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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le combat des associations pour leur survie</title>
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		<dc:subject>840</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis quelques mois, les associations d'un d&#233;partement francilien se sentent en voie d'asphyxie. Devant le silence persistant des pouvoirs publics, un rapport de force s'est engag&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est pas anodin que le d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; Royal-Sarkozy ait d&#233;rap&#233; la semaine derni&#232;re sur la question du handicap. Les pouvoirs publics d&#233;clinent leur action en termes d'innovation, de d&#233;fis relev&#233;s, d'insertion r&#233;ussie, de solutions personnalis&#233;es, de dignit&#233; et d'autonomie. Pourtant, sur le terrain, les associations rappellent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-840-" rel="tag"&gt;840&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques mois, les associations d'un d&#233;partement francilien se sentent en voie d'asphyxie. Devant le silence persistant des pouvoirs publics, un rapport de force s'est engag&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'est pas anodin que le d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; Royal-Sarkozy ait d&#233;rap&#233; la semaine derni&#232;re sur la question du handicap. Les pouvoirs publics d&#233;clinent leur action en termes d'innovation, de d&#233;fis relev&#233;s, d'insertion r&#233;ussie, de solutions personnalis&#233;es, de dignit&#233; et d'autonomie. Pourtant, sur le terrain, les associations rappellent r&#233;guli&#232;rement les difficult&#233;s qu'elles rencontrent. Ainsi, un collectif m&#232;ne-t-il un combat pour maintenir les moyens de leur fonctionnement : impuls&#233; en octobre 2006, il est compos&#233; de dix-neuf associations gestionnaires de l'Essonne et repr&#233;sente 2 300 postes &#233;quivalents temps plein, environ 3 100 r&#233;sidents &#8212; enfants et adultes, accueillis dans cinquante et un &#233;tablissements &#8212;, et plus de 4 000 patients pris en charge dans dix centres m&#233;dico-psycho-p&#233;dagogiques (CMPP). Sa charte pr&#233;cise ses principaux objectifs : renforcer la repr&#233;sentativit&#233; des associations vis-&#224;-vis des autorit&#233;s de tutelle et conduire des actions d'int&#233;r&#234;t commun (art. 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est &#224; la fois simple et complexe. En fin d'ann&#233;e 1999, la plupart des &#233;tablissements avaient sign&#233; des accords d'am&#233;nagement et de r&#233;duction du temps de travail (ARTT) : les lois Aubry pr&#233;voyaient une r&#233;duction du temps de travail de 10 %, compens&#233;e par la cr&#233;ation d'emplois &#224; hauteur de 6 %. Pour la financer, des aides de l'&#201;tat &#233;taient pr&#233;vues sur cinq ans : &#224; ce terme, la r&#233;organisation du travail dans les entreprises &#233;tait cens&#233;e g&#233;n&#233;rer un gain de productivit&#233; permettant la p&#233;rennisation de ces postes. Mais, expliquent les associations, &#171; quand la compensation du passage aux 35 heures s'est traduite par des cr&#233;ations de postes, c'est le nombre de salari&#233;s qui a &#233;t&#233; augment&#233;, non le temps accord&#233; aux personnes accueillies. Au contraire, il s'en est fallu de 4 % du temps total irr&#233;m&#233;diablement perdu alors que le taux d'encadrement &#233;tait d&#233;j&#224; notoirement insuffisant, tout particuli&#232;rement dans les &#233;tablissements qui accueillaient les personnes le plus gravement handicap&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique, poursuit le collectif, &#171; est par d&#233;finition &#233;trang&#232;re au travail d'accompagnement et de soin sp&#233;cifiques au secteur m&#233;dico-social &#187;. La direction d&#233;partementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) reste sourde aux demandes r&#233;it&#233;r&#233;es. L'inqui&#233;tude et le d&#233;ficit s'accroissent : que vont devenir les postes en question ? Que ce soit pour les usagers, les parents, les salari&#233;s ou les associations gestionnaires, la suppression ou le non remplacement de postes &#233;quivaut &#224; une baisse de qualit&#233; du service rendu d'autant plus paradoxale que la loi de 2002 demande &#224; ce que les personnes prises en charge soient plac&#233;es &#171; au centre du dispositif &#187;. L'&#201;tat, en somme, demande aux associations d'augmenter le nombre de personnes accueillies pour accro&#238;tre le financement permettant le maintien des postes menac&#233;s, ou de remplacer les d&#233;parts &#224; la retraite par des salari&#233;s d&#233;butants ou en emplois pr&#233;caires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce 12 mai, une nouvelle mobilisation est convoqu&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les besoins pourtant ne cessent de cro&#238;tre : or 455 000 heures de travail par an aupr&#232;s des handicap&#233;s &#8212; soit l'&#233;quivalent de 250 postes &#8212; risquent de se voir supprim&#233;es dans le d&#233;partement, alors que, selon les associations gestionnaires, &#171; l'insuffisance des effectifs des personnels est d&#233;j&#224; criante &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Contacts : APAJH 91 - T&#233;l. 01 60 91 75 15. Papillons blancs - T&#233;l. 01 69 02 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Celles-ci pointent des paradoxes : depuis 2005, la loi pr&#233;conise l'int&#233;gration scolaire des enfants handicap&#233;s, mais les effectifs d'enseignants sp&#233;cialis&#233;s et les aides &#224; la vie scolaire sont menac&#233;s. Malgr&#233; leur nouvelle appellation (ESAT, &#233;tablissements et services d'aide au travail), les centres d'aide par le travail (CAT) sont de plus en plus frapp&#233;s par le ch&#244;mage&#8230; Certaines maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es (MAS) souffrent encore de conditions d'h&#233;bergement d&#233;plorables&#8230; Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 novembre 2006, un premier rassemblement avait eu lieu &#224; Arpajon (photo). Une audience au minist&#232;re de la Sant&#233; n'a, le 31 janvier dernier, d&#233;bouch&#233; sur aucune solution concr&#232;te&#8230; Le d&#233;put&#233; local est intervenu en mars aupr&#232;s de la DDASS de l'Essonne, se voyant r&#233;pondre sur &#171; les in&#233;galit&#233;s entre gestionnaires concernant le suivi du dispositif, certains ayant su anticiper la fin des aides financi&#232;res, d'autres non &#187; ! Assertion rejet&#233;e par le minist&#232;re lui-m&#234;me, celui-ci rappelant que la r&#233;solution de cette question d&#233;pendait essentiellement de la dotation affect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi ce 12 mai (15 heures devant le minist&#232;re de la Sant&#233; - 8, avenue de S&#233;gur - 75007 Paris), une nouvelle mobilisation est convoqu&#233;e, cette fois &#8211; ci en pr&#233;sence des personnes handicap&#233;es (avec l'accord des familles). Selon le pr&#233;sident de l'APAJH joint quelques jours avant, &#171; deux &#224; trois mille personnes devraient y participer &#187;. Un courrier adress&#233; aux &#233;lus de l'Essonne en avril les a invit&#233;s &#224; y participer : &#171; Votre pr&#233;sence aux c&#244;t&#233;s