<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=435&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Projet de loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Projet-de-loi-sur-la-prevention-de-la-delinquance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Projet-de-loi-sur-la-prevention-de-la-delinquance</guid>
		<dc:date>2006-10-05T13:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>811</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout n'est pas &#224; jeter dans cette loi. Il faut sortir de l'opposition id&#233;ologique et reconna&#238;tre que si des actions de pr&#233;vention portent leurs fruits, des actions de r&#233;pression fonctionnent aussi. Accompagner le jeune avec l'appui du maire mais sans stigmatiser la famille, pourquoi pas ? Si l'on s'entoure de garde-fous afin d'&#233;viter toute d&#233;rive. C'est l'occasion pour les travailleurs sociaux de s'unir, de sortir par le haut d'une crise, d'expliquer leurs pratiques, de les &#233;valuer et de faire entendre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Delinquance" rel="tag"&gt;D&#233;linquance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-811-" rel="tag"&gt;811&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_727 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/maire-france_jiho.jpg' width=&#034;700&#034; height=&#034;527&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout n'est pas &#224; jeter dans cette loi. Il faut sortir de l'opposition id&#233;ologique et reconna&#238;tre que si des actions de pr&#233;vention portent leurs fruits, des actions de r&#233;pression fonctionnent aussi. Accompagner le jeune avec l'appui du maire mais sans stigmatiser la famille, pourquoi pas ? Si l'on s'entoure de garde-fous afin d'&#233;viter toute d&#233;rive. C'est l'occasion pour les travailleurs sociaux de s'unir, de sortir par le haut d'une crise, d'expliquer leurs pratiques, de les &#233;valuer et de faire entendre leur analyse de la soci&#233;t&#233; haut et fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES ANALYSES de Laurent MUCCHIELLI, historien, sociologue, et chercheur au CNRS et de Sebastian ROCH&#201;, dipl&#244;m&#233; d'&#233;tudes politiques, Directeur de recherches au CNRS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux dire des professionnels, la loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance pr&#233;sente un versant tr&#232;s r&#233;pressif tant vis-&#224;-vis des familles (suppression des allocations familiales en cas d'absent&#233;isme scolaire&#8230;) que vis-&#224;-vis des adolescents en difficult&#233; (la loi de 45 remise en question). Est-ce &#233;galement votre analyse ? Pensez-vous comme d'autres chercheurs que le s&#233;curitaire l'emporte sur la pr&#233;vention &#224; l'approche des pr&#233;sidentielles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sebastian Roch&#233;&lt;/strong&gt; : Les chercheurs militants pensent toujours que le s&#233;curitaire l'emporte, ils le disaient il y a trente ans et ils continuent aujourd'hui. Ceci ne constitue pas une analyse mais un &#233;tat d'&#226;me. C'est facile de dire qu'il ne faut pas changer la soci&#233;t&#233; ou la loi dans les directions propos&#233;es. Mais le fait de ne rien changer ne permet pas de s'adapter. La loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance contient de bonnes et de mauvaises choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point le plus faible consiste dans le manque de moyens : la loi d'orientation pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure vot&#233;e en 2006 offrait plusieurs milliards d'euros et des milliers de cr&#233;ations de postes de policiers et gendarmes tandis que la loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance op&#232;re &#224; moyens constants. L'&#201;tat aurait d&#251; donner un coup d'acc&#233;l&#233;rateur par des dotations budg&#233;taires en rapport avec l'importance du probl&#232;me. L'autre point faible est l'absence de pr&#233;vention des &#233;meutes : aucun dispositif adapt&#233; n'est pr&#233;vu, ni en pr&#233;vention sociale ni en pr&#233;vention polici&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;meutes n'ont pas &#233;t&#233; analys&#233;es, on n'a pas pris le temps de mettre &#224; plat tous les dysfonctionnements qui ont permis une telle explosion. Notons que la faiblesse de la coordination polici&#232;re y a sa part, mais que l'absence de coordination des travailleurs sociaux au plan local &#233;tait encore plus criante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, aucun dispositif d'&#233;valuation n'est inclus et budg&#233;t&#233; dans la loi de telle sorte qu'on continue &#224; ignorer quelles sont les actions efficaces et celles qui ne le sont pas. En France on reste sur l'opposition id&#233;ologique pr&#233;vention-r&#233;pression (qui ne tient pas la route) et on laisse de