<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=438&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La crise d'adolescence, une fable ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-crise-d-adolescence-une-fable-9155</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-crise-d-adolescence-une-fable-9155</guid>
		<dc:date>2006-10-26T09:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>814</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-814-" rel="tag"&gt;814&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9155-7dc00.png?1693570643' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_814_-_basse_def.pdf" length="15015264" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; &#192; l'adolescence, tout le monde ne dispose pas des m&#234;mes cartes &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-l-adolescence-tout-le-monde-ne-dispose-pas-des-memes-cartes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/A-l-adolescence-tout-le-monde-ne-dispose-pas-des-memes-cartes</guid>
		<dc:date>2006-10-26T07:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>814</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Claude Seron, psychologue et formateur &#224; l'association belge Parole d'enfants. Il vient de publier &#171; Au secours, on veut m'aider ! Venir en aide aux adolescents en r&#233;volte, en rupture, en d&#233;tresse &#187; aux &#233;ditions Faber (lire la critique). &lt;br class='autobr' /&gt;
Pensez-vous qu'il existe une crise d'adolescence que traverserait tout &#234;tre humain au moment de la pubert&#233; ? La r&#233;ponse d&#233;pend d'abord de la position d'o&#249; l'on parle. Si je m'exprime en tant que parent de deux enfants, aujourd'hui devenues adultes, je dirais (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-814-" rel="tag"&gt;814&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Claude Seron, psychologue et formateur &#224; l'association belge Parole d'enfants. Il vient de publier &#171; Au secours, on veut m'aider ! Venir en aide aux adolescents en r&#233;volte, en rupture, en d&#233;tresse &#187; aux &#233;ditions Faber (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Au-secours-on-veut-m-aider-tome-1' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous qu'il existe une crise d'adolescence que traverserait tout &#234;tre humain au moment de la pubert&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse d&#233;pend d'abord de la position d'o&#249; l'on parle. Si je m'exprime en tant que parent de deux enfants, aujourd'hui devenues adultes, je dirais pour l'une, que l'on peut traverser l'adolescence sans manifester de signe inqui&#233;tant de mal de vivre et pour l'autre, que la crise d'adolescence peut advenir apr&#232;s vingt ans. Vous me r&#233;pondrez sans doute que la monographie a davantage un caract&#232;re anecdotique que d&#233;monstratif. Par contre, la pratique clinique dans un h&#244;pital pour adolescents suicidaires, anorexiques,&#8230; conduit &#224; des constatations qui, r&#233;p&#233;t&#233;es, am&#232;nent &#224; la formulation d'hypoth&#232;ses cr&#233;dibles mais peut-&#234;tre quelque peu biais&#233;es par le travail aux c&#244;t&#233;s des ados aux trajectoires les plus douloureuses. Quant aux sociologues, ils travaillent souvent &#224; partir de cohortes (ici d'adolescents) beaucoup plus importantes, recrut&#233;es dans les &#233;coles o&#249; l'on trouve des jeunes qui, pour la plupart, sont relativement adapt&#233;s aux contraintes de la vie en soci&#233;t&#233;. Avec les temps qui changent, les signes ext&#233;rieurs d'affirmation de la diff&#233;rence par rapport au monde des adultes &#233;voluent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si l'on observe dans les rues nombre d'adolescents, pas n&#233;cessairement longilignes, se promener avec des jeans taille basse qui ne couvrent qu'&#224; moiti&#233; les fesses ou des tee-shirts qui laissent entrevoir le nombril, on imagine que les jeunes d'aujourd'hui ont moins de pudeur ou moins de difficult&#233; avec l'image de leur corps que nous, &#224; leur &#226;ge. Difficile de se prononcer ! Nous savons pourtant, &#224; travers les entretiens que nous avons avec des jeunes en difficult&#233;, que la peur de ne pas &#234;tre accept&#233;s, reconnus et aim&#233;s est pourtant aussi r&#233;elle de nos jours qu'il y a trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N'avons-nous pas tendance &#224; confondre la totalit&#233; d'une classe d'&#226;ge avec sa minorit&#233; la plus voyante et la plus bruyante et &#224; les enfermer l'une et l'autre dans la m&#234;me probl&#233;matique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il me semble important de d&#233;couper plus finement et d'inscrire la p&#233;riode de l'adolescence de chaque jeune dans une histoire, dans un contexte. Tous les enfants n'entrent pas dans l'adolescence avec les m&#234;mes cartes ; certains disposent d'as, de rois, de dames, de valets tandis que d'autres doivent se d&#233;brouiller avec des cartes sans image. Il est plus probable que les premiers, &#233;tay&#233;s par un style d'attachement serein, traverseront cette p&#233;riode charni&#232;re au rythme d'un long fleuve tranquille comme s'ils se laissaient porter par une esp&#232;ce de maturation naturelle. &#192; l'inverse de ce processus &#233;volutif, les seconds (qui ont d&#251; se construire sur du chaotique, souvent &#224; la suite d'&#233;v&#233;nements traumatiques) conna&#238;tront plus souvent une v&#233;ritable r&#233;volution au moment de l'av&#232;nement de la