des personnes en situation de handicap serait un symbole fort au moment o&#249; leur insertion sociale et citoyenne ne doit pas rester au niveau d'un simple effet d'annonce, d'une simple d&#233;claration d'intentions &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contacts : APAJH 91 - T&#233;l. 01 60 91 75 15. Papillons blancs - T&#233;l. 01 69 02 12 80. ADPEP 91 - T&#233;l. 01 69 11 46 91&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Banlieues. De l'&#233;meute &#224; l'espoir</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Banlieues-De-l-emeute-a-l-espoir</link>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>840</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#234;me si l'auteur se compla&#238;t parfois dans l'autoc&#233;l&#233;bration, n'h&#233;sitant pas &#224; plusieurs reprises &#224; souligner l'excellence avec laquelle il a exerc&#233; sa fonction d'&#233;ducateur de rue, apr&#232;s tout, il n'y a pas de mal &#224; se faire du bien. Et au-del&#224; de cette pointe de narcissisme, l'on pourra lire son r&#233;cit comme un hommage &#224; une profession qui travaille efficacement, mais &#224; bas bruit. Tant qu'ils sont l&#224;, on ne les remarque pas forc&#233;ment. C'est quand ils partent, victimes de financeurs obtus et &#224; la courte vue, que (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton1806-88e13.jpg?1694315969' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si l'auteur se compla&#238;t parfois dans l'autoc&#233;l&#233;bration, n'h&#233;sitant pas &#224; plusieurs reprises &#224; souligner l'excellence avec laquelle il a exerc&#233; sa fonction d'&#233;ducateur de rue, apr&#232;s tout, il n'y a pas de mal &#224; se faire du bien. Et au-del&#224; de cette pointe de narcissisme, l'on pourra lire son r&#233;cit comme un hommage &#224; une profession qui travaille efficacement, mais &#224; bas bruit. Tant qu'ils sont l&#224;, on ne les remarque pas forc&#233;ment. C'est quand ils partent, victimes de financeurs obtus et &#224; la courte vue, que l'on constate combien ils jouaient un r&#244;le essentiel &#224; l'&#233;quilibre du quartier. Le travail de ces intervenants ne rel&#232;ve ni de la pacification sociale, ni d'un contr&#244;le instrumentalis&#233; par le pouvoir politique. Il consiste &#224; mettre &#224; profit la compr&#233;hension de la r&#233;alit&#233; du terrain et la reconnaissance par les jeunes et la population pour faire baisser les tensions non seulement en rappelant la loi mais aussi en favorisant la verbalisation. Il faut du temps pour qu'un &#233;ducateur de rue acqui&#232;re la l&#233;gitimit&#233; suffisante : il est n&#233;cessaire pour cela qu'il gagne la confiance et construise une relation avec des jeunes qui le plus souvent se m&#233;fient des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y arriver, il doit &#234;tre anim&#233; d'une volont&#233; d'aller de l'avant, d'observer et de d&#233;couvrir, s'invitant dans les cages d'escalier, sillonnant les all&#233;es du quartier, s'impr&#233;gnant de l'atmosph&#232;re, partageant le quotidien. Il pallie les manques et les absences, agissant comme une sorte de funambule qui cherche son &#233;quilibre dans l'entre-deux, entre le jeune et les institutions : &#171; Quand l'espace public est pris en otage et devient le lieu du hors-la-loi, une zone de non-droit, l'&#233;ducateur de rue reste le seul adulte qui fait face, un petit pointill&#233; qui essaie de tenir et de contenir avec du lien, avec des mots et sans matraques &#187; (p.78). Ce professionnel n'a comme seul moyen que le verbe, la sinc&#233;rit&#233; et l'investissement authentique et sinc&#232;re, vertus que les jeunes vont aller v&#233;rifier en priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Bodard nous dresse un certain nombre de portraits d'adolescents et nous d&#233;crit des situations qui nous font entrer dans l'ordinaire de ce travail de pointill&#233;, de trait d'union qui tente de maintenir un lien, aussi t&#233;nu soit-il. L'illustration la plus remarquable est sans doute l'action engag&#233;e au c&#339;ur d'un centre commercial squatt&#233; par un groupe de jeunes d&#233;s&#339;uvr&#233;s. Les commer&#231;ants tous pr&#234;ts &#224; en appeler &#224; la r&#233;pression se laisseront convaincre par le projet de l'&#233;quipe de pr&#233;vention autour d'un atelier sport de combat. Cette proposition permettra de calmer la situation en permettant &#224; ces jeunes &#224; fleur de peau de jouer et d'ext&#233;rioriser la violence dans un cadre structur&#233; et autoris&#233;, apprenant ainsi &#224; g&#233;rer leurs frustrations et &#224; canaliser leurs impulsions. Des ouvrages comme celui-ci devraient se multiplier pour convaincre tant l'opinion publique que les politiques de l'utilit&#233; et de la pertinence du travail des &#233;ducateurs de rue. Malheureusement, le nombre de ces professionnels est rest&#233; le m&#234;me depuis 1989.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Regain, 2007 (241 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'allumette et la bombe. Jeunes : l'horreur carc&#233;rale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-allumette-et-la-bombe-Jeunes-l-horreur-carcerale</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Notre pays a peur de ses adolescents d&#233;linquants. Pendant longtemps, les consid&#233;rant comme des enfants pervers, in&#233;ducables, inaffectifs et surtout incapables de s'amender, il les a rel&#233;gu&#233;s dans des bagnes et autres colonies p&#233;nitentiaires. L'action engag&#233;e &#224; partir de 1945 et qui visait &#224; leur &#233;ducation a port&#233; ses fruits. Et puis, quand la machine &#224; int&#233;grer est tomb&#233;e en panne et que l'emploi n'est plus venu absorber les jeunes trublions, on est progressivement pass&#233; de 13 500 mineurs concern&#233;s par la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton1805-70336.jpg?1694315969' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre pays a peur de ses adolescents d&#233;linquants. Pendant longtemps, les consid&#233;rant comme des enfants pervers, in&#233;ducables, inaffectifs et surtout incapables de s'amender, il les a rel&#233;gu&#233;s dans des bagnes et autres colonies p&#233;nitentiaires. L'action engag&#233;e &#224; partir de 1945 et qui visait &#224; leur &#233;ducation a port&#233; ses fruits. Et puis, quand la machine &#224; int&#233;grer est tomb&#233;e en panne et que l'emploi n'est plus venu absorber les jeunes trublions, on est progressivement pass&#233; de 13 500 mineurs concern&#233;s par la justice en 1954 &#224; plus de 100 000 aujourd'hui. Face &#224; cette vague, beaucoup veulent en d&#233;coudre avec eux sans essayer de les comprendre. &#171; Jamais depuis un demi-si&#232;cle la volont&#233; des pouvoirs publics n'a &#233;t&#233; aussi aveugl&#233;ment r&#233;pressive envers les jeunes d&#233;linquants &#187; (p.143). Les jeunes de banlieues ont eux aussi peur de la vie que notre soci&#233;t&#233; leur a tricot&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Ollivier d&#233;crit l'enfermement dans des ghettos, la stigmatisation par une presse instrumentalis&#233;e, le harc&#232;lement de la police, une r&#233;pression de plus en plus f&#233;roce autant qu'inefficace&#8230; Les sommes faramineuses consacr&#233;es &#224; la cr&#233;ation des &#233;tablissement p&#233;nitentiaires pour