<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=470&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Un accompagnement sur mesure</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-accompagnement-sur-mesure</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-accompagnement-sur-mesure</guid>
		<dc:date>2007-03-15T15:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ITEP Paul Lambert &#224; Toulouse est sp&#233;cialis&#233; dans l'accueil de jeunes en difficult&#233; relationnelle et en &#233;chec scolaire qui viennent l&#224; pour tenter de surmonter leurs probl&#232;mes et r&#233;int&#233;grer le circuit classique. L'une des clefs de la r&#233;ussite du centre est la pluridisciplinarit&#233; de l'&#233;quipe coupl&#233;e &#224; une prise en charge individuelle &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une ancienne maison de ma&#238;tre en brique rose entour&#233;e d'arbres et de jardins. Une curiosit&#233; dans ce foisonnement de tours et de barres de la Reynerie, l'un des quartiers du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'ITEP Paul Lambert &#224; Toulouse est sp&#233;cialis&#233; dans l'accueil de jeunes en difficult&#233; relationnelle et en &#233;chec scolaire qui viennent l&#224; pour tenter de surmonter leurs probl&#232;mes et r&#233;int&#233;grer le circuit classique. L'une des clefs de la r&#233;ussite du centre est la pluridisciplinarit&#233; de l'&#233;quipe coupl&#233;e &#224; une prise en charge individuelle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une ancienne maison de ma&#238;tre en brique rose entour&#233;e d'arbres et de jardins. Une curiosit&#233; dans ce foisonnement de tours et de barres de la Reynerie, l'un des quartiers du Mirail, banlieue turbulente de Toulouse. L'institut &#233;ducatif, th&#233;rapeutique et p&#233;dagogique (ITEP) Paul Lambert&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='ITEP Paul Lambert - 2 rue Raymond Lizop - 31100 Toulouse. T&#233;l. 05 61 19 27 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui occupe les lieux, tient &#224; cet ancrage territorial : &lt;i&gt;&#171; C'est bien, pour r&#233;pondre aux besoins du quartier, qu'on soit install&#233; ici. On a pens&#233; partir ailleurs quand on nous a expropri&#233;s d'une partie de nos locaux et terrains pour y construire une station de m&#233;tro. Et puis on s'est dit que pour nos jeunes, &#234;tre &#224; dix minutes du centre-ville, c'&#233;tait pas mal &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Andr&#233; Ruiz, directeur du centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses jeunes, des enfants et des adolescents pr&#233;sentant des troubles du caract&#232;re et du comportement, mal en classe et mal dans la vie, ont &#233;t&#233; envoy&#233;s l&#224; pour travailler leur probl&#232;mes de comportement en vue de r&#233;int&#233;grer le circuit &#171; ordinaire &#187; le plus rapidement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrefois fi&#232;re de remettre sur les rails 80 % des &#233;l&#232;ves qui lui &#233;taient confi&#233;s, l'&#233;quipe doit se contenter aujourd'hui de 70 % voire 65 % de r&#233;ussite. &lt;i&gt;&#171; Le niveau scolaire a baiss&#233;. Il y a quinze ans, on pr&#233;parait les &#233;l&#232;ves &#224; entrer dans le secondaire, d&#233;sormais il faut les aider dans l'apprentissage de base de la lecture et de l'&#233;criture &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-il. Du coup, les jeunes restent plus longtemps dans le centre : deux ans et demi en moyenne. Aux difficult&#233;s scolaires se greffent d'autres probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, les &#233;l&#232;ves pr&#233;sentent des troubles psychopathologiques plus importants que par le pass&#233;, et cela est d'autant plus inqui&#233;tant que la situation sociale des familles s'est &#233;galement aggrav&#233;e. Ce constat est partag&#233; par tous les directeurs d'ITEP. &lt;i&gt;&#171; Petit &#224; petit nous avons adapt&#233; nos moyens et nos r&#233;ponses &#224; ces &#233;volutions, notamment en d&#233;veloppant, comme la loi nous y incitait, la prise en charge individuelle des jeunes &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, quand un jeune arrive &#224; l'ITEP Paul Lambert, selon son &#233;tat, soit il reste dans le milieu ordinaire et est accompagn&#233; par le service d'&#233;ducation et de soins sp&#233;cialis&#233;s &#224; domicile (SESSD), soit il est inscrit dans le demi-internat de l'&#233;tablissement.. Dans tous les cas la prise en charge est globale et centr&#233;e sur le soin psychoth&#233;rapeutique. &lt;i&gt;&#171; Notre objectif est de traiter les troubles du caract&#232;re et du comportement de ces jeunes qui ont des difficult&#233;s relationnelles, on les aide sur un plan psychoth&#233;rapeutique &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel encadrant est compos&#233; d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, de m&#233;decins psychiatres, de psychologues, de r&#233;&#233;ducateurs psychomotriciens, d'orthophonistes et de neuf enseignants mis &#224; disposition par l'&#233;ducation nationale pour le demi-internat. Tous ces professionnels travaillent en &#233;quipe mais aussi en relation &#233;troite avec les familles : &lt;i&gt;&#171; Quand on re&#231;oit les parents dans le cadre du contrat de s&#233;jour, on leur dit bien qu'on veut les rencontrer souvent, que leur pr&#233;sence est importante et leur participation au projet de leur enfant fondamentale &#187;&lt;/i&gt;, insiste Andr&#233; Ruiz.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;quipe homog&#232;ne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le SESSD accueille trente jeunes &#226;g&#233;s de onze &#224; vingt ans, ils suivent leur scolarit&#233; dans leur &#233;tablissement d'origine et viennent au centre o&#249; ils re&#231;oivent un soutien scolaire et un accompagnement personnalis&#233; &#233;ducatif, scolaire, psychoth&#233;rapeutique et r&#233;&#233;ducatif. Quand le maintien dans le milieu ordinaire n'est plus possible, le jeune est orient&#233; vers le demi internat ou vers un autre ITEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le demi-internat accueille quarante-huit jeunes de onze &#224; dix-sept ans, ils passent toute la journ&#233;e dans le centre et retournent le soir chez eux ou dans un foyer &#224; caract&#232;re social pour certains d'entre eux. Ils sont pris en charge par tout le dispositif th&#233;rapeutique et suivent une scolarit&#233; adapt&#233;e sur place. Les &#233;l&#232;ves sont r&#233;partis selon leur niveau dans des petites classes de quatre &#224; six &#233;l&#232;ves et re&#231;oivent une p&#233;dagogie adapt&#233;e &#224; leurs besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association gestionnaire ARSEAA (Association r&#233;gionale pour la sauvegarde de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte) a