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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>T&#233;moignages de d&#233;tenues</title>
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&lt;p&gt;Leurs familles ne les ont pas laiss&#233; tomber. Fortes de cette chance, les condamn&#233;es &#224; de longues peines attendent leur UVF avec une grande impatience et les pr&#233;parent avec soin. Gr&#226;ce &#224; ces moments d'intimit&#233; avec leurs proches, la plupart d'entre elles retrouvent un nouveau souffle &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'en septembre dernier, le Garde des Sceaux, Pascal Cl&#233;ment est venu visiter le centre p&#233;nitentiaire rennais, Isabelle, une grande jeune femme brune, le lui a dit sans d&#233;tour : &#171; Les UVF changent beaucoup de choses. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Leurs familles ne les ont pas laiss&#233; tomber. Fortes de cette chance, les condamn&#233;es &#224; de longues peines attendent leur UVF avec une grande impatience et les pr&#233;parent avec soin. Gr&#226;ce &#224; ces moments d'intimit&#233; avec leurs proches, la plupart d'entre elles retrouvent un nouveau souffle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'en septembre dernier, le Garde des Sceaux, Pascal Cl&#233;ment est venu visiter le centre p&#233;nitentiaire rennais, Isabelle, une grande jeune femme brune, le lui a dit sans d&#233;tour : &lt;i&gt;&#171; Les UVF changent beaucoup de choses. Aux UVF, on a la possibilit&#233; de vivre. On se sent utile. D'habitude, on est en position de solliciter. Pas l&#224;. C'est nous qui prenons soin de notre famille et c'est rare &#187;&lt;/i&gt;. Incarc&#233;r&#233;e lorsque sa fille avait seulement quelques mois, Isabelle a eu la joie de l'entendre l'appeler &lt;i&gt;&#171; maman &#187;&lt;/i&gt; au cours d'une UVF. &lt;i&gt;&#171; Le rendez-vous est trimestriel. &#192; chaque fois que je sors d'UVF, je pense &#224; la prochaine. Cette progression dans la dur&#233;e est importante, j'ai l'impression que &#231;a va me permettre de cr&#233;er ma place dans la famille. C'est le d&#233;but de quelque chose qui se poursuivra &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle, confiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Titulaire d'une licence de russe et actuellement en pr&#233;paration d'un BTS Assistante de gestion, Isabelle d&#233;tient incontestablement quelques atouts pour tenir le choc en prison et pr&#233;parer un retour r&#233;ussi &#224; la vie libre. D'autres ont moins de chance et pourtant, les UVF jouent un r&#244;le cl&#233; dans leur d&#233;tention. Ainsi, cette d&#233;tenue psychotique, hospitalis&#233;e tr&#232;s souvent en psychiatrie et dont les difficult&#233;s sont &#233;normes. Condamn&#233;e &#224; vingt-cinq ans de r&#233;clusion avec une peine de s&#251;ret&#233; qui va jusqu'en 2018, cette femme voit son enfant, accompagn&#233; de ses grands-parents. Six petites heures. Mais six petites heures extr&#234;mement importantes. &lt;i&gt;&#171; On a vu la d&#233;tenue chanter et jouer avec sa fille &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne une surveillante. Et &#224; l'approche de No&#235;l, cette maman s'inqui&#232;te du cadeau qu'elle offrira &#224; son enfant. Selon la psychologue de l'&#233;tablissement, &lt;i&gt;&#171; cette relation m&#232;re-fille, port&#233;e par les grands-parents, permet &#224; l'enfant de ne pas diaboliser sa m&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Pour autant, sa demande d'une UVF de vingt-quatre heures, formul&#233;e depuis six mois, ne sera pas exauc&#233;e. Du moins pas tout de suite. &#171; En lien avec le SMPR (service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional), cela pourrait &#234;tre travaill&#233; &#187;, conseille Catherine Mercier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'oppos&#233;, Laure pourrait &#234;tre ce qu'on appelle commun&#233;ment une &lt;i&gt;&#171; battante &#187;&lt;/i&gt;. Condamn&#233;e &#224; vingt-cinq ans d'emprisonnement, elle entend parler des UVF alors que celles-ci n'existent pas encore. Incarc&#233;r&#233;e &#224; Fleury-M&#233;rogis, elle demande un transfert dans la capitale bretonne et ce, malgr&#233; sa famille qui vit en r&#233;gion parisienne. &lt;i&gt;&#171; Avec seulement le parloir, autant partir directement. Je ne voyais pas l'utilit&#233; de vivre si je n'avais pas ma famille &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa premi&#232;re UVF a eu lieu en septembre 2003 et depuis, elle retrouve les siens chaque trimestre. Comme le travail ou la formation qu'elle a auparavant suivi, les UVF constituent une motivation, un lien tangible avec le monde ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Quand j'ai du mal &#224; manger, la perspective de l'UVF me donne du courage : il ne faut pas que je sois trop maigre pour les recevoir &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che-t-elle. Mari&#233;s depuis vingt-huit ans, elle et son mari ont reconstruit un nouveau dialogue mais leur priorit&#233; est la vie familiale. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'une de mes filles a envie de dormir avec moi, mon mari prend un des lits de la chambre des enfants &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Ce qui prime, c'est de faire les choses que nous ferions &#224; la maison : mon mari cuisine, mes filles mettent la table et moi, avant qu'ils n'arrivent, je pr&#233;pare l'appartement. Effectuer ces actes simples avec eux me fait beaucoup de bien &#187;&lt;/i&gt;. Pour l'instant, Laure n'a jamais sollicit&#233; une UVF de soixante-douze heures, possible une fois par an. &lt;i&gt;&#171; Ici, c'est une prison. Je ne veux pas imposer &#231;a &#224; mes proches. Eux, &#224; l'ext&#233;rieur, ils souffrent plus que moi. La priorit&#233;, c'est leurs vacances &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Difficile retour en cellule&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, Dani&#232;le a mis plus de temps &#224; se d&#233;cider :&lt;i&gt; &#171; J'ai fait la demande &#224; reculons. Ma m&#232;re se tenait r&#233;guli&#232;rement au courant de ce projet d'UVF, elle est tr&#232;s positive et n'attendait que cela &#187;&lt;/i&gt;. Finalement, apr&#232;s plusieurs mois d'h&#233;sitation, la premi&#232;re UVF a eu lieu en septembre 2004. &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais incarc&#233;r&#233;e depuis neuf ans. J'ai pens&#233; que c'&#233;tait une opportunit&#233; et en prison, les opportunit&#233;s sont rares. Mais au fond de moi, je n'avais pas tellement envie car j'avais tr&#232;s peur, c'&#233;tait l'inconnu. J'avais peur que la prison ait tout cass&#233; &#187;&lt;/i&gt;, se souvient-elle. De fait, Dani&#232;le a connu son ami en prison et apr&#232;s de nombreux parloirs, ils allaient enfin passer un moment ensemble. Aujourd'hui, chaque trimestre, son ami et ses parents viennent passer deux jours. &lt;i&gt;&#171; Les UVF me permettent de voir vieillir mes parents, de passer du temps avec eux. C'est tr&#232;s important &#187;&lt;/i&gt;, conclut-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le retour en cellule est difficile. Pour beaucoup, le signal du d&#233;part sonne lorsqu'une heure avant, il faut commencer &#224; nettoyer l'appartement.