mineurs manquent &#224; l'action pr&#233;ventive. Ainsi le calcul a &#233;t&#233; fait du co&#251;t de construction de 60 cellules qui &#233;quivaut &#224; la prise en charge en milieu ouvert de 1 200 jeunes durant huit ans ! Ceux qu'on incarc&#232;re sont avant tout des victimes brutalis&#233;es par la vie, priv&#233;es d'amour ou confront&#233;es &#224; un trop plein &#233;touffant dans leur famille, abandonn&#233;es par les adultes. Quand ils sortent de prison, ce sont soit des loques qu'on a bris&#233;es, soit des ca&#239;ds pleins de haine. La r&#233;cidive concerne 90 % d'entre eux. Pourtant, en les &#233;coutant, on peut entrouvrir la carapace qu'ils se sont fabriqu&#233;e pour se prot&#233;ger des tourments. En leur tendant la main, on peut r&#233;veiller l'enfant recroquevill&#233; en chacun de ces voyous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Ollivier n'est pas un doux r&#234;veur. En 1999 et 2000, il suit &#224; pied la route de la soie, sur 6000 kilom&#232;tres. &#192; son retour, il cr&#233;e une association pour offrir &#224; de jeunes d&#233;linquants volontaires une derni&#232;re chance pour se r&#233;ins&#233;rer. L'association Seuil leur propose une marche de 2000 kilom&#232;tres &#224; l'&#233;tranger. Les adolescents aux existences fracass&#233;es ont le choix entre deux attitudes : se victimiser ou se battre. Une telle marche est un pari fou, comme celui qu'ils pratiquent quotidiennement en transgressant les lois et en risquant l'incarc&#233;ration. Accompagn&#233; par un adulte solide et fiable, le jeune est alors face &#224; la panique qu'implique l'inconnu et au d&#233;licieux frisson du danger. Il d&#233;couvre qu'il est capable du meilleur comme du pire : &#171; Je suis parti, j'&#233;tais un blaireau, je suis revenu en h&#233;ros &#187;. Il se constate capable de d&#233;passer ses limites physiques, de dominer ses peurs de fuite, de juguler ses col&#232;res et de r&#233;sister &#224; la pulsion. La d&#233;monstration est faite : la prison n'est pas la seule solution !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Ph&#233;bus, 2007 (191 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le groupe, une cl&#233; pour l'autonomie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-groupe-une-cle-pour-l-autonomie</link>
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		<dc:date>2007-05-10T13:25:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>840</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;vention</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque semaine, une demi-douzaine de petits patients se retrouvent pour jouer et d&#233;velopper leurs comp&#233;tences dans le centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce du XIIe arrondissement parisien. Des professionnels observent avec discr&#233;tion leurs interactions, leurs difficult&#233;s et leurs progr&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Regarde, mes cheveux poussent &#187;, annonce Candice , une petite fille brune assise sur un pouf rouge dans un coin de la pi&#232;ce. La tr&#232;s souriante C&#233;line, elle, serre quatre poup&#233;es en tissu dans ses bras. V&#234;tue d'un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, une demi-douzaine de petits patients se retrouvent pour jouer et d&#233;velopper leurs comp&#233;tences dans le centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce du XIIe arrondissement parisien. Des professionnels observent avec discr&#233;tion leurs interactions, leurs difficult&#233;s et leurs progr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Regarde, mes cheveux poussent &#187;, annonce Candice&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms des enfants ont &#233;t&#233; chang&#233;s' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une petite fille brune assise sur un pouf rouge dans un coin de la pi&#232;ce. La tr&#232;s souriante C&#233;line, elle, serre quatre poup&#233;es en tissu dans ses bras. V&#234;tue d'un pull orange, L&#233;a fait des tours de trottinette dans la salle. Rosalie, petite blonde aux longs cheveux, est allong&#233;e seule au pied de l'escalier qui m&#232;ne au bac &#224; sable. F&#226;ch&#233;e contre sa maman, elle exprime sa col&#232;re. Nous sommes vendredi, et le groupe enfants du centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) du XIIe arrondissement parisien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Il s'agit du premier Centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) ouvert &#224; (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; accueille six enfants &#226;g&#233;s de cinq ans en moyenne. Dans un grand espace ludique, ils jouent et d&#233;veloppent leurs comp&#233;tences sous le regard discret mais attentif de trois professionnelles : Christine Alais et Anne Magnier, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, animatrices du groupe et Claire Papin, orthophoniste, charg&#233;e de la prise de notes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les enfants du groupe b&#233;n&#233;ficient d'un suivi individuel dans ce CAMSP, assur&#233; par un ou plusieurs professionnels (psychologue, orthophoniste, kin&#233;sith&#233;rapeute, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es&#8230;) en pr&#233;sence de leurs parents. Tous sont &#233;galement int&#233;gr&#233;s dans un lieu d'accueil de la petite enfance (cr&#232;che, halte-garderie, maternelle&#8230;), ont fait l'exp&#233;rience de la s&#233;paration, de la socialisation et de l'apprentissage en groupe. Ils pr&#233;sentent des pathologies diverses ou associ&#233;es (d&#233;calage global du d&#233;veloppement, d&#233;ficience intellectuelle, infirmit&#233; motrice c&#233;r&#233;brale&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au groupe enfants, ils rencontrent des camarades qui ont les m&#234;mes difficult&#233;s qu'eux. En observant leurs jeux, leurs d&#233;placements dans l'espace, leur attitude&#8230;, les professionnels d&#233;couvrent leur personnalit&#233;, leurs strat&#233;gies, leurs comp&#233;tences et leurs difficult&#233;s. Les animatrices ne proposent aucune activit&#233; dirig&#233;e, laissant les enfants explorer, choisir le jeu qui leur convient (grosse boule, &#233;tabli de bricolage, bac &#224; sable situ&#233; en mezzanine, un peu &#224; l'abri des regards&#8230;) Elles interviennent peu mais rappellent le cadre : interdiction de se faire mal ou de faire mal &#224; l'autre, de lancer du sable par-dessus le bac &#224; sable, de grimper sur la rampe et autour des plantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un cadre &#224; la fois contenant et libre qui permet aux enfants de faire des exp&#233;riences et de prendre confiance en eux. &lt;i&gt;&#171; Il y a quinze ans, nous &#233;tions plus directifs,&lt;/i&gt; souligne Christine Alais, &lt;i&gt;si un enfant avait des difficult&#233;s pour accomplir une t&#226;che, nous nous levions pour l'aider. Aujourd'hui nous l'encourageons &#224; faire seul, ce qui ne nous emp&#234;che pas de lui apporter de l'aide si n&#233;cessaire. &#187;&lt;/i&gt; L&#233;a demande d'ailleurs un coup de main pour ouvrir une grosse bo&#238;te de jouets. Toujours assise sur son pouf, Candice commente ce que font les autres enfants, Anne Magnier l'invite &#224; les rejoindre. &lt;i&gt;&#171; Chaque enfant avance &#224; son rythme et une observation fine permet de