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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Lucien Bonnaf&#233;, po&#232;te et pr&#233;curseur en sant&#233; mentale</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Surr&#233;aliste inventif, chercheur et praticien subversif, Bonnaf&#233; a bouscul&#233; en son temps le monde de la psychiatrie. Ce mois-ci &#224; Paris, une s&#233;rie d'expositions lui rend hommage. Initiative concomitante avec une journ&#233;e mondiale, le 10 octobre dernier, de la sant&#233; mentale &lt;br class='autobr' /&gt;
Un homme &#233;tonnant : ami des surr&#233;alistes, agitateur d'id&#233;es, r&#233;sistant, psychiatre &#171; d&#233;sali&#233;niste &#187;, fonction ainsi d&#233;finie : &#171; Le d&#233;sali&#233;niste est celui qui, par un travail extensif dans les organes de la soci&#233;t&#233; qui ne sont pas sous sa (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Surr&#233;aliste inventif, chercheur et praticien subversif, Bonnaf&#233; a bouscul&#233; en son temps le monde de la psychiatrie. Ce mois-ci &#224; Paris, une s&#233;rie d'expositions lui rend hommage. Initiative concomitante avec une journ&#233;e mondiale, le 10 octobre dernier, de la sant&#233; mentale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un homme &#233;tonnant : ami des surr&#233;alistes, agitateur d'id&#233;es, r&#233;sistant, psychiatre &#171; d&#233;sali&#233;niste &#187;, fonction ainsi d&#233;finie : &#171; Le d&#233;sali&#233;niste est celui qui, par un travail extensif dans les organes de la soci&#233;t&#233; qui ne sont pas sous sa propre responsabilit&#233;, contribue &#224; r&#233;duire l'intol&#233;rance &#224; l'&#233;gard du &#171; mauvais objet &#187; qu'elle contient &#187;. Directeur de l'h&#244;pital psychiatrique de Saint-Alban, il accueille en 1943 le po&#232;te Paul &#201;luard qui y &#233;crira son fameux Cimeti&#232;re des fous. Pr&#233;occup&#233; de formation, Bonnaf&#233; a voulu transformer celui qui &#233;tait &#224; l'&#233;poque gardien d'asile en infirmier psy ; en 1967, il &#233;crivait : &#171; La formation du travailleur de sant&#233; ne peut qu'&#234;tre fond&#233;e sur l'engagement progressivement plus responsable dans une pratique soignante, dans une relation &#224; l'usager o&#249; le r&#244;le individuel de chacun est int&#233;gr&#233; dans la t&#226;che du collectif comp&#233;tent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a mis ses id&#233;es en &#233;criture et en dessins, pol&#233;miqu&#233; avec Tosquelles et Gentis sur le d&#233;paysement des malades (1957), cr&#233;&#233; une &#171; &#233;cole d'oniroculture &#187; (1968), activement d&#233;fendu (et fait lib&#233;rer) un m&#233;decin ukrainien injustement emprisonn&#233; (1977), etc. Un praticien en perp&#233;tuelle effervescence. Un peu fou lui-m&#234;me : &#224; l'automne 1938, cherchant &#224; se faire interner &#171; pour mieux voir &#187;, il mesurait l'&#233;cart entre l'entr&#233;e d'un poste de police et un r&#233;verb&#232;re voisin en d&#233;clarant aux fonctionnaires &#171; qu'ils avaient &#224; quitter les lieux pour laisser place &#224; la centrale d'&#233;tudes oniriques pour l'embellissement de la capitale dont il est le directeur &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la journ&#233;e de la sant&#233; mentale du 29 novembre 1969, le m&#234;me avait affirm&#233; avec d&#233;termination : &#171; Nous savons tr&#232;s bien ce que nous ne voulons pas : nous ne voulons pas que persistent ou s'aggravent les structures malthusiennes-mandarines dont les malades ont tant souffert &#187;&#8230; Il avait pris en 1977 sa retraite de chef du service de psychiatrie de secteur qu'il avait cr&#233;&#233; &#224; Corbeil-Essonne (91). Quelques ann&#233;es avant sa mort, survenue le 16 mars 2003, il avait r&#233;alis&#233; un &#171; s&#233;minaire testamentaire &#187;. En quatorze chapitres appuy&#233;s sur quelques &#171; id&#233;es fixes &#187; : la psychiatrie doit abandonner les m&#233;thodes et les lieux fond&#233;s sur la domination de l'homme par l'homme ; la po&#233;sie est une &#171; fid&#232;le compagne &#187; ouvrant des perspectives innovantes et d&#233;sali&#233;nantes ; il est possible &#171; avec le verbe et les surr&#233;alistes &#187; de r&#233;sister &#224; ce qui tend &#224; cr&#233;er une rupture entre les hommes&#8230;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Histoire d'une id&#233;e fixe &#8211; Ali&#233;nisme ou d&#233;sali&#233;nisme, Lucien Bonnaf&#233;, recueil de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Explorer les alternatives &#224; l'h&#244;pital psychiatrique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la fin de ce mois d'octobre, une quintuple exposition rend hommage &#224; cet intellectuel et praticien atypique, install&#233;e dans des lieux franciliens o&#249; il a r&#233;fl&#233;chi et travaill&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; Confluences (Paris) ; &#224; l'h&#244;pital de jour de Bondy ; au centre hospitalier de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Soir&#233;es d&#233;bat avec les &#233;quipes d'espaces d'accueil de la folie, r&#233;flexion sur la question des lits (&#171; &#224; la fois indice &#233;conomique et euph&#233;misme asilaire &#187;), exposition d'affiches r&#233;alis&#233;es avec les patients et les soignants d'un centre de jour, etc. Au centre m&#233;dico-psychologique du Figuier, &#224; Paris, par exemple, aura lieu jusqu'&#224; la fin du mois l'expo Les infirmiers sur la ligne de front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est &#224; l'ordre du jour : la r&#233;forme hospitali&#232;re programm&#233;e pour 2007 laisse craindre aux professionnels le risque d'un retour &#224; une politique de concentration des soins. Pourtant, un courant s'est r&#233;affirm&#233;, multipliant les lieux d'intervention dans la cit&#233;. La semaine prochaine, un documentaire sera d'ailleurs diffus&#233; &#224; la t&#233;l&#233; sur le sujet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Quand tombent les murs de l'asile (Youki Vattier, 55 mn), France 2, case (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : explorant les alternatives &#224; l'h&#244;pital psychiatrique, le film parcourt plusieurs pays europ&#233;ens. Nous allons &#224; Trieste o&#249;, en 1974, Franco Basaglia se bat pour fermer les asiles sur l'ensemble du territoire italien ; &#224; Lille o&#249; un r&#233;seau de familles accueille les &#171; fous &#187; ; en Angleterre o&#249; les schizophr&#232;nes restent chez eux, avec visites r&#233;guli&#232;res de psychiatres. Cette forme de psychiatrie communautaire a d'ailleurs fini par figurer &#8212; depuis l'an dernier &#8212; dans les recommandations de l'OMS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 octobre dernier s'est d&#233;roul&#233;e la (discr&#232;te, pour ne pas dire confidentielle) journ&#233;e mondiale de la sant&#233; mentale. Intitul&#233;e Sensibiliser, r&#233;duire les risques : maladie mentale et suicide, elle mettait cette ann&#233;e l'accent sur le suicide, &#171; principale cause de d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233;s et &#233;vitables &#187;. Dans le monde, 400 millions de personnes seraient concern&#233;es par un trouble mental.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Histoire d'une id&#233;e fixe &#8211; Ali&#233;nisme ou d&#233;sali&#233;nisme, Lucien Bonnaf&#233;, recueil de textes, en vente sur les lieux d'expo. Plus d'informations sur le site &lt;a href=&#034;http://www.lucien-bonnafe.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Lucien Bonnaf&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; Confluences (Paris) ; &#224; l'h&#244;pital de jour de Bondy ; au centre hospitalier de Corbeil-Essonne ; au centre de jour Ch&#226;telet (Paris) ; au CMP du Figuier (Paris)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Quand tombent les murs de l'asile (Youki Vattier, 55 mn), France 2, case documentaire Infrarouge, 26 octobre 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#171; Les professionnels attendent beaucoup de la psychiatrie &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-professionnels-attendent-beaucoup-de-la-psychiatrie</link>
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		<dc:subject>813</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques ann&#233;es pass&#233;es comme assistante sociale dans un service de psychiatrie, Catherine Hervault, cadre socio-&#233;ducatif au centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; Guillaume R&#233;gnier, est rattach&#233;e depuis deux ans &#224; la direction g&#233;n&#233;rale de l'&#233;tablissement. Sa mission : d&#233;velopper les liens avec les autres partenaires &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont vos champs d'intervention ? D'une part, j'ai un r&#244;le de coordination du service social de l'&#233;tablissement qui compte trente-cinq professionnels. Je leur fais remonter ce que j'entends &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques ann&#233;es pass&#233;es comme assistante sociale dans un service de psychiatrie, Catherine Hervault, cadre socio-&#233;ducatif au centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; Guillaume R&#233;gnier, est rattach&#233;e depuis deux ans &#224; la direction g&#233;n&#233;rale de l'&#233;tablissement. Sa mission : d&#233;velopper les liens avec les autres partenaires&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont vos champs d'intervention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, j'ai un r&#244;le de coordination du service social de l'&#233;tablissement qui compte trente-cinq professionnels. Je leur fais remonter ce que j'entends &#224; l'ext&#233;rieur, qu'il s'agisse de critiques ou de points positifs mais aussi d'exp&#233;rimentations int&#233;ressantes. D'autre part, je travaille &#233;norm&#233;ment sur le lien avec nos partenaires. Il est en effet fondamental que l'institution psychiatrique puisse mieux travailler avec l'ensemble des intervenants, qu'il s'agisse des acteurs de l'insertion, du logement, du handicap, etc. Et pour travailler ensemble, il faut se conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif final est bien une meilleure qualit&#233; de prise en charge des patients. Cela passe forc&#233;ment par une meilleure articulation services hospitaliers/services ext&#233;rieurs. &#192; mes yeux, cette articulation est l'essence m&#234;me du m&#233;tier d'assistante sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, la politique nationale de r&#233;duction des lits men&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es entra&#238;ne des sorties parfois jug&#233;es pr&#233;matur&#233;es par la famille ou certains travailleurs sociaux. Incontestablement, il y a des incompr&#233;hensions &#224; ce niveau. De plus, en psychiatrie, nous travaillons par secteurs. Concr&#232;tement, chaque service fonctionne de fa&#231;on diff&#233;rente avec son propre projet. Il nous faut donc bien expliquer cette organisation &#224; nos partenaires afin qu'ils ne soient pas surpris par des fa&#231;ons diff&#233;rentes de faire. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les attentes de la soci&#233;t&#233; envers la psychiatrie sont tr&#232;s grandes et les professionnels n'y coupent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le logement est tr&#232;s souvent une question complexe. Comment tentez-vous de la r&#233;soudre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, c'est en effet une de nos pr&#233;occupations majeures. De fait, jusqu'aux ann&#233;es 90, beaucoup de &#171; nos &#187; patients allaient dans le parc priv&#233;. Compte tenu de l'augmentation des loyers, cette solution est de moins en moins possible. De plus, les soucis de voisinage ont d&#233;courag&#233; les agences immobili&#232;res. Restent les HLM mais eux aussi ont des r&#233;ticences ; ils veulent donc des assurances. Nous d&#233;veloppons le syst&#232;me des baux glissants o&#249; dans un premier temps, l'h&#244;pital est titulaire du bail qui passe au nom de la personne d&#232;s lors que sa situation est stabilis&#233;e. Les trente-cinq appartements que nous avons en bail glissant nous permettent de maintenir le lien avec la personne et aussi d'&#233;valuer ses capacit&#233;s &#224; vivre seule. Car, lorsqu'on passe en logement autonome, les &#171; risques &#187; sont importants puisqu'il n'y a plus forc&#233;ment de suivi par un CMP ou une autre structure d'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; du logement, comment