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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>R&#233;flexion sur l'accompagnement et la responsabilit&#233; : au risque d'avoir juridiquement tort et moralement raison</title>
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		<title>L'honneur retrouv&#233; d'une assistante sociale</title>
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&lt;p&gt;Pour ne pas avoir accept&#233; de ne plus se m&#234;ler de ce qui la regarde et avoir exerc&#233; son m&#233;tier jusqu'au bout, Marina, assistante sociale dans l'arm&#233;e, a subi les foudres de sa hi&#233;rarchie. Licenci&#233;e, elle a r&#233;int&#233;gr&#233; son poste &#224; l'issue d'un jugement &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 12 octobre dernier, l'&#233;mission envoy&#233; sp&#233;cial sur France 2, pr&#233;sentait un reportage sur l'arm&#233;e russe . Vid&#233;os amateurs montrant de terribles sc&#232;nes d'humiliation ou de violence contre de jeunes appel&#233;s, t&#233;moignages de m&#232;res et de recrues, description de l'action (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour ne pas avoir accept&#233; de ne plus se m&#234;ler de ce qui la regarde et avoir exerc&#233; son m&#233;tier jusqu'au bout, Marina, assistante sociale dans l'arm&#233;e, a subi les foudres de sa hi&#233;rarchie. Licenci&#233;e, elle a r&#233;int&#233;gr&#233; son poste &#224; l'issue d'un jugement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 12 octobre dernier, l'&#233;mission envoy&#233; sp&#233;cial sur France 2, pr&#233;sentait un reportage sur l'arm&#233;e russe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Les &#226;mes perdues de l'arm&#233;e russe &#187; de Manon Loizeau &amp; Laurent (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Vid&#233;os amateurs montrant de terribles sc&#232;nes d'humiliation ou de violence contre de jeunes appel&#233;s, t&#233;moignages de m&#232;res et de recrues, description de l'action d'une association de d&#233;fense&#8230; Il &#233;tait question de jeunes militaires bizut&#233;s, tortur&#233;s, assassin&#233;s parfois par des anciens de la guerre de Tch&#233;tch&#233;nie, sans qu'aucune sanction ne soit prise contre les auteurs de ces mauvais traitements. Bien au contraire, celles et ceux qui osaient r&#233;clamer une enqu&#234;te ou d&#233;noncer ces pratiques se voyaient intimid&#233;s ou menac&#233;s &#224; leur tour. Le t&#233;l&#233;spectateur fran&#231;ais qui d&#233;couvrait ces pratiques du fond de son fauteuil pouvait se rassurer : rien de tel dans notre bonne vieille arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De r&#233;cents &#233;v&#233;nements sont venus temp&#233;rer ce sentiment. Si la hi&#233;rarchie militaire a su prendre des mesures exemplaires (comme la mise en examen du g&#233;n&#233;ral Poncet, chef du corps exp&#233;ditionnaire en C&#244;te d'Ivoire, accus&#233; d'avoir fait tuer un ressortissant africain), ce n'est pas toujours le cas. &#192; preuve, le d&#233;roulement de ce qui est arriv&#233; &#224; une assistante sociale du minist&#232;re de la D&#233;fense. Marina, nous l'appellerons ainsi car elle n'a pas souhait&#233; que son identit&#233; soit r&#233;v&#233;l&#233;e, est dans le m&#233;tier depuis douze ans. Elle a commenc&#233; sa carri&#232;re dans le secteur hospitalier. Au bout de neuf ans, elle fait le choix de demander un d&#233;tachement pour l'Action sociale des arm&#233;es. Le 1er janvier 2003, elle est nomm&#233;e &#224; Strasbourg dans l'une des plus grosses garnisons de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ses affaires dans un sac poubelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle assure la polyvalence de cat&#233;gorie aupr&#232;s de mille cinq cents ressortissants de l'arm&#233;e de terre. On retrouve chez les militaires les m&#234;mes probl&#232;mes que dans le reste de la population. Ses t&#226;ches rejoignent celles de beaucoup d'assistantes sociales du travail : probl&#232;mes budg&#233;taires pouvant aller jusqu'au surendettement des m&#233;nages, divorces, femmes ayant suivi l'affectation de leur mari et voulant trouver du travail, etc. La fonction militaire contraint parfois &#224; travailler la nuit. Il faut alors trouver un mode de garde. Une subvention peut &#234;tre allou&#233;e pour compenser ces horaires atypiques. Marina se lance dans l'innovation. Elle cr&#233;e un pool d'assistantes maternelles susceptibles de r&#233;pondre &#224; cette demande. Son dynamisme et son savoir-faire la font appr&#233;cier de sa hi&#233;rarchie qui lui accorde une excellente note administrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de deux ans, elle pr&#233;sente une demande d'int&#233;gration d&#233;finitive dans la fonction publique d'&#201;tat. Le 1er f&#233;vrier 2005, elle re&#231;oit un refus motiv&#233; de la fa&#231;on suivante : &#171; Inadaptation au minist&#232;re de la D&#233;fense &#187;. Tr&#232;s d&#233;stabilis&#233;e, Marina continue n&#233;anmoins son travail. Renouvel&#233;e l'ann&#233;e suivante, sa demande d'int&#233;gration est &#224; nouveau rejet&#233;e en janvier 2006. Le 1er mai de la m&#234;me ann&#233;e, elle re&#231;oit un avis de prolongement de son d&#233;tachement, mais dans un autre corps. Le minist&#232;re de la D&#233;fense a cr&#233;&#233; un poste rien que pour elle, &#224; la gendarmerie de Strasbourg. Il n'y a pas l&#224; de besoin particulier, mais un ordre est un ordre. Un bureau est am&#233;nag&#233; dans un b&#226;timent d&#233;labr&#233;. &#201;pisode douloureux pour Marina qui en parle plein d'&#233;motion dans les yeux : &lt;i&gt;&#171; Ce qui m'a fait le plus mal, c'est quand mon encadrante hi&#233;rarchique m'a apport&#233; des sacs poubelles pour vider mon bureau, sans un geste de soutien ou un regard de compassion &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Ce nouveau r&#233;gime ne dura gu&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s bien accueillie dans sa gendarmerie qui ne lui donne gu&#232;re de travail, l'assistante sociale pestif&#233;r&#233;e re&#231;oit une lettre recommand&#233;e lui annon&#231;ant la fin de sa mutation au 31 d&#233;cembre suivant. Que s'est-il donc pass&#233; pour qu'une professionnelle dont sa hi&#233;rarchie n'avait qu'&#224; se f&#233;liciter, passe en si peu de temps de la lumi&#232;re &#224; l'ombre d'un placard pas vraiment dor&#233;, avant de se faire remercier ? Marina a sa petite id&#233;e sur la raison.