<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=422&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Comment int&#233;grer les mineurs &#233;trangers isol&#233;s ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-integrer-les-mineurs-etrangers-isoles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-integrer-les-mineurs-etrangers-isoles</guid>
		<dc:date>2006-06-15T15:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre pays a d&#233;ploy&#233; depuis quelques ann&#233;es tout un savoir-faire autour de l'accompagnement des mineurs &#233;trangers isol&#233;s. L'occasion de faire le point &lt;br class='autobr' /&gt;
Mineurs errants, clandestins, faux mineurs, d&#233;f&#233;r&#233;s, sans-papiers&#8230; ces adolescents qu'on ne sait plus comment appeler seraient pr&#232;s de 100 000 &#224; traverser l'Europe. Seuls les plus en difficult&#233; entrent en contact avec les services sociaux, d&#233;stabilisant souvent les professionnels, ne serait-ce que par la complexit&#233; que rajoute encore l'obstacle de leur (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre pays a d&#233;ploy&#233; depuis quelques ann&#233;es tout un savoir-faire autour de l'accompagnement des mineurs &#233;trangers isol&#233;s. L'occasion de faire le point&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mineurs errants, clandestins, faux mineurs, d&#233;f&#233;r&#233;s, sans-papiers&#8230; ces adolescents qu'on ne sait plus comment appeler seraient pr&#232;s de 100 000 &#224; traverser l'Europe. Seuls les plus en difficult&#233; entrent en contact avec les services sociaux, d&#233;stabilisant souvent les professionnels, ne serait-ce que par la complexit&#233; que rajoute encore l'obstacle de leur langue et de leur culture. Dans le m&#234;me temps, ils se montrent souvent valorisants, car moins perturbateurs que bien des jeunes Fran&#231;ais. La protection judiciaire de la jeunesse consacrait un colloque &#224; cette question les 3 et 4 avril 2006&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Mineurs &#233;trangers : les enjeux de la prise en charge &#233;ducative &#187; Service de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Question de droit et d'&#233;thique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les premiers probl&#232;mes qui &#233;mergent sont d'ordre juridique. La l&#233;gislation fran&#231;aise ne permet pas de reconduire &#224; la fronti&#232;re un mineur &#233;tranger. Le premier souci, avant de prendre une d&#233;cision, va donc consister &#224; d&#233;terminer son &#226;ge. Tout un faisceau d'&#233;l&#233;ments contribue &#224; &#233;tablir cet &#233;l&#233;ment essentiel : les papiers d'&#233;tat civil dont il est d&#233;tenteur, l'apparence physique, l'entretien que l'on peut avoir avec lui. Et puis, il y a le fameux examen physiologique. Juliette Leborgne, magistrat, rappellera l'approximation des expertises osseuses portant sur la croissance pubertaire et l'&#233;tude de la dentition : les seules tables de comparaison disponibles ont &#233;t&#233; &#233;tablies aux USA en 1930 et en Angleterre en 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; des populations susceptibles d'&#234;tre l'objet de ces &#233;valuations scientifiques induit une marge de man&#339;uvre pouvant aller de 15 &#224; 18 mois quant &#224; la fiabilit&#233; de l'&#226;ge ainsi &#233;tabli. &lt;i&gt;&#171; Imagine-t-on un seul instant un expert financier se pr&#233;sentant devant un tribunal de commerce et affirmant que ses calculs sont fiables &#224; 80 % ? Pourquoi le tol&#232;re-t-on quand il s'agit de trancher sur l'expulsion possible d'&#233;trangers, sinon au nom de la fermeture des fronti&#232;res ? &#187;&lt;/i&gt;, s'exclame Laurence Roques, avocate. Autre souci pour les juristes : qui est le bon interlocuteur pour le mineur &#233;tranger isol&#233; ? Seul sur le territoire fran&#231;ais, il est en danger. On peut estimer &#224; juste titre que sa sant&#233;, sa s&#233;curit&#233;, sa moralit&#233; sont menac&#233;es, sans compter les conditions de son &#233;ducation. On est l&#224; dans l'article 375 du code civil qui justifie pleinement que ce soit le juge des enfants qui soit saisi. Mais pour que ce magistrat soit concern&#233;, il faut que les parents soient pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assistance &#233;ducative intervient, en effet, quand il y a carence parentale, pas quand il n'y a plus de parents. L&#224;, commence