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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quand l'art s'installe &#224; l'h&#244;pital</title>
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&lt;p&gt;&#192; Rennes, depuis 1999, des artistes interviennent en continu au centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; Guillaume R&#233;gnier. Par cette pratique r&#233;guli&#232;re, ils am&#232;nent les patients &#224; sortir de ces quatre murs. Expositions, ateliers, th&#233;&#226;tre, voyages culturels mais aussi participation tr&#232;s engag&#233;e des soignants constituent les bases de cette d&#233;marche pro-active &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; 14h pile, les participants &#224; l'atelier &#171; arts plastiques &#187; sont tous l&#224;. Ils attendent C&#233;cile Guieu. Une fois tous les quinze jours, cette plasticienne de 27 (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Rennes, depuis 1999, des artistes interviennent en continu au centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; Guillaume R&#233;gnier. Par cette pratique r&#233;guli&#232;re, ils am&#232;nent les patients &#224; sortir de ces quatre murs. Expositions, ateliers, th&#233;&#226;tre, voyages culturels mais aussi participation tr&#232;s engag&#233;e des soignants constituent les bases de cette d&#233;marche pro-active&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; 14h pile, les participants &#224; l'atelier &#171; arts plastiques &#187; sont tous l&#224;. Ils attendent C&#233;cile Guieu. Une fois tous les quinze jours, cette plasticienne de 27 ans met &#224; leur disposition ses connaissances, ses techniques et ses savoir-faire. Aujourd'hui, avec quatre patients et autant de soignants, elle poursuit le travail d&#233;marr&#233; en janvier dernier sur la r&#233;cup&#233;ration. Et en intervenante soucieuse de l'attention des auditeurs, comme &#224; chaque s&#233;ance, elle introduit une nouvelle technique, ce jour-l&#224;, celle du papier m&#226;ch&#233;. &#171; C'est vous qui choisissez mais j'ai envie de vous aider &#224; faire des trucs volumineux. Il faut que les objets prennent de l'ampleur. Et comme on s'entraide, c'est possible &#187;, lance-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233;e dans une v&#233;ritable salle d'arts plastiques avec &#233;vier, placards de rangement et beaucoup de lumi&#232;re, la petite assembl&#233;e se met au travail pour deux heures. &#192; observer le groupe, on a l'impression que l'artiste veut les motiver, les soutenir, leur dire d'aller encore plus loin, de se l&#226;cher, d'essayer, de demander. Bref, tout ce que ces patients adultes n&#233;vrotiques ou psychotiques &#224; des stades aigus ont parfois du mal &#224; faire. Quant aux soignants, ils participent tout autant et d&#233;couvrent eux aussi les affres de la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si C&#233;cile Guieu est totalement libre dans ses propositions de travail, en revanche, l'institution lui impose une contrainte : le groupe est toujours ouvert et chaque malade peut arriver &#224; l'heure qui lui pla&#238;t et partir lorsqu'il en a envie. Bien s&#251;r, cette r&#232;gle complique un peu la vie, oblige C&#233;cile Guieu &#224; s'interrompre, &#224; r&#233;expliquer la d&#233;marche. &#171; Il y a aussi bien des assidus que des personnes qui passent cinq minutes. Celles-l&#224;, j'ai &#233;galement envie de les retenir. Quand quelqu'un part, ne reste pas, je ressens &#231;a comme un &#233;chec. Mais heureusement, il y a les soignants : apr&#232;s l'atelier, ils prennent le temps de m'expliquer qui est cette personne, son parcours, etc. &#187;, souligne C&#233;cile Guieu. &#171; C'est tr&#232;s important que les patients sachent que nous ne voulons pas absolument les inclure dans un projet &#187;, ajoute Alain Le Bou&#235;tt&#233;, psychologue du service G04.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril dernier, le groupe s'est rendu jusqu'&#224; Nantes afin de visiter l'exposition de C&#233;cile Guieu. &#171; Je les ai invit&#233;s dans mon univers de plasticienne et c'&#233;tait tr&#232;s riche &#187;, se souvient-elle. &#171; Pour ne pas penser les patients comme des artistes, les ateliers sont souvent branch&#233;s &#224; des &#233;v&#233;nements culturels qui se d&#233;roulent ailleurs &#187;, insiste le psychologue. D'ailleurs, gr&#226;ce &#224; une convention pass&#233;e avec la MJC du Grand Cordel, l'atelier d'arts plastiques se d&#233;roule souvent dans les locaux de cet espace public. &#171; C'est important que nous nous d&#233;placions &#224; la MJC qui est un vrai lieu d'arts plastiques, fr&#233;quent&#233; par des personnes qui ne sont pas malades &#187;, rel&#232;ve C&#233;cile Guieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, les plasticiens sont all&#233;s voir les travaux d'Odile Decq, l'architecte qui va construire &#224; Rennes l'immeuble du Fonds r&#233;gional d'art contemporain (Frac) de Bretagne. Si le futur immeuble pr&#233;sente d'ind&#233;niables qualit&#233;s artistiques, sa visite constitue un maillon d'une petite cha&#238;ne que Jean-Jacques Martinez, l'infirmier coordonnateur de tous ces programmes, &#233;labore jour apr&#232;s jour. &#171; Gr&#226;ce &#224; une convention sign&#233;e en 2003, le Frac nous pr&#234;te quelques &#339;uvres &#187;, se f&#233;licite-t-il. R&#233;sultat : ce sont les patients qui ont choisi les grandes et belles girafes du jardin int&#233;rieur de l'unit&#233; G04.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arts plastiques ne constituent pas la seule discipline propos&#233;e &#224; Guillaume R&#233;gnier : musique et chant, danse, &#233;criture, cr&#233;ation num&#233;rique, journal, perles, art floral, patrimoine, sports, cuisine. Et &#233;videmment, la liste n'est pas exhaustive puisqu'elle est tr&#232;s mouvante. &#171; Nous avions constat&#233; que certains patients s'int&#233;ressaient aux oiseaux. Que pouvions-nous faire de cela ? Nous avons propos&#233; d'acheter des nichoirs et d'organiser des interventions des sp&#233;cialistes de la Ligue de protection des Oiseaux &#187;, raconte Jean-Jacques Martinez.