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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les centres &#034;D&#233;fense Deuxi&#232;me chance&#034; &#224; la loupe</title>
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		<dc:date>2007-01-11T15:03:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>823</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un CD2C, comment &#231;a marche ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tablissement civil disposant de personnels administratif, p&#233;dagogique et technique, les centres D&#233;fense deuxi&#232;me chance proposent des classes &#224; effectifs restreints (une douzaine d'&#233;l&#232;ves en moyenne). Pr&#233;vue sur six mois, leur formation comprend trois modules : mise &#224; niveau des fondamentaux scolaires (fran&#231;ais, orthographe, math&#233;matiques) ; formation civique et comportementale ; formation professionnelle dans des secteurs d'emploi d&#233;ficitaires tels que : h&#244;tellerie, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-823-" rel="tag"&gt;823&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_721 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/vietnam-jiho.png' width=&#034;655&#034; height=&#034;457&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un CD2C, comment &#231;a marche ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;tablissement civil disposant de personnels administratif, p&#233;dagogique et technique, les centres D&#233;fense deuxi&#232;me chance proposent des classes &#224; effectifs restreints (une douzaine d'&#233;l&#232;ves en moyenne). Pr&#233;vue sur six mois, leur formation comprend trois modules : mise &#224; niveau des fondamentaux scolaires (fran&#231;ais, orthographe, math&#233;matiques) ; formation civique et comportementale ; formation professionnelle dans des secteurs d'emploi d&#233;ficitaires tels que : h&#244;tellerie, restauration, services &#224; la personne, services aux entreprises, b&#226;timent et travaux publics, transport et logistique&#8230; Les stagiaires se voient &#233;galement proposer une initiation &#224; l'informatique, au code de la route et une formation aux premiers secours. S'y ajoutent d'intenses activit&#233;s physiques, une participation aux t&#226;ches quotidiennes li&#233;es &#224; la vie en collectivit&#233; &#171; ainsi qu'un apprentissage du respect de l'autorit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objectif final : chaque stagiaire doit acqu&#233;rir le niveau du certificat de formation g&#233;n&#233;rale (CFG) correspondant &#224; l'ancien certificat d'&#233;tudes. Au sortir de la formation, certains stagiaires poursuivront leur apprentissage dans une fili&#232;re de formation classique (centre de formation des apprentis, par exemple) ou trouveront un stage en entreprise ou un contrat d'apprentissage. D'autres effectueront une ann&#233;e suppl&#233;mentaire au sein du CD2C pour pr&#233;parer l'obtention d'un CAP. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s maintenant, les r&#233;sultats obtenus t&#233;moignent de la r&#233;ussite du programme. Cet automne, 500 jeunes sont sortis des centres avec des acquis et des perspectives d'emploi. D'ores et d&#233;j&#224;, 93 % d'entre eux &#8211; dont plus de 30 % &#233;taient illettr&#233;s &#224; l'entr&#233;e &#8211; ont obtenu leur certificat de formation g&#233;n&#233;rale. Alors que leur formation n'est pas achev&#233;e, nous avons d&#233;j&#224; plus de 60 % d'offres d'emploi dans le b&#226;timent, la restauration, la m&#233;canique ou le transport &#187;&lt;/i&gt;, se rengorgeait r&#233;cemment Mich&#232;le Alliot-Marie, ministre de tutelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de notre reportage &#224; Val-de-Reuil, on nous a tout de m&#234;me indiqu&#233; que tous centres confondus, 20 % des jeunes accueillis en partaient d&#232;s le premier mois de leur propre chef ou en &#233;taient exclus pour des probl&#232;mes de discipline. Le contrat de volontariat pour l'insertion (CVI) sign&#233; par chaque jeune pr&#233;voit en effet une p&#233;riode probatoire de deux mois pendant laquelle, de part et d'autre, le contrat peut &#234;tre r&#233;sili&#233;. Pr&#233;vu pour six mois, chaque contrat peut &#234;tre renouvel&#233; jusqu'&#224; une dur&#233;e de deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel p&#233;dagogique et d'encadrement est issu d'horizons divers : anciens militaires volontaires dans leur grande majorit&#233;, vacataires du secteur priv&#233;, enseignants de l'&#201;ducation nationale&#8230; Ils doivent &#171; &#234;tre motiv&#233;s par l'enjeu p&#233;dagogique et social du projet &#187;, re&#231;oivent en principe une formation adapt&#233;e en interne quelques semaines avant l'arriv&#233;e des stagiaires. Leurs contrats sont d'une dur&#233;e de trois ans, renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les partenaires de l'&#201;PIDe : les organismes de formation professionnelle et l'ANPE, les missions locales et les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO), les collectivit&#233;s territoriales, certaines entreprises (dont de grands groupes dans les domaines de la restauration, de la s&#233;curit&#233;, des m&#233;tiers du transport, des travaux publics, de l'environnement, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les facteurs cl&#233;s de la r&#233;ussite d'une implantation paraissent logiques : proximit&#233; d'un bassin d'emploi, pr&#233;existence de r&#233;seaux et structures de formation professionnelle &#233;tablis localement, accessibilit&#233; du site pour le personnel du centre et les stagiaires, faisabilit&#233; technique et financi&#232;re du projet&#8230; Les minist&#232;res de tutelle esp&#232;rent que nombre de collectivit&#233;s territoriales, par exemple, pourront trouver un int&#233;r&#234;t &#224; l'implantation d'un centre en termes d'impact &#233;conomique mais aussi en mati&#232;re de coh&#233;sion sociale. On trouve d'ailleurs une brochure destin&#233;e aux collectivit&#233;s territoriales intitul&#233;e D&#233;fense deuxi&#232;me chance sur le site Internet &lt; &lt;a href=&#034;http://www.defense.gouv.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.defense.gouv.fr&lt;/a&gt; &gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce moment, le dispositif a le vent en poupe : un d&#233;cret du 30 mars 2006 a dot&#233; l'&#201;PIDe d'une capacit&#233; immobili&#232;re suppl&#233;mentaire, les immeubles domaniaux n'&#233;tant plus d'utilit&#233; aux arm&#233;es (actuellement au nombre de sept) lui &#233;tant transf&#233;r&#233;s en pleine propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cadre : le service civil volontaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le service civil volontaire permet &#224; tout jeune qui le souhaite de s'engager dans une mission en faveur de la collectivit&#233; pour une p&#233;riode d&#233;termin&#233;e. Toute personne morale de droit public ou priv&#233;, ayant une mission d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ou d'insertion professionnelle peut demander l'agr&#233;ment au titre du service civil volontaire. Les CD2C s'inscrivent dans ce paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois obligations se rattachent au service civil volontaire : tutorat, formation aux valeurs civiques et accompagnement &#224; l'insertion professionnelle. Plusieurs cadres existent : le dispositif deuxi&#232;me chance, les Cadets de la R&#233;publique (pour la police), le volontariat international avec une ONG, les collectivit&#233;s locales pour des actions de solidarit&#233; de proximit&#233;&#8230; Le nombre de jeunes effectuant un service civil volontaire &#8212; le plus souvent sous la forme d'un engagement associatif ou l'apprentissage d'un m&#233;tier &#8212;, en ce d&#233;but d'ann&#233;e 2007, est estim&#233; &#224; dix mille jeunes. Un d&#233;cret en a fix&#233;, le 21 ao&#251;t 2006, les modalit&#233;s : ouvert aux filles et gar&#231;ons de 16 &#224; 25 ans pour une dur&#233;e de six, neuf ou douze mois, il est destin&#233; &#224; aider les jeunes en difficult&#233; &#224; trouver un emploi en leur permettant d'int&#233;grer diff&#233;rents corps de m&#233;tier (d&#233;fense, police, environnement, sant&#233;, culture et secteur associatif).