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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Se m&#233;fier des &#233;vidences</title>
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		<title>Reconstruction : l'auteur doit reconna&#238;tre les faits</title>
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		<dc:subject>810</dc:subject>

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&lt;p&gt;Michel Suard intervient comme th&#233;rapeute familial dans deux &#233;tablissements p&#233;nitentiaires &#224; Caen et &#224; Argentan, aupr&#232;s de personnes condamn&#233;es pour des agressions sexuelles intrafamiliales. Propos recueillis par Jacques Tr&#233;mintin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous avez reconnu publiquement avoir renonc&#233;, dans une situation particuli&#232;re, &#224; signaler une agression sexuelle au parquet. Pouvez-vous nous pr&#233;ciser les circonstances ? Si j'ai fait le choix de ne pas signaler, ce n'est pas pour d&#233;fendre le principe du secret professionnel (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Michel Suard intervient comme th&#233;rapeute familial dans deux &#233;tablissements p&#233;nitentiaires &#224; Caen et &#224; Argentan, aupr&#232;s de personnes condamn&#233;es pour des agressions sexuelles intrafamiliales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Jacques Tr&#233;mintin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez reconnu publiquement avoir renonc&#233;, dans une situation particuli&#232;re, &#224; signaler une agression sexuelle au parquet. Pouvez-vous nous pr&#233;ciser les circonstances ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si j'ai fait le choix de ne pas signaler, ce n'est pas pour d&#233;fendre le principe du secret professionnel mais parce que cela m'a paru tout &#224; fait injustifi&#233;. J'ai re&#231;u une famille qui m'a expos&#233; un probl&#232;me qu'elle avait rencontr&#233; quelques jours auparavant. En sortant d'un repas, la petite derni&#232;re, &#226;g&#233;e de 7 ans, s'&#233;tait adress&#233;e &#224; son fr&#232;re de quinze ans en lui disant : &#171; Tu viens me l&#233;cher la z&#233;zette ? &#187;. En entendant cela, les parents ont r&#233;agi d'une mani&#232;re tout &#224; fait adapt&#233;e. Ils ont mis tout le monde autour de la table et ont cherch&#233; &#224; savoir ce qui s'&#233;tait pass&#233;. Ils ont ainsi appris que le fils a&#238;n&#233; de quinze ans avait voulu, apr&#232;s avoir regard&#233; un film pornographique &#224; la t&#233;l&#233;vision, exp&#233;rimenter ce qu'il avait vu en faisant un cunnilingus &#224; sa petite s&#339;ur. Les parents ont sanctionn&#233; le gar&#231;on, fait parler les enfants et rappel&#233; qu'on n'avait pas &#224; toucher au corps de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se sont rendus compte que le fonctionnement familial &#233;tait insatisfaisant : la m&#232;re &#233;tait tr&#232;s prise par ses activit&#233;s professionnelles et le p&#232;re, chauffeur routier, &#233;tait absent tr&#232;s souvent. Il y avait un d&#233;laissement des enfants. Ils ont pris la d&#233;cision de modifier leur fonctionnement et d'&#234;tre beaucoup plus pr&#233;sents. Dans le m&#234;me temps, ils ont consult&#233; les pages jaunes de l'annuaire et ont cherch&#233; &#224; &#171; th&#233;rapie familiale &#187; : c'est comme cela qu'ils ont pris rendez-vous avec moi. Ils voulaient parler de ce qui s'&#233;tait pass&#233; et demander conseil. Mais ils avaient d&#233;j&#224; fait tout ce qu'il fallait faire. Ils avaient montr&#233; leur comp&#233;tence parentale d'une mani&#232;re compl&#232;te et satisfaisante. Ils ont reconnu leur part de responsabilit&#233; et permis que tout cela soit parl&#233;. Le gar&#231;on de quinze ans a pu exprimer sa culpabilit&#233;. Nous nous sommes rencontr&#233;s pendant trois ou quatre s&#233;ances et cela a permis de d&#233;passer ce qui s'&#233;tait pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N'avez-vous pas l'impression que vous vous &#234;tes mis en porte-&#224;-faux avec la loi de 1989 qui fait obligation d'avoir &#224; signaler sans d&#233;lai, sans pouvoir &#233;valuer au pr&#233;alable l'opportunit&#233; d'une telle transmission ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, s&#251;rement. J'esp&#232;re que la gamine ne portera pas plainte contre moi &#224; sa majorit&#233;, parce que je n'ai pas d&#233;nonc&#233; ! Je ne suis pas s&#251;r qu'elle ait &#233;t&#233; vraiment traumatis&#233;e. J'ai la conviction profonde que cela ne se reproduira pas parce que les parents ont fait le n&#233;cessaire. Si je n'ai pas signal&#233;, c'est parce qu'ils ont &#233;t&#233; capables de dire et de faire respecter la loi sans qu'il faille pour cela faire appel &#224; une intervention, qu'elle soit administrative ou judiciaire. Quand il y a des agressions sexuelles entre enfants et que les parents sont capables de r&#233;agir, il faudrait leur laisser la responsabilit&#233; de g&#233;rer la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien diff&#233;rent quand les parents sont complaisants, n'ont rien voulu savoir ou ne font rien. Ce qui est fondamental pour qu'une victime se reconstruise, c'est que l'auteur reconnaisse les faits, la responsabilit&#233; de ce qu'il a commis et notamment les dommages occasionn&#233;s. Ensuite, il faut qu'il y ait une m&#233;diatisation : cela ne peut pas rester &#224; l'int&#233;rieur de la famille. Il ne suffit pas que l'auteur promette qu'il ne le fera plus. Il faut que quelqu'un d'autre intervienne. Mais ce tiers n'est pas obligatoirement un juge. Il n'y a pas que la justice qui puisse dire la loi. Ici, ce sont les parents qui l'ont repr&#233;sent&#233;e et qui ont &#233;prouv&#233; le besoin qu'un tiers vienne m&#233;diatiser. Je ne pense pas que la justice aurait pu faire mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n'y a donc pas forc&#233;ment n&#233;cessit&#233; qu'il y ait sanction p&#233;nale pour que la victime se sente reconnue et se