<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=456&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Coll&#232;gue en difficult&#233; : comment faire ? &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Collegue-en-difficulte-comment-faire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Collegue-en-difficulte-comment-faire</guid>
		<dc:date>2023-11-22T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1350</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous avons tous connus un coll&#232;gue en difficult&#233; au travail. Nous avons peut-&#234;tre &#233;t&#233; ce coll&#232;gue. L'aide que l'on nous a apport&#233; nous a aider. C'est l'affaire de tous et toutes d'&#234;tre attentif &#224; l'autre, car ce qu'il lui arrive peut nous arriver. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Alice Mass&#233;, formatrice en travail social &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand je te dis mes difficult&#233;s, je n'ai pas besoin que tu y trouves absolument une solution. M'&#233;couter, c'est suffisant parfois &#187;. Bien heureux, le coll&#232;gue qui m'a rappel&#233; par ces mots que la recherche constante de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1350-" rel="tag"&gt;1350&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons tous connus un coll&#232;gue en difficult&#233; au travail. Nous avons peut-&#234;tre &#233;t&#233; ce coll&#232;gue. L'aide que l'on nous a apport&#233; nous a aider. C'est l'affaire de tous et toutes d'&#234;tre attentif &#224; l'autre, car ce qu'il lui arrive peut nous arriver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Alice Mass&#233;, formatrice en travail social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand je te dis mes difficult&#233;s, je n'ai pas besoin que tu y trouves absolument une solution. M'&#233;couter, c'est suffisant parfois &#187;. Bien heureux, le coll&#232;gue qui m'a rappel&#233; par ces mots que la recherche constante de r&#233;ponse &#224; tout probl&#232;me n'&#233;tait pas n&#233;cessaire et m&#234;me parfois pas tr&#232;s saine !&lt;br class='autobr' /&gt;
Coll&#232;gue en difficult&#233; : comment faire ? Qu'on ne s'y trompe pas, je ne recommande pas de ne rien faire. Mais plut&#244;t d'agir de fa&#231;on un peu plus fine. Pourquoi ne pas valoriser une &#233;ni&#232;me fois l'&#233;coute active ? Cette derni&#232;re initi&#233;e par l'approche centr&#233;e sur la personne, d&#233;velopp&#233;e par Carl Rogers permet de repenser la qualit&#233; de la relation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Platon nous dit : &#171; Si on interroge les hommes en posant bien les bonnes questions, ils d&#233;couvrent d'eux-m&#234;mes la v&#233;rit&#233; sur chaque chose. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Joliment dit !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ma part, je dirai qu'&#233;couter activement son coll&#232;gue, c'est le regarder avec les oreilles, l'entendre avec les yeux et le voir avec le c&#339;ur. C'est le consid&#233;rer, lui, avant sa difficult&#233;, le resituer au c&#339;ur de son pouvoir d'agir.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_7541 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH389/capture_d_e_cran_2023-11-20_a_11.20.12-b4881.png?1700694060' width='400' height='389' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; C'est faire comprendre &#224; celui qui se sent dans l'impasse que s'il peut provoquer chez moi cette attention fine &#224; son &#233;gard, &#224; un moment o&#249; je ne peux pas, o&#249; je ne voulais pas forc&#233;ment le faire, alors il a sans doute plus de ressources qu'il ne le croit !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais nous ne sommes pas tous th&#233;rapeutes, install&#233;s dans un fauteuil et pr&#234;ts &#224; s'exercer &#224; la pratique de l'&#233;coute active. Je ne sais pas s'il s'agit d'une culture du travail social, acquise par des ann&#233;es d'exp&#233;rience et d&#233;velopp&#233;e dans des contextes parfois inconfortables, mais il me semble que la pratique de l'&#233;coute active dans notre domaine s'exprime dans les espaces infiniment riches et puissants, des interstices. L&#224; o&#249; l'informel permet de dire &#171; je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. Je ne te laisse ni trop de place ni trop de temps pour l'entendre et risquer de me juger. Mais je le dis &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je terminerai cette parole de terrain par une r&#233;flexion bien plus pragmatique. J'invite les institutions &#224; envisager l'achat d'une machine &#224; caf&#233; qui mou son grain. Je m'explique : lorsque vous s&#233;lectionnez votre caf&#233;, le hasard bien heureux veut qu'un de vos coll&#232;gues arrive justement maintenant : il a la mine d&#233;confite, le teint morne. La machine se met soudainement &#224; produire une cacophonie assez affreuse o&#249; s'entrechoquent les grains de caf&#233; jusqu'&#224; l'&#233;clatement. C'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; ce moment-l&#224; que la confidence est permise, voire largement sugg&#233;r&#233;e par le robot. Le coll&#232;gue t&#233;moigne de son aveu de faiblesse, personne d'autre que vous ne l'entend face au miracle caf&#233;in&#233; et le temps consacr&#233; &#224; ce vacarme est si court que la r&#233;ponse par solution est impossible. La violence de l'&#233;v&#232;nement m&#233;canique n'est plus rien face au gouffre d'impuissance de votre pair. Ne reste qu'&#224; accueillir la plainte et &#224; lui faire une place au milieu du bruit terrible, mais annonciateur d'un premier r&#233;confort : une tasse bien chaude et bien cors&#233;e de caf&#233; (cette th&#233;orie ne fonctionne plus aussi bien avec le th&#233; malheureusement).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous doutez de votre capacit&#233; &#224; aider, ne doutez plus de la machine &#224; caf&#233; : elle nous r&#233;serve d&#233;j&#224; beaucoup de potentialit&#233;s. Et m&#234;me quand elle ne fonctionne plus (soit une &#224; deux fois par semaine), son dysfonctionnement g&#233;n&#232;re un petit attroupement de coll&#232;gues curieux et agac&#233;s qui va vite s'orienter vers le plan B de l'informel et de l'entraide : &#171; Pause clope ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Vincent Pallard, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en protection de l'enfance &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'ai toujours quelque chose &#224; &#233;crire lorsque l'on me demande de traiter un sujet en lien avec le travail social. Pourtant, lorsque l'on m'a demand&#233; de prendre position sur le th&#232;me &#171; Coll&#232;gue en difficult&#233; : comment faire ? &#187; : j'ai bugg&#233;. J'ai pris connaissance du sujet et suis rest&#233; devant ma page blanche pendant une heure. Un comble, parce que des situations de crise qui ont n&#233;cessit&#233; de l'&#233;lan de solidarit&#233;, j'en ai connu quelques-unes dans ma carri&#232;re ! Mais rien n'est sorti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment estimer &#234;tre un bon &#233;ducateur si sur la base de cette simple question, j'en ai autant &#224; dire que sur la m&#233;canique des fluides ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui d'accord : &#171; solidarit&#233;, entraide, bienveillance, non-jugement, esprit d'&#233;quipe, soutien &#187;, bla-bla-bla. &#199;a, c'est du discours consensuel. On pourrait tous r&#233;pondre la m&#234;me chose, mais &#231;a n'est que du concept. Or l'&#233;ducateur n'est pas un simple &#234;tre de concept porteur d'une morale d&#233;contextualis&#233;e. Le travailleur social, c'est un &#233;lectron libre forg&#233; de terrain et d'action, g&#233;n&#233;rateur d'id&#233;es qui d&#233;passent, voire transcendent la notion de concept, pour &#233;pouser la singularit&#233; de l'instant qui guette le quotidien. Le concept pour moi, c'est la simplicit&#233;. Or les probl&#233;matiques du quotidien, qu'elles soient rencontr&#233;es au c&#244;t&#233; de l'usager ou du coll&#232;gue, ne sont pas lisses. Elles sont complexes, arborescentes. Elles ne doivent pas &#234;tre r&#233;duites &#224; des questions d'ordre limitatif ni inviter &#224; la bonne parole. Elles impliquent de l'engagement sur un concret pluriel et adaptatif.