concr&#233;tisez-vous l'id&#233;e de partenariat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier de Maurepas, depuis 2004, nous avons mis en place une r&#233;union mensuelle. Y participent des repr&#233;sentants du centre m&#233;dico-psychologique, de l'h&#244;pital, de la mission locale, des services d'aide aux personnes &#226;g&#233;es, d'organismes HLM. La plupart du temps sont &#233;voqu&#233;s des probl&#232;mes de comportement souvent signal&#233;s par les organismes HLM qui re&#231;oivent les plaintes des voisins ou par les centres d&#233;partementaux d'action sociale qui notent des probl&#232;mes d'hygi&#232;ne ou de d&#233;calage horaire. Face &#224; des comportements &#233;tranges, nombreux sont ceux qui affirment que la personne rel&#232;ve du soin ou de la psychiatrie. Pour ma part, je ne crois pas que tout soit pathologie mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de ce groupe de travail est d'&#234;tre pluridisciplinaire et tr&#232;s concret. Il nous permet d'aider le partenaire &#224; orienter la personne le plus judicieusement possible. Soit vers des soins soit vers autre chose. En effet, il est important de faire la part des choses entre ce qui rel&#232;ve du sanitaire et ce qui rel&#232;ve du judiciaire. Ces r&#233;unions nous permettent de nous &#233;couter, d'&#233;changer nos points de vue et d'affiner les d&#233;cisions. Du point de vue de l'h&#244;pital psychiatrique, elles nous permettent &#233;galement d'&#233;viter des hospitalisations qui ne sont pas n&#233;cessaires mais aussi de mieux les pr&#233;parer quand elles s'av&#232;rent une r&#233;ponse appropri&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s deux ann&#233;es de fonctionnement, ce groupe de travail a essaim&#233;. Dans un autre quartier de Rennes, une d&#233;marche &#233;quivalente s'est r&#233;cemment organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pluridisciplinarit&#233; constitue-t-elle la seule approche pertinente de prise en charge en milieu ouvert ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, c'est beaucoup plus compliqu&#233; que cela. Il y a des niveaux o&#249; chaque institution doit aussi mener ses propres r&#233;flexions. R&#233;cemment, j'ai pilot&#233; en interne un groupe de travail sur l'accueil familial th&#233;rapeutique. De fait, le nombre de familles est de moins en moins important (54 en 2004 avec 74 patients accueillis). Nous pensons qu'elles pr&#233;f&#232;rent aller dans le champ du social car la pathologie mentale fait peur. Notre objectif &#233;tait de recenser les aides que peuvent recevoir les familles d'accueil mais aussi d'identifier leurs besoins. R&#233;sultat : nous avons d&#233;cid&#233; de mieux communiquer sur l'accueil familial, de formaliser la formation aupr&#232;s des familles, notamment en mati&#232;re de manutention et de gestes d'urgence, de les sensibiliser &#224; la pathologie dont souffre leur h&#244;te. Il ne s'agit pas de trahir le secret m&#233;dical mais d'informer un peu mieux les personnes sur les conduites &#224; tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment envisagez-vous l'&#233;volution des relations avec vos autres partenaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut travailler ensemble et comprendre nos approches parfois diff&#233;rentes. Dans cet objectif, depuis trois ans, le centre hospitalier Guillaume R&#233;gnier propose des sessions de formation de cinq jours &#224; des professionnels. Au programme : comment fonctionne l'h&#244;pital ? Pr&#233;sentation des diff&#233;rentes pathologies, questions de l'agressivit&#233; et de la violence, etc. &#192; chaque fois, nous recevons entre vingt et vingt-cinq personnes et nous en sommes &#224; trois sessions par an. Ce que les professionnels recherchent souvent, c'est un lien concret avec l'h&#244;pital. Cette formation est une de nos r&#233;ponses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Penser autrement la sant&#233; mentale</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Selon la commission de Bruxelles, plus de 27 % des Europ&#233;ens adultes sont atteints de troubles mentaux. Ces troubles sont &#224; l'origine de la majeure partie des 58 000 d&#233;c&#232;s par an dus au suicide. Et, selon les statistiques cit&#233;es par la commission, la d&#233;pression pourrait devenir d'ici 2020 la premi&#232;re cause de morbidit&#233; dans l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Reconnu par la loi de f&#233;vrier 2005, le handicap psychique a aujourd'hui droit de cit&#233;. Mais est-il pour autant bien appr&#233;hend&#233; ? Quels traitements et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon la commission de Bruxelles, plus de 27 % des Europ&#233;ens adultes sont atteints de troubles mentaux. Ces troubles sont &#224; l'origine de la majeure partie des 58 000 d&#233;c&#232;s par an dus au suicide. Et, selon les statistiques cit&#233;es par la commission, la d&#233;pression pourrait devenir d'ici 2020 la premi&#232;re cause de morbidit&#233; dans l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconnu par la loi de f&#233;vrier 2005, le handicap psychique a aujourd'hui droit de cit&#233;. Mais est-il pour autant bien appr&#233;hend&#233; ? Quels traitements et quels accompagnements re&#231;oivent les personnes confront&#233;es &#224; ces probl&#232;mes ? Quelles perspectives sont offertes aux professionnels du champ m&#233;dico-social ? Pour l'heure, il semblerait que les plus actifs inventent des syst&#232;mes audacieux. Reportage &#224; Rennes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La gu&#233;rison passe aussi par la r&#233;insertion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis les ann&#233;es soixante, l'&#233;tat psychique de la population occidentale se d&#233;grade inexorablement et les fronti&#232;res entre cas social et psychiatrique s'estompent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui plus qu'hier, les travailleurs sociaux ont besoin de travailler dans un vaste champ partenarial. Avec la m&#233;decine, avec les familles, avec les associations de quartier, les organismes HLM, etc. &lt;i&gt;&#171; L'objectif c'est la r&#233;insertion. Il faut donc travailler au plus pr&#232;s de la vie des gens. L'extra-hospitalier correspond aussi &#224; cette d&#233;marche &#187;,&lt;/i&gt; affirme Bernard Raynal, directeur du centre hospitalier Guillaume R&#233;gnier (CHGR) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-professionnels-attendent-beaucoup-de-la-psychiatrie' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Catherine Hervault, cadre socio-&#233;ducatif&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;&#171; Et lorsque le lien social existe &#224; nouveau, nous ne sommes pas tr&#232;s loin de la gu&#233;rison, de la restauration de l'&#233;tat de sant&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Jean-Alain Le Foll, m&#233;decin psychiatre &#224; l'h&#244;pital. Pas toujours facile &#224; mettre en &#339;uvre sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux comportements &#233;tranges de certaines personnes, les travailleurs sociaux sont tr&#232;s d&#233;munis. Et font naturellement appel &#224; des psychiatres pour avoir un avis d'expert. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de magie de la psychiatrie &#187;&lt;/i&gt;, insiste Jean-Alain Le Foll. &lt;i&gt;&#171; Le &#8220;faut venir le voir car nous n'y arrivons pas&#8221;, ne suffit pas. L'avis d'un expert ne peut pas tout r&#233;soudre, notamment dans les situations embrouill&#233;es qui rel&#232;vent autant de la psychiatrie que du cas social &#187;&lt;/i&gt;. Nathalie Le Drogou, assistante sociale dans le service de Jean-Alain Le Foll confirme : &lt;i&gt;&#171; Si c'est psy, &#231;a change quoi ? Autour de la table, nous aurons toujours la m&#234;me difficult&#233; &#224; travailler avec la personne. Dans la plupart des cas, la question n'est pas d'&#234;tre sp&#233;cialis&#233; en psychiatrie mais de savoir comment entrer en relation avec la personne &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour essayer de rompre avec les habitudes de la &#171; patate chaude &#187;, deux groupes de r&#233;flexion interdisciplinaire se sont cr&#233;&#233;s &#224; Rennes, &#224; l'&#233;chelle de deux quartiers. Autour de la table, des repr&#233;sentants du centre d&#233;partemental d'action sociale (CDAS), des centres communaux d'action sociale (CCAS), de l'association tut&#233;laire des inadapt&#233;s (ATI) mais aussi de la mission locale, des organismes HLM, etc. &lt;i&gt;&#171; Tr&#232;s souvent, la demande de nos partenaires est celle de l'&#233;clairage clinique &#187;&lt;/i&gt;, raconte Nathalie Le Drogou. &lt;i&gt;&#171; Notre groupe de travail s'appelle Point d'interrogation, cela veut bien dire que &#231;a ne r&#233;soud rien de savoir &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les psychologues du centre hospitalier participant &#224; ces r&#233;unions ne tiennent pas le r&#244;le de l'expert.&lt;i&gt; &#171; &#201;mettre un avis d'expert cl&#244;t toujours la discussion. Ce n'est pas ce que nous voulons. Devant des situations complexes, personne ne d&#233;tient la solution. En revanche, nous n'h&#233;sitons pas &#224; rappeler que parfois, une personne qui fait du bruit dans son immeuble ou qui ne paie pas ses loyers est seulement un mauvais citoyen. Cette r&#233;ponse peut parfois rassurer nos interlocuteurs &#187;&lt;/i&gt;, continue Jean-Alain Le Foll. Et de conclure : &lt;i&gt;&#171; Il est tr&#232;s important que les travailleurs sociaux apprennent &#224; se d&#233;brouiller, &#224; &#234;tre plus autonomes. La plupart du temps, ils savent tr&#232;s bien d&#233;tecter le trouble et orienter la personne pour avis psychiatrique. Et &#224; partir de l&#224;, ce serait &#224; la psychiatrie de tout faire. Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas en mettant un bureau d'infirmier psychiatrique dans chaque CDAS que l'on r&#233;glera les probl&#232;mes &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fil rouge travaille &#224; l'insertion des personnes psychiquement handicap&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Refusant le clivage entre insertion sociale et insertion professionnelle, le programme Fil Rouge, anim&#233; par huit personnes de structures diff&#233;rentes et soutenu par des fonds europ&#233;ens, porte un regard global sur la personne et fonctionne comme un guichet unique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troubles bipolaires, traumatismes, d&#233;pressions chroniques, etc. Incontestablement, les troubles psychiques sont l&#233;gion et handicapent fortement les personnes dans l'ensemble de leurs rapports sociaux et notamment dans le champ professionnel.&lt;i&gt; &#171; En 1994, nous avions d&#233;j&#224; mis en place la mission d'insertion professionnelle avec une pr&#233;occupation majeure : quelle synergie d&#233;velopper entre l'insertion sociale et l'insertion professionnelle ? Il nous paraissait important de porter un regard global sur la personne et d'&#233;viter ce type de d&#233;coupage un peu artificiel &#187;&lt;/i&gt;, raconte Andr&#233; Biche, coordonnateur du programme Fil Rouge &#224; l'Association pour l'&#233;ducation sociale et &#233;ducative (Apase).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme au fil des ann&#233;es, la part de personnes souffrant de troubles psychiques n&#8216;a cess&#233; de cro&#238;tre, une premi&#232;re r&#233;flexion a &#233;t&#233; lanc&#233;e avec d'autres partenaires : &lt;i&gt;&#171; Dans cette prise en compte globale, nous avons d&#233;cid&#233; d'inclure quatre champs : le m&#233;dical en invitant des professionnels du centre hospitalier sp&#233;cialis&#233;, le social avec l'Apase&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Fil rouge - Apase - 49 rue Alphonse Gu&#233;rin - 35044 Rennes cedex. T&#233;l. 02 99 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; et l'Association tut&#233;laire des inadapt&#233;s (ATI), les milieux &#233;conomiques avec l'union d&#233;partementale des entreprises et l'insertion, avec la mission locale, l'Adiph 35 et l'Adapt &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de mobiliser le plus grand nombre d'acteurs de terrain, un comit&#233; d'orientation a &#233;t&#233; constitu&#233; : quarante-cinq personnes repr&#233;sentant les collectivit&#233;s locales, l'ANPE, les ateliers d'insertion, les associations d'usagers, etc. &lt;i&gt;&#171; Notre id&#233;e &#233;tait de gommer les barri&#232;res qui existent entre toutes ces structures. Non seulement il ne faut pas