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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Une recherche men&#233;e aupr&#232;s de 700 couples et 1100 enfants</title>
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&lt;p&gt;En 2004, Bertrand Coppin et son &#233;quipe de l'association Parent avec une d&#233;ficience intellectuelle (PADI) ont men&#233; une enqu&#234;te aupr&#232;s de services d'accompagnement &#224; la vie sociale concernant 700 couples dont l'un des deux conjoints au moins a une d&#233;ficience intellectuelle et 1100 enfants. &#171; Il nous a paru utile de savoir avec le plus de pr&#233;cision possible qui &#233;taient ces hommes et femmes en situation de parents afin de mettre &#224; l'&#233;preuve les repr&#233;sentations sociales dominantes qui semblent se centrer (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2004, Bertrand Coppin et son &#233;quipe de l'association Parent avec une d&#233;ficience intellectuelle (PADI)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sous la responsabilit&#233; de Bertrand Coppin, l'association parent avec une (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont men&#233; une enqu&#234;te aupr&#232;s de services d'accompagnement &#224; la vie sociale concernant 700 couples dont l'un des deux conjoints au moins a une d&#233;ficience intellectuelle et 1100 enfants. &lt;i&gt;&#171; Il nous a paru utile de savoir avec le plus de pr&#233;cision possible qui &#233;taient ces hommes et femmes en situation de parents afin de mettre &#224; l'&#233;preuve les repr&#233;sentations sociales dominantes qui semblent se centrer sur des personnes incapacitaires, d&#233;ficitaires et dont la pratique parentale appara&#238;t impossible. L'enqu&#234;te met en &#233;vidence la pluralit&#233; de ces familles &#187;&lt;/i&gt;, souligne Bertrand Coppin. S'il est difficile de synth&#233;tiser une enqu&#234;te de trois cents pages qui comprend 145 param&#232;tres, quelques &#233;l&#233;ments sont &#224; souligner.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les constats concernant les parents&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;40 % d'entre eux ne b&#233;n&#233;ficient pas de protection juridique et 90 % environ ont une reconnaissance Cotorep. On retrouve surtout l'activit&#233; professionnelle dans le secteur prot&#233;g&#233; (60 %). Les ressources mensuelles moyennes (allocations et salaires confondus) s'&#233;l&#232;vent &#224; 1000 &#8364; par personne. La plupart des parents ont acc&#233;d&#233; &#224; une scolarit&#233; primaire et plus de 20 % d'entre eux ont &#233;t&#233; au coll&#232;ge. Il semble qu'une majorit&#233; de ces personnes n'a pas b&#233;n&#233;fici&#233; de conditions stables dans son d&#233;veloppement. La moiti&#233; d'entre elles n'a pas &#233;t&#233; bien trait&#233;e physiquement. Les parents de ces adultes, pour la grande majorit&#233;, ne pr&#233;sentaient pas de d&#233;ficience intellectuelle connue et &#233;taient d'origine modeste. Si les situations varient, un constat s'impose : ces couples existent et ont des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 90 % des parents vivent seuls &#224; leur domicile sans la pr&#233;sence d'autre personne, de la famille ou pas. Les soutiens dont ils b&#233;n&#233;ficient rev&#234;tent plusieurs formes : familial, milieu ordinaire ou sp&#233;cialis&#233;. Dans le milieu ordinaire, par ordre d'importance, PMI, services sociaux du conseil g&#233;n&#233;ral et assistantes maternelles soutiennent les parents. Dans les services sp&#233;cialis&#233;s, trois types de soutien dominent : les professionnels des services d'accompagnement, les &#233;quipes de soutien de CAT et les services d'AEMO. Les travailleurs sociaux soulignent que ces familles ne rencontrent pas plus de probl&#232;mes d'autorit&#233; ou de difficult&#233;s &#224; exprimer leurs sentiments que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, 80 % d'entre elles ne peuvent pas assurer le suivi des devoirs de leur enfant qui b&#233;n&#233;ficie alors d'une aide sp&#233;cifique. Cette r&#233;alit&#233; permet de mettre en doute l'id&#233;e pr&#233;con&#231;ue et encore actuelle : &#171; Ces personnes ne sont pas capables de s'occuper d'elles-m&#234;mes, comment pourraient-elles envisager d'avoir un enfant ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les constats concernant les enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les propos concernant l'enfant sont souvent teint&#233;s de fatalisme. Le handicap, le placement ou l'&#233;chec restent les perspectives les plus souvent pr&#233;dites par l'environnement. Dans cette recherche, un enfant sur deux a moins de 8 ans. &lt;i&gt;&#171; Cela signifie que durant les huit derni&#232;res ann&#233;es, il est n&#233; autant d'enfants que pendant les 32 ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233;, &lt;/i&gt; pr&#233;cise Bertrand Coppin, &lt;i&gt;les effectifs d'enfants suivent une courbe croissante depuis 15 ans &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;83 % des enfants n'ont pas de reconnaissance de handicap. Parmi ceux qui vont &#224; l'&#233;cole, deux tiers suivent un cursus dans le secteur ordinaire et un tiers dans le secteur sp&#233;cialis&#233;. La majorit&#233; des enfants (68 %) n'est pas plac&#233;e et vit avec ses parents. Pr&#232;s de 50 % des enfants rencontrent des difficult&#233;s dans le d&#233;veloppement (troubles du langage, de l'apprentissage, du comportement, du sommeil). Cette enqu&#234;te, financ&#233;e par la Fondation de France et la CNAF peut &#234;tre obtenue aupr&#232;s de l'association Parents avec une d&#233;ficience intellectuelle (PADI).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sous la responsabilit&#233; de Bertrand Coppin, l'association parent avec une d&#233;ficience intellectuelle (&lt;a href=&#034;http://www.associationpadi.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;PADI&lt;/a&gt;) d&#233;veloppe des recherches et recueille des projets sur les pratiques d'accompagnement des parents avec une d&#233;ficience intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objectif : multiplier &#233;changes et collaboration entre chercheurs et praticiens, diffuser (par des publications, l'organisation de manifestations&#8230;) les connaissances actuelles autour de la parentalit&#233; et de la d&#233;ficience intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2005, en collaboration avec l'&#233;cole d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s de Lille et l'universit&#233; de Lille 3, elle a organis&#233; un colloque sur le th&#232;me de l'accompagnement des parents avec une d&#233;ficience intellectuelle. Un ouvrage r&#233;alis&#233; &#224; partir des interventions sera disponible en octobre&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>&#171; Elles ont des d&#233;sirs du m&#234;me type que la majorit&#233; d'entre nous &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Elles-ont-des-desirs-du-meme-type-que-la-majorite-d-entre-nous</link>
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		<dc:date>2006-06-22T13:47:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;De plus en plus souvent, les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle expriment le d&#233;sir de devenir parents. Si elles le souhaitent, les professionnels les accompagnent dans leur r&#233;flexion. Quand l'enfant est l&#224;, ils mettent en place un soutien &#224; la parentalit&#233; et &#224; la gestion du quotidien. Explications de Bertrand Coppin, directeur d'un centre de formation d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s dans le Pas-de-Calais &lt;br class='autobr' /&gt;