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a ne vous frise pas un tant soit peu les sourcils &#224; vous, lorsque vous &#234;tes en r&#233;union de COPIL pour red&#233;finir les axes du projet institutionnel et que, tr&#232;s vite, sont list&#233;es en paperboard des phrases de type : &#171; promouvoir la bienveillance &#187;, &#171; valoriser le pouvoir d'agir &#187;, &#171; favoriser la citoyennet&#233; &#187; ? Moi si. Parce que derri&#232;re des valeurs conformes et vaporeuses qui ne parlent &#224; personne d'autre qu'&#224; nous-m&#234;mes - si elles ne d&#233;passent pas le stade embryonnaire de l'id&#233;ologie - s'ensuivent des promesses d'engagement &#224; l'Autre qui n'ont pour principale fonction que de rassurer des enjeux d'ego. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui s'est pass&#233; lorsque j'ai paniqu&#233; face &#224; ma page blanche. J'ai tent&#233; de r&#233;pondre par du concept, parce que j'ai assimil&#233; la question &#224; travers le prisme du g&#233;n&#233;ral. La question que je me suis pos&#233;e n'appelait qu'une r&#233;ponse plate de ma part pour me rassurer sur le fait que j'ai r&#233;solument toujours &#233;t&#233; un bon coll&#232;gue. Alors que d'une, ce n'est pas possible, et que de deux, ce n'est pas &#224; moi de le d&#233;cr&#233;ter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment aider un coll&#232;gue en difficult&#233; ? Dans l'absolu, en amont d'en conna&#238;tre les raisons, je n'en sais rien. De quelle difficult&#233; parlons-nous ? De quel coll&#232;gue ? Je me suis amus&#233; &#224; lister toutes les situations de ma carri&#232;re o&#249; j'ai estim&#233; &#234;tre &#224; la hauteur du besoin d'aide d'un acolyte de terrain. Et celles o&#249; j'ai estim&#233; ne pas l'&#234;tre. Pour mettre en relief des similitudes de postures et de r&#233;ponses, &#224; cette question qui n'est fondamentalement pas simple. Alors si je dois faire simple, je n'ai pas trouv&#233; de raison qui ne soit li&#233;e &#224; l'instinct de l'autre et &#224; l'intelligence de la relation, lorsque j'estime avoir &#233;t&#233; bon. Tout comme je ne vois pas autre chose que les contingences institutionnelles, des humeurs, des ego fragiles, et/ou encore des r&#233;sistances individuelles qui m'appartenaient, lorsque j'estime ne l'avoir pas &#233;t&#233;. Il n'existe aucune r&#233;ponse binaire dans le travail social. Et les questions qui les appellent r&#233;duisent l'essence de notre travail &#224; du joli bla-bla qui freine plus qu'il ne fait avancer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La machine &#224; caf&#233; : ragots ou &#233;changes professionnels ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-machine-a-cafe-ragots-ou-echanges-professionnels</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-machine-a-cafe-ragots-ou-echanges-professionnels</guid>
		<dc:date>2023-11-08T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>analyse de pratiques</dc:subject>
		<dc:subject>1349</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'odeur et le son caract&#233;ristique du caf&#233; qui coule est bien connu des travailleurs sociaux. Cela en serait presque caricatural si finalement, cet espace de pause &#233;tait bien plus riche que l'on ne le pense. Vous prendrez bien un petit caf&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Ludivine Spanneut, formatrice en travail social &lt;br class='autobr' /&gt;
Le caf&#233; n'est pas juste un breuvage mais contient une fonction socialisante incontestable. Nous faisons connaissance autour d'un premier caf&#233;. Nous nous invitons &#224; prendre un caf&#233; et l'on se r&#233;concilie autour (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/analyse-de-pratiques" rel="tag"&gt;analyse de pratiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1349-" rel="tag"&gt;1349&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'odeur et le son caract&#233;ristique du caf&#233; qui coule est bien connu des travailleurs sociaux. Cela en serait presque caricatural si finalement, cet espace de pause &#233;tait bien plus riche que l'on ne le pense. Vous prendrez bien un petit caf&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Ludivine Spanneut, formatrice en travail social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le caf&#233; n'est pas juste un breuvage mais contient une fonction socialisante incontestable. Nous faisons connaissance autour d'un premier caf&#233;. Nous nous invitons &#224; prendre un caf&#233; et l'on se r&#233;concilie autour d'un caf&#233;. Parfois, on refait le monde. Il d&#233;lie les langues et permet de cr&#233;er des liens, c'est ce qu'il a de commun avec l'alcool avec de s&#233;rieux avantages sur ce dernier : il est autoris&#233;, voire indispensable, au travail et en formation. M&#234;me en cas d'exc&#232;s, nous nous souvenons de ce que l'on a dit ou fait le lendemain !&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_7506 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L420xH415/capture_d_e_cran_2023-11-06_a_11.07.07-7c135.png?1699484465' width='420' height='415' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Le caf&#233; a longtemps &#233;t&#233; le breuvage officiel du travailleur social, bien des citernes ont coul&#233; dans nos estomacs, pour rejoindre rapidement nos vessies. Mais je constate aujourd'hui que le caf&#233; a d&#251; faire de la place au th&#233; et &#224; la tisane parmi les travailleurs sociaux, qui fument beaucoup moins aussi. Lien de cause &#224; effet ? Moins de clopes, moins de caf&#233;, plus de tisane ? Autres temps, autres m&#339;urs ? Un peu de tout cela s&#251;rement. Mais ce qui reste immuable, est le fait que le lieu o&#249; se trouvent ces breuvages dans une institution quelle qu'elle soit, est un haut lieu de sociabilit&#233;. The &#171; place to be &#187;. Mais pas trop longtemps quand m&#234;me, juste pour une pause.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans mon EFTS (1), cet &#233;quipement se trouve dans une grande pi&#232;ce qui sert de lieu de pause, d'accueil, de travail, de repas, de documentation o&#249; on lit LIEN SOCIAL ! C'est un lieu de passage et d'&#233;changes. Quand je ne suis pas en cours, je m'y installe pour travailler au bout d'une longue table, avec vue panoramique sur l'ensemble de l'espace, juste en face de la machine &#224; caf&#233; et autres bouilloires. C'est un poste d'observation et d'interactions privil&#233;gi&#233;. Dans une d&#233;marche quasi ethno m&#233;thodologique, j'y observe le monde des &#233;tudiants. Je participe bien s&#251;r avec eux &#224; la construction de ce monde car nous sommes ensemble, en lien. Je mesure l'&#233;volution des m&#339;urs lorsque j'entends des jeunes &#233;tudiantes parler de leurs r&#232;gles et de leurs choix de protection, me r&#233;jouissant ainsi que ce ne soit plus un tabou pour elles comme cela l'a &#233;t&#233; pour les femmes de ma g&#233;n&#233;ration. Ici, les &#233;tudiants se croisent et discutent et les futurs chefs de service &#233;changent avec les futurs surveillants de nuit ou &#233;ducatrices qu'ils auront &#224; encadrer un jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces &#233;changes font tomber des pr&#233;jug&#233;s, participent &#224; la re-connaissance, et contribuent ainsi &#224; la construction de leurs identit&#233;s professionnelles respectives. Autant en parlant du dernier film vu au cin&#233;, que de l'otite du petit dernier ; en se donnant le mode d'emploi de ladite machine &#224; caf&#233; que les novices ou &#233;tudiants de passage ne ma&#238;trisent pas ; en parlant du cours, d'un formateur, ou avec lui, des difficult&#233;s rencontr&#233;es ; en &#233;tablissant des strat&#233;gies d'entraide ; en riant ou en r&#226;lant, parfois en pleurant, en s'engueulant ; en remplissant, en renversant, en essuyant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien plus qu'un caf&#233;, nous partageons nos joies et nos peines. Nous faisons l'&#233;tat des lieux des institutions, en s'autorisant &#224; donner nos avis, on s'insurge et on rit. Autour du caf&#233;, nous d&#233;couvrons certains &#233;tudiants de la m&#234;me promo, au-del&#224; des relations &#233;tablies en cours. Qu'une telle joue au foot, qu'un autre est papa solo. Que la formatrice qui semble si stricte est aussi tr&#232;s maladroite et capable d'en rire. Nous apprenons &#224; mieux se conna&#238;tre, &#224; vivre ensemble &#171; le social &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lieu des ragots et des &#233;changes s&#233;rieux, du futile autant que de l'utile, l'espace caf&#233;-th&#233;-tisane-chacun sa came- centre n&#233;vralgique des interactions dans une institution, est cet espace interstitiel qui contribue au sentiment de reconnaissance, d'appartenance &#224; un groupe, et au travail social.