reconstruise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je travaille en prison avec des auteurs d'agressions sexuelles graves. J'en ai vu &#224; peu pr&#232;s deux cents. J'ai aussi rencontr&#233; quarante-deux victimes et ai r&#233;ussi &#224; m&#233;diatiser cent douze entretiens entre auteurs et victimes. Cette petite exp&#233;rience m'a permis d'arriver &#224; plusieurs constats que je ne g&#233;n&#233;ralise pas, mais qui constituent un t&#233;moignage. Le proc&#232;s a tr&#232;s peu servi &#224; r&#233;parer les victimes que j'ai rencontr&#233;es, qui ont souvent culpabilis&#233; car ce qu'elles demandaient ce n'&#233;tait pas forc&#233;ment une incarc&#233;ration de leur agresseur pour qui elles ont encore de l'affection. Cela a &#233;t&#233; surtout utile quand l'auteur niait les faits et que seule la justice pouvait reconna&#238;tre la place de la victime. Mais quand l'auteur reconna&#238;t, ce qui a permis d'avancer c'est une rencontre m&#233;diatis&#233;e. Il est toujours &#233;tonnant d'entendre l'auteur remercier la victime de l'avoir d&#233;nonc&#233;. Paradoxalement, la demande de sanction ne vient pas forc&#233;ment de la victime mais de l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup reconnaissent qu'ils avaient besoin de la prison pour m&#251;rir et r&#233;fl&#233;chir. Je ne parle pas des courtes peines pass&#233;es en maison d'arr&#234;t o&#249; ils sont six dans une cellule de trois, ce qui ne laisse gu&#232;re de mentalisation possible. Ceux que je vois en centre p&#233;nitentiaire, ce n'est pas le club M&#233;d, mais ils vivent en cellule individuelle. La peine est tellement longue qu'ils ont le temps de r&#233;fl&#233;chir. Ce n'est pas le discours habituel o&#249; l'on dit que la prison esquinte les auteurs et est utile pour les victimes. &#192; partir de ceux que je rencontre, j'aurais tendance &#224; dire le contraire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>R&#233;flexion autour de la maltraitance sexuelle</title>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, la gestion des maltraitances sexuelles nous a confront&#233;s &#224; des certitudes que la r&#233;alit&#233; &#233;rode de plus en plus. Et si, pass&#233;es l'&#233;motion et l'indignation, loin des prises de position doctrinales et partisanes, l'on se mettait &#224; r&#233;fl&#233;chir sereinement sur la maltraitance subie par les enfants ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s une longue p&#233;riode infantile, pour ne pas dire d'infantilisation, la r&#233;flexion autour de la maltraitance est entr&#233;e dans une p&#233;riode de plus grande maturit&#233;. Il faut dire que l'on &#233;tait un peu (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, la gestion des maltraitances sexuelles nous a confront&#233;s &#224; des certitudes que la r&#233;alit&#233; &#233;rode de plus en plus. Et si, pass&#233;es l'&#233;motion et l'indignation, loin des prises de position doctrinales et partisanes, l'on se mettait &#224; r&#233;fl&#233;chir sereinement sur la maltraitance subie par les enfants ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une longue p&#233;riode infantile, pour ne pas dire d'infantilisation, la r&#233;flexion autour de la maltraitance est entr&#233;e dans une p&#233;riode de plus grande maturit&#233;. Il faut dire que l'on &#233;tait un peu vite pass&#233; du d&#233;ni &#224; l'indignation vertueuse. Des d&#233;cennies d'aveuglement s'&#233;taient transform&#233;es en soup&#231;on permanent et tous azimuts : tout adulte, m&#226;le de pr&#233;f&#233;rence, &#233;tait susceptible d'&#234;tre un agresseur en puissance et plus particuli&#232;rement un pr&#233;dateur sexuel. Nous sommes loin d'&#234;tre gu&#233;ris totalement de cette psychose collective. La fi&#232;vre est encore sous-jacente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque &#233;poque poss&#232;de son d&#233;mon, il n'est plus aujourd'hui pire figure du mal radical que le p&#233;dophile. C'est devenu le monstre &#224; &#233;radiquer, &#224; qui l'on d&#233;nie toute humanit&#233;, ce qui permet &#224; chacun de se conforter dans sa normalit&#233;. En se focalisant sur des comportements totalement r&#233;prouv&#233;s, on s'exon&#232;re d'une r&#233;flexion sur ses propres fragilit&#233;s. Or, comme l'affirme le philosophe &#201;ric Fiat : &lt;i&gt;&#171; Parler de la maltraitance n'est s&#233;rieux que si l'on en parle comme quelque chose qui n'est pas ext&#233;rieur &#224; nous : elle n'est pas &#233;trang&#232;re &#224; celles et ceux qui se veulent urbains et bienveillants. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Etats g&#233;n&#233;raux de la maltraitance &#187; Afirem, 17 et 18 novembre 2006, Paris. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le carcan qui nous emp&#234;chait de penser craque de toutes parts. Des voix s'&#233;taient d&#233;j&#224; fait entendre ici et l&#224;, s'&#233;levant contre une vision par trop simplificatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hubert Van Giseghem &#233;tait venu du lointain Qu&#233;bec pour nous mettre en garde contre nos certitudes toutes neuves. Il avait produit son petit effet, lors du congr&#232;s de l'Afirem &#224; Lyon en octobre 1993, en y condamnant l'engagement syst&#233;matique et automatique des enfants victimes d'abus sexuels dans des psychoth&#233;rapies qui, loin de leur permettre de tourner la page, ne faisaient, dans certains cas, que raviver le traumatisme subi. Il r&#233;cidiva en 1995 lors d'une conf&#233;rence tenue &#224; Paris, o&#249; il d&#233;monta les m&#233;canismes qui provoquaient tant les prises en compte des t&#233;moignages qui s'av&#233;raient ne correspondre &#224; aucun abus v&#233;ritable, que les refus de leur prise en compte alors qu'il y avait effectivement eu abus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; une &#233;coute attentive et int&#233;ress&#233;e du public professionnel, le soup&#231;on pesait sur ces mises en garde : ne s'agissait-il pas d'une tentative de l&#233;gitimation ou de r&#233;habilitation des