d&#233;crypter ses progr&#232;s. Si un enfant a un comportement particulier, s'isole, pr&#233;sente des st&#233;r&#233;otypies, nous le laissons aller jusqu'au bout de ce qu'il fait, afin que, port&#233; par le groupe, il sorte de la situation par lui-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; En effet, au bout d'un moment, Rosalie, encore un peu f&#226;ch&#233;e, rejoint le centre de la salle pour jouer. &lt;i&gt;&#171; Voici quelques ann&#233;es, Agn&#232;s, une fillette d&#233;ficiente intellectuelle, peu autonome dans ses jeux, avait tr&#232;s envie de jouer au bac &#224; sable avec les autres enfants mais elle n'y arrivait pas. Nous l'avons encourag&#233;e verbalement durant trois mois. Le jour o&#249; elle a r&#233;ussi &#224; rejoindre les autres, son visage rayonnait, elle avait surmont&#233; une &#233;preuve &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Christine Alais. Aujourd'hui, c'est Candice qui remporte une petite victoire en mettant une chaussette &#224; sa poup&#233;e au bout de cinq bonnes minutes sans demander l'aide de personne et avec un grand sourire. Les enfants prennent confiance en eux, apprennent &#224; se sortir de situations qui leur semblent difficiles et peuvent r&#233;investir cette confiance dans d'autres lieux. Lorsqu'une fillette recherche une relation individuelle, une animatrice se d&#233;place pour parler avec elle, si un conflit &#233;clate entre deux enfants, elle s'assoit non loin d'eux sans intervenir pour apaiser la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'observation et l'accompagnement du groupe enfants est un travail de fourmi. Ainsi, Rosalie, six ans et demi, fr&#233;quente le CAMSP depuis l'&#226;ge de dix-huit mois. &lt;i&gt;&#171; &#192; son arriv&#233;e, elle restait face au mur, qu'elle l&#233;chait,&lt;/i&gt; &#233;voque Anne Magnier, &lt;i&gt;elle pr&#233;sentait des troubles autistiques et une d&#233;ficience intellectuelle. Aujourd'hui, les troubles autistiques sont lev&#233;s, elle a cess&#233; de nous tourner le dos lorsqu'elle s'est sentie comprise et nous demande maintenant de l'aide si elle en a besoin &#187;&lt;/i&gt;. Le groupe a aussi pour objectif d'&#233;viter &#224; l'enfant les souffrances provoqu&#233;es par des troubles surajout&#233;s &#224; son handicap (d&#233;prime, entr&#233;e dans des troubles psychotiques, troubles du comportement&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des groupes de parole pour toute la famille&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est le moment de ranger, tout le monde s'y met sauf Candice qui cherche des limites et refuse un bon moment de rendre les jouets. Avant de partir, enfants et animatrices forment un petit cercle pr&#232;s de la porte. Un rituel appr&#233;ci&#233; des enfants. Ils nomment les pr&#233;sents et les absents, &#233;coutent ou reprennent en c&#339;ur des comptines marrantes. La semaine prochaine, une heure avant le d&#233;but du groupe enfants, les trois professionnelles se r&#233;uniront avec Paulette Letronnier, p&#233;dopsychiatre, pour lui faire part de leurs observations et r&#233;fl&#233;chir avec elle aux besoins de chaque enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Observations qu'elles restitueront &#233;galement au m&#233;decin r&#233;f&#233;rent des enfants lors d'une mini synth&#232;se. Au CAMSP, les groupes se suivent et ne se ressemblent pas : des groupes enfants sont r&#233;unis autour d'une m&#233;diation (dessin, musique, contes&#8230;), des groupes fr&#232;res et s&#339;urs permettent aux fratries des petits patients de partager leurs difficult&#233;s avec d'autres, de livrer ce qui peut les agiter ou les inqui&#233;ter. Des parents se retrouvent chaque mois pour &#233;changer sur leurs pr&#233;occupations. Le CAMSP a toujours le souci de soutenir l'enfant dans son d&#233;veloppement mais aussi d'accompagner sa famille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms des enfants ont &#233;t&#233; chang&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit du premier Centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) ouvert &#224; Paris en 1971. G&#233;r&#233; par l'Entraide universitaire, il accueille 300 enfants par an et compte 42 salari&#233;s. Centre d'assistance &#233;ducative du tout petit - 27/29, rue du Colonel Rozanoff - 75012 Paris. T&#233;l. 01 43 45 86 70&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Roger Salbreux, l'inventeur des CAMSP</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Roger-Salbreux-l-inventeur-des-CAMSP</link>
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&lt;p&gt;P&#233;dopsychiatre, Roger Salbreux a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation des centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP). Il revient sur une naissance difficile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment est n&#233;e l'id&#233;e d'un d&#233;pistage pr&#233;coce des handicaps de la petite enfance ? En 1965, je travaillais &#224; l'association nationale des infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux qui avait constitu&#233; un comit&#233; m&#233;dical. &#192; l'&#233;poque, les p&#233;diatres voyaient arriver dans les h&#244;pitaux des enfants handicap&#233;s moteurs, sensoriels ou mentaux d&#233;j&#224; &#226;g&#233;s de quatre ou cinq ans. Leurs parents (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;P&#233;dopsychiatre, Roger Salbreux a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation des centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP). Il revient sur une naissance difficile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est n&#233;e l'id&#233;e d'un d&#233;pistage pr&#233;coce des handicaps de la petite enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1965, je travaillais &#224; l'association nationale des infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux qui avait constitu&#233; un comit&#233; m&#233;dical. &#192; l'&#233;poque, les p&#233;diatres voyaient arriver dans les h&#244;pitaux des enfants handicap&#233;s moteurs, sensoriels ou mentaux d&#233;j&#224; &#226;g&#233;s de quatre ou cinq ans. Leurs parents avaient d&#251; suivre un v&#233;ritable parcours du combattant pour comprendre pourquoi leur enfant ne marchait pas ou ne parlait pas. Ils allaient de consultation en consultation sans qu'aucune marche &#224; suivre ne leur soit donn&#233;e. On entreprenait des recherches diagnostiques puis les m&#233;decins leur disaient : &#171; Votre enfant est paralys&#233; &#187; ou &#171; Votre enfant est aveugle &#187;, mais ils ne r&#233;pondaient pas grand-chose &#224; leur qu&#234;te de soins, d'accompagnement et surtout d'&#233;ducation. &#192; ce moment-l&#224;, j'&#233;tais &#233;galement responsable d'une consultation d'&#233;pileptologie &#224; l'h&#244;pital Armand Trousseau (Paris) et je r&#233;fl&#233;chissais &#224; la mani&#232;re d'aider les parents en r&#233;pondant globalement &#224; tous les besoins de mes petits patients. Durant la m&#234;me p&#233;riode, ma coll&#232;gue neurop&#233;diatre Monique Hyon-Jomier &#8211; &#233;galement membre du comit&#233; m&#233;dical des IMC &#8212; avait utilis&#233; une consultation de PMI de l'h&#244;pital Bichat (Paris) pour d&#233;pister plus t&#244;t des petits infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; quels besoins cette consultation r&#233;pondait-elle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma coll&#232;gue avait eu l'occasion de voir chez le Professeur Guy Tardieu des jeunes IMC d&#233;j&#224; atteints de luxation spastique de la hanche. Or, cette complication est &#233;vitable par une kin&#233;sith&#233;rapie et des appareillages appropri&#233;s. De m&#234;me, nous &#233;tions tous las de voir en consultation des enfants sourds non appareill&#233;s et d&#233;pourvus de moyen de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre id&#233;e, r&#233;volutionnaire &#224; l'&#233;poque, a &#233;t&#233; d'associer la famille, la r&#233;&#233;ducation et l'aide technique afin que l'enfant se d&#233;veloppe le mieux possible.