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &#201;tablissement de formation en travail social&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Jean-Marie Vauchez, directeur EFTS, formateur &#224; l'&#233;cole de la protection de l'enfance, membre du haut conseil du travail social (HCTS)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre, &lt;i&gt;Le cru et le cuit&lt;/i&gt;, le c&#233;l&#232;bre anthropologue s'int&#233;resse &#224; l'opposition entre ces deux &#233;tats de la mati&#232;re culinaire, et &#233;tablit qu'elle constitue une opposition fondamentale dans de nombreuses cultures. Pour illustrer son propos, L&#233;vi-Strauss analyse un grand nombre de mythes et de rites de diff&#233;rentes cultures du monde. Au fond, il pose cette question fondamentale : qu'est-ce qui, au travers du rituel des repas, fait soci&#233;t&#233; pour la race humaine ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pour nous autres &#233;ducs et travailleurs sociaux ? On ne mange pas si souvent ensemble, ou alors avec un groupe d'enfants ou d'adultes en difficult&#233;. Le repas est pour nous un vrai moment de boulot o&#249; nous pouvons transmettre des valeurs, observer les difficult&#233;s qui se manifestent et font sens petit &#224; petit ou encore imposer le respect des autres convives &#224; celui qui d&#233;borde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous autres, faire soci&#233;t&#233;, c'est faire &#233;quipe. Or, qu'est-ce qu'il reste ? La pause clope est confin&#233;e dans les ext&#233;rieurs de l'institution, pour les irr&#233;ductibles qui ne vapotent pas encore. Le petit coup de bistrot entre coll&#232;gues du soir, qui pouvait s'&#233;terniser&#8230; C'est peut-&#234;tre une impression de vieux con, mais j'ai l'impression que cela p&#233;riclite un peu. Reste la machine &#224; caf&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
S'il faut chercher un lieu de socialisation dans l'institution, il ne faut pas aller plus loin que la machine &#224; caf&#233;. Parfois, elle est industrielle, bard&#233;e de tuyaux et d'extr&#233;mit&#233;s technologiques permettant de produire le nuage de lait indispensable &#224; certains ou l'expresso bien serr&#233;, parfois elle est toute simple avec son entartage perp&#233;tuel et ses filtres jamais l&#224; o&#249; il faut.&lt;br class='autobr' /&gt;
La machine &#224; caf&#233; est &#224; l'image de l'institution qui l'accueille, et si on voulait chercher un endroit o&#249; ceux qui en sont le c&#339;ur se retrouvent, alors le local de la machine &#224; caf&#233; est certainement celui-l&#224;. C'est le lieu o&#249; on peut faire soci&#233;t&#233;, c'est-&#224;-dire construire, entretenir et s'appuyer sur des solidarit&#233;s professionnelles de coll&#232;gues, de pairs, de compagnons d'aventures &#233;ducatives.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est autour de ce simple caf&#233; que l'on peut s'autoriser &#224; dire beaucoup de choses. Souvent, ce qui vient en premier, c'est ce qui fait mal. C'est cette petite vexation du chef qui a voulu asseoir son autorit&#233; en discr&#233;ditant l'&#233;duc ; c'est ce moment de vide o&#249; l'on n'a rien compris de ce qui se passait, submerg&#233; par une pathologie qui d&#233;rive un peu trop ou des comportements que l'on n'a pas su accueillir ; c'est cette situation qui a, bri&#232;vement fendu une br&#232;che entre les enjeux professionnels et certaines souffrances personnelles&#8230; La liste est longue ! Mais, plus timidement arrive parfois aussi le partage de petites joies. Ce moment de partage complice avec le/la coll&#232;gue lors de l'activit&#233; du jour que l'on va juste souligner d'un clin d'&#339;il complice ; cette minute o&#249; l'on s'est dit que pour untel, les choses basculaient, enfin dans le sens que l'on esp&#233;rait ; cette franche rigolade de l'autre jour o&#249;, on ne sait pas pourquoi, on &#233;tait bien ensemble !&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, on va me r&#233;torquer que ce genre de lieux, c'est le lit des ragots et des racontars qui font le d&#233;sespoir des partisans du secret professionnel ; c'est vrai, mais pas tant que cela !&lt;br class='autobr' /&gt;
En 30 ans de m&#233;tier d'&#233;duc, le plus souvent en internat, je n'ai pas tellement connu de d&#233;rapages. Le plus souvent, les coll&#232;gues s'autodisciplinaient et &#233;vitaient de trop d&#233;river. La qualit&#233; des &#233;changes est le reflet de celle de l'ambiance de travail de l'institution. Maintenant que je suis dans une fonction d'encadrement, je mesure l'importance de ce genre d'endroit interstitiel pour que les &#233;quipes puissent prendre forme et qu'un autre type d'&#233;changes se noue entre les membres de l'&#233;quipe. Bien s&#251;r, personne ne ma&#238;trise r&#233;ellement ce qui s'y dit, mais c'est justement cela qui est la condition indispensable pour qu'une v&#233;ritable libert&#233; de parole existe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Recrutement, vous avez dit recrutement ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Recrutement-vous-avez-dit-recrutement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Recrutement-vous-avez-dit-recrutement</guid>
		<dc:date>2023-08-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>violence institutionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1344</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je viens de vivre un recrutement humiliant et discriminant. J'&#233;cris pour lutter contre cette maltraitance que peut nous faire subir la hi&#233;rarchie, elle-m&#234;me noy&#233;e dans ses propres probl&#233;matiques, qui ne sait plus s'en d&#233;faire, et le fait payer &#224; ses employ&#233;s. Je m'adresse &#224; ces directeurs, souvent des hommes, qui ne savent plus prendre de recul, ce recul si cher au travail social. Je suis arriv&#233;e, tr&#232;s enthousiaste comme d'habitude. Une femme, cheffe de service, m'a accueillie, nous nous &#233;tions parl&#233; au (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/violence-institutionnel" rel="tag"&gt;violence institutionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1344-" rel="tag"&gt;1344&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je viens de vivre un recrutement humiliant et discriminant.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;cris pour lutter contre cette maltraitance que peut nous faire subir la hi&#233;rarchie, elle-m&#234;me noy&#233;e dans ses propres probl&#233;matiques, qui ne sait plus s'en d&#233;faire, et le fait payer &#224; ses employ&#233;s. Je m'adresse &#224; ces directeurs, souvent des hommes, qui ne savent plus prendre de recul, ce recul si cher au travail social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis arriv&#233;e, tr&#232;s enthousiaste comme d'habitude. Une femme, cheffe de service, m'a accueillie, nous nous &#233;tions parl&#233; au t&#233;l&#233;phone, j'&#233;tais assez confiante, l'&#233;change avait &#233;t&#233; sympathique et le poste me disait bien.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_7201 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH275/capture_d_e_cran_2023-08-26_a_11.30.55-82ca3.png?1693463829' width='300' height='275' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Un homme, directeur adjoint, est arriv&#233;. &#192; partir de l&#224;, sa coll&#232;gue, qui aurait &#233;t&#233; ma cheffe, n'a quasi plus dit un mot. Il a pris la parole et ne l'a plus laiss&#233;e. Ni &#224; elle, ni &#224; moi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a pris mon CV et a &#233;num&#233;r&#233; ligne par ligne mes exp&#233;riences qui ne comptent pas : celles o&#249; je n'&#233;tais &#171; que &#187; b&#233;n&#233;vole, stagiaire, ou non dipl&#244;m&#233;e. Il m'a demand&#233; de mani&#232;re m&#233;prisante, avec un ton sarcastique, pourquoi je notais que j'avais &#171; dix ans d'exp&#233;rience &#187; avec ce public. J'ai tenu, mais d&#233;j&#224; l&#224;, je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. J'ai r&#233;pondu que cela faisait dix ans que je c&#244;toyais ce public&#8230; Mais je n'en &#233;tais plus s&#251;re, peut-&#234;tre avais-je trich&#233; sur mon CV ? C'est bien ce qu'il sous-entendait. Je ne comprenais pas, je doutais de moi, je devais me d&#233;fendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'effectivement, cela fait bien dix ans que j'accompagne ce public, que certaines de mes exp&#233;riences b&#233;n&#233;voles ont &#233;t&#233; des plus marquantes et formatrices de ma vie, de mon &#233;volution en tant que professionnelle du travail social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'on le sait, les &#171; stagiaires &#187;, en 2e ann&#233;e, font partie de l'&#233;quipe &#224; part enti&#232;re (certaines personnes de la hi&#233;rarchie en profitent all&#232;grement d'ailleurs).