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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>T&#233;moignage de Muriel Casalaspro</title>
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		<dc:subject>817</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Responsable du comit&#233; RESF de Montreuil en Seine-Saint-Denis &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de l'&#233;t&#233;, nous avons accompagn&#233; une soixantaine de familles de Montreuil. Nous avions fait, pour chaque dossier, une lettre qui r&#233;capitulait la situation de la famille en pointant les crit&#232;res un par un et les documents demand&#233;s. Nous avons fait tr&#232;s attention &#224; ce que toutes les familles dont nous constituions le dossier entrent vraiment dans les crit&#232;res. &#192; celle qui, pour nous, n'y r&#233;pondait pas tout &#224; fait, nous disions : nous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Responsable du comit&#233; RESF de Montreuil en Seine-Saint-Denis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de l'&#233;t&#233;, nous avons accompagn&#233; une soixantaine de familles de Montreuil. Nous avions fait, pour chaque dossier, une lettre qui r&#233;capitulait la situation de la famille en pointant les crit&#232;res un par un et les documents demand&#233;s. Nous avons fait tr&#232;s attention &#224; ce que toutes les familles dont nous constituions le dossier entrent vraiment dans les crit&#232;res. &#192; celle qui, pour nous, n'y r&#233;pondait pas tout &#224; fait, nous disions : nous ne vous le conseillons pas mais c'est vous qui d&#233;cidez, c'est votre vie. Si vous voulez d&#233;poser, faites-le mais il y a un risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous avons &#233;t&#233; tr&#232;s vigilants pour les familles qui faisaient une premi&#232;re demande. Nous leur disions : attention, si vous ne rentrez pas dans la circulaire, on ne vous conseille pas de d&#233;poser un dossier parce que cela va vous signaler. Sur ces soixante familles, certaines &#233;taient parrain&#233;es officiellement par des &#233;lus, d'autres non mais &#224; chaque fois nous avons essay&#233; de trouver un r&#233;f&#233;rent par famille, un voisin, un parent d'&#233;l&#232;ve de la classe de leur enfant, car nous avons tr&#232;s vite &#233;t&#233; d&#233;bord&#233;s. Nous avons ensuite obtenu de la Pr&#233;fecture de faire un d&#233;p&#244;t collectif le 7 ao&#251;t. Les quarante-deux familles qui &#233;taient l&#224; ont &#233;t&#233; re&#231;ues en entretien l'apr&#232;s-midi m&#234;me, la moiti&#233; a obtenu des papiers. Pour les autres familles qui n'ont pas particip&#233; au d&#233;p&#244;t collectif, nous avons eu le m&#234;me r&#233;sultat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>T&#233;moignage de Bruno Camhaji </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Temoignage-de-Bruno-Camhaji</link>
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		<dc:date>2006-11-16T11:24:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>817</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du comit&#233; RESF du XIXe arrondissement de Paris &lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune famille n'a pris directement contact avec nous, tout est pass&#233; par la directrice de l'&#233;cole. Les familles se sont signal&#233;es &#224; elle pour demander des certificats dans le cadre de la circulaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle les informait de notre existence et leur proposait d'entrer en contact avec nous. La premi&#232;re famille qui est venue nous voir &#233;tait chinoise, d&#233;j&#224; suivie par l'assistante sociale du secteur qui l'a accompagn&#233;e dans sa demande de r&#233;gularisation. Deux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du comit&#233; RESF du XIXe arrondissement de Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aucune famille n'a pris directement contact avec nous, tout est pass&#233; par la directrice de l'&#233;cole. Les familles se sont signal&#233;es &#224; elle pour demander des certificats dans le cadre de la circulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle les informait de notre existence et leur proposait d'entrer en contact avec nous. La premi&#232;re famille qui est venue nous voir &#233;tait chinoise, d&#233;j&#224; suivie par l'assistante sociale du secteur qui l'a accompagn&#233;e dans sa demande de r&#233;gularisation. Deux autres familles avaient fait leur demande de leur c&#244;t&#233; et ne sont venues nous voir qu'apr&#232;s avoir re&#231;u un refus. Comme elles &#233;taient suivies par des avocats, nous leur avons demand&#233; ce qu'elles voulaient. Nous avons organis&#233; une p&#233;tition, j'ai fait des lettres parce que leurs enfants sont dans la classe de ma fille. Une autre famille avait fait seule les d&#233;marches et voulait &#233;galement un soutien par p&#233;tition et lettre. Une famille chinoise est venue nous voir pour le recours : elle a re&#231;u un refus imm&#233;diat parce qu'elle a d&#233;pos&#233; son dossier apr&#232;s le 13 ao&#251;t, date de fin de la circulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous avons accompagn&#233; une famille dans toutes ces d&#233;marches depuis le d&#233;but : elle fait partie des familles qui ont particip&#233; au d&#233;p&#244;t collectif du 5 juillet. Elle a &#233;t&#233; convoqu&#233;e le 12 septembre et elle attend toujours la r&#233;ponse. Au total, sur les six familles que nous avons accompagn&#233;es, une est r&#233;gularis&#233;e, trois ont &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;es, un dossier a &#233;t&#233; perdu et la derni&#232;re n'a pas de r&#233;ponse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le 24 juillet, les quotas &#233;taient remplis &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-24-juillet-les-quotas-etaient-remplis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-24-juillet-les-quotas-etaient-remplis</guid>