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;galement compris qu'il fallait &#224; tout prix &#233;viter d'annoncer brutalement le handicap aux parents, mais au contraire en faire des partenaires pour l'&#233;ducation de leur enfant. Pour cela, il fallait co-construire le diagnostic avec eux et les restaurer dans leur r&#244;le de parents. Nous attirions leur attention sur un sympt&#244;me pr&#233;sent&#233; par l'enfant (il ne tient pas sa t&#234;te, il ne parle pas &#224; dix-huit mois&#8230;), nous leur donnions quelque chose &#224; faire pour aider son d&#233;veloppement et, de s&#233;ance en s&#233;ance, nous cherchions les causes et nous construisions ensemble le diagnostic. De pronostic il n'&#233;tait jamais question. Ce faisant, nous placions les parents dans une dynamique o&#249; ils cherchaient plut&#244;t &#224; aider leur enfant &#224; se construire plut&#244;t que de se sentir responsables de son handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1965 &#233;galement, vous vous rendez &#224; Berne (Suisse) avec trois coll&#232;gues pour rencontrer Elisabeth K&#246;ng. Cette p&#233;diatre avait mis en place une consultation dans un h&#244;pital pour le d&#233;pistage et le traitement pr&#233;coce des b&#233;b&#233;s &#224; risque.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, jusque l&#224;, la notion de risque n'&#233;tait pas incluse dans notre raisonnement. &#201;lisabeth K&#246;ng avait inaugur&#233; une consultation de suite des grands pr&#233;matur&#233;s chez lesquels une forme d'IMC est fr&#233;quente (la maladie de Little). Quelques mois plus tard, nous avons invit&#233; &#224; Paris, &#224; une r&#233;union du comit&#233; m&#233;dical de l'IMC, Ad&#233;la&#239;de Grisoni-Colli, neurologue &#224; Milan (Italie) qui appliquait les m&#233;thodes d'&#201;lisabeth K&#246;ng mais en utilisant les m&#232;res comme r&#233;&#233;ducatrices. En effet, deux difficult&#233;s surgissaient dans l'organisation de ce type d'intervention pr&#233;coce : le manque de personnel qualifi&#233; et l'&#233;loignement des familles. Le m&#234;me probl&#232;me se posait en psychiatrie avec la concentration des patients dans de grands asiles loin des villes et l'extr&#234;me difficult&#233; de soins de proximit&#233;. Nous voulions mettre en place des consultations pr&#233;coces et proches du domicile des familles afin de leur &#233;viter de parcourir des centaines de kilom&#232;tres pour rencontrer un sp&#233;cialiste &#224; Paris. C'est pour les m&#234;mes raisons qu'&#224; l'&#233;poque, la psychiatrie a mis en place la sectorisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1970, vous avez cr&#233;&#233; une consultation pr&#233;coce au sein de l'Institut de Pu&#233;riculture de Paris, donnant ainsi naissance &#224; un embryon de CAMSP&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce grand centre de n&#233;onatalogie comptait &#224; ce moment-l&#224; 110 lits r&#233;serv&#233;s aux pr&#233;matur&#233;s. Les grands pr&#233;matur&#233;s sont justement des b&#233;b&#233;s &#224; risque. &#192; la demande du professeur Pierre Satg&#233;, avec Monique Hyon-Jomier, deux pu&#233;ricultrices et deux kin&#233;sith&#233;rapeutes, nous avons ouvert une consultation dans laquelle nous voyions syst&#233;matiquement tous les b&#233;b&#233;s sortis de n&#233;onatalogie, n&#233;s &#224; moins de 1500 g. ou &#224; moins de 32 semaines de terme. Au fil du temps, nous avons &#233;largi la consultation et accueilli les b&#233;b&#233;s &#224; risque social (m&#232;re alcoolique ou drogu&#233;e, m&#232;re psychotique ou en situation de grande pauvret&#233;&#8230;) et &#233;toff&#233; l'&#233;quipe : psychanalyste, psychologue, psychomotricienne, &#233;ducatrice de jeunes enfants&#8230; Ce service &#171; clandestin &#187;, puisque non agr&#233;&#233;, est devenu ensuite le premier CAMSP. Parall&#232;lement, Janine L&#233;vy, kin&#233;sith&#233;rapeute qui s'&#233;tait &#233;galement rendue &#224; Berne, ouvrait le Centre d'assistance &#233;ducative du tout petit (CAE) qui existe toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment le d&#233;cret d'avril 1976 sur les CAMSP a-t-il vu le jour ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s de tr&#232;s longues n&#233;gociations ! Gr&#226;ce &#224; la constitution en 1969, par la Secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Action sociale et &#224; la R&#233;adaptation de l'&#233;poque, d'une commission compos&#233;e notamment des docteurs Marcelle Danzig, &#201;lisabeth Zucman, Jean-Jacques Hazemann et de moi-m&#234;me, laquelle avait pr&#233;par&#233; un projet pratiquement pr&#234;t depuis fin 1970. Les choses tra&#238;naient en raison d'une certaine concurrence avec les textes sur la sectorisation psychiatrique, puis une opportunit&#233; s'est enfin pr&#233;sent&#233;e : les discussions pr&#233;paratoires de la loi du 30 juin 1975 sur les personnes handicap&#233;es. Dans un premier temps, j'ai obtenu l'insertion d'un article 3 portant cr&#233;ation des CAMSP. Cela a permis, d&#232;s l'ann&#233;e suivante, la mise au point avec Marcelle Danzig - alors m&#233;decin inspecteur principal de la sant&#233; &#224; la DGAS - du d&#233;cret d'avril 1976 qui r&#233;glemente les CAMSP, toujours en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les CAMSP ont-ils &#233;volu&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pondant &#224; un besoin &#233;vident, ils se sont multipli&#233;s, on en compte actuellement en France pr&#232;s de 250. Cependant, nous ressentons de l'inqui&#233;tude face &#224; leur sous-dotation syst&#233;matique qui n'accorde pas la moiti&#233; des moyens n&#233;cessaires &#224; leur bon fonctionnement. On peut vraiment parler ici de saupoudrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Limiter les effets du handicap chez l'enfant</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Limiter-les-effets-du-handicap-chez-l-enfant</link>
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		<dc:date>2007-05-10T13:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>840</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;vention</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) accueillent les jeunes enfants pr&#233;sentant un handicap ou un risque de handicap. Soins, soutien aux parents, lien avec les lieux d'accueil de la petite enfance&#8230; autant d'actions au service du d&#233;veloppement de l'enfant. &lt;br class='autobr' /&gt;