pubert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre l'adolescent investi dans des activit&#233;s humanitaires, soucieux d'&#339;uvrer activement &#224; la protection de l'environnement, rayonnant au sein de groupes favorisant l'&#233;panouissement personnel et collectif d'une part, et d'autre part, le jeune anxieux de toute nouvelle relation, p&#233;tri d'angoisse &#224; l'id&#233;e d'&#234;tre rejet&#233; et abandonn&#233;, tant&#244;t consommateur de drogues dures pour anesth&#233;sier sa douleur, tant&#244;t provocateur et violent pour tenter de ma&#238;triser ses peurs, r&#233;guli&#232;rement habit&#233; de sentiments ambivalents li&#233;s aux images parentales inconsistantes ; entre ces deux extr&#234;mes, il y a de la place pour de multiples profils. En ce qui concerne les plus bruyants, je dirais que par opposition &#224; un adolescent qui sait qu'il a sa place au sein de sa famille et qui s'y sent aim&#233;, le jeune, qui s'exprime dans la rue, dans la cit&#233; ou dans le hall de son HLM, doit recourir &#224; un certain degr&#233; d'amplification pour chercher un exutoire &#224; ses souffrances incommunicables. Certes, ces manifestations tapageuses provoquent dans le quartier des sentiments d'ins&#233;curit&#233; bien l&#233;gitimes, eux aussi. Le nier est une autre mani&#232;re de faire le lit des politiques les plus extr&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face aux &#233;ventuelles difficult&#233;s de cette classe d'&#226;ge, que r&#233;pondre aux adolescents en restant au plus pr&#232;s de ce qu'ils vivent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord s'interroger sur la signification et la fonction possibles des comportements perturb&#233;s. Quel est le contexte relationnel mais aussi soci&#233;tal qui leur donne tout leur sens ? Par exemple, ce que certains parents tr&#232;s ab&#238;m&#233;s ont d&#251; encaisser, ils ont tendance &#224; l'exporter sur le dos de leurs enfants. Ceux-ci se transforment alors en &#233;ponges qui absorbent la souffrance non dig&#233;r&#233;e de leurs parents et la r&#233;gurgitent sous forme de comportements inqui&#233;tants. Ainsi de ces parents d&#233;pressifs que leurs enfants ont parfois du mal &#224; animer ou &#224; r&#233;animer. Tant qu'il doit faire face au conflit, le parent est dans la vie. Sinon, c'est le risque du retrait et de la mort qui s'impose. Si l'on adopte le grand angle, ce qui est d&#233;nonc&#233; comme un accroissement de la violence des jeunes peut se traduire comme une augmentation de leurs sentiments d'angoisse et d'incertitude face &#224; ce que notre soci&#233;t&#233; a r&#233;ellement &#224; leur offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux besoins apparemment contradictoires de l'adolescent, besoins rarement verbalis&#233;s (s&#233;curit&#233; versus ind&#233;pendance), nous devons faire preuve d'une grande capacit&#233; d'adaptation pour pouvoir intervenir sur un large &#233;ventail d'attitudes qui vont de la confrontation ferme pour restaurer un cadre contenant et apaisant, &#224; la pr&#233;sence silencieuse camp&#233;e par un adulte capable de s'effacer afin que le jeune puisse prendre la mesure de ses possibilit&#233;s. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les adultes favoriseront le d&#233;veloppement de l'estime de soi et les capacit&#233;s d'autonomie des jeunes en leur offrant des moyens d'&#233;mancipation et de socialisation. Or, pour les ados en rupture, les clubs sportifs, les foyers culturels et les mouvements de jeunesse ne pr&#233;sentent que peu d'attrait. Ils ont des d&#233;ficits qui constituent des freins &#224; leur insertion dans des groupes organis&#233;s : la peur de ne pas &#234;tre &#224; la hauteur de toute activit&#233; &#224; coloration &#171; un tant soit peu culturelle &#187;, le manque de moyens financiers, la difficult&#233; de se plier &#224; des r&#232;gles et des horaires r&#233;guliers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas prendre le risque d'&#234;tre catalogu&#233; par ses pairs, le meilleur rem&#232;de n'est-il pas de ne prendre aucune initiative, quitte &#224; passer toute la journ&#233;e devant la t&#233;l&#233; ou &#224; errer dans les rues ? Il est d&#232;s lors indispensable d'aller vers eux, munis de patience, de t&#233;nacit&#233; et de respect, en se souvenant que ce n'est pas &#224; une activit&#233; ou &#224; un projet que l'adolescent va s'attacher mais &#224; un adulte qui s'investit. Il est important de leur montrer, dans la dur&#233;e, qu'ils ont une valeur et qu'ils sont dignes d'estime et d'amour, y compris ceux qui mettent &#224; l'&#233;preuve la relation &#224; travers des comportements provocants. Les positions de neutralit&#233;, d'&#233;coute &#224; distance sont insuffisantes pour constituer des exp&#233;riences correctrices pour ces adolescents carenc&#233;s qui ont v&#233;cu dans le r&#233;el rejets, stigmatisation et abandons. Les attitudes des adultes trop peu directifs sont souvent interpr&#233;t&#233;es comme de l'indiff&#233;rence et du d&#233;sengagement. Les lieux de vie aseptis&#233;s o&#249; n'existent ni le conflit, ni la contradiction, ni la prise de risque sont des mus&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crise d'adolescence, une fable ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-crise-d-adolescence-une-fable</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-crise-d-adolescence-une-fable</guid>
