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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'augmentation de la monoparentalit&#233; va de pair avec la pr&#233;carit&#233;</title>
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		<dc:date>2006-09-21T14:02:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>809</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;G&#233;rard Neyrand est sociologue. Il a men&#233; durant trois ans une recherche-action &#224; Marseille sur le th&#232;me de la pr&#233;carit&#233; des femmes en situation de monoparentalit&#233;, en collaboration avec la psychanalyste Patricia Rossi. Il est co-auteur avec Patricia Rossi de Monoparentalit&#233; pr&#233;caire et femme sujet - &#233;d. &#233;r&#232;s, collection pratiques du champ social, 2004. Cet ouvrage a re&#231;u le prix de la Fondation Mustela 2004 qui &#8212; sous l'&#233;gide de la Fondation de France &#8212; encourage les travaux sur le d&#233;veloppement du (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;G&#233;rard Neyrand est sociologue. Il a men&#233; durant trois ans une recherche-action &#224; Marseille sur le th&#232;me de la pr&#233;carit&#233; des femmes en situation de monoparentalit&#233;, en collaboration avec la psychanalyste Patricia Rossi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est co-auteur avec Patricia Rossi de Monoparentalit&#233; pr&#233;caire et femme sujet - &#233;d. &#233;r&#232;s, collection pratiques du champ social, 2004. Cet ouvrage a re&#231;u le prix de la Fondation Mustela 2004 qui &#8212; sous l'&#233;gide de la Fondation de France &#8212; encourage les travaux sur le d&#233;veloppement du jeune enfant et ses relations avec son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il dirige le Centre interdisciplinaire m&#233;diterran&#233;en d'&#233;tudes et de recherches en sciences sociales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='(CIMERSS) - 175, rue Fernand Canobio - 13320 Bouc-Bel-Air. T&#233;l. 04 42 22 99 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'augmentation de la monoparentalit&#233; va de pair avec une pr&#233;carisation accrue de nombreuses femmes &#233;levant seules leurs enfants. Pour quelles raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des raisons multiples et complexes, en premier lieu d'ordre &#233;conomique. En effet, les situations de pr&#233;carit&#233; augmentent de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale et notamment pour les personnes connaissant des ruptures dans leurs trajectoires, parmi lesquelles de nombreuses femmes &#233;levant seules leur (s) enfant (s). Selon l'Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographiques (INED), 11,8 % des familles monoparentales vivaient au-dessous du seuil de pauvret&#233; en 1985, 17 % en 1997 et ce mouvement continue&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour l'Institut national de la statistique et des &#233;tudes &#233;conomiques (Insee), (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proportion de foyers monoparentaux en situation de pauvret&#233; est plus de deux fois sup&#233;rieure &#224; celle des foyers biparentaux. La pr&#233;carit&#233; touche de surcro&#238;t de fa&#231;on plus importante les femmes issues de milieux modestes dans lesquels le mod&#232;le de fonctionnement familial est rest&#233; traditionnel et le travail des femmes per&#231;u comme secondaire. Ainsi, en cas de s&#233;paration, la femme sans emploi ou travaillant &#224; temps partiel a plus de chances de se retrouver en grande pr&#233;carit&#233;. Pour pallier ce risque, les pouvoirs publics ont mis en place diverses mesures de soutien financier, notamment l'allocation pour parent isol&#233; (API). Ces aides sont absolument n&#233;cessaires mais elles peuvent induire pour un certain nombre de femmes, la d&#233;cision de ne pas ou ne plus travailler pour &#233;lever leurs jeunes enfants. Elles se retrouvent alors rapidement &#233;loign&#233;es de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec quelles cons&#233;quences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e dans la pr&#233;carit&#233; comprend des dimensions &#233;conomiques mais aussi sociales et relationnelles. Les femmes sont fragilis&#233;es par la crise conjugale qu'elles viennent de traverser. Si elles sont peu entour&#233;es, elles risquent de se couper des liens sociaux, se replier sur elles-m&#234;mes, pr&#233;senter des &#233;pisodes d&#233;pressifs plus ou moins marqu&#233;s. Les femmes &#233;trang&#232;res &#8212; notamment celles sans papiers &#8212; sont plus facilement touch&#233;es. D&#232;s lors, ces m&#232;res isol&#233;es en situation de pr&#233;carit&#233; risquent de se replier sur la relation avec leur (s) enfant (s). Cela leur permet de &#171; tenir le coup &#187; dans un premier temps mais risque d'&#234;tre pr&#233;judiciable &#224; elles-m&#234;mes et leur enfant sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s une s&#233;paration, 18 % des hommes voient leurs enfants de fa&#231;on irr&#233;guli&#232;re et 32 % ne les voient plus du tout. Comment l'expliquer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'&#233;volution des mentalit&#233;s, notre soci&#233;t&#233; continue &#224; fonctionner sur un mod&#232;le familial traditionnel, avec l'id&#233;e que l'&#233;ducation est avant tout l'affaire des femmes. En cas de s&#233;paration il appara&#238;t alors naturel de privil&#233;gier le lien &#224; la m&#232;re. Le p&#232;re peut se sentir d&#233;sinvesti de son statut, surtout s'il a des difficult&#233;s pour voir son enfant en cas de s&#233;paration conflictuelle. Tout cela provoque une souffrance que certains n'arrivent pas &#224; surmonter, pr&#233;f&#233;rant par d&#233;fense se couper de l'enfant. Ils peuvent m&#234;me se trouver pris dans une spirale de d&#233;saffiliation et conna&#238;tre une trajectoire de chute sociale. La femme est d'avantage prot&#233;g&#233;e de ce risque avec la responsabilit&#233; de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que pr&#233;sent partout, ce mod&#232;le traditionnel est de plus en plus remis en question, mais reste pr&#233;gnant dans les milieux populaires. La coparentalit&#233; est plus fr&#233;quente dans les couches sociales plus ais&#233;es et/ou en cas de s&#233;paration par consentement mutuel. En effet, la s&#233;paration conflictuelle augmente le risque d'&#233;loignement du p&#232;re. Dans les familles qui fonctionnaient sur un mode fusionnel, avec des r&#244;les tr&#232;s compl&#233;mentaires, la s&#233;paration est catastrophique sur le plan identitaire tant pour le p&#232;re que pour la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles en sont les cons&#233;quences pour l'enfant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cons&#233;quences variables selon l'enfant et son milieu familial bien entendu. Dans les