&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que j'aurais pu lui raconter mon parcours, lui parler de mon &#233;volution, de mes valeurs, de ce que je venais faire ici. Mais non, il ne m'a pas laiss&#233; parler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et &#224; la fin, j'ai compris : il &#233;tait en train de n&#233;gocier mon salaire ! Il a m&#234;me r&#233;ussi &#224; prendre ce recul que j'aurais aim&#233; qu'il prenne avant notre rencontre et a termin&#233; son humiliation par : &lt;i&gt;&#171; allons, arr&#234;tons de faire les marchands de tapis &#187;&lt;/i&gt;. &#192; qui parlait-il ? Pas &#224; moi, puisque je n'avais encore rien demand&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s cela, je devais me pr&#233;senter&#8230; Je ne savais plus par o&#249; commencer, moi qui suis habituellement &#224; l'aise pour parler de mon parcours. Plusieurs fois, je lui ai dit que je n'avais pas &#171; trich&#233; &#187;, cela me bouleversait. Mais je tenais, et tentais de me pr&#233;senter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui parlais d'exp&#233;riences que je n'avais pas &#233;crites par choix, il insinuait que cela montrait encore plus ma tromperie&#8230; Comment faire lorsque quelqu'un vous re&#231;oit pour un entretien, mais n'a absolument aucune confiance en l'autre a priori ? Comment faire en tant que femmes, travailleuses sociales, &#224; qui on n'a jamais appris &#224; n&#233;gocier, &#224; qui on a demand&#233; d'&#234;tre sensibles, pour rebondir apr&#232;s une telle humiliation, qui plus est tout &#224; fait inattendue ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7200 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH295/capture_d_e_cran_2023-08-26_a_11.31.12-e400c.png?1693463829' width='300' height='295' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Globalement, il y a un manque criant de travailleurs sociaux dans ma r&#233;gion. Globalement, mes anciens employeurs, ou ceux qui me re&#231;oivent en entretien sont souvent enthousiastes vis-&#224;-vis de mon professionnalisme, des valeurs que je porte, que je vis devant eux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-l&#224; n'a m&#234;me pas relev&#233; la t&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin, il m'a pos&#233; la question : &lt;i&gt;&#171; et s'il y a une r&#233;union &#224; 19&#8239;h, vous pouvez ? &#187;&lt;/i&gt;. Surprise, interloqu&#233;e, je r&#233;ponds que g&#233;n&#233;ralement non, je ne pourrai pas, car comme je lui ai d&#233;j&#224; expliqu&#233;, j'ai des contraintes horaires &#224; respecter vis-&#224;-vis de mon enfant et son assistante maternelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais qu'&#233;videmment, si un &#233;v&#233;nement important et planifi&#233; survient, je pourrais m'organiser, pour les personnes accompagn&#233;es. D'ailleurs, c'&#233;tait la premi&#232;re fois que je pouvais parler d'elles, de ces personnes concern&#233;es par la discrimination, par la stigmatisation, par l'humiliation&#8230; &#192; ce moment-l&#224; j'&#233;tais &#224; leur place, et mon bourreau &#233;tait cens&#233; repr&#233;senter une institution luttant contre l'injustice sociale, et ses travers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il m'a bien s&#251;r parl&#233; de lui, a mentionn&#233; qu'&#171; &#233;videmment &#187; il avait &#233;t&#233; &#233;duc, qu'il ne voulait pas de gens qui &lt;i&gt;&#171; devaient partir &#224; 17 h 30 tous les jours &#187;&lt;/i&gt;, car lui-m&#234;me avait &lt;i&gt;&#171; laiss&#233; ses enfants au couffin jusqu'&#224; 22&#8239;h &#224; l'&#233;poque, et qu'ils n'&#233;taient pas devenus cons pour autant &#187;&lt;/i&gt;. A-t-il vraiment le droit de m'expliquer comment je dois vivre ma vie ? Est-ce du mansplaining ou simplement de la discrimination ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, monsieur, sachez que pour un premier entretien de reprise du travail, apr&#232;s deux ans de cong&#233; maternit&#233;, d'auto-entrepreneuriat social, je suis ressortie plus bas que terre de votre institution. Heureusement, d'autres personnes ont su me recevoir et m'&#233;couter. Et ma confiance en moi est revenue aussi vite que vous l'aviez enfouie.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;cris en esp&#233;rant que certains managers prendront conscience de l'impact de leurs mots et de leur strat&#233;gie (&#233;tait-ce pr&#233;m&#233;dit&#233; ?) sur les employ&#233;s qu'ils sont cens&#233;s accompagner de la m&#234;me mani&#232;re que ce qu'ils leur demandent de faire avec les b&#233;n&#233;ficiaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une soci&#233;t&#233; en mouvement, dans laquelle la discrimination est interdite, o&#249; l'on se rend compte de l'importance du bien-&#234;tre au travail, et de l'&#233;quilibre pro/perso, s'il vous pla&#238;t, recruteurs, pensez-y, osez prendre soin de vos &#233;quipes, lutter avec elles pour des salaires d&#233;cents, vous n'aurez qu'&#224; y gagner.&lt;br class='autobr' /&gt;
PS. J'ai refus&#233; le poste !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment faire face &#224; la tyrannie d'un membre de l'&#233;quipe ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-faire-face-a-la-tyrannie-d-un-membre-de-l-equipe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-faire-face-a-la-tyrannie-d-un-membre-de-l-equipe</guid>
		<dc:date>2021-06-07T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Harc&#232;lement</dc:subject>
		<dc:subject>1297</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'invention du concept de &#171; pervers narcissique &#187; en 1986 par Paul-Claude Racamier, on en voit partout. Bien s&#251;r, ce profil existait d&#233;j&#224; avant. Et depuis, il n'a pas disparu, son degr&#233; de nuisance &#233;tant proportionnel &#224; son niveau de pouvoir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Christine Maurey, assistante sociale en &#233;tablissement m&#233;dico-social &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment ? Encore une fois, camarade, en faisant front et en s'unissant ! Oui, il y a de cela, &#231;a marche, certes&#8230; mais &#231;a ne suffit pas toujours et ce n'est pas non plus simple car les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Harcelement" rel="tag"&gt;Harc&#232;lement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1297-" rel="tag"&gt;1297&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'invention du concept de &#171; pervers narcissique &#187; en 1986 par Paul-Claude Racamier, on en voit partout. Bien s&#251;r, ce profil existait d&#233;j&#224; avant. Et depuis, il n'a pas disparu, son degr&#233; de nuisance &#233;tant proportionnel &#224; son niveau de pouvoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Christine Maurey, assistante sociale en &#233;tablissement m&#233;dico-social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment ? Encore une fois, camarade, en faisant front et en s'unissant ! Oui, il y a de cela, &#231;a marche, certes&#8230; mais &#231;a ne suffit pas toujours et ce n'est pas non plus simple car les tyrans sont forts, tr&#232;s forts. Je me suis souvent pos&#233; la question d'o&#249; ils tiraient leur force ? Comment &#231;a marche ? Pourquoi mettons-nous, nous les autres, tant de temps &#224; comprendre ? Pourquoi se fait-on avoir, prendre dans des pi&#232;ges ? Pourquoi ne r&#233;agit-on pas plus vite ? Et surtout pourquoi n'osons-nous pas r&#233;agir ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'avoir observ&#233; au sein d'&#233;quipes, la