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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#192; l'&#233;preuve du temps</title>
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&lt;p&gt;Le travail de coordination sociale dans les commissariats a d&#233;but&#233; il y a plus d'une quinzaine d'ann&#233;es sous l'impulsion du commissaire Luc Rudolph. L'extension de ces postes a davantage proc&#233;d&#233; de l'empirisme. Aujourd'hui, l'exp&#233;rience semble avoir fait ses preuves et se d&#233;veloppe. 1989 &#8211; un demi-&#233;chec &#8226; Le premier poste en commissariat a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; Chartres &#224; l'initiative du commissaire Rudolph. Il constate &#224; l'&#233;poque que 60 % des demandes qui arrivent &#224; l'accueil du commissariat ne rel&#232;vent pas du p&#233;nal mais (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-819-" rel="tag"&gt;819&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le travail de coordination sociale dans les commissariats a d&#233;but&#233; il y a plus d'une quinzaine d'ann&#233;es sous l'impulsion du commissaire Luc Rudolph. L'extension de ces postes a davantage proc&#233;d&#233; de l'empirisme. Aujourd'hui, l'exp&#233;rience semble avoir fait ses preuves et se d&#233;veloppe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 1989 &#8211; un demi-&#233;chec &#8226; Le premier poste en commissariat a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; Chartres &#224; l'initiative du commissaire Rudolph. Il constate &#224; l'&#233;poque que 60 % des demandes qui arrivent &#224; l'accueil du commissariat ne rel&#232;vent pas du p&#233;nal mais n&#233;cessitent un traitement social. C'est &#224; partir de ce constat que le commissaire met en place un travailleur social. &#171; Le premier poste n'a pas &#233;t&#233; un succ&#232;s &#187; constate Luc Rudolph, &#171; ma hi&#233;rarchie ne voulait pas faire entrer un travailleur social &#224; l'int&#233;rieur du commissariat. Elle pr&#233;f&#233;rait qu'il passe deux &#224; trois fois par semaine pour &#233;plucher les mains courantes. Mais &#231;a n'a pas march&#233; &#187;. Luc Rudolph est convaincu que la pr&#233;sence permanente au commissariat d'un travailleur social est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 1991 - premi&#232;re r&#233;ussite &#8226; La r&#233;flexion se poursuit. En 1991, le commissaire Rudolph est mut&#233; &#224; Limoges. Cette fois-ci, il met en place dans son commissariat un travailleur social qui assure une pr&#233;sence permanente. Le premier poste est cr&#233;&#233; en 1991, puis un second &#224; Maubeuge presqu'en m&#234;me temps. &#171; Il y a eu deux facteurs de r&#233;ussite. L'implication du conseil g&#233;n&#233;ral qui &#233;tait vraiment favorable &#224; ce poste et le choix du travailleur social a &#233;t&#233; remarquable, il a tr&#232;s vite trouv&#233; sa place &#187;, analyse Luc Rudolph. Le recrutement d'un coordonnateur social n'est pas anodin et c'est l'une des cl&#233;s de la r&#233;ussite : la personnalit&#233; du travailleur social, ses motivations et son projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 1995 &#8211; l'exp&#233;rience s'&#233;tend &#8226; Nomm&#233; directeur d&#233;partemental de la s&#233;curit&#233; dans les Yvelines en 1993, le commissaire Rudolph r&#233;it&#232;re ce qu'il a exp&#233;riment&#233; avec succ&#232;s &#224; Maubeuge et Limoges malgr&#233; une forte r&#233;ticence de la hi&#233;rarchie polici&#232;re. Les premiers postes en r&#233;gion parisienne sont cr&#233;&#233;s &#224; Mantes-la-Jolie le 1er juillet 1996, &#224; Trappes le 15 d&#233;cembre 1999, aux Mureaux le 5 juin 2000, mais ils restent isol&#233;s en r&#233;gion parisienne. Aujourd'hui, il n'y a toujours pas de coordinateur dans le 93.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 1998 &#8211; l'int&#233;r&#234;t du Premier ministre &#8226; Lionel Jospin entend parler positivement de ces postes. Il demande &#224; son ministre de l'Int&#233;rieur, Jean-Pierre Chev&#232;nement, d'&#233;tendre l'exp&#233;rience. Une circulaire du Conseil de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure ouvre la voie pour cr&#233;er huit nouveaux postes dans les plus grandes agglom&#233;rations de France. Seules Lyon, Bordeaux et Nantes s'y int&#233;ressent. Ni Marseille, ni Paris ne se saisissent de cette opportunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 2002 - le temps de la structuration &#8226; En 2002, une douzaine de coordinateurs sociaux se r&#233;unissent au commissariat de Versailles &#224; l'initiative de Paule Nicolas et Thierry Couvert-Leroy, tous deux en poste dans les Yvelines, &#224; Trappes et aux Mureaux. &#192; l'issue de cette rencontre, se cr&#233;e l'ATSCB, l'Association des travailleurs sociaux en commissariat et en brigade qui deviendra trois ans plus tard l'Aniscg, l'Association nationale d'intervention sociale en commissariat et gendarmerie, avec la nomination de travailleurs sociaux en gendarmerie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association nationale d'intervention sociale en commissariat et en (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;En m&#234;me temps, l'association m&#232;ne une r&#233;flexion avec les diff&#233;rents minist&#232;res concern&#233;s &#8211; Int&#233;rieur, Justice, Coh&#233;sion sociale - pour r&#233;diger une charte qui constitue un cadre de r&#233;f&#233;rence, diminue les disparit&#233;s d'un poste &#224; l'autre et uniformise leur mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 2004 &#8211; les postes &#171; Sarkozy &#187; &#8226; En f&#233;vrier 2004 Nicolas Sarkozy, ministre de l'Int&#233;rieur, d&#233;signe vingt-trois quartiers prioritaires o&#249; exp&#233;rimenter de nouvelles pratiques et annonce qu'il souhaite exp&#233;rimenter davantage d'actions pr&#233;ventives pour lutter contre la d&#233;linquance. Parmi ces promesses, la nomination de coordinateurs sociaux pour aider les victimes et les familles d'auteurs de d&#233;lits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Aujourd'hui &#8226; Une quinzaine de nouvelles nominations seront effectives d'ici la fin de l'ann&#233;e. Ce qui portera &#224; cinquante-cinq le nombre de coordinateurs sociaux en exercice. L'exp&#233;rimentation fait t&#226;che d'huile, les postes en place font conna&#238;tre leurs pratiques. Gendarmes et policiers sont souvent &#224; l'initiative de ces postes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association nationale d'intervention sociale en commissariat et en gendarmerie - 7 Impasse des Champs - 28190 Saint Luperce. T&#233;l. 06 50 55 20 60 - Pr&#233;sident : Luc Rudolph&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Coordinateurs sociaux en commissariat et en gendarmerie</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>819</dc:subject>