Existe-t-il une estimation du nombre d'enfants n&#233;s de parent (s) avec une d&#233;ficience (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De plus en plus souvent, les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle expriment le d&#233;sir de devenir parents. Si elles le souhaitent, les professionnels les accompagnent dans leur r&#233;flexion. Quand l'enfant est l&#224;, ils mettent en place un soutien &#224; la parentalit&#233; et &#224; la gestion du quotidien. Explications de Bertrand Coppin, directeur d'un centre de formation d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s dans le Pas-de-Calais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il une estimation du nombre d'enfants n&#233;s de parent (s) avec une d&#233;ficience intellectuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re &#233;tude, effectu&#233;e par l'Unapei en 1995, estime &#224; 13 000 le nombre d'enfants n&#233;s d'un couple dont l'un des deux parents au moins a une d&#233;ficience intellectuelle. Nous ne poss&#233;dons pas de donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques plus r&#233;centes mais ce chiffre a d&#251; consid&#233;rablement &#233;voluer. En effet, les professionnels qui travaillent aupr&#232;s des personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle soulignent l'&#233;mergence de plus en plus fr&#233;quente de leur d&#233;sir de parentalit&#233; et l'augmentation du nombre des naissances. Une grande partie des accompagnements d'un adulte avec une d&#233;ficience intellectuelle a &#233;volu&#233; vers des soutiens &#224; un couple ou &#224; une famille constitu&#233;e, ce qui n'est pas sans poser probl&#232;mes aux professionnels et aux services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a 15 ou 20 ans, on ne parlait pas de la parentalit&#233; des personnes handicap&#233;es mentales, c'&#233;tait de l'ordre de l'impensable, une cons&#233;quence du tabou autour de leur sexualit&#233;. Qu'en est-il aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ce tabou autour de la sexualit&#233; des personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle &#233;tait tr&#232;s fort. Les travaux d'Alain Giami&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'ange et la b&#234;te, &#233;d. du CTNERHI, 2002' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont montr&#233; que les repr&#233;sentations de leur sexualit&#233; ne pouvaient &#234;tre qu'ang&#233;liques ou bestiales. Bien entendu, comme tout un chacun, elles ont des besoins affectifs et sexuels, qu'elles revendiquent d'ailleurs aujourd'hui comme des droits. Une id&#233;e que les professionnels, les personnes concern&#233;es et leurs parents ont mis longtemps &#224; accepter. Il semble qu'il faille encore progresser sur cette question. Si la st&#233;rilisation des personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle n'a jamais &#233;t&#233; l&#233;gale en France, les travaux de Nicole Diederich&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='St&#233;riliser le handicap mental, Nicole Diederich, &#233;d. &#233;r&#232;s, 1998' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; montrent qu'elle a pourtant &#233;t&#233; pratiqu&#233;e. Sans aller jusque-l&#224;, il n'est pas rare que les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle subissent des pressions pour les dissuader de devenir parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Information et pr&#233;vention se sont donc mises en place lentement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, on pensait que n'ayant pas de sexualit&#233;, les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle n'avaient pas besoin d'information sur la vie affective et sexuelle, la pr&#233;vention sur les maladies sexuellement transmissibles, les risques de grossesse&#8230; avec les cons&#233;quences que l'on peut imaginer. Ce sont les couples eux-m&#234;mes qui, en devenant parents, sont mis chacun devant le fait accompli Une pr&#233;cision s'impose pour &#233;tudier cette parentalit&#233; : il est n&#233;cessaire certes, de prendre en compte les difficult&#233;s cognitives et sociales de ces personnes mais aussi d'&#234;tre conscient que leur &#233;ducation et leur mode de socialisation ont pu les renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or le grand public, mais aussi les professionnels du secteur m&#233;dico-social, attribuent souvent le comportement de ces parents &#224; leur handicap sans prendre en compte les syst&#232;mes de contraintes dans lesquels ils ont grandi : ont-ils un long pass&#233; institutionnel ? Ont-ils &#233;t&#233; bien trait&#233;s durant leur d&#233;veloppement ? Quelle &#233;tait la situation &#233;conomique de leurs parents ? Tous ces facteurs ont une influence consid&#233;rable sur leur mode de socialisation et l'acquisition de diverses capacit&#233;s, dont celle de devenir parents (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-recherche-menee-aupres-de-700-couples-et-1100-enfants' class='spip_in'&gt;lire la recherche men&#233;e par Bertrand Coppin aupr&#232;s de 700 couples&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez &#171; Nous passons de la clandestinit&#233; &#224; la transparence &#187;. Que voulez-vous dire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle peuvent parler avec les &#233;ducateurs de leur d&#233;sir d'avoir un enfant. Selon le degr&#233; de confiance qu'elles ont envers les travailleurs sociaux et en elles-m&#234;mes, elles en parlent pour &#234;tre aid&#233;es ou quand il est trop tard. Pendant longtemps le discours dominant consistait &#224; dire qu'un enfant n&#233; d'une ou deux personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle devait &#234;tre plac&#233; d&#232;s la naissance. La plupart de ces parents vivent d&#233;j&#224; en couple dans un appartement o&#249; ils b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement. Aujourd'hui les travailleurs sociaux &#233;coutent, discutent, proposent des projections dans le temps, &#233;valuent le degr&#233; d'autonomie de la famille et &#233;tudient avec elle le type de soutien &#224; mettre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que si le d&#233;sir de parentalit&#233; a toujours exist&#233; chez ces personnes, il prend aujourd'hui une ampleur nouvelle. Pour quelles raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons d'ordre politique, social et &#233;ducatif. En trente ans nous sommes pass&#233;s d'une politique de s&#233;gr&#233;gation &#224; l'&#233;gard des personnes handicap&#233;es &#224; une politique d'int&#233;gration avec la loi de 1975, renforc&#233;e par celle de 2002. Il y a trente ans, on pla&#231;ait ces personnes dans des institutions &#224; la campagne, aujourd'hui on les accueille dans des &#233;tablissements en ville, ouverts, avec comme ma&#238;tre mot l'int&#233;gration. &#192; partir du moment o&#249; le projet les concernant est l'adoption d'un mode de vie aussi proche que possible des habitudes du milieu ordinaire, les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle ont pris l'habitude de vivre comme tout un chacun. Elles ont des d&#233;sirs du m&#234;me type que la plupart d'entre nous : vivre dans un appartement ou une maison, aller en vacances, avoir le permis de conduire, vivre en couple, devenir parents. Le travail p&#233;dagogique et &#233;ducatif r&#233;alis&#233; aupr&#232;s d'elles dans l'enfance, l'adolescence et &#224; l'&#226;ge adulte a rendu possible l'&#233;mergence de leur d&#233;sir de devenir parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les professionnels sont-ils pr&#233;par&#233;s &#224; l'&#233;mergence de ce d&#233;sir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses ont &#233;volu&#233; m&#234;me s'il reste du chemin &#224; parcourir&#8230; Il y a trente ans les professionnels ne traitaient pas la question de la sexualit&#233;. Aujourd'hui dans la majorit&#233; des &#233;tablissements, les &#233;quipes &#233;ducatives, directions et conseils d'administration ont conscience de l'importance de la vie affective et sexuelle dans l'&#233;panouissement des personnes accueillies ou