c&#244;t&#233; l'essentiel : savoir quelles sont les actions de pr&#233;vention qui fonctionnent tout comme celles de r&#233;pression afin de les promouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Mucchielli&lt;/strong&gt; : Plut&#244;t que d'utiliser le vieux couple pr&#233;vention-r&#233;pression, on pourrait parler aujourd'hui d'une opposition entre compr&#233;hension et prise en charge d'une part, punition et exclusion de l'autre. Le grand changement qui semble s'op&#233;rer depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es, c'est l'abandon progressif de la philosophie protectrice de l'action publique envers les mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons bien que prot&#233;ger ne signifie pas excuser ou s'abstenir de r&#233;agir. Prot&#233;ger peut signifier prendre en charge, placer dans une institution, obliger &#224; aller &#224; l'&#233;cole ou &#224; travailler, etc. Prot&#233;ger n'exclut pas sanctionner. Mais sanctionner en connaissance de cause, de fa&#231;on adapt&#233;e et individualis&#233;e. Comprendre et prot&#233;ger un mineur ayant pos&#233; des actes de d&#233;linquance, c'est le prendre en charge pour lui donner les moyens de se construire et d'agir autrement dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sens inverse, la volont&#233; de punir est toujours aveugle, elle vise des actes et non des personnes et elle n'a pas d'autres moyens que d'exclure d'une fa&#231;on ou d'une autre, dans l'id&#233;e moralisatrice que &#171; cela servira de le&#231;on &#187; et que le mineur doit simplement &#171; rentrer dans le rang &#187;. Alors, je ne dis pas que cette loi consacre d&#233;finitivement le basculement d'une philosophie &#224; l'autre, les choses sont toujours plus compliqu&#233;es, mais la tendance me para&#238;t n&#233;anmoins assez nette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours sur le plan des principes g&#233;n&#233;raux, cette loi me semble inspir&#233;e par une conception individualiste et pathologisante de la d&#233;linquance qui n'est pas sans rappeler le r&#233;cent rapport de l'Inserm. Pourtant, apr&#232;s les arbitrages du Premier ministre, le texte a &#233;t&#233; revu et est en retrait sur ce plan par rapport au projet initial du ministre de l'Int&#233;rieur. En r&#233;sum&#233;, sous couvert du principe de responsabilit&#233;, la tendance g&#233;n&#233;rale est de r&#233;duire de plus en plus la d&#233;linquance juv&#233;nile &#224; des probl&#232;mes individuels et familiaux en se rapprochant d'une conception ultra-d&#233;terministe de l'&#234;tre humain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Verra-t-on un jour resurgir le g&#232;ne du crime ? C'est le risque face auquel il faut r&#233;sister avec force. Le comportement d'un enfant d&#233;pend des conditions de sa socialisation et cette socialisation n'est pas uniquement op&#233;r&#233;e par sa famille. L'&#233;cole et l'ensemble des &#233;ducateurs intervenant aupr&#232;s des enfants ont un r&#244;le d&#233;cisif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons du reste que l'&#233;chec scolaire est le plus important des facteurs de d&#233;linquance dans la plupart des parcours de jeunes d&#233;linquants. En ce sens, le l&#233;gislateur a raison de vouloir renforcer les capacit&#233;s d'internat qui peuvent &#234;tre des solutions scolaires tr&#232;s utiles pour certains adolescents. Mais avec les internats on est d&#233;j&#224; dans la r&#233;action a posteriori. Le probl&#232;me de l'&#233;chec scolaire se joue en r&#233;alit&#233; d&#232;s la maternelle et l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire, d&#232;s le stade des apprentissages fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans cette future loi, le maire a une place qui lui conf&#232;re la possibilit&#233; de punir ces familles dites d&#233;missionnaires. Est-ce vraiment d'apr&#232;s vous la personne ad&#233;quate pour ce type de mission ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Mucchielli&lt;/strong&gt; : Avant tout, je conteste cette focalisation presque exclusive sur la famille, ce soup&#231;on moralisateur qu'exprime l'expression de &#171; d&#233;mission des parents &#187; et cette fa&#231;on absurde de vouloir renforcer les sanctions financi&#232;res &#224; l'&#233;gard de familles marqu&#233;es bien souvent par la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des cas, les parents n'ont pas besoin d'&#234;tre montr&#233;s du doigt et punis : ils savent bien qu'ils ont des difficult&#233;s et ils ont besoin d'aide. Ils ne sont pas insensibles et insouciants : ils ne savent plus comment faire. Ce qui est tr&#232;s diff&#233;rent. Les stigmatiser publiquement, les prendre de haut, les culpabiliser encore davantage et les sanctionner par le porte-monnaie, c'est prendre le risque de les braquer quant il faudrait s'en faire des alli&#233;s, et de compliquer encore davantage leurs