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&lt;p&gt;D'ici la fin de l'ann&#233;e, quinze nouveaux coordinateurs sociaux s'installeront dans un commissariat ou une gendarmerie pour ajouter un traitement social &#224; la prise en charge polici&#232;re. Au total, une cinquantaine de postes existent en France. Alliance contre nature ou vraie solution ? La police et le travail social font-ils bon m&#233;nage ? Retour sur une exp&#233;rience qui a d&#233;but&#233; en 1989. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le travail social et l'action des forces de l'ordre, il existe souvent un mur d'incompr&#233;hension. Pr&#233;jug&#233;s et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'ici la fin de l'ann&#233;e, quinze nouveaux coordinateurs sociaux s'installeront dans un commissariat ou une gendarmerie pour ajouter un traitement social &#224; la prise en charge polici&#232;re. Au total, une cinquantaine de postes existent en France. Alliance contre nature ou vraie solution ? La police et le travail social font-ils bon m&#233;nage ? Retour sur une exp&#233;rience qui a d&#233;but&#233; en 1989.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre le travail social et l'action des forces de l'ordre, il existe souvent un mur d'incompr&#233;hension. Pr&#233;jug&#233;s et suspicions traversent ces deux univers professionnels qui s'ignorent et se redoutent. Pourtant, c'est le m&#234;me public qu'ils re&#231;oivent, les uns &#224; la gendarmerie ou au commissariat, les autres dans les permanences d'accueil de l'aide sociale. Violences conjugales et intrafamiliales, d&#233;pendance &#224; l'alcool ou aux drogues, agressions, troubles du comportement, la litanie des situations humaines les plus dramatiques reviennent chaque jour alimenter un m&#234;me quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, des passerelles existent entre la rigueur de la loi et l'accompagnement social. La police d'abord, la gendarmerie ensuite collaborent avec des professionnels du travail social. Le nombre de ces exp&#233;riences se multiplie (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-l-epreuve-du-temps' class='spip_in'&gt;lire l'historique&lt;/a&gt;). En 2004, le premier poste de coordinateur social au sein d'une gendarmerie a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; Rillieux-la-Pape, suivi d'un autre poste, toujours en gendarmerie &#224; Villefontaine en Is&#232;re, &#224; une trentaine de kilom&#232;tres de Lyon. Sur l'agglom&#233;ration lyonnaise, ce ne sont pas moins de trois postes qui sont aujourd'hui en cours de cr&#233;ation dans les commissariats de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et V&#233;nissieux. D'ici la fin de l'ann&#233;e, quinze nouveaux postes verront le jour et viendront s'ajouter aux trente-huit postes actuels qui fonctionnent d&#233;j&#224; en France : trente-deux en commissariat et six en gendarmerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2004, Lien Social s'interrogeait sur ces travailleurs sociaux &#171; tra&#238;tres ou pr&#233;curseurs &#187; ? (&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/spip.php?article214&amp;id_groupe=6&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien Social n&#176; 698 du 28 f&#233;vrier 2004&lt;/a&gt;). Aujourd'hui, les m&#234;mes questions de d&#233;ontologie (la question du secret professionnel partag&#233;), de positionnement (quel cadre et quels financements) se posent, mais avec l'exp&#233;rience m&#251;rie des acteurs, forts de plusieurs ann&#233;es de pratique et de r&#233;flexion, avec en toile de fond, le d&#233;bat sur le projet de loi de pr&#233;vention contre la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sabine Thibaud est &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e depuis quatorze ans. Sortants de prison, violences familiales et conjugales, toxicomanies et d&#233;pendances ont rythm&#233; toutes ces ann&#233;es son quotidien professionnel. Depuis fin 2004, elle re&#231;oit le m&#234;me public avec une diff&#233;rence de taille : son bureau est dans la gendarmerie de Rillieux-la-Pape. C'est le premier poste de coordinateur social sur le terrain, &#224; l'int&#233;rieur d'une gendarmerie. Le poste a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; sur des financements pr&#233;fecture (75 %) et ville de Rillieux-la-Pape (25 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est employ&#233;e par le Centre d'information des femmes et des familles (CIF). &lt;i&gt;&#171; J'ai deux missions : proposer une &#233;coute avec toutes les personnes qui sont en contact avec la gendarmerie, c'est-&#224;-dire un public ultra large, de mineurs, majeurs, victimes et auteurs. Je re&#231;ois des cas de violences conjugales, de violences intrafamiliales, des agressions sexuelles, des fugues de mineurs, des divorces non r&#233;gl&#233;s, des conduites alcooliques r&#233;p&#233;titives, des consommateurs en cours de d&#233;sintoxication &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;&#171; J'interviens seulement &#224; la demande des personnes ou sur proposition des gendarmes qui les orientent vers moi &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un positionnement d&#233;licat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sabine Thibaud sait que sa marge de man&#339;uvre est &#233;troite. Elle ne repr&#233;sente pas les forces de l'ordre, elle n'est pas non plus assistante sociale de secteur. Sa mission se situe donc sur une ligne de cr&#234;te. &lt;i&gt;&#171; Quand je suis arriv&#233;e ici, les gendarmes s'attendaient &#224; ce que je me m&#234;le de choses qui ne me regardent pas ou que je compatisse au sort des jeunes qui br&#251;lent des voitures en leur trouvant des excuses &#187;&lt;/i&gt;. Lors de sa prise de poste, il y a eu des rounds d'observation.