sign&#233; une convention avec l'&#233;ducation nationale pour qu'une &#233;quipe enseignante, organis&#233;e en unit&#233; d'enseignement depuis la loi de 2005, soit mise &#224; disposition de l'&#233;tablissement. Des profils de postes semblables &#224; ceux des ZEP ont &#233;t&#233;demand&#233;s : les enseignants sont choisis en fonction de leur formation, de leur parcours ou de leur sensibilt&#233;. Ce n'est pas de la cooptation, juste la volont&#233; de mettre sur pied une &#233;quipe p&#233;dagogique homog&#232;ne qui marche dans la m&#234;me direction pour r&#233;pondre aux besoins sp&#233;cifiques de ces adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que l'histoire est riche. Le centre Paul Lambert est issu de l'ancien Centre p&#233;dotechnique de Saint-Simon, un observatoire du social toulousain &#224; l'origine d'une &#233;cole d'&#233;ducateurs et l'un des creusets de la psychot&#233;rapie institutionnelle. En deux mots, dans la psychoth&#233;rapie institutionnelle, l'environnement peut avoir un effet soignant notamment gr&#226;ce &#224; l'action coordonn&#233;e d'une &#233;quipe pluridisciplinaire. Cette r&#233;f&#233;rence th&#233;orique a influenc&#233;, dans les ann&#233;es soixante, la p&#233;dagogie institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette d&#233;clinaison de la psychoth&#233;rapie appliqu&#233;e &#224; l'&#233;ducation, la mission est confi&#233;e l&#224; aussi &#224; une &#233;quipe pluridisciplinaire. Participative avant l'heure, cette d&#233;marche invite le jeune &#224; la r&#233;flexion commune afin qu'il collabore aussi &#224; la r&#233;ponse &#224; apporter &#224; son propre cas. Comme la psychanalyse, la p&#233;dagogie institutionnelle place le sujet au centre des pr&#233;occupations. La parole y est donc extr&#234;ment importante. &#192; l'Institut Paul Lambert, la place accord&#233;e &#224; la parole est toujours aussi grande. Chaque jour, dans les &#171; groupes parole &#187;, le jeune parle devant le groupe, raconte ce qu'il a fait, ce qu'il pense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;f&#233;rences g&#233;n&#233;rales de base ont &#233;t&#233; enrichies notamment par la psychop&#233;dagogie et la syst&#233;mie. &lt;i&gt;&#171; On s'inspire de la r&#233;f&#233;rence psychanalytique institutionnelle, les enseignants travaillent avec les &#233;ducateurs, les psychologues et le psychiatre, sans oublier le travail avec les familles &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Andr&#233; Ruiz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche du juste &#233;quilibre entre le jeune et sa famille est &#233;galement une clef de la r&#233;ussite. D'un c&#244;t&#233;, les familles sont sollicit&#233;es pour accompagner la d&#233;marche psycho&#233;ducative enclench&#233;e pour leur enfant et de l'autre l'institution travaille &#224; rendre le jeune autonome. En effet, dans certaines situations une relation trop symbiotique peut nuire au d&#233;veloppement des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les aider &#224; devenir plus autonomes, l'ITEP les &#233;loigne physiquement, g&#233;ographiquement. Des transferts sont organis&#233;s ; autrefois quand le centre avait encore des chevaux, ces d&#233;placements se faisaient &#224; cheval jusque dans les for&#234;ts de la montagne Noire. De nos jours, ces projets se sont r&#233;duits mais les voyages ou des &#233;changes avec des coll&#232;ges en France ou en Espagne restent des outils de travail tout &#224; fait pertinents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Implant&#233; dans un quartier o&#249; vit une forte population de migrants les questions transculturelles viennent bousculer les r&#233;f&#233;rences th&#233;oriques de l'institution. D'autant que &#171; ces enfants n&#233;s ici venus d'ailleurs &#187; vivant dans les quartiers du Mirail composent environ 50 % de la population du centre. L'&#233;quipe a interrog&#233; ses pratiques pour les adapter &#224; ces nouvelles r&#233;alit&#233;s. Une grande part est d&#233;sormais consacr&#233;e &#224; la d&#233;couverte de la culture, la sienne et celle de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Travail sur l'image&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ITEP travaille aussi sur sa propre image, celle qu'il donne dans le quartier. Les voisins avouent ne pas trop savoir ce qui se passe dans cette institution qu'ils qualifient parfois de &#171; maison de fous &#187;&#8230; L'&#233;quipe du centre joue l'ouverture. Pour atteindre ses objectifs de r&#233;int&#233;gration sociale, elle multiplie les contacts et les &#233;changes avec les associations du quartier : certains jeunes du centre participent &#224; l'atelier radio de la MJC et partent leur micro en bandouli&#232;re pour r&#233;aliser des prises de sons et des interviews. Quand un tournoi de foot est organis&#233; avec des &#233;ducateurs de pr&#233;vention du conseil g&#233;n&#233;ral de la Haute-Garonne, l'ITEP pr&#234;te ses terrains, un rapprochement a m&#234;me &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; avec le coll&#232;ge du quartier o&#249; les jeunes de l'ITEP vont parfois d&#233;jeuner au self.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des derni&#232;res actions - et pas la moindre - a consist&#233; &#224; peindre une fresque sur un bus dans le cadre d'un projet artistique interculturel, TOP'ARTS, organis&#233; par les entreprises du quartier. Un graffeur professionnel est venu au centre apprendre les bons gestes aux jeunes, puis ils sont all&#233;s directement dans les ateliers de r&#233;paration de Tiss&#233;o, propri&#233;taire des bus et responsable des transports en commun de la ville de Toulouse, peindre directement leur oeuvre sur le bus. &#192; cette d&#233;couverte de l'entreprise s'ajoutait une autre rencontre, celle des chauffeurs qu'il leur arrive d'insulter et dont certains jeunes &#171; caillassent &#187; les bus &#224; l'occasion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'action de cr&#233;ation sert de m&#233;diation pour faire du lien social &#187;&lt;/i&gt;, explique Cathy Jougla, professeur d'arts plastiques &#224; l'institution. Comme elle avait constat&#233; que les jeunes devenaient de plus en plus souffrants et que sa formation ne lui suffisait plus pour s'occuper d'eux, elle a pass&#233; un dipl&#244;me d'art th&#233;rapeute &#224; la fac de m&#233;decine de Toulouse. &#192; partir des cr&#233;ations qu'ils r&#233;alisent, elle peut &#233;tablir un lien plus &#233;troit avec le soin : &lt;i&gt;&#171; Ce travail de renarcissisation permet de mettre en mots leur mal de vivre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois par semaine une r&#233;union de coordination a lieu avec le m&#233;decin psychiatre, c'est l'occasion de faire un travail de mise en commun pour faire le lien avec le projet