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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Madeleine Delbr&#234;l, pionni&#232;re en coordination du travail social</title>
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&lt;p&gt;La coordination des services sociaux existe depuis belle lurette. Pourtant, d&#233;centralisation oblige, les comit&#233;s de liaison et de coordination des services sociaux (Clicoss) viennent d'&#234;tre abrog&#233;s par d&#233;cret. Bien en amont &#8212; avant et pendant la Seconde Guerre mondiale &#8212; une pionni&#232;re du travail social avait &#339;uvr&#233; pour ce principe de coordination : un colloque a rappel&#233; r&#233;cemment l'&#233;difiant parcours de Madeleine Delbr&#234;l &lt;br class='autobr' /&gt;
En septembre, les &#233;ditions Nouvelle cit&#233; publiaient le deuxi&#232;me volume des &#233;crits (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-857-" rel="tag"&gt;857&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La coordination des services sociaux existe depuis belle lurette. Pourtant, d&#233;centralisation oblige, les comit&#233;s de liaison et de coordination des services sociaux (Clicoss) viennent d'&#234;tre abrog&#233;s par d&#233;cret. Bien en amont &#8212; avant et pendant la Seconde Guerre mondiale &#8212; une pionni&#232;re du travail social avait &#339;uvr&#233; pour ce principe de coordination : un colloque a rappel&#233; r&#233;cemment l'&#233;difiant parcours de Madeleine Delbr&#234;l&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En septembre, les &#233;ditions Nouvelle cit&#233; publiaient le deuxi&#232;me volume des &#233;crits professionnels de Madeleine Delbr&#234;l. Intitul&#233; Le service social : entre personne et soci&#233;t&#233;, l'ouvrage fait suite, &#224; six mois d'intervalle, &#224; un premier tome, Profession assistante sociale. Un colloque international a c&#233;l&#233;br&#233; l'auteure les 28 et 29 septembre en mairie d'Ivry, ville dont elle a eu la responsabilit&#233; du secteur social. Mais qui donc est cette Madeleine Delbr&#234;l, &#171; assistante sociale entre 1931 et 1945 &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle eut un parcours bref et lumineux. Entre politique et compassionnel, cette ardente catholique va travailler quinze ans en terrain communiste. N&#233;e en 1904, convertie &#224; la foi chr&#233;tienne &#224; vingt ans, elle s'engage en 1931 dans une formation d'infirmi&#232;re, entre &#224; l'&#201;cole pratique du service social l'ann&#233;e suivante, s'installe au centre social paroissial d'Ivry en 1933. Trois ans plus tard, elle soutiendra son m&#233;moire, Ampleur et d&#233;pendance du service social. C'est le Front populaire. Puis, au d&#233;but de la guerre, elle sera mobilis&#233;e pour les &#233;vacuations dans les gares parisiennes, avant d'&#234;tre nomm&#233;e en mairie d'Ivry, elle travaille &#224; l'Office de protection de la maternit&#233; et de l'enfance de la Seine (OPMES) et au Groupement d'action des services sociaux de la Seine (GASS). Elle cessera toute activit&#233; professionnelle en 1946, et s'&#233;teindra &#224; l'&#226;ge de soixante ans &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les amis de Madeleine Delbr&#234;l - 11 rue Raspail - 94200 Ivry-sur-Seine. T&#233;l. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la r&#233;int&#233;gration de l'homme dans sa communaut&#233; sociale que poursuit le service social &#187;, &#233;crivait Delbr&#234;l, d&#233;fendant la professionnalisation en posant comme principe l'importance de la formation pour tout intervenant. Elle &lt;strong&gt;estimait dans le m&#234;me&lt;/strong&gt; temps (paradoxalement ?) que &#171; le service social est la robe neuve de la charit&#233; &#187; (in La Revue des jeunes, septembre 1934). &#192; une &#233;poque o&#249; l'on qualifiait sans &#233;tat d'&#226;me les b&#233;n&#233;ficiaires de l'action sociale de &#171; retard&#233;s &#187;, de &#171; familles pratiquement incurables &#187; ou d'&#171; anormaux &#187;, &#224; l'&#233;poque o&#249; le r&#233;gime de Vichy imposait le mod&#232;le &#171; Travail, famille, patrie &#187;, &#224; quoi pouvait donc ressembler le travail social ? L'&#233;vidence de l'urgence sociale de ces ann&#233;es noires (d&#233;b&#226;cle de 1940, exode, &lt;strong&gt; &lt;i&gt;bombardements&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, effondrement des infrastructures) sert de r&#233;ponse. Mais pour avoir travaill&#233; avec le Secours national vichyste, la profession aura &#224; encaisser un certain opprobre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Clicoss ont accompagn&#233; les professionnels dans les &#233;volutions de leurs pratiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis une loi de 1916 instituant les dispensaires d'hygi&#232;ne sociale, la coordination en travail social symbolise le passage de l'action charitable &#224; l'action sociale. En 1923, des comit&#233;s d&#233;partementaux de coordination sont &#233;voqu&#233;s, avant d'&#234;tre officialis&#233;s par le gouvernement Blum en 1936. Il a &#233;t&#233; rappel&#233; au colloque d'Ivry &#224; quel point les principes li&#233;s &#224; la coordination auxquels se r&#233;f&#233;rait Madeleine Delbr&#234;l &#8212; importance de la notion de territoire, articulation entre le champ sanitaire et le champ social, concertation entre services publics et priv&#233;s &#8212; restent actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois quarts de si&#232;cle apr&#232;s, Christine Garcette, animatrice du r&#233;seau Histoire du travail social (RHTS), a dress&#233; un historique de l'officialisation de la coordination : la loi du 8 avril 1950 pr&#233;conise la cr&#233;ation d'un comit&#233; de liaison et de coordination des services sociaux publics et priv&#233;s (Clicoss) dans chaque d&#233;partement. Un d&#233;cret de 1969 insiste sur la n&#233;cessit&#233; de coordonner les pratiques des services sociaux polyvalents et sp&#233;cialis&#233;s, tout en d&#233;finissant le service social. Mais seuls quarante Clicoss verront le jour, dont huit subsistaient encore cette ann&#233;e, regroup&#233;s depuis 1984 au sein d'un Mouvement national pour la promotion de la coordination en travail social (Mnpcts). Longtemps d&#233;di&#233;s aux seuls AS, ils s'ouvriront peu &#224; peu &#224; l'ensemble des travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une cinquantaine d'ann&#233;es, les Clicoss &#8212; dont certains ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement dynamiques et vivants, tel celui de Seine-Saint-Denis, cr&#233;&#233; en 1968 &#8212; ont ainsi facilit&#233; les partenariats, mutualis&#233; les connaissances, accompagn&#233; les professionnels dans les &#233;volutions de leurs pratiques. Las, en 2004, la loi sur la d&#233;centralisation transf&#232;re la coordination de l'action sociale aux conseils g&#233;n&#233;raux : le 6 octobre dernier, le journal officiel publiait le d&#233;cret n&#176; 2007-1436 supprimant les comit&#233;s, qui doivent &#234;tre &#171; dissous au plus tard le 1er juillet 2008 &#187;. De fait, Mncpts et comit&#233;s auront disparu avant la fin de l'ann&#233;e civile, except&#233;s trois Clicoss repris par leur conseil g&#233;n&#233;ral respectif. Celui du 93, par exemple, se m&#233;tamorphose en un service de la direction de la pr&#233;vention et de l'action sociale du d&#233;partement, avec maintien de ses activit&#233;s. Bonne nouvelle. Cela dit, la question de la coordination des services reste &#224; l'ordre du jour, d'autant plus que la suppression des Clicoss entra&#238;ne en l'occurrence, de fait, celle d'une d&#233;finition historique du service social&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.madeleine-delbrel.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les amis de Madeleine Delbr&#234;l&lt;/a&gt; - 11 rue Raspail - 94200 Ivry-sur-Seine. T&#233;l. 01 49 60 14 48&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les enjeux du m&#233;tier d'&#233;ducateur de jeunes enfants</title>
