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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Shuto Orizari, la terre promise des Roms</title>
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&lt;p&gt;En 1996, Shuto Orizari, en banlieue de la capitale de la r&#233;publique de Mac&#233;doine, devient la premi&#232;re communaut&#233; europ&#233;enne rom autonome. Avec 75 % de Roms, un maire rom, le romani comme langue officielle, la ville tient lieu de foyer pour ce peuple nomade. Entre ghetto&#239;sation et mod&#232;le d'autogestion, cet exemple concentre espoirs et difficult&#233;s li&#233;s &#224; l'&#233;volution des tziganes. Reportage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Poussi&#232;re et fum&#233;e se m&#234;lent en un &#233;pais brouillard au-dessus de Shuto Orizari. La rue du Vietnam est bond&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1996, Shuto Orizari, en banlieue de la capitale de la r&#233;publique de Mac&#233;doine, devient la premi&#232;re communaut&#233; europ&#233;enne rom autonome. Avec 75 % de Roms, un maire rom, le romani comme langue officielle, la ville tient lieu de foyer pour ce peuple nomade. Entre ghetto&#239;sation et mod&#232;le d'autogestion, cet exemple concentre espoirs et difficult&#233;s li&#233;s &#224; l'&#233;volution des tziganes. Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poussi&#232;re et fum&#233;e se m&#234;lent en un &#233;pais brouillard au-dessus de Shuto Orizari. La rue du Vietnam est bond&#233;e aujourd'hui. C'est jour de march&#233;. Le &#171; bazar &#187; est connu de toute la r&#233;gion pour sa diversit&#233; et ses prix abordables. Le samedi, toute la jeunesse de Skopje, la capitale de la r&#233;publique de Mac&#233;doine, vient faire ses emplettes. Ici on trouve de tout, et toutes les marques, dont une majorit&#233; de contrefa&#231;ons. Sur deux &#233;tals contigus, deux &#171; parfumeurs de grandes marques &#187; se disputent haut et fort. La concurrence est rude car le march&#233; (noir) est l'une des seules sources de revenus possibles pour les habitants. &lt;i&gt;&#171; &#192; Shuto Orizari, faute d'emploi, tout le monde ach&#232;te &#224; petit prix et revend pas beaucoup plus cher. Comprenez qu'ici 70 % des personnes employables n'ont pas de travail &#187;&lt;/i&gt;, explique Erduan Iseni, le maire de la ville, fi&#232;rement install&#233; entre le drapeau mac&#233;donien et le drapeau rom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erduan est le second maire rom de cette communaut&#233; de 40 000 habitants. Une ville n&#233;e d'un d&#233;sastre, en 1963, lorsqu'un tremblement de terre d&#233;truit les habitations de la capitale et notamment du quartier rom. Les migrants et sinistr&#233;s sont alors d&#233;plac&#233;s &#224; Shuto Orizari. Les autorit&#233;s leur promettent de la terre et des logements sur l'emplacement des d&#233;charges municipales. D'o&#249; le surnom de Shutka donn&#233; &#224; la ville (&#171; poubelle &#187; en romani). De fait, les Roms se regroupent alors qu'ils &#233;taient auparavant plut&#244;t dispers&#233;s dans le pays, en proie &#224; une discrimination toute relative par rapport aux autres &#233;tats des Balkans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la Mac&#233;doine, de part sa mixit&#233;, a toujours &#233;t&#233; accueillante envers tous les peuples. &lt;i&gt;&#171; En 1996, &#224; la faveur d'une loi de d&#233;centralisation, Shuto Orizari est devenue une commune avec sa mairie, son h&#244;pital, son &#233;cole&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, &#233;nonce le maire. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui nous sommes la terre promise de la communaut&#233; rom. Nous avons deux d&#233;put&#233;s roms au parlement de Mac&#233;doine. Ici les gens vivent ensemble, ils se sentent chez eux. Non sans probl&#232;mes, mais nous faisons face &#224; ces difficult&#233;s, nous avons la chance de pouvoir le faire&#8194;ensemble &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit l'&#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le probl&#232;me majeur pour cette ville est l'emploi. &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r que c'est important de pouvoir &#234;tre entre nous, parler romani, garder nos coutumes, avoir des m&#233;dias roms&#8230; Mais il faut tout de m&#234;me manger et il est quasiment impossible de trouver un travail ici &#187;&lt;/i&gt; relativise Kanon. &#192; soixante-dix ans son p&#232;re nourrit encore la famille en fabriquant des briques. Si le manque de travail est un probl&#232;me &#233;tendu &#224; toute la Mac&#233;doine, depuis la chute du communisme et la partition de la Yougoslavie, les Roms en subissent les cons&#233;quences d&#233;cupl&#233;es par la s&#233;gr&#233;gation et l'analphab&#233;tisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un visa &#224; mille euros&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme pour Kanon et Aliev, beaucoup des personnes &#226;g&#233;es dans Shuto Orizari expriment le regret du communisme. &lt;i&gt;&#171; Tito, lui, nous respectait, tous les Roms travaillaient &#187;&lt;/i&gt;, explique Aliev, soixante-douze ans, ancien partisan dans les troupes yougoslaves. &lt;i&gt;&#171; Moi je suis plus communiste que rom, je mourrai communiste. Tito &#233;tait un grand homme &#187;&lt;/i&gt;, conclut ce dernier, dont la demeure s'apparente &#224; un mus&#233;e d&#233;di&#233; au leader yougoslave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois la nostalgie ne nourrissant pas son Rom, plut&#244;t que de vivre sa &#171; romit&#233; &#187; le ventre creux, ceux qui y parviennent ach&#232;tent un visa &#224; mille euros et vont travailler en Europe ill&#233;galement. Sans emploi, les autres se risquent au march&#233; noir et tentent de