situations pr&#233;caires, tr&#232;s souvent le p&#232;re dispara&#238;t et, pour certains, le rapport &#224; l'image paternelle devient douloureux. L'enfant doit int&#233;grer l'absence du p&#232;re et c'est difficile. Il peut mettre en place des m&#233;canismes d&#233;fensifs pour la supporter, se fixer sur sa m&#232;re ou au contraire devenir agressif vis-&#224;-vis d'elle, la rendant responsable de l'absence de son p&#232;re. Des difficult&#233;s psychiques peuvent appara&#238;tre et se traduire par un comportement inadapt&#233; &#224; l'&#233;cole et dans la vie sociale. L'absence du p&#232;re sera mieux g&#233;r&#233;e si l'enfant b&#233;n&#233;ficie dans son entourage d'une image paternelle sur laquelle il peut prendre appui pour son d&#233;veloppement. Cela d&#233;pend aussi beaucoup de l'attitude de la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si la monoparentalit&#233; n'est plus stigmatis&#233;e, vous dites qu'elle est rendue responsable de nombreux maux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 70, avec notamment l'introduction du divorce par consentement mutuel (1975), les familles s'&#233;cartant du mod&#232;le de la famille bas&#233;e sur le mariage (union libre, monoparentalit&#233;&#8230;) ne sont plus gu&#232;re stigmatis&#233;es. L'int&#233;r&#234;t de l'enfant devient pr&#233;pond&#233;rant, c'est sa naissance et non plus le mariage qui constitue la famille. En revanche, on attribue de nombreux probl&#232;mes sociaux et psychiques &#224; la situation de monoparentalit&#233;. Or, c'est la relation qu'entretiennent les parents avec leur enfant et non leur situation familiale en tant que telle qui peut poser probl&#232;me. La plupart des enfants en situation monoparentale ne connaissent pas plus de probl&#232;mes que les autres, mais pour une minorit&#233; cela peut &#234;tre tr&#232;s difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la demande de la d&#233;l&#233;gation r&#233;gionale aux droits des femmes de Marseille, avec Patricia Rossi, psychologue clinicienne, vous avez men&#233; durant trois ans une recherche-action intitul&#233;e &#171; Femmes chefs de famille en situation pr&#233;caire &#187;, qui a &#233;t&#233; publi&#233;e en 2004. Quels &#233;taient ses objectifs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te r&#233;pondait au double objectif de clarifier l'analyse de ces situations et d'offrir un cadre de soutien aux personnes qui les vivent. Quatre structures ont particip&#233; activement &#224; l'action : le Centre d'orientation, de documentation et d'information des femmes (Codif), le Centre ressources femmes et deux centres sociaux. Patricia Rossi a re&#231;u une centaine de femmes en entretien individuel ou de groupe durant deux ans et j'ai rencontr&#233; une vingtaine de femmes et autant de travailleurs sociaux. Ils ont &#233;t&#233; surpris par l'impact du soutien apport&#233; &#224; ces femmes par Patricia Rossi. Elles se sont transform&#233;es, devenant progressivement plus ouvertes et &#233;panouies. Une &#233;tape de revalorisation narcissique et de resocialisation est indispensable aux femmes dans cette situation avant la reprise d'une formation ou d'un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; quelles difficult&#233;s sont confront&#233;s les travailleurs sociaux face &#224; ces femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont comp&#233;tents pour les r&#233;ponses administratives (ouverture des droits, recherche d'emploi ou de logement) mais manquent d'outils pour appr&#233;hender globalement la situation de ces femmes et les accompagner de mani&#232;re ad&#233;quate. Une &#233;coute et une formation sp&#233;cifiques seraient souvent n&#233;cessaires, apportant par exemple une bonne connaissance des diff&#233;rentes cultures. Ainsi, nous avons rencontr&#233; des femmes comoriennes qui fonctionnent sur un syst&#232;me culturel matriarcal, le fr&#232;re de la m&#232;re occupant une bonne partie des pr&#233;rogatives paternelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux avaient du mal &#224; comprendre leur positionnement. Les personnes en pr&#233;carit&#233; demandent un effort suppl&#233;mentaire de compr&#233;hension, d'autant que leur discours peut &#234;tre d&#233;structur&#233;, confus. Des solutions toutes pr&#234;tes type &#171; remplissez ce papier et je vous dirai &#224; quoi vous avez droit &#187; sont inadapt&#233;es. Une bonne participation relationnelle de la part des travailleurs sociaux demande &#224; la fois une formation et du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pr&#233;conisent les r&#233;sultats de l'&#233;tude ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue soci&#233;tal, la promotion du mod&#232;le de coparentalit&#233;. Mais avec les s&#233;parations difficiles, il faut tenir compte de la r&#233;alit&#233; de la pr&#233;carit&#233; relationnelle et sociale. Cela suppose l'assouplissement des conditions d'attribution des mesures de soutien comme l'API ou l'allocation de soutien familial (ASF), et un meilleur accompagnement pour permettre de redynamiser la d&#233;marche. Il faut sortir de la logique familialiste ant&#233;rieure qui perdure dans l'action sociale, alors qu'elle a &#233;t&#233; abandonn&#233;e globalement au profit d'une individualisation des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une femme en situation monoparentale qui vit avec un nouveau compagnon peut perdre ses allocations. C'est une injustice au regard des nouveaux crit&#232;res et cela provoque des comportements de dissimulation, y compris chez les intervenants sociaux pris en sandwich. De plus, d&#233;velopper, diversifier et assouplir les modes de garde s'av&#232;re indispensable pour permettre aux femmes de reprendre une activit&#233;. Les efforts r&#233;alis&#233;s avec l'attribution de places aux personnes en difficult&#233; dans les cr&#232;ches et haltes garderies vont dans ce sens mais restent insuffisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et en mati&#232;re d'accompagnement social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter qu'une femme seule avec un ou plusieurs enfants se retrouve en situation de pr&#233;carit&#233; apr&#232;s une s&#233;paration conjugale, divers soutiens sont n&#233;cessaires en mati&#232;re administrative (surtout pour les femmes &#233;trang&#232;res), de resocialisation, d'acc&#232;s au logement ind&#233;pendant, de qualification, de circulation des informations. Ces informations pourraient &#234;tre centralis&#233;es dans un m&#234;me lieu clairement identifi&#233;. Les associations et les lieux d'accueil ont un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant &#224; jouer pour l'insertion sociale de ces femmes avec la mise en place d'activit&#233;s collectives et de groupes de parole. Le d&#233;veloppement du travail en r&#233;seau permettrait &#224; chaque partenaire de