouir &#224; Cannes est un &#233;tablissement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s mentaux, organis&#233; en complexe avec un centre d'aide par le travail et compos&#233; d'un centre d'h&#233;bergement, d'un foyer &#233;clat&#233;, d'un centre d'accueil de jour et d'un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-808-" rel="tag"&gt;808&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Thierry Plumat, directeur du foyer &#201;panouir/CAT &#224; Cannes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les besoins qui ont motiv&#233; la cr&#233;ation d'un SAVS sur votre secteur d'intervention sociale ? Comment celui-ci fonctionne-t-il et quels sont les profils des professionnels qui y interviennent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foyer &#201;panouir &#224; Cannes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Foyer &#201;panouir/CAT Philippe B&#232;gue - 44 Avenue - 06400 Cannes. Tel 04 92 99 55 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est un &#233;tablissement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s mentaux, organis&#233; en complexe avec un centre d'aide par le travail et compos&#233; d'un centre d'h&#233;bergement, d'un foyer &#233;clat&#233;, d'un centre d'accueil de jour et d'un service d'accompagnement &#224; la vie sociale. Ses missions g&#233;n&#233;rales r&#233;pondent &#224; des besoins qui ne sont pas pris en charge par les institutions traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAVS du foyer &#201;panouir suit actuellement vingt-cinq personnes dans le cadre d'un accompagnement dans les domaines administratif, m&#233;dical, travail de lien avec les organismes sociaux, hospitaliers et juridiques, aides diverses dans l'organisation de la vie quotidienne et des loisirs et animation. Le SAVS ne se donne pas pour mission d'assurer des animations. Il oriente les usagers vers les possibilit&#233;s offertes dans l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;ographiquement, le SAVS est situ&#233; en ville dans des locaux s&#233;par&#233;s du foyer et de ses structures, ce qui est important car les personnes prises en charge ne se reconnaissent pas dans la population d'une institution. C'est d'ailleurs l'une des difficult&#233;s centrales de l'accompagnement car la population, bien que b&#233;n&#233;ficiant de la reconnaissance de personne handicap&#233;e, refuse ce statut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre service ne s'adresse-t-il qu'&#224; des personnes handicap&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAVS s'adresse &#224; une population reconnue par la CDAPH (ex Cotorep). Certains usagers ont des difficult&#233;s relevant de troubles de la personnalit&#233;, d'autres de la d&#233;ficience mentale l&#233;g&#232;re, voire moyenne. Certains ont une longue histoire institutionnelle avec des placements d&#232;s l'enfance, d'autres ont &#233;t&#233; orient&#233;s vers le service &#224; l'&#226;ge adulte apr&#232;s avoir &#233;t&#233; port&#233;s jusque-l&#224; par leur famille. Ils peuvent vivre de fa&#231;on autonome, parfois m&#234;me en couple ou chez leurs parents, les plus &#226;g&#233;s sont parfois en maison de retraite ou en foyer logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les objectifs du SAVS ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAVS vise un accompagnement global destin&#233; &#224; favoriser une d&#233;marche d'autonomie. Une autre sp&#233;cificit&#233; du SAVS est la personnalisation du suivi de chaque individu : celui-ci est d'ailleurs d&#233;fini dans le contrat individuel d'accompagnement que chaque personne signe d&#232;s son entr&#233;e dans le service. La prise en charge se fait &#224; l'initiative de la personne, celle-ci peut &#234;tre orient&#233;e dans le cadre d'un lien institutionnel (foyer &#233;clat&#233;, h&#244;pital psychiatrique, etc.), mais l'accompagnement ne se mettra r&#233;ellement en place qu'&#224; sa demande et &#224; son initiative. Il s'ensuit alors des rencontres avec l'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e au cours desquelles les objectifs et les moyens de l'accompagnement seront d&#233;termin&#233;s et formalis&#233;s sous forme de contrat. &#192; l'issue de chaque ann&#233;e un bilan sera r&#233;alis&#233; et comment&#233; avec la personne accueillie. Ce bilan servira de base &#224; l'&#233;laboration du contrat de l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois en cours d'ann&#233;e des avenants peuvent &#234;tre &#233;tablis en fonction de l'&#233;volution de la situation, des besoins ou des capacit&#233;s av&#233;r&#233;es de la personne. Cette contractualisation est &#224; la base du projet de service, elle est en place depuis sa cr&#233;ation en 1995, bien avant la loi de 2002. Le