l'intervention du juge des tutelles. La navette entre les deux magistrats est donc courante, chacun renvoyant &#224; l'autre le dossier. Dernier embarras pos&#233; aux institutions au niveau l&#233;gal : la comp&#233;tence administrative. Les mineurs &#233;trangers isol&#233;s rel&#232;vent-ils des conseil g&#233;n&#233;raux au titre de la protection de l'enfance ou de l'&#201;tat au titre de leur statut d'&#233;tranger ? L&#224; aussi, chacun se renvoie le paquet de pointes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second type de questionnement est plus &#233;thique. &lt;i&gt;&#171; De quel droit et avec quelle l&#233;gitimit&#233; captons-nous ces mineurs, et pour leur proposer quoi ? De rester dans notre pays ? N'y a-t-il pas plus grande pertinence &#224; leur permettre de rejoindre leur famille ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge Yvon Tallec, substitut du procureur g&#233;n&#233;ral &#224; la cour d'appel de Paris. Pour autant, on ne peut imaginer que ces enfants quittent leur pays par plaisir. &lt;i&gt;&#171; Un mineur qui a pris le risque de se d&#233;raciner et de se confronter &#224; un voyage potentiellement dangereux, n'est pas volontaire au retour. Un enfant qui revient sans avoir r&#233;ussi est au mieux d&#233;consid&#233;r&#233;, au pire banni et rejet&#233; &#187;&lt;/i&gt;, lui r&#233;pond Genevi&#232;ve Lefebvre, juge des enfants &#224; Paris. Car, si les motivations des candidats au d&#233;part sont multiples et complexes, peu d'entre elles pr&#233;disposent effectivement au retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Angelina Etiemble, sociologue &#224; l'universit&#233; de Rennes 2, a pu &#233;tablir une typologie qui permet de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette migration atypique. Il y a d'abord les exil&#233;s qui fuient leur pays d'origine &#224; la suite d'une rupture au sein de leur famille ou parce que la cellule familiale a &#233;clat&#233;. Il y a ensuite les mandat&#233;s &#224; qui est confi&#233;e la mission de renvoyer de l'argent dans leur pays d'origine : ils doivent donc r&#233;ussir, en acqu&#233;rant un m&#233;tier r&#233;mun&#233;rateur. Il y a encore les fugueurs qui fuient une situation devenue insupportable. On rencontre aussi les errants, plong&#233;s dans une qu&#234;te sans fin d'un port d'attache. Enfin Il y a les exploit&#233;s qui sont instrumentalis&#233;s, livr&#233;s, voire vendus par leurs parents. Ce sont les seuls, peut-&#234;tre, qui aspirent &#224; retrouver leur pays.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;percussions sur le jeune et modalit&#233;s de prise en charge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me r&#233;alit&#233; du probl&#232;me pos&#233; par les mineurs &#233;trangers isol&#233;s : les effets traumatiques du stress prolong&#233; auquel ils sont confront&#233;s. Seul &#233;clairage psychologique du colloque, les propos de Marta Perez sont venus pr&#233;ciser les cons&#233;quences de la r&#233;alit&#233; fracassante de la s&#233;paration et de la pr&#233;carit&#233; v&#233;cues par ces jeunes. La perte des objets fortement investis que sont les parents et l'entourage proche contraint &#224; un remaniement psychique de la personnalit&#233; : il doit r&#233;pondre de ce qu'il est et de ce qu'il n'est pas. Si le jeune a pu adh&#233;rer au projet qui &#233;tait fait pour lui, il manifestera une bonne r&#233;silience. Dans le cas contraire, il souffrira d'une plus grande fragilit&#233;. Dans tous les cas, le sujet voit toute son &#233;nergie focalis&#233;e dans la survie. Son temps psychique se fige alors m&#234;me que le temps r&#233;el continue &#224; se d&#233;ployer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'aide psychologique qui peut lui &#234;tre apport&#233;e doit respecter les d&#233;fenses qu'il a mises en place, elle se heurte &#224; une r&#233;alit&#233; incontournable : comment proposer une offre de soin quand dans la m&#234;me p&#233;riode la pr&#233;carit&#233; de vie et d'avenir n'est pas r&#233;sorb&#233;e ? Face &#224; une telle probl&#233;matique, quelle est la bonne mani&#232;re de les accompagner ? La r&#233;ponse n'est pas unique, ni univoque. Les professionnels s'interrogent et se cherchent. Pour les uns, il convient, avant tout, de privil&#233;gier les contacts avec la famille d'origine. C'est l&#224; un des axes principaux de travail de l'association marseillaise &#171; jeunes errants &#187; que Dominique Lodwick, fondatrice et directrice est venue pr&#233;senter : &lt;i&gt;&#171; On ne peut &#233;duquer un enfant sans lui permettre de r&#233;cup&#233;rer son &#233;tat civil : ce qui prend sens, c'est le travail sur son parcours, sur ses attaches, sur ses origines. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, explique Eliane Dargery, directrice du CAEI de Paris, &lt;i&gt;&#171; quand on vient de si loin, il faut respecter le rythme et ne pas contraindre &#224; tout dire. &#187;&lt;/i&gt; L'intervenant doit savoir trouver la juste distance entre le soup&#231;on et la na&#239;vet&#233; : ces jeunes, conscients de l'enjeu de leur r&#233;cit, savent le recomposer en fonction de ce qu'ils veulent obtenir. Et de citer l'exemple de cet adolescent pris en charge sur une longue p&#233;riode qui acceptera d'expliquer d'o&#249; il vient qu'apr&#232;s avoir r&#233;ussi son insertion et avoir obtenu un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e. Il avait per&#231;u toute r&#233;v&#233;lation ant&#233;rieure comme mena&#231;ante. Quel que soit son choix final, il faut permettre au jeune de r&#233;ussir son parcours et de pouvoir l'attester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement l'objet de la convention d'accueil et d'accompagnement mise au point par Jean-Michel Lorcy, directeur d&#233;partemental de la PJJ de Savoie. Il s'agit de permettre au jeune de comprendre ce qu'on attend de lui, de savoir o&#249; faire porter prioritairement ses efforts, de mesurer et de prendre conscience des difficult&#233;s et renoncements inh&#233;rents &#224; tout choix d'int&#233;gration dans une autre culture, avec comme objectif final soit de pr&#233;parer le retour dans son pays soit de justifier aupr&#232;s des autorit&#233;s administratives de ses capacit&#233;s et de sa volont&#233; d'insertion. Un livret est remis au jeune qui sera rempli tout au long de son cheminement, permettant ainsi d'attester de ses aptitudes, de ses engagements, de la r&#233;alit&#233;, du s&#233;rieux et de la permanence de ses efforts, comme de l'absence justifi&#233;e des liens avec sa famille rest&#233;e dans le pays d'origine. Ce document pourra &#234;tre joint &#224; la demande de r&#233;gularisation d&#233;pos&#233;e &#224; la pr&#233;fecture. On pourrait multiplier les illustrations des pratiques engag&#233;es sur le terrain. Les pistes suivies par les diff&#233;rents intervenants m&#233;riteraient un minimum d'articulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'ont r&#233;alis&#233; les partenaires du Nord dans une action exemplaire pr&#233;sent&#233;e par Charlotte Thiberghien, conseill&#232;re technique du service social de la PJJ de ce d&#233;partement. Pour r&#233;pondre &#224; la surcharge du foyer d&#233;partemental de l'enfance (230 accueils, rien qu'en 2002) et &#224; la question du partage des comp&#233;tences entre &#201;tat et collectivit&#233;s, la PJJ, l'&#201;ducation nationale, le conseil g&#233;n&#233;ral, la Dass, le Service du droit des jeunes ont mis au point un protocole destin&#233; &#224; coordonner l'accueil et l'orientation des mineurs &#233;trangers isol&#233;s. C'est un v&#233;ritable plateau technique qui a ainsi &#233;t&#233; constitu&#233; : la d&#233;signation de l'ASE comme service gardien du mineur pris en charge n'aboutit pas au retrait des autres acteurs, bien au contraire. Une phase d'&#233;valuation s'enclenche alors, comportant un volet psychologique (financ&#233; par la Dass), scolaire (men&#233; par le service d'acc&#232;s &#224; la scolarit&#233; pour les nouveaux arrivants de l'Inspection acad&#233;mique), juridique (assur&#233; par le dispositif r&#233;gional d'information aux jeunes &#233;trangers), &#233;ducatif (&#233;labor&#233; par la PJJ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;ducatrice de la PJJ r&#233;dige une synth&#232;se dans les quatre &#224; six semaines &#224; destination du juge des enfants qui confirmera dans son jugement l'ASE comme service gardien, qui sera ensuite amen&#233; &#224; orienter vers un &#233;tablissement d'accueil en conformit&#233; avec l'&#233;valuation &#233;labor&#233;e en commun. Le d&#233;ploiement de cr&#233;ativit&#233; manifest&#233; par les professionnels tranche avec la froideur des autorit&#233;s pr&#233;fectorales qui appliquent des lois qui poussent des centaines de mineurs &#233;trangers isol&#233;s dans la clandestinit&#233;, ne