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que le malade retrouve une place de sujet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le centre hospitalier est un lieu social. Pourquoi n'y aurait-il pas de culture ? &#187;, poursuit-il de fa&#231;on faussement na&#239;ve. Et d'ajouter : &#171; Accueillir des artistes dans l'institution, c'est accepter d'&#234;tre d&#233;rang&#233;, et ce, qu'on soit soignant ou soign&#233;. Et puis, l'art permet d'inventer des passerelles entre la psychiatrie et la cit&#233;, notamment lorsque le patient rentre chez lui. Dans ces moments-l&#224;, l'isolement peut &#234;tre tr&#232;s fort. Mais surtout, nous sommes branch&#233;s sur un id&#233;al : celui de proposer une place de sujet au patient dans son parcours de soin &#187;. Car incontestablement, l'institution tend &#224; r&#233;duire l'autonomie des gens : horaires nombreux (repas, visites, rendez-vous), m&#233;dication ou encore interdictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'h&#244;pital Guillaume R&#233;gnier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre Hospitalier Guillaume R&#233;gnier - 108 avenue G&#233;n&#233;ral Leclerc - BP 60321 - (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'id&#233;e est de rendre possible la r&#233;appropriation par les patients d'une part de leur vie. &#171; Proposer des ateliers de pratique artistique permet de mettre en jeu diff&#233;remment la parole et la pr&#233;sence. Dessiner, &#233;crire, participer, etc. peut constituer une autre fa&#231;on de raconter son histoire &#187;, d&#233;fend Alain Le Bou&#235;tt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux productions, elles n'appartiennent pas aux soignants : concr&#232;tement, pas question d'exposer ou d'enregistrer des travaux sans le d&#233;sir de leur auteur. &#171; Nous ne sommes pas dans une d&#233;marche d'art th&#233;rapie et nous ne voulons pas en faire des artistes. Nous souhaitons seulement proposer aux patients une possibilit&#233; de se r&#233;approprier leur place de sujet. C'est tr&#232;s important qu'ils sentent que nous ne voulons absolument pas les inclure dans un projet &#187;, poursuit-il.&lt;br class='manualbr' /&gt;De plus, leurs travaux ne sont pas inclus dans leur dossier. Toutefois, &#224; la fin de chaque atelier, le soignant note ce qui a caract&#233;ris&#233; la participation de la personne ; ces observations pouvant ensuite &#234;tre r&#233;utilis&#233;es dans les r&#233;unions de synth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si le soignant participe &#224; l'atelier, il est en fait l&#224; pour les autres, &#224; savoir les malades. Au tout d&#233;but, le personnel a mont&#233; les ateliers sans y inviter d'artistes. Mais tr&#232;s vite, les difficult&#233;s se sont accumul&#233;es et tous ont trouv&#233; que l'entreprise &#233;tait &#233;puisante. D'o&#249; l'id&#233;e d'avoir recours &#224; des professionnels. Depuis, l'objectif est de garder les m&#234;mes soignants pour toute la dur&#233;e d'un cycle de pr&#233;sence d'un artiste. Dans ce cadre, leur r&#244;le est d'intervenir parfois comme &#171; porte-parole &#187; d'un patient ou de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;marche au long cours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Participant &#224; l'atelier &#171; musique &#187; anim&#233; comme les autres par un musicien, Jean-Jacques Martinez appr&#233;cie l'apport des professionnels. &#171; Il est arriv&#233; que je n'entende qu'une cacophonie. C'est le musicien qui m'a appris &#224; &#233;couter les d&#233;tails et qui m'a expliqu&#233; que les participants avan&#231;aient dans leur travail musical &#187;, continue-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recrutement de ces &#233;crivains, danseurs ou autres musiciens se fait gr&#226;ce &#224; un partenariat &#233;tabli depuis dix ans avec la Direction r&#233;gionale des affaires culturelles (Drac) mais aussi plus r&#233;cemment avec la MJC du Grand Cordel, sp&#233;cialis&#233;e dans les arts plastiques. &#171; Depuis 2005, nous avons avec la Drac une convention relative au financement des interventions des artistes. Mais leur r&#244;le d&#233;passe largement celui d'un op&#233;rateur financier. Ils nous &#171; emp&#234;chent &#187; de faire de notre travail une vitrine culturelle &#187;, assure Jean-Jacques Martinez. Par ailleurs, quelle que soit la qualit&#233; des interventions des artistes, ceux-ci sont renouvel&#233;s r&#233;guli&#232;rement. &#171; Au maximum, ils font deux ou trois ann&#233;es. Ici, nous veillons &#224; ce que chacun puisse passer &#224; autre chose &#187;, explique Jean-Jacques Martinez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation des soignants est &#233;tablie apr&#232;s un appel d'offres qui a lieu chaque ann&#233;e et qui fait appel aux volontaires. &#171; Au d&#233;but, nous avions pr&#233;vu deux personnes par unit&#233; de soin mais c'est plut&#244;t quatre &#187;, constate Jean-Jacques Martinez. Avant le d&#233;marrage des ateliers, un travail de sensibilisation est men&#233; aupr&#232;s des professionnels. &#171; Nous ne voulons pas sp&#233;cialiser les soignants, d'o&#249; l'id&#233;e de renouvellement r&#233;gulier afin que la d&#233;marche soit partag&#233;e par l'ensemble de l'unit&#233;. D'ailleurs, dans ce projet, jamais ce n'est leur comp&#233;tence ou leur talent artistique qui est pris en compte mais bien leur d&#233;sir. Toutefois, il faut pr&#233;parer le terrain &#187;, estime le coordonnateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, l'organisation des pratiques artistiques s'est largement structur&#233;e. Il est vrai que Jo&#235;lle Aquizerate, le m&#233;decin responsable du service G04 soutient depuis le d&#233;but les initiatives de ses coll&#232;gues. Les financements, m&#234;me s'ils sont toujours d&#233;licats &#224; trouver, semblent p&#233;rennes. L'an pass&#233;, en plus du partenariat Drac/centre hospitalier, la Fondation de France est intervenue &#224; hauteur de 8000 e et le Cercle des partenaires (minist&#232;re de la Culture) verse depuis 5 ans 4600 e. Aujourd'hui, toute cette d&#233;marche est valid&#233;e par l'existence au sein du centre hospitalier d'une commission ad hoc et d'une charte de d&#233;veloppement culturel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre Hospitalier Guillaume R&#233;gnier - 108 avenue G&#233;n&#233;ral Leclerc - BP 60321 - 35011 Rennes cedex. T&#233;l. 02 99 33 39 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les petits bateaux qui vont sur l'eau</title>