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de service, un brevet de service civil volontaire est remis au jeune au nom de la r&#233;cente agence nationale pour la coh&#233;sion sociale et l'&#233;galit&#233; des chances (ACS&#201;). L'accueil de chaque jeune ouvre droit &#224; un financement, l'agence prenant en charge tout ou partie de l'allocation vers&#233;e au volontaire ainsi que sa formation et son accompagnement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Agence nationale pour la coh&#233;sion sociale et l'&#233;galit&#233; des chances. T&#233;l. 01 40 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . L'aide globale apport&#233;e par l'&#201;tat est d'environ 900 &#8364; par mois par jeune accueilli. Une charte a &#233;t&#233; mise en place par arr&#234;t&#233; du 21/08/06. Par ailleurs, un sondage IFOP indiquait, fin novembre dernier, que trois jeunes sur quatre &#233;taient favorables au service civil&#8230; obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Profil et statut des stagiaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les conditions d'admission dans un centre D&#233;fense deuxi&#232;me chance sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avoir entre 18 et 21 ans et avoir &#233;t&#233; identifi&#233; en difficult&#233; scolaire lors de la journ&#233;e d'appel de pr&#233;paration &#224; la d&#233;fense (JAPD) : sur les 800000 jeunes de 18 &#224; 21 ans, 60000 sont rep&#233;r&#233;s en difficult&#233; (&#233;chec scolaire, sans emploi, risque de marginalisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas poss&#233;der de dipl&#244;me et ne pas avoir d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre volontaire pour ce programme de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avoir pass&#233; une visite m&#233;dicale de non contre-indication.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes signent alors un contrat avec leur centre, non assimilable &#224; un contrat de travail. Ils sont nourris, log&#233;s (du dimanche soir au vendredi apr&#232;s-midi), disposent d'une couverture m&#233;dicale et sociale. Le principe est celui d'un internat reposant sur une discipline et un r&#232;glement int&#233;rieur stricts, et le port d'uniformes &#171; visant &#224; &#233;liminer toute discrimination sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils per&#231;oivent une allocation mensuelle de 300 &#8364; dont 140 &#8364; sont vers&#233;s mensuellement et, &#224; partir du troisi&#232;me mois, 160 &#8364; capitalis&#233;s et remis en fin de formation : &#171; Cette part d'allocation capitalis&#233;e a pour objectif d'aider les jeunes apr&#232;s leur formation tout en les encourageant &#224; la suivre jusqu'au bout avec assiduit&#233; et implication. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#176; vert r&#233;serv&#233; exclusivement aux jeunes : 0800 74 04 70- T&#233;l. r&#233;serv&#233; aux missions locales : 01 47 71 48 47&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le CD2C Val-de-Reuil, une des pi&#232;ces d'un dispositif g&#233;n&#233;ral&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Initi&#233; par la ministre de la D&#233;fense le 8 juin 2005, le plan global D&#233;fense 2&#232; chance est n&#233; sous la forme d'un &#233;tablissement public national en septembre 2005. Au bout de quelques mois de fonctionnement, le conseil &#233;conomique et social (CES), tout en adh&#233;rant au principe, avait &#233;mis le 19 juin 2006 quelques propositions : engagement national &#171; reconnaissant l'utilit&#233; sociale du dispositif &#187;, allongement de la tranche d'&#226;ge jusqu'&#224; 23 ans, accompagnement &#224; la sortie du programme, acc&#232;s au dispositif sans condition de nationalit&#233;&#8230; Et pointait d&#233;j&#224; une &#171; assise financi&#232;re beaucoup trop fragile &#187;. Mesure phare pour l'int&#233;gration, l'op&#233;ration Deuxi&#232;me chance s'est vue mise &#224; l'honneur le 14 juillet dernier : pr&#232;s de 400 jeunes issus des premiers centres &#233;taient en effet invit&#233;s &#224; la garden-party de l'&#201;lys&#233;e. Vitrine ou d&#233;but d'int&#233;gration ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier CD2C a ouvert ses portes &#224; Montry (Seine-et-Marne) le 30 septembre 2005. Au 30 juin 2006, six centres &#233;taient ouverts : Montry (200 jeunes), Montlh&#233;ry (Essonne, 200 jeunes), Velet (Sa&#244;ne-et-Loire, 44 jeunes), Doullens (Somme, 120 jeunes), Saint-Cl&#233;ment les Places (Rh&#244;ne, 50 places) et Val-de-Reuil, tous ayant vocation &#224; accro&#238;tre leur capacit&#233; d'accueil. D'autres sont pr&#233;vus dans plusieurs d&#233;partements. D'ici fin 2007, l'objectif, ambitieux, est de recevoir 20 000 jeunes. Mais en d&#233;cembre, on ne d&#233;nombrait que onze centres alors que le calendrier pr&#233;visionnel de l'&#201;PIDe pr&#233;voyait en septembre comme &#171; quasi certain &#187; la mise en route de seize &#233;tablissements pour la fin de l'ann&#233;e 2006&#8230; Il se pourrait cependant que les prochaines &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales acc&#233;l&#232;rent significativement le rythme : on nous a laiss&#233; entendre &#224; Val-de-Reuil qu'une vingtaine aurait &#233;merg&#233; d'ici l&#224;&#8230; De fait, pour l'heure, les ambitions ont &#233;t&#233; revues &#224; la baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sixi&#232;me de cette s&#233;rie, le CD2C de Val-de-Reuil &#233;tait inaugur&#233;, lui, le 10 juillet dernier par la m&#234;me ministre de la D&#233;fense, Mich&#232;le Alliot-Marie. Le m&#234;me jour, une convention &#233;tait sign&#233;e avec le groupe Vedior bis, portant sur 20 000 jeunes en situation d'&#233;chec afin de les faire b&#233;n&#233;ficier d'un &#171; programme de formation comportementale, scolaire et pr&#233;professionnelle d&#233;bouchant sur l'emploi. &#187; Le groupe s'&#233;tait d'ailleurs engag&#233; &#224; effectuer une &#171; expertise des m&#233;tiers et des besoins en recrutement &#187; dans chaque r&#233;gion afin de v&#233;rifier que les formations dispens&#233;es correspondent aux besoins de chaque bassin d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accueillant aujourd'hui 165 jeunes &#8212; dont la moiti&#233; d'origine &#233;trang&#232;re et environ 20 % de filles &#8212;, le centre de Val-de-Reuil est pr&#233;vu pour pousser sa capacit&#233; jusqu'&#224;&#8230; 360 volontaires. Six fili&#232;res de formation y sont propos&#233;es : b&#226;timent, travaux publics, restauration, h&#244;tellerie, espaces verts et aide &#224; la personne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.servicecivilvolontaire.