s'en sortir gr&#226;ce &#224; l'aide sociale qui s'&#233;l&#232;ve &#224; vingt euros par mois. Une assistance qu'il faut encore &#234;tre en droit de percevoir, ce qui exige notamment d'avoir des documents d'identit&#233; en r&#232;gle. Apr&#232;s la chute du communisme et la dislocation de la Yougoslavie, la nationalit&#233; mac&#233;donienne conditionne l'obtention de ces aides ainsi que le soutien m&#233;dical ou encore l'entr&#233;e &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or beaucoup de personnes n'ont jamais &#233;t&#233; enregistr&#233;es et n'ont ainsi pas de citoyennet&#233; et donc pas de droits. &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; ces difficult&#233;s, je me refuse &#224; ce que ma famille aille collecter dans les d&#233;charges &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Kanon. &lt;i&gt;&#171; La dignit&#233; est aussi une composante importante de la culture rom &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-il. Mais lorsque tous ces handicaps se combinent (pas de nationalit&#233;, pas d'aide sociale), la dignit&#233; ne fait plus le poids. C'est la situation d'Aurora, soixante-cinq ans qui ramasse du plastique dans la d&#233;charge en p&#233;riph&#233;rie de la ville, aid&#233;e de son fils. Elle est pay&#233;e 2,5&#8364; le sac de deux cents bouteilles en plastique. Musafa, lui, emm&#232;ne ses enfants deux fois par semaine &#224; Skopje collecter du fer dans les casses ou dans la rue, pour le revendre dans une fonderie au prix de 75 centimes d'euro le kilo. D'autres encore envoient leurs enfants mendier dans les rues de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcher dans les rues de Shuto Orizari cr&#233;e un fort sentiment d'attachement. Bien s&#251;r la mis&#232;re frappe l'&#339;il, la salet&#233; &#233;galement. Impossible d'ignorer ces d&#233;charges &#224; ciel ouvert que les habitants selon leur humeur, vous ordonnent ou vous interdisent de photographier. &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas parler de cela, Shutka, c'est autre chose que cette naus&#233;abonde image &#187;&lt;/i&gt;, invectivent-ils alors. Ou bien oui encore : &lt;i&gt;&#171; D&#233;noncez cela ! Montrez &#224; l'Occident ces conditions dans lesquelles on est contraints de vivre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouverts et pacifiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce d&#233;nuement n'est pas l'unique enseignement de cette errance. Si la mis&#232;re est partout, sauf les jours de mariage pour lesquels les billets sortent en grosses coupures de toutes les bourses, la libert&#233; est &#233;galement palpable. Derri&#232;re la vitalit&#233; des enfants, les chants, les danses dans la rue, les animaux en libert&#233;, les dresseurs d'oies qui d&#233;ambulent, les engueulades sur le trottoir et la disponibilit&#233; des gens, se d&#233;gage l'&#226;me tsigane. Un caract&#232;re g&#233;n&#233;reux, ouvert et pacifique, loin de l'image caricaturale europ&#233;enne des Roms voleurs. Autant d'ingr&#233;dients qui ne peuvent manquer d'&#233;voquer l'esprit des films de Kusturica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs le grand r&#233;alisateur a tourn&#233; dans la ville &#224; deux reprises, effectuant un casting sur place. Alfonso a jou&#233; pour le ma&#238;tre serbe dans &lt;i&gt;Chat noir, chat blanc&lt;/i&gt;. Infatigable, d'une vigueur incroyable pour ses soixante-douze ans, cet amateur de disco et ancien travailleur du textile, fier de sa collection de cinquante cravates, se dit aujourd'hui acteur. Il vit encore sur les souvenirs et les 15 000&#8364; que lui a rapport&#233; ce tournage de six mois. &lt;i&gt;&#171; Il y avait de la musique tout le temps, on dansait, c'&#233;tait la f&#234;te. Et c'est pour &#231;a que Kusturica est venu me chercher car je suis un grand danseur. Il est venu &#224; Shutka pour la musique car Shutka est la ville de la musique. Tout le monde sait jouer et danser &#187;&lt;/i&gt;, &#226;nonne-t-il, ravi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, la musique est omnipr&#233;sente. Et dans une ville qui se veut foyer de la conscience tzigane, les musiciens sont certainement les meilleurs ambassadeurs de la romit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Les musiciens doivent passer par l&#224; pour faire leurs preuves. Et la musique qui inonde les rues de Shutka repr&#233;sente &#233;galement un espoir de percer. Nous ne sommes pas beaucoup &#224; avoir r&#233;ussi. Mais nous avons su prendre notre chance &#187;&lt;/i&gt;, explique Ferus, le king de la clarinette. La chanteuse Esma Redzepova est l'autre figure embl&#233;matique des Roms. D&#233;couverte &#224; neuf ans, elle a donn&#233; 22 000 concerts dans le monde entier. Cellequ'Indira Gandhi a sacr&#233; &#171; reine des Gitans &#187; tient en effet une place importante dans le c&#339;ur de tous. &lt;i&gt;&#171; La culture tsigane est n&#233;e ici en Mac&#233;doine : l'alphabet, la musique. Et j'ai &#233;t&#233; la premi&#232;re &#224; chanter en romani &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Les Roms ont su pr&#233;server leurs traditions, leur folklore, en ce sens Shutka est tr&#232;s important pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un exemple. Ici ils vivent avec leurs voisins &#187;&lt;/i&gt;, ajoute celle qui a &#233;t&#233; nomm&#233;e ambassadrice de la culture rom. &lt;i&gt;&#171; Mais il y a beaucoup de probl&#232;mes &#224; r&#233;gler dans la ville &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Esma. Et en tant que conseiller principal de la ville de Skopje, la star conna&#238;t son propos. De fait, la d&#233;esse au grand c&#339;ur est aussi pr&#233;sidente d'une ONG de d&#233;fense des droits des femmes &#224; Shuto Orizari. Une lutte n&#233;cessaire, car