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&lt;p&gt;Les salari&#233;s d'un ESAT du Morbihan r&#233;alisent les maquettes d'un traditionnel bateau de p&#234;che et participent &#224; des f&#234;tes maritimes. Une exp&#233;rience valorisante et dynamisante pour ces personnes souffrant de troubles psychiques ou d'addictions &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis toujours les enfants aiment faire naviguer des petits bateaux &#224; voile sur un plan d'eau. Aussi, les ateliers du Moulin Vert , un &#233;tablissement et service d'aide par le travail (Esat), construit-il pour eux des maquettes de sinago, le traditionnel bateau de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les salari&#233;s d'un ESAT du Morbihan r&#233;alisent les maquettes d'un traditionnel bateau de p&#234;che et participent &#224; des f&#234;tes maritimes. Une exp&#233;rience valorisante et dynamisante pour ces personnes souffrant de troubles psychiques ou d'addictions&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis toujours les enfants aiment faire naviguer des petits bateaux &#224; voile sur un plan d'eau. Aussi, les ateliers du Moulin Vert&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ateliers du Moulin Vert - 22 r Jules C&#233;sar 56640 Arzon. T&#233;l. 02 97 53 70 05 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un &#233;tablissement et service d'aide par le travail (Esat), construit-il pour eux des maquettes de sinago, le traditionnel bateau de p&#234;che du golfe du Morbihan. Ouverte en 1980, la structure emploie des salari&#233;s souffrant de troubles psychiques ou d'addictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e entre le golfe du Morbihan et l'oc&#233;an, elle est sp&#233;cialis&#233;e dans l'entretien d'espaces verts priv&#233;s et communaux. Les salari&#233;s, encadr&#233;s par des paysagistes et des &#233;ducateurs techniques, r&#233;alisent souvent de mini-jardins m&#234;lant art floral et arts plastiques &#224; l'occasion de salons du jardinage. En 2000, sensible &#224; l'aspect artistique de son travail, Le mille sabords - le salon du bateau - lui propose de construire un bassin temporaire pour faire naviguer des mod&#232;les de bateaux et l'&#233;quipe organise un concours de maquettes pour les enfants. Devant le succ&#232;s remport&#233; par l'op&#233;ration, dix ouvriers de l'Esat mettent en place un atelier de construction de sinagos pour les enfants. Avec une coque en bois longue de 50 centim&#232;tres et des voiles en coton color&#233;, le bateau est vendu au prix de 128 &#8364;. Mais l'activit&#233; ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Les salari&#233;s ont construit un bassin d&#233;montable et proposent des animations lors des f&#234;tes maritimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette occasion ils rencontrent les enfants et leurs parents, les relations sont conviviales et ludiques changeant sans doute un peu le regard sur la maladie mentale. &#171; Les salari&#233;s ont souvent un bon niveau intellectuel et culturel. La maladie mentale a mis fin &#224; leurs &#233;tudes ou &#224; leur vie professionnelle et ils sont au d&#233;part peu motiv&#233;s par un travail en CAT (ancienne appellation de l'Esat) qu'ils associent &#224; la d&#233;ficience intellectuelle, souligne Serge Cottin, psychologue, mais cette activit&#233; &#8211; comme toutes celles propos&#233;es par l'Esat - est valorisante et compl&#232;te : fabrication des bateaux, prise en charge des animations, vente, communication&#8230; &#187; Dans la structure, le psychologue a un r&#244;le un peu atypique : &#171; Aux soins classiques et aux entretiens individuels nous ajoutons une dimension collective de cr&#233;ation de lien social par le biais de diverses m&#233;diations culturelles. Cette &#233;laboration d'animations, d'expositions ou de cr&#233;ation d'&#233;v&#233;nements (fest-noz&#8230;) est possible gr&#226;ce &#224; une ouverture et une synergie avec le r&#233;seau d'associations locales (patrimoine maritime, &#233;cole de voile, culture bretonne&#8230;), souligne-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sentiment d'appartenance &#224; un projet collectif et les valeurs de solidarit&#233; tr&#232;s fortes en Bretagne nous paraissent indispensables pour aider les personnes souffrant de difficult&#233;s psychiques &#224; reprendre confiance en elles. &#187; L'Esat participe par exemple chaque ann&#233;e &#224; la manifestation &#171; Voiles en t&#234;te &#187; o&#249; durant une semaine des r&#233;gates r&#233;unissent patients et soignants de la psychiatrie. Il est &#233;galement force de proposition culturelle puisqu'il organise depuis 2001, en lien avec les associations locales, la f&#234;te Ar Vag Vihan &#8212; le petit bateau en breton &#8212;, esp&#233;rant relancer l'int&#233;r&#234;t pour une activit&#233; tr&#232;s courue au d&#233;but du si&#232;cle dernier : chaque ann&#233;e, plus d'une centaine de sinagos naviguaient sur le golfe et disputaient une r&#233;gate acharn&#233;e qui se terminait par la f&#234;te des voiles rouges. Remettre &#224; l'ordre du jour cette tradition est un beau moyen de favoriser la rencontre entre petits et grands passionn&#233;s de mer et de bateaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; R&#233;aliser un sinago demande une r&#233;elle capacit&#233; &#224; travailler en &#233;quipe, pr&#233;cise Philippe Boeffard, le responsable des ateliers menuiserie et peinture, comme les ouvriers ne sont pas des professionnels qualifi&#233;s dans ce domaine, une bonne synergie est n&#233;cessaire pour travailler ensemble et produire un mod&#232;le &#187;. Les int&#233;ress&#233;s prennent grand plaisir &#224; ce travail. &#171; Au d&#233;part je re&#231;ois un bloc de bois. Je le passe dans une machine et il prend la forme d'un bateau &#187;, appr&#233;cie Gw&#233;nael H. Il aime &#233;galement