		<dc:date>2006-10-26T07:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>814</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;tape de la vie comme une autre, l'adolescence est stigmatis&#233;e et fait l'objet de nombreux a priori : le malaise de quelques-uns &#233;tant &#233;tendu &#224; tous les autres. Mais suffit-il vraiment d'accepter l'adolescent comme une personne &#224; part enti&#232;re mais en devenir, avec ses doutes et ses angoisses, pour &#233;viter le conflit ? Analyse crois&#233;e entre le sociologue Michel Fize pour lequel la crise d'adolescence n'existe pas et le psychiatre Xavier Pommereau pour qui au contraire l'absence de crise serait inqui&#233;tante (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-814-" rel="tag"&gt;814&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;tape de la vie comme une autre, l'adolescence est stigmatis&#233;e et fait l'objet de nombreux a priori : le malaise de quelques-uns &#233;tant &#233;tendu &#224; tous les autres. Mais suffit-il vraiment d'accepter l'adolescent comme une personne &#224; part enti&#232;re mais en devenir, avec ses doutes et ses angoisses, pour &#233;viter le conflit ? Analyse crois&#233;e entre le sociologue Michel Fize pour lequel la crise d'adolescence n'existe pas et le psychiatre Xavier Pommereau pour qui au contraire l'absence de crise serait inqui&#233;tante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De tous les &#226;ges de la vie, l'adolescence est celui qui a certainement &#233;t&#233; le plus &#233;tudi&#233;. Plusieurs raisons &#224; cet int&#233;r&#234;t. Il faut d'abord &#233;voquer une grande visibilit&#233; : rien de moins discret qu'un groupe d'ados d&#233;ambulant dans la ville, chahutant, s'esclaffant, s'&#233;talant sur les marches d'une mairie, dans le hall d'un immeuble ou dans les galeries d'un supermarch&#233;. Il faut ensuite parler de l'inqui&#233;tude r&#233;currente des adultes &#224; l'&#233;gard de la jeune g&#233;n&#233;ration qui monte. A toutes les &#233;poques, on a vu d'un mauvais &#339;il les manifestations bruyantes de cette classe d'&#226;ge. Jean-Pierre Chev&#232;nement, alors ministre de l'Int&#233;rieur, en d&#233;signant les jeunes d&#233;linquants de &#171; sauvageons &#187; et Nicolas Sarkozy, son successeur, en se promettant de nettoyer les quartiers de cette engeance &#171; au Karcher &#187;, ne faisaient finalement que reprendre l'appr&#233;ciation que l'on peut lire sur une poterie d'argile babylonienne datant de plus de 3000 ans &#171; Cette jeunesse est pourrie jusqu'au fond du c&#339;ur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme les jeunes d'autrefois &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature consacr&#233;e &#224; l'adolescence se r&#233;sume &#224; l'&#233;vocation de probl&#232;mes propres &#224; cette p&#233;riode de la vie, faisant dispara&#238;tre les jeunes derri&#232;re les seules difficult&#233;s qu'ils g&#233;n&#232;rent. L'adolescent serait ainsi en danger plus ou moins permanent tant pour lui-m&#234;me que pour les autres, &#224; cause d'une mont&#233;e de pulsions &#224; l'origine d'une exaltation d&#233;bordante, d'une &#233;nergie sans limites et d'une culture d'opposition syst&#233;matique. Le sociologue Michel Fize refuse ce d&#233;terminisme brutal, qu'il accuse d'&#234;tre une entreprise de stigmatisation de la jeunesse. Non, la crise d'adolescence n'existe pas, affirme-t-il&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans &#171; Ne m'appelez plus jamais crise &#187;, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2003, (lire la critique) (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Oui, il y a bien un bonheur &#224; &#234;tre adolescent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans &#171; Le bonheur d'&#234;tre adolescent &#187;, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2005, (lire la critique) Michel (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, cet auteur aurait-il raison contre tout le monde ? Les milliers de praticiens, qui c&#244;toient au quotidien les adolescents, se sont-ils vraiment fourvoy&#233;s en confondant la minorit&#233; de jeunes &#224; probl&#232;mes avec celles et ceux qui ne se font jamais remarquer, car vivant &#224; bas bruit une adolescence sereine et &#233;panouie ? Nous proposons au lecteur de se faire sa propre opinion en confrontant les arguments de deux ouvrages r&#233;cents, fort bien &#233;crits et document&#233;s tous les deux, mais qui se placent l'un et l'autre dans une perspective oppos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Crise ou pas crise ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Xavier Pommereau est psychiatre et chef de service au p&#244;le aquitain de l'adolescent du CHU de Bordeaux. Autant dire que les adolescents, il sait ce que sait pour en voir d&#233;filer dans son service &#224; longueur de journ&#233;e. Son propos est tr&#232;s tranch&#233;. Au moment de la pubert&#233;, explique-t-il, l'enfant qu'on a pris plaisir &#224; voir grandir se transforme en &#233;tranger grognon et d&#233;sagr&#233;able. L'ado qui vient d'&#233;merger a besoin de se heurter aux fronti&#232;res symboliques que nous mettons en place et de les contester. Quoiqu'ils fassent, les parents ont le sentiment que &#231;a n'ira jamais comme il le faudrait. Bien que pr&#233;venus et pr&#233;venants, la crise d'adolescence prend le plus souvent par surprise des parents qui souffrent d'une confrontation qui constitue sur le plan narcissique une attaque de leur place devenue bien moins gratifiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, cette crise normale est incontournable &#224; l'heure