agresseurs ? Notre d&#233;couverte de la maltraitance &#233;tait bien trop r&#233;cente pour que l'on puisse y r&#233;fl&#233;chir sereinement. Il fallut attendre une dizaine d'ann&#233;es et le proc&#232;s d'Outreau pour que le tonnerre raisonne dans le ciel serein des convictions largement partag&#233;es. Aujourd'hui, il semble possible d'aborder la question de la maltraitance en &#233;vitant d'en r&#233;duire la complexit&#233;. C'est du moins le pari que nous faisons, en comptant sur l'intelligence du lecteur pour ne pas nous faire accuser de faire le jeu des agresseurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faut-il une intervention psychosociale &#224; tout prix ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233;, Elisabeth, Julien et Marcel ont respectivement 25 ans, 22 ans, 21 ans et 18 ans. Ils appartiennent &#224; la m&#234;me famille et ont v&#233;cu le m&#234;me drame : des agressions sexuelles de la part de leur p&#232;re. D&#233;j&#224; plac&#233;s en familles d'accueil pour carences graves, la r&#233;v&#233;lation permettra une protection rapide avec d&#233;p&#244;t de plainte et jugement de l'agresseur qui sera condamn&#233; en premi&#232;re instance puis en appel &#224; une peine de prison ainsi qu'au retrait de l'autorit&#233; parentale. Restait la reconstruction de ces enfants, &#226;g&#233;s &#224; l'&#233;poque de six &#224; treize ans. Si l'on s'en tient &#224; la conviction dominante qui perdure encore aujourd'hui, une th&#233;rapie s'av&#233;rait indispensable, la mise en mots du traumatisme subi &#233;tant incontournable pour leur permettre de d&#233;passer ce qu'ils avaient v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien ce qui fut envisag&#233;. Mais tr&#232;s vite, devant le mutisme des enfants et leur refus d'aborder ce pass&#233; tant douloureux, il apparut plus sage de ne pas leur forcer la main. Plus tard, pensait-on&#8230; Douze ans apr&#232;s, aucune prise en charge psychologique n'a eu lieu. Et la fratrie se porte bien. Leur adolescence a suivi une &#233;volution marqu&#233;e par une grande banalit&#233; pour les uns, par quelques incidents pour les autres qu'il serait facile d'interpr&#233;ter comme le contrecoup de l'agression, mais qui auraient tout autant pu intervenir en son absence. Ils sont tous ins&#233;r&#233;s professionnellement et connaissent des vies affectives tout &#224; fait comparables aux autres jeunes de leur g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail th&#233;rapeutique a bien eu lieu : c'est celui men&#233; par les familles d'accueil ou les maisons d'enfants qui les ont accompagn&#233;s jusqu'&#224; leur majorit&#233;. Ils ont &#233;t&#233; entour&#233;s d'adultes bienveillants qui se sont centr&#233;s sur le pr&#233;sent et sur l'avenir, sans jamais revenir sur leur pass&#233;. Et cela leur a pour l'instant r&#233;ussi. Des esprits chagrins r&#233;pliqueront que leur vie d'adulte ne faisant que commencer, rien ne permet de garantir qu'&#224; un moment de leur existence le traumatisme subi ne resurgira pas et qu'ils n'auront pas besoin d'y revenir. Ce &#224; quoi l'on peut r&#233;pliquer que rien ne laisse penser que cela sera forc&#233;ment n&#233;cessaire. En tout &#233;tat de cause, ces quatre adultes ont r&#233;ussi &#224; se reconstruire sans avoir besoin jusqu'&#224; pr&#233;sent d'une prise en charge th&#233;rapeutique autre que celle propos&#233;e par des tuteurs de r&#233;silience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rience remet-elle en cause le soutien psychologique pour accompagner une victime d'agression sexuelle ? Pas du tout. Celle-ci peut s'av&#233;rer utile et essentielle pour nombre d'enfants et d'adultes. Il faut simplement arr&#234;ter de s'inscrire dans un syst&#233;matisme qui transforme la th&#233;rapie en passage oblig&#233; et &#233;tape pr&#233;alable en dehors de laquelle il n'y aurait point de salut. Il faut arr&#234;ter de vouloir faire entrer de force un usager dans la case o&#249; l'on a d&#233;cid&#233; qu'il devait se trouver, au pr&#233;texte que l'on sait forc&#233;ment ce qui est bien pour lui. Il appara&#238;t judicieux au contraire de se mettre &#224; son &#233;coute et de partir de ce qui semble &#234;tre ses attentes pour y r&#233;pondre par une attitude qui soit la plus adapt&#233;e. Osons aller plus loin. Notre volont&#233; l&#233;gitime de prot&#233;ger l'enfant contre des agressions qui ne peuvent que gravement le perturber ne nous am&#232;ne-t-elle pas parfois &#224; une victimisation secondaire ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Entre d&#233;rapage ponctuel et d&#233;rive perverse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un ouvrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La dictature de l'&#233;motion- La protection de l'enfant et ses d&#233;rives .Paul (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Paul Bensussan et Florence Rault rapportent une situation &#224; laquelle la justice a d&#251; faire face. Un matin, un p&#232;re laisse monter son petit gar&#231;on dans son lit, sa femme &#233;tant en train de prendre sa douche. Sc&#232;ne on ne peut plus classique que l'on rencontre dans des milliers de familles. Ce qui l'est moins, c'est que cet homme est pris, au contact de l'enfant, d'une &#233;rection et pose la main de son fils sur son sexe, l'incitant &#224; le caresser. L'homme se reprend tr&#232;s vite. Il se l&#232;ve et s'enferme dans la salle de bain. Horrifi&#233; par son geste, il y fait une tentative de suicide. Sa femme obtient qu'il se confie &#224; elle. Ils d&#233;cident d'aller consulter un psychologue. Ce dernier leur annonce qu'il n'a d'autre choix que de faire un signalement. C'est la valise &#224; la main que ce p&#232;re r&#233;pondra &#224; la convocation de la police : il est persuad&#233; &#234;tre incarc&#233;r&#233; &#224; la suite de l'audition. Ce monsieur fera l'objet d'une condamnation avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'interroger sur les effets pervers d'une telle judiciarisation. Au-del&#224; de la