leur laissant comme seule alternative que la d&#233;linquance ou le travail clandestin dans notre pays ou le retour dans le pays qu'ils ont fui. Les services socio-&#233;ducatifs ont su &#233;laborer une infrastructure &#224; m&#234;me d'accompagner l'int&#233;gration de ces jeunes. Il revient &#224; pr&#233;sent au politique de prendre ses responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Mineurs &#233;trangers : les enjeux de la prise en charge &#233;ducative &#187; Service de l'internationale CNFEPJJ, Vaucresson, 3 &amp; 4 avril 2006 (actes du s&#233;minaire : 54 rue de Garches - 92420 Vaucresson)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Nous ne remettrons pas ces jeunes &#224; la rue &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Nous-ne-remettrons-pas-ces-jeunes-a-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Nous-ne-remettrons-pas-ces-jeunes-a-la-rue</guid>
		<dc:date>2006-06-15T15:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sollicit&#233;e par l'&#201;tat pour accueillir et former les jeunes mineurs isol&#233;s, la Fondation d'Auteuil se bat pour terminer l'action engag&#233;e en leur permettant de s'ins&#233;rer une fois majeurs, les explications d'Olivier Duplan, directeur de la Maison Notre-Dame de Thieulin &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelles conditions avez-vous accueilli des jeunes mineurs &#233;trangers isol&#233;s ? La Fondation d'Auteuil poss&#232;de un vrai savoir-faire : assurer une formation qualifiante pour des jeunes le plus souvent en d&#233;licatesse avec l'&#233;ducation (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sollicit&#233;e par l'&#201;tat pour accueillir et former les jeunes mineurs isol&#233;s, la Fondation d'Auteuil se bat pour terminer l'action engag&#233;e en leur permettant de s'ins&#233;rer une fois majeurs, les explications d'Olivier Duplan, directeur de la Maison Notre-Dame de Thieulin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelles conditions avez-vous accueilli des jeunes mineurs &#233;trangers isol&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation d'Auteuil poss&#232;de un vrai savoir-faire : assurer une formation qualifiante pour des jeunes le plus souvent en d&#233;licatesse avec l'&#233;ducation traditionnelle. Nous &#233;tions donc en capacit&#233; d'accueillir ces mineurs. Il a fallu toutefois apprendre &#224; nous conna&#238;tre mutuellement. Ainsi, lorsque nous avons log&#233; les jeunes chinois dans des chambres individuelles, ils n'ont pas compris, pensant que nous les punissions. Il n'&#233;tait pas rare de les retrouver au petit matin &#224; cinq ou six dans une m&#234;me chambre. Ayant besoin du groupe, ils ne supportaient pas de vivre seuls. La valorisation individuelle &#233;tait v&#233;cue par eux comme une stigmatisation. Nous avons aussi d&#251; convaincre les jeunes Africains qui avaient &#233;t&#233; embrigad&#233;s dans des bandes arm&#233;es de ne pas r&#233;gler leurs conflits par la violence. Nous avons fait le choix de ne pas les placer tous dans les m&#234;mes foyers d'accueil, ni d'agir avec eux diff&#233;remment que nous le faisions avec les jeunes Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#234;tes-vous pos&#233; la question du retour de ces jeunes dans leur pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;t&#233; tr&#232;s vite confront&#233;s &#224; la question de l'int&#233;gration de ces jeunes. Quand on parle avec eux d'un &#233;ventuel retour au pays, leur r&#233;ponse est syst&#233;matiquement n&#233;gative. Pour les jeunes chinois, c'est clair : leur famille, parfois leur village se sont endett&#233;s pour leur permettre d'accomplir un voyage qui co&#251;te environ 20 000 &#8364;. Il leur faudra plusieurs ann&#233;es environ pour finir de le rembourser au passeur. Revenir dans leur pays sans s'&#234;tre acquitt&#233;, c'est prendre des risques consid&#233;rables non seulement pour eux mais aussi pour leur famille. En ce qui concerne les jeunes Roumains, ce n'est pas aussi dramatique. Mais avec un ch&#244;mage pouvant aller dans leur pays jusqu'&#224; 70 %, on peut comprendre leur r&#233;ticence face &#224; toute proposition de retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, nous avons h&#233;sit&#233; &#224; leur proposer de renoncer &#224; leur nationalit&#233; et &#224; engager une proc&#233;dure pour devenir Fran&#231;ais. Cela nous semblait leur faire