dans une soci&#233;t&#233; tr&#232;s patriarcale, les combats pour la femme rom sont nombreux : violence conjugale, maris inactifs par tradition (l'homme qui aide sa femme dans les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res est appel&#233; &#171; putzka &#187; (gay)), analphab&#233;tisme (55 % des femmes), ignorance des m&#233;thodes contraceptives (l'avortement reste la plus courante) et mariages des filles &#224; l'adolescence. Cl&#233; de vo&#251;te de l'&#233;ducation, ces mariages d'adolescentes, souvent officieux (le drap tach&#233; de sang suffit &#224; officialiser l'union durant une c&#233;r&#233;monie uniquement familiale), constituent un frein &#224; la lutte contre l'analphab&#233;tisme. &lt;i&gt;&#171; Le n&#339;ud du probl&#232;me est v&#233;ritablement l'&#233;ducation. Tant qu'il n'y aura pas d'efforts faits &#224; ce niveau, il n'y aura pas d'&#233;volution dans la prosp&#233;rit&#233; des Roms &#187;&lt;/i&gt;, souligne la chanteuse et m&#232;re adoptive de quarante-sept enfants, aujourd'hui tous musiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diagnostic est identique pour Mgr Cirimotic, le directeur de l'organisation non gouvernementale Caritas Mac&#233;doine. L'&#233;ducation repr&#233;sente&#8194;la seule source d'int&#233;gration possible pour cette communaut&#233; qui vit de facto repli&#233;e sur elle-m&#234;me. &lt;i&gt;&#171; La ville poss&#232;de deux &#233;coles avec deux classes en romani, mais il y a beaucoup d'enfants non scolaris&#233;s. Le travail des enfants qui ram&#232;nent un peu d'argent &#224; la famille, et les enfants sans citoyennet&#233; mac&#233;donienne qui n'ont pas acc&#232;s &#224; la gratuit&#233; du syst&#232;me scolaire, sont les raisons de cette d&#233;scolarisation &#187;&lt;/i&gt;, explique l'homme d'&#233;glise. &lt;i&gt;&#171; Les enfants scolaris&#233;s ont &#233;galement beaucoup de probl&#232;mes du &#224; la mauvaise qualit&#233; de l'enseignement, et au co&#251;t du mat&#233;riel qui d&#233;courage les parents. Parfois, apr&#232;s six ans d'&#233;cole, ils ne savent toujours pas lire &#187;&lt;/i&gt;, estime Mgr Cirimotic. &lt;i&gt;&#171; L'autre probl&#232;me &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Elisabeth, professeur &#224; Caritas, &lt;i&gt;&#171; c'est le manque de pers&#233;v&#233;rance et la mentalit&#233;. Il y a un v&#233;ritable cycle &#224; casser &#187;&lt;/i&gt;, soutient l'enseignante. &lt;i&gt;&#171; S'il n'y a pas d'argent pour les fournitures scolaires, les enfants seront d&#233;scolaris&#233;s. S'ils ont trop de probl&#232;mes &#224; l'&#233;cole, les parents les retirent &#187;&lt;/i&gt;, rapporte-t-elle. C'est pour lutter contre cet abandon que Caritas m&#232;ne tambour battant une op&#233;ration de soutien scolaire toute l'ann&#233;e avec une centaine d'enfants volontaires. Un programme qui repose sur une confiance &#233;tablie en quinze ans de pr&#233;sence sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accueillir tout le monde&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le prolongement de ces initiatives, &lt;i&gt;Caritas Mac&#233;doine&lt;/i&gt; a conclu un partenariat avec une &#233;cole publique de Skopje. Ainsi, depuis la rentr&#233;e 2005, les jeunes filles de Shuto Orizari ont aussi la possibilit&#233; de poursuivre une scolarit&#233; dans les locaux de l'ONG, avec la pr&#233;sence quotidienne de professeurs de l'&#233;cole assist&#233;s de l'&#233;quipe &#233;ducative de &lt;i&gt;Caritas&lt;/i&gt;. Cette d&#233;rogation minimise ainsi les efforts des parents et enfants pour lesquels un enseignement en dehors de la ville, contraignant et co&#251;teux, est bien souvent synonyme d'abandon scolaire. Hava dix-neuf ans, se f&#233;licite d'avoir b&#233;n&#233;fici&#233; de ce programme il y a deux ans. Aujourd'hui, cette jeune albanaise, install&#233;e avec sa famille depuis treize ans &#224; Shutka, est employ&#233;e par Caritas comme assistante. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes Roms albanais, et ici notre peuple n'est pas aim&#233; de tous. C'est parfois difficile, mais j'esp&#232;re que les choses resteront pacifiques &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Hava.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si les Albanais ne sont pas toujours appr&#233;ci&#233;s, la position des Roms kosovars est encore plus difficile. Une position que Hava conna&#238;t bien car, forte de son bilinguisme albanais-mac&#233;donien, elle dispense des cours pour les r&#233;fugi&#233;s du Kosovo dans les locaux de &lt;i&gt;Caritas&lt;/i&gt;. Chass&#233;s par les Albanais qui les accusaient d'avoir particip&#233;, en 1999, au nettoyage ethnique aux c&#244;t&#233;s des Serbes, les Roms kosovars sont depuis plus de quatre mille &#224; s'&#234;tre r&#233;fugi&#233;s &#224; Shutka. La ville, malgr&#233; les probl&#232;mes sanitaires et financiers pos&#233;s par cette population, fid&#232;le &#224; sa tradition d'hospitalit&#233;, s'est fait un devoir de les accueillir. Ils ont &#233;t&#233; log&#233;s dans des baraquements de l'agence des Nations Unies pour les r&#233;fugi&#233;s (UNHCR). Mais les mauvaises conditions sanitaires ont oblig&#233; la structure &#224; fermer. Et les familles sont depuis relog&#233;es dans des habitations individuelles pour lesquelles elles per&#231;oivent des subventions de l'UNHCR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille du petit Salusexih, &#233;l&#232;ve de Caritas, est arriv&#233;e il y a sept ans dans le camp. &lt;i&gt;&#171; Ici on loue cent euros par mois, alors que les Roms mac&#233;doniens ne payent pas leur logement, ou alors dix fois moins &#187;&lt;/i&gt;, explique son p&#232;re, install&#233; dans la pi&#232;ce commune de la famille. &lt;i&gt;&#171; Cinquante euros sont pay&#233;s par l'UNHCR, mais cela ne