relations souvent probl&#233;matiques avec leurs propres enfants. Les professionnels du travail social aupr&#232;s des familles le savent, mais ils ne sont h&#233;las pas &#233;cout&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au r&#244;le du maire, mon opinion est nuanc&#233;e. D'un c&#244;t&#233;, je pense que l'on a raison de vouloir rationaliser l'action publique, de vouloir renforcer la coordination des acteurs publics &#224; l'&#233;chelon municipal et de vouloir obliger ces acteurs quels qu'ils soient (pas seulement les travailleurs sociaux, mais aussi les policiers) &#224; rendre des comptes &#224; leurs partenaires et &#224; leurs concitoyens. Ceci &#233;tant dit, le risque de d&#233;rive vers le potentat local est &#233;vident. Il ne faudrait pas non plus tomber dans l'exc&#232;s inverse et voir dans le maire une esp&#232;ce de super-pr&#233;sident de la R&#233;publique local, qui donnerait son avis sur tout, &#224; qui l'on devrait rendre compte de tout, qui d&#233;ciderait de tout, qui serait &#224; la fois l'op&#233;rateur du diagnostic des probl&#232;mes, le pilote de la r&#233;flexion et le juge qui d&#233;terminerait la r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi cette cr&#233;ation de &#171; Conseils pour les droits et devoirs des familles &#187; plac&#233;s sous l'autorit&#233; exclusive du maire me laisse pantois. Etre &#233;lu par ses concitoyens ne rend pas ipso facto comp&#233;tent pour se substituer aux professionnels de l'action sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, que le maire coordonne et anime la politique locale de pr&#233;vention me semble une bonne chose. Mais qu'il devienne d&#233;cisionnaire et soit dot&#233; de pouvoirs de sanction &#224; l'&#233;gard des familles me para&#238;t une d&#233;rive dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sebastian Roch&#233;&lt;/strong&gt; : Pour moi, la place du maire dans la loi est un des points les plus positifs (avec la r&#233;serve qu'on ne lui attribue pas de budget cf. plus haut). Pour conduire une politique de s&#233;curit&#233; efficace, il faut un coordonnateur qui int&#232;gre dans un territoire donn&#233; les diff&#233;rentes actions dans quelque chose de coh&#233;rent. Le partenariat sans un leadership affirm&#233; n'a pas de sens, or c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui se passe et ce qui explique qu'il v&#233;g&#232;te en France depuis plus de vingt-cinq ans. Il faudrait m&#234;me aller plus loin. Donner une telle place au maire &#233;tait une revendication de la gauche fra&#238;chement arriv&#233;e aux affaires nationales au d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, oubli&#233;e &#224; la fin de ces m&#234;mes ann&#233;es apr&#232;s un exercice du pouvoir central qui a trop coup&#233; la gauche parisienne du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patron de l'UMP la reprend &#224; son compte de mani&#232;re variable depuis 2002. Le maire doit jouer un r&#244;le de r&#233;gulation des comportements, et les plus innovateurs avaient commenc&#233; &#224; d&#233;fricher cette voie avec un procureur iconoclaste, Georges Apap, &#224; Valence il y a presque vingt ans. Il peut responsabiliser, admonester les familles et aller jusqu'aux sanctions, ce qui ne veut pas dire que l'essentiel sera fait pour ces derni&#232;res. D&#233;j&#224; le maire est un peu mieux inform&#233; de la d&#233;linquance et de la r&#233;ponse de la police et de la justice (non sans quelque r&#233;sistance de la part de ces derni&#232;res), on lui a demand&#233; de financer des actions, des structures ou des postes (par exemple de coordinateur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait aberrant que les travailleurs sociaux ne participent pas &#224; ce mouvement si l'on vise la coh&#233;rence. Les services des municipalit&#233;s &#224; l'avenir seront de plus en plus associ&#233;s &#224; la mise en &#339;uvre des sanctions p&#233;nales dans la collectivit&#233; (hors structures sp&#233;cialis&#233;es). Et le maire donnera des orientations de plus en plus pr&#233;cises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus que les policiers ou les magistrats n'ont &#224; d&#233;finir seuls leurs missions et leurs orientations, les travailleurs sociaux ne sont habilit&#233;s &#224; le faire. En d&#233;mocratie, les repr&#233;sentants du peuple sont l&#233;gitimes pour d&#233;terminer les lois, pas les corporations. Les int&#233;r&#234;ts du public (aussi bien les jeunes &#224; prot&#233;ger que les victimes &#224; &#233;viter) doivent passer avant la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des professionnels. Et l'&#233;lu local, le repr&#233;sentant du peuple, est celui qui a vocation &#224; trancher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La place des travailleurs sociaux et notamment des &#233;ducateurs (tout comme leur point de vue sur cette question