&lt;i&gt; &#171; Il y a plein de choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord &#187;&lt;/i&gt;, avoue-t-elle &lt;i&gt;&#171; mais je n'interviens pas dans le traitement des dossiers de la gendarmerie, ni dans le fonctionnement de la brigade. Ils ont vu qu'ils pouvaient me faire confiance, quand je disais blanc c'&#233;tait blanc &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si gendarmes et coordinatrice sociale ont d&#251; accorder leurs violons, son poste a pos&#233; autant sinon davantage de questions aux travailleurs sociaux de son territoire. Peut-on lui faire confiance ? N'est-elle pas l'&#339;il de Moscou ? Comment assume-t-elle la part du secret professionnel ? Tous les acteurs du travail social de son territoire l'ont test&#233;e en lui envoyant un ou deux dossiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour voir ! Peu &#224; peu la confiance s'est install&#233;e et la question du secret professionnel s'est r&#233;solue par la pratique. &#171; J'explique tout le temps &#224; l'ext&#233;rieur quel est mon travail, o&#249; il commence et o&#249; il s'arr&#234;te. Je ne suis pas AS de secteur, je ne fais par leur travail sinon ils ne trouveraient aucun int&#233;r&#234;t &#224; collaborer avec moi. Mon travail ne consiste pas &#224; suivre les dossiers mais &#224; orienter les personnes vers les bons services et interlocuteurs sociaux. C'est un positionnement qui n'est pas facile &#224; trouver, mais quand on le tient, il faut s'y tenir pour ne pas d&#233;raper &#187;, reconna&#238;t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se d&#233;place rarement sur le terrain. En revanche, elle accompagne l'AS de secteur sur sa demande. Elle intervient parfois dans les &#233;coles. C'&#233;tait le cas dans un coll&#232;ge par exemple o&#249; une jeune fille mineure a subi des attouchements sexuels de la part de gar&#231;ons. Elle ne voulait pas d&#233;poser plainte. Sur la demande de l'AS du coll&#232;ge, elle est venue parler &#224; la jeune fille de l'int&#233;r&#234;t d'un d&#233;p&#244;t de plainte. &lt;i&gt;&#171; C'est important de signifier &#224; ces gar&#231;ons qu'ils n'ont pas le droit de faire &#231;a. Les jeunes ont besoin que l'on soit carr&#233;. Ils n'attendent pas qu'on leur chante la Marseillaise. Il faut leur montrer qu'ils ont franchi la ligne rouge. Mon travail est de poser le cadre &#233;ducatif et de travailler dans ce cadre-l&#224;. Ces gamins sont comme des plantes, ils ont besoin d'un tuteur &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa mission se limite &#224; conseiller et orienter, elle n'accompagne ni les victimes, ni les auteurs. Elle travaille en lien avec le tribunal, le juge pour enfants, les services sociaux, les associations de Rillieux-la-Pape, les &#233;ducateurs et les assistants sociaux. &lt;i&gt;&#171; Si une femme redoute de venir &#224; la gendarmerie, les autres travailleurs sociaux me l'envoient. C'est plus facile pour moi l&#224; o&#249; je suis, d'aider une femme &#224; porter plainte pour violences conjugales. C'est une relation malsaine et d&#233;structurante. La victime perd la notion de ce qui est juste et de ce qui ne l'est pas. C'est aussi une infraction p&#233;nale, un d&#233;lit, et selon moi la personne violente doit &#234;tre punie. Je favorise toujours le d&#233;p&#244;t de plainte dans ces situations &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des r&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2005, elle a re&#231;u 378 personnes dont 70 % de victimes, 30 % d'auteurs. Au total, 1103 interventions et 517 rendez-vous. Sabine Thibaud est convaincue que sa position favorise autant le suivi social que le travail des gendarmes. Ils se coltinent constamment des situations humaines dramatiques sur le terrain. Ils savent que chaque cas pourra b&#233;n&#233;ficier d'un traitement social, ce qui leur permet de rester dans leur r&#244;le, le respect de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a moins de fugues &#224; Rillieux-la-Pape. Lorsque la gendarmerie r&#233;cup&#232;re un mineur, elle est tout de suite au courant. Elle re&#231;oit le fugueur et les solutions peuvent &#234;tre propos&#233;es sur le champ pour traiter le probl&#232;me.&lt;i&gt; &#171; Une gamine a parl&#233; de fuguer &#224; l'&#233;cole. L'assistante sociale m'a appel&#233;e. Certaines choses se disent &#224; l'&#233;cole, d'autres non. L'AS de l'&#233;cole doit aussi tenir compte des parents, moi non. Je ne connais pas la m&#232;re, je n'ai aucun mandat, j'ai les coud&#233;es plus franches. L'impact n'est pas le m&#234;me. Je peux d&#233;samorcer des situations qui auraient d&#251; s'aggraver &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but les jeunes l'avaient surnomm&#233;e la Poucave des lardus, une balance ni plus ni moins. Aujourd'hui ils viennent la voir de fa&#231;on plus d&#233;tendue. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas d'un c&#244;t&#233; la loi et de l'autre le social. La loi est aussi l&#224; pour aider les jeunes et mon travail dans les &#233;coles est de parler des droits et des devoirs. Si un ado ne se confronte pas &#224; la loi, il grandit dans une faille. S'il frappe sa m&#232;re, je le mets face &#224; ses devoirs envers l'adulte m&#234;me si l'adulte est d&#233;faillant &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le secret partag&#233; : un vrai faux probl&#232;me&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unir la main droite de l'&#201;tat &#8211; celle qui punit - et sa main gauche &#8211; celle qui aide et &#233;duque - au sein d'un m&#234;me lieu est un projet ambitieux qui suscite des questions. Celle du secret professionnel revient avec insistance. Comment partager des informations qui pourront ensuite &#234;tre utilis&#233;es par la police, contre