		<dc:date>2006-11-16T11:19:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>817</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Pierre Cordelier, porte-parole du R&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;res &lt;br class='autobr' /&gt;
Pouvez-vous nous raconter la gen&#232;se de cette circulaire ? La circulaire du 31 octobre 2005, qui suspendait les expulsions de parents sans papiers d'enfants scolaris&#233;s jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e, a &#233;t&#233; prise en raison de l'&#233;motion provoqu&#233;e face aux enfants que la police allait chercher dans les &#233;coles. L'opinion publique a &#233;t&#233; choqu&#233;e. Le minist&#232;re a donc stopp&#233; les machines et d&#233;cid&#233; d'attendre la fin de l'ann&#233;e scolaire, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Pierre Cordelier, porte-parole du R&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;res&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous nous raconter la gen&#232;se de cette circulaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circulaire du 31 octobre 2005, qui suspendait les expulsions de parents sans papiers d'enfants scolaris&#233;s jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e, a &#233;t&#233; prise en raison de l'&#233;motion provoqu&#233;e face aux enfants que la police allait chercher dans les &#233;coles. L'opinion publique a &#233;t&#233; choqu&#233;e. Le minist&#232;re a donc stopp&#233; les machines et d&#233;cid&#233; d'attendre la fin de l'ann&#233;e scolaire, annon&#231;ant ainsi des milliers d'expulsion en &#233;t&#233;. Il esp&#233;rait que l'ampleur de la mobilisation s'att&#233;nue or c'est le contraire qui s'est pass&#233;. La probl&#233;matique est bien sortie du cadre des militants habituels, RESF a drain&#233; des tas de gens qui se sont mobilis&#233;s alors qu'avant ils ne se sentaient pas concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un coup, c'est devenu leur probl&#232;me parce que cela touchait leur &#233;l&#232;ve, le copain de leur fils, le voisin&#8230; La mobilisation n'a donc pas faibli, d'o&#249; la nouvelle circulaire du 13 juin o&#249; le ministre annonce d'abord la r&#233;gularisation des familles. Puis, il pr&#233;cise que cela concernera 600 &#224; 800 familles. Un peu plus tard, il parle de quelque 6000 personnes r&#233;gularis&#233;es. D'un autre c&#244;t&#233;, nous sommes tr&#232;s bien re&#231;us, le 5 juillet, par Yannick Blanc, le directeur de la police g&#233;n&#233;rale de la pr&#233;fecture de police de Paris, lors du premier d&#233;p&#244;t collectif de dossiers. Il nous dit qu'il n'y aura pas d'expulsion pendant l'&#233;t&#233; et que les dossiers seront examin&#233;s attentivement. Il donne &#233;galement une interview au Monde o&#249; il annonce qu'il y aura bien plus de 6000 r&#233;gularisations. D&#232;s le surlendemain, Nicolas Sarkozy le d&#233;savoue en d&#233;clarant : &#171; Ceux qui parlent de chiffres n'y connaissent rien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lecture de la circulaire a chang&#233; &#224; mi-parcours ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu, tr&#232;s nettement, deux p&#233;riodes. En juillet, les r&#233;gularisations se succ&#233;daient puis fin juillet, c'&#233;tait fini, les quotas &#233;taient remplis. Les refus sont tomb&#233;s. Les directives &#233;taient claires. Le ministre a rencontr&#233; les pr&#233;fets le 24 juillet pour harmoniser le traitement des dossiers, car nous observions des disparit&#233;s importantes entre les pr&#233;fectures. Il l'a harmonis&#233; dans le sens d'un tr&#232;s fort durcissement. Il fallait que ses annonces soient justes, or il avait dit 6000 r&#233;gularisations. Arriv&#233; &#224; 6900, c'&#233;tait rempli, et ils ont donc durci les conditions. Ainsi, des familles qui auraient &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233;es si leur dossier avait &#233;t&#233; examin&#233; d&#233;but juillet, ont &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;es apr&#232;s cette date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et maintenant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre est aujourd'hui confront&#233; &#224; tous ces perdants, les plus de 26 000 d&#233;bout&#233;s de la circulaire et n'oublions pas tous ceux qui n'ont pas d&#233;pos&#233; de dossier. Il est oblig&#233; de tenir sa parole et de faire des expulsions puisqu'il s'&#233;tait engag&#233; &#224; faire 25 000 expulsions dans l'ann&#233;e civile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'objectif pour l'ann&#233;e est de 25 000 expulsions. Le ministre de l'Int&#233;rieur (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il veut r&#233;gler comme cela, dit-il, le probl&#232;me de l'immigration irr&#233;guli&#232;re. Il instrumentalise la question des sans-papiers en faisant l'amalgame, immigration, invasion, d&#233;linquance, ins&#233;curit&#233;, ch&#244;mage&#8230; en vue des &#233;lections. Il joue gros.