de la d&#233;linquance) semble avoir &#233;t&#233; totalement occult&#233;e&#8230; Est-ce li&#233; selon vous au fait que leur pratique est inop&#233;rante face &#224; la mont&#233;e de la d&#233;linquance ou parce que les &#233;v&#233;nements dans les banlieues de l'hiver dernier ont &#233;t&#233; correctement interpr&#233;t&#233;s par les politiques et pas par les travailleurs sociaux sur le terrain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Mucchielli&lt;/strong&gt; : Le fait est que cette loi n&#233;glige totalement le point de vue des travailleurs sociaux et les met m&#234;me directement sur la sellette. Ils ne sont du reste pas les seuls. On voit bien aussi la pression qui s'exerce de plus en plus sur les juges des enfants, que l'on veut obliger &#224; travailler de plus en plus vite, au risque de ne plus avoir le temps de se renseigner sur les personnes et de ne juger que des actes. Or, si l'on a raison de vouloir veiller &#224; l'application la plus rapide possible des d&#233;cisions de justice visant les mineurs, on prend de grands risques &#224; mettre une telle pression sur la prise de d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour revenir aux travailleurs sociaux, ces derniers payent ici leur manque de coordination globale et le fait qu'ils ne constituent pas un grand corps de fonctionnaires publics, nationaux ou territoriaux. On voit bien dans le d&#233;bat public que les syndicats de policiers ou m&#234;me de magistrats sont bien mieux organis&#233;s et savent se faire entendre des m&#233;dias et des pouvoirs publics. Par ailleurs, les changements dans la philosophie g&#233;n&#233;rale de la pr&#233;vention, que l'on signalait en commen&#231;ant, entrent souvent en contradiction avec les valeurs professionnelles des travailleurs sociaux. Ces derniers payent aussi le fait qu'il est difficile d'&#233;valuer leur pratique, a fortiori sur une courte dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, leur malaise est plus que perceptible. Je crois n&#233;anmoins qu'ils devraient viser &#224; sortir par le haut de cette crise et, plut&#244;t que de camper dans une posture d&#233;fensive, chercher &#224; former une grande coordination nationale pour faire entendre haut et fort dans le d&#233;bat public leurs analyses des probl&#232;mes de notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sebastian Roch&#233;&lt;/strong&gt; : Les travailleurs sociaux ne sont pas une force de proposition et d'action cr&#233;dible en France (ce n'est pas le cas dans tous les pays). Il ne s'agit pas d'un corps, mais d'une multitude de petits corps d&#233;pendant de diverses structures (la PJJ ici, le conseil g&#233;n&#233;ral l&#224; ou encore les municipalit&#233;s, les assistantes sociales, les &#233;ducateurs etc.). Les pouvoirs publics ne peuvent pas discuter avec ce &#171; non corps &#187; d'une politique d'envergure. Ainsi est-il possible d'essayer d'avoir une politique en mati&#232;re de police ou m&#234;me en mati&#232;re judiciaire parce qu'il y a une profession et une hi&#233;rarchie. C'est impossible dans le social et c'est dommage. Les professionnels se pensent comme des individus autonomes et sont r&#233;ticents &#224; une vision d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions tenues publiquement par les organisations repr&#233;sentatives ou les collectifs en col&#232;re sont suicidaires : le refus de s'inscrire dans un cadre de coop&#233;ration territoriale conduira les conseils g&#233;n&#233;raux et les municipalit&#233;s &#224; r&#233;duire les financements et chercher d'autres interlocuteurs. Ceci a d&#233;j&#224; commenc&#233; avec les m&#233;diateurs, les correspondants de nuit, le retour des gardiens d'immeubles etc. On fait plus confiance &#224; ces professionnels relook&#233;s pour s'investir sur le terrain qu'aux acteurs du social, n'est-ce pas un paradoxe qui devrait inqui&#233;ter ces derniers et les pousser &#224; d&#233;poussi&#233;rer leur vision des choses plut&#244;t qu'&#224; s'accrocher au pass&#233; comme planche de salut pour l'avenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux ignorent les progr&#232;s faits en mati&#232;re d'&#233;valuation des actions sociales pour pr&#233;venir la d&#233;linquance : on peut dire combien de d&#233;lits sont &#233;vit&#233;s gr&#226;ce &#224; certaines formes de pr&#233;vention. Non form&#233;s &#224; l'analyse de l'&#233;valuation de l'efficacit&#233; (et refusant m&#234;me ce discours) dans leur majorit&#233;, ces professionnels se coupent des outils de d&#233;monstration de leur &#233;ventuelle efficacit&#233; : ils craignent les chiffres (&#224; une &#233;poque o&#249; les financeurs veulent des bilans pr&#233;cis) et restent camp&#233;s sur les principes des ann&#233;es soixante-dix, l'id&#233;al des clubs de pr&#233;vention (non mandat, rapport individuel au jeune etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire, les