contrat est le v&#233;ritable fil conducteur de l'accompagnement, il permet de prendre le recul n&#233;cessaire et de retrouver les objectifs prioritaires parfois noy&#233;s dans les difficult&#233;s quotidiennes de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces services semblent parfois per&#231;us ou v&#233;cus comme une forme de contr&#244;le par certains usagers&#8230; Est-ce une r&#233;alit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service n'effectue pas de contr&#244;le mais sert plut&#244;t de relais quand certaines situations sont trop complexes. Par exemple une personne ne paye pas une facture de t&#233;l&#233;phone car elle ne comprend pas qu'une &#233;ch&#233;ance est pos&#233;e, elle n'anticipe pas que le t&#233;l&#233;phone sera coup&#233;, qu'elle devra faire r&#233;tablir la ligne etc. Le service essayera alors de rattraper la situation, contactera France T&#233;l&#233;coms, expliquera la situation, demandera l'annulation des p&#233;nalit&#233;s, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi un SAVS peut-il favoriser l'autonomie d'une personne et une r&#233;insertion sociale voire professionnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience montre aussi qu'il y a des cycles, que des personnes ayant des aptitudes ou tout au moins un certain niveau d'autonomie, risquent d'&#234;tre perturb&#233;es lorsque la r&#233;alit&#233; fait un accroc dans leur quotidien. Le SAVS renforce alors son accompagnement qui ressemblera temporairement davantage &#224; une prise en charge &#233;ducative. C'est en ce sens que le SAVS permet une autonomie relative, car la prise en charge est non seulement personnalis&#233;e mais aussi &#233;volutive dans le temps selon les besoins. Le leurre serait d'imaginer que gr&#226;ce au SAVS les personnes peuvent se (r&#233;) ins&#233;rer dans la soci&#233;t&#233;. Le service ne fait que mettre en place un &#233;tayage pour &#233;viter que la fragilit&#233; de ces personnes ne ressurgisse &#224; la moindre difficult&#233; : le probl&#232;me majeur &#233;tant leur adaptation aux changements du quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me dans le domaine professionnel, les personnes handicap&#233;es mentales travaillant individuellement dans le milieu ordinaire restent souvent stigmatis&#233;es dans leur handicap : l&#224; aussi, le SAVS servira de relais et temporisera les difficult&#233;s relationnelles ou professionnelles qui jalonnent les parcours. Le service a aussi et enfin pour objet de r&#233;pondre &#224; une des difficult&#233;s r&#233;currentes que l'on retrouve chez les personnes handicap&#233;es, qui est la solitude et le manque de lien social : les gens s'y retrouvent, apprennent &#224; se conna&#238;tre mais, sans stimulation constante, ne peuvent maintenir et d&#233;velopper de relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les moyens qui vous sont allou&#233;s sont-il aujourd'hui &#224; la hauteur des besoins r&#233;els des usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les perspectives, les moyens humains mis en &#339;uvre aujourd'hui sur le service restent encore insuffisants : la demande d'intervention est grande et l'&#233;ducatrice doit faire face &#224; des difficult&#233;s multiples et simultan&#233;es de la part des vingt-cinq personnes accompagn&#233;es. Contrairement &#224; un accompagnement classique planifiable tel qu'il peut exister en institution, le flux de demandes n'est pas r&#233;gulier, et la demande d'intervention peut exploser. Une des difficult&#233;s pour l'intervenant est de s'adapter aux situations vari&#233;es tout en pouvant se rendre disponible pour faire face &#224; la v&#233;ritable urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAVS intervient en compl&#233;ment d'autres services ou institutions et doit s'appuyer sur eux pour que l'&#233;quilibre fragile de la personne accompagn&#233;e puisse &#234;tre maintenu. Une personne ne peut vivre de fa&#231;on autonome que gr&#226;ce aux divers relais que le SAVS mobilise r&#233;guli&#232;rement. Le SAVS intervient dans une logique de r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, on observe qu'un service d'accompagnement &#224; la vie sociale r&#233;pond &#224; de nombreux besoins r&#233;els non pris en compte par les institutions classiques. Le profil des personnes prises en charge par ce service est en marge de ces institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de service est &#224; la charni&#232;re des services sociaux, hospitaliers ou m&#233;dico-sociaux. Il est une b&#233;quille qui soutient les personnes dans les moments difficiles et leur permet ainsi de pr&#233;server au mieux leur autonomie relative. L'id&#233;al serait de disposer de moyens humains suffisants pour intervenir d&#232;s