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'objectif pour l'ann&#233;e est de 25 000 expulsions. Le ministre de l'Int&#233;rieur l'a ordonn&#233;. &#171; Cette course aux chiffres entra&#238;ne des violations de la loi de plus en plus manifestes &#187;, souligne Sarah Bela&#239;sch de la Cimade. L'association est la seule &#224; avoir acc&#232;s aux centres de r&#233;tention et ses observations sont inqui&#233;tantes. &#171; B&#233;b&#233;s, femmes enceintes, malades, vieillards, Fran&#231;ais, &#233;trangers en situation r&#233;guli&#232;re : dans ces centres, nous rencontrons toutes les situations &#187;, t&#233;moigne Sarah Bela&#239;sch. Comme si, face &#224; la pression du chiffre, l'administration n'avait plus de barri&#232;res morales. &#171; Ils ne s'arr&#234;tent devant rien pour faire du chiffre, la seule chose qui les bloque ce sont les conditions mat&#233;rielles et non plus le respect de la dignit&#233; des personnes &#187;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le gouvernement tente de r&#233;soudre ces limites mat&#233;rielles. Deux centres importants ont ouvert en juin dernier, l'un &#224; Marseille de cent quarante places, l'autre &#224; Toulouse de cent places. Ils ont &#233;t&#233; sp&#233;cialement am&#233;nag&#233;s pour y accueillir des familles avec enfants. Ils viennent s'ajouter aux anciens centres qui disposent de &#171; chambres sp&#233;cialement &#233;quip&#233;es &#187; pour des enfants en bas &#226;ge &#224; Lyon, Lille, Coquelles, Rouen et Plaisir. La Cimade rappelle dans une lettre ouverte au ministre de l'Int&#233;rieur remise le 20 juin dernier qu'outre &#171; le fait que les enfants sont prot&#233;g&#233;s contre l'&#233;loignement forc&#233; du territoire et que leur privation de libert&#233; est prohib&#233;e par la Convention internationale des droits de l'enfant, le placement d'enfants en r&#233;tention est traumatisant, pour eux et pour l'ensemble de leur famille &#187;. Depuis le 1er ao&#251;t cinquante-sept enfants de un mois &#224; dix-neuf ans ont &#233;t&#233; plac&#233;s en r&#233;tention en vue de leur expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Parents sans papiers d'enfants scolaris&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Parents-sans-papiers-d-enfants-scolarises</link>
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		<dc:date>2006-11-16T11:15:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>817</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 13 juin 2006, une circulaire du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur tombe : elle propose aux parents sans papiers d'enfants scolaris&#233;s une aide au retour dans leur pays d'origine et, en cas de refus, une possible r&#233;gularisation &#224; titre exceptionnel et humanitaire si la famille r&#233;pond &#224; cinq crit&#232;res. Beaucoup y ont cru mais une infime partie seulement a obtenu une r&#233;gularisation. Reste le sentiment d'avoir &#233;t&#233; tromp&#233;s. Retour sur cet immense espoir rapidement transform&#233; en profonde d&#233;ception &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je ne comprends (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 13 juin 2006, une circulaire du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur tombe : elle propose aux parents sans papiers d'enfants scolaris&#233;s une aide au retour dans leur pays d'origine et, en cas de refus, une possible r&#233;gularisation &#224; titre exceptionnel et humanitaire si la famille r&#233;pond &#224; cinq crit&#232;res. Beaucoup y ont cru mais une infime partie seulement a obtenu une r&#233;gularisation. Reste le sentiment d'avoir &#233;t&#233; tromp&#233;s. Retour sur cet immense espoir rapidement transform&#233; en profonde d&#233;ception&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne comprends pas. J'&#233;tais s&#251;re d'&#234;tre r&#233;gularis&#233;e &#187;.&lt;/i&gt; Madame N. est arriv&#233;e en 2001 avec sa fille, aujourd'hui &#226;g&#233;e de dix ans. Elle a quitt&#233; l'Alg&#233;rie pour fuir un mariage forc&#233; et un mari violent. Lorsque la circulaire concernant les parents sans papiers d'enfants scolaris&#233;s est publi&#233;e le 13 juin dernier, elle est certaine de r&#233;pondre aux cinq crit&#232;res de r&#233;gularisation : &#234;tre depuis plus de deux ans en France, avoir un enfant scolaris&#233;, ne plus avoir de lien avec son pays d'origine, contribuer de mani&#232;re effective &#224; l'entretien et l'&#233;ducation des enfants, faire preuve d'une bonne int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa fille est scolaris&#233;e depuis son arriv&#233;e. Elle n'a plus aucun lien avec son pays d'origine : &lt;i&gt;&#171; Si je rentre aujourd'hui dans mon pays, je vais tout de suite en prison parce que j'ai quitt&#233; mon mari. J'ai &#233;t&#233; reni&#233;e par sa famille et la mienne. Ma fille ne parle pas un mot de sa langue maternelle &#187;&lt;/i&gt;. Elle assure que l'avenir de sa fille est en France et qu'elle fait tout pour que celle-ci parvienne &#224; son r&#234;ve : devenir une sportive de haut niveau. Sa volont&#233; d'int&#233;gration est pour elle une &#233;vidence : &lt;i&gt;&#171; Voyez comme je parle parfaitement le fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt;. Et puis elle a eu un appartement, un travail avant que ses autorisations provisoires de s&#233;jour pour raisons de sant&#233; ne soient plus renouvel&#233;es. Depuis, elle a perdu son emploi et vit dans un h&#244;tel social avec sa fille. &lt;i&gt;&#171; Je corresponds exactement aux personnes qui devaient &#234;tre r&#233;gularis&#233;es par cette circulaire &#187;&lt;/i&gt;, mart&#232;le la jeune femme, c'est d'ailleurs l'agent de la pr&#233;fecture qui le lui a fait comprendre lors de son entretien. &lt;i&gt;&#171; La dame &#233;tait tr&#232;s gentille, elle a regard&#233; tous les papiers et dit que rien ne manquait &#187;&lt;/i&gt;. Pourtant, fin ao&#251;t la r&#233;ponse est tomb&#233;e, la lettre re&#231;ue signale sans autre explication : &lt;i&gt;&#171; Votre demande n'entre pas dans le cadre du dispositif exceptionnel mis en place jusqu'au 14 ao&#251;t &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un texte opaque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La grande majorit&#233; des 33 538 personnes qui ont d&#233;pos&#233; une demande de r&#233;gularisation dans le cadre de cette circulaire ont re&#231;u une r&#233;ponse de ce type, seules 6924 personnes ont obtenu l'heureux s&#233;same : une carte de s&#233;jour vie priv&#233;e et familiale d'un an. Aucune surprise, clament toutes les associations, les jeux &#233;taient faits avant m&#234;me que les dossiers ne soient tous d&#233;pos&#233;s. Le ministre de l'Int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy, l'avait clairement annonc&#233; le 24 juillet devant les pr&#233;fets : il estimait &#224; 6000 le nombre des r&#233;gularisations sur la base de 1280 dossiers examin&#233;s &#224; cette date. Les quotas &#233;taient donc pr&#233;cis et les crit&#232;res de la circulaire devenaient des outils de r&#233;gulation arbitraire pour maintenir le cap. Volontairement flous, les trois derniers crit&#232;res laissaient le champ libre &#224; l'interpr&#233;tation des pr&#233;fectures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, cette derni&#232;re a pu fluctuer au cours de l'&#233;t&#233;.