th&#233;rapeutique global du jeune. &lt;i&gt;&#171; Gr&#226;ce &#224; l'art, ils se laissent davantage aller et acceptent plus facilement de rentrer dans un travail de soin personnel &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-elle. De retour d'un voyage &#224; Barcelone o&#249; ils ont d&#233;couvert et ador&#233; l'oeuvre de Gaudi, les jeunes s'affairent &#224; d&#233;corer des bancs dans le parc du centre avec des mat&#233;riaux de r&#233;cup&#233;ration&#8230; Ils redonnent une seconde vie &#224; des carreaux de couleur comme ils viennent eux aussi chercher une seconde chance, une vie un peu plus rose&#8230; &#171; &lt;i&gt; Une r&#233;ponse &#224; l'&#233;ternelle qu&#234;te de bien-&#234;tre qui fait trop souvent d&#233;faut &#224; ces adolescents de treize ans &#187;&lt;/i&gt;, conclut-elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ITEP Paul Lambert - 2 rue Raymond Lizop - 31100 Toulouse. T&#233;l. 05 61 19 27 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les CMPP et les CAMSP confront&#233;s &#224; leurs limites</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-CMPP-et-les-CAMSP-confrontes-a-leurs-limites</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-CMPP-et-les-CAMSP-confrontes-a-leurs-limites</guid>
		<dc:date>2007-03-15T15:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des listes d'attente interminables aux prises en charge plus longues qu'il y a quinze ans en passant par la multiplication des traitements associant plusieurs disciplines, la pratique ambulatoire est en pleine explosion &lt;br class='autobr' /&gt;
Au centre m&#233;dico psychop&#233;dagogique Brizeux, install&#233; dans le centre-ville de Rennes , le d&#233;lai pour obtenir un rendez-vous est extr&#234;mement long. Entre six mois et un an. Pour le centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce abrit&#233; dans les m&#234;mes locaux, idem. &#171; Quand l'attente d&#233;passe les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des listes d'attente interminables aux prises en charge plus longues qu'il y a quinze ans en passant par la multiplication des traitements associant plusieurs disciplines, la pratique ambulatoire est en pleine explosion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au centre m&#233;dico psychop&#233;dagogique Brizeux, install&#233; dans le centre-ville de Rennes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='CMPP/CAMSP - 27 rue Brizeux - 35700 Rennes. mail : cmppbrizeux@arass.org' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le d&#233;lai pour obtenir un rendez-vous est extr&#234;mement long. Entre six mois et un an. Pour le centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce abrit&#233; dans les m&#234;mes locaux, idem. &lt;i&gt;&#171; Quand l'attente d&#233;passe les six mois, on oriente ailleurs et on dissuade. Notamment en envoyant aux parents un courrier pour qu'ils s'adressent &#224; une autre structure. Les gens nous r&#233;pondent que &#8220;dans les autres structures, c'est pareil&#8221; &#187;&lt;/i&gt;, regrette Lucien Coudrin, directeur de cet &#233;tablissement qui dispose d'un peu plus de douze postes &#233;quivalents temps plein pour le CMPP et de quatre pour le CAMSP. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Du point de vue de la sant&#233; publique, c'est une sacr&#233;e question de ne pas savoir accueillir dans un d&#233;lai bref. Donner un rendez-vous pour une premi&#232;re consultation serait vraisemblablement possible. Mais quelles suites donner apr&#232;s ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Six mois pour obtenir un premier rendez-vous&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#233;diatis&#233; et cuisin&#233; &#224; toutes les sauces depuis une vingtaine d'ann&#233;es, le mot psychiatrie fait aujourd'hui partie du bagage de nombreux professionnels mais aussi des parents. Dans ces conditions, le recours &#224; une consultation sp&#233;cialis&#233;e n'est plus tabou. Par ailleurs, la pr&#233;vention est tr&#232;s efficace, notamment &#224; l'&#233;cole, principal lieu de rep&#233;rage des difficult&#233;s des enfants. &lt;i&gt;&#171; En 2005, 33 % des enfants nous ont &#233;t&#233; adress&#233;s par le milieu scolaire &lt;/i&gt; &#187;, note le responsable. Et un peu plus d'un quart des consultations rel&#232;vent d'une initiative propre aux parents. &lt;i&gt;&#171; Cet engorgement n'est pas propre aux CMPP ; il est commun &#224; tout ce qui est ambulatoire. En venant ici, les parents veulent &#233;viter l'institutionnel, comme la psychiatrie hospitali&#232;re ou l'enseignement sp&#233;cialis&#233;. Car avant tout, ils souhaitent que leur enfant reste dans le syst&#232;me scolaire commun &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, comme dans toute liste d'attente importante, l'in&#233;vitable effet d'&#233;cr&#233;mage r&#233;duit la demande aux seuls cas les plus lourds. Ensuite, l'arithm&#233;tique prend le relais avec un nombre de sortie moins important que celui des entr&#233;es. &lt;i&gt;&#171; 117 sorties pour 169 entr&#233;es en 2004 et 101 contre 132 en 2005 &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Lucien Coudrin. &lt;i&gt;&#171; Il y a une quinzaine d'ann&#233;es, le turnover &#233;tait plus &#233;lev&#233;. Aujourd'hui, la dur&#233;e moyenne d'une prise en charge est de deux &#224; trois ans et nous n'avons quasiment plus de monoth&#233;rapie puisque nous avons &#224; faire &#224; des enfants souffrant de troubles importants, voire de psychoses. Le plus souvent, les situations auxquelles nous sommes confront&#233;s n&#233;cessitent une consultation en p&#233;dopsychiatrie, un traitement r&#233;gulier comme la participation &#224; un groupe conte ou psychodrame, ou une th&#233;rapie, une consultation pour les parents et l'aide de l'assistante sociale afin de bien &#234;tre en phase avec ce qui se passe &#224; l'&#233;cole, ou au moins au courant &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Elaboration du travail psychique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; des capacit&#233;s d'accueil du centre, le travail en ambulatoire contient ses propres limites : &lt;i&gt;&#171; La but&#233;e que nous rencontrons est la capacit&#233; du sujet et de ses parents &#224; faire un travail par la parole. Quand quelqu'un vient avec un probl&#232;me qui le d&#233;passe, qu'il subit, notre objectif est qu'il le transforme en une question qu'il va pouvoir traiter. Mais ce travail-l&#224; impose un temps diff&#233;rent. Nous sommes ici parfois pris entre le temps psychique &#8212; ce temps qui va permettre &#224; la personne de travailler &#8212; et le temps r&#233;el constitu&#233; par le temps social, celui de l'&#233;cole, etc. Cela suppose des mois et des mois de travail. Si les sympt&#244;mes sont trop lourds, si les difficult&#233;s des parents sont &#233;galement trop importantes, bref, si cette