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le tort d'avoir raison&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Revenons un peu en arri&#232;re. Tout a commenc&#233; quand elle a re&#231;u de jeunes engag&#233;s qui sont venus lui parler de leurs difficult&#233;s. Aux probl&#232;mes personnels qu'ils rencontraient, se rajoutait un harc&#232;lement d'une partie de leur hi&#233;rarchie. Elle les re&#231;oit, les &#233;coute. Elle oriente certains vers un soutien psychologique. Elle renvoie d'autres vers leur capitaine respectif en les aidant &#224; r&#233;diger le rapport qui d&#233;nonce les faits dont ils ont &#233;t&#233; victimes. Quand elle se rend aupr&#232;s du commandant de l'unit&#233; concern&#233;e par les faits r&#233;pr&#233;hensibles, elle se fait vertement tancer : &#224; l'entendre elle s'occuperait l&#224; de ce qui ne la regarde pas. Marina ne se laisse pas impressionner. Persuad&#233;e de son bon droit, elle garde le m&#234;me cap. Un autre conflit va bient&#244;t l'opposer au m&#234;me grad&#233;. Ce dernier a d&#233;cid&#233; de muter une employ&#233;e civile b&#233;n&#233;ficiant d'un statut Cotorep sur un poste prot&#233;g&#233; et adapt&#233; &#224; son handicap. Il veut la remplacer &#224; l'accueil du mess par&#8230; sa propre femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la salari&#233;e vient en parler &#224; Marina, l'assistante sociale fait ce qu'elle a &#224; faire : informer l'usager de ses droits et de son possible recours &#224; un syndicat. Contr&#233; et furieux, le commandant fait pression pour savoir qui a renseign&#233; celle qu'il doit maintenir contre son gr&#233; &#224; son poste. Il obtient l'information de sa hi&#233;rarchie au m&#233;pris du secret professionnel. Troisi&#232;me &#233;pisode : une jeune femme vient rencontrer Marina pour lui r&#233;v&#233;ler ce qu'elle a subi de la part de deux militaires de la m&#234;me caserne. En accord avec le chef de corps et &#224; la demande de la victime, l'assistante sociale est pr&#233;sente &#224; la gendarmerie au moment du d&#233;p&#244;t de plainte. Les deux militaires soup&#231;onn&#233;s sont gard&#233;s &#224; vue, puis mis en examen. De retour &#224; leur caserne, ils accusent Marina d'avoir jou&#233; un r&#244;le essentiel dans le d&#233;p&#244;t de la plainte. Sans elle, la jeune femme n'aurait jamais os&#233; aller jusqu'au bout, affirment-ils. On comprend mieux &#224; pr&#233;sent pourquoi on a voulu se d&#233;barrasser de cette encombrante assistante sociale, v&#233;ritable emp&#234;cheuse de tourner en rond. C'est vrai que Marina a fini par se tailler une forte r&#233;putation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son bref passage dans sa gendarmerie, elle a recueilli plusieurs confidences de militaires incit&#233;s &#224; parler &#224; cette femme qui encourageait ses interlocuteurs &#224; faire valoir leurs droits. Lorsque Marina a re&#231;u sa lettre de fin de mutation, elle &#233;tait bien d&#233;cid&#233;e &#224; ne pas se laisser faire : elle saisit en r&#233;f&#233;r&#233; le tribunal administratif&#8230; En l'apprenant, le commandant ironise : &#171; Vous allez vous heurter &#224; l'institution tout enti&#232;re qui fera bloc &#187;. Le r&#233;sultat rendu sur la forme, le 6 juin, est d&#233;cevant : il est d&#233;favorable &#224; Marina puisque les juges consid&#232;rent qu'elle garde le m&#234;me salaire et reste dans la m&#234;me ville. Le jugement au fond devait &#234;tre abord&#233; le 12 septembre. Mis en d&#233;lib&#233;r&#233;, la r&#233;ponse du tribunal administratif est tomb&#233;e le 4 novembre dernier. Non seulement le tribunal fait droit &#224; la demande d'int&#233;gration au minist&#232;re de la D&#233;fense, mais allant encore plus loin, il exige la r&#233;int&#233;gration au m&#234;me poste ! Il faut voir le visage &#233;panoui de Marina quand elle &#233;voque ce r&#233;sultat qu'elle n'osait trop esp&#233;rer. &lt;i&gt;&#171; C'est une reconnaissance de mon travail et de mes valeurs. Ce n'est pas tant ma victoire que celle du travail social &#187;&lt;/i&gt; Et c'est l&#224; la grande diff&#233;rence qui nous s&#233;pare de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre pays, si l'arm&#233;e reste toujours aussi muette, la justice a montr&#233; qu'elle savait parfois ne pas &#234;tre aveugle ! Que va devenir Marina ? On peut imaginer l'accueil qui lui sera r&#233;serv&#233; dans son ancienne affectation par des grad&#233;s qui n'auront pas manqu&#233; de se sentir humili&#233;s par une justice qui les a si cruellement d&#233;savou&#233;s. Marina n'y retournera pas pour les narguer. Mais elle n'a pas l'intention de se laisser faire. &#171; Tout reste possible : je suis d&#233;cid&#233;e &#224; laisser la porte ouverte &#187;, affirme-t-elle. Marina a &#233;t&#233; marqu&#233;e par ce qu'elle a v&#233;cu. M&#234;me si cet &#233;pisode se termine bien pour elle, l'&#233;preuve aura laiss&#233; des traces : physiques d'abord (elle a subi deux arr&#234;ts cardiaques), psychologiques ensuite (confiance &#233;branl&#233;e dans l'institution).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que cette histoire est &#233;difiante et montre la fragilit&#233; de cette position professionnelle d'assistante sociale du travail face &#224; une hi&#233;rarchie prompte parfois &#224; vouloir l'instrumentaliser. Marina a fait preuve d'une t&#233;nacit&#233; et d'un courage qui forcent l'admiration. Elle a su r&#233;sister face &#224; une institution qui plus que toute autre ne supporte pas la r&#233;bellion. Et pourtant, elle n'a fait que son travail. Son seul tort est de ne s'&#234;tre pas soumise &#224; l'arbitraire et au despotisme. Il &#233;tait de bon ton, dans les ann&#233;es 1970, d'accuser les travailleurs sociaux d'&#234;tre les otages de la fonction de contr&#244;le social. Marina a montr&#233; la voie possible de la r&#233;sistance face &#224; cette mission &#224; laquelle nulle fatalit&#233; ne nous contraint &#224; nous soumettre. Elle est l'honneur de notre profession.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les &#226;mes perdues de l'arm&#233;e russe &#187; de Manon Loizeau &amp; Laurent Stoop.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>R&#233;flexion sur l'accompagnement et la responsabilit&#233;</title>