&lt;i&gt; &#171; Certaines familles ont d'abord eu le droit de d&#233;poser les dossiers puis elles ont &#233;t&#233; refus&#233;es parce que les crit&#232;res s'&#233;taient resserr&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Sarah Bela&#239;sch de la Cimade, un durcissement particuli&#232;rement visible apr&#232;s le 24 juillet (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-24-juillet-les-quotas-etaient-remplis' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Pierre Cordelier&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; L'imposition de ces quotas &#224; mi-parcours a entra&#238;n&#233; un changement d'attitude des pr&#233;fectures &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Sarah Bela&#239;sch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cet arbitraire pr&#233;visible, l'espoir a fait affluer des milliers de famille vers toutes les pr&#233;fectures de France. &lt;i&gt;&#171; Nous avons &#233;t&#233;, tout &#224; coup, confront&#233;s aux questions des familles qui se signalaient aux directions d'&#233;cole : que fait-on avec cette circulaire ? &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Muriel Casalaspro, parent d'&#233;l&#232;ve, &#233;lue de la soci&#233;t&#233; civile et responsable du comit&#233; RESF de Montreuil (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignage-de-Muriel-Casalaspro' class='spip_in'&gt;lire son t&#233;moignage&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; Aucun de mes &#233;l&#232;ves ne s'&#233;tait signal&#233; &#224; la sortie de cette circulaire,&lt;/i&gt; se rappelle Mathilde, professeur d'anglais et marraine de Gustavo, &lt;i&gt;un jeune coll&#233;gien colombien. Nous &#233;tions d&#233;j&#224; en vacances lorsque Gustavo m'a rappel&#233;e pour me dire qu'il avait besoin de papiers suppl&#233;mentaires. Branle-bas de combat : j'ai &#233;t&#233; oblig&#233;e de retourner au coll&#232;ge, de faire avec la principale une lettre de soutien, de retrouver les bulletins scolaires&#8230; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Espoir d&#233;&#231;u&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois que Mathilde s'investit dans une action militante mais, face &#224; son &#233;l&#232;ve Gustavo, &lt;i&gt;&#171; il n'&#233;tait pas possible de faire autrement &#187;&lt;/i&gt;. C'est l&#224; la force du r&#233;seau, impossible de faire autrement face &#224; des descentes de police venue chercher des enfants dans les &#233;coles. Du jamais vu qui a alli&#233; aux militants associatifs et politiques de longue date, des profs, des parents d'&#233;l&#232;ves, des directeurs d'&#233;coles qui, jusqu'alors, ignoraient tout des conditions de vie de leurs &#233;l&#232;ves ou voisins sans papiers. &lt;i&gt;&#171; Le r&#233;seau rassemble des personnes de tout bord politique, mais nous marchons tous dans le m&#234;me sens, pour la m&#234;me cause &#187;&lt;/i&gt;, souligne Bruno Camhaji qui est entr&#233; dans le comit&#233; RESF du XIXe arrondissement de Paris par conviction politique (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignage-de-Bruno-Camhaji' class='spip_in'&gt;lire son t&#233;moignage&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouveaux militants de la cause des sans-papiers ont donc eux aussi investi d'espoir cette circulaire, accompagn&#233; les familles, aid&#233; &#224; regrouper les documents, d&#233;fendu parfois leurs dossiers devant les agents des pr&#233;fectures. Malgr&#233; une m&#233;fiance partag&#233;e par tous, ils ont voulu y croire. C'&#233;tait pour Bruno Camhaji &lt;i&gt;&#171; un moyen comme un autre pour que des familles obtiennent des papiers &#187;, &#171; un espoir suppl&#233;mentaire &#187;&lt;/i&gt; pour Muriel Casalaspro. Au sein des associations traditionnelles du droit des &#233;trangers, cet espoir n'a pas &#233;t&#233; partag&#233;. Dans un document du 15 juin, deux jours apr&#232;s la sortie de la circulaire, la Cimade note : &lt;i&gt;&#171; Il convient de renoncer &#224; toute illusion. Ce n'est pas une circulaire qui entend r&#233;gulariser massivement les familles sans papiers. C'est avant tout une mesure m&#233;diatique &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus loin le document affirme : &lt;i&gt;&#171; Il faut imp&#233;rativement d&#233;conseiller aux personnes qui ne remplissent pas les crit&#232;res objectifs de se pr&#233;senter en pr&#233;fecture &#187;&lt;/i&gt;. Un imp&#233;ratif que le r&#233;seau n'a pas souhait&#233; suivre. &lt;i&gt;&#171; Notre boulot n'&#233;tait pas de trier les gens,&lt;/i&gt; souligne Pierre Cordelier, porte-parole de RESF, &lt;i&gt;lorsqu'un dossier ne rentrait pas dans la circulaire, nous le disions aux personnes mais notre principe est que nous ne d&#233;cidions pas &#224; la place des familles. Nous n'avons jamais dit : ne le faites pas car l'arbitraire &#233;tait tel que certains ont &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233;s alors qu'ils ne r&#233;pondaient pas aux crit&#232;res &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, certaines pr&#233;fectures ont refus&#233; les dossiers de familles o&#249; l'un des membres &#233;tait r&#233;gularis&#233;, d'autres n'ont &#233;tudi&#233; que les dossiers qui pr&#233;sentaient un arr&#234;t&#233; de reconduite &#224; la fronti&#232;re (APRF) dans l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, certains agents ont retenu tous les documents pr&#233;sent&#233;s, d'autres n'en ont pris que quelques-uns sans explication. Les rendez-vous en pr&#233;fecture se sont, pour certaines familles, tr&#232;s bien pass&#233;s, d'autres n'ont m&#234;me pas &#233;t&#233; re&#231;ues. Des dossiers ont &#233;t&#233; perdus, des r&#233;ponses ne sont toujours pas parvenues alors que les pr&#233;fectures assurent que tout est fini. Un traitement qui laisse un go&#251;t amer &#224; ceux qui l'ont subi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'indiff&#233;rence &#224; la col&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En principe, je devrais avoir quitt&#233; le territoire depuis hier &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse K. m&#232;re de deux petits enfants dont l'un est n&#233; en France. Ce refus, elle pr&#233;f&#232;re en rire plut&#244;t qu'en pleurer. Pourtant elle aussi &#233;tait s&#251;re d'&#234;tre r&#233;gularis&#233;e. S. &#224; c&#244;t&#233; d'elle ne peut pas en parler, les larmes lui montent tout de suite aux yeux. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas possible de jouer avec les gens comme cela &#187;&lt;/i&gt;, temp&#234;te N. R&#233;signation, douleur, col&#232;re, les r&#233;actions suite aux refus sont ambivalentes. Il arrive m&#234;me que certaines familles r&#233;gularis&#233;es culpabilisent : pourquoi eux et pas leurs voisins exactement dans la m&#234;me situation ? D'autant plus que des liens se sont cr&#233;&#233;s entre les familles lors des permanences d'information ou des actions collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous, accompagnants, familles, se sentent tromp&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Ces familles ont jou&#233; le jeu de la confiance, elles ont re&#231;u un refus, cette circulaire &#233;tait un pi&#232;ge &#187;&lt;/i&gt;, s'indigne Patrice Milliet, professeur dans un coll&#232;ge de Seine-Saint-Denis et membre de RESF. Une autre marraine, Chantal, qui a soutenu ses voisins qu'elle conna&#238;t depuis longtemps regrette qu'ils aient fait la d&#233;marche : &#171; Ils ont mont&#233; leur dossier seuls. Ils ne m'ont contact&#233;e qu'apr&#232;s avoir re&#231;u un refus accompagn&#233; d'une invitation &#224; quitter le territoire. Avant, ils &#233;taient inconnus de la pr&#233;fecture, il aurait mieux fallu qu'ils le restent &#187;. N. ne d&#233;col&#232;re pas devant cette injustice : &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s un tel traitement, soit on devient agressif et on s'en prend aux autres, soit on devient fou et on se fait mal &#224; soi-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, analyse Muriel Casalaspro : &lt;i&gt;&#171; Il est contradictoire de mettre en place une circulaire avec des crit&#232;res alors qu'au final, toutes les personnes qui r&#233;pondaient aux crit&#232;res n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. Dor&#233;navant ces familles ont peur, surtout celles qui &#233;taient jusqu'alors inconnues de l'administration. Sans cette circulaire, elles n'auraient peut-&#234;tre pas entam&#233; de d&#233;marches. Aujourd'hui, d&#233;bout&#233;es, elles se pressent aux portes des associations pour trouver une autre voie de r&#233;gularisation. &lt;i&gt;&#171; Ils nous disent : maintenant que l'administration sait que je suis l&#224; et sans papiers, il faut absolument que je trouve un moyen pour &#234;tre r&#233;gularis&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Sarah Bela&#239;sch. Or, avec la r&#233;forme du Code de l'entr&#233;e et de s&#233;jour des &#233;trangers et demandeurs d'asile (Ceseda), les possibilit&#233;s de r&#233;gularisation se sont consid&#233;rablement r&#233;duites.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'exception qui confirme la r&#232;gle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette circulaire s'inscrit dans un contexte bien particulier : une restriction drastique des possibilit&#233;s d'immigration l&#233;gale en France et de r&#233;gularisation des sans-papiers. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le texte ne pouvait s'inscrire dans un esprit de r&#233;gularisation massive mais, souligne Marie Duflo du Gisti, comme &lt;i&gt;&#171; un petit espace de d&#233;compression &#187;&lt;/i&gt; face &#224; la forte mobilisation. Elle d&#233;plore que dans le droit des &#233;trangers ce type &lt;i&gt;&#171; d'outil discr&#233;tionnaire comme cette circulaire &#187;&lt;/i&gt; qui n'a aucune valeur de droit, soit de plus en plus fr&#233;quent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile, d&#232;s lors, de faire le travail traditionnel des associations de d&#233;fense des droits des &#233;trangers pour qui l'&#233;tude scrupuleuse du droit et la revendication de son respect sont les principales armes. Elles sont d&#233;sarm&#233;es par l'arbitraire. &lt;i&gt;&#171; Il fallait aider les personnes, essentiellement les informer, surtout leur expliquer ce qu'on savait depuis le d&#233;but : cette circulaire serait pour beaucoup un pi&#232;ge &#187;&lt;/i&gt;, analyse Marie Duflo. S'il devient impossible de s'appuyer sur le droit, seule la mobilisation paye. Elle seule peut servir de d&#233;fense. Plus elle sera grande et d&#233;rangeante pour l'administration, plus la volont&#233; de s'en d&#233;barrasser sera forte pour les pr&#233;fectures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action du R&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;res est alors non seulement indispensable, mais de cette mobilisation d&#233;pend &#233;galement la r&#233;gularisation ou le rejet d'une personne. Dommage, toutefois, que dans un &#233;tat de droit, il faille en arriver l&#224; pour faire entendre le droit, th&#233;oriquement inali&#233;nable, &#224; la vie familiale et priv&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Circulaire du 13 juin 2006 : l'illusion d'une r&#233;gularisation</title>