gagner en efficacit&#233;. Une formation sp&#233;cifique pour les travailleurs sociaux les aiderait &#224; se repositionner face &#224; ces femmes en &#233;valuant plus justement la complexit&#233; de leur situation et leur permettrait de se sentir moins d&#233;sempar&#233;s face &#224; leur d&#233;tresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous nous donner l'exemple d'un suivi r&#233;alis&#233; dans le cadre de cette &#233;tude-action ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tiers des femmes rencontr&#233;es &#233;taient d'origine &#233;trang&#232;re. Voici l'exemple de l'une d'elle, Oualida, fille de haut fonctionnaire africain. Elle a &#233;t&#233; mari&#233;e &#224; 25 ans en France &#224; un homme vieux et inculte. Enceinte tr&#232;s vite, elle se d&#233;robe &#224; son mari qui devient violent. Un jour elle parvient &#224; fuir, ne pouvant emporter aucun papier. Accueillie en foyer maternel avec sa fille, elle fr&#233;quente le centre ressources femmes de St Mauront d&#232;s son ouverture, aid&#233;e dans sa r&#233;gularisation de papiers ainsi que pour la recherche d'un logement et de travail. Sa situation ne lui ouvre aucun droit, elle peut travailler gr&#226;ce au soutien d'une association interm&#233;diaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre de ressources femmes est pour elle un lieu d'expression et de soutien, elle s'y fait des amies et retrouve un esprit de solidarit&#233;. La psychologue la re&#231;oit r&#233;guli&#232;rement pendant plusieurs mois, elle &#233;labore le deuil de sa m&#232;re et exprime la col&#232;re contre ce que lui a fait subir son p&#232;re en ne se pr&#233;occupant pas de son sort v&#233;ritable. Elle sera plus active dans sa vie sociale et sa parentalit&#233;. Ses droits sont r&#233;gularis&#233;s, elle se pr&#233;pare &#224; une nouvelle vie. Aujourd'hui elle a pu dire &#224; son p&#232;re son choix de vie, et a trouv&#233; un emploi fixe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(CIMERSS) - 175, rue Fernand Canobio - 13320 Bouc-Bel-Air. T&#233;l. 04 42 22 99 80 - mail. &lt;a href=&#034;mailto:cimerss@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;cimerss@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour l'Institut national de la statistique et des &#233;tudes &#233;conomiques (Insee), &#171; Une famille est d&#233;finie comme monoparentale lorsque la personne de &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;f&#233;rence est sans conjoint et vit avec un ou plusieurs enfants, eux-m&#234;mes c&#233;libataires et sans enfant &#187;. Il souligne qu'en 2002, une famille monoparentale sur quatre est sans emploi&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>R&#233;insertion pour les familles monoparentales :</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, l'association La Fayette a ouvert en 1984 un service pour accueillir les familles monoparentales. Avec la hausse du prix des loyers, il faut deux fois plus de temps qu'avant pour trouver un logement. Une situation qui ralentit l'efficacit&#233; du dispositif &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e est simple et efficace. Des familles monoparentales en difficult&#233; sont log&#233;es en h&#244;tel de tourisme et b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement individuel tr&#232;s dense. Objectif : dynamiser le parent et sa petite famille &#8212; des enfants &#226;g&#233;s de deux &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, l'association La Fayette a ouvert en 1984 un service pour accueillir les familles monoparentales. Avec la hausse du prix des loyers, il faut deux fois plus de temps qu'avant pour trouver un logement. Une situation qui ralentit l'efficacit&#233; du dispositif&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;e est simple et efficace. Des familles monoparentales en difficult&#233; sont log&#233;es en h&#244;tel de tourisme et b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement individuel tr&#232;s dense. Objectif : dynamiser le parent et sa petite famille &#8212; des enfants &#226;g&#233;s de deux &#224; dix-huit ans &#8212; pour qu'ils repartent rapidement dans la cit&#233; avec un travail, un logement et un nouveau souffle. Une gageure ? Pour l'&#233;quipe &#8212; un directeur adjoint et assistant de service social et trois assistantes sociales &#8212;, une r&#233;alit&#233;. Les familles restent en moyenne six mois &#224; l'h&#244;tel avant de repartir vers une nouvelle vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, l'assistante sociale du service re&#231;oit le parent en entretien, lui propose de l'aider dans ses diverses recherches et si n&#233;cessaire l'oriente vers des partenaires sp&#233;cialis&#233;s tels que des psychologues. &#171; Cette m&#233;thodologie tr&#232;s structur&#233;e donne un cadre aux personnes accueillies &#187;, estime Agn&#232;s David, une des assistantes sociales. L'autonomie accord&#233;e par la chambre d'h&#244;tel, l'&#233;coute de l'&#233;quipe, la confiance qu'elle place dans les capacit&#233;s des familles semblent cr&#233;er une alchimie efficace pour qu'elles repartent d'un bon pied.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une r&#233;insertion rapide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Originaire du Burkina Faso et veuve, madame D. est accueillie &#224; Larch&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Larch (La Fayette accueil rapide en chambre d'h&#244;tel) - 3, rue Albert Camus - (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avec sa fillette de sept ans. Nous sommes en 2004. Sa fille de dix-huit ans suit des &#233;tudes &#224; la fac. Malade du sida, r&#233;cemment arriv&#233;e en France, madame D. est orient&#233;e vers le service par une association sp&#233;cialis&#233;e. &#171; Lors du premier entretien, elle nous a fait part de sa grande souffrance. Elle &#233;tait perdue, isol&#233;e, m&#234;me si elle gardait une grande dignit&#233;, &#233;voque Denise Allard, assistante sociale et r&#233;f&#233;rente de cette m&#232;re au sein du service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, elle occupait un poste &#224; responsabilit&#233; dans le secteur du tourisme, mais pour suivre un traitement et fuir une famille qui l'aurait rejet&#233;e, elle a gagn&#233; la France et accept&#233; un poste d'agent de service en CDD. &#187; D&#232;s le premier entretien, l'&#233;quipe lui propose une chambre d'h&#244;tel de tourisme confortable, avec un environnement agr&#233;able et l'acc&#232;s &#224; un frigidaire pour ses traitements. Dans un premier temps, le service prend en charge les frais d'h&#244;tel et lui donne un coup de pouce avec l'attribution d'aides ponctuelles (restauration, garde d'enfant, v&#234;tements, loisirs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denise Allard re&#231;oit madame D. chaque semaine pour un accompagnement tr&#232;s soutenu : mise &#224; jour des droits sociaux, de la situation administrative, obtention de l'allocation adulte handicap&#233; (AAH), soutien pour ses probl&#232;mes de sant&#233; en lien avec le m&#233;decin hospitalier&#8230; Avec la Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'assistante sociale du Crous, elle aide &#233;galement sa fille a&#238;n&#233;e &#224; obtenir le renouvellement de sa carte d'&#233;tudiant alors qu'elle faisait l'objet d'une reconduite &#224; la fronti&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; la complexit&#233; de sa situation, pour cette femme tr&#232;s dynamique, les choses sont all&#233;es tr&#232;s vite,&lt;/i&gt; t&#233;moigne Denise Allard, &lt;i&gt;bien que b&#233;n&#233;ficiaire de l'AAH, elle a choisi de travailler et d&#233;croch&#233; un poste d'auxiliaire de vie en CDI. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s son entr&#233;e &#224; Larch, elle a obtenu un logement social. Aujourd'hui, elle va bien, donne r&#233;guli&#232;rement de ses nouvelles et de celles de ses filles. Une r&#233;insertion rapide. &#171; Nous nous appuyons sur le potentiel des familles accompagn&#233;es, souligne Claude M&#233;vel, le directeur adjoint, nous ne les consid&#233;rons pas comme des cas sociaux mais comme des personnes qui doivent affronter des difficult&#233;s. Elles ont les ressources pour le faire avec notre soutien et notre confiance. &#187; L'&#233;quipe rencontre aussi les enfants afin de les rassurer. Pour eux aussi, le local de Larch repr&#233;sente un point de rep&#232;res o&#249; ils aiment accompagner leur parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes et les hommes - en moyenne deux par an - accueillis par Larch ont subi une &#233;preuve difficile (rupture, violences conjugales, d&#233;part du pays d'origine pour des probl&#232;mes de sant&#233; ou des raisons politiques&#8230;). Ils arrivent fatigu&#233;s, sans ressources, sans logement. Apr&#232;s un h&#233;bergement chez des amis ou dans leur famille, souvent dans un lieu exigu voire insalubre, ils ont avant tout besoin de se poser, de se retrouver seuls avec leurs enfants pour se reconstruire (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-augmentation-de-la-monoparentalite-va-de-pair-avec-la-precarite' class='spip_in'&gt;lire l'interview de G&#233;rard Neyrand, sociologue&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, d&#232;s le premier entretien, l'&#233;quipe leur propose-t-elle une chambre d'h&#244;tel dans l'un des quinze &#233;tablissements parisiens pr&#233;alablement s&#233;lectionn&#233;s pour la qualit&#233; de son accueil. Elle choisit un h&#244;tel situ&#233; dans le quartier d'origine de la famille pour &#233;viter un changement d'&#233;cole aux enfants et la perte des liens sociaux, sauf si une rupture li&#233;e &#224; des violences conjugales impose un &#233;loignement g&#233;ographique. La vie en chambre d'h&#244;tel de tourisme permet d'&#233;viter la stigmatisation des familles. Loin de se retrouver dans un ghetto pour personnes en difficult&#233;, elles c&#244;toient des touristes, des voyageurs de commerce ou des hommes d'affaires&#8230;, un m&#233;lange qui dynamise. Les entretiens hebdomadaires avec l'assistante sociale r&#233;f&#233;rente se d&#233;roulent dans les locaux de Larch et non &#224; l'h&#244;tel, un choix appr&#233;ci&#233; par M&#233;lanie S&#233;questra, assistante sociale du service : &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes pas dans le contr&#244;le, la fa&#231;on dont les familles vivent ne nous regarde pas, nous respectons leur intimit&#233;. &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le travail, une priorit&#233; pour acc&#233;der au logement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La vie &#224; l'h&#244;tel avec les enfants ne pouvant &#234;tre que provisoire, les parents s'engagent d&#232;s leur arriv&#233;e &#224; chercher un travail pour obtenir un logement. &#171; Nous passons un contrat moral avec eux, ils ont des droits mais aussi des devoirs, pr&#233;cise Claude M&#233;vel, de toutes fa&#231;ons, ils ont envie de s'en sortir et la pr&#233;sence des enfants leur sert de moteur. &#187; &#192; Paris, les postes dans le secteur des services &#224; la personne ou dans le commerce ne manquent pas. Le parent accepte souvent le premier travail qui se pr&#233;sente, m&#234;me mal r&#233;mun&#233;r&#233; et ne r&#233;pondant pas &#224; sa qualification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche de logement reste difficile m&#234;me si elle est facilit&#233;e par des partenariats &#233;tablis par Larch avec des bailleurs, les mairies et par une convention pass&#233;e entre la DASS et la pr&#233;fecture. &lt;i&gt;&#171; Voici quelques ann&#233;es, un CDI avec un garant ou un Loca-pass &#174; permettait aux familles de trouver un studio dans le secteur priv&#233; dans les quatre mois suivant leur entr&#233;e dans le service,&lt;/i&gt; illustre Claude M&#233;vel. &lt;i&gt;Aujourd'hui avec les loyers prohibitifs pratiqu&#233;s dans Paris et le manque de logements sociaux, il faut compter en moyenne 6 mois. Alors que les familles donnent un maximum en peu de temps pour s'en sortir, elles doivent attendre des mois un logement &#187;&lt;/i&gt; Une situation qui a le don de le faire sortir de ses gonds : &lt;i&gt;&#171; Le d&#233;calage entre les discours politiques et la r&#233;alit&#233; m'exasp&#232;re. On nous parle de l'augmentation du nombre de familles monoparentales, de leur pr&#233;carit&#233; et des risques de s&#233;paration parents/enfants qu'elle entra&#238;ne sans proposer de solutions concr&#232;tes. &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; sa cr&#233;ation en 1984, le service accompagnait-il en moyenne quarante familles par an, contre vingt aujourd'hui. La rotation est ralentie par la difficult&#233; li&#233;e &#224; la recherche de logement. Une fois log&#233;es, les familles qui ont encore besoin d'un coup de pouce sont mises en lien avec l'assistante sociale de secteur. Celles que l'&#233;quipe &#233;value comme encore fragiles sont orient&#233;es vers un centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) ou une r&#233;sidence sociale o&#249; elles peuvent b&#233;n&#233;ficier d'un temps suppl&#233;mentaire pour se renforcer. Pour mieux g&#233;rer des situations souvent complexes, le travail d'&#233;quipe est privil&#233;gi&#233; ainsi que la supervision et la formation continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, de nouveaux sujets d'inqui&#233;tude p&#232;sent sur les personnes accueillies.&lt;i&gt; &#171; La politique d'immigration actuelle et notamment l'incertitude concernant les enfants de personnes sans papiers nous inqui&#232;te,&lt;/i&gt; souligne Denise Allard. &lt;i&gt;Nous devons pr&#233;venir les expulsions en lien avec la LDH et le R&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;re (RESF) &#187;&lt;/i&gt;. L&#224; encore, l'&#233;quipe s'engage &#224; apporter un soutien sans faille aux familles accueillies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Larch (La Fayette accueil rapide en chambre d'h&#244;tel) - 3, rue Albert Camus - 75010 Paris. T&#233;l. 01 42 02 55 51 - mail. &lt;a href=&#034;mailto:service.larch@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;service.larch@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les familles monoparentales dans la pr&#233;carit&#233;</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le nombre de familles monoparentales a quasiment doubl&#233; en quarante ans. Certaines d'entre elles doivent faire face &#224; de grosses difficult&#233;s et leurs enfants sont rep&#233;r&#233;s comme cumulant les risques. Une situation qui ne s'am&#233;liore pas &lt;br class='autobr' /&gt;
