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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quelle volont&#233; politique pour le handicap ?</title>
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		<dc:subject>845</dc:subject>

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&lt;p&gt;De louables intentions et des lois non suivies d'effet balisent le paysage du handicap. Opposabilit&#233; du droit &#224; la scolarisation ? Cr&#233;ation d'une cinqui&#232;me branche d&#233;pendance de protection sociale ? Certes, mais les questions demeurent &lt;br class='autobr' /&gt;
Au 47&#232;me congr&#232;s de l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicap&#233;es mentales (Unapei), le 9 juin, Nicolas Sarkozy l'a reconnu : &#171; Devant les carences publiques, c'est vous qui avez le plus souvent pris les initiatives et r&#233;alis&#233; ce qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-845-" rel="tag"&gt;845&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De louables intentions et des lois non suivies d'effet balisent le paysage du handicap. Opposabilit&#233; du droit &#224; la scolarisation ? Cr&#233;ation d'une cinqui&#232;me branche d&#233;pendance de protection sociale ? Certes, mais les questions demeurent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au 47&#232;me congr&#232;s de l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicap&#233;es mentales (Unapei), le 9 juin, Nicolas Sarkozy l'a reconnu : &lt;i&gt;&#171; Devant les carences publiques, c'est vous qui avez le plus souvent pris les initiatives et r&#233;alis&#233; ce qui constitue, de nos jours, la politique du handicap en France &#187;&lt;/i&gt;. L'aveu est de taille. Aucun pr&#233;sident n'&#233;tant venu depuis bien longtemps se frotter &#224; la question (Giscard en 1975 devant la m&#234;me Unapei, Mitterrand en 1986 &#224; un congr&#232;s mondial sur le handicap), il fallait que de fortes paroles fussent prononc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Unapei&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Unapei - 15 rue Coysevox - 75876 Paris cedex 18. T&#233;l. 01 44 85 50 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait &#233;voqu&#233; les listes d'attente d&#233;mesur&#233;es de certains &#233;tablissements, soulign&#233; que pr&#232;s de 40 000 personnes demeuraient sans solution adapt&#233;e, parl&#233; des espoirs d&#233;&#231;us qu'avait fait na&#238;tre la loi du 11 f&#233;vrier 2005, de m&#234;me que des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es se mettant si difficilement en place. Le r&#233;seau avait r&#233;clam&#233; un &lt;i&gt;&#171; v&#233;ritable statut de l'aidant familial en lui accordant les droits sociaux dont le prive la cessation totale ou partielle, et souvent d&#233;finitive, d'une activit&#233; professionnelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a donc annonc&#233; l'opposabilit&#233; du droit &#224; la scolarisation &#8212; le principe de cette derni&#232;re est d&#233;j&#224; pos&#233; dans la loi &#8212;, de m&#234;me qu'une cinqui&#232;me branche de protection sociale pour la d&#233;pendance (aux c&#244;t&#233;s des quatre autres : vieillesse, maladie, famille, ch&#244;mage) demand&#233;e depuis longtemps par les associations. Il s'est engag&#233; &#224; augmenter les places d'accueil et &#224; garantir des ressources &lt;i&gt;&#171; &#224; ceux qui doivent cesser leur travail temporairement pour s'occuper d'un enfant ou d'un adulte handicap&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Il s'est d&#233;clar&#233; &#171; choqu&#233; &#187; que les entreprises embauchent seulement 4 % de personnes handicap&#233;es alors que la loi pr&#233;voit &#8212; depuis juillet 1987 &#8212; un taux de 6 %. Sur ce point, on estime &#224; 30 % la proportion de personnes handicap&#233;es au ch&#244;mage en capacit&#233; de travailler. Et l'&#201;tat est loin de montrer l'exemple : seulement 3, 5 % de travailleurs handicap&#233;s dans la fonction publique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 mai dernier, la Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (Halde) avait enregistr&#233; 341 r&#233;clamations concernant l'emploi dans le secteur public, relatives &#224; des questions de handicap ou de sant&#233;. Le fonds pour l'insertion des personnes handicap&#233;es dans la fonction publique (FIPHFP) pr&#233;sentait il y a quelques jours une charte d'engagement visant &#224; intensifier l'embauche de celles-ci ; le Comit&#233; d'entente des associations repr&#233;sentatives pour les personnes