suffit pas. Parfois on change deux fois de maison dans la semaine car les propri&#233;taires revoient leurs prix ou ne veulent plus de nous. Si nous n'avions pas l'UNHCR on ne pourrait survivre ici. Et c'est pour cela qu'on est tol&#233;r&#233;s, car les tensions ethniques sont parfois grandes. Tout le monde est rom, c'est notre point commun, c'est pour &#231;a que la cohabitation tient ici et qu'ils nous ont accept&#233;s au d&#233;part &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il. &lt;i&gt;&#171; Mais il n'y a aucun travail. Je ne vois pas d'issue. Mes enfants ont grandi dans la rue. Il ne leur reste que l'&#233;cole pour esp&#233;rer. Mais on ne peut m&#234;me pas leur offrir les fournitures &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne le p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques kilom&#232;tres de l&#224;, l'ONG rom IRHOM propose une pr&#233;paration scolaire pour les enfants avant l'entr&#233;e &#224; l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire. Dans les familles, on parle le romani, langue officielle de Shuto Orizari. Aussi les enfants arrivent-ils en premi&#232;re classe avec un gros handicap de d&#233;part qui, bien souvent ajout&#233; aux difficult&#233;s financi&#232;res, condamne rapidement les &#233;tudes de l'enfant. Trente-six enfants sont donc pris en charge &#224; partir de cinq ans dans les locaux de l'ONG. &lt;i&gt;&#171; L'enseignement est bas&#233; sur le mac&#233;donien avant tout &#187;&lt;/i&gt;, explique Redzep directeur et fondateur de l'ONG. &lt;i&gt;&#171; Il y a beaucoup de discrimination pour les Roms. La s&#233;gr&#233;gation est, a &#233;t&#233; et sera. C'est l'&#201;tat mac&#233;donien. Je suis parti en France &#224; cause de cela &#187;&lt;/i&gt;, ajoute son fr&#232;re qui met sa maison &#224; la disposition de l'&#233;cole pour l'utiliser en tant que salle informatique. &lt;i&gt;&#171; Un enfant rom doit en montrer beaucoup plus que les autres pour r&#233;ussir. Et c'est cette possibilit&#233; de se d&#233;passer et de surmonter les difficult&#233;s que je veux offrir aux enfants &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Redzep.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, tr&#232;s peu de Roms poursuivent des &#233;tudes secondaires. Depuis 2000 en Mac&#233;doine, seulement quarante-sept &#233;tudiants roms ont obtenu un dipl&#244;me de second cycle, dont quarante-cinq habitants de Shuto Orizari. &lt;i&gt;&#171; Manque de pers&#233;v&#233;rance, isolement, mis&#232;re&#8230; La solution est de cr&#233;er une universit&#233; sur place &#187;&lt;/i&gt;, estime le maire de la ville qui &#233;tudie ce projet &#224; moyen terme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La libert&#233; d'&#234;tre soi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte difficile, les rares &#233;lus ont conjugu&#233; abn&#233;gation et aide financi&#232;re ext&#233;rieure, &#224; l'image de Kazim Durmis, tout juste dipl&#244;m&#233; de facult&#233; d'art de Skopje. N&#233; &#224; Shutka, il a fait une partie de ses &#233;tudes en Allemagne, aid&#233; financi&#232;rement par sa tante, la c&#233;l&#232;bre Esma Redzepova, et est revenu pour obtenir son dipl&#244;me &#224; Skopje. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me dipl&#244;m&#233; avec un travail, je ne veux pas quitter Shutka. Ici malgr&#233; la mis&#232;re, il y a cette libert&#233; d'&#234;tre soi, d'&#234;tre ensemble &#187;&lt;/i&gt;, clame-t-il en montrant ses sculptures dans lesquelles apparaissent souvent la roue rom, symbole du peuple tzigane. &lt;i&gt;&#171; Les arts visuels roms n'existent pas, peu de peintres, pas de sculpteurs&#8230; Nous sommes un peuple expansif, bruyant, tout reste &#224; inventer dans ce domaine &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lev&#233; sans p&#232;re, Jahir n'a pas de dipl&#244;me et a choisi de s'engager dans les forces sp&#233;ciales mac&#233;donienne&#8230; &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si je gagne bien ma vie pour faire vivre ma petite famille confortablement, je ne quitterai pas Shutka. Je suis optimiste, les choses vont avancer &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il. Aujourd'hui sa position de sergent dans les troupes sp&#233;ciales mac&#233;doniennes lui &#233;vite les discriminations ethniques qu'il a pu conna&#238;tre dans ses d&#233;buts militaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Laisser une chance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Certains ne sont pas content de voir quelques Roms prosp&#233;rer, mais on s'enrichit seulement parce qu'on nous laisse une chance.&#8194;La plus grosse erreur que l'on fait avec nous, c'est de nous donner ce dont on a &#8220;soit disant&#8221; besoin. Toutes ces ONG ne nous assistent pas. Elles prennent l'argent pour elles &#187;&lt;/i&gt;, all&#232;gue Jahir. Il s'agit d'une opinion assez r&#233;pandue dans la population de Shuto Orizari due &#224; l'&#233;mergence ces dix derni&#232;res ann&#233;es de tr&#232;s nombreuses ONG locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sami Serbosov, lui, s'est enrichi gr&#226;ce &#224; son commerce de textile durant la p&#233;riode yougoslave. Il est l'un des hommes les plus riches de la ville. Dans son quartier, surnomm&#233; le &#171; Beverly Hills &#187; de Shuto Orizari, les maisons aux couleurs panach&#233;es affichent un certain luxe. &lt;i&gt;&#171; Lorsque mon commerce marchait bien, j'ai voyag&#233; partout, j'ai choisi de rester &#224; Shutka par nostalgie. Aujourd'hui je le regrette &#187;&lt;/i&gt;, avoue-t-il. &lt;i&gt;&#171; Ici les gens me respectent car j'aide financi&#232;rement beaucoup de monde, mais je me cache en rentrant du march&#233; pour ne pas que mes voisins voient tout ce que je ram&#232;ne &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne-t-il &#224; regret. &lt;i&gt;&#171; J'ai huit enfants et vingt-quatre petits enfants. Tous mes enfants, je les ai envoy&#233;s ill&#233;galement en Europe.