les animations durant lesquelles il veille &#224; ce que les enfants n'ab&#238;ment pas le mat&#233;riel - notamment les m&#226;ts en cas de vent -, la visite des ateliers par les touristes et se sent heureux lorsqu'ils ach&#232;tent un bateau. Son coll&#232;gue Jean-Yves G., &#171; moins &#224; l'aise dans les contacts &#187;, ne participe pas aux animations ce qui ne l'emp&#234;che pas d'aimer son travail &#224; l'atelier peinture. &#171; &#199;a me rappelle mon ancien m&#233;tier dans le b&#226;timent. J'aime peindre, poser la p&#226;te &#224; bois et enduire &#187;, confie-t-il. Herv&#233; R. pour sa part, travaille sur les finitions : &#171; J'aime beaucoup &#231;a, car s'il y a une erreur, il faut retravailler, corriger. Nous sommes toujours &#233;paul&#233;s par notre chef d'&#233;quipe. &#187; Comme Jean-Yves, il est heureux que le fruit de son travail soit appr&#233;ci&#233; par des personnes ext&#233;rieures &#224; la structure. Cette petite &#233;quipe chaleureuse a maintenant le projet de cr&#233;er d'autres mod&#232;les de bateau (thoniers et chalutiers&#8230;). Les vents ont l'air favorables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ateliers du Moulin Vert - 22 r Jules C&#233;sar 56640 Arzon. T&#233;l. 02 97 53 70 05 mvtumiac.cat@lemoulinvert.asso.fr&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Osez la cr&#233;ativit&#233; ! Des exp&#233;riences qui marchent</title>
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		<dc:subject>Maladie mentale</dc:subject>
		<dc:subject>804</dc:subject>

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&lt;p&gt;Prendre des risques pour proposer des activit&#233;s cr&#233;atrices, lib&#233;ratrices et &#233;panouissantes &#224; des personnes accueillies dans des &#233;tablissements de soins ou de service d'aide par le travail, c'est le pari os&#233; et magnifique d'une poign&#233;e de professionnels. Oubli&#233; le macram&#233; ou le collier de nouilles, voici une &#233;mission radio enti&#232;rement anim&#233;e par des patients et des infirmiers d'un centre m&#233;dico-psychologique &#224; Roubaix, un petit atelier de fabrication de maquettes de bateaux de p&#234;che dans un ESAT breton et une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Prendre des risques pour proposer des activit&#233;s cr&#233;atrices, lib&#233;ratrices et &#233;panouissantes &#224; des personnes accueillies dans des &#233;tablissements de soins ou de service d'aide par le travail, c'est le pari os&#233; et magnifique d'une poign&#233;e de professionnels. Oubli&#233; le macram&#233; ou le collier de nouilles, voici une &#233;mission radio enti&#232;rement anim&#233;e par des patients et des infirmiers d'un centre m&#233;dico-psychologique &#224; Roubaix, un petit atelier de fabrication de maquettes de bateaux de p&#234;che dans un &lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-petits-bateaux-qui-vont-sur-l-eau' class='spip_in'&gt;ESAT breton&lt;/a&gt; et une approche particuli&#232;re de la pratique artistique dans un &lt;a href='https://www.lien-social.com/Quand-l-art-s-installe-a-l-hopital' class='spip_in'&gt;centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; rennais&lt;/a&gt;. De belles aventures qui durent&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maladie mentale &#224; la radio : Les &#233;tonnants Z'entonnoirs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques mois, les habitants de la r&#233;gion de Roubaix peuvent &#233;couter une &#233;mission de radio hebdomadaire anim&#233;e par des patients et infirmiers de centres m&#233;dico-psychologiques locaux. L'enjeu est d'envergure : comment permettre &#224; des personnes souffrant de maladie mentale de reprendre leur place de citoyen dans la vie locale ? Comment un tel projet radiophonique communautaire peut-il changer le regard d'une soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Colifata &#187; en argot argentin signifie &#171; folledingue &#187;. &#192; Buenos Aires, dans le vaste h&#244;pital psychiatrique Borda &#8212; il compte un millier de patients &#8212;, un outil atypique conna&#238;t un succ&#232;s surprenant : n&#233;e en 1991 &#224; l'initiative d'un &#233;ducateur, Alfredo Olivera, Radio La Colifata fonctionne au c&#339;ur de l'h&#244;pital, anim&#233;e sans rel&#226;che par les malades mentaux. Plusieurs millions d'Argentins &#233;coutent aujourd'hui cette &#171; premi&#232;re radio du monde &#233;mettant d'un h&#244;pital psychiatrique &#187; et plusieurs pays d'Am&#233;rique du Sud la captent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 2004, Roubaix. Un &#171; festival des petites exp&#233;riences et utopies de quartier &#187; d&#233;nomm&#233; Extramundi avait fait &#233;merger une radio &#233;ph&#233;m&#232;re le temps de la manifestation &#8212; quinze jours &#8212;, r&#233;alisant des chroniques sur la culture, la r&#233;sistance, l'utopie ou l'information, avec les patients d'un centre m&#233;dico-psychologique (CMP) voisin en r&#233;f&#233;rence d&#233;j&#224; &#224; la fameuse Colifata. Mais l'exp&#233;rience avait rencontr&#233; un tel succ&#232;s d'estime, un tel enthousiasme que les participants avaient d&#233;cid&#233; de la p&#233;renniser. Un projet d'atelier radio hebdomadaire na&#238;t ainsi, avec plusieurs CMP roubaisiens d&#233;pendant de l'&#233;tablissement public de sant&#233; mentale de l'agglom&#233;ration lilloise (EPSM), prenant en charge les troubles psychiques des quelque 700 000 habitants de la r&#233;gion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Radio Boomerang - 89,7 FM, tous les vendredi de 16h &#224; 17h' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re phase de formation, entre juin et octobre 2005 : avec des intervenants de l'association Autres (M) Ondes, patients et infirmiers se sensibilisent au monde sp&#233;cifique de la radio notamment avec une visite d'une des meilleures antennes, Radio France Internationale, et s'&#233;veillent plus particuli&#232;rement &#224; la cr&#233;ation d'une &#233;mission : techniques &#233;ditoriales, techniques d'interview, d'animation&#8230; Une seconde phase, entre novembre et janvier 2006, consolidera les acquis de la premi&#232;re session par