Les familles monoparentales &#8212; l'expression (one-parent families) a &#233;t&#233; import&#233;e des &#201;tats-Unis voici un quart de si&#232;cle &#8212; se sont multipli&#233;es en quelques d&#233;cennies. Fin 1996, l'Insee les avait d&#233;j&#224; &#233;valu&#233;es &#224; sept millions dans l'Union europ&#233;enne : dans les huit &#233;tats o&#249; les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-809-" rel="tag"&gt;809&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le nombre de familles monoparentales a quasiment doubl&#233; en quarante ans. Certaines d'entre elles doivent faire face &#224; de grosses difficult&#233;s et leurs enfants sont rep&#233;r&#233;s comme cumulant les risques. Une situation qui ne s'am&#233;liore pas&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les familles monoparentales &#8212; l'expression (one-parent families) a &#233;t&#233; import&#233;e des &#201;tats-Unis voici un quart de si&#232;cle &#8212; se sont multipli&#233;es en quelques d&#233;cennies. Fin 1996, l'Insee les avait d&#233;j&#224; &#233;valu&#233;es &#224; sept millions dans l'Union europ&#233;enne : dans les huit &#233;tats o&#249; les chiffres &#233;taient exploitables, leur nombre avait augment&#233; de 58 % entre 1983 et 1996&#8230; Pr&#232;s de 10,7 millions de jeunes Europ&#233;ens &#8212; dont 1,8 million de moins de cinq ans, 5,9 millions entre 5 et 15 ans et 3 millions entre 16 et 24 ans &#8212; &#233;taient concern&#233;s, soit plus de 13 % de l'ensemble des enfants &#224; charge (fourchette allant de 6 % en Gr&#232;ce &#224; 23 % au Royaume-Uni).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, de toutes parts, les enfants de ces familles sont rep&#233;r&#233;s comme cumulant les risques. En France, les rapports successifs de l'Observatoire de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (Odas) pointent les risques de maltraitance ; le barom&#232;tre sant&#233; jeunes du comit&#233; fran&#231;ais d'&#233;ducation pour la sant&#233; (CFES) souligne leurs probl&#232;mes de sant&#233; ou d'addiction. Certains organismes ou associations &#8212; tels le centre de recherche pour l'&#233;tude et l'observation des conditions de vie (Cr&#233;doc) ou le Secours catholique &#8212; estiment que la moiti&#233; d'entre eux ne partent pas en vacances et doivent &#234;tre secourus par les associations&#8230; Le 10 avril 2006, la conf&#233;rence nationale de lutte contre les exclusions avait encore confirm&#233; que la pauvret&#233; mon&#233;taire des femmes et des familles monoparentales allait croissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin d'ann&#233;e derni&#232;re, une enqu&#234;te Ipsos avait interrog&#233; des femmes seules &#233;levant des enfants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Consultable sur : www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/18...' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Celles-ci faisaient part de leur angoisse financi&#232;re : 67 % avan&#231;aient des difficult&#233;s &#224; boucler les fins de mois, alors que 70 % admettaient rencontrer des probl&#232;mes r&#233;currents d'ordre financier. La m&#234;me proportion faisait observer qu'il &#233;tait largement plus ardu d'obtenir un cr&#233;dit pour une femme seule que pour une femme mari&#233;e ou vivant en couple. &#171; Les cons&#233;quences du ch&#244;mage sont plus difficiles &#224; supporter pour les familles monoparentales &#187;, avait d&#233;j&#224; pr&#233;venu, quelques ann&#233;es auparavant, le rapport Famille et ch&#244;mage (1999) du Haut conseil de la population et de la famille : &#171; 43 % de celles-ci et pr&#232;s de deux sur trois de celles ayant un ch&#244;meur en son sein d&#233;clarent qu'elles doivent s'endetter &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le lien entre la crise de l'emploi et la crise du couple a bien &#233;t&#233; mis en lumi&#232;re et fait l'objet de plusieurs &#233;tudes : mobilit&#233; professionnelle g&#233;ographique, crainte du ch&#244;mage &#233;taient puissamment apparues depuis au moins dix ans. La perte d'emploi, par exemple, constitue souvent un acc&#233;l&#233;rateur des conflits conjugaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re confirmation en date : selon le rapport annuel de la d&#233;l&#233;gation du S&#233;nat aux droits des femmes et &#224; l'&#233;galit&#233; des chances, rendu le 21 juin dernier, ces familles monoparentales sont &#224; dominante f&#233;minine et souffrent plus que les autres de la pr&#233;carit&#233;. Dans l'&#233;crit intitul&#233; Familles monoparentales et familles recompos&#233;es, un d&#233;fi pour la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, la d&#233;l&#233;gation &#171; pose la question d'une adaptation du droit de la famille &#187; pour une meilleure mise en ad&#233;quation avec les r&#233;alit&#233;s d'aujourd'hui&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Familles monoparentales et familles recompos&#233;es, un d&#233;fi pour la soci&#233;t&#233; (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Trois constats y sont dress&#233;s. D'une part, l'accroissement rapide du nombre de familles monoparentales &#8212; et aussi recompos&#233;es &#8212; est d&#251; au fait d'une s&#233;paration des couples plus fr&#233;quente qu'auparavant : en 1999, on d&#233;nombrait 1,5 million de familles monoparentales, soit pr&#232;s d'une famille sur cinq. Au sein de ces familles, 2,4 millions d'enfants, soit 15 % du chiffre total. Par ailleurs et &#224; titre de comparaison, la France comptait la m&#234;me ann&#233;e 700 000 familles recompos&#233;es (8 % de l'ensemble des familles) o&#249; vivaient 1,5 million d'enfants (8,7 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait pr&#233;occupant, &#171; parmi les 25 % d'enfants qui vivent aujourd'hui avec un seul parent, 85 % vivent avec leur m&#232;re et un tiers ne voit plus jamais leur p&#232;re &#187;, pr&#233;cise encore le rapport. Qui plus