approches comportementales dont on peut pourtant mesurer rigoureusement l'efficacit&#233; positive sont rejet&#233;es. Ce n'est plus acceptable aux yeux des &#233;lus. La soci&#233;t&#233; a chang&#233;, la d&#233;linquance est plus importante. Elle est pluri-factorielle (elle a des dimensions familiales, scolaires, m&#233;dicales, &#233;conomiques, p&#233;nales etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, elle doit &#234;tre abord&#233;e en trouvant les compromis n&#233;cessaires entre professionnels pour combiner pr&#233;vention sociale et sanction p&#233;nale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Projet de loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance, du bon et du mauvais</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Projet-de-loi-sur-la-prevention-de-la-delinquance-du-bon-et-du-mauvais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Projet-de-loi-sur-la-prevention-de-la-delinquance-du-bon-et-du-mauvais</guid>
		<dc:date>2006-10-05T09:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>811</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-811-" rel="tag"&gt;811&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9158-a593b.png?1693467526' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_811_-_basse_def.pdf" length="16135233" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mixit&#233; sociale : une imposture</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mixite-sociale-une-imposture</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Mixite-sociale-une-imposture</guid>
		<dc:date>2006-10-04T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique de la ville</dc:subject>
		<dc:subject>811</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La ville fran&#231;aise est dans une impasse : son territoire est aux abois, min&#233; par des clivages et des oppositions pr&#233;judiciables &#224; la coh&#233;rence nationale. L'une des solutions pr&#233;conis&#233;es pour r&#233;pondre &#224; cette d&#233;rive est le retour &#224; la mixit&#233; sociale. Cette notion est n&#233;e en mars 1972 d'une circulaire d'Olivier Guichard, alors ministre de l'Am&#233;nagement du territoire. On la retrouve comme axe politique principal de la loi solidarit&#233; et renouvellement urbain, vot&#233;e en 2000. Ce concept a connu au cours des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-de-la-ville" rel="tag"&gt;Politique de la ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-811-" rel="tag"&gt;811&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L109xH150/arton1436-1c109.jpg?1693467526' width='109' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La ville fran&#231;aise est dans une impasse : son territoire est aux abois, min&#233; par des clivages et des oppositions pr&#233;judiciables &#224; la coh&#233;rence nationale. L'une des solutions pr&#233;conis&#233;es pour r&#233;pondre &#224; cette d&#233;rive est le retour &#224; la mixit&#233; sociale. Cette notion est n&#233;e en mars 1972 d'une circulaire d'Olivier Guichard, alors ministre de l'Am&#233;nagement du territoire. On la retrouve comme axe politique principal de la loi solidarit&#233; et renouvellement urbain, vot&#233;e en 2000. Ce concept a connu au cours des d&#233;cennies un succ&#232;s non n&#233;gligeable, d&#233;clenchant une vague de nostalgie tourn&#233;e vers l'&#233;poque o&#249; les quartiers r&#233;sidentiels brassaient les petites gens et les couches moyennes. L'auteur rappelle que cette &#233;vocation rel&#232;ve du mythe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais le tissu urbain de notre pays ne fut structur&#233; autrement que sous la forme d'une stratification opposant les quartiers riches et les quartiers pauvres. M&#234;me les grands ensembles, con&#231;us au d&#233;but des ann&#233;es 1950 pour r&#233;sorber rapidement la crise du logement, furent le plus souvent am&#233;nag&#233;s selon des principes de s&#233;gr&#233;gation spatiale : il y avait la barre r&#233;serv&#233;e aux instituteurs, celle propos&#233;e aux policiers, celle qui regroupait les ouvriers, celle qui &#233;tait destin&#233;e aux fonctionnaires des services publics originaires des d&#233;partements d'outre-mer&#8230; Le d&#233;but du processus de prol&#233;tarisation de ces m&#234;mes grands ensembles date des ann&#233;es 1960 et du choix de l'Etat de privil&#233;gier l'habitat individuel. Tr&#232;s rapidement s'y concentr&#232;rent les cas sociaux, les populations immigr&#233;es et les fractions de la soci&#233;t&#233; cumulant un taux de ch&#244;mage, de d&#233;linquance et d'&#233;chec scolaire &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le processus s'est encore aggrav&#233;, les communes qui d&#233;truisent les cit&#233;s HLM investissant non dans de nouveaux logements sociaux, mais dans l'accession &#224; la propri&#233;t&#233;. L'exemple type qui peut mieux