&lt;i&gt; &#171; Les sorties d'UVF ne sont jamais simples. Je reste dans l'appartement avec les surveillantes pour la fouille et l'inventaire ; je ne veux pas craquer mais c'est dur. Heureusement, les surveillantes sont l&#224;. Si parfois apr&#232;s une UVF, nous parvenons &#224; remonter avec le sourire, c'est gr&#226;ce au personnel &#187;&lt;/i&gt;, tient &#224; dire Karine. Son point de vue n'est pas isol&#233; : les cinq d&#233;tenues rencontr&#233;es pour r&#233;aliser cette enqu&#234;te ont toutes insist&#233; sur l'importance du travail des surveillantes, de leur disponibilit&#233; et de leur humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; La mission fondamentale du personnel, c'est l'observation, pas la surveillance &#187;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Nomm&#233;e au centre de d&#233;tention en mars 2004, Alexandra Nicolay, directrice adjointe de la prison des femmes de Rennes d&#233;taille sans langue de bois les effets de la mise en place des unit&#233;s de vie familiale &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui b&#233;n&#233;ficie des UVF ? Nous notons une diff&#233;rence entre les personnes th&#233;oriquement &#233;ligibles au dispositif, c'est-&#224;-dire celles qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'am&#233;nagement de peine comme la libert&#233; conditionnelle ou la permission de sortie, et celles qui en profitent r&#233;ellement. De fait, en 2005, d'une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nomm&#233;e au centre de d&#233;tention en mars 2004, Alexandra Nicolay, directrice adjointe de la prison des femmes de Rennes d&#233;taille sans langue de bois les effets de la mise en place des unit&#233;s de vie familiale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui b&#233;n&#233;ficie des UVF ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous notons une diff&#233;rence entre les personnes th&#233;oriquement &#233;ligibles au dispositif, c'est-&#224;-dire celles qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'am&#233;nagement de peine comme la libert&#233; conditionnelle ou la permission de sortie, et celles qui en profitent r&#233;ellement. De fait, en 2005, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, un quart des personnes d&#233;tenues n'a eu aucun parloir et un tiers a eu en moyenne trois parloirs sur l'ann&#233;e. L'an pass&#233;, sur les cent cinq personnes pouvant solliciter une UVF, cinquante-sept l'ont fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rennes est un &#233;tablissement pour longues peines. Il faut savoir qu'en raison des faits qui ont conduit ces femmes en d&#233;tention, faits graves, souvent atroces, ayant lieu dans le milieu familial, la d&#233;tenue est en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale une femme seule et abandonn&#233;e. &#192; cela s'ajoute le co&#251;t de l'UVF. Certaines familles habitent &#233;videmment loin d'ici et n'ont pas les moyens pour organiser r&#233;guli&#232;rement un d&#233;placement jusqu'&#224; Rennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La circulaire d&#233;finissant les modalit&#233;s des UVF pr&#233;voit qu'un enfant ne peut pas venir voir sa m&#232;re sans &#234;tre accompagn&#233; d'un adulte. L'application de ce point emp&#234;che-t-elle certaines visites ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Absolument et &#231;a fait vraiment mal au c&#339;ur. De fait, nous avons souvent des m&#232;res dont les enfants sont suivis par des services sociaux ext&#233;rieurs et il n'y a aucune coordination entre ces services et les n&#244;tres. Primo, les travailleurs sociaux ne sont pas toujours enclins &#224; se d&#233;placer : les UVF sont ouvertes sept jours sur sept. Pour une UVF de six heures, rendez-vous compte du temps qu'un &#233;ducateur doit mobiliser pour accompagner un enfant qui habiterait par exemple Strasbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, en l'absence d'un membre de la famille adulte comme les grands-parents, oncles ou tantes, etc., la pr&#233;sence de l'&#233;ducateur est obligatoire. Quelle attitude doit-il alors tenir pendant ce moment d'intimit&#233; ? Passer vingt-quatre heures dans l'appartement en se faisant le plus discret possible ou s'impliquer dans la relation parent-enfant au risque d'&#234;tre intrusif ? La position est difficile. Sans compter qu'il faut trouver un travailleur social qui accepte de passer six , voire vingt-quatre, quarante-huit ou soixante-douze heures en prison. Ce n'est quand m&#234;me pas simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de d&#233;marrer les UVF, personne n'avait mesur&#233; cette complexit&#233; d'organisation ; tout &#224; coup, le dispositif a pris de court les partenaires. Il faudrait des accords techniques entre les diff&#233;rentes institutions. On pourrait par exemple imaginer qu'un premier travailleur social accompagne l'enfant jusqu'aux portes de la prison et qu'ensuite, un second prenne le relais le temps de l'UVF. Cela &#233;tant, je ne suis pas s&#251;re que ce soit une situation id&#233;ale pour l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, le probl&#232;me des enfants dont les parents sont emprisonn&#233;s, c'est que bien souvent, on ne leur demande pas leur avis. Le plus souvent, c'est : &#171; Tu vas aller voir ta maman et ce sera g&#233;nial &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi une commission pluridisciplinaire pour &#233;tudier les demandes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue d'une UVF, la surveillante de service r&#233;dige une synth&#232;se sur l'attitude de la d&#233;tenue et ce qu'elle a per&#231;u de ses visiteurs. Ce sont des choses simples comme &#171; Madame X avait le sourire lorsqu'elle a accueilli ses parents &#187; ou encore &#171; Les enfants de madame Y nous ont sembl&#233; agit&#233;s &#187;. Car n'oubliez pas que la mission principale d'une surveillante n'est pas de surveiller mais bien d'observer. Ces fiches qui de prime abord semblent toutes se ressembler ont une importance capitale. En commission, les surveillantes nous les lisent et nous &#233;tudions chaque demande au cas par cas. Une chose est certaine, nous gagnons beaucoup &#224; &#234;tre plusieurs &#224; &#233;mettre un avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de l'apport des UVF ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori, c'est-&#224;-dire avant qu'elles ne se mettent en place, je n'avais pas d'id&#233;es pr&#233;con&#231;ues. &#192; les voir fonctionner, je consid&#232;re qu'elles sont tr&#232;s utiles. Elles offrent aux d&#233;tenues un moment d'oxyg&#232;ne. Elles vont vivre durement leur d&#233;tention mais gr&#226;ce aux UVF, elles vont tenir. De plus, dans ce cadre, elles re&#231;oivent aussi un soutien et des conseils de leur famille. D'une fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, je suis partisane du principe de r&#233;alit&#233;. Donc, tout ce qui met la d&#233;tenue dans cette situation est selon moi positif. Je vais vous citer l'exemple d'une femme dont le compagnon lui a annonc&#233; qu'il la quittait au cours d'une UVF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, c'est terrible pour elle. Mais consid&#233;rons ceci : au parloir, il y a fort &#224; parier qu'il ne lui aurait rien dit, il aurait peut-&#234;tre continu&#233; de venir la voir sans lui annoncer sa d&#233;cision. En UVF, ce mensonge &#233;tait intenable. Bien s&#251;r, il y a la douleur de cette rupture mais lorsqu'elle sortira, elle n'aura pas ce choc et aura entre temps trouv&#233; d'autres motivations que cet homme pour tenir le coup.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>T&#233;moignages des surveillantes, Brigitte Marchand et H&#233;l&#232;ne Fournier</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Temoignages-des-surveillantes-Brigitte-Marchand-et-Helene-Fournier</link>