le d&#233;but des difficult&#233;s afin d'&#233;viter les situations trop complexes et perturbantes pour les personnes suivies. Le ma&#238;tre mot serait la disponibilit&#233;. Certes le co&#251;t du suivi des personnes est inf&#233;rieur &#224; celui d'un internat mais les niveaux d'autonomie requis ne sont pas les m&#234;mes. Enfin, le faible turnover ne permet pas de r&#233;pondre &#224; toutes les demandes d'autant que l'accompagnement s'inscrit dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Foyer &#201;panouir/CAT Philippe B&#232;gue - 44 Avenue - 06400 Cannes. Tel 04 92 99 55 99&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Services d'accompagnement &#224; la vie sociale</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 70, les services d'accompagnement &#224; la vie sociale permettent &#224; des adultes handicap&#233;s de vivre en milieu ordinaire. Ces services leur proposent une aide pour les t&#226;ches quotidiennes et des activit&#233;s diverses pour sortir de leur isolement. Une bonne r&#233;ponse pour les personnes souffrant de troubles psychiques qui souhaiteraient voir ce dispositif &#233;tendu &lt;br class='autobr' /&gt;
Contribuer &#224; la r&#233;alisation du projet de vie de personnes handicap&#233;es par un accompagnement adapt&#233; favorisant le maintien ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 70, les services d'accompagnement &#224; la vie sociale permettent &#224; des adultes handicap&#233;s de vivre en milieu ordinaire. Ces services leur proposent une aide pour les t&#226;ches quotidiennes et des activit&#233;s diverses pour sortir de leur isolement. Une bonne r&#233;ponse pour les personnes souffrant de troubles psychiques qui souhaiteraient voir ce dispositif &#233;tendu&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contribuer &#224; la r&#233;alisation du projet de vie de personnes handicap&#233;es par un accompagnement adapt&#233; favorisant le maintien ou la restauration de leurs liens familiaux, sociaux, universitaires ou professionnels et facilitant leur acc&#232;s &#224; l'ensemble des services offerts par la collectivit&#233;&#8230; telle est la vocation des services d'accompagnement &#224; la vie sociale (SAVS). Ces structures m&#233;dico-sociales, constitu&#233;es d'&#233;quipes pluridisciplinaires, prennent en charge des personnes adultes, y compris des travailleurs handicap&#233;s, qui ont &#8211; &#224; un moment de leur vie &#8211; besoin d'un accompagnement dans la vie quotidienne. Des visites &#224; domicile leur permettent d'&#234;tre stimul&#233;es et aid&#233;es dans la confection des repas, l'entretien du linge, les courses, la gestion du budget&#8230; Le SAVS peut aussi organiser des activit&#233;s et actions collectives pour le d&#233;veloppement personnel et la resocialisation, des sorties, des repas&#8230; favorisant la dynamique de groupe et la rencontre avec d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les SAVS sont n&#233;s &#224; la fin des ann&#233;es 70. Prolongement des services de suite des centres d'aide par le travail (ex- CAT devenus ESAT) et des instituts m&#233;dico-professionnels (IMPRO), ils ont &#233;t&#233; mis en place par des professionnels d&#233;sirant penser autrement l'accompagnement des personnes handicap&#233;es dans la vie ordinaire. Le d&#233;cret du 11 mars 2005 leur donne un cadre l&#233;gislatif. Il pr&#233;voit qu'un SAVS puisse accompagner une cinquantaine de personnes avec un financement assur&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral. La personne handicap&#233;e est orient&#233;e vers le SAVS par le secteur sanitaire, la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicap&#233;es (CDAPH), les organismes de logement, les ESAT, les associations, la famille, les amis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Les Amis de l'Atelier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les amis de l'atelier - 43/45, rue Joseph Lahuec 92290 Chatenay-Malabry. (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; g&#232;re cinq SAVS en direction de personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle ou un handicap psychique, dont celui de Ch&#226;tenay-Malabry (92), cr&#233;&#233; en 1990 &#224; la demande de personnes handicap&#233;es d&#233;sireuses de vivre dans un logement autonome mais ayant besoin d'un coup de pouce dans la vie quotidienne.&lt;i&gt; &#171; La plupart de nos adh&#233;rents ont une activit&#233; professionnelle en &#233;tablissement d'aide par le travail (ESAT),&lt;/i&gt; explique Catherine J&#233;gu, l'assistante du service. &lt;i&gt;Ils vivent dans des appartements collectifs de deux &#224; trois personnes, des studios ind&#233;pendants regroup&#233;s dans un m&#234;me immeuble ou int&#233;gr&#233;s &#224; une maison relais et en logement autonome. Tous sont locataires de leur logement et signataires de leur bail. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe &#233;toff&#233;e (compos&#233;e notamment d'une directrice, d'un chef de service, d'une assistante et de dix &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s) en lien avec tout un r&#233;seau de partenaires (aides m&#233;nag&#232;res, auxiliaires de vie&#8230;) assure des visites &#224; domicile &#224; une fr&#233;quence fix&#233;e par un projet d'accompagnement, selon les besoins et le degr&#233; d'autonomie de chacun. Elle assure une visite quotidienne aux r&#233;sidents du foyer int&#233;gr&#233;, une visite hebdomadaire ou bi-mensuelle aux autres. Quelques soirs par semaine, elle ouvre ses locaux et propose des activit&#233;s de loisirs. Chaque week-end des sorties ou des petits voyages permettent aux adh&#233;rents de rompre la solitude et l'isolement. Le service est ouvert 365 jours par an et une permanence t&#233;l&#233;phonique est assur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chaque SAVS est diff&#233;rent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe autant de SAVS que de projets d'&#233;tablissements. Si tous proposent un accompagnement &#224; domicile pour les t&#226;ches de la vie quotidienne, ils ne disposent pas toujours d'un local pour l'organisation d'activit&#233;s collectives, souvent pour des raisons budg&#233;taires. Ils orientent alors les usagers vers les structures de loisirs existantes. Le SAVS constitue une bonne r&#233;ponse aux difficult&#233;s des personnes souffrant de troubles psychiques qui, suite &#224; la fermeture des lits dans le secteur psychiatrique, se sont retrouv&#233;es isol&#233;es en ville. La maladie fatigue, demande des efforts continus pour s'adapter &#224; l'environnement et rend la vie quotidienne difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, selon l'Union nationale des amis et familles de malades psychiques (Unafam), le nombre de SAVS en direction de ces personnes reste insuffisant. &#171; Les choses sont complexes car la mise en place d'un SAVS est financi&#232;rement lourde (location de locaux, embauche d'un directeur, d'une &#233;quipe &#233;ducative&#8230;) tout comme la recherche de financements parfois assur&#233;s par le conseil g&#233;n&#233;ral, parfois par de savants bricolages &#187;, estime Bertrand Escaig, vice-pr&#233;sident de l'Unafam et pr&#233;sident d&#233;l&#233;gu&#233; de la section Nord&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Unafam-Nord - BP 32 - 59350 Mons-en-Bar&#339;ul. T&#233;l. 03 20 56 70 70' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les personnes atteintes de troubles psychiques se comptant par milliers, les SAVS de 50 personnes ne peuvent pas toutes les accueillir. Aussi, l'Unafam est-elle favorable &#224; la cr&#233;ation de formules plus souples, moins on&#233;reuses permettant de toucher le plus de personnes possible quitte &#224; ne pas prendre en charge la partie &#171; &#233;laboration d'un projet de vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans le Nord, par pragmatisme et pour accueillir le plus grand nombre de malades possible, l'association a t-elle d&#233;velopp&#233; un SAVS simplifi&#233; &#224; titre exp&#233;rimental. Il propose une aide au quotidien &#224; vingt-cinq patients pour un co&#251;t d'environ 3500 &#8364; par an et par personne. Une auxiliaire de vie se d&#233;place &#224; domicile pour stimuler la personne malade dans les t&#226;ches de la vie quotidienne : courses, repas, m&#233;nage&#8230; et passe du temps avec elle pour disputer une partie de scrabble, discuter, bref rompre son isolement. Des conventions sont pass&#233;es entre l'association de visiteurs &#224; domicile qui g&#232;re ces auxiliaires de vie, l'h&#244;pital - qui les forme et assure la comptabilit&#233; - et l'Unafam. Une fois par mois tous les acteurs (auxiliaires de vie, tuteurs, infirmiers,&#8230;) se r&#233;unissent pour moduler le nombre d'heures de visite selon l'&#233;tat psychique des personnes. Le b&#233;n&#233;fice obtenu est consid&#233;rable : le nombre de jours d'hospitalisation par an et par personne a consid&#233;rablement chut&#233;, passant de cinquante-cinq jours en moyenne &#224; dix-neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Espoir 54&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Espoir 54 - 6, rue du G&#233;n&#233;ral Chevert - 54000 Nancy. T&#233;l. 03 83 (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, affili&#233;e &#224; l'Unafam, s'adresse aussi &#224; des adultes souffrant de troubles psychiques mais fonctionne diff&#233;remment. Cr&#233;&#233;e en 2001, elle a ax&#233; son projet sur la r&#233;habilitation psychosociale et l'&#233;quipe est majoritairement constitu&#233;e de psychologues. Parall&#232;lement &#224; un accompagnement dans les t&#226;ches de la vie quotidienne et &#224; des entretiens individuels, elle propose aux adh&#233;rents huit modules d'apprentissages collectifs : alimentation, communication, estime de soi, logement, aide dans les d&#233;marches administratives, orientation spatio-temporelle, sant&#233; et pr&#233;paration &#224; la r&#233;insertion professionnelle. &lt;i&gt;&#171; Nous accueillons 250 personnes par an r&#233;parties sur deux sites &#224; Nancy&lt;/i&gt;, explique Brigitte Forestier, responsable de l'un d'eux.