o&#249; la m&#233;tamorphose du corps sexualise toutes les relations, continue-t-il. &#171; Il n'y a pas d'adolescence tranquille ou &#233;conomique. Et si tel est le cas, il faudrait plut&#244;t s'en inqui&#233;ter &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Ado &#224; fleur de peau &#187;, Xavier Pommereau, &#233;d. Albin Michel, 2006, (lire la (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Michel Fize s'insurge contre ce type de th&#232;se. Certes, reconna&#238;t-il, lorsque l'adolescent para&#238;t, l'inqui&#233;tude des parents redouble. Rien d'&#233;tonnant &#224; cela : cette p&#233;riode de la vie de l'homme tend &#224; ne laisser voir dans les relations entre les adolescents et leur famille ou entre la jeunesse et la soci&#233;t&#233; qu'une suite de crises et de conflits. Il est bien plus facile de parler d'une pathologie que d'un &#233;tat de bonne sant&#233;, d'un mal-&#234;tre que d'un bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les repr&#233;sentations qu'on peut avoir d'un ph&#233;nom&#232;ne ne font pas que d&#233;crire, elles peuvent tout autant prescrire et enfermer notre perception dans un processus de g&#233;n&#233;ralisation abusif. On n'&#233;voque l'adolescence qu'au travers de comportements n&#233;gatifs qui rel&#232;vent du trop ou du trop peu : nous avons &#224; cet &#233;gard d'incorrigibles pr&#233;jug&#233;s. &#171; La pr&#233;tendue crise d'adolescence est une fable - plus encore une imposture - (&#8230;) la plupart des adolescents ne rencontrent jamais cette pr&#233;tendue p&#233;riode d&#233;licate &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; L'adolescent est une personne &#187;, Michel Fize, &#233;d. du Seuil, 2006, (lire la (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Voyons n&#233;anmoins dans le d&#233;tail ce qu'on s'attend &#224; rencontrer &#224; l'adolescence et ce qu'en disent nos deux auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qui caract&#233;rise l'adolescence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'adolescence est marqu&#233;e par un certain nombre de manifestations bien caract&#233;ristiques &#224; cet &#226;ge. Ainsi, le sujet va-t-il devoir habiter un corps qui lui est devenu inconnu et &#233;tranger, comme le montre fort bien Xavier Pommereau. Il a surtout l'impression de subir cette m&#233;tamorphose et d'&#234;tre trahi par son organisme alors m&#234;me que ce dernier ne lui posait jusque l&#224; pas de probl&#232;mes particuliers. Ces remaniements physiques ne sont pas sans provoquer une mise &#224; distance (dont on retrouve les effets dans les probl&#232;mes d'hygi&#232;ne quotidienne) ou une tentative de reprise de contr&#244;le (au travers par exemple des piercings et autres tatouages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nenni r&#233;plique Michel Fize : c'est avec plaisir que l'adolescent va perdre progressivement son enveloppe charnelle d'enfant. Il ne subit pas son nouveau corps. Il est tout au contraire le spectateur ravi et attentif de sa transformation. Le gar&#231;on assiste au doublement de sa masse musculaire, ce qui lui va lui permettre d'exprimer de nouvelles potentialit&#233;s. La fille voit na&#238;tre les signes de sa f&#233;minit&#233;. L'un et l'autre consid&#232;rent ces changements pubertaires comme de formidables atouts qui les rapprochent de l'apparence adulte. Que disent nos deux auteurs des comportements &#224; risque, v&#233;ritables conduites ordaliques : griller les feux rouges sans aucune visibilit&#233;, slalomer &#224; deux-roues &#224; contre-courant des voitures, se faire tirer en skate par un v&#233;hicule lanc&#233; &#224; toute vitesse&#8230; ? Xavier Pommereau rappelle que les accidents de la route repr&#233;sentent la premi&#232;re cause d'accidents chez les 15-24 ans (et &#224; l'origine de 40 % de la mortalit&#233; des 15-19 ans) : &#171; On a bien compris que les prises de risque &#224; l'adolescence sont in&#233;vitables &#187; (p.200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le &#171; barom&#232;tre sant&#233; jeunes &#187; de 1997-1998, cit&#233; par Michel Fize, seulement 15 % des jeunes interrog&#233;s reconnaissent avoir fait quelque chose de dangereux par plaisir ou par d&#233;fi au cours du mois pr&#233;c&#233;dent l'enqu&#234;te. Autrement dit, 85 % des adolescents choisissent de ne pas prendre de risque. &#171; La prise de risque se retrouve aussi chez les adultes. Les &#233;tudes montrent m&#234;me que, dans certains domaines, les adolescents sont plus prudents que certains adultes &#187; (p.66) Quant &#224; l'accusation de g&#233;n&#233;ralisation abusive, Xavier Pommereau a bien garde de confondre crise d'adolescence et adolescent en crise. La premi&#232;re correspond au bouleversement de la pubert&#233; qui ne peut se concevoir sans tensions, sans exasp&#233;rations ni manifestations violentes. Pour &#233;prouvantes qu'elles soient tant pour le sujet que pour son entourage, affirme-t-il, ses manifestations restent mesur&#233;es et globalement contenues. Elles seront en outre profitable &#224; l'adolescent qui en sort comme r&#233;g&#233;n&#233;r&#233; et devient &#224; son issue pr&#234;t &#224; int&#233;grer le monde adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout autre est cette adolescence en crise, que l'on chiffre &#224; environ 15 % d'une classe d'&#226;ge, et qui est amen&#233;e &#224; toucher le fond pour se sentir exister et s'&#233;prouver, mais aussi pour obtenir une reconnaissance sociale (ne serait-ce que celle de sa souffrance). Pour Michel