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&lt;p&gt;La mise en place d'un service sp&#233;cifiquement d&#233;di&#233; aux unit&#233;s de vie familiale a contribu&#233; &#224; modifier la fonction mais aussi le travail concret des surveillantes &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Avec la d&#233;tenue, je pr&#233;pare l'entr&#233;e et la sortie de l'UVF. En amont, il s'agit essentiellement d'un travail de cantine et &#224; la sortie, je r&#233;alise avec elle l'&#233;tat des lieux de l'appartement &#187;, raconte Delphine Morice, surveillante en UVF. Volontaire comme ses quatre autres coll&#232;gues, elle appr&#233;cie largement ses nouvelles fonctions : &#171; Ici, le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mise en place d'un service sp&#233;cifiquement d&#233;di&#233; aux unit&#233;s de vie familiale a contribu&#233; &#224; modifier la fonction mais aussi le travail concret des surveillantes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avec la d&#233;tenue, je pr&#233;pare l'entr&#233;e et la sortie de l'UVF. En amont, il s'agit essentiellement d'un travail de cantine et &#224; la sortie, je r&#233;alise avec elle l'&#233;tat des lieux de l'appartement &#187;&lt;/i&gt;, raconte Delphine Morice, surveillante en UVF. Volontaire comme ses quatre autres coll&#232;gues, elle appr&#233;cie largement ses nouvelles fonctions : &lt;i&gt;&#171; Ici, le contact avec les d&#233;tenues est diff&#233;rent. Normal puisqu'on est un peu au courant de leurs affaires. Et puis, &#224; partir du moment o&#249; nous accueillons leurs proches pour les UVF, nous les connaissons un peu. D'ailleurs, l'attitude des d&#233;tenues par rapport &#224; nous a chang&#233; : elles viennent plus facilement nous parler. Globalement, &#231;a m'a apport&#233; de la r&#233;flexion sur mon travail, notamment par rapport &#224; la r&#233;insertion &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Trois ans apr&#232;s le d&#233;marrage des unit&#233;s de vie familiale, les surveillantes affirment avoir toutes un int&#233;r&#234;t nouveau pour leur travail. Vraisemblablement parce que d&#232;s le d&#233;part leur investissement a &#233;t&#233; important.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Candidatures volontaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin 2003, soit cinq mois avant l'ouverture des trois premi&#232;res unit&#233;s exp&#233;rimentales de vie familiale, les surveillantes rennaises voient passer un appel &#224; candidature.&lt;i&gt; &#171; Toutes celles qui y ont r&#233;pondu &#233;taient motiv&#233;es car nous avions bien compris qu'il s'agissait d'un service tr&#232;s innovant &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Brigitte Marchand, surveillante depuis seize ans. Pour sa part, elle a postul&#233; en fonction de ses acquis pr&#233;c&#233;dents. &lt;i&gt;&#171; Il y a quatre ans, j'avais d&#233;j&#224; particip&#233; au parcours d'ex&#233;cution des peines. Du coup, j'ai commenc&#233; &#224; m'int&#233;resser au parcours personnel des d&#233;tenues &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;tention classique, le m&#233;tier est tout &#224; fait diff&#233;rent : le plus souvent, dans un centre p&#233;nitentiaire, une surveillante a la charge d'une division, &#224; savoir de vingt d&#233;tenues. Et en maison d'arr&#234;t, il n'existe pas de plafond. R&#233;sultat : cela peut parfois aller jusqu'&#224; soixante-dix prisonni&#232;res sous la responsabilit&#233; d'une seule personne. &lt;i&gt;&#171; Dans ces conditions, il est impossible de prendre le temps d'aller voir la d&#233;tenue lorsqu'on sent qu'elle ne va pas bien &#187;&lt;/i&gt;, regrette Brigitte Marchand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au service UVF, les surveillantes semblent au courant de toutes les petites histoires des d&#233;tenues dont elles ont la charge. Quand l'une d'entre elles frappe &#224; la porte du bureau, les deux surveillantes de permanence devinent tr&#232;s souvent les raisons de sa visite : r&#233;cup&#233;rer les chaussures apr&#232;s la fouille pour l'une, pr&#233;parer la cantine pour l'autre, s'inqui&#233;ter de la date de la prochaine UVF pour une troisi&#232;me, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re arriv&#233;e dans le service, H&#233;l&#232;ne Fournier est une jeune surveillante. Fonctionnaire de l'administration p&#233;nitentiaire depuis six ans, elle effectue ici un remplacement : &lt;i&gt;&#171; J'ai demand&#233; les UVF car j'avais envie d'&#233;tablir d'autres rapports avec les d&#233;tenues. En UVF, une relation de confiance s'instaure ; c'est totalement diff&#233;rent de la d&#233;tention &#187;&lt;/i&gt;, confirme-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette implication du personnel a &#233;t&#233; largement facilit&#233;e par le c&#244;t&#233; exp&#233;rimental des appartements familiaux. Car il y a trois ans, apr&#232;s la publication de la circulaire d&#233;finissant leur cadre, sur le terrain, les surveillantes ont d&#251; inventer le reste. Ainsi ont-elles constat&#233; que certains accessoires &#8212; comme le pot pour les jeunes enfants &#8212; n'avaient pas &#233;t&#233; pr&#233;vus. Et dans ces cas-l&#224;, elles ont d&#251; improviser. &lt;i&gt;&#171; C'est un nouveau m&#233;tier parce qu'au fur et &#224; mesure, on a tout pens&#233; et tout cr&#233;&#233; &#187;&lt;/i&gt;, estime Brigitte Marchand.