&#8194;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, je me consid&#232;re autant mac&#233;donien que rom &#187;&lt;/i&gt;, conclut le pr&#233;sident du conseil politique de la ville. Un sentiment que semblent partager de nombreux habitants de l'&#233;mergente classe moyenne de Shutka. De fait les plus grosses maisons de la ville sont habit&#233;es par des Roms travaillant &#224; l'&#233;tranger qui rentrent l'&#233;t&#233; et nourrissent bien souvent leur famille en envoyant une part de leurs revenus. Une situation qui traduit bien l'&#233;cart&#232;lement entre la fiert&#233; et le bonheur d'une culture communautaire d'une part, et la volont&#233; de fuir les difficult&#233;s d'autres part. &lt;i&gt;&#171; Cette situation n'est pas &#233;tonnante. Nous avons tous les droits mais nous ne pouvons nous &#233;manciper, faute de moyens &#187;&lt;/i&gt;, conclut le maire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de [THEME-&gt;LIEN&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Mac&#233;doine et les Roms&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Partis d'Inde au Xe si&#232;cle, les Roms s'installent en Mac&#233;doine au XIVe si&#232;cle. Au lendemain de la guerre, apr&#232;s l'extermination de 500 000 d'entre eux dans les camps de la mort, l'id&#233;e de cr&#233;er un Romanistan avait d&#233;j&#224; mobilis&#233; les &#233;nergies. Depuis toujours, la Mac&#233;doine a &#233;t&#233; un refuge pour ce peuple apatride. De leur c&#244;t&#233;, les Mac&#233;doniens, qui n'ont jamais eu d'&#201;tat, se montrent ouverts au d&#233;veloppement de leurs propres minorit&#233;s. En 1948, des Roms si&#232;gent pour la premi&#232;re fois au conseil municipal de Skopje. On d&#233;nombre alors 20 000 Roms en Mac&#233;doine et 25 000 en 1971. En 1974, un changement de la constitution am&#233;liore la reconnaissance des minorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 48 accorde alors aux minorit&#233;s la libert&#233; d'exprimer, d'entretenir et de d&#233;velopper leurs caract&#233;ristiques nationales aussi bien que le droit &#224; l'&#233;ducation dans leur propre langue en &#233;cole primaire et secondaire. Un changement qui encourage les Roms, jusqu'ici prudents, &#224; d&#233;voiler leur identit&#233;. Le recensement suivant en 1981 fait alors &#233;tat de 44 000 Roms. Aujourd'hui, les Roms constituent la deuxi&#232;me minorit&#233; de ce pays de deux millions d'habitants au sud des Balkans, o&#249; coexistent Slaves (64,8 %), Albanais (25 %) et Turcs (3,8 %). La romit&#233; reste pourtant un obstacle en dehors de Shutka. De nombreux Roms pr&#233;f&#232;rent encore se d&#233;clarer Turcs ou Albanais pour &#233;chapper &#224; la discrimination plut&#244;t que de r&#233;v&#233;ler leur v&#233;ritable identit&#233;. D'o&#249; la difficult&#233; de recenser pr&#233;cis&#233;ment les Roms &#224; l'heure actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Roms et l'Europe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les Tziganes forment la premi&#232;re minorit&#233; transnationale en Europe, forte de plus de cinq millions de personnes. Principalement en Europe de l'Est (100 000 en Albanie, 100 000 en Bosnie, 600 000 en Bulgarie, 20 000 en Croatie, 1 000 &#224; Chypre, 200 000 en Gr&#232;ce, 1,8 millions en Roumanie, 10 000 en Slov&#233;nie, 400 000 en Turquie, 450 000 dans les pays de l'ex-Yougoslavie). Ils sont confront&#233;s en Europe occidentale aux probl&#232;mes d'int&#233;gration et en Europe orientale &#224; une s&#233;gr&#233;gation de plus en plus violente. Actuellement, la &#171; question tzigane &#187; est ouverte &#224; nouveau par les ultranationalistes d'Europe qui contestent, encore aujourd'hui, leur droit &#224; l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces d&#233;bats, la question de la place des Roms dans l'Union europ&#233;enne reste une clef pour l'int&#233;gration des pays de l'Est. Le d&#233;fi est d'autant plus grand que, en 2007, avec l'entr&#233;e pr&#233;vue de la Roumanie et de la Bulgarie, quelque 2,8 millions de Roms suppl&#233;mentaires, vivant eux aussi dans une pauvret&#233; extr&#234;me, sont cens&#233;s rejoindre l'Union europ&#233;enne. &#192; l'initiative de la Banque mondiale et de la fondation internationale Soros, huit anciens pays communistes ont lanc&#233; la D&#233;cennie des Roms (2005-2015), avec priorit&#233; &#224; l'&#233;ducation (par l'attribution de bourses, notamment), &#224; l'emploi, au logement et &#224; la sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage en Mac&#233;doine &#224; Shuto Orizari, la ville des Roms</title>
		<link>https://www.lien-social.com/reportage-en-macedoine-a-shuto</link>
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		<dc:subject>Gens du voyage</dc:subject>
		<dc:subject>822</dc:subject>

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&lt;p&gt;Social actualit&#233;sDossier : Les Roms en Mac&#233;doine Reportage en Mac&#233;doine &#224; Shuto Orizari, la ville des RomsRebondsLivres Syndicats : lendemains de crise ? Jean-Marie PernotL'injustice sociale - V&#233;ronique GuiennePortrait R&#233;my Puyuelo, p&#233;dopsychiatre, au nom de l'enfantLignes d'horizon&#8230; Arriver d'abord &#224; sortir de chez soi, par Jocelyne Mallek, conseill&#232;re en insertion professionnelleAnnoncesFaits de soci&#233;t&#233; Quel avenir pour le Conseil sup&#233;rieur du travail social (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Les Roms en Mac&#233;doine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Reportage en Mac&#233;doine &#224; Shuto Orizari, la ville des Roms&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Arriver d'abord &#224; sortir de chez soi, par Jocelyne Mallek, conseill&#232;re en insertion professionnelle&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Quel avenir pour le Conseil sup&#233;rieur du travail social ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Syndicats : lendemains de crise ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Organisation</dc:subject>