transgression du tabou de l'inceste qui justifiait une sanction de la part de la soci&#233;t&#233;, s'est-on pos&#233; la question de l'impact qu'avait pu avoir sur l'enfant respectivement l'acte fugace dont il avait &#233;t&#233; la victime et les cons&#233;quences judiciaires subies par sa famille ? Que valait-il mieux pour lui : des mots pos&#233;s sur ce qui s'&#233;tait pass&#233; ou la lourde proc&#233;dure engag&#233;e ? La prise de conscience imm&#233;diate par cet homme de ce qu'il avait commis n&#233;cessitait-elle un proc&#232;s pour &#234;tre encore plus efficace ? Pour les uns, le passage par la justice &#233;tait malgr&#233; tout n&#233;cessaire et important. Pour les autres, le travail engag&#233; sur lui-m&#234;me par ce p&#232;re pouvait sembler tout &#224; fait suffisant (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Reconstruction-l-auteur-doit-reconnaitre-les-faits' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Michel Suard&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Lemay explique depuis longtemps la fonction d'&#233;rotisation inh&#233;rente &#224; la parentalit&#233; : le plaisir sensoriel est essentiel pour permettre &#224; l'enfant d'acc&#233;der &#224; la conscience d'&#234;tre un sujet de d&#233;sir. L'adulte est dans son r&#244;le quand il caresse, stimule ou masse son enfant. Il ne se transforme en agresseur que lorsqu'il g&#233;nitalise cette relation, en confondant d&#232;s lors sexualit&#233; infantile et sexualit&#233; g&#233;nitale. Mais l&#224; encore, il semble essentiel de distinguer entre d&#233;rapages ponctuels et p&#233;dophilie. L'enfant s&#233;duit, provoque ou d&#233;&#231;oit : il devient tant&#244;t celui qui gratifie et tant&#244;t celui qui pers&#233;cute. Cette r&#233;sonance &#233;motionnelle est toujours &#224; m&#234;me de provoquer un faux pas qu'il faut &#233;viter de confondre avec une structuration perverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#233;l&#232;bre p&#233;dopsychiatre ne se contente pas d'une d&#233;monstration th&#233;orique. &#192; la tribune du congr&#232;s de l'Afirem en novembre 2005, il livra &#224; l'assistance un souvenir d'enfance. El&#232;ve chez les fr&#232;res, il fut invit&#233; avec l'un de ses copains par un pr&#234;tre &#224; une s&#233;ance de r&#233;vision pour un contr&#244;le &#224; venir portant sur la biologie humaine. L'homme les fit se d&#233;shabiller et, au pr&#233;texte d'identifier les diff&#233;rentes parties de leur corps, proc&#233;da &#224; des attouchements. Michel Lemay rapporte n'avoir v&#233;cu &#224; l'&#233;poque aucun traumatisme particulier et avoir oubli&#233; cet incident pendant des d&#233;cennies. Bien plus tard, invit&#233; avec d'autres anciens &#224; un anniversaire de l'institution, il vit ce pr&#234;tre se diriger vers lui et se pencher &#224; son oreille pour lui demander pardon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;trospectivement, Michel Lemay s'est imagin&#233; ce que cela aurait induit aujourd'hui : signalement, audition par la gendarmerie, garde &#224; vue du pr&#234;tre, voire s&#233;ances de th&#233;rapie plus ou moins intensives&#8230; Toutes choses qui auraient peut-&#234;tre plus marqu&#233; n&#233;gativement le jeune adolescent qu'il &#233;tait, affirme-t-il aujourd'hui. Entre la banalisation coupable d'hier et la dramatisation stigmatisante contemporaine, n'y a-t-il pas finalement une place pour une plus juste gestion de ces situations, qui r&#233;ponde au traumatisme r&#233;ellement v&#233;cu par la victime plut&#244;t qu'aux repr&#233;sentations et fantasmes des adultes ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce qui peut inciter un enfant &#224; mentir ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Autre tabou pulv&#233;ris&#233; depuis peu : la cr&#233;dibilit&#233; de la parole de l'enfant qui n'a plus rien d'absolu. Pourquoi un enfant ment-il ? Pour les m&#234;mes raisons que l'adulte ! Dans 25 % des cas, le mensonge est altruiste (pour pr&#233;server l'autre). Dans les 75 % autres, il est &#233;go&#239;ste et a pour source l'int&#233;r&#234;t, la cupidit&#233;, la haine, la vengeance, la passion, la d&#233;fense, le sacrifice, le besoin de se valoriser&#8230; Nous mentons tous, tout le temps, au rythme moyen d'une fois et demi &#224; deux fois par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s ses trois ans, l'&#234;tre humain acquiert une capacit&#233; ind&#233;niable &#224; fabriquer un vrai mensonge pour duper les personnes et ne pas avouer ses forfaits. Plus il grandit, plus il est capable de cacher son &#233;tat r&#233;el et se fabriquer un &#233;tat fictif&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Psychologie du menteur. Claudine Biland, &#233;d. Odile Jacob, 2004. (lire la (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'enfant peut vouloir se prot&#233;ger d'une situation mena&#231;ante (&#233;viter une punition). Il peut vouloir se mettre en valeur ou attirer l'attention (rehausser son estime de soi, se faire des amis). Il peut mentir pour &#233;viter une responsabilit&#233;. L'enfant dont l'imagination est tr&#232;s f&#233;conde peut avoir tendance &#224; fabuler : il va alors avoir tendance &#224; inventer des histoires souvent per&#231;ues comme des mensonges de la part des adultes. Il peut &#233;galement mentir pour obtenir quelque chose ou arriver &#224; ses fins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par quel myst&#232;re ce comportement profond&#233;ment humain et tout particuli&#232;rement tentant pour un enfant s'arr&#234;terait-il au seuil de l'agression qu'il subit ? Les hypoth&#232;ses alternatives &#224; la r&#233;alit&#233; du traumatisme v&#233;cu ne doivent &#234;tre ni privil&#233;gi&#233;es, ni n&#233;glig&#233;es. On doit les aborder sereinement, ne serait-ce que pour accorder pleine cr&#233;dibilit&#233; aux accusations port&#233;es. Y a-t-il exag&#233;ration par l'enfant de ses v&#233;cus oedipiens qui le portent &#224; projeter sur l'un de ses parents un d&#233;sir pulsionnel ? Veut-il &#233;viter une punition ou un bl&#226;me en d&#233;tournant l'attention ? S'agit-il d'une tentative de vengeance contre un adulte avec qui il serait en conflit et auquel il voudrait nuire ? Y a-t-il un malentendu, le propos de l'enfant &#233;tant interpr&#233;t&#233; d'une mani&#232;re erron&#233;e (comme lorsqu'un petit dit que son papa lui a fait l'amour en voulant expliquer qu'il lui a fait un bisou sur la bouche). Y a-t-il induction ou suggestion par un adulte qui a pos&#233; des questions tr&#232;s orient&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un chercheur de Montr&#233;al a interrog&#233; des enfants &#226;g&#233;s de trois &#224; cinq ans qui avaient &#233;t&#233; re&#231;us par un p&#233;diatre qui avait auscult&#233; leurs ganglions en les priant de rester habill&#233;s. &#192; la question &#171; Est-ce que le docteur a jou&#233; avec ton zizi ? &#187; 47 % des enfants ont r&#233;pondu &#171; oui &#187; !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Au secours on veut m'aider. Claude Seron, &#233;d. Fabert, 2006. (lire la (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'enfant a donc de bonnes raisons de ne pas dire la v&#233;rit&#233; quand il d&#233;nonce &#234;tre victime de mauvais traitements. Mais cela n'implique pas qu'il mente syst&#233;matiquement. Il ne faudrait pas revenir &#224; l'&#233;poque r&#233;cente o&#249; l'on n'accordait aucune vraisemblance &#224; ses propos. On ne peut r&#233;duire sa parole &#224; une pr&#233;somption de v&#233;rit&#233; ou de mensonge. L&#224; encore seule l'&#233;coute attentive et pr&#233;venante de ce qu'il exprime &#224; la fois explicitement et implicitement peut permettre de le prendre en compte d'une mani&#232;re authentique et respectueuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En refusant l'id&#233;e re&#231;ue qui veut que la seule voie de salut pour l'enfant agress&#233; passe par la d&#233;nonciation &#224; la justice et la psychoth&#233;rapie, ne le condamnons-nous pas &#224; ne jamais pouvoir sortir de son traumatisme ? En affirmant que sa parole doit &#234;tre entendue d'une mani&#232;re critique, n'incitons-nous pas &#224; l'incr&#233;dulit&#233; face &#224; ses r&#233;v&#233;lations ? Ces pr&#233;conisations ne sont en rien un retour en arri&#232;re. Elles incitent &#224; sortir du simplisme qui cherche &#224; &#233;tablir un filtre unique sur la r&#233;alit&#233; et &#224; balayer l'ensemble des champs du possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Etats g&#233;n&#233;raux de la maltraitance &#187; Afirem, 17 et 18 novembre 2006, Paris. H&#244;pital des enfants malades - 149 rue de S&#232;vres - 75730 Paris cedex 15&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La dictature de l'&#233;motion- La protection de l'enfant et ses d&#233;rives .Paul Bensussan et Florence Rault, &#233;d. Belfond, 2002. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-dictature-de-l-emotion' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Psychologie du menteur. Claudine Biland, &#233;d. Odile Jacob, 2004. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Psychologie-du-menteur' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au secours on veut m'aider. Claude Seron, &#233;d. Fabert, 2006. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Au-secours-on-veut-m-aider-tome-1' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La pr&#233;vention : concept, politiques, pratiques en d&#233;bat</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-prevention-concept-politiques-pratiques-en-debat</link>
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		<dc:date>2006-09-27T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Risque professionnel</dc:subject>
		<dc:subject>810</dc:subject>

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&lt;p&gt;Qu'est-ce que la pr&#233;vention ? C'est l'ensemble des mesures prises pour emp&#234;cher que ne se produisent des ph&#233;nom&#232;nes pouvant nuire &#224; un individu ou &#224; une collectivit&#233;. &#192; l'origine des premi&#232;res politiques pr&#233;ventives, la conviction selon laquelle la mortalit&#233; infantile privant la nation de soldats potentiels, il fallait tout mettre en &#339;uvre pour leur permettre de parvenir &#224; l'&#226;ge adulte ! La loi de 1902 fixera &#224; l'&#201;tat la pr&#233;rogative de lutter contre les grands fl&#233;aux (tuberculose, syphilis, alcoolisme&#8230;), (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L86xH150/arton1423-9793a.jpg?1693656543' width='86' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce que la pr&#233;vention ? C'est l'ensemble des mesures prises pour emp&#234;cher que ne se produisent des ph&#233;nom&#232;nes pouvant nuire &#224; un individu ou &#224; une collectivit&#233;. &#192; l'origine des premi&#232;res politiques pr&#233;ventives, la conviction selon laquelle la mortalit&#233; infantile privant la nation de soldats potentiels, il fallait tout mettre en &#339;uvre pour leur permettre de parvenir &#224; l'&#226;ge adulte ! La loi de 1902 fixera &#224; l'&#201;tat la pr&#233;rogative de lutter contre les grands fl&#233;aux (tuberculose, syphilis, alcoolisme&#8230;), consid&#233;rant que la sant&#233; du corps social comme celle du corps humain d&#233;pendaient de la seule hygi&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur m&#233;dico-social h&#233;ritera de ces notions, reprenant et adaptant la r&#233;partition de l'OMS entre la pr&#233;vention primaire (am&#233;lioration des conditions g&#233;n&#233;rales de la population), la pr&#233;vention secondaire (aide aux personnes en difficult&#233; pour leur permettre de se maintenir dans leur milieu de vie) et la pr&#233;vention tertiaire (accompagner la r&#233;insertion des populations exclues ou prises en charge en institution). Aujourd'hui, la pr&#233;vention d&#233;rive de plus en plus vers le principe de pr&#233;caution. Alors que celui-ci devrait se limiter &#224; &#233;valuer le risque et le r&#233;duire &#224; un niveau acceptable, il est