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un m&#233;tier plus valorisant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant l'ouverture des appartements familiaux, les surveillantes ont suivi un cycle de formation traitant de la petite enfance, de la sexualit&#233; en prison ou encore des aspects psychologiques des UVF. &lt;i&gt;&#171; Puis, avec le soutien de l'&#201;cole nationale de l'administration p&#233;nitentiaire, nous avons travaill&#233; sur l'analyse de nos pratiques professionnelles afin d'&#233;laborer un r&#233;f&#233;rentiel pour chaque phase de l'UVF &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Brigitte Marchand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail qui a profit&#233; &#224; leurs coll&#232;gues des maisons centrales de Saint-Martin de R&#233; et de Poissy o&#249; ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es en avril 2004 puis en d&#233;cembre 2005 des unit&#233;s de vie familiale. Dans la premi&#232;re, Val&#233;rie Marinnuci a &#233;tudi&#233; pour son m&#233;moire de master &#171; Droit de l'ex&#233;cution des peines et droits de l'homme &#187; le fonctionnement du service des UVF. Elle note que &lt;i&gt;&#171; les surveillants ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une grande autonomie dans la mise en place des dispositifs, ce qui modifie d&#233;j&#224; consid&#233;rablement leurs pratiques dans la mesure o&#249; ils sont normalement de simples ex&#233;cutants &#187;&lt;/i&gt;. Et au cours des entretiens qu'elle a r&#233;alis&#233;s, &lt;i&gt;&#171; les cinq surveillants du service ont &#224; plusieurs reprises &#233;voqu&#233; le fait que leur travail n'a plus rien &#224; voir avec celui qu'ils effectuaient avant &#187;&lt;/i&gt;. Un des agents a m&#234;me pr&#233;cis&#233; &lt;i&gt;&#171; qu'avant, ils surveillaient et que maintenant, ils font du social &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'exp&#233;rience des unit&#233;s de vie familiale &#224; la prison des femmes de Rennes</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>826</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour permettre aux d&#233;tenues condamn&#233;es &#224; de longues peines de recevoir leur famille ou leurs proches, le minist&#232;re de la Justice a ouvert en septembre 2003 trois appartements sur le site de la prison des femmes de Rennes. Alors que le Garde des Sceaux a r&#233;cemment annonc&#233; la g&#233;n&#233;ralisation de ce dispositif &#224; l'ensemble des autres centres p&#233;nitentiaires, ce dossier constitue l'occasion de d&#233;couvrir leurs fonctionnements et de dresser un premier bilan &lt;br class='autobr' /&gt;
De loin, on pourrait croire &#224; un gros pavillon de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour permettre aux d&#233;tenues condamn&#233;es &#224; de longues peines de recevoir leur famille ou leurs proches, le minist&#232;re de la Justice a ouvert en septembre 2003 trois appartements sur le site de la prison des femmes de Rennes. Alors que le Garde des Sceaux a r&#233;cemment annonc&#233; la g&#233;n&#233;ralisation de ce dispositif &#224; l'ensemble des autres centres p&#233;nitentiaires, ce dossier constitue l'occasion de d&#233;couvrir leurs fonctionnements et de dresser un premier bilan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De loin, on pourrait croire &#224; un gros pavillon de banlieue. De pr&#232;s, on d&#233;couvre trois F3, tous &#233;quip&#233;s d'une terrasse et d'un jardinet clos par un haut grillage blanc. &#192; l'int&#233;rieur, le mobilier bon march&#233; fait ressembler ces appartements &#224; ceux qu'on loue pour les vacances &#224; des soci&#233;t&#233;s sp&#233;cialis&#233;es. Aux beaux jours, des d&#233;tenues et leurs familles d&#233;jeunent dehors, des enfants jouent dans la courette et des amoureux sirotent leur tasse de caf&#233; en grillant une cigarette et en se regardant dans le blanc des yeux. Mais attention, comme le dit Karine, trente-huit ans et incarc&#233;r&#233;e depuis cinq ann&#233;es, &lt;i&gt;&#171; l'UVF n'est pas qu'un appartement avec un lecteur de DVD mis &#224; notre disposition. C'est beaucoup plus &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les d&#233;tenues qui ne sont pas &#233;ligibles &#224; la libert&#233; conditionnelle ou aux permissions de sortie, l'unit&#233; de vie familiale va permettre le temps de six, vingt-quatre, quarante-huit heures une fois par trimestre, et soixante-douze heures une fois par an, d'&#234;tre avec leurs proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux m&#232;res de famille dont les enfants peuvent venir jusqu'&#224; Rennes, la joie de pr&#233;parer un g&#226;teau, de donner le bain, d'aider &#224; choisir les v&#234;tements, de raconter une histoire le soir au coucher, de discuter ou de regarder un film avec les plus grands. &lt;i&gt;&#171; Cela n'a rien &#224; voir avec un parloir. &#192; l'UVF, on peut &#234;tre ensemble et ne pas toujours parler. Au parloir, les conversations restent souvent en surface parce que personne n'ose &#233;voquer les sujets qui d&#233;rangent ou qui rendent triste &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Laure, quarante-cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, m&#232;re et grand-m&#232;re, Laure a seulement invit&#233; son mari pour la premi&#232;re UVF alors que le r&#232;glement autorise quatre personnes. &#171; Le proc&#232;s venait juste d'avoir lieu, nous avons mis les choses &#224; plat et depuis, on arrive &#224; discuter &#187;, d&#233;taille-t-elle. M&#234;me son de cloche chez Karine : &#171; L'UVF me permet d'&#234;tre sinc&#232;re, d'aborder les sujets sensibles comme les faits qui me sont reproch&#233;s, mon incarc&#233;ration ou encore l'absence de ma fille &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le droit &#224; l'intimit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les prisonni&#232;res le ressentent toutes : au parloir, on va vite et on ne dit pas. A l'UVF, le temps est diff&#233;rent. Et ce temps permet d'affronter, enfin, les sujets difficiles. &lt;i&gt;&#171; Lors de la premi&#232;re UVF, mon compagnon m'a parl&#233; de sa souffrance. Souffrance de franchir la porte d'une prison pour me voir, souffrance d'avoir sa femme en prison, etc. &#187;&lt;/i&gt;, raconte Isabelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en b&#233;n&#233;ficier, la d&#233;tenue mais aussi la personne &#171; i&lt;i&gt;nvit&#233;e&lt;/i&gt; &#187; doivent adresser s&#233;par&#233;ment une demande aupr&#232;s de l'administration p&#233;nitentiaire. Une fois par mois, une commission pr&#233;sid&#233;e par le directeur de l'&#233;tablissement ou son adjointe, se r&#233;unit. Y si&#232;gent les surveillantes UVF, les conseill&#232;res d'insertion et de probation concern&#233;es, la psychologue et le chef de d&#233;tention. Cette demande &#233;tant une &#171; d&#233;cision administrative faisant grief &#187; (susceptible de faire l'objet d'un recours [ndlr]), la commission doit argumenter son propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 2006, 92 % des demandes ont re&#231;u un avis favorable, 5 % ont &#233;t&#233; ajourn&#233;es et 3 % rejet&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Alexandra Nicolay, directrice adjointe de ce centre p&#233;nitentiaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'&#233;tablissement comprend 233 places en centre de d&#233;tention, 5 places en (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; La dur&#233;e peut poser probl&#232;me. Ainsi, cette femme qui a empoisonn&#233; ses deux enfants. L'un a surv&#233;cu et vient en UVF pour une dur&#233;e de six heures. La m&#232;re a r&#233;cemment sollicit&#233; vingt-quatre heures mais nous ne voulons pas que l'enfant dorme sous sa surveillance. Cela a &#233;t&#233; &#233;videmment dit et expliqu&#233; &#224; la d&#233;tenue &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des personnes libres en prison&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car prot&#233;ger les enfants mais aussi les visiteurs adultes s'impose parfois. Il arrive en effet que certains &#8212; par compassion ou soumission &#8212; n'osent pas refuser ce que demande la d&#233;tenue. &lt;i&gt;&#171; Pour construire son