est, les familles monoparentales victimes de l'ins&#233;curit&#233; sociale, apparaissent davantage touch&#233;es par la pr&#233;carit&#233; et les difficult&#233;s sociales : ch&#244;mage, probl&#232;mes de logement et de garde d'enfants&#8230; Quatorze propositions &#233;taient alors formul&#233;es : retour &#224; l'emploi facilit&#233; pour les chefs de familles monoparentales, actualisation des statistiques, r&#233;&#233;quilibrage entre revenu minimum d'insertion (RMI) et aide au parent isol&#233; (API), acc&#232;s privil&#233;gi&#233; aux cr&#232;ches, &#233;valuation de la r&#233;sidence altern&#233;e, &#233;laboration de bar&#232;mes de calcul des pensions alimentaires &#171; fond&#233;s sur des crit&#232;res objectifs &#187;, d&#233;signation &#233;ventuelle du beau-parent comme tuteur en cas d'absence de testament, etc. Que vont devenir ces pr&#233;conisations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais faut-il d'embl&#233;e dresser un constat de fragilit&#233; pour les familles monoparentales ? En octobre 2005, la Ville de Paris avait cr&#233;&#233; l'aide au logement des familles monoparentales pour un montant de 29 millions d'euros&#8230; Attention &#224; la stigmatisation ! Affili&#233;e &#224; la Conf&#233;d&#233;ration syndicale des familles (CSF) et existant depuis 1967, la f&#233;d&#233;ration syndicale des familles monoparentales (FSFM) a ainsi r&#233;cemment fait entendre sa voix contre le contrat de responsabilit&#233; parentale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='FSFM - 53, rue Riquet - 75019 Paris. T&#233;l. 01 44 89 86 81' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Celui-ci a &#233;t&#233; publi&#233; au Journal officiel le 2 septembre dernier : son non-respect sera d&#233;sormais susceptible d'entra&#238;ner la suspension des prestations familiales&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Consultable sur : &lt;a href=&#034;http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1803.asp&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/18...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.senat.fr/rap/r05-388/r05-3880.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Familles monoparentales et familles recompos&#233;es, un d&#233;fi pour la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise&lt;/a&gt;, 298 pages, Gis&#232;le Gautier, s&#233;natrice&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.csfriquet.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;FSFM&lt;/a&gt; - 53, rue Riquet - 75019 Paris. T&#233;l. 01 44 89 86 81&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les familles monoparentales dans la pr&#233;carit&#233;</title>
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		<title>Au secours, on veut m'aider ! (tome 1)</title>
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&lt;p&gt;Chacun l'a compris, &#224; l'adolescence, la transformation physique met &#224; l'&#233;preuve le corps du jeune qui, &#224; son tour, met &#224; l'&#233;preuve &#224; la fois son corps et le corps social. Mais ce moment crucial de la vie est aussi l'occasion de r&#233;am&#233;nagements psychiques qui n&#233;cessitent de la part des adultes des attitudes adapt&#233;es, au risque de voir l'adolescent &#234;tre lui-m&#234;me troubl&#233; du trouble qu'il suscite. Les parents ou les d'&#233;ducateurs qui choisissent la voie de la s&#233;duction et essaient de passer pour la bonne m&#232;re afin (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton1413-f83ac.jpg?1693571290' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chacun l'a compris, &#224; l'adolescence, la transformation physique met &#224; l'&#233;preuve le corps du jeune qui, &#224; son tour, met &#224; l'&#233;preuve &#224; la fois son corps et le corps social. Mais ce moment crucial de la vie est aussi l'occasion de r&#233;am&#233;nagements psychiques qui n&#233;cessitent de la part des adultes des attitudes adapt&#233;es, au risque de voir l'adolescent &#234;tre lui-m&#234;me troubl&#233; du trouble qu'il suscite. Les parents ou les d'&#233;ducateurs qui choisissent la voie de la s&#233;duction et essaient de passer pour la bonne m&#232;re afin d'&#233;viter le conflit ou d'apaiser leurs angoisses face &#224; leurs responsabilit&#233;s, cultivent un terrain fertile pour la manipulation, l'agressivit&#233; ou le rejet. Tout au contraire, doivent-ils beaucoup payer de leur personne en se montrant capables de combler, mais aussi de frustrer, d'&#234;tre &#224; la fois fermes, exigeants et coh&#233;rents. C'est encore plus vrai pour ces adolescents, anthropophages d'un amour qu'ils n'arrivent pas &#224; dig&#233;rer, quand notamment toutes les tentatives d'attachement se sont sold&#233;es par des &#233;checs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces jeunes qui ne r&#233;ussissent pas &#224; distinguer clairement les sources de leur mal de vivre et qui font payer &#224; autrui toute la souffrance qu'ils tra&#238;nent depuis tant d'ann&#233;es, les adultes doivent montrer que l'adolescent est suffisamment digne d'amour et de sollicitude pour qu'ils ne le r&#233;duisent pas &#224; l'image n&#233;gative dans laquelle il se compla&#238;t : &#171; Seuls les jeunes qui ont nou&#233; une relation forte avec un adulte significatif et solide peuvent prendre le risque du changement &#187; (p.68). Cette relation th&#233;rapeutique n'est pas &#224; sens unique, loin de l&#224;. Se donner ainsi &#224; des ados qui ne semblent rien avoir &#224; faire de ce qu'on leur apporte n'est pas du masochisme, mais une identification &#224; des &#234;tres capables de faire ce qu'on n'a soi-m&#234;me jamais r&#233;ussi &#224; accomplir jusqu'au bout : s'opposer radicalement et hurler sa col&#232;re ! Nombreuses sont toutefois les formes r&#233;actives de l'adulte plac&#233; face &#224; une telle confrontation. Blindage, tentative de connivence avec le jeune, surinvestissement ou psychologisation permettant de rationaliser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous propose Claude Seron, c'est justement au travers de son parcours de vie professionnel (qui l'a fait passer du r&#244;le d'&#233;ducateur de groupe de vie &#224; psychologue de l'association Parole d'enfants), le regard qu'il porte sur l'adolescence en difficult&#233; et l'action psychosociale pour lui venir en aide. Sa pratique, largement inspir&#233;e par la syst&#233;mie, cherche surtout &#224; &#233;branler les convictions, fissurer l'armure cognitive et comportementale, en changeant de contexte et d'angle de vue de la r&#233;alit&#233;. Que ce soit face &#224; des nourrissons g&#233;ants maltraitant leurs parents ou face &#224; des enfants adultis&#233;s pour prendre en charge leurs parents d&#233;faillants, que ce soit face &#224; la maltraitance ou face &#224; l'inceste dont sont victimes des adolescent(e)s, l'auteur r&#233;tablit la complexit&#233; des situations en se posant la question &#233;thique : jusqu'o&#249; sommes-nous autoris&#233;s &#224; trouver du sens aux comportements et aux ressentis de ceux que nous voulons aider, au risque de faire parfois plus de mal que de bien ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Fabert, 2006 (482 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au secours, on veut m'aider ! (tome 2)</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Au-secours-on-veut-m-aider-tome-2</link>