une personne suivie ? Quelles informations livrer ou garder pour assurer le traitement d'un cas sans trahir le secret professionnel. Ce droit de r&#233;serve existe par respect des usagers. Pour les prot&#233;ger d'une instrumentalisation de la part de la police ou des travailleurs sociaux qui pourraient exercer un quelconque pouvoir vis-&#224;-vis d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup, la notion de &#171; secret partag&#233; &#187; est un d&#233;tournement du secret professionnel. Philippe Leyreloup exerce depuis cinq ans dans les commissariats du VIIIe arrondissement, du IXe et le III/VIe de Lyon, et cette question pour lui se d&#233;gonfle &#224; l'usage. &lt;i&gt;&#171; Les policiers comme les travailleurs sociaux me voient fonctionner &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne-t-il &lt;i&gt;&#171; pour des cas pr&#233;cis, nous &#233;changeons des informations dans l'int&#233;r&#234;t de la personne, toujours avec son autorisation. Le reste du temps les policiers n'ont pas &#224; conna&#238;tre les informations personnelles, d'ailleurs cela ne les int&#233;resse m&#234;me pas. Ils ont bien d'autres chats &#224; fouetter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitaine de police Patrick Mallet au commissariat du VIIIe arrondissement de Lyon, un territoire qui compte 38 % des logements sociaux de la ville de Lyon, tient la m&#234;me r&#233;flexion : &lt;i&gt;&#171; Le secret partag&#233; est une vraie question dont personne ne veut parler et qui finalement n'existe pas faute de d&#233;bat. Je participe &#224; des conseils locaux de s&#233;curit&#233; et de pr&#233;vention de la d&#233;linquance (CLSPD), je rencontre des partenaires en permanence et je peux difficilement rester dans la th&#233;orie si je veux que mon action soit efficace. En th&#233;orie, je ne devrais m&#234;me pas transmettre des informations concernant une personne &#224; un travailleur social, ne serait-ce que son identit&#233; ! Mais si je veux qu'il fasse son travail, je suis bien oblig&#233; de les lui communiquer. &#187;&lt;/i&gt; En d&#233;finitive, le secret partag&#233; est une question de confiance, de pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Leyreloup tient sa permanence deux demi-journ&#233;es par semaine dans trois commissariats d'arrondissement de Lyon. Il dispose d'une pochette dans laquelle les policiers lui communiquent les cas qui n&#233;cessitent selon eux un traitement social. Il en discute au besoin avec les fonctionnaires qui ont eu la charge de la situation. Depuis cinq ans, une v&#233;ritable confiance s'est install&#233;e entre lui et les policiers, le fruit d'un travail d'explications et d'une pratique quotidienne. Reste qu'il pr&#233;f&#232;re maintenir le vouvoiement dans ses relations de travail avec les policiers pour maintenir une certaine distance. Cela lui permet &#224; l'occasion de reprendre un policier en apart&#233; sur son comportement avec une personne qu'il a mal re&#231;ue et de lui dire des choses par forc&#233;ment facile &#224; entendre. Cette proximit&#233; distante lui a valu d'&#234;tre appr&#233;ci&#233; et reconnu pour son travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un statut &#224; forger&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est le seul coordinateur social pour toute la ville. Son poste est financ&#233; pour moiti&#233; par la ville de Lyon et pour l'autre moiti&#233; par des fonds politique de la Ville vers&#233;s par la pr&#233;fecture. En revanche, le conseil g&#233;n&#233;ral du Rh&#244;ne n'est pas favorable &#224; une d&#233;multiplication des coordinateurs sociaux et ne souhaite pas financer d'autres postes aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association nationale d'intervention sociale en commissariat et gendarmerie (Aniscg)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Aniscg : Association nationale d'intervention sociale en commissariat et en (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont il est le vice-pr&#233;sident r&#233;unit l'ensemble des professionnels travaillant dans les commissariats et les gendarmeries. L'association a r&#233;dig&#233; une charte qui permet aux institutions int&#233;ress&#233;es par la cr&#233;ation d'un poste de coordinateur social, de l'envisager dans un cadre de r&#233;f&#233;rence&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La charte du coordinateur social Cette charte a &#233;t&#233; approuv&#233;e et se trouve (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'uniformiser une mission qui souffre de disparit&#233;s. Disparit&#233;s de financement : selon les postes, ils sont financ&#233;s par la pr&#233;fecture, le conseil g&#233;n&#233;ral, des associations ou la commune. Disparit&#233; de portage : l'employeur comme le financement d&#233;pendent du montage de chaque poste et ne suivent aucune r&#232;gle. Disparit&#233;s des demandes : les coordinateurs sociaux r&#233;pondent &#224; l'appel des policiers pour assurer un traitement social des situations qu'ils re&#231;oivent. Ils sont aussi sollicit&#233;s par les associations d'aide aux victimes qui souhaiteraient &#233;galement mettre un pied dans le commissariat. Disparit&#233;s enfin des territoires. Il n'y a pas de commune mesure entre le coordinateur social de Trappes dans les Yvelines et le poste de Philippe Leyreloup &#224; Lyon. L'un travaille dans une ville de 30 000 habitants qui ne compte qu'un seul commissariat, l'autre dans une ville dix fois plus peupl&#233;e qui totalise sept commissariats principaux et neuf arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles peuvent bien &#234;tre les motivations d'un travailleur social quand il d&#233;cide d'exercer son m&#233;tier &#224; l'int&#233;rieur d'un commissariat ou d'une gendarmerie ? La question s'est pos&#233;e d&#232;s le d&#233;but pour Philippe Leyreloup. &#201;lectricien &#224; la SNCF pendant dix ans, ce n'est qu'&#224; trente ans qu'il a suivi sa formation. Un choix qui s'est enrichi de son exp&#233;rience pr&#233;c&#233;dente et d&#232;s sa formation il s'est interrog&#233; sur ce positionnement : pourquoi ne pas travailler &#224; l'h&#244;pital