projet professionnel de sortie, une d&#233;tenue avait demand&#233; une UVF de 24 heures. C'&#233;tait soi-disant la visiteuse qui le souhaitait. Lorsque je l'ai appel&#233;e, j'ai compris qu'elle subissait une pression. De surcro&#238;t, dans ce cas d&#8216;insertion professionnelle, une UVF de vingt-quatre heures ne correspondait &#224; rien. La visiteuse a &#233;t&#233; soulag&#233;e qu'on maintienne une dur&#233;e de six heures &#187;,&lt;/i&gt; se souvient Anne-Marie Sinan, conseill&#232;re d'insertion et de probation au centre p&#233;nitentiaire de Rennes depuis janvier 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, en sollicitant une UVF, les visiteurs sont soumis au r&#232;glement de l'&#233;tablissement. En clair, fouilles &#224; l'arriv&#233;e et &#224; la sortie, obligation de d&#233;poser la liste de tous les objets apport&#233;s interdiction d'emmener un t&#233;l&#233;phone portable, de l'alcool ou des m&#233;dicaments&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Une prescription m&#233;dicale est n&#233;cessaire et en fonction de la posologie, un (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, etc. De plus, les occupants de l'UVF doivent se montrer &#224; la surveillante qui effectue chaque jour les trois rondes pr&#233;vues par le code de proc&#233;dure p&#233;nale. &lt;i&gt;&#171; Dix minutes avant, nous pr&#233;venons les personnes par l'interphone. Certains en profitent pour sortir et discuter avec nous, d'autres sont plus discrets &#187;&lt;/i&gt;, souligne Brigitte Marchand, surveillante principale du service des UVF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fois, le stress et l'anxi&#233;t&#233; sont forts tant chez la d&#233;tenue que le ou les visiteurs. &lt;i&gt;&#171; Demander &#224; une personne libre de venir passer un ou deux jours en prison est une d&#233;marche particuli&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;alisent les prisonni&#232;res. &#192; ce niveau, l'apport des surveillantes est fondamental (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignages-des-surveillantes-Brigitte-Marchand-et-Helene-Fournier' class='spip_in'&gt;lire leurs t&#233;moignages&lt;/a&gt;). Charg&#233;es de l'accueil, elles prennent en charge la famille d&#232;s son arriv&#233;e au centre p&#233;nitentiaire. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'entr&#233;e, nous calmons leurs appr&#233;hensions, toujours immenses la premi&#232;re fois. Ils ne connaissent que le parloir et hormis la petite brochure que nous leur avons pr&#233;c&#233;demment envoy&#233;e, ils ne savent pas o&#249; nous les emmenons. Entre autres choses, nous leur rappelons qu'ils peuvent interrompre l'UVF sur un simple appel t&#233;l&#233;phonique et ce, sans avoir &#224; se justifier &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Brigitte Marchand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois les formalit&#233;s r&#233;gl&#233;es, il reste quelque 500 m&#232;tres &#224; parcourir pour rejoindre l'UVF. Les visiteurs ne peuvent pas y croiser de d&#233;tenues puisque les unit&#233;s de vie familiale sont situ&#233;es dans l'enceinte du centre p&#233;nitentiaire mais en dehors de la partie &lt;i&gt;&#171; d&#233;tention &#187;. &#171; Ce temps-l&#224; permet d'instaurer un petit dialogue, de rassurer, d'inviter les personnes &#224; nous poser leurs questions sur le d&#233;roulement de la journ&#233;e. Parfois, on parle de la pluie et du beau temps. Mais en aucun cas, nous ne for&#231;ons la discussion &#187;&lt;/i&gt;, assure la responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, sur les quelque 350 UVF qui ont eu lieu, aucune n'a &#233;t&#233; interrompue, ni &#224; l'initiative de la d&#233;tenue, ni de ses visiteurs. &lt;i&gt;&#171; Au parloir, cela arrive &#187;&lt;/i&gt;, indique Brigitte Marchand. Selon la circulaire qui d&#233;finit le cadre des UVF, l'interruption ne remet pas en cause la possibilit&#233; d'une demande ult&#233;rieure. Dans le m&#234;me esprit, a priori et sauf faits exceptionnellement graves, le comportement de la d&#233;tenue pendant sa d&#233;tention n'ob&#232;re pas cette possibilit&#233; de passer du temps avec ses proches. &lt;i&gt;&#171; L'objectif est de maintenir les liens familiaux et de permettre aux d&#233;tenues de se r&#233;approprier les actes de la vie quotidienne &#187;&lt;/i&gt;, justifie Alexandra Nicolay (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-mission-fondamentale-du-personnel-c-est-l-observation-pas-la-surveillance' class='spip_in'&gt;lire interview&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, incontestablement, le maintien des liens familiaux pendant la d&#233;tention constitue l'une des meilleures bases d'une r&#233;insertion ult&#233;rieure. Ainsi, l'UVF responsabilise-t-elle la d&#233;tenue puisqu'elle a la charge de &lt;i&gt;&#171; cantiner &#187;&lt;/i&gt; les produits n&#233;cessaires &#224; la pr&#233;paration des repas. &lt;i&gt;&#171; J'avais peur de para&#238;tre nulle, d'avoir tout oubli&#233; &#187;&lt;/i&gt;, se souvient l'une d'elles. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; En cellule, on s'habitue &#224; vivre seule. De plus, je me couche t&#244;t. Allais-je pouvoir veiller ? &#187;&lt;/i&gt;. Car l'UVF est &#233;galement un lieu o&#249; la personne est confront&#233;e au principe de r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Restaurer la notion de temps&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Rennes, les d&#233;tenues sont encourag&#233;es &#224; pr&#233;parer ce moment : passer &#224; la m&#233;diath&#232;que prendre des livres, des jeux ou des DVD, envisager des menus et donc pr&#233;voir des recettes, aller chez le coiffeur, etc. constituent des actes basiques tout &#224; fait importants (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignages-de-detenues' class='spip_in'&gt;lire leurs t&#233;moignages&lt;/a&gt;).&lt;i&gt; &#171; L'UVF permet &#224; une femme condamn&#233;e &#224; 20 ans de r&#233;clusion de r&#233;aliser qu'un projet de sortie autour des enfants, &#231;a ne tient pas &#187;&lt;/i&gt;, constate Anne-Marie Sinan, conseill&#232;re d'insertion et de probation. &lt;i&gt;&#171; Par nature, les d&#233;tenues fonctionnent tr&#232;s souvent dans l'imaginaire. Tout devient mythique. Il faut entendre certaines raconter leur premi&#232;re permission de sortie : on croirait entendre le r&#233;cit du retour de l'enfant prodigue. Parfois c'est vrai mais souvent, cette description est totalement fausse et exag&#233;r&#233;e. L'UVF permet de pr&#233;venir cela, ou au moins de le limiter &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa coll&#232;gue Catherine Mercier, psychologue, est largement d'accord : &lt;i&gt;&#171; &#192; mon sens, l'UVF d&#233;clenche des choses positives m&#234;me si au d&#233;part elles ne sont pas forc&#233;ment per&#231;ues comme telles. Globalement, les d&#233;tenues r&#233;alisent la longueur de la peine &#187;&lt;/i&gt;. L'UVF, c'est &#233;galement la possibilit&#233; de se sentir m&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Au parloir, une d&#233;tenue ressent par exemple &#233;norm&#233;ment de culpabilit&#233; lorsqu'il faut &#233;voquer l'&#233;cole si les notes sont insuffisantes, ou faire un peu de discipline. Souvent, elle y renonce. Le temps de l'UVF permet cela &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille la psychologue. Mais le plus important repose peut-&#234;tre sur la restauration du temps. &lt;i&gt;&#171; En prison, sur les longues peines, le temps n'est pas d&#233;fini ; toutes les ann&#233;es peuvent se ressembler. Par son rythme, l'UVF restaure cette notion &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Catherine Mercier. Pour preuve, les d&#233;tenues qui b&#233;n&#233;ficient du dispositif comptent d&#233;sormais le temps en UVF.