une mise en pratique assidue : pendant ces quelques mois, quatre &#233;missions sur Radio Boomerang, &#171; m&#233;dia libre &#224; l'&#233;coute de la cit&#233; &#187;, vont tester en direct les capacit&#233;s et les savoir-faire des uns et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un projet largement ouvert sur la vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Techniquement comment cela se passe-t-il ? Le lundi &#224; 10 heures, dans un studio de la &#171; manufacture culturelle &#187; dite La Condition publique, bien connue dans le Nord, le groupe choisit ses angles et peaufine ses th&#232;mes de reportages et de micros-trottoirs. Une fois recueilli ce pr&#233;cieux mat&#233;riau, l'&#233;mission est enregistr&#233;e, apr&#232;s d&#233;finition des jingles et plus globalement des musiques et des sons qui accompagneront l'heure radiophonique hebdomadaire : celle-ci sera diffus&#233;e quelques jours plus tard, le vendredi apr&#232;s-midi. Les th&#232;mes sont multiples, souvent li&#233;s &#224; l'actualit&#233; (le CPE, les discriminations&#8230;) ou &#224; la culture. Une des derni&#232;res s&#233;ances de mars a pris pour sujet le d&#233;clin du b&#233;n&#233;volat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir du 7 mars, dans ce m&#234;me &#233;minent lieu culturel de la Condition publique, des patients &#171; plus citoyens que patients &#187; pr&#233;sentent au public, dans une ambiance tonique et empreinte d'excitation cr&#233;atrice, leur projet : &lt;i&gt;&#171; Nous avons une activit&#233; ind&#233;pendante. Par le lieu, nous ne sommes plus dans une structure de soins. De nouvelles exp&#233;riences s'offrent &#224; nous, comme par exemple les micros-trottoirs. Nous allons vers les gens. Gr&#226;ce &#224; la radio, nous percevons une reconnaissance. Le dialogue est &#233;tabli et reste ouvert &#224; tous &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouissent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; d'eux, un animateur producteur, Marc Lazaro, parle de ses r&#233;alisations radiophoniques avec les adolescents d'un h&#244;pital de jour toulousain ; le docteur Alexandre, psychiatre au CMP de Roubaix, d&#233;veloppe l'int&#233;r&#234;t th&#233;rapeutique de la d&#233;marche ; un charg&#233; de mission Culture/H&#244;pital du minist&#232;re de la Culture, Xavier Collal, aborde le th&#232;me du droit &#224; la culture, des relations entre Directions r&#233;gionales de l'action culturelle (DRAC) et Agences r&#233;gionales de l'hospitalisation (ARH). Le surlendemain, le 9 mars, un documentaire portant sur le mod&#232;le originel, Radio La Colifata (Chlo&#233; Ouvrard et Pierre Barrougier, 2001, 52 mn) &#233;tait publiquement projet&#233; avant un concert chaleureux anim&#233; par le groupe argentin-barcelonais Alcohol fino. Pour l'occasion, l'&#233;quipe des Z'entonnoirs avait install&#233; son studio dans la pi&#232;ce m&#234;me du concert, commentant en direct l'&#233;v&#233;nement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de la d&#233;marche semble &#233;vident : consid&#233;rer les patients non plus comme seuls objets de soins, mais en tant que citoyens disposant d'un droit r&#233;el &#224; une parole culturelle, libre (voire provocatrice), interactive. Les effets th&#233;rapeutiques en sont probablement ind&#233;niables, avec en premier lieu celui de d&#233;velopper l'autonomie du patient en le sortant du contexte m&#233;dical. Par ailleurs, l'int&#233;gration de la personne malade mentale dans la vie de la cit&#233; progresse ainsi &#224; pas visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s largement, le regard de la soci&#233;t&#233; alentour est amen&#233; &#224; changer, l'auditeur lambda b&#233;n&#233;ficiant d'une vision sp&#233;cifique de la maladie mentale et d'avis particuliers &#233;mis par des personnes ordinairement consid&#233;r&#233;es comme fragiles, sur certaines questions de soci&#233;t&#233;. Enfin, l'identit&#233; citoyenne des personnes malades mentales est &#233;galement reconnue par l'investissement de lieux culturels ext&#233;rieurs &#224; l'h&#244;pital comme par l'acquisition de vraies comp&#233;tences techniques et au final, de la reconnaissance sociale d'un r&#233;el savoir-faire. Pour tout cela, une collaboration d&#233;cloisonn&#233;e du milieu hospitalier et du milieu culturel doit &#8212; pas facile, para&#238;t-il &#8212; &#234;tre effectivement rendue possible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un enjeu d'envergure&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La radio est l&#224; pour &#231;a&#8230; pour nous &#233;couter &#187;&lt;/i&gt;, annonce fi&#232;rement un des jingles, avant de pr&#233;senter, un poil provocant, tonique et plein d'humour : &lt;i&gt;&#171; Les Z'entonnoirs, une radio pour les gens semi-normaux et les semi-fous&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, sur une musique entra&#238;nante et bien orchestr&#233;e. Mais force est de constater que la puissance de leur &#233;metteur &#233;tant ce qu'elle est, la radio locale associative agit actuellement comme un m&#233;dia de proximit&#233; dans un cadre bien d&#233;fini g&#233;ographiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On imagine toutefois qu'Internet d'une part, et la possibilit&#233; de relais par d'autres radios (comme pour La Colifata&#8230;) lui conf&#233;reront un jour une autre envergure. Pour l'heure, la radio ne dispose pas d'une aisance financi&#232;re suffisante, fonctionne avec du mat&#233;riel de pr&#234;t, dans une certaine pr&#233;carit&#233;. L'ARH Agence r&#233;gionale d'hospitalisation aidera-t-elle &#224; sauvegarder ce brin de folie salutaire ? Radio d'utilit&#233; mentale, les &#233;tonnants Z'entonnoirs doit absolument trouver les moyens de sa survie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la chose reste rare. Quelques autres d&#233;marches cr&#233;atrices permettent toutefois la rencontre entre grand public et personnes malades mentales hospitalis&#233;es. Les r&#233;sidences d'artistes par exemple fleurissent en France depuis deux d&#233;cennies, dont certaines s'installent parfois dans des services de psychiatrie : ainsi, dans un centre d'accueil