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Agence nationale pour la coh&#233;sion sociale et l'&#233;galit&#233; des chances&lt;/a&gt;. T&#233;l. 01 40 02 77 01&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les centres D&#233;fense deuxi&#232;me chance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-centres-Defense-deuxieme-chance</link>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>823</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lanc&#233;s en septembre 2005, les centres D&#233;fense deuxi&#232;me chance, anim&#233;s par d'anciens militaires, accueillent des jeunes en grande difficult&#233; &#226;g&#233;s de 18 &#224; 21 ans. Dans un internat r&#233;gi par des r&#232;gles strictes, ils suivent une remise &#224; niveau en fran&#231;ais et math&#233;matiques, une formation civique et comportementale et apprennent un m&#233;tier. Ouverts dans la pr&#233;cipitation avec un encadrement parfois critiquable, certains centres ont connu des r&#226;t&#233;s retentissants. Reportage dans le centre de Val-de-Reuil dans l'Eure (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-823-" rel="tag"&gt;823&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_722 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/uniforme-jiho.png' width=&#034;670&#034; height=&#034;517&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233;s en septembre 2005, les centres D&#233;fense deuxi&#232;me chance, anim&#233;s par d'anciens militaires, accueillent des jeunes en grande difficult&#233; &#226;g&#233;s de 18 &#224; 21 ans. Dans un&lt;br class='autobr' /&gt;
internat r&#233;gi par des r&#232;gles strictes, ils suivent une remise &#224; niveau en fran&#231;ais et math&#233;matiques, une formation civique et comportementale et apprennent un m&#233;tier. Ouverts dans la pr&#233;cipitation avec un encadrement parfois critiquable, certains centres ont connu des r&#226;t&#233;s retentissants. Reportage dans le centre de Val-de-Reuil dans l'Eure&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Voie du futur &#187; ! Belle adresse et malicieux clin d'&#339;il psycho-g&#233;ographique pour des jeunes qui auraient pu se sentir sans avenir ? &#192; mi-chemin entre Rouen et &#201;vreux, plut&#244;t isol&#233;, le centre D&#233;fense deuxi&#232;me chance (CD2C) de Val-de-Reuil (Eure) dispose, &#224; l'or&#233;e d'une petite bourgade, de cinq hectares bois&#233;s dont 12 000 m2 b&#226;tis (d'anciens et spacieux locaux de France T&#233;l&#233;com). Dans l'entr&#233;e, une large maquette inclin&#233;e restitue le plan des lieux au visiteur (le service communication doit g&#233;rer nombre de demandes de reportages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce d&#233;but de matin&#233;e d'automne, les grilles du centre sont largement ouvertes. Directeur adjoint et responsable de l'&#201;PIDe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'&#233;tablissement public d'insertion de la D&#233;fense (&#201;PIDe) &#201;tablissement public (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; nous y attendent. D'embl&#233;e, apr&#232;s salutations, on souligne jovialement &#8212; et peut-&#234;tre aussi sur la d&#233;fensive &#8212; qu'ici, &#171; vous le voyez bien &#187;, nous ne sommes ni &#171; dans une prison, ni dans un centre ferm&#233; &#187;. Il n'emp&#234;che : nous verrons plus loin que les jeunes volontaires h&#233;berg&#233;s, tous majeurs, n'ont pas le droit de sortir seuls en ville. Lorsqu'une n&#233;cessit&#233; &#8212; pharmaceutique ou bancaire &#8212; s'impose, le jeune en question se fait accompagner par un chef de groupe. Mais loin de nous tout a priori coupable. Entrons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre D2C de Val-de-Reuil - BP 233 - 27102 Val-de-Reuil cedex. T&#233;l. 02 32 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e voudrait-elle nous convaincre qu'elle ne ressemble pas &#224; l'arm&#233;e ? En tout cas qu'elle peut &#234;tre light ? Au cours de nos conversations, nos interlocuteurs &#8212; dont la plupart, anciens militaires, pr&#233;sentent d'ailleurs une chaleur humaine et un charisme certains &#8212; nous r&#233;p&#232;tent que nous sommes ici dans un lieu &#171; ci-vil &#187;. L'assertion est d'ailleurs incontestable et tous les textes officiels et discours d'inauguration le rappellent. Mais l&#224; encore, il n'emp&#234;che&#8230; La hi&#233;rarchie de l'organigramme de la structure n'&#233;voque pas vraiment un collectif autog&#233;r&#233; : compagnies (d'environ une centaine de jeunes volontaires) administr&#233;es par des commandants, subdivis&#233;es en sections (4 groupes par section, soit 24 jeunes) avec chefs et en groupes (6 jeunes par groupe) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-centres-Defense-Deuxieme-chance-a-la-loupe' class='spip_in'&gt;lire comment un CD2C fonctionne&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, certaines proximit&#233;s linguistiques sont &#233;clairantes : on ne parle pas d'&#171; admission &#187; mais d'&#171; incorporation &#187; ; les d&#233;placements &#8212; collectifs &#8212; s'effectuent &#171; en colonne aux ordres des cadres de contact &#187; ; &#224; leur arriv&#233;e, les jeunes re&#231;oivent un &#171; paquetage &#187;, etc. Dans celui-ci, ils vont d&#233;couvrir trois tenues uniformes &#8212; une combinaison style m&#233;canicien de couleur grise (qui, pour un esprit mal tourn&#233;, rappelle l'image de prisonnier), un surv&#234;tement de sport et un costume de sortie &#8212; avec quelques autres articles, tels une gourde, une ceinture, deux sacs &#224; dos dont un &#224; usage scolaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire oublier les militaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;viter au maximum la confusion avec la chose militaire semble pourtant ici souci primordial. Peut-&#234;tre parce qu'elle fut initialement pouss&#233;e un peu loin, lorsque les volontaires des tous premiers centres s'&#233;taient trouv&#233;s habill&#233;s de treillis militaires de l'Arm&#233;e de l'air, ce dont ont t&#233;moign&#233; quelques reportages t&#233;l&#233;vis&#233;s ? Qui plus est &#8212; et le dispositif n'avait certes pas besoin de &#231;a &#8212;, un d&#233;rapage l'&#233;t&#233; dernier en Sa&#244;ne-et-Loire a rajout&#233; au malaise : un stage de coh&#233;sion sociale s'est radicalement transform&#233; en entra&#238;nement militaire muscl&#233; (op&#233;rations commando, prises d'otages simul&#233;es, entra&#238;nements d'autod&#233;fense), en totale contradiction avec les valeurs &#233;nonc&#233;es de ce lieu d'insertion : plusieurs cadres, dont le directeur du centre, avaient &#233;t&#233; licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des arm&#233;es avait d&#251;, cet &#233;t&#233;, intervenir fermement : &lt;i&gt;&#171; La formation comportementale ne doit pas &#234;tre confondue avec une formation paramilitaire [&#8230;] J'interdis tout usage de technique de camouflage [&#8230;] Je proscris d&#233;sormais le port de rep&#232;res galonn&#233;s, de barrettes