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#233;tablissement comprend 233 places en centre de d&#233;tention, 5 places en nurserie, 4 places en semi-libert&#233; ainsi que 54 places en maison d'arr&#234;t&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une prescription m&#233;dicale est n&#233;cessaire et en fonction de la posologie, un nombre pr&#233;cis de cachets est autoris&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un peu d'humanit&#233; en prison : l'exp&#233;rience des unit&#233;s de vie familiale</title>
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		<title>Plaidoyer pour le mensonge</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>826</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tout enfant vous le dira : dire la v&#233;rit&#233;, c'est bien, mentir, c'est mal. Pourtant, s'il est bien une institution o&#249; cette dichotomie ne s'applique pas, c'est celle de la justice. Pour exercer le m&#233;tier de juge, il faut ch&#233;rir le mensonge car le mensonge est une parole &#224; entendre, pr&#233;f&#233;rable au silence. Il garantit un nouveau droit de l'homme : le droit &#224; l'opacit&#233;. Personne ne souhaite vivre dans une maison de verre. Voil&#224; des d&#233;clarations bien subversives. Son auteur n'est autre qu'un ancien juge (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout enfant vous le dira : dire la v&#233;rit&#233;, c'est bien, mentir, c'est mal. Pourtant, s'il est bien une institution o&#249; cette dichotomie ne s'applique pas, c'est celle de la justice. Pour exercer le m&#233;tier de juge, il faut ch&#233;rir le mensonge car le mensonge est une parole &#224; entendre, pr&#233;f&#233;rable au silence. Il garantit un nouveau droit de l'homme : le droit &#224; l'opacit&#233;. Personne ne souhaite vivre dans une maison de verre. Voil&#224; des d&#233;clarations bien subversives. Son auteur n'est autre qu'un ancien juge d'instruction, Laurent L&#232;guevaque, qui nous propose ici un essai au vitriol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il commence par nous expliquer son &#233;tat d'esprit quand il est entr&#233; dans la magistrature. Il &#233;tait convaincu de se mettre au service d'une noble et vaste qu&#234;te : &#171; Je me croyais un h&#233;ros, un chevalier blanc de la v&#233;rit&#233;. Infatu&#233; de mes fonctions, infatu&#233; de moi-m&#234;me, au fond, comme bien des juges &#187; (p.9). Apr&#232;s treize ans pass&#233;s &#224; tenter de traquer le mensonge, son verdict est sans appel : il est quasiment impossible de l'isoler par un signe objectif. Certains menteurs ont de forts accents de sinc&#233;rit&#233; et peuvent para&#238;tre tout &#224; fait assur&#233;s : ils veillent &#224; maintenir les apparences de la v&#233;rit&#233; aux faits qu'ils inventent et &#224; rendre logique leur encha&#238;nement dans le temps et l'espace. Cette m&#234;me cr&#233;dibilit&#233; ne b&#233;n&#233;ficie pas forc&#233;ment aux sinc&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout quand ils s'emp&#234;trent dans leurs d&#233;clarations, en arborant des airs de faux jetons. Ils disent tellement vrai qu'ils ne voient pas l'utilit&#233; de rendre leur r&#233;cit coh&#233;rent et comptent sur le juge pour d&#233;m&#234;ler l'&#233;cheveau de leurs d&#233;clarations. La victoire de la v&#233;rit&#233; passe par l'amour du mensonge. C'est une victoire de la pers&#233;v&#233;rance, de l'&#233;coute inlassable d'autrui, d'un int&#233;r&#234;t fervent pour la logique d'autrui, sa pens&#233;e, ses tours et ses d&#233;tours. Mais les juges se dispensent de plus en plus d'&#233;couter les humains. Ils pr&#233;f&#232;rent s'appuyer sur les expertises psychologiques auxquelles ils se soumettent aveuglement. Psychiatrie, psychanalyse, psychologie se sont &#233;rig&#233;es en nouvelles d&#233;esses, en pilier d'une justice enfin r&#233;nov&#233;e. Toute la soci&#233;t&#233; fait mine de penser que les sciences humaines sont exactes. Alors qu'elles ont autant de fondements scientifiques que l'horoscope chinois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge doit instinctivement d&#233;tester les convictions intangibles, les croyances aveugles. S'il doit apprendre &#224; se m&#233;fier des suspects, il doit tout autant se garder des experts, des autorit&#233;s et des faux t&#233;moins, douter des t&#233;moignages, mais &#233;galement de la version polici&#232;re, des assemblages de faits pr&#233;construits, subodorer le d&#233;j&#224; pr&#234;t, flairer le tout cuit. Passer aux aveux suppose une p&#233;riode de latence, une maturation, une phase d'observation. Mais le l&#233;gislateur vibrionnant pond &#224; la cha&#238;ne des textes destin&#233;s &#224; presser les juges d'aller vite, toujours plus vite. Laurent L&#232;guevaque a d&#233;missionn&#233; : parce que &#171; les juges ne pr&#234;tent plus attention qu'&#224; leur carri&#232;re et aux d&#233;lais de traitement des proc&#233;dures. Ils s'entourent d'experts et de certitude &#187; (p.123).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Deno&#235;l, 2006 (133 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les nouvelles sorci&#232;res de Salem. Le&#231;ons d'Outreau</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-nouvelles-sorcieres-de-Salem-Lecons-d-Outreau</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>826</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;sastre d'Outreau a &#233;t&#233; largement comment&#233; comme le sympt&#244;me de la faillite de la justice. Mais au-del&#224;, il pose un probl&#232;me plus vaste : il d&#233;montre la difficult&#233; pour les institutions de r&#233;ussir &#224; m&#233;taboliser les conflits et &#224; apaiser les passions. Le d&#233;sir sans limites d'un adulte pour un enfant renvoie &#224; la peur d'un effondrement des principes fondateurs et des structures fondamentales de toute soci&#233;t&#233; humaine : la parent&#233; et la filiation. Des m&#233;canismes de panique morale anti-p&#233;dophile se sont (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;sastre d'Outreau a &#233;t&#233; largement comment&#233; comme le sympt&#244;me de la faillite de la justice. Mais au-del&#224;, il pose un probl&#232;me plus vaste : il d&#233;montre la difficult&#233; pour les institutions de r&#233;ussir &#224; m&#233;taboliser les conflits et &#224; apaiser les passions. Le d&#233;sir sans limites d'un adulte pour un enfant renvoie &#224; la peur d'un effondrement des principes fondateurs et des structures fondamentales de toute soci&#233;t&#233; humaine : la parent&#233; et la filiation. Des