r&#233;ponse me semble d'abord dans le fait que le tyran met la plupart du temps toute son &#233;nergie, sa force et son intelligence &#224; asseoir cette tyrannie. Tout cela bien s&#251;r dans un contexte m&#233;dicosocial o&#249; Ethique et Bientraitance sont de r&#232;gle. Pendant ce temps, les autres, toi, moi, nous, qui n'avons pas une once de tyrannie dans les veines, travaillons comme des abrutis &#224; rendre un peu meilleur le quotidien des enfants, des jeunes, des personnes que nous accompagnons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Forc&#233;ment, dans la balance, &#231;a donne un d&#233;savantage. &#199;a nous donne un d&#233;savantage. D&#233;savantage de temps, de r&#233;flexion et d'&#233;nergie, donc de pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui, le tyran, utilise ce temps. Il obser&#173;ve, &#233;coute, divise, distille son venin ici et l&#224;, inqui&#232;te, provoque, violente, interpr&#232;te, tisse sa toile&#8230; Et pris dans cette toile, difficile ensuite de s'en sortir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; cela, il a toujours un coup d'avance sur les autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que faire ? Comment lutter ? Etablir des r&#232;gles, camarades !&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#232;gle n&#176;&#8239;1 : ne jamais le l&#226;cher du regard, ne jamais croire qu'il va s'arr&#234;ter d'&#234;tre un tyran. Il aime &#234;tre un tyran.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#232;gle n&#176;&#8239;2 : le contrer, chercher &#224; l'arr&#234;ter &#224; chaque fois que cela est possible. Ne pas croire qu'il y a de petites choses sur lesquelles on peut l&#226;cher. Observation et vigilance sont essentielles.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#232;gle n&#176;&#8239;3 : opposer la loi, la r&#232;gle &#224; chaque fois qu'on le peut car pour &#233;tablir son pouvoir par la force, il transgresse, c'est oblig&#233;. Comme le pervers narcissique, le tyran n'est arr&#234;t&#233; que par la loi, que parce qu'on lui signifie l'impossibilit&#233; de son action.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#232;gle n&#176;&#8239;4 : utiliser l'humour si la position sociale, le statut, le contexte le permettent. L'humour n'est pas dans la panoplie de communication du tyran. Il n'aime pas le partager. Il peut rire, mais seul. On peut donc le d&#233;stabiliser.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#232;gle n&#176;&#8239;5 : oui, r&#233;unir les forces, ne pas h&#233;siter &#224; communiquer avec les autres, &#224; parler de ce que l'on subit. Ce que l'on subit, d'autres le subissent aussi. La tyrannie est souvent adoss&#233;e &#224; la perversit&#233; et le harc&#232;lement n'est pas loin. Parler avec les plus faibles. &#171; Diviser pour mieux r&#233;gner &#187; est et reste le principe efficace du tyran.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les quelques fois o&#249; il m'est arriv&#233; de &#171; contrer &#187; une personne, un coll&#232;gue exer&#231;ant sa tyrannie, c'est lorsque je me suis mise au m&#234;me niveau que lui. Il faut accepter d'aller sur son terrain, accepter de perdre du temps &#224; l'observer aussi, passer derri&#232;re lui, comprendre son fonctionnement pour pouvoir r&#233;agir.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_3388 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH429/paroles-42b05.jpg?1693591228' width='350' height='429' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Son but &#233;tant le plus souvent que rien ne fonctionne sauf son pouvoir, il faut le contrer sur son terrain. Mince, me voil&#224; une guerri&#232;re ? Qui l'e&#251;t cru ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand je pense (les titulaires d'un Bac L datant de 76 se reconna&#238;tront) que le sujet de la dissertation de philo &#233;tait : &#171; &lt;i&gt;&#8239;Qu'est-ce qu'&#234;tre un tyran ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187; et que je me suis ramass&#233; un 6 alors que j'&#233;tais plut&#244;t bonne &#233;l&#232;ve toute l'ann&#233;e&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me dis que&#8230; le savoir exp&#233;rientiel, y'a rien de tel !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Ludwig Maquet, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;*&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe &#233;ducative est un groupe de travail ayant un objectif commun, des interactions, des apports compl&#233;mentaires de comp&#233;tences, et travers&#233;e par des enjeux. Il lui arrive d'&#234;tre confront&#233;e &#224; une personne toute puissante, dont c'est la personnalit&#233;, ou bien d'&#234;tre face &#224; des dysfonctionnements, qui peuvent provoquer la tyrannie de l'un de ses membres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une &#233;quipe, divers statuts, r&#244;les, et fonctions cohabitent. Ce qui d&#233;montre des modes de fonctionnements internes, qui peuvent &#234;tre autant positifs que n&#233;gatifs. Entre ses membres, des relations conflictuelles, de domination, d'emprise, de harc&#232;lement peuvent survenir. D'o&#249; l'importance d'un cadre structurant, s&#233;curisant. En l'absence d'un tiers l&#233;gitime, chacun est abandonn&#233; &#224; lui-m&#234;me et personne ne tranche en cas de conflit. Cette carence de la direction laisse le champ ouvert aux affrontements entre adultes, aux glissements, &#224; l'&#233;mergence de fortes personnalit&#233;s, aux prises de pouvoir. L'encadrement reste donc un rouage important pour &#233;viter les d&#233;viances. Par sa proximit&#233;, sa mani&#232;re d'animer, sa posture, son mode de leadership, le cadre influe sur l'action de l'&#233;quipe et de son travail. Il r&#233;gule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Diff&#233;remment, un membre de l'&#233;quipe peut se r&#233;v&#233;ler naturellement tout puissant, gourou. Sa personnalit&#233; est primordiale : charismatique, il ou elle en impose. Il est m&#234;me question de charme. On peut parler dans certains cas, d'attachement aveugle &#224; une foi, de soif de pouvoir, de rigidit&#233;, d'une personne ne se remettant pas en question. Mais dans les deux cas, en l'absence d'encadrement ou en pr&#233;sence d'une personnalit&#233; &#171; tyrannique &#187;, des maux surviennent, comme celui du bouc &#233;missaire (1) ou bien le harc&#232;lement moral au travail (2), maltraitance psychique dans l'objectif d'atteindre la personne par utilisation des moyens d&#233;tourn&#233;s de leur but.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, il est primordial d'agir. En lib&#233;rant la parole afin de se lib&#233;rer des enjeux affectifs entre les personnes, se sortir des clivages et conflictualiser. En utilisant les espaces tiers comme la supervision, outil pr&#233;cieux pour lib&#233;rer les blocages et permettre l'expression des difficult&#233;s. La formation professionnelle, importante, intervient aussi dans la gestion des crises et des dynamiques institutionnelles. Au-del&#224; de ces espaces, dans une situation de pers&#233;cution, il faut noter, &#233;crire ce qu'il se passe. En cas de harc&#232;lement moral, apporter des preuves. Ce sera &#224; l'auteur d'expliquer pourquoi les faits qui lui sont reproch&#233;s ne sont pas constitutifs d'un harc&#232;lement moral. Et puis il y a la loi : les faits de harc&#232;lement moral sont punis d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 15 000&#8239;&#8364;. Donc, face &#224; la tyrannie, il faut r&#233;agir vite, se prot&#233;ger, r&#233;sister, en parler, saisir les Instances repr&#233;sentatives du personne, la m&#233;decine du travail, se faire conseiller (3), garder des preuves, et, si cela est vital pour sa sant&#233; psychique et physique, partir.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tout cas, il est n&#233;cessaire d'&#234;tre attentif &#224; ce qui mobilise le groupe au niveau conscient et inconscient. C'est en &#233;tant outill&#233; que l'on peut rep&#233;rer les dysfonctionnements dans une &#233;quipe, quand cela d&#233;rape et que la violence est &#224; l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
* A publi&#233; &lt;i&gt;Violences, risques psychosociaux et travail social&lt;/i&gt; (2018), &#201;d. Le social en fabrique.&lt;HR&gt;
(1) Girard R., &lt;i&gt;Le bouc &#233;missaire&lt;/i&gt;, Grasset, 2014.