but&#233;e ne peut &#234;tre d&#233;pass&#233;e, nous envisagerons alors une structure &#233;ducative &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Lucien Coudrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les CMPP et les CAMSP sont des structures g&#233;n&#233;ralistes o&#249; l'on accueille tout le monde et o&#249; par cons&#233;quent, la diversit&#233; des cas est tr&#232;s forte. &lt;i&gt;&#171; L'ambulatoire correspond &#224; un rythme de travail pour l'enfant ou le jeune d'une &#224; deux fois par semaine. Il arrive que cela ne suffise pas, qu'une structure plus enveloppante soit n&#233;cessaire. Nous renvoyons vers la p&#233;dopsychiatrie dans trois cas : avoir un avis sur l'opportunit&#233; d'une hospitalisation &#224; temps complet, envisager une hospitalisation de jour ou la demande en centre d'accueil th&#233;rapeutique &#224; temps partiel. Eux aussi, &#224; l'h&#244;pital, sont d&#233;bord&#233;s. C'est fr&#233;quent que leur secr&#233;tariat donne notre adresse &#187;&lt;/i&gt;, constate Lucien Coudrin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;gnance du handicap&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reste qu'il n'y a pas que les probl&#232;mes de place, de budget ou de personnel. Financ&#233;s par les DDASS, les CMPP s'inscrivent dans le champ du m&#233;dico-social et non du secteur sanitaire. &lt;i&gt;&#171; Sur les bordereaux de facturation &#8212; un document que nous utilisons en interne avec la s&#233;curit&#233; sociale &#8212;, la mention handicap&#233; est inscrite. Cela me choque beaucoup. La difficult&#233; de l'approche m&#233;dico-sociale est de d&#233;finir le handicap. La d&#233;ficience, nous savons ce que c'est. Car finalement, ce n'est pas tant la notion de handicap qui nous pr&#233;occupe mais bien la vie psychique de la personne &#187;&lt;/i&gt;, souligne le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Or, notre travail ici consiste &#224; faire en sorte que la personne soit identifi&#233;e en tant que sujet et non en tant que personne handicap&#233;e. Le handicap impliquant aujourd'hui la notion de compensation, d'ouverture de droits, cela ne facilite pas le processus qui permettrait que la personne devienne r&#233;ellement actrice de sa vie. Sans compter que les parents n'&#233;tablissent pas forc&#233;ment un lien entre le signifiant handicap et les troubles de leur enfant &#187;&lt;/i&gt;, indique-t-il. &lt;i&gt;&#171; L'emprise du handicap est de plus en plus pr&#233;gnante &#187;&lt;/i&gt;, confirme Ren&#233; P&#233;ran, p&#233;dopsychiatre et m&#233;decin directeur de ce centre. &lt;i&gt;&#171; &#192; nos yeux, il est faux de parler de handicap pour un enfant qui a des troubles du comportement. Nous sommes l&#224; dans le sympt&#244;me ; ce qui signifie que la situation est r&#233;versible. C'est donc tout &#224; fait diff&#233;rent des troubles de la personnalit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, tient-il &#224; rectifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ces deux professionnels aguerris, l'&#233;volution des pathologies de leur public est flagrante. &lt;i&gt;&#171; Il est fr&#233;quent de recevoir des enfants ou des adolescents pr&#233;sentant des troubles de la personnalit&#233; qui vont pouvoir dispara&#238;tre puis se manifester de nouveau, etc. Rien n'est fix&#233;. Cela se traduit par des troubles du comportement, diff&#233;rents types d'opposition comme le refus ou la non-acceptation, une hyperactivit&#233;, etc. &#187;&lt;/i&gt;, assurent-ils. De surcro&#238;t, ces troubles sont souvent associ&#233;s &#224; des difficult&#233;s instrumentales, notamment au niveau du langage ou de la motricit&#233; ; ce qui n'est &#233;videmment pas sans cons&#233;quence sur les apprentissages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tous ces jeunes, la psychomotricit&#233; et l'orthophonie constituent des m&#233;diations int&#233;ressantes et tr&#232;s largement utilis&#233;es dans ce CMPP. &lt;i&gt;&#171; Dans l'effectif du CAMSP, nous comptons une &#233;ducatrice. Il s'agit d'une fonction fondamentale. De fait, en accompagnant l'enfant &#224; la cr&#232;che ou &#224; l'&#233;cole, elle va contribuer largement &#224; affiner notre diagnostic. Cette observation par immersion nous apporte d'autres informations cliniques &#187;&lt;/i&gt;, insiste Lucien Coudrin. Car, in fine, la question de tous ces professionnels reste la m&#234;me : quelle prise en charge mettre en place pour articuler l'ensemble des difficult&#233;s rencontr&#233;es par ces enfants ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CMPP/CAMSP - 27 rue Brizeux - 35700 Rennes. mail : &lt;a href=&#034;mailto:cmppbrizeux@arass.org&#034; class='spip_mail'&gt;cmppbrizeux@arass.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La psychiatrie est-elle soluble dans le m&#233;dico-social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-psychiatrie-est-elle-soluble-dans-le-medico-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-psychiatrie-est-elle-soluble-dans-le-medico-social</guid>
		<dc:date>2007-03-15T15:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La psychiatrie est appel&#233;e &#224; se d&#233;velopper dans le m&#233;dico-social et de nombreuses lois sont venues encadrer cette &#233;volution. Il est temps pour les professionnels du secteur de marquer une pause pour r&#233;fl&#233;chir &#224; ces nouvelles donnes, ouvrir un large d&#233;bat et engager une r&#233;flexion sur leurs pratiques &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;voquer le m&#233;dico-social tient toujours de la gageure car nous sommes face &#224; un champ d'intervention multiforme, disparate, comprenant des &#233;tablissements pour enfants, adolescents et adultes handicap&#233;s pour (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychiatrie" rel="tag"&gt;Psychiatrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La psychiatrie est appel&#233;e &#224; se d&#233;velopper dans le m&#233;dico-social et de nombreuses lois sont venues encadrer cette &#233;volution. Il est temps pour les professionnels du secteur de marquer une pause pour r&#233;fl&#233;chir &#224; ces nouvelles donnes, ouvrir un large d&#233;bat et engager une r&#233;flexion sur leurs pratiques&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;voquer le m&#233;dico-social tient toujours de la gageure car nous sommes face &#224; un champ d'intervention multiforme, disparate, comprenant des &#233;tablissements pour enfants, adolescents et adultes handicap&#233;s pour lesquels une ligne directrice est toujours probl&#233;matique &#224; d&#233;finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant depuis quelques ann&#233;es le secteur m&#233;dico-social s'est associ&#233; au champ de la psychiatrie d'une mani&#232;re plus prononc&#233;e, inexorablement intriqu&#233; mais sans pour autant se confondre avec