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&lt;p&gt;Enfin un ouvrage sur le m&#233;tier d'EJE. M&#233;tier peu connu parmi les professions sociales, les &#233;ducateurs de jeunes enfants souffrent d'une certaine m&#233;connaissance, tant du public en g&#233;n&#233;ral que de bon nombre de professionnels du secteur social. Les &#233;ducateurs de jeunes enfants sont des travailleurs sociaux sp&#233;cialistes de la petite enfance, de z&#233;ro &#224; six ans. Cette profession succ&#232;de aux &#171; jardini&#232;res d'enfants &#187; du d&#233;but du XXe si&#232;cle. Ce document, &#233;crit par deux EJE, comble de mani&#232;re tr&#232;s int&#233;ressante ce (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-857-" rel="tag"&gt;857&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton2049-ef120.jpg?1694619705' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Enfin un ouvrage sur le m&#233;tier d'EJE. M&#233;tier peu connu parmi les professions sociales, les &#233;ducateurs de jeunes enfants souffrent d'une certaine m&#233;connaissance, tant du public en g&#233;n&#233;ral que de bon nombre de professionnels du secteur social. Les &#233;ducateurs de jeunes enfants sont des travailleurs sociaux sp&#233;cialistes de la petite enfance, de z&#233;ro &#224; six ans. Cette profession succ&#232;de aux &#171; jardini&#232;res d'enfants &#187; du d&#233;but du XXe si&#232;cle. Ce document, &#233;crit par deux EJE, comble de mani&#232;re tr&#232;s int&#233;ressante ce vide. Historique de la profession, &#233;volution des pratiques, modification de la l&#233;gislation, place de l'enfant, cr&#233;ation du dipl&#244;me, et bien d'autres chapitres encore pour faire le tour d'un m&#233;tier qui commence &#224; attirer de plus en plus d'&#233;tudiants. &#171; Le jeune enfant et son &#233;ducation sont constants, comme une tonalit&#233; permanente, une r&#233;f&#233;rence de base, et leur contexte est vari&#233;, continuellement en &#233;volution, parfois m&#234;me en mutation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de base de la profession et de l'intervention reste l'int&#233;r&#234;t profond pour le petit enfant. La protection, l'&#233;ducation, le travail avec les familles, les &#233;quipes pluridisciplinaires sont parties prenantes d'un &#233;tat d'esprit qui privil&#233;gie le confort et les besoins de l'enfant &#224; ceux de l'adulte. La protection de l'enfance &#233;volue, le statut de l'EJE se pr&#233;cise, les pouvoirs publics, collectivit&#233;s locales en t&#234;te, sont &#224; m&#234;me de prendre les mesures face &#224; la prise en charge du jeune enfant. L'int&#233;r&#234;t majeur de ce livre r&#233;side dans la quasi exhaustivit&#233; des descriptions et analyses de l'intervention de l'EJE. Le choix de l'&#233;criture simple et accessible donne &#224; cet ouvrage une tonalit&#233; d'un grand respect des situations, des publics et d'une grande richesse de l'observation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2007 (160 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Femmes SDF &#224; Grenoble : un autre regard</title>
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&lt;p&gt;&#192; Grenoble, une sociologue a cr&#233;&#233; une association apr&#232;s avoir, pendant deux ans, observ&#233; et nou&#233; des liens avec des femmes en errance. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Lorsque les femmes arrivent au local, nous ne leur demandons ni leur nom, ni pourquoi et par qui elles ont &#233;t&#233; envoy&#233;es et si elles commencent &#224; nous le dire, nous leur expliquons que cela ne nous int&#233;resse pas. Nous les accueillons en tant que femmes. &#187; Alors, seulement, pense Marie-Claire Vaneuville, d&#233;barrass&#233;e des &#233;tiquettes de toxicomane, alcoolique, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-857-" rel="tag"&gt;857&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Grenoble, une sociologue a cr&#233;&#233; une association apr&#232;s avoir, pendant deux ans, observ&#233; et nou&#233; des liens avec des femmes en errance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Lorsque les femmes arrivent au local, nous ne leur demandons ni leur nom, ni pourquoi et par qui elles ont &#233;t&#233; envoy&#233;es et si elles commencent &#224; nous le dire, nous leur expliquons que cela ne nous int&#233;resse pas. Nous les accueillons en tant que femmes. &#187; Alors, seulement, pense Marie-Claire Vaneuville, d&#233;barrass&#233;e des &#233;tiquettes de toxicomane, alcoolique, psychiatrique, la personne retrouve une toute autre libert&#233; face &#224; elle-m&#234;me. Marie-Claire Vaneuville est sociologue. Pendant deux ans, elle a men&#233; &#224; Grenoble une recherche-action aupr&#232;s des femmes en errance. Une recherche qui a abouti &#224; la publication d'un livre mais aussi &#224; la cr&#233;ation d'une association &#171; Femmes SDF &#187; qui tente, &#224; partir des observations faites, une approche diff&#233;rente de celles des associations traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'errance n'est pas synonyme de &#171; passage &#224; la rue &#187;. (&#8230;) L'errance n'est pas le sans-abrisme. (&#8230;) L'errance est profonde, psychologique, li&#233;e &#224; une pr&#233;carit&#233; mat&#233;rielle dans la dur&#233;e. (&#8230;) L'errance est un parcours &#187; (1). La prise de produit est sa cons&#233;quence. Marie-Claire Vaneuville observe que ces femmes mettent travailleurs sociaux des institutions et des associations en difficult&#233;. &#171; De plus en plus de femmes &#171; s'&#233;chappent &#187;. Elles se faufilent, insaisissables. Elles profitent des h&#233;bergements, mais n'y restent pas. Elles peuvent consommer des services en pointill&#233; pendant des d&#233;cennies, mais elles n'arrivent pas &#224; s'adapter. &#187; Est-ce elles ou les institutions qui ne s'adaptent pas ? Un peu des deux pour la sociologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e en h&#233;bergement d'une personne dans l'errance peut &#234;tre tr&#232;s angoissante. &#171; Elles sont alors dans un lieu contenant, tandis que dans la rue, il n'y a plus de limite &#187;. Et puis cet &#233;l&#233;ment de la survie dans la rue - la qu&#234;te de l'h&#233;bergement - trouve l&#224; sa r&#233;ponse qui laisse alors place &#224; la remont&#233;e de toutes les angoisses. &#171; Elles viennent nous le dire parce qu'elles n'osent pas l'avouer &#224; l'assistante sociale qui s'est tellement d&#233;battue pour obtenir ce logement ou cet h&#233;bergement ; certaines m&#234;me arrivent &#224; se faire expulser. &#187; Le passage de la rue &#224; l'h&#233;bergement doit &#234;tre accompagn&#233;, soutenu. C'est la volont&#233; du local de Femmes SDF&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Local Femmes SDF - 1 rue Aim&#233;-Berey - 38000 Grenoble. T&#233;l : 04 76 70 35 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cocon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce local ne ressemble &#224; rien qui pourrait &#233;voquer de mauvais souvenirs comme l'h&#244;pital et les lieux d'accueil du social, d&#233;crit Marie-Claire Vaneuville. Ici, il fait chaud, c'est chaleureux, les fauteuils sont moelleux, il y a une baignoire, nous avons investi dans deux bons matelas et sommiers pour que les femmes retrouvent le plaisir d'un bon lit lorsqu'elles veulent dormir en journ&#233;e. &#187; Les locaux ont &#233;t&#233; choisis, d&#233;cor&#233;s par le groupe de femmes rencontr&#233;es lors de la recherche-action. Elles disent maintenant que c'est un cocon. Le but est qu'elles se l'approprient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi les murs sont nus. Les femmes sont invit&#233;es &#224; y laisser leur trace. &#171; Mais ce n'est toujours pas gagn&#233;, note Marie-Claire Vaneuville. Elles veulent passer inaper&#231;ues, invisibles, pour elles, laisser une marque sur un mur est un risque. &#187; L'invisibilit&#233; est une strat&#233;gie de survie &#224; la rue, &#171; c'est une question de vie ou de mort face &#224; la violence inimaginable qu'elles subissent &#187;, juge Marie-Claire Vaneuville donc pour ne pas mourir, elles &#233;vitent de se faire rep&#233;rer, apparaissent, disparaissent, se