violence. Nous pensions alors leur proposer une forme de castration. Nous nous sommes vite rendus compte que ce qui comptait pour eux, c'&#233;tait de survivre. Leur faire changer de nationalit&#233; ne les emp&#234;chait pas de rester fiers de leur origine. Nos questionnements &#233;taient tr&#232;s &#233;loign&#233;s de leurs soucis du moment. Nous en avons surtout pris conscience lors d'un voyage que nous avons effectu&#233; en Roumanie. Nous avons rendu visite &#224; la famille de certains d'entre eux. L'un des villages o&#249; nous voulions aller n&#233;cessitait, apr&#232;s une heure de voiture sur des chemins de terre, une marche d'une demi-heure. Quand nous avons d&#233;couvert des maisons aux murs noircis o&#249; les cochons occupent le rez-de-chauss&#233;e, des gamins jouant au milieu des tas d'ordures, une &#233;cole d&#233;labr&#233;e, nous avons mieux compris cette m&#232;re en pleurs qui nous suppliait de ne pas lui rendre son enfant. Notre discours sur les risques que constituait le fait d'envoyer un mineur seul en France tombait vraiment &#224; plat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, le durcissement de la l&#233;gislation rend quasiment impossible leur maintien sur le sol fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le savons. Nous avons pris un engagement moral &#224; l'&#233;gard de ces jeunes au nom de la protection de l'enfance et on nous demande, &#224; leur majorit&#233;, de les consid&#233;rer comme de vulgaires quantit&#233;s expulsables. C'est totalement insupportable. Les &#233;quipes &#233;ducatives sont de plus en plus mal face &#224; un tel paradoxe : &#233;duquer et former pour ensuite raccompagner &#224; l'avion ou fournir en main-d'&#339;uvre les circuits de travail clandestin. Il n'est pas acceptable d'encourager ces jeunes &#224; progresser tout en leur expliquant parall&#232;lement que quels que soient leurs efforts, ils n'ont aucune chance de rester en France. Une jeune Africaine nous a confi&#233; avoir &#233;t&#233; t&#233;moin d'une sc&#232;ne terrifiante : une m&#232;re contrainte par le canon d'une Kalachnikov braqu&#233; sur la tempe de tuer son b&#233;b&#233; dans un pilon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une fa&#231;on moins dramatique et sans &#234;tre manich&#233;en, j'ai parfois le sentiment que c'est ce qu'on demande aux &#233;ducateurs qui c&#244;toient au quotidien ces jeunes. L'une des valeurs qui nous animent est formul&#233;e ainsi : &#171; Aider le jeune &#224; trouver des rep&#232;res et un sens &#224; la vie &#187;. Ce qu'on nous demande de faire est exactement l'inverse. Des arr&#234;t&#233;s pr&#233;fectoraux de reconduite &#224; la fronti&#232;re frappent certains de nos jeunes. La pr&#233;fecture a demand&#233; notre position quant &#224; une intervention des gendarmes dans notre &#233;tablissement pour venir se saisir d'eux. Notre r&#233;ponse a &#233;t&#233; claire : s'ils se pr&#233;sentent &#224; nos portes, nous refuserons de les faire entrer. Nous en avons le droit, car c'est une propri&#233;t&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les mineurs &#233;trangers victimes d'une politique aberrante</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-mineurs-etrangers-victimes-d-une-politique-aberrante</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-mineurs-etrangers-victimes-d-une-politique-aberrante</guid>
		<dc:date>2006-06-15T15:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au moment o&#249; les d&#233;put&#233;s d&#233;battent d'une nouvelle loi sur l'immigration, des jeunes &#233;trangers isol&#233;s s'interrogent sur leur avenir. Accueillis et form&#233;s aux frais de l'&#201;tat, ils sont menac&#233;s d'expulsion par ce m&#234;me &#201;tat, sit&#244;t leur 18 ans atteints. Voyage en absurdit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;t&#233; 2001. La pr&#233;fecture des Hauts-de-Seine d&#233;cide de fermer un squat occup&#233; par trois cent Roumains, essentiellement des familles avec femmes et enfants : cinquante trois mineurs exactement. Certains rentrent dans leur pays avec leurs parents. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_724 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/d_jiho.png' width=&#034;823&#034; height=&#034;480&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; les d&#233;put&#233;s d&#233;battent d'une nouvelle loi sur l'immigration, des jeunes &#233;trangers isol&#233;s s'interrogent sur leur avenir. Accueillis et form&#233;s aux frais de l'&#201;tat, ils sont menac&#233;s d'expulsion par ce m&#234;me &#201;tat, sit&#244;t leur 18 ans atteints. Voyage en absurdit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;t&#233; 2001. La pr&#233;fecture des Hauts-de-Seine d&#233;cide de fermer un squat occup&#233; par trois cent Roumains, essentiellement des familles avec femmes et enfants : cinquante trois mineurs exactement. Certains rentrent dans leur pays avec leurs parents. L'aide sociale &#224; l'enfance s'en voit confier d'autres, mais n'a gu&#232;re de solution &#224; leur proposer. Elle les case provisoirement dans un s&#233;jour de vacances, afin de se donner le temps de trouver un lieu d'accueil. Elle s'adresse &#224; diff&#233;rentes associations, mais la plupart d&#233;cline son offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation d'Auteuil se dit int&#233;ress&#233;e. Forte de 150 &#233;tablissements &#224; travers tout le pays prenant en charge plus de 7000 jeunes, cette institution, qui f&#234;te cette ann&#233;e ses 150 ann&#233;es d'existence, a d&#233;ploy&#233; depuis 1994 une action internationale avec des partenaires &#233;trangers s'occupant de jeunes en difficult&#233;. Des contacts existent avec la Roumanie. Et puis, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, la Fondation avait d&#233;j&#224; re&#231;u des jeunes mineurs, au moment de la vague des boat people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout se pr&#234;te donc &#224; ce qu'elle r&#233;ponde favorablement &#224; la sollicitation de l'ASE du 92. Le ch&#226;teau des Vaux, &#224; La Loupe pr&#232;s de Chartres, se porte volontaire pour l'accueil d'une douzaine de ces jeunes Roumains&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Fondation d'Auteuil - Ch&#226;teau Les Vaux - 28240 La Loupe. T&#233;l. 02 37 81 22 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'ASE se veut &#171; rassurante &#187; : il est fort probable qu'au bout de quinze jours, ces mineurs auront fugu&#233;, ayant d&#233;cid&#233; de retourner dans leur communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, au bout de quelques semaines, sur les treize initialement accueillis, ils ne sont plus que neuf, puis six&#8230; Mais ceux-l&#224; resteront jusqu'en juin 2004, sortant pour cinq d'entre eux avec un dipl&#244;me dans les m&#233;tiers du b&#226;timent et tous b&#233;n&#233;ficiant d'un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le domaine des Vaux Quand on p&#233;n&#232;tre sur le domaine du ch&#226;teau des Vaux &#224; La (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand les mineurs &#233;trangers isol&#233;s bousculent les pratiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi qu'a ainsi relev&#233; la Fondation d'Auteuil n'&#233;tait ni simple, ni &#233;vident &#224; assumer. Il s'agissait de stabiliser des adolescents qui, pour certains, vivaient dans la rue depuis des mois, voire des ann&#233;es, survivant gr&#226;ce &#224; la prostitution, au vol des horodateurs et de leur r&#233;apprendre &#224; apprendre. La r&#233;ussite de cette op&#233;ration est due &#224; la conjonction de deux facteurs : d'un c&#244;t&#233;, la bienveillance de l'accueil et la disponibilit&#233; des &#233;quipes, de l'autre la bonne volont&#233; du groupe de jeunes Roumains d&#233;cid&#233;s &#224; s'int&#233;grer et &#224; s'emparer de la chance qui leur &#233;tait donn&#233;e d'acqu&#233;rir une formation qualifiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective de pouvoir s'installer en France jouera aussi un r&#244;le essentiel. Cette possibilit&#233; valait bien le prix &#224; payer : accepter les r&#232;gles de vie et adopter un comportement conforme et respectueux. Fort de ce succ&#232;s, le ch&#226;teau de Vaux s'est vu adresser dans les ann&#233;es suivantes des jeunes mineurs isol&#233;s originaires de Chine, puis d'Afrique, d'abord en septembre, puis tout au long de l'ann&#233;e, au gr&#233; des placements des diff&#233;rentes ASE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faut pas croire que cet accueil s'est fait sans probl&#232;mes ni difficult&#233;s. L'annonce de l'arriv&#233;e de jeunes Roumains a provoqu&#233; de la m&#233;fiance, certains membres du personnel annon&#231;ant que dor&#233;navant, il faudrait fermer les voitures. Les parents des autres jeunes scolaris&#233;s se sont aussi