accompagn&#233;es. Malgr&#233; tout, concr&#232;tement, tous les moyens ne sont pas mis en &#339;uvre pour rendre possible une formation &#224; la vie affective et sexuelle, int&#233;gr&#233;e &#224; une &#233;ducation g&#233;n&#233;rale &#224; la sant&#233;. Il faut parler de sexualit&#233; au m&#234;me titre que de la connaissance du corps, de l'importance de la nutrition&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces personnes n'ont pas les moyens de s'informer seules. Plus on formera les enfants et les adolescents avec une d&#233;ficience intellectuelle &#224; la connaissance de leur corps, de son fonctionnement, des enjeux des relations humaines (comment dire non, comment s&#233;duire&#8230;), moins ils seront vuln&#233;rables et plus ils seront &#233;panouis dans leur vie sociale, affective, amoureuse et sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous intervenez r&#233;guli&#232;rement dans des &#233;tablissements pour mettre en place des projets de formation &#224; la vie sexuelle et affective. Quelles questions vous posent les &#233;quipes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Doit-on parler ou pas de la sexualit&#233; ? &#187;, &#171; Comment le faire &#187;, &#171; Est-ce le r&#244;le de l'&#233;ducateur &#187; ? M&#234;me si des tabous sont lev&#233;s, il semble encore difficile pour certains professionnels et certains parents de parler simplement de la sexualit&#233;. Ils ne sont d'ailleurs pas beaucoup aid&#233;s : les outils adapt&#233;s manquent et il faut faire preuve de cr&#233;ativit&#233;. Pour les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle, les informations doivent &#234;tre les m&#234;mes que pour les autres adolescents et adultes mais avec la prise en compte dans la pr&#233;sentation de leurs caract&#233;ristiques de d&#233;veloppement (difficult&#233;s d'apprentissage, de compr&#233;hension&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles inqui&#233;tudes g&#233;n&#232;re pour les accompagnants le d&#233;sir d'enfant des personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;occupation majeure concerne, bien s&#251;r, l'enfant qui va na&#238;tre dans cette famille. Plus le degr&#233; d'autonomie des futurs parents est faible, plus les professionnels s'inqui&#232;tent. Des inqui&#233;tudes multiples : soin du b&#233;b&#233;, s&#233;curit&#233; de l'enfant, stimulation sensorielle puis cognitive, taches d'&#233;ducation, question de l'autorit&#233;, de l'ob&#233;issance, expression des sentiments, suivi scolaire&#8230; mais aussi cons&#233;quences de la prise de conscience de l'enfant du handicap de ses parents. Enfin, il est important de noter que les professionnels tentent d'&#233;valuer les cons&#233;quences de l'arriv&#233;e d'un enfant sur l'&#233;quilibre de la m&#232;re, du couple. Nous constatons d'ailleurs le risque de recherche d'une hypernormalisation, c'est-&#224;-dire un niveau d'exigence plus &#233;lev&#233; avec ces adultes parce qu'ils sont en difficult&#233;s. Cette attitude g&#233;n&#232;re souvent des conditions de stress chez les parents, difficilement compatibles avec une pratique sereine de la parentalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous nous donner un exemple innovant d'accompagnement de parents avec une d&#233;ficience intellectuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la grossesse et &#224; l'arriv&#233;e de l'enfant les professionnels des services d'accompagnement &#224; la vie sociale &#8212; m&#234;me s'il semble exister une disparit&#233; entre les r&#233;gions &#8212; ont une exp&#233;rience r&#233;elle de ces situations et proposent des accompagnements efficaces, adapt&#233;s, ne disqualifiant pas le parent dans sa responsabilit&#233; parentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;partement du Nord, par exemple, l'Udapei a mis en place un dispositif original et innovant en lien avec le conseil g&#233;n&#233;ral. Il existe neuf services d'accompagnement &#224; la parentalit&#233; pour personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle. Ils proposent notamment des groupes de parole pour les mamans, des permanences o&#249; les parents b&#233;n&#233;ficient d'une &#233;coute et d'une orientation vers les services d'aide et de soutien du milieu ordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'ange et la b&#234;te, &#233;d. du CTNERHI, 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;St&#233;riliser le handicap mental, Nicole Diederich, &#233;d. &#233;r&#232;s, 1998&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un accompagnement difficile</title>
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&lt;p&gt;L'&#233;quipe de travailleurs sociaux du service de pr&#233;vention et de protection de l'enfance Olga Spitzer &#224; Paris expose les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans la recherche d'un h&#233;bergement pour une jeune m&#232;re d&#233;ficiente intellectuelle &lt;br class='autobr' /&gt;
Sophie est une jeune femme de 23 ans avec une d&#233;ficience intellectuelle. M&#232;re d'une fillette de trois ans, elle vit chez ses parents dans un climat conflictuel. Elle est soutenue depuis la naissance de son enfant par les pu&#233;ricultrices de secteur, la PMI et la cr&#232;che qui ont mis (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;quipe de travailleurs sociaux du service de pr&#233;vention et de protection de l'enfance Olga Spitzer &#224; Paris expose les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans la recherche d'un h&#233;bergement pour une jeune m&#232;re d&#233;ficiente intellectuelle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sophie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est une jeune femme de 23 ans avec une d&#233;ficience intellectuelle. M&#232;re d'une fillette de trois ans, elle vit chez ses parents dans un climat conflictuel. Elle est soutenue depuis la naissance de son enfant par les pu&#233;ricultrices de secteur, la PMI et la cr&#232;che qui ont mis en place une organisation de la vie quotidienne avec la jeune m&#232;re et ses parents. Mais face aux difficult&#233;s rencontr&#233;es par la jeune femme avec ces derniers, les professionnels de la petite enfance l'orientent vers le service de pr&#233;vention et de protection de l'enfance Olga Spitzer afin qu'elle b&#233;n&#233;ficie d'une mesure d'action &#233;ducative &#224; domicile (AED). &lt;i&gt;&#171; L'autonomisation de la jeune femme n'a jamais &#233;t&#233; envisag&#233;e par ses parents, &lt;/i&gt; souligne V&#233;ronique Cornu, assistante sociale du service, &lt;i&gt;le syst&#232;me familial alimentait sa d&#233;ficience, m&#234;me si les grands-parents prenaient bien en charge la vie quotidienne de la fillette &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la prise en charge AEMO, la jeune m&#232;re exprime son d&#233;sir d'acqu&#233;rir davantage d'autonomie et de quitter sa famille pour ne pas imposer &#224; sa fille le climat de violence qui y r&#232;gne. L'&#233;quipe cherche alors une structure d'h&#233;bergement pour l'accueil et l'accompagnement de Sophie et de son enfant. Elle effectue de nombreuses recherches et ne trouve qu'une structure, situ&#233;e en lointaine banlieue parisienne. Celle-ci g&#232;re un CAT, un foyer occupationnel et accompagne les salari&#233;s du CAT devenus parents. Elle n'a pas vocation &#224; accueillir des parents avec une d&#233;ficience intellectuelle ne travaillant pas au CAT mais accepte de recevoir Sophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re visite, Sophie &#8211; peut-&#234;tre ambivalente &#8212; ne souhaite pas &#234;tre h&#233;berg&#233;e dans ce lieu, le jugeant trop &#233;loign&#233; de ses points de rep&#232;res parisiens et surtout r&#233;serv&#233; &#224; des personnes &#171; bien plus handicap&#233;es &#187; qu'elle. L'&#233;quipe aussi est critique par rapport &#224; l'accueil fait &#224; Sophie : &lt;i&gt;&#171; L'&#233;quipe