fr&#233;quemment identifi&#233; au risque z&#233;ro. Ce qui ne manque pas de constituer pour l'action sociale, qui agit en permanence sur l'incertitude et l'impr&#233;visibilit&#233;, un frein et un blocage en mati&#232;re d'initiative et de cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mod&#232;les se sont toujours oppos&#233;s. Le premier, celui du r&#233;gime de responsabilit&#233;, consid&#232;re que la s&#233;curit&#233; n'est pas un droit, mais un devoir. Il revient &#224; chacun de se pr&#233;munir, en prenant tous les moyens pour anticiper. Il pr&#233;suppose qu'il suffit de savoir et de comprendre en quoi un comportement nuit pour y renoncer, la mauvaise compr&#233;hension de la r&#233;alit&#233; &#233;tant consid&#233;r&#233;e comme la source essentielle de l'attitude inad&#233;quate : l'individu est consid&#233;r&#233; comme un &#234;tre libre de ses choix. &#192; ce titre, il doit assumer les cons&#233;quences de ses actes puisque ce qui arrive est de sa faute &#224; moins de pouvoir impliquer la responsabilit&#233; d'un tiers. L'intervention de la soci&#233;t&#233; doit se limiter &#224; tout mettre en &#339;uvre pour lui faire prendre conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre mod&#232;le bas&#233; sur la solidarit&#233; consid&#232;re que le risque est inh&#233;rent au fonctionnement tant de l'individu que du corps social. Il le socialise en prenant en compte les d&#233;terminants &#233;conomiques, sociaux, culturels et symboliques. La politique de pr&#233;vention qu'il pr&#233;conise est globale, intervenant sur les facteurs individuels et environnementaux en termes de protection, de vuln&#233;rabilit&#233; et de risque. Ces deux mod&#232;les pour contradictoires qu'ils soient, peuvent provoquer des conflits d'all&#233;geance au sein d'une m&#234;me politique ou d'un m&#234;me intervenant. On identifie bien ici les tenants et aboutissants lib&#233;raux du premier et ceux bas&#233;s sur les larges implications soci&#233;tales pour le second.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. l'Harmattan, 2005 (181 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des &#233;ducateurs dans la rue. Histoire de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-educateurs-dans-la-rue-Histoire-de-la-prevention-specialisee</link>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ne repose au d&#233;part sur aucun socle th&#233;orique. C'est avant tout une mani&#232;re d'&#234;tre et de faire. Elle na&#238;t d'une volont&#233; de relayer l'internat qui constitue la seule et unique solution r&#233;&#233;ducative depuis 150 ans. C'est dans l'effervescence de l'apr&#232;s-guerre qui m&#234;le passion, enthousiasme et &#233;lans de g&#233;n&#233;rosit&#233; que se d&#233;veloppent les premi&#232;res exp&#233;riences. &#171; Des initiatives foisonnent de partout, les bonnes volont&#233;s agissent l&#224; o&#249; les besoins se font sentir, s'automissionnant dans le but de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-810-" rel="tag"&gt;810&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton1424-7ef09.jpg?1693656543' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ne repose au d&#233;part sur aucun socle th&#233;orique. C'est avant tout une mani&#232;re d'&#234;tre et de faire. Elle na&#238;t d'une volont&#233; de relayer l'internat qui constitue la seule et unique solution r&#233;&#233;ducative depuis 150 ans. C'est dans l'effervescence de l'apr&#232;s-guerre qui m&#234;le passion, enthousiasme et &#233;lans de g&#233;n&#233;rosit&#233; que se d&#233;veloppent les premi&#232;res exp&#233;riences. &#171; Des initiatives foisonnent de partout, les bonnes volont&#233;s agissent l&#224; o&#249; les besoins se font sentir, s'automissionnant dans le but de trouver des solutions rapides &#224; des situations d'urgence &#187; (p.36).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette fonction, l'&#233;ducateur cultive son talent personnel, tel un artiste agissant au gr&#233; de son inspiration. Il est mal pay&#233; et b&#233;n&#233;ficie d'un statut incertain. Il ne compte ni son temps, ni son &#233;nergie pour sauver cette jeunesse qui lui semble en danger d'elle-m&#234;me. Il agit comme un inventeur qui n'aurait pas encore d&#233;pos&#233; son brevet ou le d&#233;tenteur d'une comp&#233;tence dont il n'a pas encore la pleine conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans les ann&#233;es 50 qu'ont lieu les premiers regroupements. Certes, chacun se vit comme diff&#233;rent et revendique son autonomie. Mais la seule fa&#231;on de sortir de la pr&#233;carit&#233;, c'est d'offrir &#224; l'&#201;tat un seul et m&#234;me interlocuteur. Une profession de foi des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention est publi&#233;e le 21 janvier 1957. La circulaire d'application du minist&#232;re de la Sant&#233;, qui para&#238;t le 20 avril 1959, officialise pour la premi&#232;re fois l'action engag&#233;e. En mai de la m&#234;me ann&#233;e est cr&#233;&#233;e la premi&#232;re f&#233;d&#233;ration qui regroupe les premiers clubs. C'est la campagne de presse d&#233;clench&#233;e en juillet 1959 contre les blousons noirs qui va donner toute sa visibilit&#233; &#224; une action qui sort alors de la confidentialit&#233;. Une tentative de formation sp&#233;cifique au m&#233;tier aboutit en 1961/1962 &#224; deux promotions d'&#233;tudiants qui s'engagent sur un cursus de deux ans. Mais c'est le principe d'une formation commune &#224; l'ensemble des &#233;ducateurs qui finira par l'emporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arr&#234;t&#233; de 1972 int&#232;gre la pr&#233;vention &#224; la politique de protection de l'enfance et p&#233;rennise les financements, rendant l'agr&#233;ment obligatoire. D&#233;j&#224; dans les ann&#233;es 70, des proc&#232;s posent la question du secret professionnel. En 1972 se cr&#233;e le Comit&#233; national de liaison des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention. Puis, c'est le doublement du nombre de clubs qui passent de 