faufilent. &#171; C'est une attitude de d&#233;fense mais aussi de culpabilit&#233; et de honte &#187;, analyse Marie-Claire. Une honte bien plus profonde que celle que peuvent &#233;prouver les hommes dans la m&#234;me situation. &#171; Un d&#233;samour de soi tel qu'il provoque parfois des cassures tr&#232;s graves &#187;, remarque Marie-Claire qui observe que de nombreuses femmes n'ont aucun d&#233;sir de soins alors qu'elles ont parfois des blessures importantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Retrouver le d&#233;sir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle se souvient de cette femme qui refusait de faire soigner sa main cass&#233;e. Elle expliquait qu'ainsi elle pouvait &#171; encore sentir quelque chose &#187;. Leur offrir un espace confortable pour qu'elles retrouvent le d&#233;sir de quelque chose est la volont&#233; de l'association. Parce que &#171; leur probl&#232;me n'est pas une question d'insertion, mais d'existence &#187;, &#233;crit Marie-Claire Vaneuville. C'est pourquoi il est, pour elle, absolument n&#233;cessaire de trouver d'autres lieux d'accueil, des lieux &#224; bas seuil de contraintes, s&#233;curis&#233;s et s&#233;curisants, des lieux d'ancrage qui permettent aux personnes de retrouver leur identit&#233;, de renouer avec leur f&#233;minit&#233;, de se r&#233;approprier des rituels, des lieux enfin o&#249; aucun projet n'est construit pour elles. &#171; C'est la personne accompagn&#233;e qui choisit le chemin. La personne qui accompagne ne choisit pas, elle suit la direction donn&#233;e. Si le chemin change, l'accompagnant ne donne pas d'avis, il s'adapte, car il n'a aucun &#171; projet &#187; pour la personne accompagn&#233;e, pas de &#171; normes &#187; &#224; faire accepter &#187;, explique Marie-Claire Vaneuville. &#192; elles de s'inventer le lieu, de le vivre, d'y retrouver les gestes du quotidien, &#224; leur rythme et en tenant compte des autres, ainsi peut-&#234;tre pourront-elles, un jour, se r&#233;approprier leur propre vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Local Femmes SDF - 1 rue Aim&#233;-Berey - 38000 Grenoble. T&#233;l : 04 76 70 35 29&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un projet humaniste pour aider les femmes toxicomanes</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Anne-Lise Deh&#233;e a &#233;t&#233; coordinatrice d'un groupe d'auto-support de consommatrices de drogue vivant dans les squats. Pr&#233;sid&#233;e par Anne Coppel et soutenue par la mission squat de M&#233;decins du Monde, cette tentative montre l'int&#233;r&#234;t d'une telle approche mais &#233;galement les obstacles qu'elle rencontre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Lorsqu'on m'a annonc&#233; que j'&#233;tais s&#233;ropositive en 1988, on me donnait trois ann&#233;es &#224; vivre. Je me suis dit : cela ne va pas le faire, ma formation aux Beaux-Arts de Paris, c'est cinq ans ! &#187;. Anne-Lise Deh&#233;e s'est (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne-Lise Deh&#233;e a &#233;t&#233; coordinatrice d'un groupe d'auto-support de consommatrices de drogue vivant dans les squats. Pr&#233;sid&#233;e par Anne Coppel et soutenue par la mission squat de M&#233;decins du Monde, cette tentative montre l'int&#233;r&#234;t d'une telle approche mais &#233;galement les obstacles qu'elle rencontre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Lorsqu'on m'a annonc&#233; que j'&#233;tais s&#233;ropositive en 1988, on me donnait trois ann&#233;es &#224; vivre. Je me suis dit : cela ne va pas le faire, ma formation aux Beaux-Arts de Paris, c'est cinq ans ! &#187;&lt;/i&gt;. Anne-Lise Deh&#233;e s'est donc battue, d'abord pour elle-m&#234;me. &lt;i&gt;&#171; En me disant que quand je serais m&#251;re, je renverrai l'ascenseur. &#187;&lt;/i&gt; Lorsque les trith&#233;rapies arrivent enfin en 1996, elle passe de la survie &#224; la vie et part voyager. En Roumanie d'abord, pendant deux ans, puis en Russie. Elle voit la situation des enfants des rues, va dans les h&#244;pitaux, rencontre les premiers acteurs de la r&#233;duction des risques aupr&#232;s des toxicomanes de Saint-P&#233;tersbourg et d&#233;cide, &#224; son retour en France, de s'engager comme b&#233;n&#233;vole &#224; la mission squat de M&#233;decins du Monde.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller vers les femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle se rend compte que les femmes en squat sont minoritaires, souvent tr&#232;s isol&#233;es. Elle r&#233;fl&#233;chit &#224; la mani&#232;re dont elle peut &lt;i&gt;&#171; entrer en dialogue &#187;&lt;/i&gt; avec elles en utilisant sa culture artistique, ses outils de plasticienne, son m&#233;tier. Anne-Lise tente alors une rencontre individuelle, se rend seule dans les squats. Ses &#233;changes avec Sacha, figure de proue de la r&#233;duction des risques en Russie, lui reviennent en m&#233;moire. &lt;i&gt;&#171; Il me disait : si on pouvait offrir le bania (bain de vapeur) &#224; tous les toxicos, cela leur ferait un bien fou ! &#187;&lt;/i&gt;. Aller au hammam, c'est ce qu'elle d&#233;cide de proposer aux femmes qu'elle rencontre. &lt;i&gt;&#171; Une id&#233;e simple : juste de se faire du bien. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'association qu'elle a cr&#233;&#233;e, A longue dur&#233;e (ALD), qui a pour objet de d&#233;velopper de l'artistique avec du lien social et dont la pr&#233;sidente est Anne Coppel, sociologue et pr&#233;sidente d'honneur de l'association fran&#231;aise de r&#233;duction des risques, elle lance un projet sp&#233;cifique d'auto-support des femmes toxicomanes vivant dans les squats. Pendant plus d'un an, d'ao&#251;t 2005 &#224; mars 2007, soutenue par la mission squat de M&#233;decins du Monde, les activit&#233;s se succ&#232;dent plusieurs fois par semaine autour de trois axes : ressources, corps et cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prendre sa vie en main&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier axe vise &#224; &lt;i&gt;&#171; faire &#233;merger un espace de paroles et de r&#233;flexion entre nous, les femmes, o&#249; puissent s'exprimer des probl&#233;matiques sp&#233;cifiques &#224; chacune (&#8230;) en mutualisant les comp&#233;tences, la solidarit&#233; et l'auto-support &#187;&lt;/i&gt;, sp&#233;cifie le rapport d'ALD. Le lien avec des structures relais est ensuite pris en fonction des demandes des femmes. La rencontre avait lieu tous les mardis. &#192; partir des d&#233;sirs exprim&#233;s lors de ces rencontres, des projets de cr&#233;ativit&#233; personnelle ou collective ont pu &#234;tre d&#233;velopp&#233;s comme, par exemple, l'investissement d'une parcelle du jardin partag&#233;, Ecobox, la r&#233;alisation photographique d'un calendrier 2006 d&#233;tournant les instruments de la r&#233;duction des risques ou encore la pr&#233;sentation d'une collection de v&#234;tements cr&#233;&#233;e par l'une des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport au corps a &#233;t&#233; le troisi&#232;me axe transversal du projet, parce que les conduites &#224; risques, la pr&#233;carit&#233; et la vie en squat malm&#232;nent le corps et placent la f&#233;minit&#233; au second plan. Mais surtout, insiste Anne-Lise Deh&#233;e, &#171; &lt;i&gt; la premi&#232;re probl&#233;matique de ces femmes n'est souvent pas la drogue et la rue mais des probl&#232;mes psychologiques lourds qui ne sont pas pris en charge. C'est bien pour cela que la premi&#232;re personne que j'ai fait embaucher, lorsque nous avons obtenu le financement du Fonds social europ&#233;en, a &#233;t&#233; une psychologue. &#187; &lt;/i&gt; Cette derni&#232;re a &#233;t&#233; partie prenante des deux s&#233;jours de rupture qu'a organis&#233; le groupe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vision humaniste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une amie m'a pr&#234;t&#233; sa maison et nous sommes parties &#224; neuf &#224; chaque fois avec quatre accompagnants &#187;&lt;/i&gt;, raconte Anne-Lise. En fonction des produits que les femmes prenaient leur comportement &#233;tait tr&#232;s