ne s'adressait pas &#224; elle comme &#224; une adulte et une m&#232;re mais la tutoyait. Sa premi&#232;re question a &#233;t&#233; &#8220;Est-elle sous tutelle&#8221; ? &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque V&#233;ronique Cornu. L'&#233;quipe ne trouve pas d'autres structures adapt&#233;es &#224; cet accompagnement et apprend que les personnes d&#233;ficientes intellectuelles devenues parents retournent souvent vivre chez leurs parents ou que leur enfant est plac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Devenir parent suppose d'avoir une sexualit&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer la difficult&#233; &#224; trouver un lieu d'accueil adapt&#233; &#224; cette situation ? &lt;i&gt;&#171; Devenir parent suppose d'avoir une sexualit&#233;. Or, je pense que le personnel &#233;ducatif n'est pas toujours pr&#234;t &#224; l'admettre et a tendance &#224; infantiliser les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle, &lt;/i&gt; avance Mary Mc Guinness, chef de service. &lt;i&gt;Si l'id&#233;e d'une sexualit&#233; est d&#233;j&#224; difficile, comment envisager la parentalit&#233; ? Les personnes d&#233;ficientes intellectuelles semblent pr&#234;tes mais pas la soci&#233;t&#233;. Elle ne se soucie donc pas de cr&#233;er un accueil et un accompagnement adapt&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Marieth&#233; Clavel, psychologue : &lt;i&gt;&#171; Cette carence est g&#233;n&#233;rale, les jeunes handicap&#233;s n'ont pas de solution d'h&#233;bergement &#224; la sortie des institutions sp&#233;cialis&#233;es, ils retournent chez leurs parents alors m&#234;me que la relation avec eux est compliqu&#233;e. De plus, les structures d'h&#233;bergement tout public confondu manquent dans les grandes villes. Ceci explique peut-&#234;tre les carences de lieux d'h&#233;bergement adapt&#233;s aux personnes d&#233;ficientes intellectuelles devenues parents. En tout cas s'ils existent, l'information les concernant est difficile &#224; obtenir &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le d&#233;sir d'&#234;tre parents chez les personnes d&#233;ficientes intellectuelles</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;En 20 ans, l'&#233;volution du regard port&#233; sur les personnes en situation de handicap et la professionnalisation des &#233;quipes ont contribu&#233; &#224; modifier l'approche de la maternit&#233; et de la parentalit&#233; au sein des structures ou services sp&#233;cialis&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1991, lorsque l'ADAPEI de l'Ain d&#233;cide d'ouvrir sur le secteur de Bourg-en-Bresse un Service d'accompagnement et de soutien (SAS) pour personnes en situation de handicap intellectuel, il est clair alors, pour les trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es recrut&#233;es pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 20 ans, l'&#233;volution du regard port&#233; sur les personnes en situation de handicap et la professionnalisation des &#233;quipes ont contribu&#233; &#224; modifier l'approche de la maternit&#233; et de la parentalit&#233; au sein des structures ou services sp&#233;cialis&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1991, lorsque l'ADAPEI de l'Ain d&#233;cide d'ouvrir sur le secteur de Bourg-en-Bresse un Service d'accompagnement et de soutien (SAS)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Service d'accompagnement et de soutien - 6 rue Malivert - 01000 (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour personnes en situation de handicap intellectuel, il est clair alors, pour les trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es recrut&#233;es pour d&#233;marrer ce service, qu'il n'est pas question d'accueillir des adultes ayant des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet n'est plus tabou dans ce secteur sp&#233;cifique du travail social puisque beaucoup d'&#233;tablissements sont pass&#233;s &#224; la mixit&#233;, que la question de la sexualit&#233; des personnes d&#233;ficientes fait d&#233;sormais l'objet de d&#233;bats et de communications dans la presse sp&#233;cialis&#233;e, les colloques ou journ&#233;es de formation et que le droit &#224; l'enfant de ces personnes n'est plus du domaine de l'impensable. Pourtant, pr&#233;cise Catherine Chapuis, aujourd'hui chef de service du SAS et &#224; l'&#233;poque l'une des trois &#233;ducatrices pr&#233;sentes &#224; son ouverture : &lt;i&gt;&#171; L'empreinte du discours ext&#233;rieur est tellement forte qu'il para&#238;t alors inconcevable d'accompagner professionnellement la maternit&#233; ou la parentalit&#233; des personnes accueillies &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe s'accroche donc &#224; des arguments souvent r&#233;percut&#233;s par l'opinion publique, m&#234;me s'ils sont tout aussi souvent erron&#233;s, tel que l'h&#233;r&#233;dit&#233; du handicap et l'incapacit&#233; d'une personne adulte d&#233;ficiente intellectuelle de pouvoir &#233;lever correctement son enfant. Avec le recul, et loin de ce moment particulier qu'est l'ouverture d'une structure, Catherine Chapuis reconna&#238;t bien volontiers le caract&#232;re excessif et purement id&#233;ologique de cette position de d&#233;part. Et d'ailleurs la r&#233;alit&#233; allait t&#244;t se charger de bousculer les certitudes et de renverser les convictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, trois ans apr&#232;s l'ouverture du service, deux &#233;ducatrices sont enceintes et cette situation aura une incidence majeure sur un &#233;v&#233;nement qui va totalement bouleverser l'&#233;quipe du SAS et la vision de son travail. En effet, &#224; cette m&#234;me &#233;poque, une jeune femme accueillie sur le service vient parler aux &#233;ducatrices de ses naus&#233;es et de l'absence de ses r&#232;gles. Identification aux &#233;ducatrices ? Projection de son d&#233;sir d'enfant ? Imitation ? Quoi qu'il en soit, les &#233;ducatrices v&#233;rifient spontan&#233;ment l'&#233;tat de la plaquette de pilules, lequel montre que de ce c&#244;t&#233;-l&#224; il n'y a pas de probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pression se rel&#226;che donc ! Sauf que, assez vite, la jeune femme se r&#233;v&#232;le &#234;tre v&#233;ritablement enceinte et que cette grossesse est &#224; la fois d&#233;sir&#233;e et men&#233;e par elle dans l'intention de la porter &#224; son terme. Alors, selon les propres mots de Catherine Chapuis, qui aujourd'hui revoit les &#233;v&#233;nements de fa&#231;on plus critique : &lt;i&gt;&#171; L'&#233;quipe va &#234;tre extr&#234;mement dure dans les propos tenus &#224; l'&#233;gard de la jeune femme &#187;&lt;/i&gt;. Pour les professionnelles il n'est pas question que la grossesse aille &#224; son terme et elles lui font part du recours possible &#224; l'avortement. Elles expliquent minutieusement &#224; la jeune femme enceinte les stades du d&#233;veloppement du f&#339;tus et elles prennent soin de dissocier l'image du b&#233;b&#233; tel qu'il na&#238;t de l'&#233;tat embryonnaire du d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, elles font tout pour d&#233;courager le d&#233;sir d'enfant de cette future jeune m&#232;re. Et &#224; l'&#233;poque, elles se sentent d'autant plus renforc&#233;es dans leur d&#233;cision que le compagnon de cette jeune femme, et donc le futur papa, n'a pas &#233;t&#233; averti de ce d&#233;sir de grossesse et que lui ne veut pas de cet enfant. Avec la position de ce compagnon, s'effondre tout le discours de la jeune femme sur la construction d'une famille dont elle a fortement id&#233;alis&#233; le mod&#232;le. Malgr&#233; tous ces obstacles et arguments contraires, la jeune femme va accoucher de son b&#233;b&#233; ; lequel aujourd'hui a douze ans, ne montre aucun handicap mental et fait preuve de bonnes capacit&#233;s d'adaptation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement la survenue