th&#233;rapeutique &#224; temps partiel (CATTP) de Corbeil-Essonnes (91), un certain nombre d'artistes travaillent avec des usagers de psychiatrie depuis 1997 &#224; l'initiative de l'association Arimage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Arimage - c/o CATTP La Villa- 10, du Bas Coudray - 91100 Corbeil Essonnes. (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 mars dernier, les personnes en soins ont m&#233;lang&#233; leurs savoirs et pr&#233;sent&#233; quelques-unes de leurs &#339;uvres avec des artistes de tout acabit, mais aussi des philosophes ou psychanalystes&#8230; &lt;i&gt;&#171; Quels sont les effets d'une r&#233;sidence d'artiste pour l'institution accueillante, les soignants, les patients ? Quels effets sur la cr&#233;ation personnelle de l'artiste ? &#187;&lt;/i&gt;, ont fait partie des questions pos&#233;es. En somme, il s'agirait de regarder l'autre comme un citoyen ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Radio Boomerang - 89,7 FM, tous les vendredi de 16h &#224; 17h&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Arimage - c/o CATTP La Villa- 10, du Bas Coudray - 91100 Corbeil Essonnes. T&#233;l. 01 60 90 77 75 Pr&#233;sidente : Bernadette Chevillon - mail : &lt;a href=&#034;mailto:b.chevi@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;b.chevi@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Osez la cr&#233;ativit&#233; ! Des exp&#233;riences qui marchent</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>804</dc:subject>

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		<title>L'enfant, acteur et/ou sujet au sein de la famille</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Nos repr&#233;sentations de l'enfance ont longtemps suivi une logique verticale : cet &#234;tre fragile et en devenir devait se transformer d'une mani&#232;re diam&#233;tralement oppos&#233;e &#224; ce qu'il &#233;tait au point de d&#233;part. Puis, cette vision a &#233;volu&#233;, suivant en cela le &#171; mouvement g&#233;n&#233;ral de lib&#233;ralisation de l'ordre social organisant la promotion de l'individu, de sa libert&#233;, son plaisir et son &#233;panouissement &#187; (p.21) La conception unilat&#233;rale qui limitait l'enfant au seul r&#244;le de r&#233;ceptacle passif soumis &#224; l'autorit&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton1346-888b5.jpg?1693467816' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nos repr&#233;sentations de l'enfance ont longtemps suivi une logique verticale : cet &#234;tre fragile et en devenir devait se transformer d'une mani&#232;re diam&#233;tralement oppos&#233;e &#224; ce qu'il &#233;tait au point de d&#233;part. Puis, cette vision a &#233;volu&#233;, suivant en cela le &#171; mouvement g&#233;n&#233;ral de lib&#233;ralisation de l'ordre social organisant la promotion de l'individu, de sa libert&#233;, son plaisir et son &#233;panouissement &#187; (p.21) La conception unilat&#233;rale qui limitait l'enfant au seul r&#244;le de r&#233;ceptacle passif soumis &#224; l'autorit&#233; des adultes a laiss&#233; place &#224; un mod&#232;le pluridimensionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs ordres de d&#233;terminants ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s, r&#233;tablissant toute la complexit&#233; de la question : l'inn&#233; et l'acquis, le biologique et le social, l'&#233;ducation et les pulsions/instincts loin de s'opposer interagissent. Notre fa&#231;on de concevoir le petit d'homme s'est transform&#233;e : il est apparu d&#232;s lors comme un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re, dot&#233; de capacit&#233;s propres, cognitives sociales et affectives. On lui a reconnu des aptitudes &#224; agir sur lui-m&#234;me, sur autrui ainsi que sur les milieux qui l'entourent. Il est devenu sujet de son propre d&#233;veloppement et partenaire de son processus de socialisation sans pour autant se retrouver isol&#233; : l'enfant se trouve en fait au centre d'un puzzle de formes r&#233;f&#233;rentes qui contribuent toutes &#224; &#233;laborer son exp&#233;rience sociale : &#171; L'enfance moderne se construit sous une constellation de regards &#187; (p.39).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage coordonn&#233; par Genevi&#232;ve Bergonnier-Dupuy donne la parole &#224; 25 chercheurs en sciences sociales qui &#233;voquent les cons&#233;quences de ce redimensionnement sur la socialisation et l'&#233;ducation familiale. Ils d&#233;montrent notamment comment les potentialit&#233;s suppos&#233;es du f&#339;tus ont bouscul&#233; les attentes parentales. Ils abordent aussi la multiplication des formes non traditionnelles de la famille (recompos&#233;e, monoparentale, homoparentale&#8230;) qui red&#233;finissent les cadres d'attachement des enfants allant bien au-del&#224; du seul mod&#232;le nucl&#233;aire. Ils &#233;voquent encore l'&#233;volution qui fait de la famille contemporaine un univers paritaire dans lequel les droits de chaque membre doivent &#234;tre respect&#233;s sans empi&#233;ter sur les droits des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, malgr&#233; sa nouvelle place, pour se mobiliser &#224; l'&#233;cole, l'enfant a besoin d'un certain regard bienveillant et impliqu&#233; de ses parents, voire d'une certaine rigidit&#233; propre &#224; le stimuler. Les modalit&#233;s &#233;ducatives de type souple ou laisser-faire nuisent &#224; la bonne exp&#233;rience scolaire. On retrouve l&#224; le paradoxe au c&#339;ur de l'injonction moderne faite aux familles d'avoir &#224; veiller &#224; l'&#233;panouissement personnel de leur enfant, tout en le pr&#233;parant &#224; supporter une concurrence par laquelle il devra passer pour r&#233;ussir &#224; se doter du meilleur capital scolaire. On est donc bien dans une interaction permanente entre l'action engag&#233;e par la famille en direction de l'enfant et celle de l'enfant pour participer non seulement &#224; son propre d&#233;veloppement mais aussi &#224; celui de sa famille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (214 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment &#233;lever un enfant sans se/le jeter par la fen&#234;tre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Education</dc:subject>