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		<dc:subject>Risque professionnel</dc:subject>
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&lt;p&gt;En cette p&#233;riode mouvement&#233;e qui voit la loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance remettre en cause l'essence m&#234;me de nos professions, l'association nationale des assistants de service social a organis&#233; des journ&#233;es de r&#233;flexion , en novembre dernier, pour faire le point sur un certain nombre de fondamentaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'action qui vise &#224; soutenir une personne ou un groupe de personnes est, depuis ses origines constitutive du travail social. Mais les termes pour d&#233;signer cette d&#233;marche ont chang&#233; au cours des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En cette p&#233;riode mouvement&#233;e qui voit la loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance remettre en cause l'essence m&#234;me de nos professions, l'association nationale des assistants de service social a organis&#233; des journ&#233;es de r&#233;flexion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Responsabilit&#233; professionnelle et accompagnement social &#187; Journ&#233;es (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en novembre dernier, pour faire le point sur un certain nombre de fondamentaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'action qui vise &#224; soutenir une personne ou un groupe de personnes est, depuis ses origines constitutive du travail social. Mais les termes pour d&#233;signer cette d&#233;marche ont chang&#233; au cours des ann&#233;es, explique Cristina De Robertis, auteure de la c&#233;l&#232;bre M&#233;thodologie de l'intervention en travail social : l'assistance (XIXe si&#232;cle), l'aide et la protection (entre 1904 et 1930), le suivi (entre 1930 et 1945), la prise en charge (entre 1946 et 1970), l'approche globale, l'intervention (entre 1970 et 1985)&#8230; &#171; Le terme &#8220;accompagnement&#8221; appara&#238;t entre 1985 et 1995, il n'a pas cess&#233; de faire son chemin dans le vocabulaire des travailleurs sociaux. &#187; Cette s&#233;mantique multiforme ne rel&#232;ve pas que de la richesse de notre langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque &#233;poque correspondent &#224; la fois les m&#233;thodologies d'approche &#233;volutives et les concepts qui en d&#233;coulent. Les uns et les autres refl&#232;tent la mise en tension permanente, largement marqu&#233;e par son temps, entre le cadre l&#233;gislatif des politiques d'action sociale, l'institution employeur, les missions imparties, ainsi que les convictions d&#233;ontologiques et les valeurs humanistes port&#233;es par chacun. Cette mise en tension se retrouve aussi entre prise de distance et proximit&#233;, implication et neutralit&#233;, autonomie et d&#233;pendance, r&#244;le d'expertise et de facilitateur. Nos pratiques ont longtemps &#233;t&#233; marqu&#233;es par la conviction qu'on savait toujours mieux ce qui &#233;tait bien pour l'autre. C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249; des normes morales et sociales strictes et fig&#233;es permettaient de distinguer tr&#232;s clairement entre le bien et le mal, entre le pertinent et l'inad&#233;quat, entre l'acceptable et l'inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ces fronti&#232;res, si elles n'ont pas totalement disparu, se sont notablement brouill&#233;es, introduisant du doute, de la prudence et de l'incertitude dans nos fa&#231;ons d'appr&#233;hender l'usager. On l'aura compris, dans tous les cas, comme l'affirme Maela Paul, charg&#233;e de cours &#224; l'universit&#233; de Nantes, &#171; il y a n&#233;cessairement &#224; penser comment la personne peut &#234;tre accompagn&#233;e &#187;. Effectivement, l'accompagnement est une construction qui ne peut se concevoir qu'en interaction avec l'autre. On n'agit pas avec un usager comme on accompagne son chien chez le v&#233;t&#233;rinaire, comme on conduit la jument vers l'&#233;talon, encore moins comme on m&#232;ne un veau &#224; l'abattoir ! La personne aid&#233;e est un sujet vivant, elle est anim&#233;e d'une volont&#233; singuli&#232;re qu'on ne peut ni n&#233;gliger, ni ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il faut lui faire don de notre pr&#233;sence et de notre confiance, de notre bienveillance et de notre sollicitude. Mais cette d&#233;marche n'a de chance de porter ses fruits qu'&#224; condition qu'on sache la conjuguer avec la prise en compte de l'autre comme partenaire et comme acteur &#224; part enti&#232;re. Ce que confirme Brigitte Bouquet quand elle rappelle les deux conditions n&#233;cessaires &#224; cette r&#233;ussite : le renoncement &#224; la toute-puissance professionnelle (en refusant de faire &#224; la place de l'autre) et la croyance dans l'avenir (s'appuyer pour r&#233;ussir sur les potentialit&#233;s de l'autre).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ne pas perdre de vue l'int&#233;r&#234;t de l'enfant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'assistant de service social ne peut se contenter de s'en remettre au seul libre choix de son interlocuteur qui devrait assumer toutes les cons&#233;quences de ses d&#233;cisions finales. Le code de d&#233;ontologie de l'ANAS pr&#233;cise l'obligation de comp&#233;tences : Ma&#238;triser sa pratique professionnelle et tendre constamment &#224; l'am&#233;liorer ; d&#233;velopper ses connaissances, &#234;tre vigilant quant aux r&#233;percussions que peuvent entra&#238;ner ses interventions dans la vie des personnes et celle des institutions. Malgr&#233; tout, l'intervenant peut &#234;tre amen&#233; &#224; donner de mauvais conseils et donc induire des implications n&#233;gatives. Quand par exemple, &#233;voque Gloria Kibler, assistante sociale du travail, une &#233;valuation