		<dc:subject>822</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il faut attendre la conclusion de cet ouvrage dense et patiemment r&#233;dig&#233;, pour acc&#233;der &#224; une l&#233;g&#232;re forme d'optimisme de la part de l'auteur et l'entendre supposer que les syndicats n'ont dit leur dernier mot ni perdu la possibilit&#233; de &#171; redevenir ce qu'ils ont cess&#233; d'&#234;tre : un acteur social avec lequel il faut compter. &#187; (p.323). En r&#233;alit&#233;, au fil de la lecture de cette histoire des soixante derni&#232;res ann&#233;es du syndicalisme fran&#231;ais, s'impose inexorablement une question : &#171; &#192; qui profiterait la mort du (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut attendre la conclusion de cet ouvrage dense et patiemment r&#233;dig&#233;, pour acc&#233;der &#224; une l&#233;g&#232;re forme d'optimisme de la part de l'auteur et l'entendre supposer que les syndicats n'ont dit leur dernier mot ni perdu la possibilit&#233; de &#171; redevenir ce qu'ils ont cess&#233; d'&#234;tre : un acteur social avec lequel il faut compter. &#187; (p.323). En r&#233;alit&#233;, au fil de la lecture de cette histoire des soixante derni&#232;res ann&#233;es du syndicalisme fran&#231;ais, s'impose inexorablement une question : &#171; &#192; qui profiterait la mort du syndicalisme ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, celui-ci est aujourd'hui bel et bien exsangue ! Au point m&#234;me que certains pr&#244;nent d'en finir de suite avec cette forme archa&#239;que des rapports sociaux tandis que d'autres proposent de rendre obligatoire pour chaque salari&#233; l'adh&#233;sion &#224; un syndicat. Toutefois, Jean-Marie Pernot rappelle qu'il fut un temps o&#249; les syndicats &#233;taient une puissance politique faisant jeu &#233;gal avec les employeurs et l'&#201;tat. L'auteur rappelle que, &#224; la fin des ann&#233;es 70, la CGT d&#233;clarait 2 377 000 adh&#233;rents et la FEN pr&#232;s de 550 000 (pp. 100 et suiv.). Comment expliquer alors ce formidable d&#233;clin qui, comme l'auteur le souligne dans son chapitre trois, est loin d'&#234;tre un seul mal fran&#231;ais ? Car c'est bien l'int&#233;r&#234;t et la force de cet ouvrage que de faire fi des r&#233;ponses faciles et des a priori id&#233;ologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des pages l'auteur s'attelle &#224; d&#233;masquer une multiplicit&#233; de facteurs explicatifs &#224; cette mort annonc&#233;e du syndicalisme. C'est d'abord l'effondrement des grands secteurs industriels de la sid&#233;rurgie ou de la m&#233;tallurgie, au sein desquels se forgeait et se transmettait une culture syndicale. C'est ensuite l'explosion des grandes centrales syndicales en des &#171; myriades d'&#238;les et d'&#238;lots &#187; composant un ensemble qui &#171; bouge, se rapproche et s'&#233;loigne continuellement &#187; (p.183). Ce sont aussi les modifications des r&#232;gles de la repr&#233;sentation des salari&#233;s au sein des entreprises suite aux r&#233;formes successives du droit du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore et enfin l'affaiblissement continu de l'&#201;tat au cours de ces trente derni&#232;res ann&#233;es ; celui-ci a fini par renoncer &#224; occuper cette position de tiers dans le bras de fer qui historiquement oppose les employeurs &#224; leurs salari&#233;s ; un bras de fer qui, d&#233;sormais, tourne largement &#224; l'avantage des premiers. Alors ce livre, judicieusement publi&#233; en poche, n'est pas seulement une histoire du syndicalisme mais bel et bien un regard ac&#233;r&#233; port&#233; sur les mouvements de fond explicatifs du malaise dans la culture ; des mouvements que l'auteur compare &#224; ceux de la d&#233;rive des continents et qui ont pour fonction de sculpter l'&#233;tat de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc un livre &#224; lire pour quiconque veut comprendre les temps pr&#233;sents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Gallimard, 2005 (395 p. ; 7 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'injustice sociale. L'action publique en question</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-injustice-sociale-L-action-publique-en-question</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>822</dc:subject>

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&lt;p&gt;C'est une sonorit&#233; un peu particuli&#232;re qui retentit &#224; la lecture de cet ouvrage de V&#233;ronique Guienne, professeur de sociologie &#224; l'universit&#233; de Nantes et chercheuse au centre nantais de sociologie. En effet, le style adopt&#233; au fil des pages n'est ni celui d'un discours militant, bien que le livre s'adresse en &#233;pitaphe &#171; &#224; cette jeune g&#233;n&#233;ration d'hommes et de femmes, aspirant &#224; une soci&#233;t&#233; non seulement plus vivable, mais aussi plus vivante &#187;, ni celui d'un pur produit universitaire. En fait, &#224; mi-chemin (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton1565-7947d.jpg?1694082191' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une sonorit&#233; un peu particuli&#232;re qui retentit &#224; la lecture de cet ouvrage de V&#233;ronique Guienne, professeur de sociologie &#224; l'universit&#233; de Nantes et chercheuse au centre nantais de sociologie. En effet, le style adopt&#233; au fil des pages n'est ni celui d'un discours militant, bien