de cette grossesse, son accompagnement et enfin la naissance de cet enfant vont totalement modifier les repr&#233;sentations des professionnelles et leur conviction en mati&#232;re de maternit&#233; et de parentalit&#233; chez les personnes d&#233;ficientes intellectuelles. En r&#233;alit&#233;, le cheminement avec la jeune femme va leur permettre de se d&#233;gager de l'emprise de l'opinion et de se poser quelques bonnes questions : sur la base de quels crit&#232;res pouvaient-elles affirmer que telle personne sera une bonne m&#232;re ou pas ? Au nom de quoi pouvaient-elles influer sur celle-ci pour qu'elle se soumette &#224; un avortement ? Quel pouvoir chercheraient &#224; s'attribuer des professionnels en s'autorisant la capacit&#233; de juger du d&#233;sir d'autrui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, ces questions ont tr&#232;s vite rencontr&#233; des r&#233;flexions de fond concernant l'homme en g&#233;n&#233;ral, son &#233;volution et sa place dans la soci&#233;t&#233;. Les travaux d'&#201;lisabeth Badinter et d'autres sont venus montrer que &#171; l'instinct maternel &#187; n'existait pas. Que personne ne naissait m&#232;re en m&#234;me temps que femme mais que l'accession &#224; la maternit&#233; &#233;tait au contraire le fruit d'un accomplissement port&#233; autant par la femme que par son environnement social et familial. De m&#234;me, de nombreux travaux et r&#233;flexions permettent alors de ne plus r&#233;duire la personne &#224; son handicap. Ainsi, le d&#233;sir de maternit&#233; et les devoirs de parentalit&#233; n'ont plus &#224; &#234;tre corr&#233;l&#233;s &#224; un niveau de d&#233;veloppement intellectuel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La professionnalisation de l'accompagnement &#233;ducatif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2006, parmi la soixantaine d'adultes d&#233;ficients intellectuels accueillis au SAS, l'&#233;quipe accompagne quatre familles (un couple mari&#233; et trois m&#232;res c&#233;libataires) et leurs cinq enfants. Un nombre suffisamment d&#233;risoire pour faire taire tous les soup&#231;ons de laxisme ou de volont&#233; nataliste qui sont port&#233;s de fa&#231;on r&#233;currente &#224; l'encontre des associations ou des professionnels de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-accompagnement-difficile' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'une &#233;quipe de travailleurs sociaux &#224; Paris&lt;/a&gt;). Au contraire m&#234;me, et sans vouloir liguer les services les uns contre les autres, ce sont parfois les professionnels soignants qui ne sont pas suffisamment &#224; l'&#233;coute des arguments des travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi cette jeune femme accueillie par le SAS et qui du jour au lendemain s'est mise &#224; porter des v&#234;tements amples et &#224; mimer devant les &#233;ducatrices des postures laissant entendre une grossesse. Simultan&#233;ment, &#224; l'&#233;quipe qui l'interroge sur le sens de cette mise en sc&#232;ne et lui demande si elle est enceinte, la jeune femme r&#233;pond que non. Une d&#233;n&#233;gation qui prouve alors l'ambivalence d'un d&#233;sir qui ne parvient pas &#234;tre mis en mots puisque d&#233;j&#224; le corps de la jeune femme se transforme et qu'elle attend v&#233;ritablement un b&#233;b&#233;. Une ambivalence qu'accentue le d&#233;part du compagnon faisant s'&#233;crouler le r&#234;ve de la jeune femme de conqu&#233;rir &#224; la fois un mari et un p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or celle-ci souffre d'&#233;pilepsie et l'&#233;tat est suffisamment pr&#233;occupant pour que le m&#233;decin psychiatre &#233;mette un avis tr&#232;s r&#233;serv&#233; par rapport &#224; la grossesse et la naissance du futur enfant. La jeune femme entend bien le discours. Le psychiatre signe donc un certificat m&#233;dical expliquant la nature de la contre-indication afin d'accompagner une d&#233;marche d'interruption volontaire de grossesse. Seulement, &#224; l'h&#244;pital, la sage-femme n'entend pas ces recommandations et parvient &#224; semer le doute dans la t&#234;te de sa patiente. La grossesse est all&#233;e &#224; son terme. L'enfant est n&#233; avec des probl&#232;mes physiques importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la m&#232;re a &#233;prouv&#233; tr&#232;s vite des difficult&#233;s relationnelles avec ce petit bout dans lequel elle ne retrouvait plus rien ni d'elle-m&#234;me ni de ses r&#234;ves. L'enfant a fini par &#234;tre plac&#233;. Et dans son accompagnement quotidien, l'&#233;quipe du SAS se retrouve bien souvent mal &#224; l'aise. Elle demeure convaincue que cette jeune femme n'avait pas besoin de conna&#238;tre cette souffrance et ces difficult&#233;s suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui la pr&#233;sence d'un couple et de jeunes m&#232;res au sein du SAS favorise une expression plus libre de toutes les curiosit&#233;s ou de toutes les inqui&#233;tudes concernant la maternit&#233; et la sexualit&#233;. Car la pr&#233;sence d'un enfant dans une famille, c'est aussi le signe visible d'une sexualit&#233; possible. Et dans ce r&#244;le d'une &#233;ducation &#224; l'amour, et pas seulement &#224; la sexualit&#233;, et d'un travail de pr&#233;vention des risques in&#233;vitablement li&#233;s &#224; toute relation sexuelle (sida bien s&#251;r et aussi toutes les autres maladies sexuellement transmissibles), l'&#233;quipe &#233;ducative tient une place importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce domaine la r&#233;partition des t&#226;ches se fait bien en fonction d'une possible identification : les &#233;ducatrices accompagnent surtout les r&#233;sidentes femmes tandis que les &#233;ducateurs sont les interlocuteurs privil&#233;gi&#233;s des r&#233;sidents hommes. Ici la proximit&#233; et la confiance sont les ingr&#233;dients n&#233;cessaires &#224; l'expression des confidences li&#233;es &#224; l'intimit&#233; des corps ou des affects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, l'&#233;quipe &#233;ducative n'est pas seule dans ce travail d'&#233;ducation et d'information. Une association burgienne, &#171; couples et familles &#187;, a &#233;t&#233; sollicit&#233;e pour intervenir aupr&#232;s des personnes accueillies par le SAS. Celles-ci sont venues nombreuses &#233;couter les intervenants, m&#234;me si parfois ces temps de rencontre prolongeaient des journ&#233;es de travail et de vie quotidienne d&#233;j&#224; bien remplies. L'int&#233;r&#234;t de ce partenariat est que, dans un premier temps, il maintient l'intervention dans un registre de savoirs transmis, lesquels peuvent &#234;tre alors repris dans un second temps de fa&#231;on plus particuli&#232;re et peut-&#234;tre plus affective par les &#233;ducateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, contrairement aux trois professionnelles qui furent &#224; l'ouverture du SAS, l'&#233;quipe &#233;ducative n'est plus seule face au d&#233;sir de maternit&#233; exprim&#233; par une jeune femme et de son possible accompagnement. Le recours au m&#233;decin psychiatre permet de comprendre ce qu'il en est du d&#233;sir de la personne et de sa capacit&#233; &#224; le faire vivre dans la r&#233;alit&#233; au regard de ce qui fait son handicap ou sa pathologie. Par ailleurs tout un faisceau de liens s'est tiss&#233; avec les services de gyn&#233;cologie, le centre de planification familiale ou la PMI. Le SAS et l'ensemble de ces services fonctionnant en r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, l'&#233;quipe du SAS ne se pose plus la question de savoir si elle est habilit&#233;e ou non &#224; accompagner des familles et leurs enfants. La maternit&#233; ou la parentalit&#233; est une composante inh&#233;rente &#224; l'&#234;tre humain et donc &#224; ces &#234;tres particuliers dans leur diff&#233;rence que sont les personnes d&#233;ficientes intellectuelles. Elle