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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Aimons-nous nos vieux ?</title>
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		<title>Vers une prise en charge de l'allocation d&#233;pendance</title>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis un an, une r&#233;forme en profondeur de la prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance &#233;tait pr&#233;conis&#233;e. Le ph&#233;nom&#232;ne de manque d'autonomie des personnes &#226;g&#233;es va s'amplifiant, et a entra&#238;n&#233; de nombreuses questions non r&#233;solues depuis des ann&#233;es. Un projet de loi &#233;tait examin&#233; en conseil des ministres la semaine derni&#232;re. R&#233;cit de la naissance d'une nouvelle allocation &lt;br class='autobr' /&gt;
Le nombre des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, avertissait l'&#233;t&#233; dernier une &#233;tude du minist&#232;re de la Solidarit&#233;, ne cesse de progresser dans les quinze (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis un an, une r&#233;forme en profondeur de la prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance &#233;tait pr&#233;conis&#233;e. Le ph&#233;nom&#232;ne de manque d'autonomie des personnes &#226;g&#233;es va s'amplifiant, et a entra&#238;n&#233; de nombreuses questions non r&#233;solues depuis des ann&#233;es. Un projet de loi &#233;tait examin&#233; en conseil des ministres la semaine derni&#232;re. R&#233;cit de la naissance d'une nouvelle allocation&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nombre des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, avertissait l'&#233;t&#233; dernier une &#233;tude du minist&#232;re de la Solidarit&#233;, ne cesse de progresser dans les quinze pays de l'Union europ&#233;enne dans laquelle, d'ici 20 ans, la proportion des plus de 80 ans devrait atteindre 5,6 %. M&#234;me si la prise en charge de la d&#233;pendance reste le plus souvent dans les attributs de la famille (en France, quatre personnes d&#233;pendantes sur cinq se font aider par leurs proches), la solidarit&#233; familiale semble globalement en recul, y compris dans les pays d'Europe du Sud : le rapport entre &#171; les principales aidantes &#187; (les femmes de 45 &#224; 69 ans) et les plus de 80 ans a diminu&#233; d'un tiers, l'augmentation de l'activit&#233; des femmes expliquant le ph&#233;nom&#232;ne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;tudes et r&#233;sultats (DREES) n&#176;74, juillet 2000' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il s'agit donc, de plus en plus, d'aider les aidants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, plus d'une personne &#226;g&#233;e de plus de 85 ans sur quatre est accueillie en &#233;tablissement, mais le probl&#232;me des places est crucial et le ph&#233;nom&#232;ne est d'ailleurs identique dans la plupart des pays : &#171; c'est maintenant la solution du maintien &#224; domicile qui est pr&#233;conis&#233;e par les gouvernements et facilit&#233;e par le d&#233;veloppement de nouveaux services de proximit&#233; &#187;, avait fait remarquer la m&#234;me &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre recherche de l'Insee &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les personnes d&#233;pendantes en institution - Insee Premi&#232;re, ao&#251;t (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait chiffr&#233; &#224; 475 000 le nombre de personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes vivant en France m&#233;tropolitaine, en institution. Et l'&#226;ge d'entr&#233;e dans les &#233;tablissements n'a cess&#233; de s'&#233;lever au cours de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es : fin 1998, il s'&#233;levait en moyenne &#224; 79 ans pour les hommes, et &#224; 84 ans pour les femmes. Mais les chiffres varient selon les sources : r&#233;cemment cr&#233;&#233;, un site Internet, &lt;a href=&#034;http://www.agevillage.