inqui&#233;t&#233;s, certains s'alarmant que leur fils soit amen&#233; &#224; c&#244;toyer des prostitu&#233;es roumaines ! Mais, c'est des &#233;l&#232;ves eux-m&#234;mes que viendront les r&#233;actions les plus vives, notamment chez les adolescents d'origine immigr&#233;e r&#233;cente. La pr&#233;sence d'une vingtaine de mineurs roumains et d'autant de jeunes Chinois se comportant rapidement d'une mani&#232;re communautaire provoquera un r&#233;flexe de peur, d'incompr&#233;hension et de repli sur soi. Ce sont les ados blacks et beurs qui r&#233;agiront le plus, utilisant les m&#234;mes arguments que ceux dont ils sont trop souvent victimes : &#171; Vous passez tout votre temps avec eux &#187;, &#171; il n'y en a plus que pour eux &#187;, &#171; vous ne vous occupez plus de nous &#187; reprocheront-ils aux adultes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;v&#233;nement majeur viendra n&#233;anmoins r&#233;gler les tensions, au moins pour un temps : l'&#233;lection pr&#233;sidentielle d'avril 2002. Le r&#233;sultat de Jean-Marie Le Pen et sa pr&#233;sence au second tour provoqueront une forte inqui&#233;tude chez des jeunes. Qu'ils soient de la seconde g&#233;n&#233;ration ou fra&#238;chement immigr&#233;s, ils se sentirent alors tous &#233;trangers et menac&#233;s par les discours x&#233;nophobes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accueil des mineurs &#233;trangers isol&#233;s aura &#233;t&#233; aussi l'occasion pour la Fondation d'Auteuil de s'interroger sur ses pratiques. &#171; &lt;br class='autobr' /&gt;
Traditionnellement, les f&#234;tes nationales maghr&#233;bines ou religieuses musulmanes ne firent jamais l'objet d'une comm&#233;moration particuli&#232;re au sein de l'&#233;tablissement, alors m&#234;me qu'une attention particuli&#232;re fut apport&#233;e &#224; celles des Roumains et des Chinois &#187;, explique Olivier Duplan, directeur charg&#233; de l'accueil de ces jeunes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Nous-ne-remettrons-pas-ces-jeunes-a-la-rue' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occasion, pour les &#233;quipes &#233;ducatives, de r&#233;fl&#233;chir sur les mutations en cours, la culture de l'assimilation faisant progressivement place &#224; cette culture de l'int&#233;gration qui permet &#224; chacun de trouver sa place et de se voir respect&#233; dans ses particularit&#233;s, ses sp&#233;cificit&#233;s et ses coutumes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mission impossible&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la Fondation d'Auteuil a accept&#233; d'accueillir ces mineurs, il &#233;tait alors possible de leur obtenir, &#224; leur majorit&#233;, soit la nationalit&#233; fran&#231;aise, soit un titre de s&#233;jour. La loi Sarkozy vot&#233;e en 2002 a rendu cette possibilit&#233; caduque. Dor&#233;navant, la naturalisation ne peut intervenir que si le mineur a b&#233;n&#233;fici&#233; de trois ann&#233;es de prise en charge par l'ASE. Or, la plupart sont arriv&#233;s dans notre pays apr&#232;s leur quinze ans. Quant au titre de s&#233;jour, son obtention ne peut se concr&#233;tiser que s'ils ont b&#233;n&#233;fici&#233; de deux ann&#233;es de prise en charge par l'ASE et &#224; condition d'&#234;tre entr&#233; r&#233;guli&#232;rement sur le territoire fran&#231;ais. &#201;tant par d&#233;finition isol&#233;s, aucun de ces jeunes ne remplit cette derni&#232;re condition. Leur r&#233;gularisation administrative rel&#232;ve donc d'une mission quasiment impossible. Sur les 26 dossiers d&#233;pos&#233;s actuellement en pr&#233;fecture, 25 ont fait l'objet d'un refus. La seule alternative se r&#233;sume donc &#224; une reconduite &#224; la fronti&#232;re ou &#224; une plong&#233;e dans un s&#233;jour ill&#233;gal, avec comme moyen de survie le travail clandestin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les &#233;quipes &#233;ducatives qui les ont accompagn&#233;s pendant des ann&#233;es, cela est inimaginable. D'autant que la Fondation fonctionne avec un principe sur lequel elle n'est pas pr&#234;te de revenir : elle s'engage &#224; venir en aide, tout au long de sa vie, &#224; tout jeune qu'elle a accueilli. Avec 253 mineurs &#233;trangers isol&#233;s, toutes nationalit&#233;s confondues, r&#233;partis dans les diff&#233;rentes maisons aux quatre coins du pays, le probl&#232;me qui se pose n'est pas mince. La Fondation a constitu&#233; en interne