Fize, c'est justement la focalisation sur ces 15 % qui est responsable de la survalorisation des dimensions les plus bruyantes du changement pubertaire. A cet &#226;ge, le corps ne peut &#234;tre con&#231;u qu'en &#233;bullition, l'esprit que tortur&#233;, la sexualit&#233; que tr&#233;buchante, la parure qu'excentrique, le langage que vulgaire et la musique que rebelle. Alors que &#171; l'adolescent est en d&#233;finitive un &#234;tre essentiellement normal, qui a des &#233;tats d'&#226;me, &#224; qui il arrive de ressentir de la tristesse, d'avoir des sautes d'humeur &#187; (p.53) finalement comme tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut supposer qu'&#224; force de ne voir dans l'adolescence qu'un &#226;ge &#224; probl&#232;me, on peut fort bien induire chez les jeunes une attitude qui vienne conforter l'image qu'on leur renvoie. C'est ce qu'on appelle une proph&#233;tie autor&#233;alisatrice : en interpr&#233;tant ces comportements au travers du seul et m&#234;me filtre de la crise d'adolescence, on ne risque gu&#232;re de se tromper. Mais si l'on veut bien lire l'itin&#233;raire de l'&#234;tre humain comme un continuum &#233;volutif qui le fait passer par une multitude de crises, celle de l'adolescence n'est que l'une des nombreuses p&#233;riodes difficiles que chacun vit tout au long de son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, peut-on banaliser ou minorer ces conduites d'opposition que la psychanalyse nous pr&#233;sente comme les manifestations de la r&#233;activation des conflits et des processus de remaniements identificatoires ? Mais, alors, que dire des gar&#231;ons et filles qui ont le malheur de vivre cette p&#233;riode de vie avec s&#233;r&#233;nit&#233; et &#233;quilibre ? Faut-il ouvrir une unit&#233; sp&#233;cialis&#233;e pour les soigner ? C'est finalement, et une fois de plus, au support th&#233;orique de se plier &#224; la r&#233;alit&#233; qu'il rencontre et non &#224; cette r&#233;alit&#233; de se trouver invalid&#233;e parce qu'elle ne correspondrait pas aux sch&#233;mas &#233;labor&#233;s pour la comprendre. Quelles que soient leurs divergences, Xavier Pommereau et Michel Fize se retrouvent, et cela est heureux, sur l'attitude &#224; adopter face aux ados. Le premier propose aux &#233;ducateurs de trouver face aux adolescents &#171; un espace de confrontation o&#249; les protagonistes doivent n&#233;gocier, trouver des compromis pour fixer une fronti&#232;re mutuellement reconnue &#187; (p.11) l&#224; o&#249; le second conseille : &#171; L'essentiel est dans l'&#233;change. Expliquez-vous, argumentez. Construisez le dialogue avec les adolescents &#187; (p.221). Comme quoi, avec des pr&#233;suppos&#233;s diff&#233;rents, on peut n&#233;anmoins en arriver parfois &#224; des conclusions parall&#232;les (&lt;a href='https://www.lien-social.com/A-l-adolescence-tout-le-monde-ne-dispose-pas-des-memes-cartes' class='spip_in'&gt;lire &#233;galement le point de vue de Claude Seron, psychologue&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans &#171; Ne m'appelez plus jamais crise &#187;, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2003, (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ne-m-appelez-plus-jamais-crise' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;) Michel Fize explique que la v&#233;ritable source de ce qu'on prend &#224; tort pour une crise d'adolescence n'est autre que la r&#233;volte provoqu&#233;e par des attitudes parentales qui n'acceptent pas que leur enfant puisse exister par lui-m&#234;me en se d&#233;tachant progressivement de leur emprise&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans &#171; Le bonheur d'&#234;tre adolescent &#187;, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2005, (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-bonheur-d-etre-adolescent' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;) Michel Fize pr&#233;sente les ados comme des sujets qui ne sont ni forc&#233;ment immatures, ni forc&#233;ment violents, ni obligatoirement opposants n&#233;s, mais au contraire, qui regorgent d'intelligence et de capacit&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Ado &#224; fleur de peau &#187;, Xavier Pommereau, &#233;d. Albin Michel, 2006, (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Ado-a-fleur-de-peau-Ce-que-revele-son-apparence' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'adolescent est une personne &#187;, Michel Fize, &#233;d. du Seuil, 2006, (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-adolescent-est-une-personne' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ado &#224; fleur de peau. Ce que r&#233;v&#232;le son apparence</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ado-a-fleur-de-peau-Ce-que-revele-son-apparence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ado-a-fleur-de-peau-Ce-que-revele-son-apparence</guid>