ou au commissariat ? Ce sont les seuls lieux ouverts vingt quatre heures sur vingt quatre o&#249; convergent &#233;norm&#233;ment de personnes cumulant des situations sociales difficiles. Pour lui, dans ces lieux o&#249; c'est l'action qui pr&#233;vaut, celle de soigner, pr&#233;venir ou r&#233;primander, il est n&#233;cessaire d'apporter aussi de l'information au malade, &#224; la victime ou &#224; l'auteur de d&#233;lits afin de l'aider &#224; se situer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s avoir travaill&#233; avec des anciens d&#233;tenus et accompagn&#233; des personnes hors-la-loi, j'avais quand m&#234;me une certaine appr&#233;hension de me retrouver au milieu de gendarmes &#187;&lt;/i&gt;, avoue Sabine Thibaud. Son exp&#233;rience pass&#233;e s'&#233;tait nourrie de quelques forts pr&#233;jug&#233;s sur la loi et ceux qui la faisaient respecter. Mais elle aspirait &#224; un renouvellement dans son travail. &lt;i&gt;&#171; Je me suis &#233;c&#339;ur&#233;e &#224; faire du social pour du social. Je voyais ma vie professionnelle tr&#232;s malmen&#233;e et je ne voulais pas continuer par d&#233;pit un m&#233;tier que j'avais choisi par engagement &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'opportunit&#233; se pr&#233;sente en 2004 &#224; Rillieux-la-Pape, Sabine saisit l'occasion comme un d&#233;fi et comme une planche de salut. C'est le premier poste en France de coordinateur social en gendarmerie. Il n'y a pas d'ant&#233;c&#233;dent, il faut le mettre en place et prouver que cela peut fonctionner. C'est un challenge professionnel qui lui donne un nouvel &#233;lan dans sa carri&#232;re professionnelle. C'est aussi une r&#233;ponse qu'elle offre face aux impasses rencontr&#233;es dans son pr&#233;c&#233;dent poste. La loi apporte un cadre et une r&#233;f&#233;rence dont ont manqu&#233; nombre de jeunes qui avancent sans se confronter &#224; une autorit&#233; familiale qui leur permette de grandir et se retrouvent d&#233;structur&#233;s au sortir de l'adolescence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si certains coordinateurs sociaux essuient les pl&#226;tres, d'autres b&#233;n&#233;ficient heureusement de l'exp&#233;rience de leurs a&#238;n&#233;s. C'est le cas d'Aur&#233;lie Pensuet qui a pris ses fonctions en septembre dernier dans la gendarmerie de Villefontaine. Elle est employ&#233;e par la mairie mais d&#233;pend du CCAS. Elle a b&#233;n&#233;fici&#233; pour son poste de l'exp&#233;rience pass&#233;e de Sabine Thibaud. Le cadre de la gendarmerie, du commissariat exer&#231;ait une attirance personnelle qu'elle a finalement suivie en prenant son poste de coordinateur social. Elle appr&#233;cie le contact, la pr&#233;sence sur le terrain, le c&#244;t&#233; pr&#233;vention &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais convaincue qu'il y avait un travail en bonne intelligence &#224; faire avec la gendarmerie ou la police. Un travail int&#233;ressant et riche &#224; recevoir les personnes qui arrivent au poste &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-elle. Sa nouvelle affectation jette un petit froid chez ses coll&#232;gues en polyvalence de secteur et suscite des questions : comment vas-tu travailler avec les gendarmes ? Est-ce que tu devras r&#233;diger des rapports ? Comment vas-tu accepter le r&#244;le r&#233;pressif des gendarmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'exp&#233;rience, chaque prise de fonction n&#233;cessite un effort important d'explication et des rencontres avec les partenaires : gendarmes, policiers, travailleurs sociaux, institutions partenaires. Aur&#233;lie Pensuet a pris le temps de d&#233;couvrir la ville nouvelle de Villefontaine et de rencontrer les autres coordinateurs sociaux de la r&#233;gion et les travailleurs sociaux sur le terrain. Elle est arriv&#233;e d&#233;but juillet 2006 pour ne commencer son travail qu'&#224; la fin du mois de septembre. Une m&#233;thode qui porte ses fruits, d'autant que son pr&#233;d&#233;cesseur n'avait pas fait l'unanimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des erreurs &#224; &#233;viter&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un policier ne peut tenir le r&#244;le d'un coordinateur social. Pourtant, il aura fallu presqu'une ann&#233;e pour se rendre &#224; cette &#233;vidence &#224; Villefontaine o&#249; la mairie avait repris &#224; son compte la demande &#233;manant d'un gendarme qui souhaitait un travailleur social. Mais elle a nomm&#233; une femme policier coordinatrice sociale, une situation qui se transforma rapidement en fiasco. &lt;i&gt;&#171; Il faut &#234;tre sur le terrain &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;p&#232;te Philippe Leyreloup. Cette deuxi&#232;me r&#232;gle d'or, il l'a v&#233;rifi&#233;e sur le terrain. Nomm&#233; d'abord &#224; l'h&#244;tel de police central de Lyon, il s'est tr&#232;s vite retrouv&#233; &#224; ne traiter que des dossiers ou au mieux, &#224; convoquer les personnes qu'il souhaitait rencontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de quelques mois, Philippe Leyreloup s'est rendu compte que son action exigeait une pr&#233;sence physique au commissariat. &lt;i&gt;&#171; Il est n&#233;cessaire de rencontrer les gens, de discuter avec le policier qui a re&#231;u la demande et transmis le dossier. Il y a un travail quotidien de p&#233;dagogie &#224; faire avec la police et avec les gens en demande. C'est une action de proximit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Faute de moyens, Philippe Leyreloup ne tient encore aujourd'hui que des demi-journ&#233;es de permanence, deux fois par semaine dans chaque commissariat, mais le contact avec le terrain est une cl&#233; de la r&#233;ussite. Certains postes en gendarmerie comme en C&#244;te d'Or et en Loire-Atlantique se situent encore au niveau r&#233;gional et restent donc coup&#233;s de ce travail de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'urgence qui pr&#233;vaut dans le travail de la police, press&#233;e par des interventions extr&#234;mement diff&#233;rentes auxquelles s'ajoute un manque de moyens souvent chronique dans les commissariats de quartier. Le travailleur social lui se situe dans un autre temps. Il lui arrive de suivre une situation difficile pendant toute sa carri&#232;re. R&#233;soudre un probl&#232;me d&#233;pend de son travail mais aussi du rythme de la personne qu'il suit. Deux temps et deux logiques diff&#233;rents. Entre les deux, le coordinateur social joue un r&#244;le d'interface aujourd'hui reconnu par les policiers et les gendarmes qui en ont l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Aniscg : Association nationale d'intervention sociale en commissariat et en gendarmerie - 7 Impasse des Champs - 28190 Saint Luperce. T&#233;l. 06 50 55 20 60 - Pr&#233;sident : Luc Rudolph.