se voiler la face &#8212; tout le monde sait que chacun de ces maillons porte des pratiques tr&#232;s diff&#233;rentes &#8212; mais nous voulions cr&#233;er une culture commune &#187;&lt;/i&gt;, souligne Andr&#233; Biche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Largement esquiss&#233;es, les bases du projet Fil Rouge ont trouv&#233; un solide appui aupr&#232;s de l'Union Europ&#233;enne. De fait, parall&#232;lement, se mettait en place Equal, un programme dont l'objectif est la lutte contre la discrimination et l'am&#233;lioration de la coh&#233;sion sociale. Les Bretons ont r&#233;pondu &#224; l'appel d'offres publi&#233; par Bruxelles et ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s. Fil Rouge est un dispositif articul&#233; autour d'une &#233;quipe de huit personnes venant de structures diff&#233;rentes. &#171; &lt;i&gt; Nous sommes pr&#233;sents sur Fil Rouge &#224; raison de deux jours et demi par semaine. Nos mani&#232;res diff&#233;rentes de travailler mais aussi d'analyser une situation constituent une vraie richesse. De plus, l'existence de ce groupe permet de raccourcir les d&#233;lais &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Andr&#233; Biche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car au-del&#224; de cette pluridisciplinarit&#233; de terrain, l'originalit&#233; de Fil Rouge repose aussi sur le mode d'entr&#233;e propos&#233;. Ici, les usagers viennent d'eux-m&#234;mes. De plus, quelques barri&#232;res administratives ont &#233;t&#233; supprim&#233;es. Ainsi, le suivi m&#233;dical ou encore l'inscription &#224; l'ANPE ne sont absolument pas obligatoires.&lt;i&gt; &#171; Nous demandons deux choses : que la personne reconnaisse ses difficult&#233;s psychiques, ait adopt&#233; le traitement n&#233;cessaire et que son &#233;tat soit stabilis&#233; car sinon, le risque d'&#233;chec est trop important. De plus, il faut que sa demande d'insertion soit r&#233;elle &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Andr&#233; Biche. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Les usagers n'entrent pas ici par le biais de leur pathologie mais par celui de ses cons&#233;quences, ce qui est tout &#224; fait diff&#233;rent &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la personne a pris contact avec Fil Rouge, une r&#233;union de pr&#233;sentation du dispositif lui est propos&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Dans le cas o&#249; notre interlocuteur est g&#234;n&#233;, nous essayons de mettre en place un rendez-vous individuel. Les professionnels de Fil Rouge essaient sans cesse de s'adapter aux demandes ou aux particularit&#233;s des usagers &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Andr&#233; Biche.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sentation collective achev&#233;e, arrive l'&#233;tape du rendez-vous en face &#224; face. &lt;i&gt;&#171; La personne est toujours accueillie par deux professionnels de Fil Rouge. Cela nous permet d'avoir un double regard et nous constatons son extr&#234;me importance. Cette fa&#231;on de travailler permet d'avoir une vision beaucoup plus nuanc&#233;e du parcours de la personne, de ses d&#233;sirs ou de ses difficult&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique le responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, nombreuses sont les personnes qui ne souhaitent pas poursuivre. Soit parce qu'elles ne se sentent pas pr&#234;tes, soit parce qu'en discutant avec les professionnels, elles constatent qu'elles ont d'autres priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, depuis le d&#233;marrage de cette op&#233;ration en octobre 2005, une dizaine de personnes qui avaient pr&#233;f&#233;r&#233; arr&#234;ter la d&#233;marche apr&#232;s le premier rendez-vous sont revenues vers Fil Rouge et ont entrepris un parcours d'insertion. &lt;i&gt;&#171; Le dispositif &#233;tant ouvert, il permet de changer d'avis. Nous sommes convaincus que dans ce type de travail, il faut adapter le temps de l'accompagnement &#224; la personne et non l'inverse &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours pr&#233;voit &#233;galement une rencontre avec le psychiatre qui travaille depuis plusieurs ann&#233;es dans le domaine de l'insertion. Son r&#244;le est d'aider les personnes &#224; mettre en perspective leur handicap et leur d&#233;sir d'insertion. &lt;i&gt;&#171; Il faut absolument que la personne mesure si sa d&#233;marche d'insertion ne va pas la fragiliser &#187;&lt;/i&gt;, insiste Andr&#233; Biche. Dans le cas d'un &lt;i&gt;&#171; maintien dans l'emploi &#187;&lt;/i&gt;, le m&#233;decin du travail de l'entreprise peut &#233;galement &#234;tre sollicit&#233;. D'abord, parce qu'il conna&#238;t la personne mais aussi parce qu'ensuite, il pourra occuper la place de m&#233;diateur entre, d'une part l'entreprise, et de l'autre, la personne malade et l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque toutes ces &#233;tapes ont &#233;t&#233; franchies &#8212; en moyenne trois mois sont n&#233;cessaires &#8212;, une commission compos&#233;e des huit professionnels de Fil Rouge se r&#233;unit et &#233;tudie la situation de la personne : son tableau clinique bien s&#251;r mais aussi ses aspirations, ses possibilit&#233;s, son curriculum vitae, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; S'il nous semble &#233;vident qu'il est possible de travailler l'insertion professionnelle, l'un d'entre nous est d&#233;sign&#233; comme &#8220;accompagnateur de parcours&#8221;. En revanche, lorsque la demande nous semble pr&#233;matur&#233;e, nous pr&#233;conisons d'autres types d'accompagnement. Mais il s'agit toujours d'une d&#233;cision d'ajournement, pas d'un refus d&#233;finitif &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Andr&#233; Biche.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ce stade, il arrive &#233;galement que des personnes renoncent. Mais dans ce cas, elles souhaitent encore rencontrer quelqu'un de Fil Rouge. &lt;i&gt;&#171; Les gens ont souvent besoin qu'on valide leurs choix ou qu'on les aide &#224; les construire. En effet, il n'est pas simple de renoncer &#224; l'insertion professionnelle. Sans compter les pressions de l'environnement qui peuvent venir de la famille ou encore d'un travailleur social &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vient Andr&#233; Biche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui entament cette d&#233;marche, l'assistance de leur &#171; accompagnateur &#187; est primordiale. De fait, le r&#233;f&#233;rent est en position de veille par rapport &#224; l'usager.