&lt;i&gt; Par contrat, nous leur proposons un suivi de onze mois en moyenne, avec un objectif : l'acquisition d'une plus grande autonomie pour rejoindre notre groupe d'entraide mutuelle ou notre dispositif d'insertion en milieu ordinaire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre &#233;quipe, autre projet. Le service d'accompagnement &#224; la vie sociale g&#233;r&#233; par l'association Vivre parmi les autres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Vivre parmi les autres - 31, avenue Lucien Ren&#233; Duchesne - 78170 (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; accueille sur deux sites des Yvelines des personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle ou psychique l&#233;g&#232;re, stabilis&#233;es qui vivent ou travaillent en milieu ordinaire et ont un potentiel d'autonomie minimal. Leur admission se fait apr&#232;s une s&#233;rie d'entretiens avec l'&#233;quipe &#233;ducative durant lesquels elles r&#233;fl&#233;chissent &#224; leur projet personnel et &#224; leurs besoins en mati&#232;re d'accompagnement. Outre les visites &#224; domicile, elles b&#233;n&#233;ficient d'un entretien r&#233;gulier avec leur r&#233;f&#233;rent pour travailler sur leur projet : recherche de logement, d'emploi&#8230; et organisent, avec le soutien de l'&#233;quipe, des sorties ludiques. L'objectif &#233;tant que chacune gagne en autonomie. Le service les suit le temps n&#233;cessaire &#224; leur cheminement vers l'autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la loi de 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale, les services sociaux g&#233;r&#233;s par l'Association des paralys&#233;s de France (APF) vont aussi &#234;tre transform&#233;s en SAVS ou en service d'accompagnement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s (SAMSAH). En janvier 2007, la d&#233;l&#233;gation du Val d'Oise&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;l&#233;gation APF du Val d'Oise - 4, rue Georges V - BP 278 95603 Eaubonne cedex. (...)' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ouvrira par exemple un SAMSAH int&#233;grant un service d'accompagnement &#224; la vie sociale. &lt;i&gt;&#171; Nous continuerons le m&#234;me travail : assurer en &#233;quipe pluridisciplinaire l'accompagnement social individuel des personnes handicap&#233;es motrices (am&#233;nagement du domicile, des v&#233;hicules, aides techniques, humaines, financi&#232;res, maintien des droits, recherche d'emploi&#8230;) &#224; domicile ou dans nos locaux &#187;&lt;/i&gt;, explique Mireille Lorguilloux, coordinatrice de l'&#233;quipe sp&#233;cialis&#233;e pour la vie autonomie &#224; domicile de cette d&#233;l&#233;gation &lt;i&gt;&#171; Un service d'auxiliaires de vie int&#233;gr&#233; au SAVS assurera l'aide aux t&#226;ches de la vie quotidienne. Un volet m&#233;dical- avec r&#233;&#233;ducateurs et aides-soignants - permettra une prise en charge globale. En revanche, les actions collectives et de loisirs resteront organis&#233;es par la d&#233;l&#233;gation. &#187;&lt;/i&gt; Bien que diff&#233;rents, les SAVS ont un objectif commun : entourer les personnes et les accompagner vers plus d'autonomie (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-patients-retrouvent-leur-elan' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les amis de l'atelier - 43/45, rue Joseph Lahuec 92290 Chatenay-Malabry. T&#233;l. 01 40 91 96 59&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Unafam-Nord - BP 32 - 59350 Mons-en-Bar&#339;ul. T&#233;l. 03 20 56 70 70&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Espoir 54 - 6, rue du G&#233;n&#233;ral Chevert - 54000 Nancy. T&#233;l. 03 83 55 00 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.vpla-78.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Association Vivre parmi les autres&lt;/a&gt; - 31, avenue Lucien Ren&#233; Duchesne - 78170 la Celle- Saint-Cloud. T&#233;l. 01 39 69 21 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;l&#233;gation APF du Val d'Oise - 4, rue Georges V - BP 278 95603 Eaubonne cedex. T&#233;l. 01 30 10 60 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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