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.agevillage.com&lt;/a&gt;, tente de d&#233;complexifier les d&#233;marches &#224; entreprendre pour les personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes. Les responsables estiment &#224; 3 millions le nombre de familles confront&#233;es &#224; la perte d'autonomie d'un parent &#226;g&#233; ; mais, si &#171; entre 750 000 et un million &#187; de personnes &#226;g&#233;es sont aujourd'hui d&#233;pendantes, leur nombre devrait atteindre un million et demi d'ici &#224; 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1987, la fondation nationale de g&#233;rontologie et le secr&#233;tariat d'&#201;tat &#224; la Sant&#233; et &#224; l'Action sociale avaient &#233;dit&#233; une premi&#232;re charte des droits et libert&#233;s de la personne &#226;g&#233;e d&#233;pendante. Douze ans plus tard, tenant compte des &#233;volutions profondes de la soci&#233;t&#233; et en particulier de l'augmentation sensible du nombre des personnes &#226;g&#233;es, un nouveau texte a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;. En quatorze articles, concernant des rubriques aussi diverses que la pr&#233;sence des proches ou la valorisation de l'activit&#233;, l'accent est mis sur le respect d&#251; aux personnes concern&#233;es : &#171; Aucune personne &#226;g&#233;e ne doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un objet passif de soins, que ce soit au domicile, en institution ou &#224; l'h&#244;pital &#187;, stipule ainsi l'article IX.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la d&#233;pendance des personnes &#226;g&#233;es pr&#233;occupe les associations comme les pouvoirs publics : en novembre 2000, l'Union nationale des offices de personnes &#226;g&#233;es (UNOPA) avait organis&#233; &#224; Paris un colloque intitul&#233; Coordination g&#233;rontologique d'hier, clic de demain. Le &#171; clic &#187; &#233;tant le lancement par l'&#201;tat des comit&#233;s de liaison, d'information et de coordination g&#233;rontologiques&#8230; Le mois suivant, les Rencontres nationales du Finist&#232;re, conjointement organis&#233;es par le conseil g&#233;n&#233;ral et par l'observatoire national de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (ODAS) portaient sur &#171; Vieillissement, nouveaux regards, nouvelles pratiques &#187;. &lt;i&gt;&#171; Suite aux nouvelles r&#233;glementations mises en &#339;uvre dans le secteur social depuis 1997 &#187;&lt;/i&gt;, avaient pr&#233;cis&#233; les organisateurs, &#171; &lt;i&gt; il nous est apparu souhaitable de r&#233;fl&#233;chir aux perspectives de la politique vieillesse de fa&#231;on &#224; ne pas enfermer cette r&#233;flexion dans le seul th&#232;me de la d&#233;pendance &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te sur les besoins et les attentes des personnes &#226;g&#233;es y &#233;tait pr&#233;sent&#233;e, &#224; partir de six prospections effectu&#233;es &#224; domicile entre 1994 et 2000 : une majorit&#233; des personnes &#226;g&#233;es sond&#233;es &#233;tait propri&#233;taire de leur logement, ph&#233;nom&#232;ne plus fort en zone rurale qu'en zone urbaine. Leurs critiques les plus r&#233;currentes portaient sur &#171; les lieux mal desservis, l'absence de commerces, la circulation, le bruit, les trottoirs et chemins en mauvais &#233;tat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 75 ans, soulignait l'&#233;crit, une personne sur deux vit seule. Mais solitude ne signifie pas isolement, et nombre de personnes &#226;g&#233;es vivent &#224; proximit&#233; de leurs enfants (3 sur 4 re&#231;oivent au moins une visite familiale ou amicale par semaine, m&#234;me si elles rendent beaucoup moins de visites qu'elles n'en re&#231;oivent). Il est &#224; noter que l'entourage se manifeste avec la venue de la d&#233;pendance et avec le veuvage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vitalit&#233; associative d&#233;cro&#238;t, on n'en sera gu&#232;re surpris, avec l'&#226;ge, qu'elle s'exerce dans les clubs du troisi&#232;me &#226;ge, associations religieuses, humanitaires, culturelles ou sportives, r&#233;cr&#233;atives, d'anciens combattants, de locataires, d'anciens &#233;l&#232;ves, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au chapitre de l'autonomie et des d&#233;placements, deux tiers des personnes enqu&#234;t&#233;es sortaient tous les jours (promenades, courses, visites&#8230;) ; huit m&#233;nages sur dix faisaient eux-m&#234;mes leurs courses, les d&#233;marches administratives et l'entretien courant de leur logement. Mais le recours aux aides r&#233;mun&#233;r&#233;es est limit&#233; et d&#233;pend plus de l'offre existante que des ressources. Une chose est s&#251;re : le besoin d'aide augmente fortement avec l'&#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour b&#233;n&#233;ficier de la prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance, il est n&#233;cessaire d'&#234;tre &#226;g&#233; d'au moins 60 ans, de r&#233;sider en France, d'&#234;tre de nationalit&#233; fran&#231;aise ou en situation r&#233;guli&#232;re apr&#232;s avoir