diff&#233;rent, certaines &#233;taient tr&#232;s actives le matin, d'autres le soir et la nuit. Il a fallu vivre pendant ce s&#233;jour avec toutes ces diff&#233;rences, apprendre &#224; mieux se conna&#238;tre. Et puis, souligne le compte rendu du s&#233;jour, quitter l'autre un instant, si elles sont en couple, partir loin de Paris, c'est &lt;i&gt;&#171; r&#233;-exister en tant que soi &#187;. &#171; Nous avons v&#233;cu des moments d'une grande richesse m&#234;me si l'&#233;nergie pour tout organiser &#233;tait colossale &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Anne-Lise. Il fallait &#233;galement &#234;tre pr&#234;t &#224; faire face aux manques, aux angoisses, aux d&#233;primes. &lt;i&gt;&#171; J'ai pris des risques, mais je pense que si on n'en prend pas, cela ne marche pas. Un vrai risque humain est de dire &#224; l'autre : je t'accueille et je prends un risque en t'accueillant, mais j'ai envie de le prendre parce que tu le m&#233;rites et j'ai envie de partager cela avec toi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un risque qui a port&#233; ses fruits puisque sur les dix-huit femmes qui sont pass&#233;es dans le groupe d'auto-support, sept ont r&#233;ussi &#224; se sortir de leur situation m&#234;me si le recul de l'exp&#233;rience n'est pas suffisant pour juger &#224; plus long terme. Car l'exp&#233;rience ne s'est pas poursuivie. Anne-Lise voulait passer le relais, son investissement personnel dans le projet a &#233;puis&#233; son &#233;nergie. Personne n'a repris le flambeau. Mais surtout, les bailleurs n'ont pas suivi : ils n'ont pas compris l'int&#233;r&#234;t des trois axes d'activit&#233; du projet et proposaient &#224; la coordinatrice de se concentrer sur un seul. &lt;i&gt;&#171; Or, je voulais absolument garder l'ensemble qui pour moi fait justement la richesse de cette initiative. Il ne fallait surtout pas compartimenter car dans cette unit&#233; globale, m&#234;me si elle pouvait para&#238;tre &#233;parpill&#233;e, les femmes trouvaient un endroit o&#249; s'accrocher et se reconstruire. Faire un seul atelier, par exemple sant&#233;, aurait tout de suite enferm&#233; ces femmes &#187;&lt;/i&gt;, explique Anne-Lise Deh&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour elle, il faut avant tout qu'elles prennent le temps de s'occuper d'elles, pour elles-m&#234;mes et par elles-m&#234;mes avant d'imaginer s'inscrire dans un quelconque projet. &lt;i&gt;&#171; Une vision humaniste, aujourd'hui insupportable &#224; beaucoup, mais qui est pour moi la seule &#224; d&#233;fendre &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Toxicomanie : corps malmen&#233;s, images &#233;corn&#233;es</title>
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&lt;p&gt;Les femmes toxicomanes en errance ont, bien souvent, un rapport douloureux &#224; leurs corps, objet de toutes les violences, violence des produits, violence de la rue, violence des hommes. Certaines structures les aident pour qu'elles se r&#233;approprient une autre image d'elle-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Souvent, dans la douche, elles se d&#233;capent, parfois m&#234;me &#224; l'eau de Javel. Elles sortent &#233;carlates. &#187; Sylvie Marini est socio-esth&#233;ticienne. Elle travaille &#224; l'Espace femme de la Boutique Charonne. Comme beaucoup d'intervenants (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les femmes toxicomanes en errance ont, bien souvent, un rapport douloureux &#224; leurs corps, objet de toutes les violences, violence des produits, violence de la rue, violence des hommes. Certaines structures les aident pour qu'elles se r&#233;approprient une autre image d'elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Souvent, dans la douche, elles se d&#233;capent, parfois m&#234;me &#224; l'eau de Javel. Elles sortent &#233;carlates. &#187;&lt;/i&gt; Sylvie Marini est socio-esth&#233;ticienne. Elle travaille &#224; l'Espace femme de la Boutique Charonne. Comme beaucoup d'intervenants aupr&#232;s de ces femmes, elle pense que le rapport au corps est central dans leur probl&#233;matique et doit &#234;tre l'objet d'attention. Ce qu'elle d&#233;cape ainsi, pour Sylvie, c'est un organe vivant : &lt;i&gt;&#171; La peau, c'est le contact avec l'autre mais c'est aussi l'enveloppe qui nous prot&#232;ge. &#187;&lt;/i&gt; Elle tente de discuter avec elles de ces notions : &lt;i&gt;&#171; Mon travail est de l'ordre de la reconstruction de l'estime de soi. &#187;&lt;/i&gt; Un vaste programme alors que beaucoup de ces femmes se cachent. Certaines masquent leurs plaies au visage sous des couches de fond de teint &#8211; le crack donne de terribles d&#233;mangeaisons et parfois l'impression que des b&#234;tes courent sous la peau. Elles dissimulent leurs mains tr&#232;s ab&#238;m&#233;es &#8211; autre effet du crack &#8211; sous de multiples &#233;paisseurs de vernis &#224; ongle. Mais leurs dissimulations font &#233;galement partie de leur strat&#233;gie de survie dans la rue et les squats.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prostitution&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dehors, elles sont la cible de multiples violences. &#171; Elles se font agresser, violer, maltraiter par les hommes. Elles se disent objet &#187;, t&#233;moigne Elodie Lacour. Pour faire face, certaines d&#233;veloppent une agressivit&#233; sup&#233;rieure aux hommes. &lt;i&gt;&#171; Elles compensent leur fragilit&#233; par un exc&#232;s d'agressivit&#233; qui donne parfois l'impression contradictoire que ce sont elles qui maltraitent leur compagnon &#187;&lt;/i&gt;, note Alain G&#233;ant. Si les femmes sont souvent solitaires dans la rue, c'est qu'&#224; la diff&#233;rence des hommes elles n'ont pas de r&#233;seau, presque toutes disent avoir un compagnon, parfois &#224; leur c&#244;t&#233;, quelquefois en prison. Le couple peut reposer &#8211; encore une fois bien plus souvent que chez les hommes &#8211; sur l'usage de drogue, le compagnon est alors le dealer, le partenaire de consommation, parfois aussi le mac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car beaucoup de ces femmes se prostituent pour financer leur consommation. Il arrive m&#234;me que, dans le pire des cas, elles ne sortent plus des squats : elles s'y prostituent, y consomment en &#233;change et y vivent. La grande majorit&#233; est dans le d&#233;ni de la prostitution, elles ne vont pas vers les associations qui y sont d&#233;di&#233;es. Elles sont d'ailleurs violemment rejet&#233;es par les autres personnes prostitu&#233;es pour qui la consommation de drogue, bien qu'existante, est tabou ou cach&#233;e. Les femmes toxicomanes marginalis&#233;es sont &#233;galement exclues sous pr&#233;texte qu'elles ne respecteraient pas les codes et les tarifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Refus des soins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette violence subie est perceptible dans leur corps m&#234;me. Les travailleurs sociaux qui les c&#244;toient l'attestent : elles vieillissent bien plus vite que les hommes, sont extr&#234;mement maigres, perdent leurs dents. Leurs corps sont marqu&#233;s par la consommation bien s&#251;r mais aussi par l'extr&#234;me violence de leur quotidien. Et pourtant, elles utilisent tr&#232;s peu les quelques dispositifs de soin qui leur sont accessibles. Le centre de soins Sleeping teste, depuis quelques ann&#233;es, une consultation gyn&#233;cologique dans ses locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les multiples am&#233;nagements envisag&#233;s - absence des hommes pendant une apr&#232;s-midi par mois, proposition d'un repas, d'un groupe de parole avant la consultation -, rien n'y fait. Elles ne sont, chaque mois, que deux, trois femmes &#224; rencontrer la gyn&#233;cologue. Et celles qui le font sont g&#233;n&#233;ralement dans les pr&#233;mices du soin. Des pr&#233;mices qui surviennent parfois des ann&#233;es apr&#232;s les premiers contacts avec les structures d'accueil. Or, dans ces derni&#232;res, elles peuvent encore une fois se retrouver dans un milieu exclusivement masculin. Si la mixit&#233; est, &#224; juste titre, d&#233;fendue