que le livre s'adresse en &#233;pitaphe &#171; &#224; cette jeune g&#233;n&#233;ration d'hommes et de femmes, aspirant &#224; une soci&#233;t&#233; non seulement plus vivable, mais aussi plus vivante &#187;, ni celui d'un pur produit universitaire. En fait, &#224; mi-chemin entre la parole engag&#233;e et le propos scientifique, c'est une th&#232;se os&#233;e que d&#233;fend l'auteur : seule une &#171; autre fonction publique &#187; peut venir mettre fin au r&#232;gne g&#233;n&#233;ralis&#233; de &#171; l'ins&#233;curit&#233; sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, le livre tranche avec une dizaine d'autres publi&#233;s sur ce th&#232;me de l'analyse du r&#244;le de l'&#201;tat, parce qu'il s'attaque de fa&#231;on lucide et objective aux maux de la fonction publique dans l'objectif, non pas d'en faire un mal fran&#231;ais qui plomberait l'avenir de cette nation, mais bien au contraire une force capable de la conduire vers demain. Car, comme le rappelle V&#233;ronique Guienne, ce qui se joue dans la pr&#233;servation des droits sociaux garantis par la puissance publique &#171; n'est pas une raison humanitaire au sens de l'aide envers les plus pauvres, mais ce que Hannah Arendt d&#233;finissait comme la responsabilit&#233; ontologique, celle qui est engag&#233;e dans le rapport &#224; l'humanit&#233; (Arendt, 1989) &#187; (p.115).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clef de vo&#251;te de l'ouvrage est l&#224; : ce qui est d&#233;nonc&#233; comme &#233;tant &#171; le mal fran&#231;ais &#187; est en r&#233;alit&#233; &#171; le bien de l'humanit&#233; &#187; ! Cette th&#232;se &#233;tant pos&#233;e, l'auteur s'appuie sur Michel Foucault, Corn&#233;lius Castoriadis et quelques autres pour mettre &#224; jour les raisons qui animent les adversaires d'un &#201;tat fort et d'une fonction publique g&#233;n&#233;reuse ; celles-ci n'ont rien &#224; voir avec des pr&#233;occupations &#233;conomiques ou politiques au sens strict du terme, mais poursuivent un objectif cach&#233;, au demeurant anthropologique qui est la s&#233;paration du &#171; pur &#187; et de &#171; l'impur &#187; (pp.24 et suiv.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, qu'il soit obtenu par un karcher ou par l'enr&#244;lement des petits d&#233;linquants sous les drapeaux, &#171; le nettoyage de la rue de ses ind&#233;sirables &#187;, que l'auteur &#233;voque en sa derni&#232;re page, exprime de mani&#232;re radicale le peu de consid&#233;ration d&#233;velopp&#233;e par les politiciens de droite comme de gauche pour ces valeurs aussi fondamentales que sont la justice et la libert&#233;. Celles-ci ne comptent plus lorsque l'ordre revient en leitmotiv comme &#233;tant le seul moteur du vivre ensemble&#8230; un ordre qui, de surcro&#238;t repose sur des principes hygi&#233;nistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se est cr&#233;dible et rend tr&#232;s forte la premi&#232;re partie de l'ouvrage ; la seconde, quant &#224; elle, se perd un peu dans les pr&#233;conisations. Mais l'ensemble reste de tr&#232;s belle facture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (188 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quel avenir pour le Conseil sup&#233;rieur du travail social ?</title>
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		<dc:date>2006-12-20T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>822</dc:subject>

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&lt;p&gt;De mai 2003 &#224; d&#233;cembre 2006, le Conseil sup&#233;rieur du travail social a conduit une cinqui&#232;me mandature, avec le souci d'affirmer davantage la voix du secteur aupr&#232;s des politiques. Mais ceux-ci ont encore du mal &#224; l'entendre&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses 3e et 4e mandatures avaient d&#233;j&#224; affirm&#233; l'existence du CSTS dans le champ social, via une modification de son r&#232;glement int&#233;rieur, la publication de ses travaux par les &#233;ditions de l'&#201;cole nationale de la sant&#233; publique (ENSP) et son implication dans le sch&#233;ma national des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-822-" rel="tag"&gt;822&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De mai 2003 &#224; d&#233;cembre 2006, le Conseil sup&#233;rieur du travail social a conduit une cinqui&#232;me mandature, avec le souci d'affirmer davantage la voix du secteur aupr&#232;s des politiques. Mais ceux-ci ont encore du mal &#224; l'entendre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses 3e et 4e mandatures avaient d&#233;j&#224; affirm&#233; l'existence du CSTS dans le champ social, via une modification de son r&#232;glement int&#233;rieur, la publication de ses travaux par les &#233;ditions de l'&#201;cole nationale de la sant&#233; publique (ENSP) et son implication dans le sch&#233;ma national des formations sociales. Dans cette foul&#233;e, la 5e mandature a voulu encore accentuer le r&#244;le du CSTS &#171; par une acc&#233;l&#233;ration de ses activit&#233;s et l'accroissement de son r&#244;le de veille et d'expertise sur les grands dossiers sociaux &#187;, selon les termes du rapport d'activit&#233; de sa vice-pr&#233;sidente, Brigitte Bouquet, qui pr&#233;cise que cent onze r&#233;unions ont &#233;t&#233; tenues en quarante-quatre mois&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Consultable sur Oasis' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La derni&#232;re rencontre de la mandature a eu lieu le 1er d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233; en mai 2003 par Dominique Versini, alors secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Lutte contre la pr&#233;carit&#233; et l'exclusion, le Conseil s'&#233;tait donn&#233; trois principaux objets d'&#233;tude : l'usager (participation et repr&#233;sentation) au