et de d&#233;corations entretenant &#224; mon sens une confusion inutile quant au statut de l'&#233;tablissement &#187;&lt;/i&gt;, s'&#233;tait-il vu oblig&#233; de r&#233;ajuster. Bref, aujourd'hui, &lt;i&gt;&#171; on n'emploie le moins possible le terme &#171; militaire &#187;&lt;/i&gt;, insiste un responsable du centre de Val-de-Reuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre indicateur : si la ministre de la D&#233;fense, Mich&#232;le Alliot-Marie, inaugure la quasi totalit&#233; de ces centres (avec impact m&#233;diatique clairement recherch&#233;), celui de la co-tutelle, la Coh&#233;sion sociale, Jean-Louis Borloo, n'en a inaugur&#233;, pour l'heure, lui, qu'un seul&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Marseillaise et lev&#233;e des couleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais le contexte ne serait-il pas tout de m&#234;me rest&#233; quelque peu paramilitaire ? Encore un exemple : au moins une fois par semaine (la fr&#233;quence reste &#224; la discr&#233;tion, de fait, des chefs d'&#233;tablissements), sont hiss&#233;es en haut du m&#226;t les couleurs du drapeau fran&#231;ais, accompagn&#233;es d'une vibrante et civique Marseillaise obligatoirement entonn&#233;e par cent soixante-cinq gorges. Les paroles de l'hymne national sont apprises d&#232;s l'entr&#233;e dans le centre. &#192; Val-de-Reuil, tous les vendredis matin &#224; 7 h 50, se tient l'impressionnant rassemblement g&#233;n&#233;ral suivi dix minutes plus tard, du lever des couleurs. On nous a largement pr&#233;cis&#233; &#8212; y compris certains jeunes &#8212; que cette manifestation participait &#224; fonder un sentiment d'appartenance mais aussi d'int&#233;gration. D'&#233;vidence, nous le verrons rapidement, certains jeunes y trouvent leur compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En all&#233;guant une n&#233;cessaire transformation entre l'avant et l'apr&#232;s CD2C, l'encadrement &#233;voque volontiers une &#171; bascule comportementale psychologique &#187;. La plupart des jeunes arrivent en effet particuli&#232;rement paum&#233;s, en &#233;chec, avec une histoire difficile et une image d'eux-m&#234;mes fortement d&#233;t&#233;rior&#233;e. Les diff&#233;rents personnels se disent frapp&#233;s de constater comment &#224; la fois ces volontaires rejettent et en m&#234;me temps recherchent l'autorit&#233;. C'est probablement pourquoi la discipline, tout le monde le reconna&#238;t ici comme une &#233;vidence, y est si stricte. Concr&#233;tis&#233;es dans un r&#232;glement int&#233;rieur de sept pages, toutes les dispositions doivent en &#234;tre accept&#233;es et sign&#233;es par le jeune entrant. Consid&#233;rons son article 12 : &#171; Les cheveux seront port&#233;s courts pour les gar&#231;ons [certains centres ont leur propre coiffeur ; pas celui-ci, NDLR] ; pour les filles, en chignon ou maintenus par une barrette ou un filet r&#233;sille de couleur sombre. Le port de la barbe ou de piercing, les boucles d'oreilles, les m&#232;ches, les houppettes et les d&#233;colorations sont interdits. Le maquillage des filles doit &#234;tre discret &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En corollaire, le syst&#232;me des r&#233;compenses et des sanctions y est largement pouss&#233; : t&#233;moignages de satisfaction et lettres de f&#233;licitations affich&#233;es parfois (avec photo) dans certaines parties communes (&#224; l'entr&#233;e du r&#233;fectoire, par exemple), &#171; sanctionnent le comportement exemplaire et l'excellence des r&#233;sultats obtenus, ou la progression &#187; du jeune majeur. En fin de contrat, le volontaire recevra un dossier contenant entre autres les pr&#233;cieux documents qu'il pourra faire valoir aupr&#232;s d'un &#233;ventuel employeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, les motifs de sanctions sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le r&#232;glement, avec ast&#233;risque pointant ceux qui sont susceptibles d'entra&#238;ner une exclusion temporaire ou d&#233;finitive. Parmi ceux-ci, certains pr&#233;sentent une d&#233;finition assez vague : comment ainsi interpr&#233;ter &#171; mauvaise volont&#233; persistante &#187; (article 17) ? Bref, l'ambiance est color&#233;e d'exigences : &#224; plusieurs reprises, pendant la courte journ&#233;e que nous y avons pass&#233;e, nous avons entendu des encadrants faire de fermes remarques vestimentaires aux jeunes qu'ils croisaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations adultes &#8211; jeunes, et vice versa sont codifi&#233;es. On s'y vouvoie et s'y donne du Monsieur, Madame et Mademoiselle : les jeunes, qui ne sont pas habitu&#233;s &#224; tant de respect, en g&#233;n&#233;ral appr&#233;cient. Mais pourquoi donc une telle distance ? Plusieurs r&#233;f&#233;rents nous font part &#8212; et l'id&#233;e semble pour le moins pertinente &#8212; de l'importance de ne pas r&#233;pondre imprudemment &#224; la forte demande affective de ces volontaires, mise en lien avec un parcours difficile, sans pour autant que le vouvoiement semble emp&#234;cher une certaine confiance relationnelle, nous l'avons vu &#224; table &#224; l'heure du d&#233;jeuner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais globalement, les contraintes de la vie quotidienne, assez raides, laissent peu de place (euph&#233;misme) &#224; l'improvisation. Article 11 : &#171; Les volontaires expriment le bonjour &#224; tout personnel d'encadrement rencontr&#233; pour la premi&#232;re fois de la journ&#233;e. Ils se tiennent au garde-&#224;-vous [nous ne l'avons toutefois pas remarqu&#233; lors de notre visite] quand un cadre ou un professeur s'adresse &#224; eux jusqu'&#224; ce qu'ils soient autoris&#233;s &#224; se mettre au repos. Ils s'adressent au personnel de l'encadrement rencontr&#233; individuellement en disant &#8220;bonjour Monsieur ou Madame&#8221; et &#224; la fin &#8220;au revoir Monsieur ou Madame&#8221;. Ils se d&#233;coiffent s'ils portent la casquette &#187;. Pourquoi tant de politesse, presque surann&#233;e ? Le propos, nous expose-t-on, est de reconna&#238;tre leur valeur. Une mani&#232;re de leur indiquer, illustre le directeur adjoint : &#171; Dans vos quartiers, vous avez l'impression de n'&#234;tre rien. Ici, vous &#234;tes respectables &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_723 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH330/classe-plantet-07ac4.png?1694637090' width='500' height='330' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chance &#224; saisir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bon. Tout bien consid&#233;r&#233;, apr&#232;s avoir visit&#233; les locaux, &#234;tre pass&#233; dans plusieurs classes, avoir rencontr&#233; divers responsables et intervenants, il nous semble maintenant incontournable d'aller passer une heure, sans t&#233;moin, avec quelques jeunes : qu'en pensent-ils, eux, les premiers concern&#233;s ? Sophie, Matthieu, Ga&#233;tan et &#201;milie, une vingtaine d'ann&#233;es chacun, ont accept&#233; un entretien avec nous. Ils parlent librement et ce n'est pas la premi&#232;re fois, au moins pour l'un d'entre eux, qu'ils parlent &#224; un m&#233;dia. Leur histoire familiale n'est pas facile : ch&#244;mage, difficult&#233;s familiales, errance plusieurs mois dans la rue pour l'un d'entre