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		<dc:date>2006-09-20T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
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&lt;p&gt;Actes du colloque organis&#233; par Paroles d'enfants en 2003, cet ouvrage met l'accent sur le regard biais&#233; que trop souvent nous portons sur l'adolescence du fait d'une pratique professionnelle ax&#233;e essentiellement sur ceux des jeunes qui ont les parcours les plus douloureux. Michel Fize l'affirme : il y a un vrai probl&#232;me chez les adultes qui entretiennent la confusion entre les dimensions ordinaire et pathologique d'une adolescence qui n'a rien &#224; voir avec ce continent noir qu'on pr&#233;tend. Les jeunes (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Actes du colloque organis&#233; par Paroles d'enfants en 2003, cet ouvrage met l'accent sur le regard biais&#233; que trop souvent nous portons sur l'adolescence du fait d'une pratique professionnelle ax&#233;e essentiellement sur ceux des jeunes qui ont les parcours les plus douloureux. Michel Fize l'affirme : il y a un vrai probl&#232;me chez les adultes qui entretiennent la confusion entre les dimensions ordinaire et pathologique d'une adolescence qui n'a rien &#224; voir avec ce continent noir qu'on pr&#233;tend. Les jeunes ont plus d'assurance qu'on ne croit et plus de confiance en eux qu'on ne le pense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Yves Hayez, p&#233;dopsychiatre &#224; Louvain, le confirme en &#233;voquant l'inqui&#233;tude r&#233;currente, &#224; toutes les &#233;poques, des g&#233;n&#233;rations matures face &#224; la cohorte joyeuse de jeunes transform&#233;s en horde de diables mena&#231;ants. Patrice Huerre, psychiatre, va dans le m&#234;me sens en soulignant le paradoxe d'une soci&#233;t&#233; qui affiche sa peur pour sa jeunesse, tout en s'inscrivant dans un fonctionnement typiquement adolescent : priorit&#233; de l'avoir sur l'&#234;tre (croissance sans limites de la soci&#233;t&#233; de consommation) ou recherche de r&#233;ponses imm&#233;diates (tout, tout de suite), au besoin gr&#226;ce &#224; des cr&#233;dits ruineux. Est-ce &#224; dire que la souffrance serait absente des jeunes g&#233;n&#233;rations et que l'inqui&#233;tude des adultes serait avant tout fantasmatique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes non, mais l&#224; aussi, s'il faut tout mettre en &#339;uvre pour r&#233;duire les sources des dysfonctionnements qui les &#233;corchent et rendre leur vie sociale la plus attractive et la plus utile possible, il faut tout autant &#233;viter les attitudes contre-productives. Yves Stevens, psychologue, pr&#233;conisera un certain nombre de comportements susceptibles d'&#233;viter cet &#233;puisement que l'on rencontre si souvent chez les adultes. Au premier rang de ces propositions, la reconnaissance de la comp&#233;tence du jeune &#224; &#233;laborer les solutions qui lui permettront de s'en sortir. Cela implique pour le professionnel de passer d'une position haute &#171; Je suis celui qui va te sauver &#187; &#224; une position basse &#171; j'ai besoin que tu mettes en &#339;uvre tes capacit&#233;s pour qu'on avance ensemble &#187;. Seconde attitude : identifier au pr&#233;alable la situation d'injustice qui est &#224; l'origine de ses comportements destructeurs (qu'ils soient auto ou h&#233;t&#233;ro agressifs). Ce n'est qu'en reconnaissant d'abord ce qu'a subi le jeune que l'on pourra ensuite &#234;tre l&#233;gitime dans la critique de ce que lui, a commis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, diverses qualit&#233;s apparaissent comme autant de pr&#233;requis dans la prise en charge des adolescents en grande difficult&#233; : la patience, la t&#233;nacit&#233;, l'obstination&#8230; Le jeune ne doit pas trouver, chez un professionnel h&#233;sitant et distant, cette m&#234;me indiff&#233;rence qu'il a appris lui-m&#234;me &#224; cultiver afin d'&#233;difier ce blindage indispensable pour supporter les souffrances subies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Fabert, 2006 (376 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les violences scolaires, encore et toujours</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-violences-scolaires-encore-et-toujours</link>
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		<dc:date>2006-09-20T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>809</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Encore une fois, la violence scolaire a &#233;t&#233; propuls&#233;e en t&#234;te d'affiche de la rentr&#233;e scolaire. Quelques mesurettes &#8212; des guides, une &#171; note de vie scolaire &#187;, la possibilit&#233; d&#233;cri&#233;e d'une pr&#233;sence polici&#232;re en &#233;tablissement &#8212; ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es. Depuis quinze ans pourtant, la question est r&#233;currente : les plans se sont succ&#233;d&#233;, rares sont les ministres &#224; ne pas s'y &#234;tre attel&#233;s. La r&#233;ponse ne serait-elle pas dans moins d'in&#233;galit&#233;s ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les pouvoirs publics, 82 000 actes de violence ont &#233;t&#233; recens&#233;s durant (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Encore une fois, la violence scolaire a &#233;t&#233; propuls&#233;e en t&#234;te d'affiche de la rentr&#233;e scolaire. Quelques mesurettes &#8212; des guides, une &#171; note de vie scolaire &#187;, la possibilit&#233; d&#233;cri&#233;e d'une pr&#233;sence polici&#232;re en &#233;tablissement &#8212; ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es. Depuis quinze ans pourtant, la question est r&#233;currente : les plans se sont succ&#233;d&#233;, rares sont les ministres &#224; ne pas s'y &#234;tre attel&#233;s. La r&#233;ponse ne serait-elle pas dans moins d'in&#233;galit&#233;s ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon les pouvoirs publics, 82 000 actes de violence ont &#233;t&#233; recens&#233;s durant l'ann&#233;e scolaire 2005-2006, soit une augmentation de 0,5 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente : bizutage, violences (dont sexuelles) entre &#233;l&#232;ves, rackets, etc. Le 5 septembre, Gilles de Robien, ministre de l'&#201;ducation, lan&#231;ait d'une mani&#232;re fort sensationnaliste &#8212; du lyc&#233;e professionnel d'&#201;tampes o&#249; une enseignante avait &#233;t&#233; agress&#233;e par un &#233;l&#232;ve il y a quelques mois &#8212; un &#233;ni&#232;me plan de lutte contre les violences en milieu scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un guide pratique int&#233;grant des ph&#233;nom&#232;nes apparus r&#233;cemment, comme le happy slapping (agression film&#233;e par t&#233;l&#233;phone), intitul&#233; R&#233;agir face aux violences en milieu scolaire, va d&#233;sormais conseiller les personnels. &#201;dit&#233; &#224; 150 000 exemplaires, il est &#233;galement disponible sur le site &lt;a href=&#034;http://eduscol.education.fr/D0203/documents.