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;La charte du coordinateur social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette charte a &#233;t&#233; approuv&#233;e et se trouve aujourd'hui en cours de signature aupr&#232;s des diff&#233;rents minist&#232;res concern&#233;s : Int&#233;rieur, Justice et Coh&#233;sion sociale. Elle d&#233;finit le type de professionnel qui intervient en commissariat ou en gendarmerie, &#224; savoir un professionnel du travail social et les rapports qu'il entretient avec les partenaires ext&#233;rieurs. Elle pr&#233;cise les pi&#232;ces auxquelles ces professionnels peuvent avoir acc&#232;s et les conditions dans lesquelles s'exerce ce droit. Elle clarifie les montages financiers de ces postes avec les pr&#233;fectures, les collectivit&#233;s territoriales concern&#233;es, les associations ou d'autres organismes. Dans tous les cas, l'&#201;tat finance une partie du poste. Enfin, la charte rappelle l'objet de la mission : accueillir toutes les personnes au commissariat ou &#224; la gendarmerie qui ont une demande &#224; caract&#232;re social, qu'elles soient auteur de d&#233;lits ou victime, majeure ou mineure.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La police et le travail social font-ils bon m&#233;nage ?</title>
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		<title>Comprendre la nature humaine</title>
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&lt;p&gt;Le XXe si&#232;cle a tellement &#233;t&#233; marqu&#233; par les terribles cons&#233;quences des th&#233;ories sur l'h&#233;r&#233;dit&#233; des diff&#233;rences entre les &#234;tres humains, que ces hypoth&#232;ses semblent cantonn&#233;es aux &#233;gouts de l'eug&#233;nisme, du nazisme ou du colonialisme. Et voil&#224; qu'un psychologue am&#233;ricain ose relever le d&#233;fi. Dans un ouvrage fleuve, il tend &#224; d&#233;montrer que l'on peut attribuer des sources g&#233;n&#233;tiques &#224; certains comportements humains, tout en condamnant le racisme, le darwinisme social, les pr&#233;jug&#233;s et autres sexisme : &#171; Si nous sommes (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le XXe si&#232;cle a tellement &#233;t&#233; marqu&#233; par les terribles cons&#233;quences des th&#233;ories sur l'h&#233;r&#233;dit&#233; des diff&#233;rences entre les &#234;tres humains, que ces hypoth&#232;ses semblent cantonn&#233;es aux &#233;gouts de l'eug&#233;nisme, du nazisme ou du colonialisme. Et voil&#224; qu'un psychologue am&#233;ricain ose relever le d&#233;fi. Dans un ouvrage fleuve, il tend &#224; d&#233;montrer que l'on peut attribuer des sources g&#233;n&#233;tiques &#224; certains comportements humains, tout en condamnant le racisme, le darwinisme social, les pr&#233;jug&#233;s et autres sexisme : &#171; Si nous sommes contre les discriminations, c'est au nom d'une notion de la nature humaine qui l'exclut totalement &#187; (p.180)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Steven Pinker ne pr&#233;tend pas que tout est h&#233;r&#233;ditaire. Il affirme simplement que certaines manifestations de l'&#234;tre humain ne s'expliquent que par l'environnement et l'acquis, que d'autres ne peuvent l'&#234;tre que par les g&#232;nes et l'inn&#233;. Le plus souvent, l'explication tient dans la combinaison des deux. Un certain nombre de comportements doivent &#234;tre attribu&#233;s &#224; certains g&#232;nes, affirme-t-il. Imagine-t-on un lion &#233;lev&#233; d&#232;s sa naissance par une ch&#232;vre qui perdrait toutes caract&#233;ristiques de son esp&#232;ce pour adopter celles des caprins ? Pour ce qui est de l'&#234;tre humain, on ne peut plus voir son esprit comme une masse informe p&#233;trie et mise en forme par la seule culture. Toutes nos pens&#233;es et nos sentiments, nos joies et nos souffrances, nos r&#234;ves et nos souhaits sont produits par l'activit&#233; physiologique de notre cerveau. Il ne peut y avoir d'apprentissage sans circuits inn&#233;s pour l'effectuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;canismes existent qui programment nos affects. Ce qui d&#233;pend de notre culture, c'est ce qui va d&#233;clencher tel ou tel sentiment. Si les g&#234;nes d&#233;terminent bien un certain nombre d'aptitudes, leurs effets peuvent varier en fonction de l'environnement. Il en irait ainsi de la tendance antisociale qui s'exprimerait plus ou moins selon qu'elle serait frein&#233;e ou stimul&#233;e par le contexte dans lequel elle se manifeste. Il existe une nature humaine universelle, affirme l'auteur. Mais, ces universaux humains int&#232;grent &#224; la fois des motivations brutales (conqu&#234;tes, viols, meurtres&#8230;) et pacifiques (sens moral, respect de l'autre, tol&#233;rance&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence chez l'&#234;tre humain n'est pas une pulsion irrationnelle primitive, pas plus qu'elle n'est une pathologie. C'est plut&#244;t une cons&#233;quence quasiment in&#233;vitable de la dynamique des organismes sociaux soucieux de leurs int&#233;r&#234;ts personnels. Si le taux d'homicide dans les soci&#233;t&#233;s premi&#232;res atteignait 10 &#224; 60 % des individus m&#226;les, avec ses 170 millions de personnes tu&#233;es au XXe si&#232;cle par leur propre gouvernement, le progr&#232;s n'est pas flagrant. Mais si dans la violence la nature humaine est le probl&#232;me, elle est aussi la solution : longtemps limit&#233; &#224; la seule tribu &#171; le cercle moral s'est &#233;largi au cours des mill&#233;naires, sous la pression des r&#233;seaux de r&#233;ciprocit&#233; qui ne cessent de s'&#233;tendre et dans lesquels les autres &#234;tre humains sont plus utiles que vivants &#187; (p. 381).