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		<dc:date>2006-11-16T10:01:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>817</dc:subject>

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		<title>Police de proximit&#233;. Nos politiques de s&#233;curit&#233;</title>
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		<dc:subject>Ins&#233;curit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; et le sentiment qui l'accompagne ont progressivement occup&#233; le devant de la sc&#232;ne depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1970. Sebastian Roch&#233;, qui fut le premier &#224; en parler en 1993, &#224; une &#233;poque o&#249; ces questions &#233;taient rejet&#233;es au rang de pur fantasme, nous propose dans son nouvel ouvrage un &#233;tat des lieux sans concessions : le taux d'&#233;lucidation des crimes et d&#233;lits est aujourd'hui de 26,5 % contre 51 % en 1950. Pour cent d&#233;lits commis, cinquante sont port&#233;s &#224; la connaissance de la police, douze sont (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; et le sentiment qui l'accompagne ont progressivement occup&#233; le devant de la sc&#232;ne depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1970. Sebastian Roch&#233;, qui fut le premier &#224; en parler en 1993, &#224; une &#233;poque o&#249; ces questions &#233;taient rejet&#233;es au rang de pur fantasme, nous propose dans son nouvel ouvrage un &#233;tat des lieux sans concessions : le taux d'&#233;lucidation des crimes et d&#233;lits est aujourd'hui de 26,5 % contre 51 % en 1950. Pour cent d&#233;lits commis, cinquante sont port&#233;s &#224; la connaissance de la police, douze sont &#233;lucid&#233;s, huit font l'objet d'un jugement et seulement six et demi d&#233;bouchent sur une application de la peine. Le risque d'&#234;tre sanctionn&#233; est donc des plus faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les diff&#233;rents facteurs explicatifs de ce peu d'efficacit&#233;, l'organisation des forces de l'ordre qui n'a pas chang&#233; depuis l'&#233;poque de la France rurale. Premi&#232;re aberration : la ventilation des effectifs. Certains d&#233;partements comptent deux fois plus de d&#233;lits que d'autres mais b&#233;n&#233;ficient de deux fois moins de personnels pour y faire face. Seconde incoh&#233;rence : les forces de l'ordre sont r&#233;parties en plusieurs corps qui ne collaborent qu'avec r&#233;ticence (police et gendarmerie), une part non n&#233;gligeable d'entre elles &#233;tant statiques ou en disponibilit&#233; (CRS et gardes mobiles). Troisi&#232;me anachronisme : un centralisme tatillon qui fait prendre ses ordres, rendre des comptes et trouver des moyens loin du terrain, &#224; Paris. Quatri&#232;me absurdit&#233; : ce sont les plus inexp&#233;riment&#233;s et les plus jeunes des fonctionnaires qui sont envoy&#233;s dans les zones les plus sensibles. Une tentative de r&#233;forme est intervenue sous le gouvernement Jospin : la police de proximit&#233;. Elle s'est inspir&#233;e des exp&#233;riences &#233;trang&#232;res et s'est inscrite dans la continuit&#233; des r&#233;flexions des diff&#233;rents ministres de l'Int&#233;rieur qui se sont succ&#233;d&#233;. Elle chercha &#224; accro&#238;tre la disponibilit&#233; de la police et son rapprochement avec la population, &#224; am&#233;liorer son image et &#224; r&#233;&#233;quilibrer l'intervention pr&#233;ventive sur la r&#233;pression apr&#232;s coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sebastian Roch&#233; d&#233;crit le cheminement calamiteux de ce qui devait &#234;tre une r&#233;volution culturelle et qui s'av&#233;ra un fiasco. Longues h&#233;sitations d'abord, pr&#233;cipitation ensuite, transformations op&#233;r&#233;es par le haut sans consid&#233;ration des in&#233;vitables r&#233;sistances et incompr&#233;hensions du terrain, incertitudes et pas assez de temps laiss&#233; pour assimiler les nouvelles orientations, oppositions corporatistes de la hi&#233;rarchie, maladresse dans la communication, mesures trop politiques et pas assez techniques, plaqu&#233;es et abstraites, d&#233;cousues et pleines d'&#224;-coups. Pour rendre le changement l&#233;gitime, il faut user de conviction et d&#233;velopper la motivation&#8230; &#171; La r&#233;forme est un m&#233;lange de continuit&#233; et de rupture. Le dosage est certes malais&#233; &#224; r&#233;aliser, mais l'option tout en rupture est la plus p&#233;rilleuse &#187; Et c'est malheureusement cette derni&#232;re qui fut choisie, provoquant l'&#233;chec de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil 2005 (310 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le frisson de l'&#233;meute. Violences urbaines et banlieues</title>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