est donc un &#233;l&#233;ment parmi tant d'autres &#224; consid&#233;rer dans le cadre d'un accompagnement global de la personne. Les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s en mati&#232;re d'&#233;ducation de l'enfant et de l'adolescent souffrant d'une d&#233;ficience intellectuelle font qu'il est d&#233;sormais plus facile d'aider la personne devenue adulte &#224; se projeter dans l'avenir et d'anticiper les &#233;v&#233;nements. Sa participation &#224; la construction d'un projet la concernant n'est donc plus un leurre (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Elles-ont-des-desirs-du-meme-type-que-la-majorite-d-entre-nous' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Bertrand Coppin&lt;/a&gt;) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'&#233;quipe a su s'entourer d'un r&#233;seau de partenaires susceptibles de pouvoir l'aider dans cette d&#233;marche. Que ce soit les TISF (technicienne d'intervention sociale et familiale), particuli&#232;rement charg&#233;es d'une aide &#224; domicile, la DIPAS (Direction de la pr&#233;vention et de l'action sociale), les &#233;coles ou encore les d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; la tutelle, tous ont &#224; c&#339;ur de concourir au meilleur &#233;panouissement possible de l'enfant et de sa famille. Et tout cela est d'autant mieux v&#233;cu au sein du SAS et de son &#233;quipe que tout d&#233;sir d'enfant ne se concr&#233;tise pas forc&#233;ment par une naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, confront&#233;e &#224; l'impossibilit&#233; d'enfantement en raison d'une pathologie mentale assez grave, et &#224; la n&#233;cessit&#233; de devoir faire le deuil d'une maternit&#233;, une jeune femme, aid&#233;e par l'&#233;quipe, a transform&#233; une pi&#232;ce de son logement en une sorte de boudoir avec une coiffeuse, un fauteuil et du mobilier &#224; elle. En ce lieu elle s'occupe d'elle-m&#234;me et comble de fa&#231;on harmonieuse cet amour de soi qu'elle ne peut puiser dans la naissance d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en 20 ans, et &#224; l'instar sans doute de nombreux autres &#233;tablissements et services sp&#233;cialis&#233;s dans l'accueil de personnes d&#233;ficientes intellectuelles, les &#233;ducateurs du SAS de Bourg-en-Bresse sont pass&#233;s d'une objection cat&#233;gorique &#224; toute maternit&#233; &#224; un accompagnement choisi et responsable &#224; la parentalit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Service d'accompagnement et de soutien - 6 rue Malivert - 01000 Bourg-en-Bresse&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;sir d'&#234;tre parents chez les personnes d&#233;ficientes intellectuelles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-desir-d-etre-parents-chez-les-personnes-deficientes-intellectuelles</link>
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		<dc:date>2006-06-22T09:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>802</dc:subject>

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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rencontre avec Salomon Resnik. Culture, fantasme et folie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Rencontre-avec-Salomon-Resnik-Culture-fantasme-et-folie</link>
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		<dc:subject>Psychose</dc:subject>
		<dc:subject>802</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quiconque int&#233;ress&#233; par la relation th&#233;rapeutique aupr&#232;s d'enfants ou d'adultes autistes ou psychotiques doit pouvoir se pencher sur cet ouvrage court mais dense dans son contenu. Pierre Delion, psychiatre et auteur, nous fait partager son int&#233;r&#234;t voire sa fascination pour Salomon Resnik, psychanalyste et psychiatre. Afin de mieux nous faire comprendre qui est Salomon Resnik, il nous livre dans les premi&#232;res pages un entretien de forme tr&#232;s conventionnelle avec questions/r&#233;ponses. Ne serait-ce que (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quiconque int&#233;ress&#233; par la relation th&#233;rapeutique aupr&#232;s d'enfants ou d'adultes autistes ou psychotiques doit pouvoir se pencher sur cet ouvrage court mais dense dans son contenu. Pierre Delion, psychiatre et auteur, nous fait partager son int&#233;r&#234;t voire sa fascination pour Salomon Resnik, psychanalyste et psychiatre. Afin de mieux nous faire comprendre qui est Salomon Resnik, il nous livre dans les premi&#232;res pages un entretien de forme tr&#232;s conventionnelle avec questions/r&#233;ponses. Ne serait-ce que par le &#171; Cher Salomon &#187; du d&#233;but, puis par le tutoiement employ&#233;, le lecteur est directement impliqu&#233; dans cet &#233;change, cette relation privil&#233;gi&#233;e au travers du premier chapitre intitul&#233; &#171; entretien &#187; mais dont le sous-titre est : &#171; Des rencontres multiculturelles au travail clinique transcendant les &#233;coles analytiques : itin&#233;raire d'un psychanalyste atypique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas ici d'un ouvrage critique mais d'un expos&#233; tr&#232;s clair du cursus de formation de Salomon Resnik, &#224; partir de ses &#233;tudes m&#233;dicales puis de son &#233;volution vers la psychanalyse en passant par son int&#233;r&#234;t pour la philosophie et la po&#233;sie. Sont abord&#233;es &#233;galement ses origines russes, son p&#232;re musicien, ses liens avec l'Argentine&#8230; &#171; Salomon Resnik, parcourant &#224; grands pas le monde de la folie, passant de l'hypocondrie &#224; la catatonie, de la possession d&#233;moniaque au transitivisme, de l'autisme &#224; la crise psychotique, de l'onirisme au monde du schizophr&#232;ne, nous montre, par les r&#233;cits de psychanalyses qu'il a conduites jusque dans ces contr&#233;es difficiles, la puissance et la f&#233;condit&#233; de sa pens&#233;e &#187; Cette premi&#232;re partie de l'ouvrage permet de comprendre la personnalit&#233; de Salomon Resnik, c'est pourquoi il est plus ais&#233; ensuite d'aborder les deux chapitres suivants qui proposent &#171; Deux textes in&#233;dits &#187; puis la derni&#232;re partie consacr&#233;e &#224; &#171; Trois ouvrages fondamentaux pour comprendre la pens&#233;e de Salomon Resnik &#187; r&#233;sum&#233;s et comment&#233;s par Pierre Delion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage s'efforce &#224; la fois de faire comprendre qui est Salomon Resnik en tant qu'individu et en tant que psychanalyste, dans une sorte de va-et-vient entre &#233;l&#233;ments de la vie personnelle et de la vie professionnelle, id&#233;e force de sa pens&#233;e, y compris dans la prise en charge des personnes psychotiques par les &#233;quipes de soignants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (144 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfants dans le commerce du sexe</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfants-dans-le-commerce-du-sexe</link>
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		<dc:date>2006-06-21T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droits de l'enfant</dc:subject>