eux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;boussol&#233;s, ils ont rencontr&#233; la solution du CD2C via une mission locale ou la journ&#233;e d'appel et de pr&#233;paration &#224; la d&#233;fense (JAPD). Ils se souviennent aussi comment le r&#232;glement les a d'abord surpris, voire choqu&#233;s, comment &#171; la Marseillaise &#231;a fait bizarre &#224; apprendre et &#224; chanter &#187; mais comment, dans le fond, ils ont une vraie chance &#224; saisir en se dirigeant ainsi vers une formation professionnelle. Vraiment ? Oui, m&#234;me si tout n'y est pas rose, ils y trouvent leur compte. Certains s'estiment carr&#233;ment &#171; sauv&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois de nos quatre interlocuteurs pensent d&#233;j&#224; renouveler leur contrat, le quatri&#232;me &#233;tant beaucoup plus critique. Ils nous &#233;gr&#232;nent le rythme, plut&#244;t immuable, de leur journ&#233;e : petit-d&#233;jeuner entre 6h 30 et 7h 15 avant de &#171; faire la chambre [&#224; deux lits superpos&#233;s] &#187;, rassemblement, sport et cours, d&#233;jeuner de 12h &#224; 13h puis de nouveau sport et cours jusqu'&#224; 17h. Une heure d'&#233;tude, et le repas de 19h &#224; 20h. De 20h &#224; 21h 30, &#233;tude surveill&#233;e ou activit&#233; programm&#233;e et &#224; 22h 30, extinction des feux (encore une expression connot&#233;e&#8230;). Mais ils &#233;voquent aussi les quelques espaces de libert&#233; : ils ont le droit de t&#233;l&#233;phoner hors cours ou d'&#233;couter la radio, de discuter et de regarder la t&#233;l&#233;. Ne se sentent absolument pas en cage. Des rencontres amoureuses, nous assure-t-on, peuvent se faire ici. Comme partout.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas d'&#233;duc ni de psychologue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quel personnel &#233;ducatif, social et m&#233;dico-social trouve-t-on dans les CD2C ? Force est de constater que dans celui qui nous accueille, il n'y en a pour l'heure pratiquement aucun. Hormis une poign&#233;e d'&#171; &#233;ducateurs &#187; &#8212; une demi-douzaine d'ex-animateurs, de jeunes adultes ayant une exp&#233;rience en milieu associatif, de &#171; grands fr&#232;res &#187; &#8212; et autant de jeunes enseignants, impossible de trouver actuellement au centre de Val-de-Reuil un assistant de service social, un psychologue ou un &#233;ducateur professionnel. Nous demandons tout de m&#234;me &#224; en voir un, &#171; de pr&#233;f&#233;rence dipl&#244;m&#233; &#187;. On nous introduit aupr&#232;s d'&#201;douard : n&#233; en 1972, l'homme a &#233;t&#233; animateur socioculturel avant de suivre un DUT carri&#232;res sociales. Ici, il semble, de fait, assez polyvalent : encadrement, sport, socialisation, &#171; assistance psychologique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous constatons au cours de l'entretien que lui aussi fonctionne en termes d'&#171; objectifs op&#233;rationnels &#187;. Il dispense &#233;galement des cours d'instruction civique ax&#233;s sur les institutions, le fonctionnement ou les valeurs de la R&#233;publique. C&#244;t&#233; animation, il essaie d'impulser des activit&#233;s &#8212; expression musicale, par exemple &#8212; et d&#233;veloppe avec un coll&#232;gue un projet cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment a-t-il d&#233;nich&#233; ce poste ? Par une annonce sur le site Internet anpe. fr. Autre projet (crucial et &#224; nos yeux plut&#244;t rassurant) : avec d'autres coll&#232;gues de cette sph&#232;re &#233;ducative, la question de s'engager dans une formation utilisant les acquis de l'exp&#233;rience (VAE) vers un dipl&#244;me d'&#201;tat d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; est s&#233;rieusement envisag&#233;e. Ils devraient bient&#244;t proposer cette d&#233;marche &#224; la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant du c&#244;t&#233; des enseignants : apr&#232;s avoir &#233;t&#233; formatrice de jeunes adultes dans un centre d'orientation professionnelle, Mathilde, 29 ans, est devenue ici enseignante de fran&#231;ais. Aupr&#232;s de deux groupes &#8212; onze et treize jeunes &#8212; dont la moiti&#233; environ est d'origine &#233;trang&#232;re, la jeune femme applique une p&#233;dagogie diff&#233;renci&#233;e. Cours, exercices d'application, &#233;valuation constituent les trois phases de sa m&#233;thode. Ses &#233;l&#232;ves savent lire et &#233;crire (ce qui n'est pas le cas de tous les arrivants), mais un travail important reste &#224; faire sur l'orthographe : dans ses vingt heures de cours hebdomadaires, une heure de fran&#231;ais par jour. L'objectif est d'acqu&#233;rir un niveau de troisi&#232;me CAP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la question du respect, filles/gar&#231;ons, par exemple ? Pas de probl&#232;me ici, nous certifie-t-elle, probablement rassur&#233;e elle aussi par le cadre. Mais sa t&#226;che ne s'arr&#234;te pas l&#224; : &#171; Les enseignants dispensent la formation scolaire et professionnelle. Ils veillent au soutien psychologique des volontaires &#187;, stipule l'article 4 du chapitre 11 du r&#232;glement int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid des r&#233;unions ? Charles Maupaix, commandant de la deuxi&#232;me compagnie, les &#233;num&#232;re : une r&#233;union hebdomadaire des quatre chefs de section de m&#234;me qu'un &#171; petit briefing quotidien &#187; ; une r&#233;union quinzomadaire des chefs de groupe et des chefs de section ; parfois une r&#233;union avec les enseignants car &#171; s'il y a probl&#232;me avec le scolaire, il y aura probl&#232;me avec le comportemental &#187;&#8230; Enfin, le responsable insiste sur ces multiples &#171; points &#187; faits ici ou l&#224;, informels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a vu, quelques d&#233;rapages ou confusions graves ont d&#233;j&#224; eu lieu. Son manque de moyens et de formations, l'inexp&#233;rience de certains de ses enseignants, une mise en &#339;uvre m&#233;diatique et pr&#233;cipit&#233;e, voire vitrine d'une op&#233;ration politique, ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; largement reproch&#233;s au dispositif&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains besoins semblent criants. Les jeunes ont, dans leur immense majorit&#233;, des parcours faits de ruptures et de souffrance familiale. Qui alors les &#233;coute ? L'infirmi&#232;re du centre nous dira &#224; quel point elle est quotidiennement sollicit&#233;e, en &#233;voquant quelques-uns des probl&#232;mes rencontr&#233;s : demande d'information sexuelle ; probl&#232;mes d'yeux et de dents parfois jamais trait&#233;s, ou de vaccination ; addictions diverses, au cannabis par exemple ; parfois des confidences &#233;mergent concernant d'anciens abus sexuels ou autres maltraitances : motif premier de la plupart des visites, la &#171; bobologie &#187; am&#232;ne en g&#233;n&#233;ral &#224; aborder d'autres sujets. Un cahier de liaison existe entre les compagnies et l'infirmerie ; certes, un autre lien existe entre l'infirmi&#232;re et l'assistante sociale de la CPAM qui rencontre le jeune lors de la proc&#233;dure d'admission. Mais est-ce suffisant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains cas, il arrive que l'infirmi&#232;re oriente vers une prise en charge th&#233;rapeutique. Depuis peu, tous les mercredis, un