B&#233;n&#233;ficier d'un suivi en centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce est une chance pour l'enfant handicap&#233; et un soutien pour ses parents. Lili a un an lorsqu'elle consulte pour la premi&#232;re fois, sa famille a rep&#233;r&#233; une asym&#233;trie dans ses (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prevention" rel="tag"&gt;Pr&#233;vention&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) accueillent les jeunes enfants pr&#233;sentant un handicap ou un risque de handicap. Soins, soutien aux parents, lien avec les lieux d'accueil de la petite enfance&#8230; autant d'actions au service du d&#233;veloppement de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;B&#233;n&#233;ficier d'un suivi en centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce est une chance pour l'enfant handicap&#233; et un soutien pour ses parents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lili&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a un an lorsqu'elle consulte pour la premi&#232;re fois, sa famille a rep&#233;r&#233; une asym&#233;trie dans ses mouvements. Apr&#232;s des s&#233;ances d'observation et une s&#233;rie d'examens, le m&#233;decin de la structure pose le diagnostic : la fillette souffre d'une h&#233;mipl&#233;gie cong&#233;nitale gauche, d'une &#233;pilepsie difficile &#224; &#233;quilibrer et d'une d&#233;ficience intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe met en place une aide adapt&#233;e de plus en plus importante, plusieurs professionnels suivent Lili : m&#233;decin, psychologue, kin&#233;sith&#233;rapeute, orthop&#233;diste et orthophoniste. &#192; deux ans, elle marche et int&#232;gre une halte garderie. Aujourd'hui &#226;g&#233;e de 6 ans et demi, sa marche est toujours incertaine, sa main gauche peu fonctionnelle et elle souffre encore de crises d'&#233;pilepsie, mais quelle &#233;volution depuis son entr&#233;e au CAMSP ! &lt;i&gt;&#171; La famille de Lili &#233;tait en difficult&#233; psychosociale, la m&#232;re d&#233;pass&#233;e, le p&#232;re violent, &lt;/i&gt; souligne Katy Fuentes, pr&#233;sidente de l'Association nationale des &#233;quipes contribuant &#224; l'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (Anecamsp)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Fond&#233;e en 1982, l'association rassemble des professionnels et des grandes (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;Le couple s'est s&#233;par&#233;, nous avons propos&#233; &#224; la m&#232;re une mesure d'assistance &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) qu'elle a accept&#233;e facilement. Lorsqu'elle accompagne sa fille au CAMSP, une travailleuse familiale s'occupe de son autre enfant. M&#232;re et fille ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une psychoth&#233;rapie individuelle et conjointe et sont sorties de la d&#233;pression. Lili participe &#224; un groupe conte au sein du CAMSP, l'occasion de rencontrer d'autres enfants qui partagent ses difficult&#233;s et de gagner en autonomie de pens&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Ce suivi global et pr&#233;coce lui a permis de d&#233;velopper au mieux ses potentiels, aujourd'hui elle est en grande section de maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce ont souffl&#233; leurs trente bougies en 2006. Ils accueillent en ambulatoire les enfants de 0 &#224; 6 ans pr&#233;sentant des difficult&#233;s (troubles psychomoteurs, d&#233;ficits moteurs et sensoriels, troubles du langage, polyhandicap&#8230;) et assurent plusieurs missions : d&#233;pistage, pr&#233;vention, diagnostic, traitement, accompagnement des parents et soutien &#224; l'int&#233;gration de l'enfant handicap&#233; dans les lieux d'accueil de la petite enfance. &lt;i&gt;&#171; La naissance d'un enfant handicap&#233; ou &#224; risque de handicap repr&#233;sente toujours pour ses parents une atteinte &#224; leur propre identit&#233;, &#224; leur narcissisme et provoque des sentiments de r&#233;volte, de d&#233;sespoir et de culpabilit&#233;,&lt;/i&gt; souligne le p&#233;dopsychiatre Roger Salbreux, un des &#171; inventeurs &#187; des CAMSP (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Roger-Salbreux-l-inventeur-des-CAMSP' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;Confront&#233;s &#224; ce douloureux probl&#232;me, souvent d&#232;s la sortie de la maternit&#233; ou du service de n&#233;onatalogie dans lequel l'enfant a s&#233;journ&#233;, ils sont dans la plupart des cas &#224; la recherche d'une aide adapt&#233;e. Celle-ci ne pourra l'&#234;tre que si elle permet &#224; ces parents en crise d'investir leur enfant, d'avoir pour lui un projet, de se sentir comp&#233;tents &#224; son &#233;gard. &#187;&lt;/i&gt; Ainsi l'&#233;quipe accompagne-t-elle la famille afin que l'enfant d&#233;veloppe au mieux ses potentialit&#233;s en &#233;vitant le surhandicap et que les parents int&#232;grent sa diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_662 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH341/1-_c_eye_press_new-37d73.png?1694315969' width='500' height='341' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;strong&gt;CAMSP : &#233;quipes pluridisciplinaires, in&#233;galit&#233;s territoriales&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord r&#233;f&#233;renc&#233;s en centres m&#233;dico psychop&#233;dagogiques (CMPP), l'identit&#233; propre des CAMSP a &#233;t&#233; actualis&#233;e par les lois de 1975 sur le secteur social et m&#233;dico-social et ils sont officiellement n&#233;s avec le d&#233;cret du 15 avril 1976. L'orientation vers le CAMSP se fait le plus souvent par le service hospitalier qui d&#233;piste et suit l'enfant en difficult&#233; mais aussi par la PMI, le m&#233;decin de famille, la cr&#232;che&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines structures sont g&#233;r&#233;es par l'h&#244;pital, d'autres par une association. Un m&#233;decin directeur technique et un directeur administratif (pour les CAMSP associatifs) coordonnent une &#233;quipe pluridisciplinaire &#224; la fois m&#233;dicale (m&#233;decin, neuro-p&#233;diatre, p&#233;dopsychiatre, m&#233;decin g&#233;n&#233;ticien, m&#233;decin sp&#233;cialis&#233;&#8230;) et param&#233;dicale (orthophoniste, kin&#233;sith&#233;rapeute, ergoth&#233;rapeute, orthoptiste, psychomotricien, psychologue, assistante sociale, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, &#233;ducateur de jeunes enfants, pu&#233;ricultrice, auxiliaire de pu&#233;riculture, enseignants sp&#233;cialis&#233;s d&#233;tach&#233;s par l'&#201;ducation nationale). Cette &#233;quipe assure un suivi global de l'enfant et de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'assistante sociale informe et accompagne les familles en difficult&#233;, &#233;tablit les dossiers pour la Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH), aide les parents dans la recherche d'un lieu d'accueil petite enfance ordinaire ou sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, tous les CAMSP ne sont pas log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne. Certains accueillent vingt enfants, d'autres jusqu'&#224; deux cents, d'aucuns ont la chance d'avoir une &#233;quipe &#233;toff&#233;e, d'autres pas. Si les Parisiens b&#233;n&#233;ficient de trois structures (bient&#244;t quatre), les d&#233;partements en comptent en g&#233;n&#233;ral une seule et les parents doivent parfois effectuer un trajet de 50 kilom&#232;tres pour accompagner leur enfant en consultation. La Haute-Garonne n'a toujours pas de CAMSP. La plupart des structures accueillent toutes formes de handicaps, d'autres sont sp&#233;cialis&#233;es (surdit&#233;, troubles visuels&#8230;) La prise en charge financi&#232;re est totale et assur&#233;e par la Caisse primaire d'assurance maladie (80 %) et le conseil g&#233;n&#233;ral (20 %).