approximative des difficult&#233;s d'un salari&#233; provoque une d&#233;cision d'inaptitude au poste de travail et un licenciement. Ou encore, illustre Chantal Martinon, autre assistante sociale du travail, qu'une erreur entra&#238;ne un mauvais calcul lors d'une liquidation de retraite, entra&#238;nant six mois de manque &#224; gagner pour un salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 1383 du code civil a beau affirmer que &#171; chacun est responsable du dommage qu'il a caus&#233;, non seulement de son fait, mais encore par n&#233;gligence ou par imprudence &#187;, nous connaissons peu de nos coll&#232;gues condamn&#233;s par les tribunaux pour ce genre de situations qui ne doivent pourtant pas &#234;tre si exceptionnelles que cela (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-honneur-retrouve-d-une-assistante-sociale' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'une assistante sociale des Arm&#233;es&lt;/a&gt;). Mais la responsabilit&#233; ne se conjugue pas qu'au singulier. Elle implique aussi les choix soci&#233;taux qu'on ne peut laisser se faire, sans r&#233;agir, au risque d'en &#234;tre complice. Jean-Pierre Rosenczveig est venu nous parler de la protection de l'enfance et des choix qui sont en train de s'op&#233;rer au travers notamment des deux projets de loi : celui de Philippe Bas et celui de Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Que faut-il mettre en avant face &#224; l'enfance en danger ou l'enfance d&#233;linquante, s'est-il interrog&#233; : la protection de la soci&#233;t&#233; ou la protection de l'enfant ? Faut-il tout mettre en &#339;uvre pour &#233;viter le d&#233;sordre social et donc pr&#233;venir les d&#233;r&#232;glements sociaux et familiaux qui pourraient y amener ? Ou faut-il rendre premier l'int&#233;r&#234;t de l'enfant ? Et Jean-Pierre Rosenczveig de douter fortement que la nouvelle mission confi&#233;e aux maires dans la pr&#233;vention de la d&#233;linquance fasse passer au premier plan le souci du mineur au d&#233;triment des int&#233;r&#234;ts de la communaut&#233;. L'enfant qui a besoin du temps et de la patience des &#233;quipes &#233;ducatives risque de faire les frais des nouvelles comp&#233;tences attribu&#233;es au premier magistrat de la commune. Le choix de faire passer les travailleurs sociaux sous les fourches caudines des municipalit&#233;s en mati&#232;re de protection de l'enfance comporte une d&#233;rive dangereuse : changer de nature l'accompagnement social. Il &#233;tait de la responsabilit&#233; d&#233;ontologique et &#233;thique des professionnels de r&#233;sister &#224; cette attaque frontale des fondements de leur action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ANAS, tout en demandant le retrait du projet de loi Sarkozy, a choisi de faire un travail de lobbying aupr&#232;s de diff&#233;rents groupes parlementaires pour obtenir qu'un amendement vienne modifier l'article 5 de la loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance. Cet article pr&#233;voyant la transmission automatique au maire des informations concernant les familles, l'ANAS revendique deux conditions &#224; ce partage : l'accord pr&#233;alable de la famille et l'&#233;valuation par le professionnel que ce soit au profit de la famille. Jean-Paul Delevoye, m&#233;diateur de la R&#233;publique, s'exprimera lors de ces journ&#233;es, expliquant : &#171; On peut avoir tort juridiquement et moralement raison. &#187; M&#234;me si ses propos portaient sur l'arbitraire et la toute-puissance d'une administration prompte &#224; se r&#233;fugier derri&#232;re la l&#233;galit&#233; de ses d&#233;cisions pour en justifier parfois l'iniquit&#233;, nous le reprenons &#224; notre compte pour l&#233;gitimer la r&#233;sistance &#224; toute r&#233;glementation qui viendrait miner les fondements de notre raison d'&#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Responsabilit&#233; professionnelle et accompagnement social &#187; Journ&#233;es nationales d'&#233;tudes 9 et 10 novembre 2006, Centre de Congr&#232;s d'Angers. Actes &#224; para&#238;tre dans la Revue fran&#231;aise d'action sociale. ANAS - 15 rue de Bruxelles - 75009 Paris. T&#233;l. 01 45 26 33 79&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Qu'en est-il du secret professionnel ?</title>
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		<dc:subject>Risque professionnel</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pris entre le secret professionnel et la n&#233;cessit&#233; de l&#226;cher quelques informations pour r&#233;ussir un bon travail de partenariat, le m&#233;tier d'assistant social est un jeu d'&#233;quilibriste dans lequel l'usager doit &#234;tre gagnant &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est un reproche que l'on fait fr&#233;quemment aux assistants de service social, c'est de trop souvent se r&#233;fugier derri&#232;re leur secret professionnel pour refuser de communiquer quoi que ce soit de leurs suivis &#224; leurs partenaires du champ social. Il est vrai que les articles 226-13 et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pris entre le secret professionnel et la n&#233;cessit&#233; de l&#226;cher quelques informations pour r&#233;ussir un bon travail de partenariat, le m&#233;tier d'assistant social est un jeu d'&#233;quilibriste dans lequel l'usager doit &#234;tre gagnant&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est un reproche que l'on fait fr&#233;quemment aux assistants de service social, c'est de trop souvent se r&#233;fugier derri&#232;re leur secret professionnel pour refuser de communiquer quoi que ce soit de leurs suivis &#224; leurs partenaires du champ social. Il est vrai que les articles 226-13 et 226-14 du Code p&#233;nal leur font obligation d'avoir &#224; taire ce qu'ils apprennent au cours de leur exercice professionnel. Seules les situations de mauvais traitements sur personnes vuln&#233;rables et de d&#233;tention dangereuse d'une arme les exon&#232;rent du secret professionnel mais ne les obligent pas &#224; y d&#233;roger. Cela rel&#232;ve de leur conscience. Pour autant, la g&#233;n&#233;ralisation de cette position est intenable dans un contexte marqu&#233; de plus en plus par la dimension inter