m&#233;decin psychiatre &#8212; b&#233;n&#233;vole &#8212; vient tenir une vacation. Interrog&#233; sur le sujet, le directeur n'exclut pas &#224; terme, de professionnaliser et de proposer l'embauche d'autres personnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, ouvert depuis seulement quelques mois, le dispositif est en &#233;volution, pr&#233;vu pour monter en puissance : on ne peut exclure que dans quelques ann&#233;es, si la formule est confirm&#233;e, il puisse y avoir davantage de r&#233;unions structur&#233;es, davantage de formations et que certains postes essentiels, qui n'existent pas aujourd'hui, voient le jour. La situation globale est peut-&#234;tre &#224; l'image de cet embryon de biblioth&#232;que dans laquelle on trouve pour l'heure ce que les membres du personnel ont bien voulu y amener&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que de premiers r&#233;sultats soient &#233;valu&#233;s, au moins annonc&#233;s : le minist&#232;re de la D&#233;fense assure que 93 % des jeunes volontaires, dont 30 % &#233;taient illettr&#233;s &#224; l'entr&#233;e, ont obtenu leur certificat de formation g&#233;n&#233;rale. Mais d'autres chiffres, publi&#233;s par l'&#201;PIDe en d&#233;cembre, sont plus s&#233;v&#232;res : les structures existantes accueillent 976 jeunes pour une capacit&#233; totale de 1300 places. De plus, sur les 494 volontaires ayant &#233;trenn&#233; le dispositif, seuls 215 sont en contrat d'apprentissage ou en emploi apr&#232;s l'avoir quitt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur (au profil particuli&#232;rement original : ex sous-marinier, pr&#233;c&#233;demment directeur d'un golf &#224; Hougate, mari d'&#233;ducatrice) croit quoiqu'il en soit au charisme et &#224; la rigueur des militaires pour une vraie socialisation. Il n'est pas le seul : il semble bien que la volont&#233; politique pr&#233;sidant &#224; l'extension de la d&#233;marche indique un tournant nouveau, particuli&#232;rement charg&#233; en termes d'enjeu &#233;lectoral. Gageons tout de m&#234;me, encore une fois, que si le dispositif fait durablement ses preuves, ce sera avec des personnels autrement form&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;tablissement public d'insertion de la D&#233;fense (&#201;PIDe)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tablissement public administratif (EPA) cr&#233;&#233; par une ordonnance &#224; l'&#233;t&#233; 2005, plac&#233; sous la double tutelle du minist&#232;re de la D&#233;fense et de celui de l'Emploi et de la Coh&#233;sion sociale, l'&#201;PIDe d&#233;finit ainsi sa mission : &#171; Aider des jeunes gens et des jeunes filles en situation d'&#233;chec scolaire, sans emploi et en risque de marginalisation &#224; retrouver leur place dans la soci&#233;t&#233; &#187;. Comment ? En leur proposant une formation adapt&#233;e. C'est ainsi que l'&#201;PIDe est &#224; l'origine de la cr&#233;ation de centres de formation civils, appel&#233;s Centres D&#233;fense 2&#232; chance, dont elle organise les formations &#8212; qui peuvent durer de six mois &#224; deux ans &#8212; et l'h&#233;bergement des jeunes en internat. Signe des temps : son p&#244;le communication est pass&#233; en quelques mois de une &#224;&#8230; quatre personnes. Autre indicateur : son budget de fonctionnement a bondi de 5 millions d'euros en 2005 &#224;&#8230; 37 millions en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;PIDe - 10, Place Georges Cl&#233;menceau - 92210 Saint-Cloud - N&#176; vert r&#233;serv&#233; exclusivement aux jeunes : 0800 74 04 70 - T&#233;l. r&#233;serv&#233; aux missions locales : 01 47 71 48 47&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre D2C de Val-de-Reuil - BP 233 - 27102 Val-de-Reuil cedex. T&#233;l. 02 32 09 41 24&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jeunes en difficult&#233;, les militaires &#224; la rescousse&#8230; Les centres d&#233;fense deuxi&#232;me chance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Jeunes-en-difficulte-les-militaires-a-la-rescousse-Les-centres-defense-deuxieme-chance</link>
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		<dc:date>2007-01-11T10:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>823</dc:subject>

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		<title>Les p&#232;res vont bien ! Comment les hommes affirment et assument aujourd'hui leur paternit&#233;</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;On nous le serine depuis quelque temps d&#233;j&#224; : les p&#232;res ne seraient plus ce qu'ils &#233;taient. L'image de leur carence hante les discours ambiants. Leur d&#233;mission serait m&#234;me &#224; l'origine des actes d'incivilit&#233; d'enfants devenus incapables de structurer convenablement leur personnalit&#233;. Nous sommes entr&#233;s dans une &#232;re de suspicion g&#233;n&#233;ralis&#233;e face &#224; une fonction paternelle en d&#233;r&#233;liction. &lt;br class='autobr' /&gt;
Contre toutes ces sir&#232;nes de mauvais augure, l'ouvrage de Catherine Sellenet constitue un contrepoison bien venu. En s'attaquant (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On nous le serine depuis quelque temps d&#233;j&#224; : les p&#232;res ne seraient plus ce qu'ils &#233;taient. L'image de leur carence hante les discours ambiants. Leur d&#233;mission serait m&#234;me &#224; l'origine des actes d'incivilit&#233; d'enfants devenus incapables de structurer convenablement leur personnalit&#233;. Nous sommes entr&#233;s dans une &#232;re de suspicion g&#233;n&#233;ralis&#233;e face &#224; une fonction paternelle en d&#233;r&#233;liction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre toutes ces sir&#232;nes de mauvais augure, l'ouvrage de Catherine Sellenet constitue un contrepoison bien venu. En s'attaquant au sens commun et aux id&#233;es re&#231;ues pseudo-scientifiques qui foisonnent en la mati&#232;re, l'auteur &#233;branle toute une s&#233;rie de mythes. Et en premier celui que la psychanalyse a tant popularis&#233; : le p&#232;re aurait pour r&#244;le premier d'intervenir en tant que tiers, afin de d&#233;fusionner la m&#232;re et l'enfant. Ce concept appara&#238;t dat&#233; d'une &#233;poque o&#249; les hommes ne se m&#234;laient gu&#232;re de l'&#233;ducation des enfants et avaient surtout pour t&#226;che de pourvoir aux revenus du m&#233;nage. En un temps o&#249; ils interviennent dans le quotidien de l'enfant et o&#249; pr&#232;s de 80 % des m&#232;res ont une activit&#233; salari&#233;e, cette repr&#233;sentation masculine sp&#233;cifique n'est plus gu&#232;re d'actualit&#233;. L'enfant dont les attachements sont multiples serait plut&#244;t en interaction totale avec ses deux parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre pr&#233;jug&#233; : la dichotomie entre la maternit&#233; qui serait un fait brut du c&#244;t&#233; de la nature et la paternit&#233; qui rel&#232;verait avant tout de la parole, donc du c&#244;t&#233; de la culture. Pour exister, les p&#232;res doivent lutter contre l'int&#233;riorisation de ces mod&#232;les anciens. Chacun des parents peut jouer plusieurs r&#244;les aupr&#232;s de son enfant : &#224; la fois ou successivement guide, interlocuteur, consolateur, confident, support narcissique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier mythe pulv&#233;ris&#233; ici : l'attribution