		<dc:date>2006-10-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>814</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage qui donnera le sentiment &#224; beaucoup de lecteurs d'avoir d&#233;j&#224; vu quelque part ce qu'il lit. Que son enfant pub&#232;re vienne &#224; entrer dans la pi&#232;ce o&#249; il est all&#233; chercher un peu de tranquillit&#233; pour lire cet ouvrage et il comprendra enfin son sentiment de familiarit&#233;. Xavier Pommereau plonge ses descriptions dans un v&#233;cu qui est partag&#233; par un certain nombre de parents et d'&#233;ducateurs. Ce qui en fait tout l'int&#233;r&#234;t. Chacun le sait, l'adolescence est synonyme de remaniements tant physiques que (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-814-" rel="tag"&gt;814&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton1469-b00cd.jpg?1693570643' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage qui donnera le sentiment &#224; beaucoup de lecteurs d'avoir d&#233;j&#224; vu quelque part ce qu'il lit. Que son enfant pub&#232;re vienne &#224; entrer dans la pi&#232;ce o&#249; il est all&#233; chercher un peu de tranquillit&#233; pour lire cet ouvrage et il comprendra enfin son sentiment de familiarit&#233;. Xavier Pommereau plonge ses descriptions dans un v&#233;cu qui est partag&#233; par un certain nombre de parents et d'&#233;ducateurs. Ce qui en fait tout l'int&#233;r&#234;t. Chacun le sait, l'adolescence est synonyme de remaniements tant physiques que psychiques. Le jeune cherche &#224; se construire une image qui lui permette d'&#234;tre reconnu comme sujet &#224; part enti&#232;re. Il le fait en projetant hors de lui ses angoisses, en marquant sa diff&#233;rence et en suscitant des zones d'affrontement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face de lui ses parents sont eux-m&#234;mes parfois en pleine remise en cause : &#171; En miroir de l'ado qui &#8220;fait sa crise'', c'est &#224; dire qui se cherche et tente d'affirmer son identit&#233;, les parents sont renvoy&#233;s &#224; leur propre crise, celle du milieu de vie.&#8221; &#187; (p.16). L'adolescent commence par faire corps avec sa chambre, recouvrant les murs qu'on peut consid&#233;rer comme une seconde peau, de posters plus ou moins provocants. Le d&#233;sordre qui y r&#232;gne est proportionnel au tumulte qui l'agite. Mais moins on respectera son territoire, plus il se radicalisera, en se h&#233;rissant de piques et de barbel&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme au travers de ces piercings et tatouages qu'on a vu se multiplier depuis une dizaine d'ann&#233;e et qui sont autant de tentatives de se r&#233;approprier ce corps qui &#224; force de tant de bouleversements semble tant leur &#233;chapper. C'est que son apparence sert elle aussi de seconde peau protectrice et d'&#233;cran sur lesquels il projette tant ce qu'il veut donner &#224; voir que ce qu'il veut cacher. Les tenues adopt&#233;es sont r&#233;v&#233;latrices des craintes non avou&#233;es et des aspirations affirm&#233;es. Les gar&#231;ons affectionnent les v&#234;tements amples qui leur conf&#232;rent plus de volume. Les filles cherchent surtout &#224; mettre en &#233;vidence leur nouvelle f&#233;minit&#233;. Peu d'adultes sont admis sur la plan&#232;te ados. Ils ne doivent pas chercher &#224; y d&#233;barquer, devant assumer leur &#226;ge, rester &#224; leur place et ne pas c&#233;der &#224; la confusion des g&#233;n&#233;rations. Ce n'est pas une raison pour confondre affirmation de soi de jeunes en recherche d'identit&#233; et impasse identitaire d'&#233;corch&#233;s vifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, si les ados ne veulent plus rester coll&#233;s aux adultes, ils ne veulent pas pour autant que ceux-ci disparaissent. Le cocon protecteur dont on a entour&#233; l'enfant a souvent pr&#233;par&#233; le comportement qu'il aura un peu plus grand. Il faut lui permettre, d&#232;s le plus jeune &#226;ge d'exp&#233;rimenter le monde, de faire des choix, de se sentir moins &#233;troitement surveill&#233;. Ayant grandi, il doit sentir l'int&#233;r&#234;t que nous lui portons, mais aussi l'acceptation des distances que nous respectons : &#171; Le comprendre, ce n'est pas le cerner, c'est pouvoir imaginer quelques uns de ses manques et de ses d&#233;sirs &#187; (p.26). Les ados ont besoin d'&#234;tre reconnus &#224; une vraie place et de jouer un r&#244;le qui ne se limite pas &#224; celui de figurant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Albin Michel, 2006 (265 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'adolescent est une personne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-adolescent-est-une-personne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-adolescent-est-une-personne</guid>
		<dc:date>2006-10-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>814</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'auteur l'annonce d'embl&#233;e : son livre nous parle des 85 % d'adolescents qui vont bien. On n'a pourtant l'habitude trop souvent d'&#233;voquer cet &#226;ge de la vie qu'&#224; partir de comportements n&#233;gatifs : gaucherie, rougissements, honte, intransigeances, &#233;go&#239;sme, instabilit&#233;, toute-puissance&#8230; Ce qui est &#233;tonnant, c'est que l'on aie ainsi naturalis&#233; les caract&#233;ristiques d'une classe d'&#226;ge qui est loin d'exister partout. Pour 87 % du 1,2 milliard d'habitants de notre terre &#226;g&#233;s de moins de 25 ans, le passage de l'enfance (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-814-" rel="tag"&gt;814&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1470-1b6ed.jpg?1693570643' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'auteur l'annonce d'embl&#233;e : son livre nous parle des 85 % d'adolescents qui vont bien. On n'a pourtant l'habitude trop souvent d'&#233;voquer cet &#226;ge de la vie qu'&#224; partir de comportements n&#233;gatifs : gaucherie, rougissements, honte, intransigeances, &#233;go&#239;sme, instabilit&#233;, toute-puissance&#8230; Ce qui est &#233;tonnant, c'est que l'on aie ainsi naturalis&#233; les caract&#233;ristiques d'une classe d'&#226;ge qui est loin d'exister partout. Pour 87 % du 1,2 milliard d'habitants