		<dc:subject>804</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;sarroi des parents grandit face &#224; des enfants qui r&#233;sistent &#224; se laisser &#233;duquer : les attitudes telles la d&#233;sob&#233;issance, l'effronterie, l'insolence ou la col&#232;re se font de plus en plus fr&#233;quentes. On en vient parfois &#224; regretter certaines m&#233;thodes du pass&#233; qui avaient fait leur preuve. Si une majorit&#233; d'enfants refuse ainsi l'autorit&#233; des adultes, c'est parce qu'elle y est pouss&#233;e par le syst&#232;me &#233;ducatif et non par un quelconque esprit de contradiction. &#192; l'origine de cette situation, plusieurs facteurs. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton1347-a3f1d.jpg?1693467816' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;sarroi des parents grandit face &#224; des enfants qui r&#233;sistent &#224; se laisser &#233;duquer : les attitudes telles la d&#233;sob&#233;issance, l'effronterie, l'insolence ou la col&#232;re se font de plus en plus fr&#233;quentes. On en vient parfois &#224; regretter certaines m&#233;thodes du pass&#233; qui avaient fait leur preuve. Si une majorit&#233; d'enfants refuse ainsi l'autorit&#233; des adultes, c'est parce qu'elle y est pouss&#233;e par le syst&#232;me &#233;ducatif et non par un quelconque esprit de contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de cette situation, plusieurs facteurs. Il y a d'abord la modification du statut de l'enfant li&#233;e &#224; la disparition des rep&#232;res s&#233;diment&#233;s par les traditions et le temps : il n'est plus destin&#233; &#224; prendre le relais des adultes dans une continuit&#233; douce et coh&#233;rente, mais &#224; apporter un enseignement &#224; ses a&#238;n&#233;s. Il y a ensuite ce refus des parents &#224; &#234;tre &#224; la fois celui qui enveloppe, prot&#232;ge et rassure et celui qui interdit, limite et frustre. Le bonheur qu'ils veulent pour leurs enfants cherche &#224; tout prix &#224; &#233;viter toute contrari&#233;t&#233; et &#224; pourvoir &#224; la satisfaction totale. Il y a encore cette autorit&#233; qui s'est d&#233;tach&#233;e de toute n&#233;cessit&#233; et qui appara&#238;t essentiellement comme arbitraire et que l'on voudrait suppl&#233;er par la n&#233;gociation. On demande &#224; l'enfant d'ob&#233;ir, mais seulement apr&#232;s qu'il en ait compris l'int&#233;r&#234;t et accept&#233; les fondements. Il y a enfin la disparition des transmissions de proximit&#233; qui se faisaient traditionnellement par imitation ou contigu&#239;t&#233; et qui sont remplac&#233;es par la suspicion face &#224; toute hi&#233;rarchie qui est critiqu&#233;e, rejet&#233;e, combattue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, traiter un enfant d'embl&#233;e comme un &#234;tre raisonnable ne peut que le plonger dans un profond d&#233;sarroi : il veut tout, tout de suite, sans conscience de l'autre qu'il n'acquerra que progressivement. Et l'auteur de rappeler l'importance de la perte et de l'incompl&#233;tude pour ouvrir &#224; la discontinuit&#233; : &#171; seul l'homme construit sous l'&#233;gide de la castration est apte &#224; tenir compte du r&#233;el &#187; (p.148) Le r&#244;le de l'&#233;ducation consiste bien &#224; permettre &#224; l'enfant d'acqu&#233;rir suffisamment de ressources internes pour lui donner la possibilit&#233; de faire face aux d&#233;ceptions et aux frustrations. Et la matrice &#224; partir de laquelle vont se mettre en place tous les compartiments des comportements et de la relation &#224; l'autre s'acqui&#232;rt tr&#232;s t&#244;t. Il en va ainsi de modes d'alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur distingue le mod&#232;le qui favorise la convivialit&#233;, la scansion du temps, le c&#233;r&#233;monial &#224; l'offre alimentaire rapide qui privil&#233;gie la facilit&#233; (peu d'effort de mastication), la disponibilit&#233;, le plaisir imm&#233;diat, la continuit&#233; permanente, la satisfaction de la sati&#233;t&#233;. Sans hi&#233;rarchiser les deux modalit&#233;s, Denis Vaginay pr&#233;sente la nourriture comme une m&#233;taphore du rapport au monde. Les relations entre parents et enfants doivent &#234;tre dissym&#233;triques, rappelle-t-il, revendiquant que &#171; les enfants prennent le temps d'&#234;tre petits et les adultes assument l'embarras d'&#234;tre grands &#187; (p.238).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique sociale, 2006 (240 p. ; 10,80 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La parole du CSTS, forc&#233;ment politique</title>
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		<dc:date>2006-07-05T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>804</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le 16 juin, le conseil sup&#233;rieur du travail social faisait le point de quelques semaines d'installation de la commission &#201;thique et d&#233;ontologie, et approuvait la finalisation de trois rapports. Ceux-ci concernent les nouveaux visages de la pauvret&#233;, le d&#233;cloisonnement entre secteurs sanitaire et social, et la question de l'usager au centre du travail social. La 5&#232;me mandature du conseil a &#233;t&#233; prolong&#233;e jusqu'en d&#233;cembre 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