partenariale, o&#249; la transmission d'informations appara&#238;t incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux secteurs de l'action socio-&#233;ducative ont plus ou moins r&#233;gl&#233; ce probl&#232;me : les r&#233;unions de synth&#232;se de protection de l'enfance, les r&#233;unions d'&#233;quipes d'&#233;tablissements d'accueil pour enfants ou pour adultes, les commissions d'admission o&#249; il faut pr&#233;senter un dossier, les instances aupr&#232;s desquelles solliciter une aide financi&#232;re etc. Cela fait longtemps que les assistants de service social qui interviennent dans ces contextes particuliers, quoique de plus en plus fr&#233;quents, jonglent avec ce qu'ils d&#233;cident de dire ou de ne pas dire. Ils ne peuvent se contenter d'adopter un parfait mutisme. Sauf &#224; ne pas &#234;tre du tout pr&#233;sent et/ou &#224; voir leurs places non reconnues ou leurs demandes rejet&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque professionnel a adopt&#233; ses propres pratiques et ses propres habitudes. Il &#233;tait int&#233;ressant d'en esquisser l'inventaire avant de tenter de d&#233;limiter les possibilit&#233;s et les limites du partage de l'information et d'&#233;laborer un d&#233;but de proc&#233;dure commune. De cette mise en commun des exp&#233;riences, il apparut que les assistants de services sociaux ne pouvaient continuer &#224; revendiquer un mutisme largement d&#233;pass&#233; dans les faits. Mais il ne s'agissait pas pour autant, d'&#234;tre dans la confusion qui placerait les diverses fonctions du travail social dans une logique d'interchangeabilit&#233; qui ne pourrait qu'appauvrir les missions imparties. Chacun doit &#224; la fois garder la sp&#233;cificit&#233; qui fait la richesse de son r&#244;le et savoir n&#233;anmoins entrer dans une relation de collaboration et de compl&#233;mentarit&#233; intelligentes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le partenariat, c'est quand chacun reste &#224; sa place&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tenir cette tension entre l'originalit&#233; de chacun et la n&#233;cessit&#233; d'un travail en commun passe d'abord par une clarification des concepts. Ainsi, il ne s'agirait pas d'acc&#233;der &#224; un secret partag&#233;, mais bien plut&#244;t &#224; des conditions de partage d'une information couverte par le secret professionnel. Il y a l&#224; plus qu'une nuance. Il faut identifier les partenaires vers qui pourrait s'op&#233;rer ce partage d'informations. Il n'est pas indiff&#233;rent de s'adresser &#224; des pairs, eux-m&#234;mes professionnels du social qui sont de par leur formation et leur pratique quotidienne, au mieux tenus au secret professionnel et au moins sensibilis&#233;s &#224; la n&#233;cessaire discr&#233;tion, et de se trouver confront&#233; &#224; des b&#233;n&#233;voles, des administratifs, des &#233;lus, des gestionnaires dont ce n'est pas la culture naturelle. L'exemple de la loi Sarkozy sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance est &#224; cet effet embl&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confier des informations sur les usagers au premier magistrat de la commune ou &#224; celui qu'il d&#233;signe (qui ne sera pas tenu par le secret &#224; l'&#233;gard du maire) ne garantit aucunement la fa&#231;on dont ces informations seront utilis&#233;es au profit ou au d&#233;triment de ces usagers. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;fl&#233;chir &#224; une m&#233;thodologie de l'&#233;change d'informations. D&#233;finir au d&#233;part avec qui on va partager, pourquoi on va partager et ce que l'on va partager. Cette approche implique &#224; la fois de la vigilance et de l'exigence. Elle doit n&#233;anmoins rester souple en sachant &#224; la fois tenir compte de l'histoire locale du travail partenarial, s'adapter aux diff&#233;rents contextes institutionnels et d&#233;passer les individualit&#233;s pour p&#233;renniser les proc&#233;dures. D'o&#249; la pertinence d'un accord minimal entre partenaires. Certains parlent d'un code de bonne conduite, d'autres d'une charte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu importe l'appellation. Ce qui compte, c'est de formaliser un dispositif d'&#233;change d'informations qui respecte la place de chacun, pr&#233;cise l'&#233;tendue et les limites du partage, donne les garanties minimales que l'usager sera le b&#233;n&#233;ficiaire ultime de cette concertation&#8230; et le positionne au centre. Car, c'est bien l&#224; l'axe qui doit rester premier : comment associer l'usager et le positionner en acteur du partage de l'information qui le concerne au premier chef ? Il convient sans doute de trouver les modalit&#233;s pour qu'il ne soit pas l'objet passif de professionnels parlant de lui et sur lui, mais d'en faire un sujet r&#233;actif de ce qui va se jouer &#224; son propos, m&#234;me s'il est physiquement absent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La puissance d'exister</title>
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		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>828</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la philosophie semble retrouver un regain d'int&#233;r&#234;t et prendre place de nouveau dans la formation des futurs &#233;ducateurs, la lecture de Michel Onfray para&#238;t comme incontournable. L'homme ne figure pas au panth&#233;on des r&#233;f&#233;rences universitaires ; au contraire m&#234;me, par son inscription d&#233;lib&#233;r&#233;e dans une posture mat&#233;rialiste, il est l'un des rares penseurs des temps pr&#233;sents &#224; pousser &#224; son comble la rupture avec les canons du &#171; philosophiquement correct &#187;. Quiconque a connu Michel Onfray il y a vingt (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton1640-fdf7d.jpg?1694178767' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la philosophie semble retrouver un regain d'int&#233;r&#234;t et prendre place de nouveau dans la formation des futurs &#233;ducateurs, la lecture de Michel Onfray para&#238;t comme incontournable. L'homme ne figure pas au panth&#233;on des r&#233;f&#233;rences universitaires ; au contraire m&#234;me, par son inscription