lui. L'intrication se d&#233;veloppe encore, entra&#238;nant avec elle un curieux paradoxe : alors que les prises en charge de nombreuses pathologies se multiplient, le secteur s'organise d'une fa&#231;on de plus en plus ordonn&#233;e, protocolis&#233;e sinon r&#233;glement&#233;e, ce qui est sans doute rassurant, mais laisse de moins en moins de place &#224; l'initiative et &#224; la cr&#233;ativit&#233; n&#233;cessaires pour les acteurs de ce champ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modalit&#233;s d'exercice des professionnels du m&#233;dico-social qui assurent en psychiatrie plus de 150 000 consultations par an et permettent l'accueil de fa&#231;on ambulatoire, semi-r&#233;sidentielle ou r&#233;sidentielle de plus de 250 000 patients se font souvent dans une indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale et avec peu de moyens. C'est dans ces institutions dont on ne parle jamais qu'une part importante de la psychiatrie s'accomplit et qu'il existe un savoir-faire qui est peu reconnu (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-CMPP-et-les-CAMSP-confrontes-a-leurs-limites' class='spip_in'&gt;lire le reportage dans un CMPP/CAMSP de Rennes&lt;/a&gt;). C'est en tenant compte de cette &#233;volution et de ses cons&#233;quences pour tous les acteurs du secteur m&#233;dico-social que s'est impos&#233;, aux professionnels concern&#233;s, le projet de tenir les premi&#232;res Assises de la psychiatrie m&#233;dico-sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice de la psychiatrie dans le secteur m&#233;dico-social doit s'inscrire en compl&#233;mentarit&#233; avec le secteur psychiatrique dans la recherche permanente d'une synergie b&#233;n&#233;fique aux patients. Il y a l&#224; un enjeu d&#233;terminant, d'autant plus qu'actuellement nous assistons pour diverses raisons &#224; une d&#233;qualification de l'h&#244;pital, avec un glissement s&#233;mantique de la maladie mentale vers le handicap qui conduit son inscription de fa&#231;on pr&#233;pond&#233;rante dans le champ du m&#233;dico-social. Cette orientation s'appuie sur une &#233;volution soci&#233;tale associ&#233;e depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000 &#224; une d&#233;ferlante de r&#233;formes concernant le secteur m&#233;dico-social dont nous ne mesurons pas encore les incidences et l'ampleur. L'abord de deux de ces lois nous para&#238;t n&#233;cessaire pour &#233;tayer notre propos et montrer les cons&#233;quences premi&#232;res et principales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi 2002, centr&#233;e sur le patient, propose une d&#233;marche de qualit&#233; pour apporter un service efficace et adapt&#233; au meilleur co&#251;t, d&#233;marche calibr&#233;e par la mise en place d'indicateurs qui sont d&#233;finis comme une collecte d'informations r&#233;alis&#233;e par les structures. Cette loi g&#233;n&#232;re de nouveaux r&#232;glements et modifie les modes de fonctionnement. Elle soul&#232;ve peu de pol&#233;miques, comme s'il fallait appliquer ces mesures sans les questionner ni &#233;mettre d'objections, alors qu'elle induit une pr&#233;dominance de l'administratif qui ne fait que renforcer complexit&#233; et confusion. On peut s'interroger devant cette surench&#232;re sur les v&#233;ritables objectifs de ces r&#233;formes et surtout leur pertinence. Pour conclure sur ces modifications, comment envisager &#224; partir de la loi de 2005 la mise en place de la compensation individuelle pour chaque handicap et que dire de cette notion de handicap psychique ? Que la maladie mentale cr&#233;e un d&#233;ficit dans l'adaptation &#224; la r&#233;alit&#233; et &#224; la soci&#233;t&#233;, nul doute, que des mesures compensatoires soient pr&#233;vues et am&#233;lior&#233;es, certainement, mais pourquoi faire glisser vers ce concept nouveau de handicap psychique qui oriente et justifie une prestation prioritairement dans le secteur m&#233;dico-social ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sp&#233;cifier le secteur psychiatrique &#171; au profit &#187; du secteur m&#233;dico-social tient de la plus pure illusion d'autant que depuis des ann&#233;es ce secteur subit une diminution de ses moyens, une augmentation des contraintes et une diversification des t&#226;ches de plus en plus multiples et complexes. C'est donc sur un terrain en rupture, en d&#233;perdition de lien social que les tutelles placent le secteur m&#233;dico-social comme point de liaison tout en diminuant le p&#244;le soignant. De plus nous sommes confront&#233;s &#224; une tendance g&#233;n&#233;rale qui &#224; travers des classifications, des items bas&#233;s sur &#171; des troubles &#187;, veut engager un travail de pr&#233;vention souvent fond&#233; sur des hypoth&#232;ses, des causalit&#233;s lin&#233;aires en oubliant les risques de d&#233;rives. Un temps de pause et de r&#233;flexion s'impose donc, car ces multiples r&#233;formes font &#233;merger de nouvelles demandes, un nouveau fonctionnement et de nouvelles pratiques pour le secteur m&#233;dico-social. La mise en place de ces nouvelles r&#233;glementations et des cadres de travail qui en d&#233;coulent, se fait souvent sans concertation avec les travailleurs sociaux, les soignants concern&#233;s ou leurs repr&#233;sentants. Ces approches ne peuvent &#234;tre que r&#233;ductrices et il est grand temps, face &#224; un secteur aussi &#233;clat&#233;, de faire na&#238;tre une r&#233;flexion constructive qui prenne en compte la pluridisciplinarit&#233; propre &#224; cet exercice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une refondation pertinente, pour une r&#233;flexion critique sur nos pratiques, il convient de donner la parole aux &#233;ducateurs, aux instituteurs sp&#233;cialis&#233;s, aux orthophonistes, etc. C'est la seule fa&#231;on de prendre en compte le savoir-faire, &#171; le savoir y faire &#187; qui n&#233;cessite une prise de risque mais qui seul permet qu'une diff&#233;rence soit reconnue, accept&#233;e et non pas ni&#233;e. Cette modalit&#233; de rencontre est indispensable et doit prendre en consid&#233;ration tous les acteurs comme valeurs princeps de l'action men&#233;e pour qu'une &#233;thique du soin puisse exister et que soit reconnue dans ces institutions la dimension soignante (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-accompagnement-sur-mesure' class='spip_in'&gt;lire le reportage dans un ITEP de Toulouse&lt;/a&gt;). Les Assises se donnent pour but d'organiser un vaste d&#233;bat et une large confrontation, prenant en compte les avis de tous les professionnels du secteur m&#233;dico-social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons que ces journ&#233;es montrent ce &#224; quoi nous tenons, les valeurs que nous voulons d&#233;fendre et les savoir-faire qui sont les n&#244;tres. Avant de proposer des solutions, il faut susciter un large expos&#233; des