handicap&#233;es a pr&#233;sent&#233;, lui, une plate-forme de revendications &#224; l'occasion des l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le nombre des accompagnants est notoirement insuffisant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Probablement brief&#233;, le nouveau pr&#233;sident de la R&#233;publique a &#233;vit&#233; tout mis&#233;rabilisme : &lt;i&gt;&#171; Les personnes handicap&#233;es n'ont pas une place particuli&#232;re dans notre soci&#233;t&#233;, comme cela leur est parfois signifi&#233;. Elles ont, de fait, toute leur place dans la soci&#233;t&#233;. &#192; l'&#233;cole, au travail, dans les loisirs, la place des personnes handicap&#233;es est au milieu des personnes valides, ni plus, ni moins &#187;&lt;/i&gt;. Aucun argument, m&#234;me financier, qui ne soit balay&#233; par la fougue pr&#233;sidentielle : &lt;i&gt;&#171; &#199;a co&#251;te cher, mais &#231;a co&#251;te plus cher aux familles de laisser les enfants isol&#233;s &#187;&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;bat d'entre deux tours des deux candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, S&#233;gol&#232;ne Royal avait accus&#233; le parti de son interlocuteur d'avoir supprim&#233; le plan Handiscol, taxant son adversaire d'&#171; immoralit&#233; politique &#187;. En 1999, la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; l'Enseignement scolaire avait en effet pr&#233;vu le recrutement de plusieurs milliers d'auxiliaires d'int&#233;gration, mais les embauches de ces emplois-jeunes s'&#233;taient rapidement taries. Remplac&#233;s par des auxiliaires de vie scolaire (AVS), compl&#233;t&#233;s par des emplois vie scolaire (EVS), le compte, d'&#233;vidence, n'y est pas. En gros, on compte actuellement, selon l'association pour adultes et jeunes handicap&#233;s (Apajh), un accompagnant pour dix-sept &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment appliquer l'opposabilit&#233; d'un droit d&#233;j&#224; inscrit dans la loi ? Les familles devront-elles attendre que les tribunaux jugent, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es, de leur droit &#224; scolariser leurs enfants en milieu ordinaire ? En outre, les associations concern&#233;es le savent bien : le nombre des accompagnants est notoirement insuffisant. Que se passerait-il si, prenant le pr&#233;sident de la R&#233;publique au mot, tous les parents d'enfants handicap&#233;s les inscrivaient aujourd'hui &#224; l'&#233;cole du quartier ? Par ailleurs, quand les d&#233;crets tant attendus de la loi de 2005 sortiront-ils enfin ? Un nouveau plan quinquennal &#171; de cr&#233;ation de place et de d&#233;veloppement de l'accueil &#187; va-t-il r&#233;ellement &#234;tre lanc&#233; ? L'association des paralys&#233;s de France rappelle pour sa part que le premier signe concret attendu est l'augmentation &#171; significative &#187; d&#232;s le 1er juillet prochain de l'allocation aux adultes handicap&#233;s (AAH).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Unapei reste mobilis&#233;e : apr&#232;s le second tour des l&#233;gislatives, elle diffusait aux nouveaux d&#233;put&#233;s un dossier d'information sur les l&#233;gislations actuelles en mati&#232;re de handicap&#8230; et sur leurs manques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.unapei.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Unapei&lt;/a&gt; - 15 rue Coysevox - 75876 Paris cedex 18. T&#233;l. 01 44 85 50 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Oui &#224; une soci&#233;t&#233; avec les jeunes des cit&#233;s</title>
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		<dc:date>2007-06-21T15:43:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
		<dc:subject>845</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les jeunes des cit&#233;s sont &#224; la fois source d'inqui&#233;tude et objets de stigmates. Mais, plus ils sont d&#233;sign&#233;s comme dangereux, plus ils se mettent en danger et peuvent devenir mena&#231;ants pour autrui. L'auteur, psychosociologue habitu&#233;e &#224; c&#244;toyer ces publics, en est convaincue : &#171; Les possibilit&#233;s de s'enfermer dans la n&#233;gation, l'autodestruction et celles de la r&#233;ussite et de la construction sont &#233;troitement m&#234;l&#233;es &#187; (p.9). Aussi, soit on r&#233;ussit &#224; faire appel &#224; leur &#233;nergie cr&#233;atrice pour faire soci&#233;t&#233; avec (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton1874-21308.jpg?1693898853' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les jeunes des