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;quipe pluridisciplinaire, un suivi global&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une famille contacte le CAMSP, le m&#233;decin directeur technique la rappelle rapidement afin d'&#233;valuer si l'enfant doit ou non &#234;tre suivi. Dans l'affirmative, le m&#233;decin fixe un rendez-vous le plus t&#244;t possible (m&#234;me si de nombreuses structures ont aujourd'hui des listes d'attente tr&#232;s importantes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la premi&#232;re consultation, il observe l'enfant, &#233;coute les parents raconter son histoire, faire part de leurs observations au quotidien sur ses capacit&#233;s et incapacit&#233;s. Il a souvent la d&#233;licate mission d'annoncer le handicap aux parents. Si certains handicaps, comme la trisomie, sont imm&#233;diatement visibles, d'autres n&#233;cessitent une longue observation et de nombreux examens avant d'&#234;tre pr&#233;cis&#233;s. Le suivi d&#233;marre souvent par une rencontre de la famille avec le psychologue ou le psychiatre de la structure. Les parents sont invit&#233;s &#224; participer aux consultations. Ainsi assistent-ils par exemple au travail du kin&#233;sith&#233;rapeute qui observe l'enfant dans un contexte ludique, utilise des jouets et transmet ses gestes aux parents afin qu'ils aident l'enfant &#224; r&#233;aliser au quotidien des mouvements b&#233;n&#233;fiques pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe du CAMSP a &#233;galement pour mission de favoriser son int&#233;gration dans les lieux d'accueil de la petite enfance (halte-garderie, cr&#232;che, maternelle&#8230;) Malheureusement, si la loi du 11 f&#233;vrier 2005&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Loi pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation &#224; la (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, pr&#233;voit la scolarisation de tous les enfants handicap&#233;s, elle n'est pas effective, les structures d'accueil &#171; ordinaires &#187; manquant cruellement de formation, d'information et de moyens humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_663 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH247/centre-d_assistance-e_ducative-du-tout-petit-76eec.png?1694315970' width='500' height='247' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traiter l'exclusion avant toute chose&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, l'exclusion, la pr&#233;carit&#233;, les probl&#232;mes de logement&#8230; touchent de plus en plus de familles et les CAMSP doivent prendre en compte les probl&#232;mes psychosociaux qui en d&#233;coulent. Un travail que le p&#233;diatre Maurice Titran effectue depuis 35 ans dans le Nord, d&#233;partement depuis longtemps frapp&#233; par un fort taux de ch&#244;mage, d'alcoolisme et d'extr&#234;me pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment soigner un enfant dont la famille n'a ni logement, ni qualification, ni travail ? &lt;i&gt;&#171; Il faut traiter l'exclusion avant toute chose et restaurer les droits de ces familles. Apr&#232;s seulement elles pourront, avec les professionnels, commencer &#224; sortir d'une spirale difficile &#187;&lt;/i&gt;, insiste ce p&#233;diatre chaleureux qui travaille avec tout un r&#233;seau de partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1981, il cr&#233;e le CAMSP de Roubaix&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Fran&#231;oise Davisse a consacr&#233; un documentaire au travail de Maurice Titran : (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un lieu o&#249; l'&#233;quipe, constitu&#233;e de nombreux b&#233;n&#233;voles, met en place des soutiens qui vont aider l'enfant et sa famille. Elle intervient notamment le plus t&#244;t possible aupr&#232;s des femmes qui risquent d'avoir des troubles de la relation avec leur b&#233;b&#233;, risques rep&#233;r&#233;s &#224; l'occasion d'une premi&#232;re grossesse, d'une consultation &#224; la maternit&#233; ou &#224; la PMI. &lt;i&gt;&#171; Nous proposons des &#233;tayages qui vont permettre &#224; la maman et au b&#233;b&#233; de tomber amoureux,&lt;/i&gt; sourit-il. &lt;i&gt;Pour cela, il faut se conna&#238;tre, se faire confiance, travailler suffisamment longtemps les uns avec les autres. Lorsqu'une maman va mal, fume beaucoup, s'alcoolise ou consomme beaucoup de m&#233;dicaments, le b&#233;b&#233; aura des difficult&#233;s &#224; se d&#233;velopper normalement, voire portera des s&#233;quelles irr&#233;versibles. En travaillant sur la jubilation d'attendre un b&#233;b&#233;, en aidant la m&#232;re &#224; moins fumer, &#224; se sevrer de l'alcool, nous augmentons les capacit&#233;s du b&#233;b&#233; &#224; affronter les difficult&#233;s li&#233;es &#224; l'existence &#187;&lt;/i&gt;. Les probl&#232;mes rencontr&#233;s par la m&#232;re durant la grossesse (errance, alcoolisme, d&#233;pression) peuvent blesser un b&#233;b&#233; en pleine forme et plus encore un b&#233;b&#233; d&#233;j&#224; vuln&#233;rable, comme un enfant trisomique, provoquant des troubles associ&#233;s au handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattach&#233; &#224; l'h&#244;pital g&#233;n&#233;ral, le CAMSP de Roubaix appartient au m&#234;me p&#244;le de soins que les services de pr&#233;natalit&#233;, p&#233;rinatalit&#233;, n&#233;onatalogie et orthog&#233;nie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='CAMSP - 36, rue du Nouveau Monde - 59000 Roubaix. T&#233;l. 03 20 73 19 (...)' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il collabore &#233;galement avec les services d'alcoologie et d'addictologie. Tout cela lui permet de proposer &#224; l'enfant une trajectoire d'accompagnement r&#233;fl&#233;chie et pr&#233;coce. L'alliance th&#233;rapeutique avec les familles tient une place pr&#233;pond&#233;rante au sein de la structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine les m&#232;res, les enfants, une partie de l'&#233;quipe et des b&#233;n&#233;voles se retrouvent autour d'un caf&#233; et d'une activit&#233; (couture, cuisine, jardinage&#8230;) pour discuter, &#233;changer, parler des progr&#232;s r&#233;alis&#233;s par les enfants, &#233;chafauder des projets&#8230; Absence de jugement, solidarit&#233;, bonne humeur, ambiance enveloppante soutiennent les m&#232;res et les enfants. &lt;i&gt;&#171; Les b&#233;n&#233;voles jouent un r&#244;le de m&#233;diateur, rappelant parfois aux soignants, trop exigeants, qu'&#224; l'impossible nul n'est tenu,&lt;/i&gt; souligne Maurice Titran. &lt;i&gt;La situation n'est jamais parfaite alors que nous, m&#233;decins, visons la perfection. Les b&#233;n&#233;voles calment le jeu, ouvrent notre regard sur les potentiels mais aussi les limites de l'enfant et de sa famille &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au CAMSP de Roubaix, de nombreux enfants souffrent des suites du Syndrome d'alcoolisation f&#339;tale (SAF), une intoxication contract&#233;e durant la grossesse. Le cerveau est ab&#238;m&#233; par l'alcool de fa&#231;on irr&#233;versible. Pour lutter contre le SAF, l'&#233;quipe intervient tr&#232;s t&#244;t, en