illustrer cette s&#233;gr&#233;gation spatiale est bien celui de Paris. Les quartiers a&#233;r&#233;s et salubres regroupant les h&#244;tels particuliers se sont toujours oppos&#233;s &#224; ceux o&#249; les habitants ne disposaient, dans leurs modestes masures, ni d'air, ni de lumi&#232;re. D&#232;s le XIXe si&#232;cle, la bourgeoisie conquiert le centre ville en chassant les plus pauvres vers la p&#233;riph&#233;rie. C'est l'&#233;pisode du Baron Haussman, pr&#233;fet de la Seine, qui s'est acharn&#233;, pendant pr&#232;s de vingt ans, &#224; d&#233;truire les plus vieux quartiers pour implanter de larges avenues, mais aussi de riches habitations : 19 722 maisons seront d&#233;truites et 117 555 familles chass&#233;es. Le m&#234;me mouvement reprendra au lendemain de la seconde guerre mondiale, pr&#233;textant la lutte contre l'insalubrit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1990 et 1999, la population ouvri&#232;re a encore baiss&#233; de 21,3 % au profit des professions intellectuelles et des cadres qui elle s'accro&#238;t de 19,9 %. Si l'urbanisme exprime la mani&#232;re de penser d'une &#233;poque, on peut s'inqui&#233;ter d'une France se dirigeant tout droit vers la division spatiale en trois ghettos : celui des riches, celui des pauvres et celui des classes moyennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Atalante, 2006 (140 p. ; 9,70 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La s&#233;gr&#233;gation scolaire : l'&#201;tat face &#224; ses contradictions</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-segregation-scolaire-l-Etat-face-a-ses-contradictions</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-segregation-scolaire-l-Etat-face-a-ses-contradictions</guid>
		<dc:date>2006-10-04T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>811</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; l'on reparle de la carte scolaire, on lira avec beaucoup d'int&#233;r&#234;t cette &#233;tude sociologique d'une grande rigueur qui permet d'entrer au c&#339;ur des m&#233;canismes de la s&#233;gr&#233;gation scolaire. Malgr&#233; les bonnes intentions affich&#233;es et les textes r&#233;glementaires en vigueur, on constate que 10 % des coll&#232;ges prennent en charge 64 % des &#233;l&#232;ves de milieu d&#233;favoris&#233; et 10 autres pour cent en accueillent moins de 20 %. Comment les familles des couches moyennes et sup&#233;rieures s'y prennent-elles pour contourner la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecole" rel="tag"&gt;&#201;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-811-" rel="tag"&gt;811&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton1437-91401.jpg?1693467526' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; l'on reparle de la carte scolaire, on lira avec beaucoup d'int&#233;r&#234;t cette &#233;tude sociologique d'une grande rigueur qui permet d'entrer au c&#339;ur des m&#233;canismes de la s&#233;gr&#233;gation scolaire. Malgr&#233; les bonnes intentions affich&#233;es et les textes r&#233;glementaires en vigueur, on constate que 10 % des coll&#232;ges prennent en charge 64 % des &#233;l&#232;ves de milieu d&#233;favoris&#233; et 10 autres pour cent en accueillent moins de 20 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les familles des couches moyennes et sup&#233;rieures s'y prennent-elles pour contourner la sectorisation ? Elles utilisent trois strat&#233;gies. Elles peuvent d'abord choisir pour leur enfant des options rares et s&#233;lectives pr&#233;sentes dans les coll&#232;ges ou lyc&#233;es r&#233;put&#233;s (langues rares, classe europ&#233;enne, option musique&#8230;), ce qui leur permet de les y voir affect&#233;s. Elles peuvent ensuite les inscrire dans le priv&#233; qui lui n'est pas tenu de respecter la carte scolaire. Elles peuvent encore demander une d&#233;rogation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette qu&#234;te, elles sont loin de se heurter &#224; l'hostilit&#233; de l'administration de l'&#201;ducation nationale. Pourtant, les d&#233;rogations sont pens&#233;es comme de v&#233;ritables garants des cadres nationaux face &#224; l'autonomie des &#233;tablissements. En fait, &#171; les responsables administratifs ne r&#233;gulent que faiblement les comportements consum&#233;ristes des familles et la concurrence entre les &#233;tablissements &#187; (p.119). On conna&#238;t d&#233;j&#224; ces &#233;tablissements qui ont pris l'habitude depuis longtemps de constituer des classes de niveau qui regroupent les bons &#233;l&#232;ves d'un c&#244;t&#233;, les mauvais de l'autre, reproduisant ainsi en leur sein les disparit&#233;s sociales existant entre les espaces urbains. Il y a aussi ceux qui n'h&#233;sitent pas &#224; pratiquer le recrutement sauvage, admettant des &#233;l&#232;ves hors secteur sans aucune d&#233;rogation. S'ils peuvent agir ainsi, c'est que les contr&#244;les sont rares et