m&#233;canismes de panique morale anti-p&#233;dophile se sont empar&#233;s aussi bien d'un public pris dans une &#233;motion collective sans commune mesure avec la r&#233;alit&#233;, que d'enqu&#234;teurs absorb&#233;s par la sid&#233;ration, la confusion et le vertige. L'unanimit&#233; qui se fait contre l'ennemi invisible qu'est le p&#233;dophile et pour la victime innocente qu'est l'enfant, ne supporte ni discussion, ni contradiction : la circonspection de la justice, le doute m&#233;thodique, le temps de la d&#233;lib&#233;ration sont balay&#233;s par un r&#233;flexe d&#233;fensif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les nuances sont progressivement proscrites. La prudence est stigmatis&#233;e comme attentisme inadmissible, le respect du droit comme un laxisme insupportable, la mesure comme indiff&#233;rence coupable. D&#232;s qu'est en jeu la dignit&#233; d'un enfant, c'est une vague d'irrationalit&#233; qui recouvre tout. Il n'y a plus que les vrais aveux de l'agresseur et les fausses r&#233;tractations de la victime. Les coupables ne sont plus coupables parce qu'on a d&#233;montr&#233; leur culpabilit&#233;, mais parce qu'ils doivent expier. Face &#224; l'enfant asexu&#233;, d&#233;nu&#233; de toute tendance perverse et de toute propension &#224; mentir, son pr&#233;dateur ne peut qu'&#234;tre monstrueux : &#171; La seule issue est d'exorciser ce mal invisible par une contre violence dirig&#233;e contre des figures dangereuses &#187; (p.23).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre horizon est occup&#233; par un seul imp&#233;ratif moral : punir les agresseurs et sauver les victimes. Le syst&#232;me p&#233;nal est devenu un organe de r&#233;gulation directe des d&#233;viances sexuelles : en France, 22,2 % des d&#233;tenus le sont pour infraction sexuelle (contre 9,8 % en Belgique, 5 % en Angleterre et 4,6 % en Espagne). Notre soci&#233;t&#233; ne fonctionne plus que sur le registre de l'id&#233;ologie s&#233;curitaire et victimaire. L'opinion montre une grande r&#233;activit&#233; face au scandale, une sensibilit&#233; exacerb&#233;e face &#224; la souffrance individuelle, une impatience &#224; savoir et &#224; d&#233;noncer. Le crit&#232;re dominant d'une bonne justice n'est plus le souci de l'application juste du droit, mais le refus de tout risque. Le juge n'est plus ce tiers entre la soci&#233;t&#233;, la victime et le mis en examen. Il est devenu un agent de s&#233;curit&#233; charg&#233; de prot&#233;ger les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forts de ce constat sans concession, les auteurs pr&#233;conisent toute une s&#233;rie de mesures permettant de r&#233;pondre aux d&#233;rives qu'ils d&#233;noncent : rompre avec la culture inquisitoire et ouvrir le travail de la justice aux regards ext&#233;rieurs, rendre l'instruction coll&#233;giale et faire reposer la garantie des proc&#233;dures sur la d&#233;fense et non plus sur les seuls juges d'appel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2006 (168 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Assistante sociale aujourd'hui</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Assistante-sociale-aujourd-hui</link>
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		<dc:date>2007-01-31T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>826</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Historiquement, l'assistant de service social repr&#233;sente la premi&#232;re profession organis&#233;e du secteur social. Aujourd'hui, il appara&#238;t comme un des professionnels parmi d'autres de l'action sociale. C'est pourquoi, l'objectif des auteurs de cet ouvrage est d'apporter une plus grande visibilit&#233; &#224; la profession d'assistant de service social, profession qui a une n&#233;cessit&#233; d'&#233;volution compte tenu de son ancrage dans la sph&#232;re du social et de la perp&#233;tuelle mutation du contexte environnemental. L'exercice (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Historiquement, l'assistant de service social repr&#233;sente la premi&#232;re profession organis&#233;e du secteur social. Aujourd'hui, il appara&#238;t comme un des professionnels parmi d'autres de l'action sociale. C'est pourquoi, l'objectif des auteurs de cet ouvrage est d'apporter une plus grande visibilit&#233; &#224; la profession d'assistant de service social, profession qui a une n&#233;cessit&#233; d'&#233;volution compte tenu de son ancrage dans la sph&#232;re du social et de la perp&#233;tuelle mutation du contexte environnemental. L'exercice professionnel de l'AS implique des prises de d&#233;cisions, des interventions dans un champ d'action vaste, aupr&#232;s de populations vari&#233;es allant de l'enfance &#224; la personne &#226;g&#233;e, de la pr&#233;vention &#224; l'exclusion et dans un n&#233;cessaire travail de partenariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s structur&#233;, didactique, organis&#233; de mani&#232;re lin&#233;aire et logique, ce guide, dans sa troisi&#232;me &#233;dition, apporte quasiment tous les &#233;l&#233;ments de compr&#233;hension de la fonction d'AS : l'historique de la profession, la formation, l'intervention, la r&#233;glementation, l'&#233;volution. Les t&#233;moignages de professionnelles illustrent syst&#233;matiquement chaque chapitre plus sp&#233;cifiquement sur l'intervention professionnelle et renforcent ainsi le caract&#232;re pragmatique du propos, que ce soit pour la polyvalence de secteur comme pour le service social de l'&#201;ducation nationale en passant par l'aide sociale &#224; l'enfance&#8230; Les mutations de la soci&#233;t&#233; affectent le social. &#171; La profession d'assistante sociale, une des plus anciennes &#224; s'&#234;tre organis&#233;e en tant que telle, a besoin de red&#233;finir son champ d'intervention, son r&#244;le, ses limites aussi, pour &#234;tre &#224; m&#234;me d'&#233;voluer dans le vingt et uni&#232;me si&#232;cle, de fa&#231;on dynamique et comp&#233;tente &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un portrait contextualis&#233;, r&#233;actualis&#233;, tr&#232;s fourni, tr&#232;s int&#233;ressant pour tous ceux qui, soit interviennent d&#233;j&#224; dans le travail social, soit veulent devenir assistant de service social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Maloine, 2006 (190 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les statistiques doivent-elles &#234;tre ethniques ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-statistiques-doivent-elles-etre-ethniques</link>