&lt;i&gt; &#171; Qu'il s'agisse du d&#233;marrage d'une formation ou de la r&#233;&#233;criture d'un curriculum vitae, toutes les &#233;tapes du parcours sont importantes. Notre r&#244;le est de cr&#233;er les conditions optimales pour que le projet de la personne aboutisse. Il ne faut surtout pas qu'en cas de difficult&#233;s la personne se sente seule. L'accompagnateur est donc bien l&#224; pour anticiper &#187;&lt;/i&gt;, estime Andr&#233; Biche. &lt;i&gt;&#171; Dans le cas du handicap physique, on compense. Avec les troubles psychiques, nous sommes sans cesse dans le variable. Il ne faut donc pas laisser la personne seule face &#224; ses &#233;tats changeants. En fonction des probl&#232;mes rencontr&#233;s, l'accompagnateur oriente vers le soin, le social, etc. &#187;&lt;/i&gt;, continue-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Financ&#233; jusqu'&#224; d&#233;cembre 2007 sur la base de 50 % de fonds europ&#233;ens et le reste pris en charge par les diff&#233;rents partenaires, Fil Rouge a d&#233;j&#224; accueilli 250 personnes depuis son d&#233;marrage. &lt;i&gt;&#171; Dans notre dossier de candidature &#224; Equal, l'estimation haute pr&#233;voyait trois cents dossiers sur deux ans et demi. La demande est bien plus importante et nous pensons, que pour les malades psychiques, la question de l'insertion professionnelle a peut-&#234;tre une importance que la soci&#233;t&#233; avait sous-estim&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, nuance Andr&#233; Biche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le public accueilli &#224; Fil Rouge, une majorit&#233; de femmes (60 %), la moiti&#233; des personnes ont un niveau sup&#233;rieur ou &#233;gal au baccalaur&#233;at, et une part tr&#232;s importante de personnes &#226;g&#233;es entre 35 et 45 ans. Logique dans la mesure o&#249; la stabilisation m&#233;dicale s'op&#232;re souvent dans cette tranche d'&#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, le succ&#232;s de l'entreprise est au rendez-vous : des parcours d'insertion ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s puis suivis avec succ&#232;s par les demandeurs.&lt;i&gt; &#171; Nous avons affaire &#224; un public pour qui l'angoisse est une pr&#233;occupation importante. Nous prenons donc le temps de b&#226;tir un projet qui corresponde aux envies et aux comp&#233;tences de la personne &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Andr&#233; Biche. Programme ouvert dans le temps, Fil Rouge laisse aussi aux b&#233;n&#233;ficiaires le temps de reprendre un peu d'assurance et de confiance en eux.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Autre regard ferme les yeux sur la maladie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans cette association rennaise qui propose des activit&#233;s de loisirs aux personnes atteintes de troubles psychiatriques, 84 % des membres du conseil d'administration et deux tiers des animateurs ont &#233;t&#233; atteints ou sont atteints de troubles mentaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un club de loisirs o&#249; l'on peut pratiquer le chant, la cuisine, l'anglais ou encore le ping-pong. Au total, une vingtaine d'activit&#233;s r&#233;parties chaque semaine sur quelque trente plages horaires. L'endroit est ouvert &#224; tous. Mais ici, chacun sait ce que signifie d&#233;pression, &#233;tat schizo&#239;de, psychose maniaco-d&#233;pressive, troubles addictifs, etc. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'une nouvelle personne arrive, sa situation de malade est prise comme une caract&#233;ristique parmi d'autres &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Philippe Antenen, responsable salari&#233; de l'Autre regard &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'Autre regard - 2 square de la Rance - 35200 Rennes. T&#233;l. 02 99 31 63 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; L'entr&#233;e ici, c'est le temps libre. Nous voulons fonctionner comme des organisateurs d'activit&#233;s ; nous sommes comme une maison de quartier &#187;&lt;/i&gt;. Malgr&#233; tout, il arrive qu'au cours du premier entretien d'accueil ou lors de l'inscription, le nouvel arriv&#233; parle express&#233;ment de &#171; sa &#187; maladie.&lt;i&gt; &#171; La maladie des gens ne nous int&#233;resse pas et nous n'avons pas de regard sur la maladie &#187;&lt;/i&gt;, affirme Philippe Antenen qui avec trois autres personnes a cr&#233;&#233; l'Autre regard en 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque, tout se passait &#224; l'h&#244;pital. J'y &#233;tais intervenant en th&#233;&#226;tre et nous &#233;tions plusieurs &#224; avoir envie de monter des projets &#224; l'ext&#233;rieur, notamment, les patients &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-il. D'ailleurs, dans l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale inaugurale, il avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; que les usagers seraient majoritaires dans le conseil d'administration. Vingt ans plus tard, la r&#232;gle est toujours d'actualit&#233; : rencontr&#233;e dans ces ateliers &#171; th&#233;&#226;tre &#187; au centre hospitalier Guillaume R&#233;gnier, Dani&#232;le Pauthe est actuellement pr&#233;sidente de l'Autre regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui comme hier, l'association se d&#233;fend de toute mission th&#233;rapeutique. Et pourtant, les personnes qui fr&#233;quentent l'Autre regard d&#233;clarent se sentir mieux, voire beaucoup mieux. Alors, que se passe-t-il dans cet endroit ouvert ? La position de l'Autre regard est assur&#233;ment iconoclaste : ici, on ne rencontre pas de malades ou de soignants. &lt;i&gt;&#171; C'est s&#251;rement un des seuls endroits o&#249; les personnes, quelles qu'elles soient, sont capables de nouer entre elles des relations d'&#233;gal &#224; &#233;gal &#187;&lt;/i&gt;, souligne Bernard Leli&#232;vre, adh&#233;rent et auteur de quelques travaux de recherche sur l'association. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'on regarde l'histoire de l'association, on s'aper&#231;oit qu'il y a du lien, que les gens se sentent requalifi&#233;s par leur appartenance au groupe o&#249; la diff&#233;rence soignant/soign&#233; n'existe pas &lt;/i&gt; &#187;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, il n'y a pas ici de parcours pr&#233;&#233;tabli, de directives donn&#233;es aux adh&#233;rents ou d'objectifs &#224; atteindre. &lt;i&gt;&#171; Les permanents ne projettent pas sur les adh&#233;rents de quelconques cheminements ou avanc&#233;es. Dans ces conditions, il n'y a pas d'&#233;chec &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite le directeur. &#192; sa fa&#231;on discr&#232;te et opini&#226;tre, l'Autre regard permet d'&#233;viter la disqualification sociale. &lt;i&gt;&#171; La seule chose de th&#233;rapeutique &#224; l'Autre regard, c'est qu'il n'y a pas de regard &#187;&lt;/i&gt;, insiste Dani&#232;le Pauthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les ateliers sont anim&#233;s aussi bien par des adh&#233;rents que par les dix salari&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Chaque activit&#233; est co-organis&#233;e par deux personnes, salari&#233;e ou b&#233;n&#233;vole. Travailler en doublon est une pr&#233;caution pour qu'en cas d'absence, les s&#233;ances puissent avoir lieu &#187;&lt;/i&gt;, explique la pr&#233;sidente. Car &#233;videmment, la maladie vient parfois contrarier la r&#233;gularit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas de position par rapport au sympt&#244;me. Ici, nous avons une position de convivialit&#233;, c'est le collectif qui prime et parfois, le collectif en a marre. Alors, il le dit. Ce n'est jamais la personne qui est refus&#233;e mais son attitude. De plus, nous avons constat&#233; que les gens qui &#171; montrent &#187; leur sympt&#244;me ont parfois du mal &#224; revenir &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Philippe Antenen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, l'Autre regard n'effectue pas d'accompagnement social ou m&#233;dical. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes avec les personnes. C'est le lieu des adh&#233;rents. Ici, les gens sont sujets et d&#233;cident. La mission des permanents est de permettre que l'association existe &#187;&lt;/i&gt;, indique Philippe Antenen. Toutefois, il est impossible de ne pas entretenir des relations avec les autres structures. Surtout depuis 2002, date &#224; laquelle l'Autre regard a &#233;t&#233; agr&#233;&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine. &lt;i&gt;&#171; Dans le cadre de la mise en place du sch&#233;ma d&#233;partemental du handicap, nous c&#244;toyons les autres partenaires. Aujourd'hui, cela nous est de plus en plus difficile de rester &#224; part &#187;,&lt;/i&gt; reconna&#238;t le responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non pas que l'&#233;quipe de l'Autre regard veuille vivre en marge. Mais que r&#233;pondre au centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; qui convie Philippe Antenen &#224; une r&#233;union de synth&#232;se d&#233;di&#233;e &#224; une personne qui fr&#233;quente l'Autre regard ? &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas un soignant. J'ai donc refus&#233;. D'autant plus qu'ici, nous ne rencontrons aucune difficult&#233; avec cette personne &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation, l'Autre regard accueille en moyenne deux cents adh&#233;rents par an. Sont comptabilis&#233;es les personnes qui s'acquittent des 20 euros de cotisation et qui viennent pendant au moins un mois. &lt;i&gt;&#171; Autrement, nous sommes plus pr&#232;s des quatre cents &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Bernard Leli&#232;vre. Adh&#233;rente de la Fnapsy (f&#233;d&#233;ration nationale des associations de patients et ex-patients de la psychiatrie), l'Autre regard veut mettre ses adh&#233;rents au centre de tous les processus de d&#233;cision. Traduction visible de ce principe : depuis 2000, un collectif d'usagers de la psychiatrie s'est constitu&#233;. &lt;i&gt;&#171; Il se r&#233;unit une fois par semaine et c'est au sein de ce collectif que nous sollicitons les repr&#233;sentants des usagers &#224; l'h&#244;pital &#187;&lt;/i&gt;, conclut Dani&#232;le Pauthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.filrouge.info&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Fil rouge&lt;/a&gt; - Apase - 49 rue Alphonse Gu&#233;rin - 35044 Rennes cedex. T&#233;l. 02 99 87 65 55&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://lautreregard.free.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;L'Autre regard&lt;/a&gt; - 2 square de la Rance - 35200 Rennes. T&#233;l. 02 99 31 63 43&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Penser autrement la sant&#233; mentale</title>
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		<title>La Borde : le ch&#226;teau des chercheurs de sens ?</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>813</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pas facile de trouver sa place dans une institution ! Surtout s'il s'agit de la clinique de La Borde et si, parmi les patients ou les membres du personnel, sont encore pr&#233;sents quelques t&#233;moins &#171; du mythique &#226;ge d'Or &#187;. L'auteur, et peu importe son dipl&#244;me professionnel puisque tout le monde &#224; La Borde est d'abord &#171; moniteur &#187;, a tent&#233; ce difficile pari. &#192; son arriv&#233;e, puisqu'il faut bien se rendre utile et faute d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e comme soignante ou soign&#233;e, Anne-Marie Norgeu se saisit d'un balai. Et c'est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas facile de trouver sa place dans une institution ! Surtout s'il s'agit de la clinique de La Borde et si, parmi les patients ou les membres du personnel, sont encore pr&#233;sents quelques t&#233;moins &#171; du mythique &#226;ge d'Or &#187;. L'auteur, et peu importe son dipl&#244;me professionnel puisque tout le monde &#224; La Borde est d'abord &#171; moniteur &#187;, a tent&#233; ce difficile pari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son arriv&#233;e, puisqu'il faut bien se rendre utile et faute