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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quelle sexualit&#233; pour les handicap&#233;s ?</title>
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		<title>Quelle sexualit&#233; pour les personnes handicap&#233;es mentales ?</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; travers les d&#233;sirs et les comportements sexuels des handicap&#233;s mentaux et de ce que notre soci&#233;t&#233; autorise en la mati&#232;re, c'est toute notre d&#233;mocratie et sa modernit&#233; qui est interrog&#233;e. Regard social, &#233;thique morale, pressions familiales, hi&#233;ratisme institutionnel et proc&#232;s aux travailleurs sociaux sont autant de param&#232;tres qui attestent de la complexit&#233; d'un tel d&#233;bat&#8230; Les points de vue d'Othon Printz, m&#233;decin-psychiatre, directeur de la Fondation Sonnenhof &#224; Bischwiller (Bas-Rhin) et conseiller (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; travers les d&#233;sirs et les comportements sexuels des handicap&#233;s mentaux et de ce que notre soci&#233;t&#233; autorise en la mati&#232;re, c'est toute notre d&#233;mocratie et sa modernit&#233; qui est interrog&#233;e. Regard social, &#233;thique morale, pressions familiales, hi&#233;ratisme institutionnel et proc&#232;s aux travailleurs sociaux sont autant de param&#232;tres qui attestent de la complexit&#233; d'un tel d&#233;bat&#8230; Les points de vue d'Othon Printz, m&#233;decin-psychiatre, directeur de la Fondation Sonnenhof &#224; Bischwiller (Bas-Rhin) et conseiller m&#233;dical de l'UNAPEI, et de Nicole Diederich, chercheuse au CNRS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sexualit&#233; des personnes handicap&#233;es mentales interroge autant les institutions qui les prennent en charge que les familles&#8230; et au-del&#224;, notre soci&#233;t&#233;. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Othon Printz&lt;/strong&gt; : Votre questionnement rejoint le cycle de ces interrogations qui hantent &#233;pisodiquement nos esprits. Durant fort longtemps, les handicap&#233;s &#233;taient consid&#233;r&#233;s comme le fruit d'une liaison entre un d&#233;mon masculin et une femme (incube) ou une diablesse venant la nuit s'unir &#224; un homme (succube). La sexualit&#233; de ces &#171; monstres &#187; ne pouvait qu'&#234;tre bestiale. Ces &#171; images primordiales &#187; alimentent toujours nos angoisses. Prenons-en conscience plut&#244;t que de nous laisser pi&#233;ger par elles dans l'&#233;laboration d'une id&#233;ologie ou d'une &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que toute &#233;thique relative &#224; la sexualit&#233; de la personne handicap&#233;e ne peut &#234;tre initi&#233;e qu'&#224; partir d'une autre &#233;coute en profondeur : celle des pulsions exprim&#233;es par la personne handicap&#233;e elle-m&#234;me. Or, toutes celles et tous ceux qui ont &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; c&#244;toyer longtemps des personnes, m&#234;me tr&#232;s profond&#233;ment handicap&#233;es, savent qu'en elles se trouve inscrit le d&#233;sir d'aimer et d'&#234;tre aim&#233;es. Il faut sans cesse rappeler &#231;a : d&#233;sir d'aimer et d'&#234;tre aim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole Diederich&lt;/strong&gt; : En effet, la sexualit&#233; des personnes consid&#233;r&#233;es comme &#171; handicap&#233;es mentales &#187; a toujours &#233;t&#233; per&#231;ue comme inacceptable socialement voire comme un fl&#233;au s'agissant de sujets d&#233;ficients l&#233;gers. Cela a abouti, dans certains r&#233;gimes d&#233;mocratiques (USA, Su&#232;de) &#224; la st&#233;rilisation massive de personnes pr&#233;sentant des troubles mentaux, ou consid&#233;r&#233;es comme inutiles socialement, et &#224; leur extermination pure et simple par le r&#233;gime nazi. En France, une solution pratique et r&#233;pandue dans les institutions a &#233;t&#233; d'organiser l'absence de possibilit&#233; de relations h&#233;t&#233;rosexuelles, par la cr&#233;ation d'&#233;tablissements non mixtes ou par une castration chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais dire un mot du facteur &#233;conomique. Il se trouve que lorsqu'est pos&#233;e la question de la parentalit&#233; pour des personnes qui vivent en couple et qui pourraient r&#233;aliser leur d&#233;sir d'avoir un enfant si elles &#233;taient