r&#233;sid&#233; sur le territoire de fa&#231;on ininterrompue pendant au moins 15 ans, et ce avant l'&#226;ge de 70 ans. Le degr&#233; de d&#233;pendance est &#233;valu&#233; par une &#233;quipe m&#233;dico-sociale. La PSD ne peut &#234;tre cumul&#233;e avec l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), la majoration pour aide constante d'une tierce personne, vers&#233;e aux retrait&#233;s du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, ou encore avec les allocations ou aides en nature de services m&#233;nagers (aide-m&#233;nag&#232;re, par exemple) vers&#233;es par les conseils g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier de demande se compose d'un certificat m&#233;dical &#233;tabli par le m&#233;decin traitant, d'une copie de justificatif d'identit&#233; ou/et de situation familiale, le cas &#233;ch&#233;ant des justificatifs de r&#233;sidence en France. Il comprend &#233;galement une photocopie du dernier avis d'imposition ou de non-imposition &#224; l'imp&#244;t sur le revenu et, &#233;ventuellement, les avis d'imposition des taxes sur les propri&#233;t&#233;s b&#226;ties et non b&#226;ties, les pi&#232;ces relatives aux revenus des capitaux mobiliers et immobiliers. La d&#233;cision d'attribution doit &#234;tre rendue dans un d&#233;lai de deux mois &#224; compter de la date de d&#233;p&#244;t de la demande (en l'absence de d&#233;cision, pass&#233; ce d&#233;lai, elle sera consid&#233;r&#233;e comme attribu&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 30 septembre 2000, 135 000 personnes &#226;g&#233;es b&#233;n&#233;ficiaient de la PSD, soit 4 % de plus qu'au 30 juin pr&#233;c&#233;dent. Le nombre de demandes d&#233;pos&#233;es aupr&#232;s des conseils g&#233;n&#233;raux avait diminu&#233; de 9 % par rapport au trimestre pr&#233;c&#233;dent, baisse constat&#233;e toutefois tous les ans durant les mois d'&#233;t&#233;. Le montant mensuel moyen de la prestation est de 3400 francs &#224; domicile et de l'ordre de 1900 francs en &#233;tablissement. Mais ces montants, et les prestations qu'elles recouvrent, varient tr&#232;s fortement en fonction des d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une critique de la prestation d&#233;pendance avait &#233;t&#233; &#233;mise il y a un an, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, par Dominique Gillot elle-m&#234;me, secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Sant&#233; et &#224; l'Action sociale, lors d'un colloque sur la r&#233;forme de la loi du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et m&#233;dico-sociales : &lt;i&gt;&#171; La prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance, cr&#233;&#233;e avant tout pour solvabiliser des heures de personnel, r&#233;pond mal &#224; des besoins qui s'av&#232;rent multiformes. Ses conditions d'utilisation seront donc assouplies afin d'acquitter les frais d'accueil de jour, et d'h&#233;bergement temporaire. Elle pourra &#233;galement &#234;tre globalis&#233;e sur plusieurs mois afin d'aider &#224; l'&#233;quipement du logement et donc de favoriser le maintien &#224; domicile &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, poursuivait-elle alors, &lt;i&gt;&#171; l'h&#233;bergement en &#233;tablissement qui r&#233;sulte d&#233;sormais rarement d'un choix, mais plut&#244;t de la d&#233;gradation de l'&#233;tat de la personne &#226;g&#233;e, s'av&#232;re d'un co&#251;t plus &#233;lev&#233; que la vie &#224; domicile. C'est pourquoi le seuil de ressources consid&#233;r&#233; pour l'acc&#232;s &#224; la prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance sera diff&#233;renci&#233; selon que la personne r&#233;side en &#233;tablissement ou &#224; domicile &#187;&lt;/i&gt;. Une circulaire a par la suite &#233;t&#233; &#233;dit&#233;e &#8212; le 15 septembre 2000 &#8212; relative &#171; &#224; la mise en &#339;uvre de la r&#233;forme de la tarification dans les &#233;tablissements h&#233;bergeant des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (EHPAD) &#187;, texte distinguant deux types de soins : ceux dits de nursing, et les soins techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;forme est donc d'actualit&#233;. Lors de ses v&#339;ux &#224; la presse, &#201;lisabeth Guigou, ministre de l'Emploi et de la Solidarit&#233;, avait d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; (le 16 janvier 2001) une nouvelle prestation qu'elle a d&#233;nomm&#233;e Allocation personnalis&#233;e &#224; l'autonomie. Une premi&#232;re pr&#233;sentation du