d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e comme soignante ou soign&#233;e, Anne-Marie Norgeu se saisit d'un balai. Et c'est seulement lorsqu'elle est assise sur un banc, bien plus tard et enfin d&#233;cid&#233;e &#224; prendre le temps de ne rien faire sinon d'&#234;tre l&#224;, que deux vieux Labordiens, passant tout pr&#232;s d'elle, lui signifient &#224; voix suffisamment haute pour qu'elle l'entende, que &#171; &#231;a y est, elle est arriv&#233;e &#187; (p.18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; La Borde, ceux qui savent ce qu'ils vont faire sont appel&#233;s les &#171; grill&#233;s &#187;, car ils ont leur nom inscrit sur une liste d'atelier ou sur une activit&#233; du quotidien. Le terme r&#233;sume tout le paradoxe du &#171; prendre soin &#187; qui incite le malade au mouvement mais qui en m&#234;me temps sait respecter son immobilit&#233; ; &#171; Il faut &#234;tre un peu patient avec soi-m&#234;me &#187;, dit l'une d'entre eux (p.24). &#192; part un l&#233;ger coup de blues laissant entendre des lendemains qui d&#233;chantent pour la psychiatrie (p.114), tout le livre d'Anne-Marie Norgeu respire la po&#233;sie ; comme si en ce haut lieu de savoirs h&#233;rit&#233;s des ma&#238;tres (Tosquelles, Oury, Deligny, Fontvieille), la th&#233;orie n'&#233;tait qu'un d&#233;tail parmi tant d'autres du quotidien. &#171; Tout &#231;a c'est des conneries d'amour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la conclusion quasi rituelle qu'une Labordienne de longue date lance &#224; la fin des r&#233;unions : elle sait de quoi elle parle, elle est ici depuis tant d'ann&#233;es ! &#187; (p.111). Il est des patients et des impatients de toute sorte : il y en a qui souhaitent mourir avec le jour, d'autres pour qui demain ne veut rien dire, d'autres enfin pour qui toute r&#233;ussite est un calvaire. Mais peu importe, fous ou pas fous, tous concourent &#224; &#171; d&#233;ranger le train-train mortif&#232;re &#187; (p.98) et &#224; maintenir l'institution en bonne sant&#233; (p.115). Ainsi sans placer un mot plus haut que l'autre, Anne-marie Norgeu replace l'essentiel de la relation soignante dans la banalit&#233; du moindre geste du quotidien. Un livre &#224; d&#233;guster lentement sous la couette lorsque &#171; tant va le mois d'ao&#251;t qu'&#224; la fin il septembre &#187; (p.87).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (123 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le naufrage de la psychiatrie</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le titre va s&#233;duire et, sans doute, il suffira pour cr&#233;diter l'ouvrage d'un certain succ&#232;s. De fait, il va c&#244;toyer sur les rayons des librairies tous les autres naufrages d&#233;j&#224; annonc&#233;s ; celui de la famille, de l'&#233;cole, du politique, bref de toutes les institutions. Il vient ainsi conforter un sentiment diffus de malaise dans la culture dans lequel se trouvent emp&#234;tr&#233;s la fin du XXe si&#232;cle et le commencement du XXIe. Mais le titre de l'ouvrage est trop excessif pour &#234;tre honn&#234;te ! Sans doute laisse-t-il (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-813-" rel="tag"&gt;813&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton1459-1b0eb.jpg?1693499151' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le titre va s&#233;duire et, sans doute, il suffira pour cr&#233;diter l'ouvrage d'un certain succ&#232;s. De fait, il va c&#244;toyer sur les rayons des librairies tous les autres naufrages d&#233;j&#224; annonc&#233;s ; celui de la famille, de l'&#233;cole, du politique, bref de toutes les institutions. Il vient ainsi conforter un sentiment diffus de malaise dans la culture dans lequel se trouvent emp&#234;tr&#233;s la fin du XXe si&#232;cle et le commencement du XXIe. Mais le titre de l'ouvrage est trop excessif pour &#234;tre honn&#234;te ! Sans doute laisse-t-il entrapercevoir une v&#233;rit&#233; conforme &#224; la r&#233;alit&#233; ou &#224; une certaine repr&#233;sentation de celle-ci ; car il est vrai que la psychiatrie va mal. Mais simultan&#233;ment, les termes utilis&#233;s sont trop g&#233;n&#233;raux (la psychiatrie est une entit&#233; trop multiforme pour &#234;tre saisie globalement) et trop violents (le naufrage) pour aborder de fa&#231;on constructive un champ &#233;minemment complexe et sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est journaliste et c'est en cette qualit&#233; qu'elle a r&#233;alis&#233; ce livre. D&#232;s lors, toute la dimension &#171; enqu&#234;te &#187; est extr&#234;mement utile et pertinente. Sophie Dufau concentre en ces quelque 300 pages des points de rep&#232;res jusque-l&#224; disparates. Son chapitre sur les racines de la psychiatrie, court mais incisif, pose quelques fondements utiles. Plus loin, l'analyse de la loi de 1993 vient renforcer la vision de l'&#233;volution de ce secteur. De m&#234;me, les chiffres glan&#233;s tant sur les conduites addictives des adolescents ou sur le nombre des psychiatres et la &#171; surcharge des cabinets &#187; sont des apports int&#233;ressants. En revanche, sur le fond du probl&#232;me que repr&#233;sente l'&#233;volution de la psychiatrie dans le cadre d'une soci&#233;t&#233; emport&#233;e par &#171; la spirale &#233;conomique lib&#233;rale &#187;, comme le souligne le docteur Patrick Pelloux dans sa pr&#233;face, l'analyse n'est pas assez fouill&#233;e pour &#234;tre recevable en l'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi lorsque l'auteur affirme, certes avec justesse, qu'il y a un avant et un apr&#232;s Fran&#231;oise Dolto, il y a fort &#224; craindre qu'elle participe d'un amalgame entre psychoth&#233;rapie et psychiatrie et qu'elle ram&#232;ne de force vers le champ de la folie ce qui appartient d&#233;sormais aux troubles du d&#233;veloppement psychique. Enfin, le livre est clos par un dernier chapitre sur &#171; l'exigence de la formation &#187;&#8230; N&#233;cessaire, sans doute, mais une fois encore trop court et trop superficiel pour dire la reconstruction &#224; entreprendre en ce domaine. Un livre en demi-teinte donc, int&#233;ressant mais frustrant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Albin Michel, 2006 (300 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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