		<dc:subject>802</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Selon l'Unicef, trois millions d'enfants sont exploit&#233;s sexuellement &#224; travers le monde, dans la prostitution, la pornographie et le trafic d'&#234;tres humains. Tous les continents sont touch&#233;s. Si le Mexique compte pr&#232;s de 16 000 enfants victimes et les Philippines 100 000, les USA en d&#233;nombrent 325 000 en risque. La premi&#232;re cause de cette situation, c'est l'extr&#234;me pauvret&#233;. C'est la seule mani&#232;re parfois de survivre (600 millions d'enfants sont contraints de vivre avec moins d'1 $ par jour). Cela peut &#234;tre (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon l'Unicef, trois millions d'enfants sont exploit&#233;s sexuellement &#224; travers le monde, dans la prostitution, la pornographie et le trafic d'&#234;tres humains. Tous les continents sont touch&#233;s. Si le Mexique compte pr&#232;s de 16 000 enfants victimes et les Philippines 100 000, les USA en d&#233;nombrent 325 000 en risque. La premi&#232;re cause de cette situation, c'est l'extr&#234;me pauvret&#233;. C'est la seule mani&#232;re parfois de survivre (600 millions d'enfants sont contraints de vivre avec moins d'1 $ par jour). Cela peut &#234;tre aussi consid&#233;r&#233; comme un moyen d'ascension sociale (Europe de l'Ouest).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains pays d'Afrique, c'est une fa&#231;on de pouvoir rester &#224; l'&#233;cole (80 % des &#233;coli&#232;res du Liberia se prostituent pour payer leurs &#233;tudes). Toute une s&#233;rie de facteurs contextuels ont favoris&#233; la mondialisation de ces pratiques (pression migratoire, instabilit&#233; politique, am&#233;lioration des transports, large ouverture des fronti&#232;res&#8230;), donnant au tourisme sexuel une dimension encore jamais atteinte. Les adultes coupables de ces agressions ne sont pas tous des p&#233;dophiles. On trouve aussi des &#171; clients &#187; habitu&#233;s de la prostitution, attir&#233;s par la jeunesse des prostitu&#233; (e) s, ne se posant gu&#232;re la question de leur &#226;ge, recherchant la virginit&#233; ou souhaitant des rapports non prot&#233;g&#233;s. Ils banalisent leur acte en pr&#233;textant n'utiliser que des coutumes locales ou en affirmant cyniquement contribuer &#224; aider ces populations &#224; survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les clients de la prostitution enfantine ne sont pas tous des &#233;trangers. Ce sont avant tout des locaux. La tradition religieuse veut parfois qu'en offrant une fillette aux pr&#234;tres, on fasse &#339;uvre de r&#233;demption quand on a commis un acte grave ou qu'en ayant un rapport sexuel avec ces jeunes enfants, on b&#233;n&#233;ficie de la promesse d'un bonheur &#233;ternel. Ils sont ainsi 35 000 au Togo, au Nigeria, au B&#233;nin ou au Ghana et 19 000 au N&#233;pal &#224; &#234;tre victimes de ces pratiques ancestrales. Sans compter, au Pakistan, la coutume du bachalazzi consistant &#224; confier le financement de l'&#233;ducation d'un jeune gar&#231;on &#224; un homme m&#251;r en &#233;change de faveurs sexuelles. Les risques prostitutionnels sont d'autant plus importants que les enfants ne b&#233;n&#233;ficient pas de la protection de leur famille (qui peut &#234;tre marginalis&#233;e par la mis&#232;re, la d&#233;linquance ou l'alcoolisme), qu'ils sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes dans la rue ou vivent seuls avec leur m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exploitation sexuelle des enfants n'est pas une fatalit&#233;. Une pr&#233;vention est possible. Individuelle tout d'abord (renforcer la capacit&#233; des enfants &#224; y r&#233;sister), familiale ensuite (aider les familles &#224; s'y opposer), contextuelle encore (faire reculer la mis&#232;re), soci&#233;tale enfin (sensibiliser l'opinion publique et les d&#233;cideurs). La r&#233;action s'est organis&#233;e tant dans les r&#233;gions en d&#233;veloppement pour favoriser l'&#233;ducation (l'Unicef a lanc&#233; un programme de scolarisation en direction de 25 pays dans lesquels moins de 70 % des filles fr&#233;quentent l'&#233;cole) que dans celles qui sont d&#233;velopp&#233;es (120 pays ont adopt&#233; une loi d'extraterritorialit&#233; qui p&#233;nalise les relations sexuelles de leurs ressortissants avec des mineurs &#224; l'&#233;tranger).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2006 (168 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ultime tabou. Femmes p&#233;dophiles, femmes incestueuses</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ultime-tabou-Femmes-pedophiles-femmes-incestueuses</link>
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		<dc:date>2006-06-21T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>802</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On aurait r&#234;v&#233; d'un autre symbole pour la parit&#233; entre les sexes. Pourtant, ce qui a &#233;t&#233; longtemps d&#233;ni&#233; s'impose progressivement : les femmes, comme les hommes, sont capables de cette tentation, de cette violence, de cette perversion-l&#224;. On a cru longtemps que l'agression sexuelle contre un mineur &#233;tait le triste monopole de la puissance m&#226;le : l'agression ne pouvait &#234;tre que phallique. Pourquoi notre civilisation a-t-elle tant tard&#233; &#224; penser et &#224; reconna&#238;tre l'agressivit&#233; sexuelle f&#233;minine ? Par crainte (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L108xH150/arton1323-b09b6.jpg?1693547981' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On aurait r&#234;v&#233; d'un autre symbole pour la parit&#233; entre les sexes. Pourtant, ce qui a &#233;t&#233; longtemps d&#233;ni&#233; s'impose progressivement : les femmes, comme les hommes, sont capables de cette tentation, de cette violence, de cette perversion-l&#224;. On a cru longtemps que l'agression sexuelle contre un mineur &#233;tait le triste monopole de la puissance m&#226;le : l'agression ne pouvait &#234;tre que phallique. Pourquoi notre civilisation a-t-elle tant tard&#233; &#224; penser et &#224; reconna&#238;tre l'agressivit&#233; sexuelle f&#233;minine ? Par crainte sans doute du paradis perdu : il n'est gu&#232;re facile de faire ainsi offense &#224; la vision de la m&#232;re nourrici&#232;re asexu&#233;e et rassurante, de voir s'effondrer le dernier mythe, l'ultime rempart contre une vision de l'&#234;tre humain tel qu'il est au fond de chacun, &#224; la fois ange et d&#233;mon. Les st&#233;r&#233;otypes sociaux sont all&#233;s tr&#232;s loin, jusqu'&#224; consid&#233;rer le d&#233;pucelage d'un adolescent par une femme adulte comme la valeur absolue de l'&#233;ducation sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te d'Anne Poiret s'est heurt&#233;e &#224; bien des r&#233;ticences et des scepticismes. C'est justement cette hostilit&#233; ambiante qui a pouss&#233; la journaliste &#224; approfondir ses recherches. Du t&#233;moignage d'hommes et de femmes victimes jusqu'&#224; celui de m&#232;res condamn&#233;es pour agression sur leur enfant, en passant par les proc&#232;s d'Outreau et d'Angers ou encore les dialogues de certains sites Internet, elle nous fait la d&#233;monstration de la r&#233;alit&#233; de ces pratiques : non ces femmes n'ont pas agi sous la seule menace ou influence d'un complice masculin. Le monde anglo-saxon, qui a toujours eu quelques d&#233;cennies d'avance dans l'&#233;tude de ces questions, a &#233;labor&#233; d&#232;s 1989 un mod&#232;le qui distingue entre les femmes qui tombent amoureuses d'adolescents, celles qui agressent leur propre enfant impub&#232;re et celles qui partagent avec leur conjoint ces go&#251;ts tr&#232;s particuliers. Il reste &#224; mener les &#233;tudes n&#233;cessaires encore quasiment inexistantes (au moins dans notre pays) sur les effets produits sur les victimes. La petite fille r&#233;agit souvent par une r&#233;pulsion &#224; l'&#233;gard de son corps et de sa f&#233;minit&#233;, l&#224; o&#249; le petit gar&#231;on doit g&#233;rer en plus la culpabilit&#233; d'avoir eu une &#233;rection (et donc d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme volontaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hommes et femmes ne sont pas sur un pied d'&#233;galit&#233; face &#224; ces agressions. S'il est de coutume de consid&#233;rer avec moins de gravit&#233; la relation sexuelle entre une femme adulte et un adolescent, il n'en va pas de m&#234;me pour ce qui concerne le rapport entre un homme et une adolescente. Cette discrimination se retrouve jusque et y compris dans la loi qui criminalise la p&#233;n&#233;tration sexuelle sous toutes ses formes, mais ne fait que correctionnaliser la contrainte &#224; la p&#233;n&#233;tration. Il y a donc encore bien du chemin &#224; parcourir avant de prendre toute la mesure de cette forme d'agression sexuelle. Ce livre nous en ouvre la voie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Patrick Robin, 2005 (189 p. ; 18,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les services sociaux dans l'Europe</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-services-sociaux-dans-l-Europe</link>