centre du travail social, d&#233;cloisonnement et articulation du sanitaire et du social, et le travail social face &#224; la grande pauvret&#233; et &#224; l'exclusion. Le CSTS a &#233;galement planch&#233; sur la d&#233;centralisation des formations ou la professionnalisation de la m&#233;diation sociale. De m&#234;me, la d&#233;mographie du travail social &#8212; quid du renouvellement des g&#233;n&#233;rations de travailleurs sociaux ? &#8212; a occup&#233; quelques d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil sup&#233;rieur a bien tent&#233;, en f&#233;vrier 2005, de sensibiliser les politiques aux &#171; enjeux du travail social &#187;. Une journ&#233;e de d&#233;bats avait rassembl&#233; au S&#233;nat environ deux cent cinquante personnes, avec l'intention de valoriser le travail social aupr&#232;s des &#233;lus communaux, d&#233;partementaux et r&#233;gionaux. Malheureusement, la rencontre s'&#233;tait caract&#233;ris&#233;e par l'absence&#8230; des &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril dernier, le CSTS a install&#233; sa commission &#201;thique et d&#233;ontologie, pour &#171; analyser les questions relatives &#224; l'&#233;thique des pratiques du travail social et &#224; la d&#233;ontologie des travailleurs sociaux &#187;, mais aussi &#233;mettre des avis en amont de possibles textes l&#233;gislatifs. Elle a ainsi particip&#233; &#224; la r&#233;daction des avis sur le projet de loi de pr&#233;vention de la d&#233;linquance et pr&#233;par&#233; un recueil sur les initiatives prises localement ou nationalement en mati&#232;re d'&#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire de l'action sociale une composante active des politiques publiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil s'est voulu lieu de veille sociale : ainsi, lors du proc&#232;s de p&#233;dophilie d'Angers, en 2005, le pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral l'a sollicit&#233; pour r&#233;pondre aux &#233;ventuelles questions de la presse sur le r&#244;le et les missions des travailleurs sociaux. De m&#234;me, &#224; la fin de la m&#234;me ann&#233;e, lors des &#233;pisodes de violences urbaines : dans un communiqu&#233; du 2 d&#233;cembre 2005, il pr&#244;nait une politique de pr&#233;vention &#171; toujours plus cons&#233;quente, conjuguant autorit&#233; et &#233;ducation, et s'inscrivant dans la dur&#233;e &#187;. Il pr&#233;conisait par ailleurs &#171; l'indispensable restauration du syst&#232;me social d'accompagnement des cit&#233;s &#187;, le renforcement de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e et globalement, la n&#233;cessit&#233; de repenser l'ensemble de la politique d'action socio-&#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le projet de loi de pr&#233;vention de la d&#233;linquance, le CSTS a &#233;mis trois avis. Le premier faisait part de ses r&#233;serves, le 5 mars 2004, sur la place impos&#233;e par le texte &#224; l'intervention sociale &#171; tant dans ses fondements et ses enjeux que dans ses pratiques &#187;. Un deuxi&#232;me avis, le 17 mars 2006, confirmera ses craintes, estimant que ce projet de loi compromettait l'action sociale et &#233;ducative par une confusion des r&#244;les, des lieux de parole et de d&#233;cision, et par une atteinte &#224; la n&#233;cessaire confidentialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois mois plus tard, le 10 juin dernier, un troisi&#232;me avis &#233;mettait une proposition d'amendement : d&#233;velopper les dispositions de proximit&#233; de l'action sociale, en convention avec le conseil g&#233;n&#233;ral, les associations et le centre communal d'action sociale (CCAS) au lieu de donner au maire &#171; un r&#244;le suppl&#233;mentaire amalgamant des comp&#233;tences jusqu'ici bien diff&#233;renci&#233;es, et de cr&#233;er un coordonnateur, avec un r&#244;le tr&#232;s impr&#233;cis &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2006, un document de r&#233;flexion et de propositions pour la r&#233;forme de la protection de l'enfance a &#233;t&#233; &#233;mis par le Conseil sup&#233;rieur, proposant quelques id&#233;es sur la r&#233;novation du dispositif, les pratiques et les innovations, et enfin la pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine Vautrin n'&#233;tait pas l&#224; lors de la derni&#232;re s&#233;ance, mais a voulu saluer dans un message le caract&#232;re &#171; fructueux &#187; de cette cinqui&#232;me mandature. Optimiste, elle a soulign&#233; la volont&#233; de la direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) de faire en sorte que la vacance entre les deux mandatures &#171; soit la plus courte possible afin de ne pas casser cette dynamique de travail &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet : &#171; Face &#224; l'accroissement et &#224; l'aggravation des probl&#232;mes sociaux, &#224; la complexification de l'action sociale, &#224; l'&#233;mergence de nouvelles politiques sociales &#187;, conclut le rapport d'activit&#233;, &#171; on peut dire que dans cette cinqui&#232;me mandature, le CSTS, bien au-del&#224; d'&#234;tre seulement une &#8220;caisse de r&#233;sonance&#8221; du secteur social, a cherch&#233; &#224; d&#233;velopper et accentuer son r&#244;le d'expertise et de veille sociale &#187;. Il s'agit bien pour lui de &#171; faire de l'action sociale une composante active des politiques publiques et de la situer dans un projet de soci&#233;t&#233; cherchant &#224; lutter contre le d&#233;litement du lien social. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Consultable sur &lt;a href=&#034;http://www.travail-social.com/oasismag/art627&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Oasis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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