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		<dc:date>2007-01-31T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>826</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question, sensible, devient vite passionnelle, rendant le d&#233;bat &#233;lectrique. L'utilisation de statistiques ethniques pour mesurer (et lutter contre) les discriminations serait-elle un principe utile ? Ou au contraire, cette &#171; lev&#233;e de l'invisibilit&#233; &#187; risquerait-elle de cr&#233;er de dangereux crit&#232;res &#171; ethno-raciaux &#187; g&#233;n&#233;rant, m&#234;me avec les meilleures intentions, un fichage sournois ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les enfants d'immigr&#233;s, y compris les plus dipl&#244;m&#233;s, affichent un taux de ch&#244;mage au moins deux fois sup&#233;rieur aux autres ; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question, sensible, devient vite passionnelle, rendant le d&#233;bat &#233;lectrique. L'utilisation de statistiques ethniques pour mesurer (et lutter contre) les discriminations serait-elle un principe utile ? Ou au contraire, cette &#171; lev&#233;e de l'invisibilit&#233; &#187; risquerait-elle de cr&#233;er de dangereux crit&#232;res &#171; ethno-raciaux &#187; g&#233;n&#233;rant, m&#234;me avec les meilleures intentions, un fichage sournois ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les enfants d'immigr&#233;s, y compris les plus dipl&#244;m&#233;s, affichent un taux de ch&#244;mage au moins deux fois sup&#233;rieur aux autres ; aujourd'hui, tous les testings, dans tous les domaines (embauche, logement, bo&#238;tes de nuit, etc.) d&#233;montrent les uns apr&#232;s les autres l'ampleur des d&#233;g&#226;ts. Le constat est devenu tellement pr&#233;occupant en termes de coh&#233;sion sociale qu'il semble difficile de l'ignorer plus longtemps. Alors, faut-il les mesurer au plus pr&#232;s, ces discriminations raciales, &#224; l'aide de statistiques ethniques, comme le font certains pays ? Dans son r&#244;le, la Commission nationale de l'informatique et des libert&#233;s (CNIL) rappelle volontiers qu'une r&#233;publique indivisible ne reconna&#238;t que des citoyens &#233;gaux, sans distinction d'origine, de race ou de religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, jusqu'&#224; ce jour, le droit fran&#231;ais interdit de recueillir des donn&#233;es relatives &#224; l'origine raciale ou ethnique. La loi Informatique et libert&#233;s &#8212; vot&#233;e en 1978, remani&#233;e en 2004, pose cette interdiction (m&#234;me s'il existe quelques d&#233;rogations accord&#233;es pour les organismes de statistiques). D'ailleurs, pour la Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (Halde), le comptage ethnique est une &#171; m&#233;thode lourde de risques, nourrissant une logique de s&#233;paration des communaut&#233;s &#187;. La Ligue des droits de l'homme et SOS Racisme estiment m&#234;me qu'y consentir renforcerait les comportements discriminatoires et racistes, quelles que soient les vertueuses intentions en amont&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les discriminations sont telles aujourd'hui &#8212; et les testings ne suffiront jamais &#224; en d&#233;montrer l'ampleur &#8212; que certains repr&#233;sentants associatifs concern&#233;s le r&#233;clament, tel le Conseil repr&#233;sentatif des associations noires (CRAN). Mais rapidement, le d&#233;bat se fait plus large : faut-il autoriser les entreprises &#224; cr&#233;er des outils d'&#233;valuation de la diversit&#233;, avec des r&#233;f&#233;rentiels ethniques ? Seul pays europ&#233;en &#224; prendre en compte l'origine ethnique, le Royaume-Uni conna&#238;t, par exemple, quelles populations &#233;trang&#232;res enregistrent des taux de ch&#244;mage proches de ceux des Blancs, ou en revanche de quelle origine sont les habitants qui connaissent un taux de ch&#244;mage trois fois sup&#233;rieur. Outre-Manche, les recensements posent la d&#233;licate question : &#171; Quel est votre groupe ethnique ? Blanc ? M&#233;tis ? Asiatique ou Asiatique britannique ? Noir ou Noir britannique ? Chinois ou autre groupe ethnique ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'&#233;tablissement progressif de statistiques ethniques &#187; est-il devenu in&#233;luctable ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de telles observations, des politiques publiques peuvent &#8212; dans le meilleur des cas &#8212; s'infl&#233;chir. &#192; noter tout de m&#234;me qu'une exp&#233;rience a &#233;t&#233; faite sur le territoire fran&#231;ais, en Nouvelle-Cal&#233;donie, o&#249; les recensements prennent en compte, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'origine ethnique des personnes. Mais d'autres organismes sont r&#233;solus &#224; faire &#233;voluer la situation : l'Observatoire europ&#233;en des ph&#233;nom&#232;nes racistes et x&#233;nophobes regrettait ainsi, en novembre dernier, de ne pouvoir mesurer l'&#233;volution du racisme ou de la discrimination en r&#233;clamant des statistiques ethniques concernant l'emploi, le logement et l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques jours, un sondage Eurobarom&#232;tre indiquait que 75 % des citoyens de l'Union europ&#233;enne acceptent de donner des informations sur leur origine ethnique si leur anonymat est respect&#233;&#8230; Quelques jours auparavant, un colloque du Centre d'analyse strat&#233;gique sur la question avait estim&#233; qu'un &#171; &#233;tablissement progressif de statistiques ethniques &#187; &#233;tait devenu in&#233;luctable. Des forces s'affirment de plus en plus nettement, pour un changement de pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les politiques restent cliv&#233;s sur le sujet, transcendant d'ailleurs le bin&#244;me gauche/droite. Les pratiques certes, ont d&#233;j&#224;, peu ou prou &#233;volu&#233; : en 1871, le recensement avait introduit une question sur la nationalit&#233; ; presque un si&#232;cle plus tard, en 1962, il a &#233;t&#233; demand&#233; la nationalit&#233; ant&#233;rieure de ceux qui venaient d'acqu&#233;rir la nationalit&#233; fran&#231;aise ; en 1991, le Haut Conseil &#224; l'int&#233;gration (HCI) avait formul&#233; une nouvelle cat&#233;gorie &#171; Immigr&#233;s &#187; combinant nationalit&#233; de naissance et lieu de naissance. Huit ans plus tard, une question sur le lieu de naissance des parents dans l'enqu&#234;te Famille &#233;tait adoss&#233;e au recensement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces questions vont &#234;tre, dans ces temps &#233;lectoraux, &#224; l'ordre du jour. Le CRAN pour sa part, devait rendre publique une enqu&#234;te sur le nombre et la place des Noirs en France ce 31 janvier. Par ailleurs, la CNIL ach&#232;vera en principe au cours de ce mois de f&#233;vrier ses auditions et ses travaux initi&#233;s en 2005 sur la question, afin de les soumettre aux candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Sur la trentaine d'auditions, la premi&#232;re avait concern&#233; Azouz Begag, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Promotion de l'&#233;galit&#233; des chances : s'affirmant contre les statistiques ethniques, il d&#233;fendait l'id&#233;e de &#171; trombinoscope &#187; dans les entreprises et les administrations, qui permettrait de &#171; ringardiser l'uniformit&#233; et d'installer la diversit&#233; dans le regard &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vraiment ? D'autres proposent que des questionnaires anonymes soient distribu&#233;s aux salari&#233;s, dans lesquels on leur demanderait &#171; s'ils se sentent membres d'une minorit&#233; visible, s'ils ont le sentiment d'&#234;tre parfois victimes de discriminations &#187;. Visiblement, des r&#233;ponses solides restent encore &#224; trouver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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