questions, une r&#233;flexion sur nos pratiques pour &#233;laborer le dispositif soignant que constitue la psychiatrie m&#233;dico-sociale en faisant preuve de cr&#233;ativit&#233; et d'invention face aux nouveaux mod&#232;les que nous rencontrons. C'est la perception de nos limites, de l'incertitude de notre savoir qui soutient notre questionnement permanent et nous conduit &#224; une position souvent d&#233;cal&#233;e par rapport &#171; au bon sens &#187;. C'est ce qui constitue un antidote efficace au risque qui nous guette tous ; celui de tenir la r&#233;alit&#233; pour s&#251;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Assises de la psychiatrie m&#233;dico-sociale veulent repr&#233;senter un mouvement collectif, une dynamique qui, &#224; partir d'&#233;changes entre tous les interlocuteurs concern&#233;s, abordent ces questions sous l'angle &#233;conomique, politique, sociologique, philosophique, &#233;ducatif, analytique et m&#233;dical. Ces premi&#232;res Assises veulent &#234;tre constructives pour que nos diff&#233;rentes professions &#8212; &#233;ducateurs, infirmiers, psychomotriciens, orthophonistes, instituteurs sp&#233;cialis&#233;s, psychologues, assistants sociaux, directeurs, psychiatres et tous ceux qui ne sont pas cit&#233;s mais qui participent au d&#233;veloppement de la psychiatrie m&#233;dico-sociale &#8212; con&#231;oivent sereinement et efficacement les changements auxquels elles sont confront&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Maximin et Yannick Cann, psychiatres avec la participation d'Isabelle Chemarin et Francoise Smadja, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;s, tous membres de l'Association scientifique de psychiatrie institutionnelle (&lt;a href=&#034;http://www.medicosocial.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ASPI&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La psychiatrie est-elle soluble dans le m&#233;dico-social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-psychiatrie-est-elle-soluble-dans-le-medico-social-9109</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-psychiatrie-est-elle-soluble-dans-le-medico-social-9109</guid>
		<dc:date>2007-03-15T09:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton9109-88356.png?1694056525' width='103' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2007_-_832_-_basse_def.pdf" length="16773652" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La soci&#233;t&#233; des victimes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-societe-des-victimes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-societe-des-victimes</guid>
		<dc:date>2007-03-14T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on de comprendre une &#233;poque, c'est de s'int&#233;resser &#224; ses obsessions. La n&#244;tre est obnubil&#233;e par les victimes qui ont tout envahi. Pourtant, le spectacle de la souffrance n'a pas toujours inspir&#233; les m&#234;mes sentiments. Pendant des si&#232;cles, les hommes ont cohabit&#233; sto&#239;quement avec elle. Si la d&#233;mocratie l'a rendue insupportable et scandaleuse, c'est parce que l'id&#233;al d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233; fait percevoir le malheur de l'autre comme si c'&#233;tait le sien. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si l'on semble trop souvent se (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton1690-b498e.jpg?1694056525' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on de comprendre une &#233;poque, c'est de s'int&#233;resser &#224; ses obsessions. La n&#244;tre est obnubil&#233;e par les victimes qui ont tout envahi. Pourtant, le spectacle de la souffrance n'a pas toujours inspir&#233; les m&#234;mes sentiments. Pendant des si&#232;cles, les hommes ont cohabit&#233; sto&#239;quement avec elle. Si la d&#233;mocratie l'a rendue insupportable et scandaleuse, c'est parce que l'id&#233;al d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233; fait percevoir le malheur de l'autre comme si c'&#233;tait le sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'on semble trop souvent se consid&#233;rer quitte vis-&#224;-vis de la souffrance d'autrui du fait de la peine &#233;prouv&#233;e &#224; son &#233;gard, le bouleversement de nos sensibilit&#233;s a n&#233;anmoins accru notre tendance &#224; la compassion. Avec, comme effet pervers, la sacralisation de la position de victime qui s'est vue consacrer une discipline &#224; part enti&#232;re : la victimologie. Plus les conditions de vie se sont am&#233;lior&#233;es, plus des situations autrefois banalis&#233;es ont fait l'objet de plaintes. Le pr&#233;judice subi ne suffit pas pour acc&#233;der &#224; la cat&#233;gorie de victime, encore faut-il b&#233;n&#233;ficier du regard compatissant de l'autre. Parmi les besoins essentiels de l'&#234;tre humain, il y a celui d'&#234;tre reconnu tant dans ses comp&#233;tences que dans les malheurs subis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario toute non reconnaissance est v&#233;cue comme une souffrance suppl&#233;mentaire parfois aussi douloureuse que le traumatisme originel. La meilleure fa&#231;on de se voir reconnu, c'est de r&#233;v&#233;ler publiquement sa souffrance. Et les m&#233;dias se sont fait les sp&#233;cialistes des faits divers qui se sont impos&#233;s, depuis les ann&#233;es 1970, comme la forme dominante de l'information. La mise en spectacle du malheur de son prochain est devenue l'un des meilleurs moyens d'&#233;branler l'opinion publique, de faire de l'audience, de remporter une &#233;lection ou de peser sur les d&#233;bats de soci&#233;t&#233;. Jusqu'au politique qui n'est plus jug&#233; &#224; partir de sa capacit&#233; &#224; r&#233;soudre une question, mais de son aptitude &#224; communier avec l'&#233;motion populaire, &#224; exprimer son humanit&#233; et &#224; manifester une compassion ostentatoire. Mais &#224; force de mettre en sc&#232;ne le malheur, une lassitude a commenc&#233; &#224; s'instaurer, obligeant &#224; montrer des situations toujours plus spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution p&#232;se lourdement sur le fonctionnement social. En privil&#233;giant d'abord la dimension cons&#233;quentialiste qui consiste &#224; juger d'une d&#233;cision &#224; partir de ses cons&#233;quences et non des intentions initiales qui y ont pr&#233;sid&#233;. En substituant ensuite la charit&#233; &#224; la solidarit&#233;. L'assistance priv&#233;e sollicit&#233;e &#224; coups de reportages et d'images mis&#233;rabilistes introduit l'arbitraire du donateur et le comparatif des m&#233;rites r&#233;ciproques des diff&#233;rentes victimes, l&#224; o&#249; la solidarit&#233; r&#233;publicaine n'attend rien en retour, sinon la p&#233;rennisation du lien social. Enfin, en soumettant la justice &#224; la dictature de l'&#233;motion et en lui demandant non de maintenir le vivre ensemble mis &#224; mal par le crime, mais de r&#233;parer une faute et de satisfaire une demande. Si auparavant, il fallait prot&#233;ger la victime de la soci&#233;t&#233;, aujourd'hui, la soci&#233;t&#233; doit se prot&#233;ger des d&#233;rives que lui imposent ses victimes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2006 (224 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le temps des victimes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-temps-des-victimes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-temps-des-victimes</guid>