accompagn&#233;es, la question du co&#251;t de cette prise en charge suit in&#233;vitablement de tr&#232;s pr&#232;s les autres consid&#233;rations : m&#233;dicales (la sant&#233; des personnes) ou &#233;thiques (le bien de l'enfant &#224; na&#238;tre). Et il faut bien constater que les pouvoirs publics ne font pas ce qu'il faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fragilit&#233; de beaucoup de d&#233;ficients intellectuels les expose &#224; des violences sexuelles, je pense notamment &#224; celles qui peuvent se produire en milieu institutionnel. Quelle est l'attitude &#224; recommander aux professionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Othon Printz&lt;/strong&gt; : La loi, en la mati&#232;re, semble claire. L'article 434-3 du code p&#233;nal r&#233;prime &#171; la non-d&#233;nonciation de mauvais traitements ou privations inflig&#233;s &#224; un mineur de moins de 15 ans ou &#224; une personne particuli&#232;rement vuln&#233;rable (qui n'est pas en mesure de se prot&#233;ger en raison de son &#226;ge, d'une maladie, d'une infirmit&#233;, d'une d&#233;ficience physique ou psychique ou d'un &#233;tat de grossesse). &#187; En son article 226-14, le code va m&#234;me plus loin puisqu'il dit que la loi sur le secret professionnel n'est pas applicable &#224; celui qui informe les autorit&#233;s m&#233;dicales et administratives, mais aussi directement les autorit&#233;s judiciaires, des s&#233;vices ou privations inflig&#233;es aux personnes cit&#233;es plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre la loi qui &#233;dicte sans beaucoup de nuances et la multiplicit&#233; ou la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233; du terrain, quel monde ! D&#233;noncer, oui. Mais quoi pr&#233;cis&#233;ment d&#233;noncer ? Qui d&#233;noncer ? L'individu qui commet ce qui appara&#238;t comme d&#233;lit aux yeux d'un autre ou l'institution qui n'a pas fix&#233; clairement les r&#232;gles &#224; ne pas franchir ? En &#233;tablissement, &#224; qui appartient-il de recueillir les d&#233;nonciations ? Qui d&#233;cide in fine s'il faut transmettre ou non vers l'ext&#233;rieur ? Si le directeur d&#233;cide de traiter la question intra muros un &#233;ducateur peut-il, (doit-il ?) s'adresser directement au procureur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles devraient &#234;tre, selon vous, les &#171; lois essentielles &#187; ou les d&#233;cisions urgentes que les autorit&#233;s de tutelle (DASS etc.) pourraient impulser en ce domaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Othon Printz&lt;/strong&gt; : En cas de suspicion ou d'accusation de s&#233;vices sexuels dans le cadre d'une institution, les &#233;tablissements devraient en premier lieu r&#233;f&#233;rer &#224; l'autorit&#233; administrative c'est-&#224;-dire aux services du pr&#233;fet ou du pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral. Ce premier recours produira un nouvel examen &#8211; cette fois externe &#8211; de la situation. La transmission &#224; l'ordre judiciaire, s'il y a lieu, ne devrait intervenir qu'apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole Diederich&lt;/strong&gt; : D'accord, mais il me semblerait dangereux, et je rejoins en cela le Dr. Stanislas Tomkiewicz, d'envisager des mesures juridiques sp&#233;ciales pour les personnes handicap&#233;es mentales concernant leur sexualit&#233;. On ne peut songer &#224; mettre en place une loi d'exception car ce serait bafouer leur appartenance &#224; la communaut&#233; humaine. Par contre, il serait utile et urgent de mettre en place des espaces de r&#233;flexion sur ces questions et des groupes de paroles d'usagers ainsi que d'inscrire ce type de probl&#232;me dans les formations des professionnels. Il serait utile &#233;galement de d&#233;bloquer des cr&#233;dits pour que les institutions puissent se donner les moyens de mettre en place des actions d'&#233;ducation sexuelle et de pr&#233;vention du sida, telles que pr&#233;conis&#233;es par la circulaire DAS de d&#233;cembre 1996. Le rapport de l'IGAS (1998) insistait &#233;galement, pour les populations handicap&#233;es, sur la mise en place d'une politique de sant&#233; publique et de recherche sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les professionnels doivent-ils &#171; organiser &#187; la vie, l'information, l'&#233;ducation.. sexuelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole Diederich&lt;/strong&gt; : Des proc&#232;s, r&#233;els ou d'intention, peuvent pourrir la vie institutionnelle. Je pense, par exemple et j'insiste, au harc&#232;lement moral dont peuvent &#234;tre victimes des professionnels qui jugent n&#233;cessaire de faire des actions de pr&#233;vention du sida envers certaines personnes handicap&#233;es accumulant des facteurs de vuln&#233;rabilit&#233;. La double contrainte est majeure : d'un c&#244;t&#233;, ils peuvent se voir interdits par la direction ou les parents de faire ce type d'action ou m&#234;me accus&#233;s d'incitation &#224; la d&#233;bauche. Et, d'un autre c&#244;t&#233;, leur devoir moral leur ferait consid&#233;rer leur inaction en la mati&#232;re comme une forme de non-assistance &#224; personne en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il y a double contrainte permanente que rencontrent particuli&#232;rement les &#233;ducateurs de foyer. La vie sexuelle des r&#233;sidants est souvent r&#233;gie par un r&#232;glement int&#233;rieur o&#249; les interdits pr&#233;dominent. Lorsqu'un couple se forme, les &#233;ducateurs sont plac&#233;s entre le marteau et l'enclume et ont beaucoup de mal &#224; savoir ce qu'ils doivent faire. Doivent-ils rapporter la situation &#224; la direction afin qu'elle s&#233;visse ? Doivent-ils &#171; organiser &#187; cette sexualit&#233; &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#233;tablissement, dans des h&#244;tels, par exemple ? Doivent-ils &#171; fermer les yeux &#187; et monter bruyamment les escaliers pour pr&#233;venir qu'ils arrivent&#8230; ? Ils sont coinc&#233;s entre des exigences et une r&#233;alit&#233; qui se contredisent et ils doivent faire avec dans une grande solitude, le plus souvent, car il semble qu'il ne soit pas toujours facile de parler de ce genre de probl&#232;me lors des r&#233;unions d'&#233;quipe. Ils doivent donc souvent se d&#233;brouiller seuls et, sur un sujet aussi tabou, aussi d&#233;licat, aussi grave de cons&#233;quences possibles, il faut bien admettre que ce n'est pas simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, il serait d&#233;j&#224; n&#233;cessaire de rompre avec la loi du silence sur tout ce qui touche &#224; la sexualit&#233; des usagers. D'autre part, bien qu'ils encourent le risque de voir leur emploi mis en cause, il s'agirait de savoir pour qui ils travaillent, &#224; qui ils doivent les services pour lesquels ils sont pay&#233;s : aux usagers ? A l'institution, &#224; la p&#233;rennit&#233; de celle-ci en l'&#233;tat ? Aux familles&#8230; ? Les trois ne sont peut-&#234;tre pas inconciliables, mais lorsque cela est le cas ces questions se posent vraiment. Il s'agirait donc d'&#233;claircir un certain nombre de points, de travailler plus dans la transparence, avec sa propre fragilit&#233; et ses propres probl&#232;mes en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux concepts qui doivent r&#233;gir leur action en mati&#232;re de sexualit&#233;, ils restent &#224; &#233;laborer car on a longtemps ignor&#233; cette question, mais je pense qu'il faut s'appuyer prioritairement sur les concepts de respect et de responsabilit&#233;. Car il faudrait en finir &#233;galement avec la culpabilisation, qui me semble fr&#233;quente dans ce secteur, &#224; tout propos et hors de propos, et qui aboutit, au bout du compte, &#224; une d&#233;responsabilisation pr&#233;judiciable &#224; tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelle sexualit&#233; pour les personnes handicap&#233;es motrices ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quelle-sexualite-pour-les-personnes-handicapees-motrices</link>
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&lt;p&gt;Dans le sud de la France, un foyer de handicap&#233;s, la Maison du grand ch&#234;ne. Julie, jeune &#233;ducatrice fra&#238;chement embauch&#233;e, fait connaissance avec les r&#233;sidents, la plupart d'entre eux &#233;tant infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux. Dans sa chambre, l'ineffable Ren&#233;, odieux, macho, l'insulte et l'amertume en permanence aux l&#232;vres, entre un portrait de Marx et des posters salaces de gros nichons &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On sonne, avant d'entrer &#187;, rabroue-t-il &#224; l'arriv&#233;e d'un visiteur, toujours inopportun ; &#171; &#8212; Mais&#8230; Y'a pas de sonnette (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le sud de la France, un foyer de handicap&#233;s, la Maison du grand ch&#234;ne. Julie, jeune &#233;ducatrice fra&#238;chement embauch&#233;e, fait connaissance avec les r&#233;sidents, la plupart d'entre eux &#233;tant infirmes moteurs c&#233;r&#233;braux. Dans sa chambre, l'ineffable Ren&#233;, odieux, macho, l'insulte et l'amertume en permanence aux l&#232;vres, entre un portrait de Marx et des posters salaces de gros nichons&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; On sonne, avant d'entrer &#187;, rabroue-t-il &#224; l'arriv&#233;e d'un visiteur, toujours inopportun ; &#171; &#8212; Mais&#8230; Y'a pas de sonnette ! &#187;, justifie l'autre ; &#171; &#8212; Alors, c'est qu'on rentre pas &#187;, conclut l'ours, on voit le genre. L'&#233;quipe &#233;ducative a bien du mal &#224; supporter cet &#171; ing&#233;rable &#187;, &#233;ructant en permanence entre ses cassettes porno et ses prises de m&#233;dicaments anti-diab&#232;te. Il est mal, il est si mal, il veut baiser, abstinent qu'il est depuis quatre mois, et ne pense vraiment qu'&#224; &#231;a. Bref, osons, dans la Maison du grand ch&#234;ne, il y a aussi des glands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On attend avec impatience la premi&#232;re r&#233;union. Tenue dans le bureau du directeur (ah bon ?), elle permet &#224; la nouvelle &#233;ducatrice de t&#233;moigner d'un malaise, de r&#233;v&#233;ler une pr&#233;occupation jusqu'alors consciencieusement occult&#233;e : la sexualit&#233; des adultes handicap&#233;s moteurs. Dans un premier temps, tout le monde se r&#233;crie &#8212; &#171; Si on devait c&#233;der &#224; tous leurs caprices&#8230; &#187; &#8212;, sauf le psy qui souligne la v&#233;rit&#233;, la crudit&#233; d'une question qui ne saurait ainsi &#234;tre &#233;lud&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me le psy, finalement, se r&#233;v&#233;lera vaniteux, suffisant et &#233;go&#239;ste. En fait, il a des vues sur Julie : celle-ci est d'ailleurs consentante, mais le presque amant se r&#233;v&#232;le allergique, ne supportant &lt;br class='autobr' /&gt;
pas Adonis, le beau chat qui perd ses poils. Adepte d'un vouvoiement appliqu&#233;, il se r&#233;v&#233;lera peu &#224; peu tr&#232;s l&#226;che, comme les autres, et si pompeux, en plus. En entretien : &#171; &#8212; Entre le d&#233;sir et la r&#233;alit&#233;&#8230; &#187; commence, emphatique et sentencieux, l'homme de l'art ; &#171; &#8212; Oui, je sais, c'est comme entre des jambes et des roulettes &#187;, conclut abruptement Ren&#233;, qui parlera de lui en &#233;voquant &#171; l'autre s&#233;cateur &#187;, celui qui &#171; r&#233;p&#232;te toujours ce que vous venez de dire &#187;&#8230; Un psy finalement qui pr&#233;sente pas mal de point commun avec le cur&#233; faussement jovial qui dirige, semble-t-il, l'institution (encore un train de retard) et emm&#232;ne ses r&#233;sidents &#224; Lourdes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233; l'obs&#233;d&#233; insiste. Se met en danger. Fait un coma diab&#233;tique, lors d'une gr&#232;ve de la faim, pour obtenir ce qu'il veut : une rencontre d&#233;cisive et roborative avec une prostitu&#233;e. Veule en toute occasion, le directeur-mollusque finit par s'incliner, mais recommande surtout la plus grande discr&#233;tion. Julie, qui a compris depuis longtemps que l'abr&#233;viation de la souffrance de l'homme handicap&#233; et peut-&#234;tre aussi l'&#233;quilibre fondamental de l'institution passent par le passage aux putes, va se promener sur les parkings de la nationale 7, et y mesure la largeur des portes des camping-cars des professionnelles de la chose, il s'agit que le fauteuil de Ren&#233; puisse rentrer. Elle finit par rencontrer au bon endroit la bonne p&#233;ripat&#233;ticienne, Florelle, qu'elle convainc (&#171; Je suis l&#224; parce que je m'occupe d'un homme qui va mourir&#8230; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un autre obstacle surgit : dans l'&#233;quipe &#233;ducative, personne n'entend prendre la responsabilit&#233; d'un tel accompagnement, sans &#234;tre couvert juridiquement (pff, les pleutres ! nous indique le cin&#233;aste. En effet, un professionnel pourrait se voir ainsi accus&#233; de prox&#233;n&#233;tisme&#8230;). De m&#234;me, en tentant d'obtenir un certificat m&#233;dical certifiant le besoin sexuel de son r&#233;sident, Julie se heurte &#224; l'insucc&#232;s. &#171; Je les emmerde, ces faux-culs &#187;, s'emporte-t-elle au final, &#233;pousant les mani&#232;res langagi&#232;res de son prot&#233;g&#233;. Elle les emmerde, donc elle y va, voir Florelle, avec son Ren&#233;. Et ira, tout uniment, jusqu'&#224; lui mettre son pr&#233;servatif, puisque la professionnelle ne veut pas le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, tout cela fait un bien fou &#224; Ren&#233;. Il revient apais&#233; au foyer, se met &#224; devenir plus sympa, fait m&#234;me des blagues : &#171; T'as fait dix ans d'analyse, ou quoi ? &#187;, lui lance son pote Roland, le voyant ainsi transform&#233; ; &#171; &#8212; Non, vingt ans de fauteuil &#187;, lui ass&#232;ne le miracul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, on reste vraiment partag&#233; devant une telle entreprise : la question de la sexualit&#233; des handicap&#233;s d&#233;barque ainsi sur grand &#233;cran, et cela force le respect. De ce seul point de vue, on a envie d'applaudir. En outre, tr&#232;s bien servi par ses acteurs &#8212; professionnels ou non &#8212; le film montre la discrimination : un jour par exemple, Julie pousse le fauteuil de Ren&#233; en &#233;tat hypoglyc&#233;mique dans une voie priv&#233;e, et rencontre l'animosit&#233; des riverains&#8230; L'appel &#224; la tol&#233;rance y suinte d'ailleurs par tous les pores de la pellicule : ainsi, Rabah, sorte de total handicap &#8212; musulman, orphelin, handicap&#233; moteur, homosexuel et fan de Johnny (&#171; Allumer le feu &#187;, chanson tr&#232;s &#224;-propos) &#8212; pourra m&#234;me trouver du sens &#224; sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, ce parti pris &#8212; g&#233;n&#233;reux, solidaire, essentiel &#8212; (la n&#233;cessaire prise en compte de la sexualit&#233; des personnes handicap&#233;es motrices) prend appui sur un socle douteux : la veulerie, la l&#226;chet&#233;, la faiblesse &#233;vidente d'une &#233;quipe &#233;ducative outrageusement caricatur&#233;e. Inversement proportionnelle &#224; ce monde de m&#233;diocres, l'&#233;duc h&#233;ro&#239;ne, Julie, est pr&#234;te &#224; tout, puisque personne n'y comprend rien &#224; rien. Son charisme, son opini&#226;tret&#233; finira m&#234;me par faire changer le monde, au moins celui qui l'entoure : lors de la f&#234;te de fin d'ann&#233;e, dans les flonflons et le rock'n roll, le cur&#233; danse avec la pute, le directeur aussi d'ailleurs, et les homos s'aiment. &#171; Et pour les filles ? &#187; maintenant, interroge, faussement ing&#233;nue, alors une r&#233;sidente&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association des paralys&#233;s de France (APF) a particip&#233; au film (dans la vraie vie, la s&#339;ur du cin&#233;aste travaille dans un foyer APF de la r&#233;gion toulonnaise). Une &#233;quipe de tournage s'est install&#233;e dans un foyer pendant tout le mois de juillet 1999 ; le personnel de l'&#233;tablissement a accept&#233; d'&#234;tre figurant, parfois dans son propre r&#244;le, trois r&#233;sidents ont sign&#233; un contrat pour &#234;tre com&#233;diens. Et la politique de l'institution, dans la r&#233;alit&#233;, par rapport &#224; la sexualit&#233; ? &#171; &#192; partir du moment o&#249; ils sont adultes, ils doivent pouvoir la vivre &#187;, nous indique un membre du personnel, pr&#233;cisant qu'un couple &#8212; dont l'un des membres vit en fauteuil roulant &#8212; du foyer a m&#234;me eu un b&#233;b&#233;, il y a un an, et que &#171; les parents ont bien assum&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image de l'&#233;quipe &#233;ducative ? La charge contre le psy, l'institution g&#233;r&#233;e par un pr&#234;tre, la veulerie ? Oui, tout cela peut &#234;tre parfois &#171; un peu niais &#187;, mais il s'agit bien s&#251;r d'une &#171; satire &#187;. Et en effet, il a fallu un lieu suffisamment ouvert &#224; la question, l'ayant, d'une certaine mani&#232;re, d&#233;j&#224; trait&#233;e, pour permettre un sc&#233;nario aussi critique (auquel l'institution n'a d'ailleurs aucunement particip&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233; de vies, d'histoires et de personnes r&#233;elles (on voit leurs photos &#224; la fin du film), Nationale 7 est d&#233;di&#233; &#224; Ren&#233; Amistadi, handicap&#233; aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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