de notre terre &#226;g&#233;s de moins de 25 ans, le passage de l'enfance au monde adulte est sans transition, tant il leur faut travailler t&#244;t pour subvenir &#224; leurs besoins et &#224; ceux de leur famille. Ils n'ont donc gu&#232;re le temps de ressentir les affres dont on affuble les 8 millions de 11-20 ans (5 millions de 11-17 ans) de notre pays. A &#233;couter la psychanalyse qui a largement contribu&#233; &#224; g&#233;n&#233;raliser ces th&#232;ses, ils seraient tous confront&#233;s &#224; une pouss&#233;e d'agressivit&#233; qui se traduiraient par un retour des tendances orales (voracit&#233;) et anales (salet&#233; et d&#233;sordre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres hypoth&#232;ses permettent tout autant d'expliquer ces conflits familiaux : la promiscuit&#233; qui se prolonge tardivement (un quart des ados vit jusqu'&#224; 25 ans dans sa famille) et qui ne peut que provoquer des frictions, la disparition des rites d'int&#233;gration qui laisse la jeunesse dans le flou quant &#224; son int&#233;gration effective au monde adulte, l'altercation entre un adolescent qui se situe sur la pente ascendante et ses parents qui sont eux sur une pente descendante, le sentiment de propri&#233;t&#233; qu'&#233;prouvent ces derniers &#224; l'&#233;gard de leur enfant et leur difficult&#233; &#224; accepter son autonomisation grandissante, l'affirmation de sa personnalit&#233; et de ses opinions&#8230; Bien s&#251;r, cette &#233;poque de la vie n'est pas exempte de difficult&#233;s. Mais, celles-ci ne sont qu'une &#233;tape suppl&#233;mentaire dans une &#233;volution qui a vu la crise de la naissance, puis celles respectivement des premi&#232;res dents (6 mois), du sevrage (6-10 mois), de la marche (18 mois), des premiers contacts sociaux (3-4 ans), de la raison (7-8 ans) et qui verra celle de la mise en couple, de l'&#226;ge m&#251;r (mi-temps), du d&#233;part des enfants, du d&#233;part &#224; la retraite (troisi&#232;me &#226;ge), de l'arriv&#233;e en &#233;tablissement (quatri&#232;me &#226;ge)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Fize le crie haut et fort : l'adolescence n'est pas un &#233;tat pathologique, c'est un sentiment neuf, une conscience plus aigu&#235; de soi-m&#234;me et des autres. Elle est riche de passions, de d&#233;sirs et d'app&#233;tits. Elle raisonne davantage, use de concepts, manifeste des qualit&#233;s d'esprit, manie l'abstraction avec bonheur&#8230; &#171; Adolescence rime avec insolence ! Mais pubert&#233; rime avec beaut&#233; et qui le dit ? &#187; Finalement, malgr&#233; tous les efforts pour s'en convaincre, il n'est pas facile d'accepter que l'adolescent soit une personne &#224; part enti&#232;re qui n'appartient qu'&#224; elle-m&#234;me. Il faut se purger, conclut l'auteur, du d&#233;sir d'exercer une influence d&#233;terminante sur lui. Notre mission est bien d'accepter sa personnalit&#233; qui s'affirme sans en contrarier le libre d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2006 (252 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel acc&#232;s aux soins pour les plus d&#233;munis ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quel-acces-aux-soins-pour-les-plus-demunis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Quel-acces-aux-soins-pour-les-plus-demunis</guid>
		<dc:date>2006-10-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>814</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le constat est cynique et brutal : testing apr&#232;s testing, les restrictions et les discriminations sont en voie de devenir monnaie courante pour l'acc&#232;s aux soins des patients les plus pr&#233;caires. La population ainsi d&#233;laiss&#233;e va de plus en plus mal. Les associations d&#233;noncent la situation et font des propositions &lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;cembre 2004, le syndicat majoritaire des dentistes (15 000 adh&#233;rents) avait ouvertement menac&#233; de ne plus soigner les b&#233;n&#233;ficiaires de la couverture maladie universelle (CMU). Deux ans (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-814-" rel="tag"&gt;814&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le constat est cynique et brutal : testing apr&#232;s testing, les restrictions et les discriminations sont en voie de devenir monnaie courante pour l'acc&#232;s aux soins des patients les plus pr&#233;caires. La population ainsi d&#233;laiss&#233;e va de plus en plus mal. Les associations d&#233;noncent la situation et font des propositions&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2004, le syndicat majoritaire des dentistes (15 000 adh&#233;rents) avait ouvertement menac&#233; de ne plus soigner les b&#233;n&#233;ficiaires de la couverture maladie universelle (CMU). Deux ans plus t&#244;t, une enqu&#234;te de M&#233;decins du monde avait indiqu&#233; que plus de la moiti&#233; des dentistes sond&#233;s d&#233;claraient ne pas vouloir soigner ce type de client&#232;le. &#192; la m&#234;me &#233;poque, un sondage de Que choisir avait r&#233;v&#233;l&#233; des difficult&#233;s analogues aupr&#232;s d'autres sp&#233;cialistes (cardiologues, gyn&#233;cologues, ORL&#8230;) : relever de la CMU constituait un probl&#232;me pour pr&#232;s de 40 % des professionnels de sant&#233; franciliens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 juin dernier, &#224; partir d'un nouveau testing initi&#233; par le fonds de financement de la CMU, les pratiques discriminatoires d'une partie des m&#233;decins lib&#233;raux sont une nouvelle fois apparues : &#171; logiques &#233;conomiques occupant une place &#233;vidente dans les causes de refus, m&#233;connaissance de la loi, pr&#233;jug&#233;s sur les b&#233;n&#233;ficiaires de la CMU &#187;, avance l'&#233;tude en guise d'explications. En tout &#233;tat de cause, un refus de soins est une infraction, les professionnels de sant&#233; ayant l'obligation l&#233;gale d'accueillir les b&#233;n&#233;ficiaires de la CMU comme n'importe quel assur&#233; social&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Je ne m'occupe pas de ces patients, rapport de M&#233;decins du monde (mission (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;decins du monde g&#232;re ses centres d'accueil et ses missions mobiles de proximit&#233; avec 2200 b&#233;n&#233;voles et 84 salari&#233;s dans vingt-huit villes fran&#231;aises. Leur constat est s&#233;v&#232;re : l'acc&#232;s &#224; la pr&#233;vention et aux soins est toujours aussi probl&#233;matique pour les plus d&#233;munis. &#171; L'ann&#233;e 2005 confirme un fort recul de l'acc&#232;s aux soins &#187; d&#251; aux restrictions concernant la couverture maladie universelle et l'aide m&#233;dicale &#201;tat (CMU, AME). C'est ainsi que pour l'ann&#233;e 2005, l'association a rencontr&#233; dans ses centres 22 % de personnes ne b&#233;n&#233;ficiant d'aucune couverture maladie, soit le double par rapport &#224; l'ann&#233;e 2001&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cent testing organis&#233; aupr&#232;s de m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes a confirm&#233; une accablante r&#233;alit&#233; : il appara&#238;t que sur le panel interrog&#233;, pr&#232;s de quatre m&#233;decins sur dix refusent les soins pour un b&#233;n&#233;ficiaire de l'AME, un sur dix les soins aux patients relevant de la CMU ! M&#233;decins du monde demande au politique la fusion de l'AME dans la CMU, et la suppression du &#171; premier obstacle comptabilis&#233; au bout de six ann&#233;es d'observation &#187;, &#224; savoir l'obligation de domiciliation. Certaines associations prennent en charge cette domiciliation mais, d&#233;plore M&#233;decins du Monde, &#171; bien plus rarement les centres communaux d'action sociale, pourtant l&#233;galement tenus de le faire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Droits &#224; la couverture maladie d&#233;t&#233;rior&#233;s et freins &#224; l'acc&#232;s aux soins plus nombreux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des populations &#171; devenues boucs &#233;missaires de notre soci&#233;t&#233; &#187; &#8212; Roms migrants, prostitu&#233; (e) s, SDF, demandeurs d'asile, mais aussi jeunes des cit&#233;s &#8212; sont les premi&#232;res victimes de ces discriminations. &#192; partir d'une analyse statistique des donn&#233;es m&#233;dico-sociales des 21 centres d'accueil, de soins et d'orientation (CASO) portant sur pr&#232;s de 46 000 consultations m&#233;dicales et plus de 26 000 patients, l'association se propose d'affiner la connaissance de ces populations vuln&#233;rables et d'interpeller les politiques et les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;res observations : les patients sont majoritairement jeunes, &#233;trangers et marqu&#233;s par la pr&#233;carit&#233; &#8212; la quasi totalit&#233; vit sous le seuil de pauvret&#233; (774 &#8364;) &#8212;, avec des pathologies aggrav&#233;es par leurs conditions de vie. Les femmes sont de plus en plus nombreuses. Seuls 39 % des personnes re&#231;ues en consultation par M&#233;decins du monde disposent d'un logement fixe : la m&#234;me association avait d'ailleurs lanc&#233;, en d&#233;cembre 2005, l'op&#233;ration &#192; d&#233;faut d'un toit, une toile de tente&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les droits &#224; la couverture maladie se sont d&#233;t&#233;rior&#233;s et les freins &#224; l'acc&#232;s aux soins sont plus nombreux, la proportion des patients sans aucun droit potentiel se pr&#233;sentant dans les consultations de M&#233;decins du monde ayant &#233;t&#233; multipli&#233;e par 2,5 depuis cinq ans. Pourtant, pr&#232;s de 60 % des diagnostics pos&#233;s correspondent &#224; des pathologies n&#233;cessitant une prise en charge &#224; moyen ou long terme&#8230; La couverture vaccinale des consultants est tr&#232;s faible et leur &#233;tat bucco-dentaire d&#233;grad&#233; ; des signes de souffrance psychique ont &#233;t&#233; &#233;tablis, pour l'ann&#233;e 2005, dans pr&#232;s du quart des consultations ; et les d&#233;pendances aux substances psycho actives, pour certains d'entre eux, sont &#233;galement &#224; prendre en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invoquant les principaux obstacles &#224; l'acc&#232;s aux soins, les patients avancent leurs difficult&#233;s financi&#232;res et administratives, de m&#234;me que la barri&#232;re linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre l'inclusion de l'AME dans la CMU et la suppression de l'obligation de domiciliation, M&#233;decins du monde r&#233;clame plus largement un droit au logement opposable, une meilleure information pour les professionnels, et la multiplication des permanences d'acc&#232;s aux soins de sant&#233; (PASS) cr&#233;&#233;es par la loi de lutte contre les exclusions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.medecinsdumonde.org/terrain/thematiques/observatoire&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Je ne m'occupe pas de ces patients&lt;/a&gt;, rapport de M&#233;decins du monde (mission France, octobre 2006)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