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2005 (602 p. ; 79 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pas de z&#233;ro de conduite pour les enfants de trois ans</title>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a une &#233;tude de l'Inserm publi&#233;e en septembre 2005 qui se veut une expertise scientifique (&#171; Trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent &#187;). &#192; l'arriv&#233;e, il y a une lev&#233;e massive de boucliers et une p&#233;tition qui a r&#233;colt&#233;, &#224; ce jour, plus de 190 800 signatures. Pourquoi une telle mobilisation ? Le premier reproche fait &#224; cette recherche est d'ordre m&#233;thodologique. La d&#233;marche s'av&#232;re &#234;tre une approche univoque qui privil&#233;gie un bio d&#233;terminisme d'inspiration anglo-saxonne. Si cette &#233;cole (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a une &#233;tude de l'Inserm publi&#233;e en septembre 2005 qui se veut une expertise scientifique (&#171; Trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent &#187;). &#192; l'arriv&#233;e, il y a une lev&#233;e massive de boucliers et une p&#233;tition qui a r&#233;colt&#233;, &#224; ce jour, plus de 190 800 signatures. Pourquoi une telle mobilisation ? Le premier reproche fait &#224; cette recherche est d'ordre m&#233;thodologique. La d&#233;marche s'av&#232;re &#234;tre une approche univoque qui privil&#233;gie un bio d&#233;terminisme d'inspiration anglo-saxonne. Si cette &#233;cole est en soi l&#233;gitime, ce qui l'est moins, c'est qu'elle soit la r&#233;f&#233;rence quasiment unique des chercheurs qui ont exclu toutes les autres r&#233;f&#233;rences, pourtant nombreuses, issues notamment des sciences humaines. Mais la difficult&#233; vient aussi du fond. Qu'y pr&#233;conise-t-on ? Qu'un d&#233;pistage puisse avoir lieu le plus t&#244;t possible, afin de d&#233;celer les troubles du caract&#232;re et du comportement et de les soigner pour que ceux-ci ne d&#233;bouchent pas ult&#233;rieurement sur une carri&#232;re d&#233;linquante. Le carnet de sant&#233; serait compl&#233;t&#233; par un carnet de comportement qui permettrait d'identifier le mal et de suivre sa progression ou sa r&#233;gression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles propositions tombent sous le coup d'une multitude de critiques. Nous en retiendrons trois. Tout d'abord, la d&#233;rive qui consiste &#224; consid&#233;rer chez l'enfant les manifestations d'opposition, de d&#233;sob&#233;issance et de distance par rapport aux normes sociales comme pathologiques. Tout praticien ayant un tant soit peu d'exp&#233;rience sait qu'il faut parfois se m&#233;fier autant sinon plus du calme apparent, de l'inhibition ou de l'apathie et qu'il faut savoir travailler &#224; partir d'appels silencieux et de signes t&#233;nus autant que de sympt&#244;mes t&#234;tus. Autre critique : une chose est de constater a posteriori une corr&#233;lation entre un comportement dans l'enfance et des transgressions sociales &#224; l'adolescence, autre chose est de consid&#233;rer ces corr&#233;lations comme des causalit&#233;s. Si beaucoup de jeunes d&#233;linquants ont montr&#233; plus jeunes des troubles du comportement, tous les enfants qui vivent ces troubles ne deviennent pas pour autant des d&#233;linquants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me critique : la menace que repr&#233;sentent les mesures pr&#233;dictives. Plus l'enfant est jeune, plus son v&#233;cu et sa personnalit&#233; se tissent au v&#233;cu et &#224; la personnalit&#233; de celles et de ceux qui l'entourent. Encombr&#233;s par de telles funestes pr&#233;dictions, les adultes qui le c&#244;toient risquent de projeter sur lui cet avenir sombre, surd&#233;termin&#233; et immuable. Et l'on sait &#224; quel point l'enfant &#233;tiquet&#233; se conforme trop souvent &#224; l'image qu'on a de lui. Or &#171; se m&#234;ler de pr&#233;vention, c'est se pr&#234;ter &#224; l'illusion d&#233;sirante qu'on peut changer l'avenir &#187; (p.70). Pour cela, il faut accepter qu'un &#234;tre humain ne soit un organisme ni programm&#233;, ni programmable. M&#234;me si un consensus tacite entre les medias et le grand public tend &#224; &#233;vacuer la complexit&#233;, on ne peut simplifier le savoir pour le rendre applicable et utilisable et le r&#233;duire aux seules donn&#233;es que recueillent les questionnaires et grilles d'&#233;valuation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (240 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une d&#233;mocratie &#224; renouveler</title>
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		<dc:date>2006-11-29T23:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Comment insuffler un nouveau souffle au d&#233;bat politique et y int&#233;grer ceux qui en sont exclus ? Autrement dit, comment organiser une d&#233;mocratie citoyenne plus transparente et r&#233;ellement participative ? La p&#233;riode est propice &#224; l'&#233;closion de toutes sortes d'id&#233;es, voire de surench&#232;re. Les citoyens se doivent-ils, et comment, de bousculer les professionnels de la politique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