cit&#233;s sont &#224; la fois source d'inqui&#233;tude et objets de stigmates. Mais, plus ils sont d&#233;sign&#233;s comme dangereux, plus ils se mettent en danger et peuvent devenir mena&#231;ants pour autrui. L'auteur, psychosociologue habitu&#233;e &#224; c&#244;toyer ces publics, en est convaincue : &#171; Les possibilit&#233;s de s'enfermer dans la n&#233;gation, l'autodestruction et celles de la r&#233;ussite et de la construction sont &#233;troitement m&#234;l&#233;es &#187; (p.9). Aussi, soit on r&#233;ussit &#224; faire appel &#224; leur &#233;nergie cr&#233;atrice pour faire soci&#233;t&#233; avec eux, soit la spirale s&#233;curitaire prendra le dessus avec pour cons&#233;quences la mont&#233;e de la r&#233;pression et notamment de l'incarc&#233;ration ou encore l'embrigadement religieux. L'enjeu est de taille. La question centrale n'est pas de faire &#224; la place des gens, mais avec eux. Ce qui n'est pas facile tant l'ins&#233;curit&#233; sociale et personnelle face &#224; l'avenir ne permet plus d'&#234;tre dans la confiance d'abord en soi, puis par rapport &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'affirmant forts et violents, les jeunes &#233;loignent leur d&#233;tresse int&#233;rieure et leur sentiment de ne pas exister. Le faible rep&#233;rage des r&#232;gles et la banalisation des actes de violence ne leur permettent plus d'identifier les transgressions et de se confronter &#224; leurs responsabilit&#233;s. Certains trouvent dans la religion un moyen de reconqu&#233;rir une dignit&#233;, de retrouver des valeurs morales, un sens commun, une perception de l'universel. Pour ce qui est des familles, elles se r&#233;fugient le plus souvent dans un espace de repli et de survie qui rend difficile l'&#233;ducation des enfants et surtout des adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y aurait un grand danger &#224; ne voir l&#224; que de la d&#233;faillance. Il existe un potentiel qui ne demande qu'&#224; &#234;tre d&#233;cupl&#233;. Du c&#244;t&#233; des jeunes tout d'abord : si la crise identitaire et sociale est &#233;troitement li&#233;e et si les principes de solidarit&#233; c&#244;toient ceux issus de l'id&#233;ologie lib&#233;rale, ils n'en inventent pas moins de nouveaux modes de socialisation sur lesquels on peut s'appuyer. Il faut, pour y arriver, construire avec eux un rapport de confiance dans leurs capacit&#233;s, comme le montre nombre d'exp&#233;riences, tel ce groupe de jeunes adultes se mobilisant dans un quartier de Rennes pour aller construire les murs d'une &#233;cole au Maroc. Du c&#244;t&#233; des adultes des quartiers ensuite, sur l'autorit&#233; desquels il ne faut pas h&#233;siter &#224; compter. Et de pr&#233;coniser aux c&#244;t&#233;s de la communaut&#233; r&#233;publicaine et des communaut&#233;s ethniques et religieuses, la promotion des communaut&#233;s de vie : les aider &#224; se constituer, &#224; se fortifier et s'institutionnaliser constitue une piste fertile pour d&#233;ployer les solidarit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faut du temps pour qu'un jeune trouve un autre chemin que celui de la marginalit&#233; et de la d&#233;linquance. L'&#233;coute et l'accompagnement patient des travailleurs sociaux s'inscrivent dans cette dimension. Mais le souci de rentabilit&#233;, et d'efficacit&#233; mis en avant par les d&#233;cideurs risque de fausser l'action engag&#233;e, s'il ne recherche que les r&#233;sultats &#224; court terme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de l'Atelier, 2007 (207 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Jeunes dangereux, jeunes en danger</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Jeunes-dangereux-jeunes-en-danger</link>
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		<dc:date>2007-06-21T15:37:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>845</dc:subject>

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&lt;p&gt;Qu'ils soient diabolis&#233;s ou victimis&#233;s, les jeunes de la cit&#233; sont souvent renvoy&#233;s &#224; une entit&#233; suppos&#233;e homog&#232;ne surd&#233;termin&#233;e par la pr&#233;carit&#233; et la d&#233;viance. Pour l'auteur, il s'agit l&#224; d'une vision simpliste et r&#233;ductrice. Certes, les &#171; trente piteuses &#187; marquent une rupture avec les &#171; trente glorieuses &#187; : installation d'un ch&#244;mage structurel, pr&#233;carisation des contrats de travail, mont&#233;e de la marginalisation et de l'exclusion, d&#233;syndicalisation et d&#233;politisation, concentration des plus pauvres dans