(2) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3ysyYqi&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/3ysyYqi&lt;/a&gt;
(3) Hirigoyen M.&#8239;F.,&lt;i&gt; Le harc&#232;lement moral, la violence perverse au quotidien&lt;/i&gt;, La d&#233;couverte, 1998.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En attendant les robots. Enqu&#234;te sur le travail du clic</title>
		<link>https://www.lien-social.com/En-attendant-les-robots-Enquete-sur-le-travail-du-clic</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/En-attendant-les-robots-Enquete-sur-le-travail-du-clic</guid>
		<dc:date>2020-01-07T07:09:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1264</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Boulot pas robot &lt;br class='autobr' /&gt; Chaque &#233;poque produit ses mythes. Antonio A. Casilli d&#233;construit l'une des proph&#233;ties contemporaines les plus radicales dans un ouvrage solidement argument&#233; : le grand remplacement technologique qui condamnerait pr&#232;s de la moiti&#233; des professions bient&#244;t remplac&#233;es par l'intelligence artificielle. L'auteur d&#233;montre d'abord que l'innovation technologique ne nuit pas forc&#233;ment au travail humain. Si la Cor&#233;e du sud compte 531 robots pour 10 000 salari&#233;s, contre 127 en France, la premi&#232;re (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1264-" rel="tag"&gt;1264&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton5998-f97a9.jpg?1693644470' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boulot pas robot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chaque &#233;poque produit ses mythes. Antonio A. Casilli d&#233;construit l'une des proph&#233;ties contemporaines les plus radicales dans un ouvrage solidement argument&#233; : le grand remplacement technologique qui condamnerait pr&#232;s de la moiti&#233; des professions bient&#244;t remplac&#233;es par l'intelligence artificielle. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur d&#233;montre d'abord que l'innovation technologique ne nuit pas forc&#233;ment au travail humain. Si la Cor&#233;e du sud compte 531 robots pour 10 000 salari&#233;s, contre 127 en France, la premi&#232;re poss&#232;de un taux de ch&#244;mage de 3,4 %, contre 9,6 % pour la seconde. Certes, l'informatique traite une succession d'instructions &#224; une vitesse ph&#233;nom&#233;nale mais elle souffre d'un d&#233;faut r&#233;dhibitoire : elle ne fonctionne que si elle est instruite, se montrant parfaitement incapable de discernement et de jugement. Seuls les humains accomplissent le travail que les entit&#233;s logicielles ne peuvent effectuer : reconna&#238;tre des formes et des images en mouvement, lire des textes ou interpr&#233;ter des commandes vocales, n&#233;cessite l'intervention d'une myriade de tacherons indispensables pour nettoyer et affiner, trier et hi&#233;rarchiser. Ces petites mains, recrut&#233;es dans les pays les plus pauvres, sont regroup&#233;es dans de v&#233;ritables centrales de micro-travail ou &#224; domicile pour ex&#233;cuter des t&#226;ches computationnelles fragment&#233;es et standardis&#233;es. Travaillant sans protection sociale, ni convention collective et hors de toute r&#232;glementation, elles sont sous-pay&#233;es et pr&#233;caris&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les consommateurs sont eux aussi sollicit&#233;s, se voyant confier des op&#233;rations de production de donn&#233;es, de gestion des am&#233;liorations, de calibrage d'algorithmes. Si certains de ces &#171; produsagers &#187; vivent leur implication sur un registre h&#233;doniste, de plus en plus d'usagers &#171; travaillistes &#187; demandent &#224; &#234;tre requalifi&#233;s comme salari&#233;s ou au moins d&#233;dommag&#233;s pour le travail social fourni. Une telle r&#233;mun&#233;ration de leurs contributeurs rendrait alors le mod&#232;le &#233;conomique de ces r&#233;seaux proposant un acc&#232;s gratuit, non viable. Ce digital &#171; labor &#187; est en train de brouiller les fronti&#232;res, le professionnel et l'amateur se confondant, travail et loisirs devenant indiscernables. De fait, l'activit&#233; num&#233;rique s'est mu&#233;e en un atelier clandestin mondialis&#233; domin&#233; par la volatilit&#233; des t&#226;ches confi&#233;es et la flexibilit&#233; du travail accompli, l'assujettissement &#224; la notori&#233;t&#233; et l'enchev&#234;trement entre sph&#232;re priv&#233;e et publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Seuil, 2019 (399 p. &#8211; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cannibales en costume</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cannibales-en-costume</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Cannibales-en-costume</guid>
		<dc:date>2020-01-07T07:08:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1264</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tous contre tous &lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail d'hier &#233;tait marqu&#233; par un taylorisme qui, indiff&#233;rent aux individualit&#233;s, instrumentalisait les corps, comme autant de maillons apathiques mis au service de la sauvagerie infernale et des caprices de la machine. Le travail d'aujourd'hui est pris dans la fascination d'une entreprise contemporaine au sourire bienheureux, d'une autorit&#233; douce et bienveillante et du mythe des nouvelles technologies merveilleuses. Les rep&#232;res traditionnels &#233;tant devenus glissants, instables, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1264-" rel="tag"&gt;1264&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton6000-def33.jpg?1693644470' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous contre tous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'hier &#233;tait marqu&#233; par un taylorisme qui, indiff&#233;rent aux individualit&#233;s, instrumentalisait les corps, comme autant de maillons apathiques mis au service de la sauvagerie infernale et des caprices de la machine. Le travail d'aujourd'hui est pris dans la fascination d'une entreprise contemporaine au sourire bienheureux, d'une autorit&#233; douce et bienveillante et du mythe des nouvelles technologies merveilleuses. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les rep&#232;res traditionnels &#233;tant devenus glissants, instables, obscurs, de nouveaux paradigmes se sont impos&#233;s dans les rapports humains : sauvegarde personnelle, concurrence, recherche de la perfection, course &#224; la performance, l'individualisation envahissante rendant chacun responsable de sa r&#233;ussite ou de son &#233;chec. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, d&#233;truire l'autre ne rel&#232;ve plus d'une d&#233;viance meurtri&#232;re r&#233;pr&#233;hensible, mais d'une posture compr&#233;hensible. Le cannibalisme &#233;voqu&#233; par l'auteur, &#224; travers sa longue enqu&#234;te de terrain, est une m&#233;taphore qui d&#233;crit la facilit&#233; avec laquelle on en vient &#224; vivre l'autre comme potentiellement mena&#231;ant, &#224; fermer les yeux sur les m&#233;faits de ses propres actes quotidiens et &#224; se soumettre &#224; l'inacceptable par crainte d'&#234;tre soi-m&#234;me victime. Dans le monde de ceux qui vont vite, qui veulent gagner toujours plus, qui aspirent &#224; d&#233;passer les quotas, pas de piti&#233; pour les retardataires, les moins performants et les moins rentables. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;tablir l'&#233;thique du &#171; beau travail &#187; s'ancre dans un rapport social solide qui s'oppose au rapport social liquide. Cela passe par l'interdiction de faire mal, de trahir ou de d&#233;noncer autrui, tout autant que d'exploiter ses faiblesses, de fermer les yeux devant sa d&#233;tresse et de le consid&#233;rer comme un g&#234;neur &#224; &#233;carter. C'est &#224; ses conditions que l'on cessera d'&#234;tre un cannibale pour autrui, tout autant que pour soi-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Fran&#231;ois Bourin, 2019 (244 p. - 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le travail passionn&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-travail-passionne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-travail-passionne</guid>