E n juillet 1998, lors du d&#233;lire &#339;cum&#233;nique entourant la victoire de l'&#233;quipe de France &#224; la coupe du monde de football, on avait pu (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment insuffler un nouveau souffle au d&#233;bat politique et y int&#233;grer ceux qui en sont exclus ? Autrement dit, comment organiser une d&#233;mocratie citoyenne plus transparente et r&#233;ellement participative ? La p&#233;riode est propice &#224; l'&#233;closion de toutes sortes d'id&#233;es, voire de surench&#232;re. Les citoyens se doivent-ils, et comment, de bousculer les professionnels de la politique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;E n juillet 1998, lors du d&#233;lire &#339;cum&#233;nique entourant la victoire de l'&#233;quipe de France &#224; la coupe du monde de football, on avait pu entendre Aim&#233; Jacquet, entra&#238;neur de ladite &#233;quipe, se f&#233;liciter : &#171; La France s'est reconnue &#224; travers cette &#233;quipe multiethnique, qu'y a-t-il de plus beau ? &#187; L'ambiance &#233;tait &#224; la citoyennet&#233; &#233;rig&#233;e en honneur national. L'euphorie, tout bien consid&#233;r&#233;, a &#233;t&#233; de courte dur&#233;e. Huit ans apr&#232;s, l'idole de la m&#234;me &#233;quipe pla&#231;ait son fameux coup de boule dans le plexus d'un adversaire italien : que croyez-vous qu'il adv&#238;nt ? Un succ&#232;s fou chez les ados comme chez les hommes politiques, un tube, des slogans, une quasi-r&#233;f&#233;rence. Comment s'&#233;tonner alors que, quelques semaines plus tard, une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e par le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale aupr&#232;s de 15 000 &#233;coliers de CM2 et autant de coll&#233;giens souligne le fait que ceux-ci soient de moins en moins respectueux des r&#232;gles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; politique, le paysage est-il plus reluisant ? Les affaires &#8212; de corruption, d'abus de biens sociaux, de magouilles diverses &#8212; s'ajoutent aux affaires, m&#234;me si le ph&#233;nom&#232;ne n'est certes pas nouveau. Dans &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt; du 20 mai, Robert Badinter n'y allait pas par quatre chemins pour qualifier, &#224; propos de la n&#233;buleuse Clearstream, la crise politique que nous connaissons : &#171; La responsabilit&#233; politique a disparu &#187;&#8230; En octobre dernier, une enqu&#234;te du Centre d'&#233;tudes de la vie politique fran&#231;aise (Cevipof) &#8212; premi&#232;re du genre &#8212; avait f&#233;rocement point&#233; que 60 % des Fran&#231;ais &#171; jugent les &#233;lus et les dirigeants politiques plut&#244;t corrompus &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi va notre d&#233;mocratie. Mal. L'abstention croissante en est un des multiples indicateurs et, dans la foul&#233;e de ce que nous avons connu le 21 avril 2002, une &#171; insurrection dans les urnes &#187; ne serait pas &#224; &#233;carter le 22 avril 2007, date du premier tour des &#233;lections pr&#233;sidentielles, si l'on continue d'ignorer la crise d&#233;mocratique profonde que conna&#238;t le pays. Souvenons-nous aussi que les sondages, manipulateurs d'illusions qui sont le plus souvent &#224; la vie politique ce que l'art divinatoire est &#224; &#201;lisabeth Tessier, n'avaient rien vu venir en avril 2002.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En ces temps ardemment &#233;lectoraux, les propositions fleurissent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment alors renouer le lien civique ? Comme par hasard, en ces temps ardemment &#233;lectoraux, les propositions fleurissent : faut-il ou non admettre la pr&#233;sence du public au conseil des ministres ? Le Premier d'entre eux le pr&#233;conise, rapidement d&#233;savou&#233; par sa hi&#233;rarchie. Le 22 octobre, S&#233;gol&#232;ne Royal proposait une &#233;valuation originale (d'ailleurs &#233;voqu&#233;e par la m&#234;me en 2002) : la constitution de jurys citoyens tir&#233;s au sort &#8212; comme dans la Gr&#232;ce antique &#8212; afin de contr&#244;ler l'action des &#233;lus. Mais peut-on d&#233;fendre une meilleure d&#233;mocratie participative apr&#232;s avoir sommairement affirm&#233; que &#171; mon opinion sera celle des Fran&#231;ais ? &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit et vu le toll&#233; engendr&#233;, ces fameux jurys vont rapidement se convertir en &#171; panels de citoyens &#187; ou en &#171; observatoires de la vie publique &#187;, selon le propos de Pierre Rosanvallon. La r&#233;forme imagin&#233;e, a priori simple, instituerait l'obligation pour les &#233;lus &#171; de rendre des comptes &#224; intervalles r&#233;guliers &#187;, mais l'id&#233;e s'attire les foudres de tous bords : &#171; tribunaux de citoyens &#187;, &#171; attaque contre la R&#233;publique, &#224; la Pol Pot &#187; (l'UMP &#233;voque d&#233;licatement Mao et P&#233;tain), retour &#171; aux sans-culottes &#187;, etc. Le projet du parti socialiste propose aussi, d'ailleurs, un droit de p&#233;tition pour amener &#224; l'ordre du jour de l'Assembl&#233;e nationale une proposition de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, populisme, d&#233;magogie, antiparlementarisme sommaire, recul de la d&#233;mocratie ? Coup de pub ? Ou, au contraire, chance pour une avanc&#233;e des droits du citoyen ? En tout cas, d'autres pays ont concr&#233;tis&#233; une r&#233;flexion sur le sujet : des &#171; conf&#233;rences de citoyens &#187; existent dans les pays anglo-saxons depuis les ann&#233;es 70, et au Br&#233;sil, Porto Alegre a mis la d&#233;marche en lumi&#232;re depuis 1988 ainsi que 200 villes dans le monde fonctionnant avec un &#171; budget participatif &#187;. En France, plus modestement, certaines municipalit&#233;s comme Dijon ou Bondy, ont mis en place des conseils consultatifs de quartier ou tir&#233; au sort des repr&#233;sentants de ces m&#234;mes conseils, invoquant leur &#171; savoir d'usage &#187;. Du c&#244;t&#233; de la d&#233;mocratie sociale, comment, par exemple, favoriser un &#171; syndicalisme de masse &#187; par un ch&#232;que syndical dont la cotisation serait prise en charge par l'&#201;tat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques initiatives pourraient &#234;tre une v&#233;ritable le&#231;on pour le politique : ainsi, lorsque les militants d'AC-lefeu parcourent les quartiers pour en rapporter aux &#233;lus 20 000 dol&#233;ances&#8230; Le conseil r&#233;gional d'Ile-de-France, pour sa part, recevait le 15 novembre dernier les membres d'un conseil r&#233;gional des jeunes (cr&#233;&#233; en 2005, 140 membres de 15 &#224; 25 ans) en vue d'entendre leurs propositions pour am&#233;liorer la vie des jeunes des quartiers sensibles&#8230; Oui, la d&#233;mocratie se doit plus que jamais d'&#234;tre, dans les faits, participative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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