263 en 1973 &#224; 565 en 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette p&#233;riode, les principes de la profession se sont structur&#233;s : libre adh&#233;sion du jeune, anonymat, absence de mandat nominatif&#8230; La d&#233;centralisation a confront&#233; la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e au risque d'&#233;miettement (par manque de politique nationale) et de contr&#244;le social (certains conseils g&#233;n&#233;raux n'h&#233;sitant pas &#224; d&#233;conventionner les associations qui ne leur conviennent pas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est la mont&#233;e de la politique s&#233;curitaire qui menace d'une instrumentalisation au service de la r&#233;pression. Mais la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est encore vivace et, forte de ses 60 ans d'exp&#233;rience, a encore beaucoup de choses &#224; apporter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2006 (276 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;forme des tutelles. Ombres et lumi&#232;res</title>
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		<dc:subject>Tutelle curatelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Comme dans le pass&#233;, les professionnels de la protection, juges et tuteurs, continuent &#224; r&#233;fl&#233;chir ensemble pour am&#233;liorer leurs pratiques. Mais ils se lassent et traduisent la lassitude des sans-voix dont ils s'occupent au jour le jour. &#187; Ce &#171; livre banc des tutelles &#187; r&#233;alis&#233; par des praticiens, dresse un portrait sans complaisance des diff&#233;rentes mesures de protection juridique des personnes en difficult&#233;. Dans une alternance judicieuse entre &#171; existant &#8211; pratique &#8211; avenir &#187;, la construction de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L105xH150/arton1425-291d0.jpg?1693656543' width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Comme dans le pass&#233;, les professionnels de la protection, juges et tuteurs, continuent &#224; r&#233;fl&#233;chir ensemble pour am&#233;liorer leurs pratiques. Mais ils se lassent et traduisent la lassitude des sans-voix dont ils s'occupent au jour le jour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &#171; livre banc des tutelles &#187; r&#233;alis&#233; par des praticiens, dresse un portrait sans complaisance des diff&#233;rentes mesures de protection juridique des personnes en difficult&#233;. Dans une alternance judicieuse entre &#171; existant &#8211; pratique &#8211; avenir &#187;, la construction de l'ouvrage am&#232;ne le lecteur, m&#234;me s'il n'est pas sp&#233;cialiste en droit, &#224; s'impr&#233;gner des dispositifs et &#224; en comprendre la traduction dans la r&#233;alit&#233; professionnelle. On n'a donc pas affaire &#224; un &#233;crit th&#233;orique, indigeste pourraient dire certains, mais &#224; un document qui se lit ais&#233;ment. Certes assez classique, le choix de commencer chaque nouveau chapitre par une &#171; tranche de vie &#187; replace le sujet prot&#233;g&#233; au centre du propos et renforce l'assise dans la pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent suspect&#233;e de malversations, les mesures de protection telles que la curatelle ou la tutelle sont donc ici d&#233;cortiqu&#233;es, analys&#233;es, projet&#233;es dans le cadre d'une r&#233;forme annonc&#233;e et attendue. &#171; La pauvret&#233;, la vuln&#233;rabilit&#233;, le handicap, ne peuvent plus se satisfaire pour seule r&#233;ponse de l'incapacit&#233; con&#231;ue en 1968. Les mots blessent. Au-del&#224; des mots, les syst&#232;mes vieillissent. &#187; La r&#233;forme des mesures de protection juridique s'impose pour les auteurs, dans une concertation entre professionnels du droit et de la sant&#233;, pourquoi ne pas faire &#233;merger une nouvelle profession de &#171; mandataire judiciaire &#187; ? Cependant. Ces mesures co&#251;tent. Certes, mais elles co&#251;teront encore plus s'il n'y a pas de r&#233;forme. Une nouvelle prise en compte de ces probl&#232;mes sociaux, en amont, accompagn&#233;s financi&#232;rement par les conseils g&#233;n&#233;raux, avant l'ouverture de tutelles ou de curatelles peut &#234;tre envisag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage donc pertinent, impliqu&#233; et fort int&#233;ressant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dalloz, 2006 (208 p. ; 28 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelle pr&#233;vention pour quelle d&#233;linquance ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quelle-prevention-pour-quelle-delinquance</link>
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&lt;p&gt;Apr&#232;s un d&#233;bat houleux, le projet de loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance a &#233;t&#233; adopt&#233; au S&#233;nat le 21 septembre. La discussion va maintenant se poursuivre &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Mais dans tous les secteurs, les inqui&#233;tudes s'amplifient sur la teneur s&#233;curitaire du texte. Une journ&#233;e nationale de mobilisation aura lieu le 10 octobre, &#224; Paris et en r&#233;gion, sur la base d'actions d&#233;centralis&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Sixi&#232;me texte r&#233;pressif en quatre ans touchant &#224; la m&#234;me pr&#233;occupation, le projet de loi sur la pr&#233;vention de la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s un d&#233;bat houleux, le projet de loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance a &#233;t&#233; adopt&#233; au S&#233;nat le 21 septembre. La discussion va maintenant se poursuivre &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Mais dans tous les secteurs, les inqui&#233;tudes s'amplifient sur la teneur s&#233;curitaire du texte. Une journ&#233;e nationale de mobilisation aura lieu le 10 octobre, &#224; Paris et en r&#233;gion, sur la base d'actions d&#233;centralis&#233;es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sixi&#232;me texte r&#233;pressif en quatre ans touchant &#224; la m&#234;me