lien avec les sages femmes, la PMI et les services sociaux. Elle soutient les m&#232;res d&#232;s le d&#233;but de leur grossesse, voire avant, leur expliquant les dangers de l'alcool pour le b&#233;b&#233; afin qu'elles r&#233;duisent ou stoppent leur consommation. Chaque semaine un groupe de parole leur permet de reprendre confiance en elles, de s'all&#233;ger de la culpabilit&#233; d'avoir bless&#233; leur enfant. Pour Maurice Titran, &#171; il n'existe pas de fatalit&#233; h&#233;r&#233;ditaire &#187; et un v&#233;ritable compagnonnage avec les parents permet d'am&#233;liorer la situation des enfants, souvent au fil des g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le p&#233;diatre a-t-il rencontr&#233; Madame T. voici dix-sept ans. Elle &#233;tait malade et fortement alcoolis&#233;e. Son alcoolisme masquait une psychopathologie grave. A chacune de ses hospitalisations en psychiatrie, ses enfants &#233;taient brutalement plac&#233;s. Un alcoologue est venu au CAMSP pour rencontrer Madame T. et l'aider &#224; se sevrer. &lt;i&gt;&#171; Au fur et &#224; mesure, les hospitalisations se sont faites plus intelligemment, elles devenaient pr&#233;visibles et nous pouvions anticiper le placement des enfants. Au fil du temps, nous avons trouv&#233; une bonne distance pour que cette femme acc&#232;de aux soins tout en d&#233;veloppant ses talents de maman, &lt;/i&gt; &#233;voque Maurice Titran. &lt;i&gt;En travaillant les uns avec les autres, nous avons d&#233;couvert des choses que, seuls, nous n'aurions pas vues. Le facteur temps est important, tout cela s'acquiert au fil des ann&#233;es &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants de Madame T., fortement &#233;tay&#233;s, sont all&#233;s &#224; l'&#233;cole, aucun n'a obtenu de dipl&#244;me, mais contrairement &#224; leur m&#232;re, les filles ont &#233;pous&#233; un homme qui travaille. Les enfants de Madame T. ne s'alcoolisent pas et ne pr&#233;sentent pas de handicap psychique ou de d&#233;ficience cognitive. Aujourd'hui, ils sont devenus parents &#224; leur tour et leurs enfants se d&#233;veloppent avec un soutien plus l&#233;ger que celui dont ils ont b&#233;n&#233;fici&#233;. &lt;i&gt;&#171; Sur trois g&#233;n&#233;rations, nous assistons &#224; la naissance d'enfants qui pourront d&#233;velopper leurs capacit&#233;s de r&#233;flexion, &lt;/i&gt; souligne le p&#233;diatre, &lt;i&gt;prot&#233;ger un enfant de graves troubles de l'interrelation avec sa m&#232;re lui permet de ne pas perdre ses facult&#233;s cognitives, de ne pas exprimer son mal-&#234;tre par de la violence &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;strong&gt;Accompagner d&#232;s la naissance&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e pr&#233;matur&#233;e, Sophie (le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;) est transf&#233;r&#233;e en service de pneumologie suite &#224; une infection pulmonaire. L'&#233;quipe hospitali&#232;re, inqui&#232;te du regard fuyant de la petite fille, qui peut &#233;voquer un trouble psychique, fait appel au centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce voisin. La m&#232;re de Sophie, tr&#232;s d&#233;prim&#233;e, s'angoisse et craint le d&#233;c&#232;s de sa fille. Le CAMSP la soutient pendant l'hospitalisation puis lui propose un suivi avec le psychiatre de l'&#233;quipe. Gr&#226;ce &#224; des entretiens r&#233;guliers, elle sort de sa d&#233;pression. Plus la m&#232;re va bien, plus Sophie regarde les visages. Auparavant elle les fuyait, celui de sa m&#232;re d&#233;prim&#233;e lui &#233;tant insupportable. Aujourd'hui, la fillette va bien. &lt;i&gt;&#171; L'intervention tr&#232;s pr&#233;coce a sans doute &#233;vit&#233; le d&#233;veloppement d'un trouble psychique &#187;&lt;/i&gt;, souligne Katy Fuentes, pr&#233;sidente de l'Anecamsp.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre difficult&#233; &#224; laquelle sont confront&#233;es les &#233;quipes des CAMSP : la repr&#233;sentation du handicap qui diff&#232;re selon les cultures et n&#233;cessite compr&#233;hension et ajustements. &lt;i&gt;&#171; Certains parents voient dans l'enfant handicap&#233; un cadeau de Dieu, d'autres une punition,&lt;/i&gt; illustre Katy Fuentes. &lt;i&gt;Nos psychologues travaillent avec les familles sur leur repr&#233;sentation mais cela n'est pas simple et a des cons&#233;quences sur le d&#233;veloppement psychique de l'enfant (surprotection, rejet&#8230;) &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quipes ont parfois du mal &#224; communiquer avec les familles non francophones, comme celles de la communaut&#233; chinoise, tr&#232;s importante &#224; Paris. Ces familles vivent en vase clos et la plupart du temps n'apprennent pas le fran&#231;ais. Aussi l'&#233;change et la communication avec elles s'av&#232;rent-ils difficiles pour les &#233;quipes. &lt;i&gt;&#171; Les parents viennent, assistent aux s&#233;ances mais ne comprennent pas forc&#233;ment tout ce qui se passe,&lt;/i&gt; explique Katy Fuentes. &lt;i&gt;Le handicap n'est pas tr&#232;s connu en Chine car avec la politique des naissances, les enfants handicap&#233;s ne vivent pas&#8230; &#8220;Jouer&#8221; avec un enfant handicap&#233; semble bizarre et peu th&#233;rapeutique aux parents, aussi faisons-nous appel aux interpr&#232;tes m&#233;diateurs de l'association Enfants du Monde pour nous comprendre mutuellement &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;thique est &#233;galement tr&#232;s importante dans le travail en CAMSP. &#171; Nous devons prot&#233;ger le b&#233;b&#233; ou le jeune enfant tout en &#233;tant &#224; l'&#233;coute des souhaits de ses parents, rappelle Roger Salbreux. Quelquefois les parents sont dans le d&#233;ni, sous-estimant les difficult&#233;s de l'enfant, voulant l'int&#233;grer dans un lieu d'accueil ordinaire alors que s'il ne parle pas bien ou souffre de troubles autistiques, il sera mieux dans un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233;. Nous cherchons toujours l'int&#233;r&#234;t de l'enfant en essayant ne pas entrer en contradiction avec les souhaits de la famille, ce n'est pas toujours facile &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fond&#233;e en 1982, l'association rassemble des professionnels et des grandes associations nationales de professionnels et de parents ayant pour objectif commun fondamental le droit de l'enfant en difficult&#233; et de sa famille &#224; recevoir les soins et l'&#233;ducation de qualit&#233; qu'ils requi&#232;rent. &lt;a href=&#034;http://www.anecamsp.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anecamsp&lt;/a&gt; - 10, rue Erard, escalier 5 - 75012 Paris. T&#233;l. 01 43 42 09 10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Loi pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation &#224; la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fran&#231;oise Davisse a consacr&#233; un documentaire au travail de Maurice Titran : La consultation : docteur &#233;coute maman, 1998. Contact : 01 47 03 40 00 - &lt;a href=&#034;http://www.pointdujour.fr&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.pointdujour.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CAMSP - 36, rue du Nouveau Monde - 59000 Roubaix. T&#233;l. 03 20 73 19 19&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce</title>
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