		<dc:date>2007-03-14T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il existe un lien &#233;troit entre la d&#233;mocratie et les victimes. Que la compassion &#233;prouv&#233;e face &#224; la souffrance d'autrui soit &#224; g&#233;om&#233;trie variable, versatile ou &#233;mouss&#233;e, elle nous r&#233;v&#232;le &#224; quel point nous nous sentons &#233;gaux. L'&#233;motion compassionnelle est devenue, depuis une vingtaine d'ann&#233;es, une qualit&#233; premi&#232;re qui semble attester de la validit&#233; d'une citoyennet&#233; exemplaire. Elle a pris une dimension telle que &#171; les citoyens peinent &#224; jouir d'&#234;tre ensemble, au point qu'ils ont besoin de victimes pour en avoir (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton1691-6c959.jpg?1694056525' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe un lien &#233;troit entre la d&#233;mocratie et les victimes. Que la compassion &#233;prouv&#233;e face &#224; la souffrance d'autrui soit &#224; g&#233;om&#233;trie variable, versatile ou &#233;mouss&#233;e, elle nous r&#233;v&#232;le &#224; quel point nous nous sentons &#233;gaux. L'&#233;motion compassionnelle est devenue, depuis une vingtaine d'ann&#233;es, une qualit&#233; premi&#232;re qui semble attester de la validit&#233; d'une citoyennet&#233; exemplaire. Elle a pris une dimension telle que &#171; les citoyens peinent &#224; jouir d'&#234;tre ensemble, au point qu'ils ont besoin de victimes pour en avoir l'occasion &#187; (p.133)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;clatement des microstructures sociales et des solidarit&#233;s ayant entra&#238;n&#233; une sorte de phobie de la souffrance de l'autre, ce sont les fameuses cellules d'urgence m&#233;dico-psychologiques qui ont pris le relais pour proposer une prise en charge ou un d&#233;briefing dans les heures qui suivent tout choc majeur. Si une telle intervention peut avoir des effets positifs sur le stress ressenti imm&#233;diatement, elle peut &#234;tre inop&#233;rante dans le temps puisque les cons&#233;quences d'un &#233;v&#233;nement sont impossibles &#224; certifier d'embl&#233;e et m&#234;me &#224; court terme : elles peuvent survenir ou non, apr&#232;s coup ou apr&#232;s des mois, voire des ann&#233;es. S'il faut respecter les dispositifs psychiques de ceux qui veulent oublier et qui &#233;vitent soigneusement tout contact avec les psys, rares sont ceux qui adoptent de telles attitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, la position victimaire &#233;largit le champ narcissique du sujet : la dimension sacr&#233;e de cette situation permet de faire l'unanimit&#233; autour de soi, de ne pas &#234;tre contredit et de s'inscrire dans une demande qu'on ne peut que satisfaire. C'est pourquoi les soci&#233;t&#233;s ont toujours converg&#233; pour &#233;carter la victime de la sc&#232;ne p&#233;nale en consid&#233;rant qu'elle n'est pas la mieux plac&#233;e pour porter l'accusation contre le mis en cause. De fait, le proc&#232;s p&#233;nal n'est pas fait pour la victime, mais pour l'accus&#233; : l'&#201;tat symbolise la vengeance priv&#233;e en mettant en sc&#232;ne un spectacle suffisamment convaincant pour que n'interviennent pas des repr&#233;sailles individuelles. C'est l'esprit qui pr&#233;side aux USA o&#249; le procureur confisque au nom de la collectivit&#233; le pouvoir d'engager des poursuites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la victime dispose de la possibilit&#233; d'enclencher la proc&#233;dure p&#233;nale, contraignant l'appareil d'&#201;tat &#224; mener la guerre personnelle qui l'oppose &#224; un autre citoyen. Les nations de tradition anglo-saxonne, qui privil&#233;gient la sph&#232;re priv&#233;e, incitent leurs citoyens qui ont subi un pr&#233;judice &#224; r&#233;clamer indemnisation et r&#233;paration par le biais de la justice civile. Notre pays a choisi la sc&#232;ne p&#233;nale comme moyen de canaliser la haine et la violence de la victime. Ce qui est privil&#233;gi&#233;, c'est la r&#233;paration sacrificielle : d&#233;montrer la culpabilit&#233; et sanctionner. D&#232;s lors, l'inexcusable reste confondu avec le volontaire et le d&#233;lib&#233;r&#233;. D'o&#249; l'importance de d&#233;velopper le c&#233;r&#233;monial du proc&#232;s civil et de lui permettre de jouer un r&#244;le cathartique pour les victimes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Albin Michel, 2006 (295 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les politiques face &#224; l'enjeu des banlieues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-politiques-face-a-l-enjeu-des-banlieues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-politiques-face-a-l-enjeu-des-banlieues</guid>
		<dc:date>2007-03-14T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>832</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a un an et demi, un certain nombre de banlieues s'embrasaient apr&#232;s la mort de deux adolescents poursuivis par des policiers. Ces violences urbaines devaient perdurer plus de trois semaines, avec promulgation de l'&#233;tat d'urgence. Les pouvoirs publics ont pris acte. Sans plus. Depuis, de nombreuses initiatives &#171; citoyennes &#187; sont apparues dans les quartiers. Aujourd'hui, les promesses &#233;lectorales se multiplient : n'engageront-elles que ceux qui les &#233;coutent ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tat d'urgence ! &#192; la fin du mois (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-832-" rel="tag"&gt;832&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a un an et demi, un certain nombre de banlieues s'embrasaient apr&#232;s la mort de deux adolescents poursuivis par des policiers. Ces violences urbaines devaient perdurer plus de trois semaines, avec promulgation de l'&#233;tat d'urgence. Les pouvoirs publics ont pris acte. Sans plus. Depuis, de nombreuses initiatives &#171; citoyennes &#187; sont apparues dans les quartiers. Aujourd'hui, les promesses &#233;lectorales se multiplient : n'engageront-elles que ceux qui les &#233;coutent ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;tat d'urgence ! &#192; la fin du mois d'octobre 2005, les banlieues s'&#233;taient enflamm&#233;es presque un mois durant. Deux chiffres ont traduit l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne : dix mille v&#233;hicules incendi&#233;s