des cit&#233;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton1873-8a286.jpg?1693898853' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'ils soient diabolis&#233;s ou victimis&#233;s, les jeunes de la cit&#233; sont souvent renvoy&#233;s &#224; une entit&#233; suppos&#233;e homog&#232;ne surd&#233;termin&#233;e par la pr&#233;carit&#233; et la d&#233;viance. Pour l'auteur, il s'agit l&#224; d'une vision simpliste et r&#233;ductrice. Certes, les &#171; trente piteuses &#187; marquent une rupture avec les &#171; trente glorieuses &#187; : installation d'un ch&#244;mage structurel, pr&#233;carisation des contrats de travail, mont&#233;e de la marginalisation et de l'exclusion, d&#233;syndicalisation et d&#233;politisation, concentration des plus pauvres dans des cit&#233;s HLM de plus en plus d&#233;grad&#233;es, diffusion de la vente et de la consommation de stup&#233;fiants, mont&#233;e de la x&#233;nophobie, hausse des conflits interpersonnels et repli sur la sph&#232;re domestique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant les ann&#233;es 1950/1980 ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par une rapide progression des actes de pr&#233;dation sur les biens, autant la p&#233;riode 1980/2000 s'est fait remarquer par un accroissement des agressions contre les personnes et les institutions. Toutefois, il existe autant de banlieues tranquilles qu'il en existe qui d&#233;frayent la chronique. Ainsi de Marseille, o&#249; l'absence d'&#233;meutes est souvent reli&#233;e &#224; la pr&#233;sence apaisante de la mer. D'autres facteurs sont tout aussi primordiaux, comme l'important maillage associatif existant sur les quartiers ou encore la relative faiblesse de la s&#233;gr&#233;gation entre le centre et la p&#233;riph&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, neuf fois sur dix, on n'est pas un &#171; jeune de cit&#233; &#187; quand on est jeune et qu'on habite la cit&#233;. La plupart d'entre eux ont opt&#233; pour l'invisibilit&#233;, cherchant &#224; se d&#233;marquer du reste de la population en limitant au strict n&#233;cessaire leur pr&#233;sence dans l'espace public. Ceux qui ont investi la rue en y concentrant leurs r&#233;seaux relationnels, familiaux, amicaux, amoureux et professionnels sont souvent issus des familles les plus d&#233;munies. S'ils fuient le foyer familial, c'est qu'il est fr&#233;quemment matricentr&#233; et qu'ils vont chercher un lieu refuge o&#249; ils pourront trouver des mod&#232;les structurants. Ils y d&#233;couvrent la jalousie, l'envie, le manque et la frustration &#224; l'origine de rivalit&#233;s et de conflits qui donnent au quotidien un caract&#232;re impr&#233;visible et chaotique. La jouissance &#233;ph&#233;m&#232;re s'y pr&#233;f&#232;re &#224; une vie de privation. L'existence n'ayant que peu de valeur, tout est bon pour l'&#233;prouver. L'investissement scolaire se pr&#234;te mal &#224; cette fascination pour les valeurs privil&#233;gi&#233;es par le groupe que sont la force et le courage physique. &#171; Dans les rues des quartiers pauvres, les meurtrissures de l'&#226;ge adulte arrivent vite, mais les b&#233;n&#233;fices du statut adulte tardent &#224; se manifester, s'ils surviennent un jour &#187; (p.181).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment r&#233;ussir &#224; pacifier notre soci&#233;t&#233; dans un contexte o&#249; le mat&#233;rialisme effr&#233;n&#233; au marketing de plus en plus cibl&#233; c&#244;toie l'explosion des in&#233;galit&#233;s mat&#233;rielles ? Rien d'&#233;tonnant donc &#224; ce qu'aux jacqueries paysannes et aux r&#233;voltes ouvri&#232;res, aient succ&#233;d&#233; les &#233;meutes des banlieues. Ce dont ces jeunes ont le plus besoin, ce n'est pas de la possibilit&#233; de s'&#233;lever dans un syst&#232;me m&#233;ritocratique, mais d'une justice &#233;conomique pour chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dilecta, 2006 (190 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Se r&#233;ins&#233;rer en construisant sa maison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/se-reinserer-en-construisant-sa</link>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>845</dc:subject>