d&#233;lib&#233;r&#233;e dans une posture mat&#233;rialiste, il est l'un des rares penseurs des temps pr&#233;sents &#224; pousser &#224; son comble la rupture avec les canons du &#171; philosophiquement correct &#187;. Quiconque a connu Michel Onfray il y a vingt ans d&#233;j&#224; dans les caves de la Villa Gillet &#224; Lyon en compagnie de Pierre Cariou, d&#233;chiquetant le platonisme et mordant &#224; pleines dents dans les Cyniques, a pu sentir alors combien il y avait du chien fou dans cet enrag&#233; de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Manifeste h&#233;doniste, sous-titre donn&#233; &#224; La puissance d'exister, parach&#232;ve une &#339;uvre longtemps consacr&#233;e &#224; cette philosophie de la jouissance qui ne veut pas pour autant dire luxure, et &#224; cette philosophie de l'amour de la vie, laquelle se rit de tous les moralismes. Par sa vie, dont il narre l'enfance dans les cinquante premi&#232;res pages de la pr&#233;face &#224; cet ouvrage, et par son travail d'intellectuel, Michel Onfray sait trop bien comment les plus belles lois cachent quelques-uns des pires arbitraires. Et &#224; l'heure o&#249; les &#233;ducateurs ne jurent plus que par le &#171; cadre &#187; afin de nourrir leur pratique professionnelle, cheminer le temps de quelques 230 pages avec un auteur qui en appelle &#224; repenser l'&#233;vidence des interdits et des r&#232;gles ne peut que faire du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a rien de poli dans ce livre ! Ni le style, gargantuesque, ni les id&#233;es, gigantesques. &#171; Je crois pourtant que seul un r&#233;el amour des enfants dispense d'en faire&#8230; &#187; (p.136). Gare aux &#226;mes dociles ! Elles seront in&#233;vitablement d&#233;boussol&#233;es. Car il n'est pas facile de suivre jusqu'au bout les chemins du cynisme ; mais c'est bien ce qui fait le prix de cet ouvrage. Par la radicalit&#233; de quelques-unes de ses positions Michel Onfray rappelle que nul n'est ma&#238;tre en philosophie et que par cons&#233;quent nul n'est &#224; suivre aveugl&#233;ment. &#192; trente ouvrages publi&#233;s, le bonhomme est depuis trop longtemps install&#233; dans le paysage de la dispute philosophique contemporaine pour suspecter son &#339;uvre de quelque opportunisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, lorsqu'il en appelle &#224; parachever l'&#339;uvre de mai 68 en lib&#233;rant la pens&#233;e libertaire par la constitution d'une &#171; r&#233;sistance rhizomique &#187;, est-ce bien une voie vers l'au-del&#224; de la culture postmoderne qu'il ouvre. &#171; L'intello voil&#224; l'ennemi &#187; (p.22). Ambigu&#235;, car flattant en apparence le cr&#233;tinisme ambiant, la sentence n'invite pas au renoncement du savoir ; au contraire, elle pousse &#224; la qu&#234;te d'une connaissance ancr&#233;e dans le &#171; je &#187; et dans la chair de l'existence. Pour tout &#233;ducateur, la le&#231;on est bonne &#224; prendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Grasset, 2006 (230 p. ; 17,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'acteur social : le sujet et l'&#233;valuation des politiques sociales</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-acteur-social-le-sujet-et-l-evaluation-des-politiques-sociales</link>
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		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Le social ne s'apprend pas dans les livres. Il faut avoir &#233;t&#233; confront&#233; au quotidien de la souffrance individuelle, des conflits de groupes ou des cons&#233;quences parfois dramatiques sur les personnes concern&#233;es de d&#233;cisions politiques prises h&#226;tivement pour mieux saisir les enjeux qui traversent l'action sociale &#187; (p.73). Voil&#224; plusieurs ann&#233;es maintenant que, &#224; l'occasion du cycle de s&#233;minaires Les ateliers du CCAS, G&#233;rard Laniez fait converger des esprits libres vers La Rochelle, &#171; ville g&#233;n&#233;reuse, belle (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton1641-caa11.jpg?1694178767' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le social ne s'apprend pas dans les livres. Il faut avoir &#233;t&#233; confront&#233; au quotidien de la souffrance individuelle, des conflits de groupes ou des cons&#233;quences parfois dramatiques sur les personnes concern&#233;es de d&#233;cisions politiques prises h&#226;tivement pour mieux saisir les enjeux qui traversent l'action sociale &#187; (p.73). Voil&#224; plusieurs ann&#233;es maintenant que, &#224; l'occasion du cycle de s&#233;minaires Les ateliers du CCAS, G&#233;rard Laniez fait converger des esprits libres vers La Rochelle, &#171; ville g&#233;n&#233;reuse, belle et rebelle &#187;, comme il aime &#224; dire en &#233;pitaphe &#224; ce premier fascicule consacr&#233; &#224; la place du sujet dans les politiques sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de discours purement id&#233;ologique dans les sept contributions rassembl&#233;es dans ces quelques 130 pages imprim&#233;es avec beaucoup de soin, mais la pr&#233;sence d'analyses percutantes et souvent en rupture avec la langue du politiquement correct. Ainsi en mati&#232;re de logement social, Nacira Gu&#233;rif-Souilamas d&#233;nonce &#171; l'arbitraire et l'absence de d&#233;mocratie et de transparence rendues possibles par le fait qu'en mati&#232;re d'attribution de logement social, il n'y a pas de face &#224; face entre les d&#233;cideurs et les &#233;ventuels b&#233;n&#233;ficiaires. &#187; (p.98).