projet a donc eu lieu le 13 f&#233;vrier 2001 et passait en conseil des ministres la semaine derni&#232;re, pour donner lieu &#224; une nouvelle prestation autonomie, qui devrait &#234;tre effective au 1er janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche des &#233;lections aurait-elle fait acc&#233;l&#233;rer les choses ? Cette nouvelle &#171; APA &#187; sera &#233;tendue uniform&#233;ment &#224; l'ensemble du territoire, et concernera au moins 800 000 personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, c'est-&#224;-dire toute personne ayant perdu son autonomie, quel que soit son revenu. Le montant de l'allocation devrait &#234;tre identique dans tous les d&#233;partements, allant de 600 &#224; 7000 francs par mois, selon le degr&#233; de d&#233;pendance.&lt;br class='manualbr' /&gt;La question d'un financement p&#233;renne reste pos&#233;e : il sera assur&#233; pendant deux ans par les d&#233;partements, les caisses de S&#233;curit&#233; sociale et le produit de la contribution sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e (CSG). Mais quid pour apr&#232;s ? Un bilan financier sera effectu&#233; en fin d'ann&#233;e 2003, &#171; pour adapter (&#8230;) les modalit&#233;s de financement (&#8230;) en fonction de l'&#233;volution des d&#233;penses &#187;&#8230; Alors, m&#234;me si la ministre de l'Emploi et de la Solidarit&#233;, &#201;lisabeth Guigou, a pr&#233;sent&#233; le nouveau dispositif comme &#171; un droit universel, &#233;gal et personnalis&#233; &#187; &#8212; une ind&#233;niable avanc&#233;e, en tout &#233;tat de cause &#8212;, nous ne pouvons &#233;viter de penser que celui-ci entend solder des ann&#233;es de d&#233;bats, de rapports, d'attentes et de d&#233;ceptions&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er74.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#201;tudes et r&#233;sultats&lt;/a&gt; (DREES) n&#176;74, juillet 2000&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP669.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les personnes d&#233;pendantes en institution&lt;/a&gt; - Insee Premi&#232;re, ao&#251;t 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Aimons-nous nos vieux ?</title>
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		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>568</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec l'allongement de la dur&#233;e de vie, les personnes &#226;g&#233;es sont de plus en plus nombreuses. Les progr&#232;s de la science et l'enrichissement &#233;conomique permettent de les prendre en charge et de reculer encore plus l'esp&#233;rance de vie. Ne fait-on pas ainsi tout ce qu'il est humainement possible de r&#233;aliser en faveur du troisi&#232;me &#226;ge ? Interview de Marion P&#233;ruchon, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; de Paris V, Ren&#233; Descartes, (Laboratoire de psychologie clinique et pathologique) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnes &#226;g&#233;es sont de plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-568-" rel="tag"&gt;568&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec l'allongement de la dur&#233;e de vie, les personnes &#226;g&#233;es sont de plus en plus nombreuses. Les progr&#232;s de la science et l'enrichissement &#233;conomique permettent de les prendre en charge et de reculer encore plus l'esp&#233;rance de vie. Ne fait-on pas ainsi tout ce qu'il est humainement possible de r&#233;aliser en faveur du troisi&#232;me &#226;ge ? Interview de Marion P&#233;ruchon, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; de Paris V, Ren&#233; Descartes, (Laboratoire de psychologie clinique et pathologique)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les personnes &#226;g&#233;es sont de plus en plus nombreuses dans nos soci&#233;t&#233;s occidentales. Les progr&#232;s scientifiques et m&#233;dicaux aidant, les &#171; vieillards &#187; d'aujourd'hui n'ont en apparence plus rien &#224; voir avec ceux d'il y a &#224; peine 50 ans. Quel regard portez-vous sur cette nouvelle donne sociale et psychique pour le troisi&#232;me &#226;ge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard que je porte est un regard d&#233;coulant de la psychosociologie du vieillissement et de la vieillesse. Si les progr&#232;s scientifiques et m&#233;dicaux ont beaucoup avanc&#233; depuis 50 ans, le c&#244;t&#233; relationnel avec la personne &#226;g&#233;e a chang&#233; et pas forc&#233;ment dans un sens positif malgr&#233;, l&#224; aussi, les progr&#232;s