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		<dc:date>2006-06-21T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>802</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;sengagement de l'&#201;tat, danger de d&#233;r&#233;gulation, &#233;mergence d'acteurs priv&#233;s &#224; but lucratif dans le champ de l'&#233;conomie sociale, menaces d'application des r&#232;gles de la concurrence en regard des missions sociales sp&#233;cifiques assur&#233;es&#8230; Devant ces risques, les services sociaux ont d&#251; faire valoir leur sp&#233;cificit&#233; devant la Commission europ&#233;enne &lt;br class='autobr' /&gt;
En France, 120 000 associations dites &#171; de solidarit&#233; &#187; interviennent dans le champ social &#8212; au sens large &#8212; et sanitaire : elles mobilisent environ 430 000 salari&#233;s (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;sengagement de l'&#201;tat, danger de d&#233;r&#233;gulation, &#233;mergence d'acteurs priv&#233;s &#224; but lucratif dans le champ de l'&#233;conomie sociale, menaces d'application des r&#232;gles de la concurrence en regard des missions sociales sp&#233;cifiques assur&#233;es&#8230; Devant ces risques, les services sociaux ont d&#251; faire valoir leur sp&#233;cificit&#233; devant la Commission europ&#233;enne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En France, 120 000 associations dites &#171; de solidarit&#233; &#187; interviennent dans le champ social &#8212; au sens large &#8212; et sanitaire : elles mobilisent environ 430 000 salari&#233;s &#233;quivalent temps plein (ETP), 195 000 b&#233;n&#233;voles ETP et accueillent 1, 5 millions de personnes dans les &#233;tablissements et services. La loi du 2 janvier 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale qualifie joliment ces associations de &#171; d&#233;veloppeur de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187;. Les seuls &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dico-sociaux sont estim&#233;s, eux, &#224; 32 000, employant 500 000 salari&#233;s et accueillant plus d'un million de personnes. Plusieurs sous-secteurs en composent le paysage : h&#233;bergement &#224; caract&#232;re social, insertion par l'activit&#233; &#233;conomique (IAE), personnes &#226;g&#233;es, handicap et enfance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quelques zones de tension avec le droit communautaire sont apparues ces derni&#232;res ann&#233;es : consid&#233;r&#233;es en tant que &#171; prestataires &#187; des collectivit&#233;s locales ou comme &#171; donneurs d'ordre &#187;, ces organismes et structures pouvaient se voir appliquer, dans un paysage mal d&#233;fini, des directives europ&#233;ennes relatives aux march&#233;s publics&#8230; Deux risques &#233;taient alors, au final, clairement identifi&#233;s pour &#171; le secteur de l'inclusion &#187;, d&#233;coulant de l'impact du droit communautaire : d'une part, un risque de d&#233;r&#233;gulation de la r&#233;glementation nationale encadrant l'activit&#233; du secteur ; d'autre part, un risque de banalisation des op&#233;rateurs avec le d&#233;veloppement de l'offre lucrative (dans une logique d'appel d'offres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains acteurs fran&#231;ais de services sociaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (SSIG) avaient alors r&#233;agi en &#233;mettant trois pr&#233;conisations : en premier lieu, faire reconna&#238;tre les missions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et de protection des usagers vuln&#233;rables, missions exerc&#233;es par les services sociaux et m&#233;dico-sociaux, &#171; et les faire primer sur les r&#232;gles relatives &#224; la concurrence &#187;. Ensuite, promouvoir un cadre europ&#233;en de &#171; r&#233;gulation sp&#233;cifique &#187; pour les SSIG &#233;conomiques ; enfin, favoriser &#224; l'&#233;chelon europ&#233;en des modalit&#233;s de financement sp&#233;cifiques entre les pouvoirs publics et les organismes prestataires. De fait, un principe est surlign&#233; : &#171; les SSIG constituent des services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ayant pour sp&#233;cificit&#233; la mise en &#339;uvre de la protection des droits sociaux fondamentaux des publics fragiles, et n&#233;cessitent de ce fait une l&#233;gislation et une r&#233;glementation adapt&#233;e (fiscalit&#233;, concurrence&#8230;) &#224; ces objectifs [&#8230;]. Leur reconnaissance &#224; l'&#233;chelon europ&#233;en permettra d'assurer la p&#233;rennit&#233; des valeurs d&#233;fendues par notre mod&#232;le de protection sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre blanc sur les services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (SIG) avait d&#233;j&#224;, en avril 2004, fait &#233;merger la question de la particularit&#233; des services sociaux dont les missions &#171; particuli&#232;res visent &#224; satisfaire les besoins sociaux de base tels que la sant&#233;, le logement, l'&#233;ducation, l'emploi, &#224; garantir la coh&#233;sion sociale et &#224; assurer la mise en &#339;uvre effective des droits fondamentaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;fendre la primaut&#233; des missions sur les r&#232;gles deconcurrence du march&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes acteurs de SSIG organisaient &#224; Paris, le 30 mai dernier, une rencontre intitul&#233;e Droits fondamentaux, protection sociale et int&#233;gration europ&#233;enne : quel cadre communautaire pour les services sociaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ? Ils y pr&#233;sentaient leur diagnostic quant &#224; l'impact du droit communautaire sur les conditions d'exercice de leurs missions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='www.ssig-fr.org' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les quatorze diff&#233;rents partenaires affirmaient leur appartenance aux champs de la protection sociale, des soins de sant&#233;, des services sociaux et m&#233;dico-sociaux, de l'inclusion sociale, de l'insertion par le logement, du logement social et de l'am&#233;lioration de l'habitat. Ils envoyaient ainsi un message pr&#233;cis en direction des institutions communautaires, mais aussi des autorit&#233;s et des collectivit&#233;s territoriales fran&#231;aises, message s'inscrivant &#224; la suite d'une communication de la Commission europ&#233;enne sur les SSIG en date du 26 avril dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs de SSIG attendent des institutions communautaires &#171; la d&#233;finition d'un cadre stable et syst&#233;matique leur permettant d'accomplir pleinement leurs missions en toute s&#233;curit&#233; juridique &#187;. En toute logique, ils d&#233;fendent un principe de primaut&#233; de l'accomplissement des missions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sur les r&#232;gles de concurrence du march&#233; int&#233;rieur. Ils r&#233;clament que soient reconnus la sp&#233;cificit&#233; et le r&#244;le jou&#233; par l'&#233;conomie sociale dans les services sociaux et de sant&#233; ; ils demandent enfin une clarification en droit interne, de m&#234;me que l'inclusion des activit&#233;s d'utilit&#233; sociale dans le champ des SSIG. L'enjeu est bien politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ssig-fr.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.ssig-fr.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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