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&lt;p&gt;En opposition avec le mod&#232;le de la police de proximit&#233; Nicolas Sarkozy con&#231;oit une police r&#233;active, susceptible de r&#233;agir plut&#244;t que d'anticiper, d'interpeller les d&#233;linquants plut&#244;t que de pr&#233;venir les conditions de leurs actes. Les &#233;meutes de 2005 sign&#232;rent la faillite de sa strat&#233;gie. Avant qu'elles ne se d&#233;clenchent, personne ne vit rien venir, les autorit&#233;s ayant n&#233;glig&#233; ou cass&#233; les instruments leur permettant d'avoir une visibilit&#233; sur ce qui se d&#233;roule. Apr&#232;s leur extinction, alors que jamais on (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1499-97de1.jpg?1694048969' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En opposition avec le mod&#232;le de la police de proximit&#233; Nicolas Sarkozy con&#231;oit une police r&#233;active, susceptible de r&#233;agir plut&#244;t que d'anticiper, d'interpeller les d&#233;linquants plut&#244;t que de pr&#233;venir les conditions de leurs actes. Les &#233;meutes de 2005 sign&#232;rent la faillite de sa strat&#233;gie. Avant qu'elles ne se d&#233;clenchent, personne ne vit rien venir, les autorit&#233;s ayant n&#233;glig&#233; ou cass&#233; les instruments leur permettant d'avoir une visibilit&#233; sur ce qui se d&#233;roule. Apr&#232;s leur extinction, alors que jamais on n'avait interpell&#233; autant d'auteurs en m&#234;me temps, on dut faire face &#224; une augmentation de 20 % du nombre de voitures br&#251;l&#233;es lors de la Saint-Sylvestre suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sebastian Roch&#233; ne se contente pas de r&#233;duire &#224; n&#233;ant les rodomontades du ci-devant ministre de l'Int&#233;rieur. Il nous propose une analyse pr&#233;cise et d&#233;taill&#233;e de ces &#233;v&#233;nements, en commen&#231;ant par &#233;liminer les explications faciles et r&#233;ductrices. Nicolas Sarkozy, incendiaire des banlieues ? Ses r&#233;flexions sur le &#171; karcher &#187; datent de juin, les &#233;meutes &#233;clatant en octobre. Ses nouveaux propos provocateurs interviennent le 10 novembre et ne retarderont pas leur d&#233;clin. Une instrumentalisation par des bandes organis&#233;es ? Celles-ci ont tout &#224; perdre &#224; ces d&#233;sordres et au d&#233;ploiement des forces de l'ordre, ce qui ne peut que g&#234;ner leurs trafics quotidiens. Une manipulation par des groupes islamistes ? On ne peut que constater la faiblesse de la structuration id&#233;ologique du mouvement. L'expression de la mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s et de la pauvret&#233; ? Il n'y a jamais eu de corr&#233;lation automatique entre la mis&#232;re et le degr&#233; de r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe ce ne sont ni les &#233;tats b&#233;n&#233;ficiant d'une couverture sociale forte (Scandinavie) ni ceux qui en ont une particuli&#232;rement faible (Espagne ou Portugal) qui sont le th&#233;&#226;tre de tels &#233;v&#233;nements. Une &#233;pid&#233;mie provoqu&#233;e par un &#233;l&#233;ment d&#233;clencheur ? Attention &#224; l'analyse r&#233;trospective : il arrive que des incidents graves ne provoquent pas de crise et qu'une crise survienne sans qu'elle ne soit devanc&#233;e par le moindre incident. Une forme de lutte politique ou sociale ? Dr&#244;le de combat dont la cible n'est pas le pouvoir, mais les v&#233;hicules de voisins gu&#232;re mieux lotis que les incendiaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles peuvent &#234;tre alors les explications de ces &#233;meutes ? L'auteur propose un tableau qui ne privil&#233;gie pas un facteur sur un autre mais et ne peut se comprendre que dans une approche globale et convergente. La concentration de jeunes et plus particuli&#232;rement de jeunes issus des minorit&#233;s plus que tout autre stigmatis&#233;es par une police ex&#233;cr&#233;e, constitue un terreau particuli&#232;rement favorable &#224; l'explosion. Une &#233;motion initiale suivie par des affrontements intenses est d'autant plus propice &#224; son extension que les autorit&#233;s tardent &#224; r&#233;agir. On est l&#224; dans le registre des charivari et carnavals du Moyen-&#226;ge au cours desquels la r&#232;gle sociale &#233;tait suspendue et qui mettaient en jeu le plaisir et la stimulation que provoquent la confrontation au risque et le sentiment de faire peur. Mais qu'importe : &#171; Essayer de comprendre, c'est d&#233;j&#224; excuser &#187;, a affirm&#233; Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2006, (228 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Que faire de nos quartiers en souffrance ?</title>
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&lt;p&gt;Un an apr&#232;s les violences urbaines qui ont rappel&#233; une nouvelle fois au pays le d&#233;labrement de sa coh&#233;sion sociale, le S&#233;nat vient de rendre ses conclusions sur le bilan et les perspectives des politiques conduites dans les quartiers en difficult&#233;. Le moins que l'on puisse &#233;crire est que la situation va se d&#233;t&#233;riorant. Soixante-dix propositions ont, une fois encore, &#233;t&#233; &#233;mises &lt;br class='autobr' /&gt;
Inaugurant la politique de la Ville, un premier programme Habitat et vie sociale avait &#233;t&#233; lanc&#233; il y a trente ans (1977), (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un an apr&#232;s les violences urbaines qui ont rappel&#233; une nouvelle fois au pays le d&#233;labrement de sa coh&#233;sion sociale, le S&#233;nat vient de rendre ses conclusions sur le bilan et les perspectives des politiques conduites dans les quartiers en difficult&#233;. Le moins que l'on puisse &#233;crire est que la situation va se d&#233;t&#233;riorant. Soixante-dix propositions ont, une fois encore, &#233;t&#233; &#233;mises&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Inaugurant la politique de la Ville, un premier programme Habitat et vie sociale avait &#233;t&#233; lanc&#233; il y a trente ans (1977), suivi trois ans plus tard du concept de d&#233;veloppement social des quartiers (DSQ) et de la cr&#233;ation de zones d'&#233;ducation prioritaire (ZEP). Trois d&#233;cennies plus tard, marcherions-nous &#224; reculons ? &#192; la suite des violences urbaines de l'automne 2005, le S&#233;nat avait install&#233; une &#171; mission commune d'information sur le bilan et les perspectives d'avenir des politiques conduites envers les quartiers en difficult&#233; depuis une quinzaine d'ann&#233;es &#187; [1991 = loi sur la dotation &#224; la solidarit&#233; urbaine (DSU) pour une solidarit&#233; accrue entre communes riches et pauvres ; loi d'orientation pour la ville (LOV) pour davantage de mixit&#233; sociale].