que la hi&#233;rarchie de l'institution balance entre la tol&#233;rance et le laisser-faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela plusieurs raison parmi lesquelles des enjeux gestionnaires qui passent avant la justice scolaire (limiter les co&#251;ts, pr&#233;server les structures et les personnels, produire une &#233;lite scolaire&#8230;), mais aussi la volont&#233; d'&#233;viter la fuite vers le secteur priv&#233; et ainsi de garder au sein du service public les bons &#233;l&#232;ves. Il suffit pour s'en convaincre de se reporter &#224; l'ouvrage de l'auteur et plus particuli&#232;rement &#224; cette sc&#232;ne hallucinante d&#233;crivant ces &#171; commissions d'ajustement &#187; r&#233;unissant &#224; la fin de l'ann&#233;e scolaire les proviseurs des lyc&#233;es et qui sont destin&#233;es &#224; r&#233;partir les &#233;l&#232;ves de seconde de la rentr&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les yeux placides d'un inspecteur d'acad&#233;mie, les chefs d'&#233;tablissement proc&#232;dent &#224; des trocs et &#233;changes des dossiers sur lesquels ils ont pu op&#233;rer une pr&#233;s&#233;lection, ayant eu connaissance en amont des candidats. L'image de ces responsables marchandant les candidatures d'&#233;l&#232;ves, en se riant de la carte scolaire est bien &#233;loign&#233;e de la politique officiellement affich&#233;e qui consiste justement &#224; &#233;viter la s&#233;gr&#233;gation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2005 (222 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les perspectives de la presse sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-perspectives-de-la-presse-sociale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-perspectives-de-la-presse-sociale</guid>
		<dc:date>2006-10-04T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>811</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On ne la conna&#238;t pas assez et pourtant plus de la moiti&#233; des foyers fran&#231;ais en re&#231;oivent chez eux au moins un exemplaire : vingt-deux millions de lecteurs. Cern&#233;e de mille menaces &#8212; dont la r&#233;volution des nouvelles technologies &#8212;, quelles sont ses perspectives aujourd'hui ? Une premi&#232;re rencontre europ&#233;enne de la presse sociale a tent&#233;, le 21 septembre dernier, de faire le point &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment esquisser une d&#233;finition ? Tout ce qui touche &#224; la presse sociale touche &#224; la soci&#233;t&#233; civile avec, en premi&#232;re (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-811-" rel="tag"&gt;811&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On ne la conna&#238;t pas assez et pourtant plus de la moiti&#233; des foyers fran&#231;ais en re&#231;oivent chez eux au moins un exemplaire : vingt-deux millions de lecteurs. Cern&#233;e de mille menaces &#8212; dont la r&#233;volution des nouvelles technologies &#8212;, quelles sont ses perspectives aujourd'hui ? Une premi&#232;re rencontre europ&#233;enne de la presse sociale a tent&#233;, le 21 septembre dernier, de faire le point&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment esquisser une d&#233;finition ? Tout ce qui touche &#224; la presse sociale touche &#224; la soci&#233;t&#233; civile avec, en premi&#232;re ligne, partenaires sociaux et monde associatif. Le domaine d'informations qu'elle couvre &#8212; sant&#233;, droit, social, solidarit&#233;, travail, retraites&#8230; &#8212; est de plus en plus au c&#339;ur de l'actualit&#233; fran&#231;aise et europ&#233;enne. Elle v&#233;hicule des valeurs engag&#233;es : une presse d'opinion, en quelque sorte, pas vraiment une presse &#171; facile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e ainsi au c&#339;ur de la probl&#233;matique sociale, elle renforce surtout les liens d'appartenance, informe, mobilise, voire &#233;duque. Elle consid&#232;re volontiers ses lecteurs comme des acteurs, participant &#224; une communaut&#233; de pens&#233;e et &#224; un mouvement social. La captation de ses n&#233;cessaires ressources publicitaires se fait g&#233;n&#233;ralement en dehors des annonceurs &#171; consum&#233;ristes &#187;, ce qui n'emp&#234;che pas qu'elle &#233;volue dans un secteur &#244; combien concurrentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son lectorat est large : les adh&#233;rents d'organismes mutualistes, de syndicats, d'organisations professionnelles ou &#233;tudiantes, d'associations de d&#233;fense des droits sociaux connaissent et re&#231;oivent la presse dite &#171; sociale &#187;. En France, selon une enqu&#234;te initi&#233;e en septembre par le CSA et le syndicat de la presse sociale (SPS), dix-huit millions de foyers sont adh&#233;rents &#224; au moins un de ces types d'organismes. Environ vingt-deux millions de Fran&#231;ais sont ainsi lecteurs de la presse sociale, m&#234;me s'ils restent atomis&#233;s