par le dispositif, la parit&#233; n'est pas la r&#233;alit&#233;. Une femme peut se retrouver, par exemple, en postcure entour&#233;e exclusivement d'hommes. Certains observateurs estiment que cela ne leur permet pas les retrouvailles n&#233;cessaires avec leur corps et leur f&#233;minit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Aux yeux de la norme, les femmes toxicomanes enceintes cumulent tous les handicaps &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>857</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Christina Saliba Sfair est assistante sociale au sein du premier centre en France qui travaille sur la notion de soins et de parentalit&#233; avec des couples parents, consommateurs de drogue. Propos recueillis par Marianne Langlet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui accueillez-vous ? Notre travail est reparti en p&#244;les adultes, enfants et h&#233;bergement. Nous avons onze places d'appartements th&#233;rapeutiques et neuf places &#224; l'h&#244;tel. L'&#233;quipe du p&#244;le adulte compte deux m&#233;decins p&#233;dopsychiatres et un psychiatre, un psychoth&#233;rapeute, deux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Christina Saliba Sfair est assistante sociale au sein du premier centre en France qui travaille sur la notion de soins et de parentalit&#233; avec des couples parents, consommateurs de drogue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Marianne Langlet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui accueillez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre travail est reparti en p&#244;les adultes, enfants et h&#233;bergement. Nous avons onze places d'appartements th&#233;rapeutiques et neuf places &#224; l'h&#244;tel. L'&#233;quipe du p&#244;le adulte compte deux m&#233;decins p&#233;dopsychiatres et un psychiatre, un psychoth&#233;rapeute, deux assistantes sociales, trois &#233;ducateurs, deux infirmi&#232;res et une secr&#233;taire d'accueil. Au niveau du p&#244;le enfants, nous avons trois &#233;ducatrices de jeunes enfants et un psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une &#233;quipe de deux psychologues, un travailleur social et des &#233;ducateurs travaille sp&#233;cifiquement sur les appartements et &#224; l'h&#244;tel. Les femmes et les hommes qui arrivent ici sont volontaires pour le soin et parents. Les femmes ne sont donc plus dans l'errance une fois prise en charge ici, m&#234;me si elles ont pu l'&#234;tre avant et si beaucoup font des allers-retours entre le soin et l'errance. Ici, nous signons un contrat d'accompagnement. La dur&#233;e d'h&#233;bergement en appartement th&#233;rapeutique est fix&#233;e jusqu'aux trois ans de l'enfant mais la moyenne est en r&#233;alit&#233; de un an et demi, deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la mise en place des traitements de substitution, nous voyons arriver de plus en plus de couples alors qu'auparavant nous accompagnions essentiellement des femmes seules. De m&#234;me, nous travaillons beaucoup avec les maternit&#233;s pour sortir de l'&#233;quation quasi automatique : femmes enceintes toxicomanes &#233;gale placement &#224; la naissance. M&#234;me si quelques services continuent de refuser les m&#232;res usag&#232;res de drogue, nous arrivons &#224; bien collaborer avec certaines maternit&#233;s comme celle de Port Royal par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel travail sur la parentalit&#233; faites-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la femme, la grossesse et la naissance sont des moments tr&#232;s fertiles de retour sur son histoire, son enfance. Le travail psychologique est alors tr&#232;s riche. Il peut &#234;tre tr&#232;s positif ou, &#224; l'inverse, tr&#232;s d&#233;stabilisant pour certaines femmes qui d&#233;priment compl&#232;tement et ne sont pas capables de se confronter &#224; leur maternit&#233;. Nous essayons d'impliquer le parent &#224; 100 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, il s'agit de l'investir pleinement dans tout le travail de soin de l'enfant. Sauf si vraiment ce dernier n'attend pas &#8211; la prise en compte du temps de l'enfant est toute la difficult&#233; dans notre travail &#8211; et que le parent ne coop&#232;re pas, nous tentons d'&#233;viter au maximum le placement. Quand parfois il est n&#233;cessaire pour la protection de l'enfant, nous le travaillons avec les parents. Mais, en g&#233;n&#233;ral, nous arrivons bien &#224; avancer ensemble. L'essentiel est que nous proposions aux personnes une reconnaissance de leur r&#244;le de parent. Nous voyons en eux d'abord des parents avant de voir des toxicomanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel regard porte la soci&#233;t&#233; sur cette parentalit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le produit, la drogue, est per&#231;u comme morbide et il fait peur, beaucoup plus que l'alcool qui pourtant fait des ravages bien plus consid&#233;rables. Mais ce ne sont pas les m&#234;mes registres de transgression par rapport &#224; la norme et, de ce fait, ce ne sont pas les m&#234;mes cons&#233;quences sociales et psychosociales. Les femmes toxicomanes enceintes cumulent tous les handicaps du monde aux yeux de la norme. L'imaginaire social pense que la femme qui consomme est st&#233;rile et ne doit pas avoir d'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non ! C'est une femme comme tout le monde. Le d&#233;sir d'enfant, de reconnaissance, de transmission &#8211; d'autant plus chez ces femmes qui d'invisibles deviennent visibles avec leur statut de femme enceinte &#8211; existe chez elles comme chez les autres. Sans leur reconna&#238;tre ce droit, il est impossible de travailler avec elles. Si nous consid&#233;rons que leur grossesse est un accident, nous attaquons &#8211; et de quel droit ? &#8211; leur f&#233;minit&#233;. Nous faisons, &#233;galement en ce sens, un &#233;norme travail avec les professionnels des autres centres de soins pour les toxicomanes afin que leur regard sur ces m&#232;res change.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Etre femme, toxicomane et dans l'errance. Vers des dispositifs adapt&#233;s</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>857</dc:subject>

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&lt;p&gt;Longtemps, les &#233;tudes sur les consommateurs de drogue ne distinguaient pas les hommes des femmes. Le v&#233;cu des femmes toxicomanes restait inconnu. Pourtant, au quotidien, les structures d'accueil qui rencontrent ces femmes se confrontent &#224; des r&#233;alit&#233;s bien diff&#233;rentes de celles des hommes. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Cl&#233;mence , sort de la douche ! &#187;. L'&#233;quipe de l'Espace femme de la Boutique Charonne presse la cadence, Cl&#233;mence tra&#238;ne. Elle a pourtant rendez-vous avec un centre pour soins dentaires. Elle se fait refaire toutes (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Longtemps, les &#233;tudes sur les consommateurs de drogue ne distinguaient pas les hommes des femmes. Le v&#233;cu des femmes toxicomanes restait inconnu. Pourtant, au quotidien, les structures d'accueil qui rencontrent ces femmes se confrontent &#224; des r&#233;alit&#233;s bien diff&#233;rentes de celles des hommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Cl&#233;mence&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sort de la douche ! &#187;. L'&#233;quipe de l'Espace femme de la Boutique Charonne presse la cadence, Cl&#233;mence tra&#238;ne. Elle a pourtant rendez-vous avec un centre pour soins dentaires. Elle se fait refaire toutes ses dents. Sa bouche &#233;dent&#233;e signe sa consommation de crack&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les femmes rencontr&#233;es par les structures bas seuil parisiennes sont (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La refaire est pour elle un premier pas dans &#171; sa grande d&#233;marche de r&#233;insertion sociale &#187; ironise Annie Garnier Muller, responsable de l'Espace femme. Une ironie pour faire la nique au d&#233;couragement face &#224; des parcours de femmes