de qualit&#233;s qui seraient sp&#233;cifiquement maternelles ou masculines. C'est cette image du p&#232;re comme homme fort, autoritaire, distant, directif, inspirateur d'un respect impos&#233; par la peur. Les m&#232;res, elles, seraient sp&#233;cialis&#233;es dans les c&#226;lins, les soins du corps, l'intime et l'int&#233;riorit&#233;, la disponibilit&#233; et la proximit&#233;. Un p&#232;re peut faire autorit&#233; sans &#234;tre autoritaire. &#171; Exit la crainte du p&#232;re ! Et bonjour, tendresse. &#187; (p.161). On peut &#234;tre papa poule, &#233;prouver du plaisir au corps &#224; corps avec l'enfant, souhaiter plus d'affectif et de complicit&#233; &#224; son &#233;gard sans pour autant &#234;tre dans la confusion avec la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appara&#238;t au final que les p&#232;res ont remplac&#233; le p&#232;re. Il n'existe plus de mod&#232;le unique ni de fa&#231;on d&#233;finie d'exercer cette fonction, mais une multiplicit&#233; de modalit&#233;s entre deux extr&#234;mes : l'absence totale et la pl&#233;thore de pr&#233;sence. &#171; Penser que la place du p&#232;re est tout aussi fondamentale que celle de la m&#232;re, c'est donner &#224; ce dernier toutes les chances d'exister &#187; (p.132). Ce n'est pas tant une nouvelle mode id&#233;ologique qui permettra de fonder cette conviction que le mouvement en marche d'&#233;galisation des sexes tant dans la sph&#232;re professionnelle, scolaire que juridique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2005 (256 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Homoparentalit&#233;s, &#233;tat des lieux</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Homoparentalites-etat-des-lieux</link>
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		<dc:date>2007-01-10T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Les relations sexuelles entre personnes de m&#234;me sexe ont des fonctions sociales et des significations personnelles diff&#233;rentes selon les soci&#233;t&#233;s. Dans la majorit&#233; d'entre elles, le genre masculin ou f&#233;minin doit se calquer sur le sexe m&#226;le ou femelle. Il a pourtant exist&#233; d'autres mani&#232;res de concevoir cette relation en donnant priorit&#233; au genre sur le sexe. Chez de nombreuses populations am&#233;rindiennes, on &#233;tait reconnu non en fonction de son apparence charnelle, mais de la fa&#231;on dont on se ressentait. (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les relations sexuelles entre personnes de m&#234;me sexe ont des fonctions sociales et des significations personnelles diff&#233;rentes selon les soci&#233;t&#233;s. Dans la majorit&#233; d'entre elles, le genre masculin ou f&#233;minin doit se calquer sur le sexe m&#226;le ou femelle. Il a pourtant exist&#233; d'autres mani&#232;res de concevoir cette relation en donnant priorit&#233; au genre sur le sexe. Chez de nombreuses populations am&#233;rindiennes, on &#233;tait reconnu non en fonction de son apparence charnelle, mais de la fa&#231;on dont on se ressentait. Une femme se sentant homme &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme un homme (et inversement). La tradition occidentale a depuis longtemps fig&#233; l'organisation des r&#244;les dans un ordre moral matrimonial qui n'admet la sexualit&#233; que dans le cadre du mariage, excluant toute autre de ses manifestations. Cette coutume a &#233;t&#233; largement bouscul&#233;e par l'&#233;mergence des mouvements f&#233;ministes, entra&#238;nant dans leur sillon les revendications gays et lesbiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il est largement admis que l'on puisse distinguer entre sexualit&#233; et procr&#233;ation d'un c&#244;t&#233;, entre couple conjugal et couple parental de l'autre. Quand a surgi la question des familles homoparentales, nombre de r&#233;sistances se sont manifest&#233;es. Et puis la r&#233;alit&#233; s'est progressivement impos&#233;e : &#233;valu&#233;s &#224; 100 000 en France, les enfants &#233;lev&#233;s par un couple homosexuel n'ont pas sembl&#233; manifester de troubles sp&#233;cifiques. La crainte de les voir se d&#233;tourner syst&#233;matiquement de l'orientation h&#233;t&#233;rosexuelle n'a pas &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e. La n&#233;cessit&#233; absolue pour s'&#233;panouir de b&#233;n&#233;ficier d'un p&#232;re-homme et d'une m&#232;re-femme ne s'est pas v&#233;rifi&#233;e. L'appartenance des deux parents au m&#234;me sexe n'interdit pas la diff&#233;renciation des places. L'ostracisme visant des enfants qui seraient rejet&#233;s par leurs camarades du fait de leur famille atypique ne s'est pas concr&#233;tis&#233; aussi souvent qu'on pouvait le craindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, se sentir humain &#224; part enti&#232;re, en d&#233;pit du regard social critique a pu constituer un atout pour d&#233;velopper des ressources psychiques et mentales. L'absence de repr&#233;sentant de l'autre sexe a pu &#234;tre compens&#233;e par les membres du cercle familial ou amical (comme cela se passe d&#233;j&#224; pour les familles monoparentales). Bien s&#251;r, reconna&#238;t l'un des auteurs, &#171; seules des recherches longitudinales bien conduites sur deux ou trois g&#233;n&#233;rations, permettront d'y voir plus clair. &#187; (p.295). Pour autant, le sexe et l'orientation sexuelle des parents ne sont pas des variables importantes pour d&#233;terminer la valeur d'une famille. Ce qui compte pour mener un enfant &#224; l'&#226;ge adulte dans de bonnes conditions, c'est un certain nombre de crit&#232;res comme &#234;tre &#224; deux, n'&#234;tre ni malade, ni d&#233;prim&#233;, avoir un travail stable et avoir accompli un travail psychique de parentalit&#233; qui permet de d&#233;sirer l'enfant pour lui et non pas pour colmater des souffrances, des frustrations ou des deuils d'adultes. Toutes choses que l'on peut, convenons-en, retrouver ou pas et ce, quelles que soient les formes familiales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (443 p. ; 28 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La protection de l'enfance attend sa r&#233;forme</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-protection-de-l-enfance-attend-sa-reforme</link>