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre n'existe plus en tant que sujet de sa propre existence. Jean-Pierre Boutinet, connu pour ses travaux sur le projet, montre quant &#224; lui comment les travailleurs sociaux ont c&#233;d&#233; &#224; la fascination pour cet outil qu'est le projet et deviennent ainsi complices de cette &#171; normalisation de la d&#233;viance [&#8230;] devenue une des exigences prioritaires des temps modernes &#187; (p.57). Dans la m&#234;me perspective (pp. 39 et suiv.) Jean-Jacques Schaller entreprend de d&#233;montrer comment la loi du 2 janvier 2002 instrumentalise l'action sociale et rallie celle-ci au projet de destruction du sujet humain plac&#233; au c&#339;ur de l'&#233;conomie lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, les auteurs ne font pas que se plier &#224; un exercice de critiques faciles. La lucidit&#233; des propos sert de fondement &#224; l'affirmation d'une place encore possible pour un individu consid&#233;r&#233; comme sujet et acteur de lui-m&#234;me au sein des politiques sociales. Mais pour cela il faut d'abord secouer les discours entendus, les illusions et les vaines promesses. Ce premier fascicule inaugure un r&#233;el d&#233;sir de d&#233;masquer les ressorts d'une action sociale par trop vieillie et enferm&#233;e dans ses habitudes. Sans renier la n&#233;cessit&#233; de maintenir des liens de solidarit&#233;, les auteurs d&#233;noncent les m&#233;canismes qui ont fini par d&#233;voyer l'action sociale et la d&#233;tourner de son sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Laniez, qui veut &#224; tout prix maintenir dans l'ombre son parcours de militant des droits de l'homme, fait &#339;uvre de salubrit&#233; publique avec son s&#233;minaire de La Rochelle et cette collection si justement intitul&#233;e L'impens&#233; contemporain qu'il dirige. Qu'il en soit remerci&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Pleins feux, 2007 (127 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelle professionnalisation pour les services &#224; la personne ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quelle-professionnalisation-pour-les-services-a-la-personne</link>
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&lt;p&gt;&#171; Boom &#187;, &#171; r&#233;volution &#187;, &#171; enjeu de soci&#233;t&#233; &#187;, &#171; secteur porteur d'emploi en plein essor &#187;&#8230; Les services &#224; la personne connaissent une expansion faramineuse. Le Conseil &#233;conomique et social a toutefois pos&#233; r&#233;cemment quelques bornes, estimant le dispositif fiscal in&#233;galitaire et l'effort de professionnalisation trop lent &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'heure, le secteur des services &#224; la personne distingue trois types de services et plus de vingt m&#233;tiers : d'une part les services &#224; la famille (garde d'enfants, soutien scolaire, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Boom &#187;, &#171; r&#233;volution &#187;, &#171; enjeu de soci&#233;t&#233; &#187;, &#171; secteur porteur d'emploi en plein essor &#187;&#8230; Les services &#224; la personne connaissent une expansion faramineuse. Le Conseil &#233;conomique et social a toutefois pos&#233; r&#233;cemment quelques bornes, estimant le dispositif fiscal in&#233;galitaire et l'effort de professionnalisation trop lent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour l'heure, le secteur des services &#224; la personne distingue trois types de services et plus de vingt m&#233;tiers : d'une part les services &#224; la famille (garde d'enfants, soutien scolaire, assistance informatique, etc.) ; d'autre part les services &#224; la vie quotidienne (pr&#233;paration de repas, m&#233;nage, repassage, jardinage, bricolage, gardiennage&#8230;). Enfin, les services aux personnes &#226;g&#233;es, handicap&#233;es ou d&#233;pendantes, &#224; domicile, dans les d&#233;placements ou dans certaines d&#233;marches : gardes-malades (hors soins), assistance (interpr&#232;te en langue des signes, par exemple), aide au transport, accompagnements divers, portage de repas, esth&#233;tique et coiffure&#8230; Cette derni&#232;re partie repr&#233;sente &#233;videmment une part majeure de l'&#233;ventail des utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons ces dix derni&#232;res ann&#233;es : vers 1997, plus d'un demi million d'employeurs utilisaient d&#233;j&#224; les ch&#232;ques emploi service (cr&#233;&#233;s en 1994). Le secteur conna&#238;t un certain d&#233;veloppement, les personnes &#226;g&#233;es contribuant consid&#233;rablement &#224; l'expansion des aides &#224; domicile. En 2001, la croissance des emplois familiaux impose une meilleure structuration de l'offre, une professionnalisation accrue des diff&#233;rents m&#233;tiers qui les composent sur fond de mise en place de l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e suivante, le nombre d'employeurs va augmenter de 4,8 % tandis que l'activit&#233;, mesur&#233;e par le nombre total d'heures de travail, progresse de 7,9 %. Les salari&#233;s sont presque exclusivement des femmes (94 %) d'un &#226;ge moyen de 45 ans. En juin 2003 on estime &#224; 720 000 le nombre de personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes &#224; b&#233;n&#233;ficier de l'APA, dont 54 % vivent &#224; domicile. Cette ann&#233;e-l&#224;, 620 millions d'heures sont travaill&#233;es pour le compte de particuliers. Nouvelle progression de 4 % en 2004 : le nombre de salari&#233;s du secteur est estim&#233;, lui, &#224; un million, en hausse de 5 % par rapport &#224; 2003, pour pr&#232;s de 1,7 million de particuliers employeurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Peu &#224; peu, une logique de marchandisation des services &#224; la personne se met en place&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2005, les services &#224; la personne repr&#233;sentent un chiffre d'affaires d'environ 23 milliards d'euros r&#233;alis&#233; par 5000 structures et 400 000 &#233;quivalents temps plein (2 millions de personnes au total, dont 800 000 rel&#232;vent du statut d'&#171; employ&#233; de maison &#187;). Le plan Borloo pr&#233;voit alors la cr&#233;ation de 500 000 emplois en trois ans. La professionnalisation des acteurs devient enjeu essentiel pour ce jeune secteur &#233;conomique : en 2006 en effet &#8212; le ch&#232;que emploi service universel (CESU) fait son apparition en f&#233;vrier &#8212; 1,5 million de personnes travaillent dans le secteur. Jusqu'o&#249; ira cette mont&#233;e en puissance ? &#192; la fin 2008, l'effectif employ&#233; dans les services &#224; la personne devrait atteindre 1,8 million de salari&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pression du papy-boom &#8212; d&#233;part &#224; la retraite des g&#233;n&#233;rations n&#233;es apr&#232;s 1945 (750 000 d&#233;parts en retraite pour 2006) &#8212; et vieillissement de la population, augmentation