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante auditions et tables rondes, un questionnaire exp&#233;di&#233; aux maires des communes de plus de 10 000 habitants, une dizaine de d&#233;placements en France (dont outre-mer) et en Europe (Bruxelles, Barcelone, Rotterdam, Londres) ont permis aux vingt-huit s&#233;nateurs concern&#233;s, de tout bord politique, de trouver quelques points d'appui. Fait &#224; souligner, dans la mesure o&#249; le rapport final n'a pas rencontr&#233; de franche opposition (abstention des &#233;lus socialistes et communistes, mais aucune voix contre), alors que jusqu'&#224; pr&#233;sent, la seule question de la police de proximit&#233; (&#224; r&#233;activer d'urgence, selon un des axes du rapport) &#233;tait sujet de clivage entre gauche et droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, le constat est sans concession&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Rapport t&#233;l&#233;chargeable sur le site du S&#233;nat' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
. L'&#233;cole ne remplit plus son r&#244;le dans ces quartiers, la stigmatisation/discrimination y est galopante, le d&#233;veloppement &#233;conomique plus qu'incertain, les services de l'&#201;tat de plus en plus absents, les rapports entre jeunes et policiers ex&#233;crables (&#171; &#224; tel point qu'une logique de harc&#232;lement r&#233;ciproque semble s'&#234;tre instaur&#233;e &#187;, constate l'&#233;crit), etc. &#171; Les politiques de peuplement men&#233;es depuis trente ans dans certains quartiers ont abouti &#224; la constitution de &#8220;ghettos urbains&#8221; qui concentrent aujourd'hui toutes les difficult&#233;s &#187;, observe cr&#251;ment Pierre Andr&#233;, s&#233;nateur de l'Aisne et rapporteur : taux de ch&#244;mage deux fois sup&#233;rieur &#224; la moyenne nationale, trois fois plus de m&#233;nages pauvres que sur le reste du territoire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#224; aussi, incantation &#224; l'infini ? On conna&#238;t depuis longtemps les rem&#232;des&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le rapport final va &#233;grener soixante-dix propositions f&#233;d&#233;r&#233;es en quatre axes principaux : &#171; Une priorit&#233; : 100 % des jeunes en activit&#233; &#187; &#8212; via un emploi, une formation, un service civil ou un contrat aid&#233; &#8212; affirme audacieusement le premier item. Le renforcement des liens entre l'&#233;cole et l'entreprise (parrainages, valorisation des fili&#232;res professionnelles) et la cr&#233;ation d'un &#171; compte mobilit&#233; emploi &#187; seraient cens&#233;s changer la donne. Deuxi&#232;me piste, renforcer la pr&#233;sence de l'&#201;tat et des services publics dans les quartiers (depuis combien d'ann&#233;es r&#233;p&#232;te-t-on la m&#234;me exigence ?) : r&#233;activation de la police de proximit&#233;, majoration des indemnit&#233;s des fonctionnaires, renforcement de la pr&#233;sence des professionnels de sant&#233; et du r&#244;le des associations (&#171; lib&#233;r&#233;es de la &#171; chasse aux subventions &#187;). Mais souvenons-nous : tous les derniers gouvernements ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fortement et r&#233;guli&#232;rement incit&#233;s &#224; mettre en &#339;uvre la plupart de ces mesures&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me priorit&#233; : red&#233;finir un projet urbain coh&#233;rent pour &#171; casser les ghettos &#187;, principalement en sanctuarisant les cr&#233;dits de l'Agence nationale pour la r&#233;novation urbaine (ANRU). D&#233;velopper la mixit&#233; sociale par des incitations fiscales, favoriser l'accession &#224; la propri&#233;t&#233; dans ces quartiers, garantir la stabilit&#233; des loyers lors des op&#233;rations de r&#233;novation urbaine, favoriser la cr&#233;ation d'entreprises : l&#224; aussi, incantation &#224; l'infini ? On conna&#238;t, et depuis longtemps, les rem&#232;des. Dernier volet, une &#171; nouvelle gouvernance de la politique de la ville &#187; : un ministre d'&#201;tat comp&#233;tent en la mati&#232;re, une loi quinquennale d'orientation et de programmation pour la ville, et aussi une loi sp&#233;cifique concernant la seule Seine-Saint-Denis, &#171; pouvant d&#233;roger au droit commun notamment dans les domaines de l'emploi, de l'&#233;ducation et du logement, en donnant des comp&#233;tences accrues aux collectivit&#233;s locales &#187;&#8230; Par ailleurs, un contr&#244;le du ciblage des cr&#233;dits affect&#233;s par les minist&#232;res aux quartiers en difficult&#233; est recommand&#233;, de m&#234;me que le renforcement du r&#244;le des communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais&#8230; Outre cette &#233;nonciation sans effet de m&#234;mes pr&#233;conisations depuis des ann&#233;es (en 1995 par exemple, la Cour des comptes avait lanc&#233; un certain nombre de propositions identiques), force est de constater que les orientations actuelles s'inscrivent plut&#244;t en sens inverse des recommandations s&#233;natoriales : loi SRU sur les 20 % de logements sociaux absolument pas appliqu&#233;e, trop plein d'organismes empil&#233;s et mal coordonn&#233;s, etc. Bref, ces rapports servent-ils &#224; quelque chose ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport t&#233;l&#233;chargeable sur le site du &lt;a href=&#034;http://www.senat.fr/themes/tr5.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;S&#233;nat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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