sem&#233;s d'espoirs et d'abattements, d'allers et retours entre les lieux de consommation, de vie &#8211; squats, rue, h&#244;tels, structures d'urgence -, les structures associatives &#8211; programmes d'&#233;change de seringues, accueils de jour, boutiques, centres sp&#233;cialis&#233;s de soins aux toxicomanes (CSST). Une fuite en avant qui parfois appara&#238;t sans fin. Cl&#233;mence est de celles-l&#224;, elle est connue de la Boutique Charonne depuis de nombreuses ann&#233;es. Pourtant, qui peut dire que cette &#233;ni&#232;me d&#233;marche de soin ne marquera pas pour elle le premier pas vers l'ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La part des femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Boutique Charonne, structure d'accueil bas seuil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Une structure d'accueil bas seuil est une structure d'accueil dite &#224; haut (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des femmes toxicomanes, est l'une des rares associations &#224; Paris - et m&#234;me en France - qui leur est exclusivement destin&#233;e. Les consommateurs de drogue sont majoritairement des hommes et pourtant, depuis, toujours, les structures d'accueil rencontrent des femmes. Certains observateurs signalent m&#234;me une augmentation constante de leur nombre. L'Observatoire europ&#233;en des drogues et des toxicomanies (OEDT) note &#171; qu'environ un cinqui&#232;me des personnes qui se lancent dans une d&#233;marche th&#233;rapeutique en vue de rem&#233;dier &#224; leur consommation de drogue en Europe sont des femmes (20 %) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'h&#244;pital Marmottan, destin&#233; aux soins des personnes toxicomanes, d&#233;clare, en 2005 et 2006, une part f&#233;minine de 18 % de sa file active&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='File active, ensemble des patients vus au moins une fois pendant la p&#233;riode (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le bus Ga&#239;a, anciennement bus m&#233;thadone de M&#233;decins du Monde, qui circule &#224; Paris, enregistre pr&#232;s de 15 % de femmes sur les personnes qui viennent au programme m&#233;thadone du bus mais souligne que le programme d'&#233;change de seringues rencontre lui pr&#232;s de 35 % de femmes. &#171; C'est une client&#232;le que nous voyons plus sur le terrain d'action, pr&#232;s des lieux de deal, que dans le bus &#187;, explique Alain G&#233;ant, assistant social du bus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce d&#233;calage ? Ces structures ne r&#233;pondent-elles pas ou mal aux besoins des femmes ? Dans son rapport d'activit&#233; 2004, l'association Espoir Goutte d'Or note : &#171; Dans les structures d'accueil bas seuil, la fragilit&#233; des femmes vis-&#224;-vis des hommes est mise en &#233;vidence de fa&#231;on tout &#224; fait particuli&#232;re, par leur isolement, voire leur d&#233;sarroi quant aux situations d'exclusion et de violences auxquelles elles doivent faire face dans leur quotidien. &#187; Les toxicomanes femmes sont moins accessibles aux structures institutionnelles ou associatives, le constat est confirm&#233; par tous les intervenants. M&#234;me au niveau europ&#233;en. Le rapport annuel sur l'&#233;tat du ph&#233;nom&#232;ne de la drogue en Europe r&#233;v&#232;le des signes alarmants. Il constate que les hommes sont plus nombreux &#224; mourir de surdose, puisqu'ils sont largement majoritaires en nombre. Toutefois, le rapport ajoute &#171; Si les d&#233;c&#232;s par surdose de personnes du sexe masculin ont diminu&#233; d'environ 30 % au sein de l'Union europ&#233;enne entre 2000 et 2003, le nombre de ces d&#233;c&#232;s n'a baiss&#233; que de 15 % dans la population f&#233;minine au cours de la m&#234;me p&#233;riode. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Haute voltige&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, les auteurs s'interrogent : est-ce que les mesures de r&#233;duction des risques ne seraient pas moins efficaces pour les femmes que pour les hommes ? Par ailleurs, l'&#233;tude r&#233;v&#232;le un taux relativement &#233;lev&#233; de pr&#233;valence au VIH constat&#233; parmi les femmes pratiquant l'injection. En moyenne g&#233;n&#233;rale de 13,6 % en Europe, elle est de 21,5 % pour les femmes. &#171; Plus souvent actives dans la prostitution, elles sont plus vuln&#233;rables &#224; l'infection par le VIH &#187;, avance pour explication le rapport. Malgr&#233; ces constats inqui&#233;tants, peu de r&#233;ponses existent sur le terrain. Les quelques structures existantes se plaignent d'un manque de reconnaissance. Comme si, l&#224; encore, il fallait se battre pour faire reconna&#238;tre la place des femmes. Mais &#233;galement le travail que certains s'engagent &#224; faire aupr&#232;s d'elles. Parfois, un travail de haute voltige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'autre jour, je parlais avec une femme qui &#233;tait venue dormir deux jours de suite, raconte Elodie Lacour, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e au Sleeping&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Sleep-in - 61 rue Pajol - 75018 Paris. T&#233;l. 01 42 09 55 99' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un centre d'accueil de nuit parisien pour toxicomanes qui r&#233;serve six lits aux femmes. Je lui ai dit : je suis contente que tu sois revenue, cela serait bien que tu reprennes ton traitement (de substitution), tu as l'air fatigu&#233;e, viens te reposer. Elle me r&#233;pond : &#171; mais tu sais bien &#187; et s'&#233;nerve. Je lui dis qu'elle n'a pas besoin de m'en parler si elle ne le veut pas. Elle lance alors : &#171; mais non, tu sais bien que je craque, je continue de craquer, je continue de fumer le caillou, je suis d&#233;sol&#233;e, c'est pour cela que je suis dans cet &#233;tat l&#224; &#187;. &#187; Depuis cet aveu, Elodie ne l'a plus revue. &#171; J'ai touch&#233; quelque chose, je me suis pench&#233;e sur son cas et cela a suffi pour qu'elle disparaisse &#187;, analyse-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que, parfois, l'arr&#234;t est plus douloureux que la fuite. &#171; Lorsque nous parvenons &#224; les aider &#224; refaire surface, &#224; trouver des ressources, elles renouent un peu avec leur pass&#233;, t&#233;moigne Alain G&#233;ant. Elles font alors les comptes de ce qu'elles ont perdu, de ce qu'elles tentent de r&#233;cup&#233;rer avec le d&#233;sir de reprendre le cours de la vie tel qu'elles l'avaient laiss&#233; avant la drogue, avant l'errance. &#187; Une mission bien souvent impossible et la douleur de ce constat peut les mener &#224; des mises en &#233;chec r&#233;p&#233;t&#233;es. &#171; Tu ne te rends pas compte, j'ai trouv&#233; enfin un petit peu de confort, expliquait une femme &#224; Elodie. J'ai peur que demain, tout s'arr&#234;te, donc je pr&#233;f&#232;re retourner &#224; la rue. &#187; La fuite en avant est un moyen pour &#233;viter un retour sur le pass&#233; extr&#234;mement douloureux. Toute d&#233;marche administrative demande des explications, le passage devant une assistante sociale exige de se d&#233;voiler un peu, de se raconter, une torture pour ces femmes qui ont souvent des enfants plac&#233;s et une histoire faite de traumatismes qui commencent bien souvent d&#232;s l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'enqu&#234;te &#171; Femmes en pr&#233;carit&#233; &#187;, r&#233;alis&#233;e en 2004 par le groupe Femmes et pr&#233;carit&#233; et soutenue par la Mission d'information sur la pauvret&#233; et l'exclusion sociale en Ile-de-France (Mipes) et la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars), les professionnels attribuent aux femmes en surconsommation d'alcool et de drogue, un &#171; pass&#233; traumatique, des violences parentales ou conjugales, un isolement familial, affectif et relationnel. &#187; Annie Garnier Muller souligne une autre difficult&#233; pour les travailleurs sociaux : les troubles psychiatriques dont souffrent beaucoup de ces femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence ou cause de leur vie d'errance et de consommation ? Les avis sont partag&#233;s mais le constat est l&#224; : ces femmes qui cumulent toutes ces probl&#233;matiques sont la plupart du temps rejet&#233;es des structures d'h&#233;bergement telles que les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) ou les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT). Des structures qui, faute de moyens, sont dans une logique de gestion de la p&#233;nurie qui les pousse &#224; refuser les situations les plus complexes. Ces refus sont parfois facilit&#233;s par les femmes elles-m&#234;mes qui les mettent souvent en &#233;chec ou refusent de s'y rendre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps du d&#233;clic&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai trouv&#233; une place &#224; l'h&#244;tel pour cette jeune femme enceinte de six mois mais elle n'y va pas, raconte Annie Garnier Muller. L'autre jour, je suis all&#233;e au Bus des femmes (une association d'accompagnement des personnes prostitu&#233;es) avec elle. En sortant, je lui ai propos&#233; de l'accompagner &#224; cet h&#244;tel tout proche. Elle m'a r&#233;pondu : &#171; oh non, j'ai attendu tout l'apr&#232;s-midi dans cette association, je ne vais pas maintenant aller &#224; l'h&#244;tel &#187;. Elle est descendue du m&#233;tro avant que je n'aie eu le temps de la convaincre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Boutique Charonne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Espace Femme - Boutique Charonne - 86 rue Philippe de Girard - 75019 Paris. (...)' id='nh3-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a &#233;galement contact&#233; le centre Horizons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre Horizons - 10 rue Perdonnet - 75010 Paris. T&#233;l. 01 42 09 84 (...)' id='nh3-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour mettre en place un suivi de sa grossesse mais la jeune femme ne s'est pas rendue aux trois propositions de rendez-vous (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Aux-yeux-de-la-norme-les-femmes-toxicomanes-enceintes-cumulent-tous-les-handicaps' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Christina Saliba&lt;/a&gt;). Certaines femmes s'inscrivent ainsi dans une succession de petites avanc&#233;es et de nouvelles fuites pendant de tr&#232;s longues ann&#233;es. &#171; Il faut progresser &#224; pas de velours, mais cela peut mettre des ann&#233;es avant qu'une femme int&#232;gre une structure et que nous puissions vraiment travailler &#187;, juge Elodie Lacour. L'&#233;chec est un mot &#224; bannir, les travailleurs sociaux de ces structures ne veulent pas l'entendre, il faut sans cesse recommencer, y croire, &#171; sinon j'arr&#234;terais &#187;, dit Elodie. D'ailleurs, le d&#233;clic n'est jamais impossible. Lorsqu'il arrive, il semble souvent prendre par surprise les travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi maintenant ? Que s'est-il pass&#233; ? Certaines entament des d&#233;marches de soins apr&#232;s une nouvelle grossesse, un nouveau passage en prison (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Toxicomanie-corps-malmenes-images-ecornees' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'une socio-esth&#233;ticienne&lt;/a&gt;). Le soin peut d&#233;buter par la reprise en main du traitement de substitution, la remise &#224; jour des papiers administratifs (carte d'identit&#233;, RMI, couverture sociale&#8230;), le passage en postcure, certaines ont suivi ainsi des parcours exemplaires, souvent sem&#233;s de quelques rechutes, parfois allant jusqu'&#224; reprendre pied dans la vie professionnelle et renouer avec leurs enfants plac&#233;s. Certaines replongeront peut-&#234;tre quelques ann&#233;es plus tard, d'autres plus jamais. Quelle aura &#233;t&#233; la part jou&#233;e par le travail des structures ? Difficile de le juger. &#171; Nous essayons de mettre de la continuit&#233; dans la discontinuit&#233; &#187;, pense Annie Garnier Muller.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les femmes rencontr&#233;es par les structures bas seuil parisiennes sont principalement des usag&#232;res de crack. Le crack se pr&#233;sente sous la forme de caillou blanc, le &#171; caillou &#187; est d'ailleurs son surnom parmi les consommateurs. Il est compos&#233; d'une base de coca&#239;ne alli&#233;e &#224; de l'ammoniaque, du bicarbonate de soude ou de l'&#233;ther.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent fum&#233;, il provoque un flash puissant quasi-imm&#233;diat mais de courte dur&#233;e. &#171; Le crack induit une pr&#233;carit&#233; parce que c'est un produit sur lequel il faut revenir souvent puisque ses effets sont rapides, intenses et qu'il faut rapidement renouveler les prises &#187;, explique Alain G&#233;ant, assistant social du bus Ga&#239;a. Il s'ensuit des courses effr&#233;n&#233;es au produit et des nuits pass&#233;es dehors. Toutefois, la consommation de crack pendant plusieurs jours d'affil&#233;es peut &#234;tre suivie, sans sensation de manque, de plusieurs jours d'arr&#234;t qui peuvent donner l'impression au consommateur qu'il n'est pas d&#233;pendant. Chez les femmes rencontr&#233;es, l'usage de crack n'est pas forc&#233;ment exclusif puisqu'il peut &#234;tre cumul&#233; &#224; des produits de substitution (Subutex&#174; ou M&#233;thadone), parfois inject&#233;s, des prises de m&#233;dicaments de type psychotropes, des antalgiques comme le Skenan&#174;. &#171; Il y a dix ans, nous observions surtout de la consommation d'h&#233;ro&#239;ne et de coca&#239;ne &#187;, se souvient Alain G&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e des produits de substitution au milieu des ann&#233;es 90 a stabilis&#233; la consommation d'h&#233;ro&#239;ne, &#233;vit&#233; nombre de surdoses et permis une vie plus stable aux consommateurs. Aujourd'hui, les acteurs de la r&#233;duction des risques observent une mont&#233;e des polytoxicomanies avec, &#224; Paris, le crack pour produit phare, notamment chez les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une structure d'accueil bas seuil est une structure d'accueil dite &#224; haut seuil de tol&#233;rance ou bas seuil d'exigence&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;File active, ensemble des patients vus au moins une fois pendant la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence quels que soient le nombre et la dur&#233;e de la prise en charge&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sleep-in - 61 rue Pajol - 75018 Paris. T&#233;l. 01 42 09 55 99&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-6' class='spip_note' title='Notes 3-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Espace Femme - Boutique Charonne - 86 rue Philippe de Girard - 75019 Paris. T&#233;l. 01 46 07 87 17&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-7' class='spip_note' title='Notes 3-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre Horizons - 10 rue Perdonnet - 75010 Paris. T&#233;l. 01 42 09 84 84&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Etre femme, toxicomane et dans l'errance : vers des dispositifs adapt&#233;s</title>
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		<title>Le f&#233;minisme et ses d&#233;rives. Du m&#226;le dominant au p&#232;re contest&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-feminisme-et-ses-derives-Du-male-dominant-au-pere-conteste</link>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>857</dc:subject>