effectu&#233;s la concernant sur le plan social (mat&#233;riel : h&#233;bergement, hygi&#232;ne par exemple). Je me r&#233;f&#232;re ici aux institutions de g&#233;rontologie, ph&#233;nom&#232;ne sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire de l'humanit&#233;, je me r&#233;f&#232;re &#224; ces maisons de retraite m&#233;dicalis&#233;es, type long s&#233;jour ou moyen s&#233;jour, qui sont h&#233;las bien souvent des ghettos. Les personnes &#226;g&#233;es &#233;tant regroup&#233;es, parqu&#233;es entre elles, oblig&#233;es de vivre dans des lieux qu'elles rejettent la plupart du temps m&#234;me si ceux-ci sont objectivement confortables voire &#171; accueillants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vieillard, il faut bien le dire, rejette le vieillard. Et dans ces lieux de vie, il souffre d'&#234;tre avec ses cong&#233;n&#232;res du m&#234;me &#226;ge que lui ou &#224; peu pr&#232;s. L'inter g&#233;n&#233;rationnel y fait gravement d&#233;faut et le vieillard refuse de s'identifier en g&#233;n&#233;ral aux autres, tous vieux comme lui. En outre, les &#233;quipes soignantes qui, elles sont jeunes et en nombre insuffisant, n'ont pas vraiment le temps ni m&#234;me souvent le d&#233;sir d'entretenir une relation individuelle, personnalis&#233;e avec la personne &#226;g&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc cette &#171; solution &#187; de soci&#233;t&#233; n'en est pas v&#233;ritablement une. Et s'il y a cette prise en charge collective, c'est parce que le statut de la femme a chang&#233; : elle travaille et ne peut plus s'occuper comme autrefois de son a&#239;eul (sauf encore dans certains milieux ruraux) aussi parce que la famille a &#233;clat&#233; et pas seulement g&#233;ographiquement (exemple la fille travaille &#224; New York alors que la m&#232;re vit &#224; Marseille), voir le nombre de divorces aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il faut souligner, et ceci est tr&#232;s important, que seule la jeunesse est valoris&#233;e : il faut &#234;tre toujours jeune et beau. La vieillesse fait peur, on la repousse, on la rejette, tout comme la mort d'ailleurs dont les rituels ont tendance &#224; dispara&#238;tre. De m&#234;me, les valeurs ayant trait au respect de l'&#226;ge ont disparu. Il faut &#224; tout prix combattre le vieillissement, nier la vieillesse, r&#233;f&#233;rons-nous &#224; toutes les gammes de publicit&#233; faisant l'&#233;loge de la jeunesse, valeur privil&#233;gi&#233;e de notre soci&#233;t&#233; avec la rentabilit&#233;. Il n'y a donc pas de place pour le vieillard dans nos soci&#233;t&#233;s industrielles, celui-ci est tenu &#224; l'&#233;cart de la vie, rel&#233;gu&#233; dans des centres sp&#233;ciaux o&#249; exceptionnel est celui qui est heureux. D'ailleurs, l'un des derniers d&#233;sirs de la personne &#226;g&#233;e, c'est de retourner chez elle, dans son appartement ou sa maison. On en vient alors &#224; &#233;voquer le probl&#232;me de la d&#233;pendance du vieillard qui ne peut plus, seul, faire face &#224; ses occupations quotidiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, les m&#233;tiers de &#171; l'aide &#224; domicile &#187; pour ces personnes &#226;g&#233;es se d&#233;veloppent. Peut-on faire abstraction de l'approche clinique de la personne &#226;g&#233;e, lorsque l'on pratique de tels m&#233;tiers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;tiers de l'aide &#224; domicile se d&#233;veloppent mais sont encore largement insuffisants. C'est l&#224; un &#233;l&#233;ment de solution : permettre au sujet &#226;g&#233;, dans la mesure du possible, (avec un degr&#233; d'autonomie suffisant) de rester chez lui et d'&#233;viter l'anonymat des grandes institutions avec le d&#233;sinvestissement redoutable qui s'ensuit. Il faut, on l'aura compris, r&#233;duire les ghettos de personnes &#226;g&#233;es, &#234;tre mieux adapt&#233; &#224; leurs besoins, &#224; leur psychologie (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Dependance-vers-la-decence' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Jean-Michel Belorgey&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de ces aides (aides-soignants, infirmiers, kin&#233;sith&#233;rapeutes etc.) est tr&#232;s dur. La personne &#226;g&#233;e peut &#234;tre triste, d&#233;prim&#233;e, angoiss&#233;e, agressive, hypocondriaque etc. tout ceci se r&#233;percute sur l'aide-soignant. Ces aides ont donc grand besoin de soutien et d'une meilleure connaissance de la personne &#226;g&#233;e, souvent