de la d&#233;pendance (et de son risque), enrichissement des seniors expliquent ce succ&#232;s. De grandes enseignes se constituent en nombre, regroupant sous un m&#234;me label des prestataires souvent originaires du monde associatif, mais aussi du secteur marchand &#224; but lucratif ; des plates-formes t&#233;l&#233;phoniques ou informatiques mettent en relation l'offre et la demande de prestations de service ; peu &#224; peu, une logique de marchandisation des services &#224; la personne se met en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en octobre 2005, une agence nationale des services &#224; la personne (ANSP) entend promouvoir leur qualit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Agence nationale des services &#224; la personne - 3 square Desaix - 75015 Paris. (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le qualitatif et le quantitatif semblent parfois se t&#233;lescoper : un an plus tard, lors des assises nationales de la professionnalisation des services &#224; la personne, le 13 d&#233;cembre 2006, son pr&#233;sident, Laurent H&#233;nard, s'exclamait : &#171; En un an, le nombre de structures de services &#224; la personne a doubl&#233; ! &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc plus que jamais de revaloriser ces m&#233;tiers de l'aide &#224; domicile pour les ouvrir &#224; de nouveaux publics et de les faire correspondre, au niveau qualit&#233;, aux exigences des clients &#8211; utilisateurs. Mais il faut &#233;galement engager de profondes actions de professionnalisation. Pour l'ann&#233;e 2005, l'ANSP consid&#232;re que 8300 personnes ont acquis le dipl&#244;me d'&#201;tat d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS), 7700 le titre d'assistant de vie aux familles et 10 700 le CAP petite enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier, le Conseil &#233;conomique et social (CES) formulait cinquante-deux recommandations, pr&#233;conisant principalement un acc&#232;s facilit&#233; aux services et au CESU et se pronon&#231;ant m&#234;me pour un agr&#233;ment pr&#233;alable pour les salari&#233;s employ&#233;s par des particuliers. L'accueil des associations et des syndicats est plut&#244;t positif. &#171; L'avis du CES lance les bonnes pistes &#187;, estime par exemple la CFDT, particuli&#232;rement favorable &#224; certaines des recommandations : favoriser l'acc&#232;s des services aux personnes aux revenus modestes, garantir un bon maillage territorial des services d'aide &#224; domicile, cr&#233;er un observatoire statistique pour suivre l'&#233;volution de l'emploi dans le secteur&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.servicealapersonne.gouv.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Agence nationale des services &#224; la personne&lt;/a&gt; - 3 square Desaix - 75015 Paris. T&#233;l. 01 44 49 84 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La part de soi. Itin&#233;raire d'une chef de service en ITEP</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-part-de-soi-Itineraire-d-une-chef-de-service-en-ITEP</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Chronique d'une &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, chef de service, cet ouvrage est avant tout un &#233;crit personnel. Impliqu&#233;, r&#233;dig&#233; &#224; la premi&#232;re personne, parfois presque lyrique, il s'agit d'une sorte de journal personnel, prolongement professionnel du journal intime de l'adolescente. Alternent points de vue personnels et professionnels. &#192; tel point que l'auteur fait part d'&#233;l&#233;ments de sa vie personnelle, voire intime. En r&#233;f&#233;rence, le chapitre intitul&#233; &#171; ma m&#232;re &#187; et celui concernant son cancer du sein. Il faut (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-828-" rel="tag"&gt;828&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1643-1f594.jpg?1694178767' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chronique d'une &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, chef de service, cet ouvrage est avant tout un &#233;crit personnel. Impliqu&#233;, r&#233;dig&#233; &#224; la premi&#232;re personne, parfois presque lyrique, il s'agit d'une sorte de journal personnel, prolongement professionnel du journal intime de l'adolescente. Alternent points de vue personnels et professionnels. &#192; tel point que l'auteur fait part d'&#233;l&#233;ments de sa vie personnelle, voire intime. En r&#233;f&#233;rence, le chapitre intitul&#233; &#171; ma m&#232;re &#187; et celui concernant son cancer du sein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut alors savoir lire entre les pages pour s'accrocher aux aspects purement professionnels fort bien d&#233;crits et analys&#233;s. Sont alors explicit&#233;s le parcours d'une jeune femme pour devenir &#233;ducatrice, la formation, l'&#233;volution dans la profession. Puis viennent les relations aux adolescents, population sp&#233;cifique d'un institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique (ITEP), la complexit&#233; du travail, le partenariat avec les familles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doutes, liens, choix, projet individuel, place, font partie des mots clefs d&#233;velopp&#233;s. Ainsi s'&#233;coule le temps entre moments personnels et moments professionnels. Le parti pris d'une imbrication constante entre vie personnelle et vie professionnelle de l'&#233;ducateur est constamment renforc&#233; par la forme et la construction de l'ouvrage. &#171; Si l'acte &#233;ducatif sp&#233;cialis&#233; vise &#224; un changement chez les personnes qui lui sont confi&#233;es, l'&#233;ducateur ne peut pas faire l'&#233;conomie de se centrer d'abord sur lui &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profond&#233;ment convaincue par cette affirmation, d'o&#249; le titre, &#171; La part de soi &#187;, l'auteur peut g&#233;n&#233;rer chez le lecteur un certain malaise devant ce partage de confidences. Entre &#233;vidence, professionnalisme, pudeur et travail sur soi, au lecteur de choisir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ social, 2006 (96 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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