pr&#233;occupation, le projet de loi sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance (PLPD) est compos&#233; de cinquante et un articles dont seulement huit sont consacr&#233;s &#224; la pr&#233;vention ; il s'est vu opposer quatre motions et 319 amendements. En effet, trois questions de fond &#8212; le r&#244;le d&#233;volu aux maires (plac&#233;s &#224; la t&#234;te d'un conseil pour les droits et devoirs des familles dans les villes de plus de dix mille habitants), le secret professionnel partag&#233; et le d&#233;pistage pr&#233;coce des troubles du comportement &#8212; alimentent l'inqui&#233;tude des r&#233;seaux concern&#233;s. Mais la stigmatisation des personnes, la confusion des genres entre travail social et r&#244;le de la police, l'amalgame entre maladie mentale et d&#233;linquance sont aussi vivement d&#233;nonc&#233;s. Une p&#233;tition a d&#233;j&#224; rassembl&#233; deux cent mille signatures pour s'opposer au projet de loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, un v&#233;ritable toll&#233; s'est &#233;lev&#233; dans les milieux m&#233;dicaux, protestant v&#233;h&#233;mentement contre la r&#233;forme des hospitalisations d'office&#8230; Devant le S&#233;nat, le 13 septembre dernier, plusieurs associations et syndicats ont alert&#233; l'opinion publique. F&#233;d&#233;rant une trentaine d'associations, trois grands r&#233;seaux &#8212; Unaf, Unasea, Uniopss &#8212; avaient d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233;, le 5 septembre dernier dans un courrier au Premier ministre, un texte &#171; d&#233;signant les mineurs comme source de danger et non comme personnes &#224; prot&#233;ger &#187;. Les m&#234;mes organisaient le 21 septembre une journ&#233;e nationale d'&#233;tude intitul&#233;e : Une jeunesse dans le collimateur ? Les convictions &#233;ducatives des associations face aux enjeux politiques actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle D&#233;fenseure des enfants, Dominique Versini, a estim&#233; dans un avis rendu mi septembre que certaines dispositions du PLPD apparaissaient &#171; peu compatibles avec les droits de l'enfant &#187;. L'association nationale des assistants sociaux (ANAS) vient de mettre en ligne un mode de non-emploi du contrat de responsabilit&#233; parentale &#224; l'usage des professionnels&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le PLPD modifie pr&#232;s d'une vingtaine de codes et lois existants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e des d&#233;partements de France (ADF) pointe, elle, un texte &#171; en contradiction avec le projet de loi r&#233;formant la protection de l'enfance &#187;. L'opposition politique propose, pour sa part, la cr&#233;ation d'un fonds national de pr&#233;vention de la d&#233;linquance aliment&#233; par une taxe sur les compagnies d'assurance et les soci&#233;t&#233;s priv&#233;es de s&#233;curit&#233; en vue de financer des &#171; actions innovantes au niveau local &#187; dans le cadre de Conseils locaux de s&#233;curit&#233; et de pr&#233;vention de la d&#233;linquance (CLSPD) &#171; r&#233;nov&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je reste persuad&#233; qu'une politique de pr&#233;vention de la d&#233;linquance des mineurs doit rester fond&#233;e sur des mesures &#233;ducatives &#187;, ose affirmer, pour le moins paradoxal, le ministre de l'Int&#233;rieur en d&#233;non&#231;ant des &#171; pol&#233;miques corporatistes &#187;. Bouillonnant d'id&#233;es s&#233;curitaires et probablement non d&#233;pourvu d'arri&#232;re-pens&#233;es &#233;lectoralistes, le candidat propose vertueusement de &#171; diversifier les r&#233;ponses &#224; la d&#233;linquance &#187;, de rouvrir le d&#233;bat sur les peines plancher pour combattre la r&#233;cidive et d'&#233;diter &#171; une sorte de guide d'application des lois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les &#233;tablissements scolaires, les comit&#233;s d'&#233;ducation &#224; la sant&#233; et &#224; la citoyennet&#233; et des plans de s&#233;curit&#233; et de pr&#233;vention de la d&#233;linquance devraient &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;s. L'ordonnance de 1945 sur les mineurs &#8212; la comparution imm&#233;diate des jeunes de 16 &#224; 18 ans est d'ores et d&#233;j&#224; institu&#233;e &#8212; et la loi de 1970 sur les stup&#233;fiants pourraient &#234;tre remani&#233;es dans un sens bien plus s&#233;curitaire. Tout cela dans une certaine urgence l&#233;gislative : la plupart des dispositions envisag&#233;es doivent entrer en vigueur le 1er janvier prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, ce projet de loi modifie pr&#232;s d'une vingtaine de codes et lois existants. Ce qui, pour le collectif national unitaire (CNU) &#171; devrait &#233;largir le potentiel de mobilisation, jusqu'ici majoritairement issu du m&#233;dico-socio-&#233;ducatif, de l'&#233;ducation et de la justice puisque par exemple, des articles touchent les salari&#233;s du transport ferroviaire, routier, a&#233;rien par des mesures r&#233;pressives et de contr&#244;le sur leur lieu de travail &#187;. Certains syndicats de ces secteurs sont d'ores et d&#233;j&#224; sensibilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;vue le 28 septembre, annul&#233;e pour cause de gr&#232;ve &#224; l'&#201;ducation nationale, la &lt;a href=&#034;http://www.abri.org/antidelation&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;journ&#233;e de mobilisation&lt;/a&gt; contre le PLPD est donc fix&#233;e au 10 octobre : rassemblements devant les pr&#233;fectures, r&#233;unions publiques, interpellation d'&#233;lus locaux sont attendus un peu partout. En outre, un appel au refus du projet de loi a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;, l'id&#233;e &#233;tant de f&#233;d&#233;rer l'ensemble des associations mobilis&#233;es sur telle ou telle partie du texte, pour mieux encore en souligner le caract&#232;re liberticide.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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