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&lt;p&gt;Social actualit&#233;sDossier : Se r&#233;ins&#233;rer en construisant sa maison Du taudis &#224; un vrai logementReportage &#224; Audincourt (Doubs) : &#171; Je le fais pour mes filles &#187;Entretien avec Rachid Maziane, responsable du p&#244;le insertion habitatLe retour des bidonvilles dans la banlieue lyonnaiseRebondsInitiative Missions de rue &#224; Marseille avec les travailleurs pairsLivres Jeunes dangereux, jeunes en danger - Thomas SauvadetOui &#224; une soci&#233;t&#233; avec les jeunes des cit&#233;s - Jo&#235;lle BordetCulture Septi&#232;me festival Handistars (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Se r&#233;ins&#233;rer en construisant sa maison&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Du taudis &#224; un vrai logement&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Reportage &#224; Audincourt (Doubs) : &#171; Je le fais pour mes filles &#187;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Rachid Maziane, responsable du p&#244;le insertion habitat&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le retour des bidonvilles dans la banlieue lyonnaise&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Jeunes dangereux, jeunes en danger - Thomas Sauvadet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oui &#224; une soci&#233;t&#233; avec les jeunes des cit&#233;s - Jo&#235;lle Bordet&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Septi&#232;me festival Handistars dans le Morbihan&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Quelle volont&#233; politique pour le handicap ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le bon, la douce et la caillera</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-bon-la-douce-et-la-caillera</link>
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		<dc:date>2007-06-21T14:57:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
		<dc:subject>845</dc:subject>

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&lt;p&gt;Sophie, journaliste au sein d'un grand quotidien en a ras le bol des conf&#233;rences de presse parisiennes aseptis&#233;es sur la jeunesse des quartiers populaires. En 2006, son r&#233;dacteur en chef, l'envoie de l'autre c&#244;t&#233; du p&#233;riph, histoire d'enqu&#234;ter sur la vie dans les cit&#233;s, un an apr&#232;s les r&#233;voltes urbaines. Elle n'est pas rassur&#233;e. S&#233;kou, un jeune d'origine malienne, qui a grandi dans le quartier Lescure &#224; Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) lui sert de guide. Apr&#232;s quelques ann&#233;es de d&#233;linquance, il est (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton1875-a42f6.jpg?1693898853' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sophie, journaliste au sein d'un grand quotidien en a ras le bol des conf&#233;rences de presse parisiennes aseptis&#233;es sur la jeunesse des quartiers populaires. En 2006, son r&#233;dacteur en chef, l'envoie de l'autre c&#244;t&#233; du p&#233;riph, histoire d'enqu&#234;ter sur la vie dans les cit&#233;s, un an apr&#232;s les r&#233;voltes urbaines. Elle n'est pas rassur&#233;e. S&#233;kou, un jeune d'origine malienne, qui a grandi dans le quartier Lescure &#224; Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) lui sert de guide. Apr&#232;s quelques ann&#233;es de d&#233;linquance, il est aujourd'hui au ch&#244;mage et s'investit dans la vie associative. Refusant d'&#234;tre catalogu&#233; comme un &#171; grand fr&#232;re &#187;, il se d&#233;finit plut&#244;t comme un &#171; facilitateur &#187;. Hostile &#224; l'int&#233;gration r&#233;publicaine &#224; la Fran&#231;aise, il ne boude pas la discrimination positive. Son fr&#232;re jumeau, Djibril, lui, &#171; kiffe le drapeau tricolore &#187;, croit &#224; la devise de la R&#233;publique et trace sa route avec rigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;coutant le r&#233;cit de la vie de son guide, Sophie d&#233;couvre le r&#233;el des quartiers dits &#171; en difficult&#233;s &#187;, leurs probl&#232;mes, leurs douleurs, leur force et leur vitalit&#233;. &#171; Le bon, la douce et la caillera &#187;, est compos&#233; de neuf histoires romanc&#233;es, inspir&#233;es de faits r&#233;els. L'auteur, Diaby Doucour&#233;, 29 ans, est n&#233;, vit et travaille dans les quartiers populaires de Seine-Saint-Denis et estime que &#171; pour agir et transformer en profondeur la soci&#233;t&#233;, il vaut mieux &#234;tre &#224; l'int&#233;rieur qu'en dehors &#187; &lt;a href=&#034;http://www.diaby-doucoure.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Voir son site&lt;/a&gt;. Son livre est &#224; la fois dr&#244;le et inattendu. Il invite m&#234;me les lecteurs &#224; &#233;crire la suite avec lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. l'Harmattan, 2007 (176 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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