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		<dc:subject>823</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce 9 janvier, les d&#233;put&#233;s devaient examiner le projet de loi r&#233;formant la protection de l'enfance. Si 250 000 mineurs b&#233;n&#233;ficient d'une mesure de protection, pr&#232;s de cent mille autres ont &#233;t&#233; signal&#233;s en danger pour l'ann&#233;e 2005. Le r&#244;le de la PMI pourrait se voir significativement &#233;tendu. Mais l'heure serait &#233;galement &#224; la &#171; refondation &#187; du travail social &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192;quelques encablures de la mise en &#339;uvre de la r&#233;forme de la protection de l'enfance, l'Observatoire de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (Odas) plaide pour (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce 9 janvier, les d&#233;put&#233;s devaient examiner le projet de loi r&#233;formant la protection de l'enfance. Si 250 000 mineurs b&#233;n&#233;ficient d'une mesure de protection, pr&#232;s de cent mille autres ont &#233;t&#233; signal&#233;s en danger pour l'ann&#233;e 2005. Le r&#244;le de la PMI pourrait se voir significativement &#233;tendu. Mais l'heure serait &#233;galement &#224; la &#171; refondation &#187; du travail social&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192;quelques encablures de la mise en &#339;uvre de la r&#233;forme de la protection de l'enfance, l'Observatoire de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (Odas) plaide pour une politique de pr&#233;vention &#171; mieux ancr&#233;e sur le territoire &#187;. Certes, la r&#233;forme engag&#233;e int&#232;gre davantage la protection maternelle et infantile (PMI) dans l'Aide sociale &#224; l'enfance, et envisage la cr&#233;ation dans chaque d&#233;partement d'une cellule unique de signalement et d'un observatoire de la protection de l'enfance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les chiffres sont l&#224; : pour l'ann&#233;e 2005, ils sont 97 000 enfants (+ 2 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente et + 15 % par rapport &#224; 2000) &#224; avoir &#233;t&#233; signal&#233;s aupr&#232;s des conseils g&#233;n&#233;raux, soit pr&#232;s de sept mineurs sur 1000. Premi&#232;re cause de signalement, le risque de danger repr&#233;sente en moyenne 80 % des signalements : environ 77 000 pour 2005. Le nombre d'enfants maltrait&#233;s augmente, lui, pour la seconde ann&#233;e cons&#233;cutive &#8212; de 19 000 &#224; 20 000 &#8212;, alors qu'il &#233;tait stabilis&#233; depuis 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette cat&#233;gorie, l'Odas constate une forte augmentation des n&#233;gligences lourdes et des violences psychologiques ; en dehors des tr&#232;s jeunes enfants et des 18 - 21 ans, tous les &#226;ges sont concern&#233;s &#224; &#233;galit&#233;, &#171; soit en moyenne 5400 enfants par ann&#233;e d'&#226;ge &#187; ; les gar&#231;ons sont l&#233;g&#232;rement plus nombreux que les filles&#8230; Le dernier rapport de l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED) faisait r&#233;cemment &#233;tat, lui, de 250 000 mineurs d&#233;j&#224; prot&#233;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la &#171; mutation des formes de maltraitance signal&#233;es &#187; rend primordial, pour l'enqu&#234;te, de &#171; s'attaquer &#224; l'isolement social &#187; et de d&#233;velopper &#171; des d&#233;marches de revivification des solidarit&#233;s de proximit&#233; &#187;. L'&#233;ducation et la sant&#233; psychologique sont les premiers motifs d'inqui&#233;tude pour les enfants en risque, c'est-&#224;-dire ceux qui connaissent des conditions d'existence &#171; risquant de compromettre leur sant&#233;, s&#233;curit&#233;, moralit&#233;, &#233;ducation ou entretien &#187;, sans pour autant &#234;tre maltrait&#233;s. Les carences &#233;ducatives des parents concernent six enfants signal&#233;s sur dix. La probl&#233;matique massive des conflits de couple (29 % des signalements) soul&#232;ve la n&#233;cessit&#233; de la m&#233;diation familiale et de l'articulation avec les juges aux affaires familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Odas souligne l'urgence de d&#233;velopper des actions d'&#171; accompagnement des parents dans l'exercice de leurs responsabilit&#233;s &#187;. Globalement, ces chiffres inqui&#233;tants illustrent &#171; les cons&#233;quences de l'aggravation dramatique de la pr&#233;carit&#233; relationnelle et identitaire de notre soci&#233;t&#233; n&#233;cessitant une v&#233;ritable refondation de nos r&#233;ponses &#187;. Par ailleurs, la stabilit&#233; globale du taux de judiciarisation des signalements recouvre des situations diverses selon les d&#233;partements : nombreux parquets sollicitant les conseils g&#233;n&#233;raux pour des &#233;valuations, accords limitant la transmission &#224; l'autorit&#233; judiciaire aux cas d'extr&#234;me gravit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Privil&#233;gier visites &#224; domicile et travail en r&#233;seau dans les quartiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'heure est-elle alors &#224; la &#171; refondation &#187; du travail social ? &#171; L'aggravation concomitante de la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique qui touche des publics toujours plus larges a conduit &#224; solliciter de plus en plus fortement le travail social sur la gestion de dispositifs lourds et complexes (RMI, FSL, etc.). Or, il s'agit de t&#226;ches qui ne requi&#232;rent pas n&#233;cessairement les comp&#233;tences des professionnels sociaux, les &#233;loignant ainsi de leur &#171; c&#339;ur de m&#233;tier &#187;, &#224; savoir l'accompagnement individuel et collectif des plus fragiles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te montre que sept d&#233;partements sur dix envisagent d'impliquer davantage le service social de secteur dans des missions de pr&#233;vention des risques. Les m&#234;mes collectivit&#233;s privil&#233;gient les visites &#224; domicile et le travail en r&#233;seau dans les quartiers, ce dont se r&#233;jouit l'Odas, car d'une part &#171; l'intervention &#224; domicile constitue par d&#233;finition l'outil d'observation et d'analyse le mieux adapt&#233; pour mener en profondeur un travail d'accompagnement et de revitalisation sociale &#187;, d'autre part &#171; les affaires r&#233;centes ont montr&#233; le d&#233;ficit de coordination des intervenants aupr&#232;s d'une m&#234;me famille &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, le r&#244;le des communes est clairement reconnu dans la pr&#233;venance &#224; travers l'accueil de la petite enfance, les activit&#233;s p&#233;riscolaires et de loisirs, l'animation socioculturelle en direction des enfants et des familles. Sept d&#233;partements sur dix envisagent de faire &#233;voluer les objectifs et les moyens de leur service de PMI (le Haut comit&#233; de sant&#233; publique le qualifiait d'&#171; outil social &#187;, mais aussi d'&#171; outil de sant&#233; publique &#187; et d'&#171; outil de sant&#233; communautaire &#187;) : renforcement des liens avec les maternit&#233;s et visites &#224; domicile. Deux d&#233;partements sur trois sont, en outre, favorables &#224; la prise en charge du service social pour les &#233;l&#232;ves du secondaire par le conseil g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Belles intentions. Mais force est de se souvenir que les moyens de la sant&#233; scolaire restent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment insuffisants&#8230; &#171; Il est donc l&#233;gitime de s'interroger sur l'effectivit&#233; imm&#233;diate des perspectives ainsi trac&#233;es &#187;, conclut l'Odas, &#171; qui vont se traduire par un co&#251;t non n&#233;gligeable, en termes de moyens humains et d'organisation alors que les conseils g&#233;n&#233;raux ont d&#233;j&#224; &#224; assumer les cons&#233;quences financi&#232;res de l'acte II de la d&#233;centralisation &#187;. En outre, la coh&#233;rence de ces nouvelles pistes avec les orientations contenues dans la loi pour l'&#233;galit&#233; des chances (contrat de responsabilit&#233; parentale, r&#233;ussite &#233;ducative) ou dans les dispositions de la loi de pr&#233;vention de la d&#233;linquance ne pourra qu'&#234;tre interrog&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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