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&lt;p&gt;Est-il possible d'apporter une critique au f&#233;minisme, sans prendre le risque d'&#234;tre trait&#233; de phallocrate r&#233;actionnaire ? C'est dans cette tentative que se lance Jean Gabard avec habilet&#233;. On trouvera toujours ici et l&#224; une affirmation qui, sortie de son contexte, pourra d&#233;clencher l'ire des bonnes consciences (comme, par exemple, la pr&#233;sentation comme &#171; comparable &#187; de la violence physique dont se rendent trop souvent coupables les hommes dans le couple et la violence psychique dont seraient (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Est-il possible d'apporter une critique au f&#233;minisme, sans prendre le risque d'&#234;tre trait&#233; de phallocrate r&#233;actionnaire ? C'est dans cette tentative que se lance Jean Gabard avec habilet&#233;. On trouvera toujours ici et l&#224; une affirmation qui, sortie de son contexte, pourra d&#233;clencher l'ire des bonnes consciences (comme, par exemple, la pr&#233;sentation comme &#171; comparable &#187; de la violence physique dont se rendent trop souvent coupables les hommes dans le couple et la violence psychique dont seraient responsables les femmes&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'id&#233;e d&#233;velopp&#233;e par l'auteur est tout &#224; fait int&#233;ressante : si le monde est bien loin de vivre une prise du pouvoir par les femmes, il n'en subit pas moins une f&#233;minisation rampante. Pendant des milliers d'ann&#233;es, les valeurs pr&#233;sent&#233;es comme masculines ont domin&#233; : la raison, la loi, la ma&#238;trise, le travail, la distance, la froideur, le force, la bravoure. Insidieusement, puis de plus en plus ouvertement, d'autres valeurs dites f&#233;minines sont venues s'imposer : la sensibilit&#233;, la spontan&#233;it&#233;, la proximit&#233;, la douceur, la tendresse, l'authenticit&#233;, la sinc&#233;rit&#233;&#8230; L'&#233;mergence de ces qualit&#233;s que doit poss&#233;der l'homme, pour &#234;tre consid&#233;r&#233; et reconnu, rel&#232;ve d'une m&#233;canisme de g&#233;n&#233;ralisation de ce que l'auteur appelle un &#171; gynocentrisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve ce mouvement dans des pratiques &#233;ducatives qui confrontent l'enfant au manque du manque : anticiper sa demande, combler ses besoins, autant de comportements qui font l'impasse sur le temps du d&#233;sir et du r&#234;ve. On le retrouve aussi chez ces parents tent&#233;s par la relation de copinage et de complicit&#233; qui prive l'enfant de la pr&#233;sence &#233;ducative ferme et rassurante d'adultes leur posant des rep&#232;res et des limites auxquels ils puissent s'opposer de fa&#231;on structurante et constructive. On le retrouve encore chez ces hommes politiques qui ne cherchent plus &#224; faire entendre raison en s'appuyant sur la r&#233;flexion, mais pr&#233;f&#232;rent faire appel &#224; l'&#233;motion et &#224; la s&#233;duction. On le retrouve toujours dans une &#233;cole qui laisse trop souvent croire que l'on pourrait renoncer &#224; l'effort et &#224; la contrainte dans l'apprentissage. Toutes choses qui se rapprochent de la dimension maternante et de la relation fusionnelle de la m&#232;re avec le b&#233;b&#233; qu'elle a port&#233; neuf mois durant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Gabard ne revendique par un retour &#224; un pass&#233; ouvertement patriarcal. Il condamne fermement le machisme. Simplement, il constate que l'id&#233;ologie f&#233;ministe a provoqu&#233; des d&#233;rives tout aussi destructrices. &#192; vouloir assimiler la moindre asym&#233;trie &#224; une forme de domination, elle en est venue &#224; nier toute sp&#233;cificit&#233; f&#233;minine ou masculine et &#224; transformer le p&#232;re en un vague assistant maternel un peu encombrant et pas toujours tr&#232;s utile. L'auteur en appelle &#224; sortir de la fusion/confusion qui marque la relation homme/femme, p&#232;re/m&#232;re et parents/enfants et de la substitution de la raison par l'&#233;motion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;dition de Paris Max Chaleil, 2006 (156 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le livre noir de la condition des femmes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-livre-noir-de-la-condition-des-femmes</link>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>857</dc:subject>

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&lt;p&gt;On ne sort pas indemne de la lecture de cet ouvrage qui d&#233;crit le sort r&#233;serv&#233; &#224; la moiti&#233; de l'humanit&#233;. On ne peut qu'&#234;tre abasourdi par le tableau dress&#233;. Ainsi de la pratique de la dot en Inde, au Pakistan ou au Bangladesh (c&#233;der une partie de sa richesse &#224; sa belle famille, quand on marie sa fille) ou de l'enfant unique en Chine qui sont &#224; l'origine du d&#233;ficit de plusieurs millions de femmes dans la population. &#192; l'origine de ce d&#233;s&#233;quilibre, les avortements s&#233;lectifs de f&#339;tus f&#233;minin, les (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne sort pas indemne de la lecture de cet ouvrage qui d&#233;crit le sort r&#233;serv&#233; &#224; la moiti&#233; de l'humanit&#233;. On ne peut qu'&#234;tre abasourdi par le tableau dress&#233;. Ainsi de la pratique de la dot en Inde, au Pakistan ou au Bangladesh (c&#233;der une partie de sa richesse &#224; sa belle famille, quand on marie sa fille) ou de l'enfant unique en Chine qui sont &#224; l'origine du d&#233;ficit de plusieurs millions de femmes dans la population. &#192; l'origine de ce d&#233;s&#233;quilibre, les avortements s&#233;lectifs de f&#339;tus f&#233;minin, les infanticides, la surmortalit&#233; dans l'enfance. Le continent asiatique a su r&#233;agir &#224; cette p&#233;nurie sur le march&#233; matrimonial (90 % des c&#233;libataires de 30 ans &#233;tant des hommes)&#8230; en organisant le trafic d'&#233;pouses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout dans le monde, n&#233;gliger les fillettes est une pratique souvent fatale : en les faisant passer apr&#232;s les gar&#231;ons quand il s'agit de les nourrir, de les soigner, de les vacciner. La soci&#233;t&#233; patriarcale consid&#232;re la femme comme un objet appartenant aux hommes qui exercent un contr&#244;le sur leur corps, sur leur comportement sexuel, mais aussi sur leurs faits et gestes. La moindre suspicion ou rumeur de conduite immorale suffit pour justifier des crimes d'honneur dont sont victimes cinq mille femmes chaque ann&#233;e, sans que leurs auteurs soient le plus souvent inqui&#233;t&#233;s. Il est vrai que les policiers et juges charg&#233;s d'appliquer la loi, quand celle-ci existe, partagent la plupart du temps les convictions des familles &#171; justici&#232;res &#187;. Les viols sont en de nombreux endroits utilis&#233;s comme arme de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En temps de paix, certains pays incriminent les victimes, les accusant d'adult&#232;re. Au Mexique, une femme battue ne peut porter plainte que si ses blessures sont visibles pendant dix jours. Les agresseurs de mineures ne sont punis que si ces derni&#232;res peuvent prouver qu'elles n'ont pas fait preuve de provocation. Trafic et esclavage sexuels ont provoqu&#233;, rien qu'en Asie, au cours des ann&#233;es 1990, la mort de 33 millions de personnes, soit trois fois plus de victimes que la traite des esclaves en 400 ans. Le principe de masculinit&#233; est l'ordonnateur des rapports sociaux. Il oriente l'ensemble des lois sur la famille. Ainsi, la quasi totalit&#233; des l&#233;gislations arabes et africaines accordent des droits exorbitants aux hommes ou codifient l'inf&#233;riorit&#233; des femmes. Partout dans le monde, celles-ci sont opprim&#233;es par la coutume, la religion et la tradition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Occident ne fait pas exception en tout. Malgr&#233; les progr&#232;s importants de la condition f&#233;minine, les propos blessants, les paroles injurieuses, l'autoritarisme paternaliste, condescendant ou tyrannique, les contr&#244;les, reproches et r&#233;primandes, les humiliations, la jalousie maladive, le d&#233;nigrement, la d&#233;valorisation, les cris, les menaces, les brutalit&#233;s physiques et sexuelles sont tr&#232;s loin d'y avoir disparu, sans compter certaines in&#233;galit&#233;s encore flagrantes. Une petite note d'espoir pourtant, r&#233;sultat d'une &#233;tude de la Banque mondiale : sortir du sous d&#233;veloppement n&#233;cessite que r&#233;gressent les discriminations et la soumission &#224; l'ordre masculin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Points poche, 2007 (777 p. ; 9,80 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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