		<dc:date>2016-10-26T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1194</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certaines activit&#233;s professionnelles sont v&#233;cues &#224; la fois comme un travail et comme une passion, allant bien au-del&#224; de la simple fonction r&#233;mun&#233;ratrice. Ce qui caract&#233;rise le travail passionn&#233; ? C'est l'engagement, la libert&#233;, la cr&#233;ativit&#233;, l'autonomie, le sens de l'action, l'exercice de l'activit&#233; comme porteur de sa propre r&#233;tribution. C'est l'incarnation d'une n&#233;cessit&#233; int&#233;rieure, plus que d'une contrainte externe. C'est la porosit&#233; des fronti&#232;res entre travail et loisirs, vie professionnelle et vie (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1194-" rel="tag"&gt;1194&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton5057-c6bfe.jpg?1693464289' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines activit&#233;s professionnelles sont v&#233;cues &#224; la fois comme un travail et comme une passion, allant bien au-del&#224; de la simple fonction r&#233;mun&#233;ratrice. Ce qui caract&#233;rise le travail passionn&#233; ? C'est l'engagement, la libert&#233;, la cr&#233;ativit&#233;, l'autonomie, le sens de l'action, l'exercice de l'activit&#233; comme porteur de sa propre r&#233;tribution. C'est l'incarnation d'une n&#233;cessit&#233; int&#233;rieure, plus que d'une contrainte externe. C'est la porosit&#233; des fronti&#232;res entre travail et loisirs, vie professionnelle et vie priv&#233;e, contrainte et plaisir, subordination et r&#233;alisation de soi. C'est l'occasion d'un &#233;panouissement hors norme, non conventionnel et loin de la routine qui caract&#233;rise trop souvent le travail salari&#233;. On n'exerce pas un m&#233;tier pour gagner sa vie. On gagne sa vie pour pouvoir exercer un m&#233;tier. O&#249; se situe la limite entre trop et pas assez de passion dans son travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail passionn&#233; peut se montrer invasif, colonisant l'espace domestique, d&#233;bordant la vie familiale et le temps libre. L'engagement passionn&#233; peut ne pas &#234;tre reconnu et gratifi&#233; &#224; la hauteur des efforts investis, constituant alors un puissant facteur explicatif de souffrance au travail. Sans compter que la valorisation de l'individualit&#233; et la glorification de l'engagement peuvent &#234;tre vus comme une attente sociale de plus en plus pr&#233;gnante et une forme ostentatoire d'affirmation de soi, d&#233;niant ainsi le travail dans ses dimensions statutaires, juridiques et mon&#233;taires. &#192; la fois hautement d&#233;sirable et facteur d'&#233;mancipation, la passion au travail peut appara&#238;tre harmonieuse. Mais elle peut aussi s'av&#233;rer peu enviable et source d'ali&#233;nation, quand elle devient excessive et est r&#233;duit &#224; &#234;tre le seul support de reconnaissance de l'identit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, (346 p. &#8211; 18&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment d&#233;velopper votre activit&#233; avec votre r&#233;seau relationnel</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-developper-votre-activite-avec-votre-reseau-relationnel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-developper-votre-activite-avec-votre-reseau-relationnel</guid>
		<dc:date>2015-05-13T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>1163</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation de ce petit guide concernant un public d'auto-entrepreneurs n'aurait a priori rien &#224; faire dans une publication &#224; destination du secteur m&#233;dico-social et &#233;ducatif. Effectivement, des registres comme celui du d&#233;veloppement de sa client&#232;le, de la croissance de son activit&#233; ou de l'&#233;laboration d'un &#171; plan r&#233;seau &#187; sont &#233;trangers &#224; ce que nous vivons au quotidien. Et pourtant, nombre de travailleurs sociaux sont confront&#233;s &#224; la n&#233;cessit&#233; de cultiver la richesse de leur tissu relationnel, afin (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sociologie" rel="tag"&gt;Sociologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relations" rel="tag"&gt;Relations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1163-" rel="tag"&gt;1163&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L108xH150/arton4561-11aba.jpg?1693644470' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pr&#233;sentation de ce petit guide concernant un public d'auto-entrepreneurs n'aurait a priori rien &#224; faire dans une publication &#224; destination du secteur m&#233;dico-social et &#233;ducatif. Effectivement, des registres comme celui du d&#233;veloppement de sa client&#232;le, de la croissance de son activit&#233; ou de l'&#233;laboration d'un &#171; plan r&#233;seau &#187; sont &#233;trangers &#224; ce que nous vivons au quotidien. Et pourtant, nombre de travailleurs sociaux sont confront&#233;s &#224; la n&#233;cessit&#233; de cultiver la richesse de leur tissu relationnel, afin d'explorer avec leurs usagers des solutions possible &#224; leurs probl&#232;mes. Aussi, trouveront-ils ici certains conseils int&#233;ressants &#224; appliquer. Il y a, d'abord, ce rappel de la n&#233;cessit&#233; d'oser aller vers l'inconnu, en sortant de sa zone de confort qui incite &#224; rester referm&#233; sur ce que l'on conna&#238;t. Mais aussi, et surtout, le renoncement &#224; rechercher uniquement son int&#233;r&#234;t imm&#233;diat : &lt;i&gt;&#171; Si vous associez votre d&#233;marche en r&#233;seau &#224; une strat&#233;gie strictement utilitariste, il est temps de refermer ce livre, car il ne vous apportera plus rien &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;32).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner, d'abord, sans chercher forc&#233;ment &#224; recevoir ; cr&#233;er une cha&#238;ne de confiance, confiance qui ne se d&#233;cr&#232;te pas, mais se tisse dans la dur&#233;e ; cultiver les qualit&#233;s humaines que sont l'&#233;coute, la sympathie et l'honn&#234;tet&#233;&#8230; tels sont les grands principes avanc&#233;s ici qui rendent les contacts fructueux et f&#233;conds. C'est bien l'envie de partager des exp&#233;riences et de communiquer sur des centres d'int&#233;r&#234;t commun qui doit primer et non l'utilisation unique de ces contacts, quand ceux-ci sont n&#233;cessaires pour faire avancer une d&#233;marche. Entretenir son r&#233;seau c'est donc aussi garder le contact, m&#234;me quand on n'a pas &#224; l'utiliser. C'est bien cette aptitude &#224; la &#171; s&#233;rendipidit&#233; &#187; (se placer dans un esprit d'ouverture, de curiosit&#233; et de r&#233;ceptivit&#233;) qui permet de le faire au mieux fructifier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2012, (156 p. &#8211; 15,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mieux vivre les situations tendues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mieux-vivre-les-situations-tendues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Mieux-vivre-les-situations-tendues</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si nous sommes