Complexification de l'action sociale, &#233;mergence de nouveaux acteurs, nouveaux (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 16 juin, le conseil sup&#233;rieur du travail social faisait le point de quelques semaines d'installation de la commission &#201;thique et d&#233;ontologie, et approuvait la finalisation de trois rapports. Ceux-ci concernent les nouveaux visages de la pauvret&#233;, le d&#233;cloisonnement entre secteurs sanitaire et social, et la question de l'usager au centre du travail social. La 5&#232;me mandature du conseil a &#233;t&#233; prolong&#233;e jusqu'en d&#233;cembre 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Complexification de l'action sociale, &#233;mergence de nouveaux acteurs, nouveaux moyens de collecte et de diffusion de l'information et place de plus en plus importante prise par le droit dans les rapports sociaux&#8230; Constatant une multiplication des interpellations &#171; r&#233;v&#233;latrices d'un fort besoin pour les travailleurs sociaux de disposer d'un espace d'interrogation et de parole o&#249; puissent se fonder au niveau national des r&#233;f&#233;rences et des rep&#232;res partag&#233;s &#187;, une commission &#201;thique et d&#233;ontologie &#233;tait install&#233;e au CSTS le 28 avril dernier. Son propos : faire &#233;merger des r&#233;f&#233;rences partag&#233;es et reconnues par l'ensemble des travailleurs sociaux en mati&#232;re d'&#233;thique et de d&#233;ontologie, en favorisant la mutualisation d'initiatives locales ou nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le 10 juin dernier, la jeune commission avait manifest&#233; sa vive inqui&#233;tude sur l'avant-projet de loi relatif &#224; la pr&#233;vention de la d&#233;linquance. Consid&#233;rant deux risques de confusion &#8212; le maire empi&#233;tant sur les comp&#233;tences du conseil g&#233;n&#233;ral d'une part, la pr&#233;vention sociale n'&#233;tant plus diff&#233;renci&#233;e de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance d'autre part &#8212;, quelques propositions &#233;taient &#233;mises, dont une conseillant un r&#244;le accru de coordination pour les centres communaux d'action sociale (CCAS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois rapports ont par ailleurs &#233;t&#233; approuv&#233;s. Le premier concerne l'articulation du sanitaire et du social, &#224; partir du recueil de quelque 80 exp&#233;riences dans diff&#233;rentes rubriques : ateliers sant&#233;/ville, r&#233;seaux g&#233;rontologiques, d&#233;cloisonnement des formations sanitaires et sociales&#8230; Constatant une &#171; logique de blocs qui s'oppose aux interactions &#187; des deux secteurs, l'&#233;crit diss&#232;que les causes du cloisonnement et approfondit deux concepts cl&#233; pour arriver &#224; l'articulation (et au r&#233;seau) : la coop&#233;ration et la trans-professionnalit&#233;. Quelques recommandations sont alors d&#233;gag&#233;es : accompagnement des politiques sociales et sanitaires par les cr&#233;dits ad&#233;quats, mobilit&#233; professionnelle, d&#233;finition de territoires pertinents, adaptation des formations et p&#244;les ressources, formalisation des initiatives de r&#233;seau en une &#171; comp&#233;tence collective &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#171; les questions &#233;thiques et d&#233;ontologiques constituent les bases d'une culture professionnelle &#224; partager entre les professionnels des champs sanitaire ou social, un pr&#233;alable &#224; toute confrontation des savoir-faire &#187;, insiste le CSTS. &#192; titre d'exemples, les co-formations entre habitants, &#233;lus, travailleurs sociaux et param&#233;dicaux ou bien des chartes sur les droits des usagers, permettront de &#171; renforcer les postures &#233;thiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Trois groupes l&#233;gitimes constituent le travail social : usagers, professionnels et d&#233;cideurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me rapport s'intitule Le travail social confront&#233; aux nouveaux visages de la pauvret&#233; et de l'exclusion. Dans les collectivit&#233;s territoriales comme dans les associations, la plupart des 800 000 travailleurs sociaux rencontrent de plus en plus cette probl&#233;matique. La recherche d'une nouvelle coh&#233;sion se doit d'inverser le rapport social existant avec les populations pauvres en &#171; repositionnant les pratiques professionnelles du travail social autour d'un accompagnement social qui, lui-m&#234;me, doit &#234;tre refond&#233; &#224; partir d'une d&#233;marche d'alliance avec les personnes pauvres &#187;. Les mots alliance ou alliances sociales sont choisis pour souligner &#171; l'imp&#233;ratif qu'il y a pour le travail social de se doter de m&#233;thodes d'intervention qui soient orient&#233;es vers des logiques de promotion sociale individuelle et collective &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; de sortir de pratiques professionnelles domin&#233;es par une logique de distribution de prestations sociales pour s'engager vers des actions plus collectives favorisant le d&#233;veloppement social des personnes et des groupes en situation de pauvret&#233;. Ici, les six pr&#233;conisations se conjuguent en termes de politique et d'autonomie : homog&#233;n&#233;isation des dispositifs, r&#233;organisation des services sociaux, appel aux intervenants sociaux pour l'&#233;laboration des politiques sociales, pour les trois premi&#232;res. Les autres restent dans la m&#234;me veine : rendre accessible aux personnes en difficult&#233; une dynamique de promotion sociale, &#233;valuer le travail social pour un meilleur d&#233;veloppement de la coh&#233;sion sociale et faire &#233;voluer les formations professionnelles, y compris par une co-production avec les personnes pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre complet du troisi&#232;me rapport a valeur de manifeste : L'usager au centre du travail social &#8211; De l'&#233;nonc&#233; des droits de la personne &#224; l'exercice de la citoyennet&#233; &#8211; Conditions d'&#233;mergence de pratiques professionnelles novatrices. Il sera, l&#224; aussi, question d'alliance entre professionnel et usager, mais aussi de d&#233;mocratie participative. Malgr&#233; la loi du 2 janvier 2002, il faudra en effet encore du temps pour transformer en r&#233;elles pratiques les nouvelles potentialit&#233;s l&#233;gislatives. Douze recommandations sont ici divis&#233;es en trois parties : les premi&#232;res ont pour but d'influencer les politiques sociales, les deuxi&#232;mes sont davantage orient&#233;es vers les pratiques professionnelles, les troisi&#232;mes vers la formation. &#171; Nous esp&#233;rons que ces trois groupes l&#233;gitimes qui constituent le travail social &#8212; usagers, professionnels et d&#233;cideurs (politiques et administration) &#8212; sauront en faire le meilleur usage &#187;, avait conclu, peut-&#234;tre un brin malicieux, Jacques Ladsous, le pr&#233;sident dudit groupe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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