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;eduscol&lt;/a&gt;. Par ailleurs, un m&#233;mento, conjointement r&#233;dig&#233; par les minist&#232;res de l'Int&#233;rieur, de la Justice et de l'&#201;ducation, entend donner aux principaux et aux proviseurs des rep&#232;res pr&#233;cis sur la conduite &#224; tenir, avec articles de loi et qualification p&#233;nale des actes commis dans leur enceinte. Enfin, le ministre a rappel&#233; la possibilit&#233; d'instituer, &#224; la demande du chef d'&#233;tablissement, une permanence polici&#232;re dans son coll&#232;ge ou lyc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En amont, une circulaire interminist&#233;rielle sur la pr&#233;vention et la lutte contre la violence en milieu scolaire avait &#233;t&#233; adress&#233;e le 16 ao&#251;t dernier aux hauts fonctionnaires de la police, de la gendarmerie, des pr&#233;fectures et des rectorats : la n&#233;cessit&#233; d'une protection juridique pour les personnels y &#233;tait soulign&#233;e, de m&#234;me que l'obligation de la mise en place d'un &#171; accompagnement pour les victimes &#187; et d'une permanence t&#233;l&#233;phonique (SOS Violences) dans chaque acad&#233;mie. En trois items &#8212; discipline, aide aux victimes, s&#233;curit&#233; &#8212;, le texte de loi pr&#233;cisait le paysage : r&#232;glement int&#233;rieur sign&#233; par &#233;l&#232;ve et parents, &#171; note de vie scolaire &#187; &#233;valuant le respect de ce r&#232;glement par le coll&#233;gien&#8230; mais aussi accompagnement du professionnel ou de l'&#233;l&#232;ve agress&#233;, &#171; diagnostic de s&#233;curit&#233; &#187; pour am&#233;liorer la protection des &#233;tablissements, &#171; op&#233;rations de contr&#244;le &#187; aux abords ou dans les transports desservant les lieux scolaires, permanence d'un agent des forces de l'ordre&#8230; Celle-ci n'a heureusement pas &#233;t&#233; syst&#233;matis&#233;e, mais les acad&#233;mies sont invit&#233;es &#224; inciter les chefs d'&#233;tablissements subissant des actes de violence &#224; r&#233;clamer pour leur lyc&#233;e ou coll&#232;ge ce dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;8500 suppressions de postes dans le budget 2007&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La circulaire pr&#233;conise aussi la syst&#233;matisation dans tous les &#233;tablissements des signalements des faits via le logiciel Signa de l'&#201;ducation nationale, mis en place depuis 2001 pour recenser les actes de violence &#171; dont la qualification p&#233;nale est &#233;vidente &#187;. Pourtant, depuis le classement litigieux par le magazine Le Point des &#233;tablissements pr&#233;tendument dangereux, la pol&#233;mique est bien l&#224; : les parents d'&#233;l&#232;ves comme les professionnels de l'&#233;ducation ont vivement d&#233;nonc&#233; des donn&#233;es caricaturales et stigmatisantes, calcul&#233;es sur la seule base des d&#233;clarations des &#233;tablissements. Pr&#232;s de 8000 coll&#232;ges et lyc&#233;es s'&#233;taient ainsi vus r&#233;pertori&#233;s par la revue, les coll&#232;ges apparaissant davantage touch&#233;s par le ph&#233;nom&#232;ne que les lyc&#233;es. Devant ce qu'il consid&#233;rait comme une dangereuse imposture, le principal syndicat des chefs d'&#233;tablissement appelait &#224; ne plus renseigner d&#233;sormais les grilles du logiciel&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cet &#233;ni&#232;me plan, les r&#233;actions sont plus que mitig&#233;es : &#171; inertie coupable &#187; pour le parti socialiste qui d&#233;nonce &#171; la suppression drastique de personnels enseignants, de postes de surveillants et d'aide-&#233;ducateurs &#187; alors que la n&#233;cessit&#233; d'un &#171; renforcement cons&#233;quent et imm&#233;diat de la pr&#233;sence humaine &#187; dans les coll&#232;ges et lyc&#233;es se fait de plus en plus sentir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, cette derni&#232;re rentr&#233;e scolaire a voulu se mobiliser contre l'&#233;chec scolaire. Environ 250 coll&#232;ges jug&#233;s en difficult&#233; ont &#233;t&#233; class&#233;s Ambition r&#233;ussite, avec quelques moyens suppl&#233;mentaires (1000 postes d'enseignants, 3000 assistants d'&#233;ducation, une infirmi&#232;re par &#233;tablissement). Pour la premi&#232;re fois, les &#233;l&#232;ves issus de ces &#233;tablissements avec mention tr&#232;s bien au brevet pourront choisir leur lyc&#233;e. &#171; Effet d'annonce &#187;, &#171; saupoudrage &#187;, ont nuanc&#233; un certain nombre d'experts dont Herv&#233; Hamon, du Haut conseil de l'&#233;valuation de l'&#233;cole&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'&#233;cole n'est plus &#224; deux vitesses, mais &#224; quarante, in Lib&#233;ration des 9 et 10 (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment archi-m&#233;diatis&#233;s, deux faits divers, dans les jours suivant la rentr&#233;e &#8212; des adolescents ayant tir&#233; avec arme &#224; feu sur une &#233;cole &#8212;, ont permis au minist&#232;re de l'&#201;ducation d'annoncer une mise en &#339;uvre urgente de sa circulaire. Mais toutes ces belles et bonnes intentions se heurtent rudement au simple principe de r&#233;alit&#233; : s'appuyant sur la baisse des effectifs d'&#233;l&#232;ves dans le second degr&#233;, le m&#234;me Gilles de Robien a bel et bien pr&#233;vu 8500 suppressions de postes pour le budget 2007, ce qui lui vaudra dans une semaine, le 28 septembre, une journ&#233;e de gr&#232;ve. Signe de l'importance de l'enjeu, le d&#233;bat politique, balis&#233; par le populisme s&#233;curitaire, fait rage aupr&#232;s des pr&#233;tendant(e)s pr&#233;sident (e)s. Celui r&#233;cemment amorc&#233; autour de l'assouplissement de la carte scolaire &#8212; mise en place en 1963, en principe outil de mixit&#233; sociale pour lequel Dominique de Villepin annon&#231;ait, le 8 septembre dernier, l'ouverture d'une concertation en vue de son &#171; am&#233;nagement &#187; &#8212; n'est pas fait pour rassurer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#233;cole n'est plus &#224; deux vitesses, mais &#224; quarante, in Lib&#233;ration des 9 et 10 septembre 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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