entre les diff&#233;rents secteurs : ligues, f&#233;d&#233;rations, syndicats, etc. Or, nous indique le m&#234;me sondage, 92 % des r&#233;cepteurs lisent ou au moins parcourent les publications re&#231;ues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en disent-ils ? Les points forts de celle-ci par rapport &#224; la presse kiosque, analyse encore le CSA &#224; partir des r&#233;ponses des personnes interrog&#233;es, r&#233;sident en sa &#171; fiabilit&#233; &#187;, son &#171; utilit&#233; &#187; et sa &#171; proximit&#233; &#187;. En revanche, elle ferait jeu &#233;gal ou serait un peu moins bien consid&#233;r&#233;e en ce qui concerne le contenu &#233;ditorial ou le style r&#233;dactionnel. Enfin, elle serait consid&#233;r&#233;e comme plus faible sur l'engagement (un comble !) et sur la modestie de la pr&#233;sentation. Dernier point &#8212; mais pas le moindre &#8212;, la presse sociale est cens&#233;e jouer, pour les personnes interrog&#233;es, un r&#244;le dans le d&#233;bat sur les questions sociales, et avoir une influence nationale, voire europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La naissance de &#171; l'individu-m&#233;dia &#187; peut-elle mettre en p&#233;ril la presse sociale ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; il y a plus de trente ans, le syndicat de la presse sociale f&#233;d&#232;re aujourd'hui 140 &#233;diteurs et 175 publications, appartenant essentiellement aux secteurs associatifs, mutualistes et syndicalistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='SPS - 37, rue de Rome - 75008 Paris. T&#233;l. 01 44 90 43 60' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Depuis 1995, le SPS &#8212; dont le slogan affirme &#171; je lis, je vis &#187; &#8212; se mobilise logiquement contre l'illettrisme, organise des campagnes de mobilisation et des forums de sensibilisation. Il avait lanc&#233; en 1999 un appel de 26 personnalit&#233;s (&#171; de A &#224; Z &#187;, d'Arditi &#224; Zidane), aid&#233; &#224; la r&#233;alisation de cinq courts-m&#233;trages en 2003 et jet&#233; les bases d'un partenariat avec la Fnac, intervenant entre autres au salon de l'&#201;ducation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'an dernier, il y faisait distribuer 25 000 mini-livres sous forme d'ab&#233;c&#233;daire de l'illettrisme invitant les visiteurs &#224; des ateliers de lecture et &#224; une rencontre avec l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI, cr&#233;&#233;e en 2001). Il y a quelques jours, tout d&#233;but octobre, le SPS ouvrait une base de donn&#233;es de la presse sociale en Europe, f&#233;d&#233;rant l'ensemble des titres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, 21 septembre : une premi&#232;re rencontre europ&#233;enne de la presse sociale a rassembl&#233; environ 250 personnes dans l'h&#233;micycle du conseil &#233;conomique et social (CES). Ce lieu prestigieux est charg&#233; de conseiller les pouvoirs publics &#171; sur la base des avis de la soci&#233;t&#233; civile organis&#233;e &#187;, regroupant l'ensemble des organisations de salari&#233;s, d'employeurs et de la vie associative. Lors de ce premier rendez-vous, trois enjeux ont &#233;merg&#233; : faire appara&#238;tre la valeur ajout&#233;e de la presse sociale dans le d&#233;bat soci&#233;tal du pays ; revisiter en permanence ses supports et parfois les mettre en r&#233;seau ; faire appara&#238;tre l'enjeu du &#171; social &#187; en Europe&#8230; En effet, les menaces sont l&#224; : de nouvelles contraintes &#233;conomiques, la naissance de l'&#171; individu-m&#233;dia &#187; (7 millions de blogueurs en France, a-t-on appris) pourraient probablement, &#224; terme, mettre en p&#233;ril ou m&#233;tamorphoser la presse sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques besoins se sont donc fait sentir, de l'ordre d'une meilleure connaissance mutuelle et d'une mutualisation des actions, tout en sachant toujours identifier sa propre comp&#233;tence distinctive. De m&#234;me, pour honorer l'important capital actuel de confiance existant, des efforts restent &#224; faire pour bannir les jargons institutionnels et parfois, pour &#171; conseiller plus que prescrire &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, &#171; un mod&#232;le de d&#233;mocratie sociale et participative se construit &#224; l'&#233;chelle de l'Europe &#187;, estime Jacques Dermagne, pr&#233;sident du CES, qui n'h&#233;site pas &#224; citer&#8230; Charles de Gaulle : &#171; La question sociale, toujours pos&#233;e et jamais r&#233;solue &#187;, est bien &#224; l'origine de toutes les grandes secousses que nous avons connues, et que nous allons vivre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fnps.fr/sps/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;SPS&lt;/a&gt; - 37, rue de Rome - 75008 Paris. T&#233;l. 01 44 90 43 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