et onze mille policiers mobilis&#233;s. L'&#171; apartheid social &#187;, un ch&#244;mage end&#233;mique, l'absence de droits de toute nature, un tissu social d&#233;chir&#233;, l'humiliation, un ascenseur social d&#233;sesp&#233;r&#233;ment en panne et un racisme virulent ont entra&#238;n&#233; un d&#233;sespoir plus ou moins g&#233;n&#233;ralis&#233;. La mort injuste de deux adolescents a, cette fois-ci, mis le feu aux poudres. Quelques jours auparavant, le ministre de l'Int&#233;rieur avait d&#233;gain&#233; &#224; Argenteuil quelques outrances d&#233;magogiques articul&#233;es sur deux mots cl&#233;s : &#171; racaille &#187; et &#171; karcher &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un item d&#233;terminant, l'acc&#232;s &#224; l'emploi. Au lendemain de l'embrasement, Dominique de Villepin, Premier ministre, avait lanc&#233; un plan pour les jeunes ch&#244;meurs vivant en zones urbaines sensibles (ZUS). Cette &#171; mission emploi quartiers &#187; (MEQ) imposait, souvenons-nous, au service public de l'emploi &#8212; agences pour l'emploi et missions locales &#8212; que chacun des jeunes soit re&#231;u dans les trois mois et qu'une solution lui soit propos&#233;e sous forme de stage, de formation, voire d'emploi. Qu'est devenu ce vertueux dispositif ? Nul ne le sait pr&#233;cis&#233;ment et aucun bilan v&#233;ritable n'en a &#233;t&#233; tir&#233;. Certes, les ANPE ont re&#231;u plus de 110 000 jeunes de ZUS et les missions locales en ont accueilli 180 000 pour l'ann&#233;e 2006&#8230; Mais les r&#233;sultats en termes d'insertion semblent aussi modestes qu'ils sont confidentiels. Probablement une question d'accompagnement insuffisant et de barri&#232;res discriminatoires non lev&#233;es. Structurel, le probl&#232;me reste quasiment entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issues de ces m&#234;mes quartiers, quelques initiatives ont surlign&#233;, en direction des politiques, les diff&#233;rentes facettes du malaise : paroles d'habitants film&#233;es en DVD ou diffus&#233;es par blogs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; voir aussi : le site Regards de banlieue et le DVD Image(s) de la (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, d&#233;bats publics ici ou l&#224; ou &#171; d&#238;ners citoyens &#187;, tours de France associatifs&#8230; Ainsi, le Collectif libert&#233; &#233;galit&#233; fraternit&#233; &#233;galit&#233; ensemble unis (AClefeu) a propos&#233; un contrat social et citoyen sur un socle solide : le recueil de vingt mille dol&#233;ances (dont les trois principaux th&#232;mes furent l'emploi, la p&#233;nurie de logements et les pratiques polici&#232;res)&#8230; Rendu public le 23 f&#233;vrier, les 105 propositions du collectif d&#233;clinent neuf th&#232;mes dont l'emploi, les discriminations, l'&#233;ducation, le logement, la justice, la sant&#233;&#8230; M&#234;me si, pour certains observateurs, la politique reste en banlieue &#171; un spectacle &#233;sot&#233;rique &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; lire, La D&#233;mocratie de l'abstention, C&#233;line Braconnier et Jean-Yves Dormagen, (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les inscriptions sur les listes &#233;lectorales semblent s'&#234;tre multipli&#233;es ces derniers mois dans les quartiers dits sensibles. De tous bords, on a appel&#233; &#224; davantage d'engagement : en t&#233;moigne par exemple l'op&#233;ration Aux urnes, la banlieue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une fois n'est pas coutume, les banlieues sont abondamment visit&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc aujourd'hui, pour les candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, de faire des banlieues rel&#233;gu&#233;es un grand chantier. En tout cas, une fois n'est pas coutume, celles-ci sont abondamment visit&#233;es. Elles repr&#233;sentent m&#234;me une &#171; partie de la solution aux probl&#232;mes de la France &#187; pour Royal (qui signera les trois quarts des propositions de AClefeu, suivie en cette d&#233;marche par d'autres candidats), &#171; l'&#233;nergie des jeunes des quartiers [constituant] un &#233;l&#233;ment fort de la relance de la croissance &#233;conomique &#187;. Parmi d'innombrables besoins, sont donn&#233;s en exemple la n&#233;cessit&#233; d'un soutien scolaire gratuit ou le renflouement financier imp&#233;ratif des associations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, plut&#244;t pl&#233;biscit&#233;e actuellement, la police de proximit&#233; &#8212; ou &#171; de contact &#187; &#8212; revient en force sur le devant de la sc&#232;ne. Fin f&#233;vrier, un rapport du centre de prospective de la gendarmerie nationale pr&#233;conisait m&#234;me de favoriser la &#171; proximit&#233; relationnelle &#187; entre forces de l'ordre et citoyens : r&#233;unions directes avec la population, enqu&#234;tes de satisfaction, lancement d'un num&#233;ro vert national, all&#233;gement des d&#233;lais d'attente&#8230; La 54&#232; des 100 propositions de la candidate socialiste pr&#233;voit &#171; une nouvelle police de quartier &#187; dot&#233;e de policiers exp&#233;riment&#233;s b&#233;n&#233;ficiant d'une &#171; r&#233;elle diff&#233;rentiation de r&#233;mun&#233;ration &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une piste reste &#224; explorer. L'annonce par Chirac, au lendemain des violences urbaines de fin 2005, d'un service civil volontaire n'a pas rencontr&#233;, de toute &#233;vidence, un franc succ&#232;s. Dans ce contexte d&#233;grad&#233;, le service civique doit-il devenir obligatoire ? Un rapport rendu le mois dernier par Kouchner pr&#233;conise un &#171; service mixte et universel &#187; avec obligation progressive, 750 000 jeunes &#233;tant concern&#233;s. La question, consid&#233;r&#233;e comme tr&#232;s &#233;pineuse &#224; mettre en &#339;uvre, fait pol&#233;mique. Mais elle a, de tous bords, d'ardents d&#233;fenseurs : le 1er mars, un colloque &#224; l'Assembl&#233;e nationale &#233;tait organis&#233; &#171; pour un service civique obligatoire &#187;. &#192; l'origine de cet &#233;lan, un appel lanc&#233; fin 2005 par l'hebdomadaire La Vie, sign&#233; par 500 parlementaires et quelques dizaines d'associations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; voir aussi : le site &lt;a href=&#034;http://www.regards2banlieue.tv&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Regards de banlieue&lt;/a&gt; et le DVD Image(s) de la Seine-Saint-Denis, quatre documentaires r&#233;alis&#233;s par des coll&#233;giens du d&#233;partement, &#233;dit&#233;s par La Cathode&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; lire, La D&#233;mocratie de l'abstention, C&#233;line Braconnier et Jean-Yves Dormagen, &#233;d. Gallimard, 2006. &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2070344053&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