insuffisamment comprise. C'est l&#224; que doivent intervenir des formations continues faites par des sp&#233;cialistes (infirmier, kin&#233;sith&#233;rapeute, m&#233;decin, psychologue etc.). Le psychologue a donc un r&#244;le &#224; jouer &#224; ce niveau, &#224; travers par exemple des groupes de parole r&#233;guliers avec l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche clinique faite par des sp&#233;cialistes de la g&#233;rontologie est donc indispensable. Il faut non seulement conna&#238;tre le sujet &#226;g&#233; avec ses probl&#233;matiques, ses maux, ses besoins, ses pathologies singuli&#232;res etc. mais aussi apprendre &#224; mieux se conna&#238;tre, &#224; mieux conna&#238;tre ses r&#233;actions afin d'am&#233;liorer la qualit&#233; relationnelle et aussi, ajoutons-nous, &#224; moins souffrir soi-m&#234;me devant certaines situations difficiles &#224; appr&#233;hender. Car le personnel est amen&#233; &#224; souffrir (de d&#233;pression, de d&#233;motivation, d'&#233;puisement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; encore une fois la n&#233;cessit&#233; des groupes de parole avec les &#233;quipes pour &#233;ponger cette souffrance et maintenir le sens de ce que l'on fait. Enfin, je dirai qu'il y a un profil de l'aide-soignante &#224; domicile. Tout le monde ne peut pas faire ce type de travail qui exige entre autres beaucoup de patience et avant tout de ne pas &#234;tre r&#233;calcitrant ou rebut&#233; par les vieillards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nombreux sont les travailleurs sociaux ayant &#224; faire aux personnes &#226;g&#233;es. Doivent-ils eux aussi am&#233;liorer leur formation en ce domaine ? (g&#233;rontologie etc.)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, pour les travailleurs sociaux, la formation continue est &#233;galement indispensable. Comme elle co&#251;te tr&#232;s cher, elle est encore, &#224; l'heure actuelle, insuffisante. Mais il n'y a pas seulement un probl&#232;me d'ordre p&#233;cuniaire. Il y a aussi des gens qui ne veulent pas se former. Certains ne comprennent pas la n&#233;cessit&#233; ou les avantages de la formation. Donc il y a tout un travail &#224; faire avec ces derniers pour faire changer cet &#233;tat d'esprit&#8230; Et puis, il y a &#233;galement la question peu pris&#233;e de la s&#233;lection : tout le monde n'est pas apte &#224; s'occuper des personnes &#226;g&#233;es. Avoir un regard d&#233;favorable, d&#233;valorisant, ou m&#233;prisant sur la personne &#226;g&#233;e, ou avoir peur par exemple n'est pas un atout pour s'orienter dans cette branche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon vous, &#234;tre vieux est-ce mieux accept&#233; aujourd'hui ou est-ce encore v&#233;cu par les personnes et par les soci&#233;t&#233;s comme un handicap ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre vieux, du c&#244;t&#233; de la soci&#233;t&#233;, est plut&#244;t consid&#233;r&#233; comme un handicap eu &#233;gard aux normes de rentabilit&#233; qu'elle a elle-m&#234;me promues. Le vieux ne rapporte plus rien &#233;conomiquement, il est m&#234;me une charge pour la soci&#233;t&#233; qui doit s'en occuper. Celle-ci n'y trouvant aucun avantage (alors que le vieillard autrefois rendait beaucoup de services : il gardait les enfants par exemple et avait encore du savoir et du pouvoir). Il est devenu inutile et il est rel&#233;gu&#233; bien souvent &#224; la p&#233;riph&#233;rie des grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des personnes &#226;g&#233;es, je n'ai pas parl&#233; de leur perception &#224; propos du fait d'&#234;tre vieux. &#192; moins d'avoir un moral d'acier, d'&#234;tre en parfaite sant&#233; &#224; 88 ans et de maintenir ses investissements avec du plaisir, ce qui somme toute, s'av&#232;re assez rare, la personne &#226;g&#233;e n'affirme jamais qu'&#234;tre vieux est un &#233;tat enviable. Bien au contraire, elle souffre en g&#233;n&#233;ral de cet &#233;tat et elle le dit, physiquement (avec la diminution ou la d&#233;gradation des aptitudes ou des fonctions) et psychiquement presque toujours (avec un v&#233;cu de solitude et d'ennui, lot quotidien). Il n'y a pas seulement &#224; l'origine de ceci notre perception ambivalente vis-&#224;-vis de la vieillesse, il y a aussi les progr&#232;s m&#233;dicaux et techniques qui engagent le corps m&#233;canis&#233; &#224; survivre au sujet malgr&#233; tous les maux et les handicaps qui en d&#233;coulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles seraient les