nombreux &#224; &#234;tre convaincus des vertus de la coop&#233;ration et de la solidarit&#233;, nous avons tous &#233;t&#233; acteurs et victimes de tensions relationnelles et des d&#233;g&#226;ts qu'elles occasionnent. Cela n'a rien d'incompr&#233;hensible. Car chacun est centr&#233; sur son petit monde, interpr&#233;tant et filtrant ce qui vient d'autrui, &#224; travers ses propres codes. Nous n'avons pas les m&#234;mes besoins, ni les m&#234;mes perceptions au m&#234;me moment. Nos comportements, nos histoires, nos profils de personnalit&#233;, nos seuils d'acceptation (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relations" rel="tag"&gt;Relations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton4506-2b18c.jpg?1693570371' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous sommes nombreux &#224; &#234;tre convaincus des vertus de la coop&#233;ration et de la solidarit&#233;, nous avons tous &#233;t&#233; acteurs et victimes de tensions relationnelles et des d&#233;g&#226;ts qu'elles occasionnent. Cela n'a rien d'incompr&#233;hensible. Car chacun est centr&#233; sur son petit monde, interpr&#233;tant et filtrant ce qui vient d'autrui, &#224; travers ses propres codes. Nous n'avons pas les m&#234;mes besoins, ni les m&#234;mes perceptions au m&#234;me moment. Nos comportements, nos histoires, nos profils de personnalit&#233;, nos seuils d'acceptation de la frustration sont, pour chacun d'entre nous, diff&#233;rents. Nous ne poss&#233;dons ni les m&#234;mes valeurs, ni les m&#234;mes id&#233;aux, ni les m&#234;mes r&#233;f&#233;rences culturelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; un moment ou &#224; un autre, le comportement d'autrui peut ne pas nous convenir, ni r&#233;pondre &#224; nos attentes. Il est donc impossible de vivre sans situation conflictuelle. Il s'ensuit plusieurs possibilit&#233;s : soit se justifier et accuser l'autre, soit se d&#233;pr&#233;cier et s'effacer devant lui. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il existe aussi une autre posture, celle qui permet d'&#233;couter l'autre, tout en s'autorisant &#224; parler de soi ; celle qui laisse la place &#224; l'identification de ses propres besoins autant que ceux d'autrui ; celle qui privil&#233;gie &#224; la fois sa propre introspection et l'ouverture au point de vue de son interlocuteur. C'est le cheminement que nous propose l'auteur. Commencer par &#233;tablir les faits. Puis, rep&#233;rer les &#233;motions que cela fait na&#238;tre en soi. S'ensuit le rep&#233;rage de la pens&#233;e que cela induit. En d&#233;duire ce que tout cela me fait vivre. Continuer par l'&#233;laboration de mes vrais besoins. &#201;tablir ce qui compte le plus pour soi. Terminer par ce que l'on d&#233;cide, au final, de faire. Jean-Luc Berger illustre sa m&#233;thode par de nombreux exemples qui montrent les obstacles potentiels s'opposant &#224; son bon d&#233;roulement, le pire &#233;tant de croire que tout peut s'arranger sans que soit vraiment n&#233;cessaire la moindre r&#233;gulation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2014, (77 p. &#8211; 10&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>DRH. Le livre noir&#8230; la v&#233;rit&#233; qui d&#233;range</title>
		<link>https://www.lien-social.com/DRH-Le-livre-noir-la-verite-qui-derange</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/DRH-Le-livre-noir-la-verite-qui-derange</guid>
		<dc:date>2013-07-03T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1112</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean-Fran&#231;ois Amadieu, universitaire sp&#233;cialiste de la gestion des ressources humaines et fondateur-dirigeant de l'observatoire des discriminations, dresse ici un tableau plut&#244;t sombre des modalit&#233;s de gestion du personnel dans notre pays. Tout commence par l'embauche. Le na&#239;f qui imagine un recrutement bas&#233; sur une comp&#233;tition &#224; la loyale o&#249; chacun fait valoir ses atouts et ses comp&#233;tences en sera pour ses frais. D'embl&#233;e, les jeux sont fauss&#233;s. Dans 60 % des cas de recrutement, une seule candidature (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1112-" rel="tag"&gt;1112&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton4043-e5d78.jpg?1693466957' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Fran&#231;ois Amadieu, universitaire sp&#233;cialiste de la gestion des ressources humaines et fondateur-dirigeant de l'observatoire des discriminations, dresse ici un tableau plut&#244;t sombre des modalit&#233;s de gestion du personnel dans notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commence par l'embauche. Le na&#239;f qui imagine un recrutement bas&#233; sur une comp&#233;tition &#224; la loyale o&#249; chacun fait valoir ses atouts et ses comp&#233;tences en sera pour ses frais. D'embl&#233;e, les jeux sont fauss&#233;s. Dans 60 % des cas de recrutement, une seule candidature est examin&#233;e. Ce sont les relations qui p&#232;sent le plus, celles qui s'appuient sur les liens familiaux ou amicaux, sur la fr&#233;quentation de la m&#234;me universit&#233;, sur une origine nationale ou r&#233;gionale commune. L'obtention d'un emploi par piston qui &#233;tait encore autrefois consid&#233;r&#233;e comme un passe-droit faussant le march&#233; est consid&#233;r&#233;e aujourd'hui comme un mod&#232;le. Le citoyen qui en fait usage est per&#231;u comme organis&#233; et dynamique, parce que capable de cultiver son r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une proc&#233;dure de s&#233;lection est n&#233;anmoins utilis&#233;e, les questions pos&#233;es sont souvent indiscr&#232;tes : morphologie, couleur de cheveux, endroit pr&#233;cis d'un tatouage ou d'un piercing, situation matrimoniale, d&#233;sir de grossesse ou nombre d'enfants&#8230; 62 % des recruteurs n'h&#233;sitent pas &#224; surfer sur la toile pour essayer de retrouver des traces du candidat. Qu&#234;te totalement ill&#233;gale, tant les m&#339;urs priv&#233;es d'un individu ne peuvent entrer en ligne de compte dans les crit&#232;res de son recrutement. Le CV ne pr&#233;sente gu&#232;re plus de garantie, tant il incite &#224; la malhonn&#234;tet&#233; et au mensonge, des sites Internet sp&#233;cialis&#233;s vendant m&#234;me, &#224; qui le souhaite, de faux dipl&#244;mes et relev&#233;s de notes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres m&#233;thodes sont encore plus baroques : astrologie, num&#233;rologie, morphopsychologie, tarots. La graphologie est pris&#233;e par 70 % des cabinets de recrutement, alors que toutes les &#233;tudes scientifiques d&#233;montrent l'absence totale de fiabilit&#233; de cette fantaisie pourtant b&#233;n&#233;ficiaire en France d'une norme Afnor. Mais c'est encore l'entretien qui reste le plus pris&#233;. D&#232;s la porte franchie, la silhouette du candidat laissera une premi&#232;re impression qui ne se dissipera pas. Poign&#233;e de main molle ou ferme, d&#233;marche nonchalante ou r&#233;solue, ton de voix, corpulence, taille vont nourrir les pr&#233;jug&#233;s du recruteur. La r&#233;mun&#233;ration ou la carri&#232;re n'ont que peu &#224; voir avec le m&#233;rite ou le travail accompli, la p&#233;nibilit&#233; v&#233;cue ou les risques encourus. L&#224; aussi, mieux vaut &#234;tre en bon terme avec une loge de francs ma&#231;ons qu'encart&#233;s dans des syndicats. Autant de biais d&#233;savantageant les personnes au capital social limit&#233;, soit parce qu'elles sont issues de milieux modestes ou de l'immigration. C'est l&#224; un motif majeur de discrimination et une source fondamentale d'in&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Seuil, 2013 (238 p. ; 19,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