am&#233;liorations n&#233;cessaires &#224; entreprendre sur un plan social (voire psychique) pour que nos soci&#233;t&#233;s se r&#233;concilient avec la vieillesse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne d&#233;tiens h&#233;las aucune solution. La &#171; solution &#187; offerte par nos soci&#233;t&#233;s industrielles, on vient de le voir, repose sur l'&#233;dification de &#171; ghettos &#187; de personnes &#226;g&#233;es. Celles-ci s'orientant forc&#233;ment en fonction de leurs ressources financi&#232;res (m&#234;me s'il y a une aide financi&#232;re de l'Etat). Plus vous avez d'argent, et cela vaut tout de m&#234;me mieux pour assurer vos vieux jours, m&#234;me si cela ne r&#233;sout pas tout ! Une personne &#226;g&#233;e qui a beaucoup d'argent peut rester chez elle avec toutes les aides possibles &#224; domicile : m&#233;decin, infirmier, kin&#233;sith&#233;rapeute, psychologue, podologue, dame de compagnie, coiffeur&#8230; Elle peut donc plus facilement conserver ses rep&#232;res identitaires et ne pas &#234;tre fondue dans la masse d&#233;personnalisante de l'institution g&#233;rontologique. Changer d'&#233;tat d'esprit et de valeurs donc comme r&#233;tablir des structures inter-g&#233;n&#233;rationnelles, bref changer de soci&#233;t&#233;, ne va pas de soi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;pendance : vers la d&#233;cence ?</title>
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&lt;p&gt;Le point de vue de Jean-Michel Belorgey, Conseiller d'&#201;tat &lt;br class='autobr' /&gt;
La loi du 24 janvier 1997 &#171; tendant, dans l'attente du vote de la loi instituant une prestation d'autonomie pour les personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, &#224; mieux r&#233;pondre aux besoins des personnes &#226;g&#233;es par l'institution d'une prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance &#187;, loi d'initiative parlementaire, et plus pr&#233;cis&#233;ment s&#233;natoriale, a, apr&#232;s l'&#233;chec de plusieurs projets d'origine gouvernementale, mis en place une prestation con&#231;ue pour favoriser une ma&#238;trise des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le point de vue de Jean-Michel Belorgey, Conseiller d'&#201;tat&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi du 24 janvier 1997 &#171; tendant, dans l'attente du vote de la loi instituant une prestation d'autonomie pour les personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, &#224; mieux r&#233;pondre aux besoins des personnes &#226;g&#233;es par l'institution d'une prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance &#187;, loi d'initiative parlementaire, et plus pr&#233;cis&#233;ment s&#233;natoriale, a, apr&#232;s l'&#233;chec de plusieurs projets d'origine gouvernementale, mis en place une prestation con&#231;ue pour favoriser une ma&#238;trise des d&#233;penses, voire un d&#233;sengagement financier des collectivit&#233;s locales. Elle a atteint ce but : les collectivit&#233;s locales ne d&#233;pensent pas aujourd'hui plus de 2,5 milliards au titre de la PSD. Moins de 135 000 personnes, pour une population de r&#233;f&#233;rence de 532 000 personnes, per&#231;oivent la PSD. Celles qui la per&#231;oivent, que ce soit &#224; domicile ou en &#233;tablissement, ne sont, du fait des tarifs arr&#234;t&#233;s, comme le pr&#233;voit la loi, par les pr&#233;sidents de conseils g&#233;n&#233;raux, que m&#233;diocrement solvabilis&#233;es. Encore est-il que n'ont vocation &#224; &#234;tre solvabilis&#233;es que les personnes class&#233;es, apr&#232;s analyse de leur situation au regard de la grille AGGIR (degr&#233; de d&#233;pendance).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, au regard d'une situation aussi caricaturale, une v&#233;ritable aurore que para&#238;t annoncer, apr&#232;s quatre ann&#233;es d'atermoiements, le projet de loi que le gouvernement se propose de faire voter. Ce projet comporte quatre orientations principales &#8212; non comprise la substitution, qui est de l'ordre du vocabulaire, d'une Aide personnalis&#233;e &#224; l'autonomie (APA) &#224; la PSD : l'uniformisation du bar&#232;me de l'APA sur tout le territoire ; l'am&#233;nagement des r&#232;gles relatives &#224; la mise en &#339;uvre de la condition de ressources dans le sens d'une plus grande simplicit&#233; et d'une att&#233;nuation des effets de seuil ; l'am&#233;nagement des r&#232;gles subordonnant l'attribution de la m&#234;me APA &#224; domicile &#224; un certain nombre de conditions ; le &#171; calage &#187;, en ce qui concerne la prestation en &#233;tablissement, de la prestation et des tarifs d&#233;pendance de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La combinaison de ces diff&#233;rentes mesures devrait porter &#224; quelque 500 000 personnes en 2002 le nombre de b&#233;n&#233;ficiaires de l'APA. Et le co&#251;t total de la prestation devrait passer de 2,5 &#224; 17 milliards. Ce qui rend n&#233;cessaire la cr&#233;ation d'un fonds compensant entre les mains des collectivit&#233;s locales, qui en restent gestionnaires, une partie significative de la d&#233;pense, faute de quoi se trouverait pos&#233; un probl&#232;me constitutionnel d'atteinte &#224; leur autonomie. Et ce devrait &#234;tre, pour l'essentiel, une fraction du produit de la CSG, dont les modalit&#233;s d'affectation feront l'objet d'un nouvel ajustement, qui fournira la ressource n&#233;cessaire. Ce n'est pas exactement ce &#224; quoi aspiraient les collectivit&#233;s locales, qui auraient aim&#233; b&#233;n&#233;ficier d'un accroissement de la dotation globale de d&#233;centralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux rapports qui ont &#233;clair&#233; la pr&#233;paration de la loi, le rapport Bruneti&#232;re et le rapport Sueur n'ont pas m&#233;connu certains des d&#233;fauts de la grille AGGIR. Ils se sont n&#233;anmoins born&#233;s &#224; indiquer qu'il fallait &#234;tre capable d'en promouvoir un bon usage, d'en corriger les insuffisances, notamment en ce qui concerne l'appr&#233;ciation des handicaps sensoriels (c&#233;cit&#233;) ou d'ordre psychiatrique, par le recours &#224; un outil compl&#233;mentaire. Ce qui reste &#224; faire. Recours &#224; un outil compl&#233;mentaire voulant en bon fran&#231;ais dire recours &#224; un outil ayant pignon sur rue, et ajustement en cons&#233;quence des dispositions r&#233;glementaires applicables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bon usage voulant dire sortir du bricolage qui a jusqu'&#224; pr&#233;sent pr&#233;valu ; et notamment d'une contestable r&#233;partition des t&#226;ches, pour l'&#233;valuation du degr&#233; de d&#233;pendance des candidats &#224; la prestation, entre op&#233;rateurs qui servent la grille, et op&#233;rateurs qui, apr&#232;s avoir fait marcher l'ordinateur, d&#233;gagent le classement ; renonciation aussi &#224; la tentation d'&#233;cluser le flot des demandes &#224; coup de refus st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sans appr&#233;ciation en clair, inintelligibles pour le demandeur, en se bornant &#224; le renvoyer &#224; sa classification dans la grille AGGIR, telle que d&#233;gag&#233;e par le traitement informatique ; on n'est pas loin, en l'esp&#232;ce, de la situation prohib&#233;e par l'article 2 de la loi informatique et libert&#233;s du 6 janvier 1978, laquelle proscrit que le traitement automatis&#233; d'informations serve de fondement exclusif &#224; la prise de d&#233;cisions administratives ou juridictionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du classement selon les crit&#232;res de la grille AGGIR, du &#171; girage &#187; risque aussi d'&#234;tre une source de conflits entre autorit&#233;s de tutelle et &#233;tablissements d'accueil, qu'il faudra arbitrer. Puisque le &#171; calage &#187; de la prestation et du tarif d&#233;pendance, (du volet d&#233;pendance du tarif &#171; tripolaire &#187; : soins, h&#233;bergement, d&#233;pendance) n'a de sens que si d'&#233;ventuels litiges sont promptement arbitr&#233;s, ce que la loi entend confier aux commissions r&#233;gionales de tarification. L'id&#233;e est bonne. Pour peu que ces juridictions, comme celles de l'aide sociale, auxquelles est renvoy&#233; le contentieux individuel de l'APA, ainsi qu'anciennement celui de la PSD, ne soient pas d&#233;bord&#233;es. Car tout m&#233;canisme, dont la sophistication, serait-elle in&#233;vitable, franchit un certain degr&#233;, appelle une r&#233;gulation, si possible une r&#233;gulation par un juge, et plus pr&#233;cis&#233;ment un juge digne de ce nom, ce qui n'est pas, pour l'heure, le cas, s'agissant &#224; tout le moins des commissions d&#233;partementales d'aide sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas, pour les d&#233;cideurs, ais&#233; de s'arracher aux impasses auxquelles leurs pr&#233;d&#233;cesseurs ont consenti ou qu'ils ont am&#233;nag&#233;es. Mais il serait, s'ils y manquaient, au-dessous de leur t&#226;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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