un r&#233;seau de professionnels charg&#233;s de pr&#233;senter et de suivre les demandes administratives et d'alimenter une base de donn&#233;es sur ces d&#233;marches. Un correspondant a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; au si&#232;ge central. Les lois et textes r&#233;glementaires n'ont plus de secret pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au ch&#226;teau des Vaux, c'est Marie-Fran&#231;oise Cacciaguerra qui s'est consacr&#233;e &#224; cette t&#226;che. Attach&#233;e au Relais d'accompagnement personnalis&#233;, service d&#233;di&#233; au suivi des jeunes apr&#232;s leur d&#233;part, elle a re&#231;u un jour, cinq jeunes en col&#232;re qui venaient d'apprendre qu'ils ne pourraient pas &#234;tre r&#233;gularis&#233;s. Ils vinrent lui dire leur sentiment d'avoir &#233;t&#233; trahis. &#171; Certes, la loi avait chang&#233; depuis leur arriv&#233;e. Mais, l'engagement moral que nous avions &#224; leur &#233;gard ne s'est pas interrompu au pr&#233;texte qu'ils avaient d&#233;pass&#233; leurs 18 ans. Nous avons d&#233;cid&#233; de nous bagarrer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et effectivement, les d&#233;marches de r&#233;gularisation de ces jeunes rel&#232;vent d'un v&#233;ritable parcours du combattant. La moindre faille, la plus petite opportunit&#233;, le petit d&#233;tail relev&#233; au d&#233;tour d'un texte r&#233;glementaire sont utilis&#233;s. Une circulaire en date de 1986 interdit aux &#233;trangers de contracter tout contrat aid&#233; par l'&#201;tat (excluant les apprentissage et autres stages). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dommage ! Mais, une circulaire de 2004 pr&#233;voit, quant &#224; elle, la r&#233;gularisation de tout jeune pris en charge par l'ASE avant 16 ans, si celui-ci b&#233;n&#233;ficie d'une promesse de CDI et d'un parcours d'insertion probant. Entre les services de la pr&#233;fecture et la Fondation, c'est parfois un pr&#234;t&#233; pour un rendu ! Les relations restent courtoises. M&#234;me si de part et d'autre, on a souvent le sentiment que son interlocuteur n'est pas pr&#234;t &#224; s'avouer vaincu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une qu&#234;te harassante sans cesse recommenc&#233;e. Quand elle aboutit parfois, c'est au cas par cas. La demande de r&#233;gularisation est refus&#233;e ? Un recours gracieux est adress&#233; au pr&#233;fet. Un avis pr&#233;fectoral de reconduite &#224; la fronti&#232;re est adress&#233; au jeune ? Le tribunal administratif est saisi. Celui-ci confirme la d&#233;cision administrative ? La Fondation d'Auteuil interjette du jugement devant la cour d'appel administrative. Celle-ci valide l'arr&#234;t pr&#233;c&#233;dent ? C'est la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme qui est saisie. Le jeune b&#233;n&#233;ficie alors du caract&#232;re suspensif de cette saisine. Il a encore gagn&#233; quelques mois. Mais il n'a toujours pas la possibilit&#233; de travailler. Il est inexpulsable mais non r&#233;gularisable ! Cela tient parfois &#224; rien, sans grande logique, d&#233;pendant du choix d'un fonctionnaire, &#224; un moment donn&#233;. Ainsi parfois la pr&#233;fecture l&#226;che une miette, accordant un titre de s&#233;jour &#171; &#233;tudiant &#187; valable une ann&#233;e. Il faut repartir au combat pour obtenir sa transformation en titre de s&#233;jour salari&#233;. Chaque victoire semble avoir &#233;t&#233; arrach&#233;e avec les dents !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;18/20 de moyenne scolaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand ces jeunes arrivent dans notre pays, ils ne parlent dans la quasi totalit&#233; des cas pas un mot de fran&#231;ais (sauf ceux en provenance d'un pays africain anciennement colonis&#233;). La premi&#232;re ann&#233;e, ils sont int&#233;gr&#233;s dans une classe d'accueil o&#249; ils vont apprendre intensivement notre langue, &#224; raison de 22 heures par semaine. Cet apprentissage n'est d&#233;j&#224; pas facile quand il s'adresse &#224; des &#233;l&#232;ves ayant suivi toute leur scolarit&#233; dans une langue aussi diff&#233;rente que le chinois par exemple. Mais il arrive que d'autres en soient encore au stade de l'alphab&#233;tisation, n'ayant jamais &#233;t&#233; scolaris&#233;s dans leur pays d'origine. Tous s'accrochent en ayant compris que c'est le passage oblig&#233; pour avoir acc&#232;s &#224; la formation professionnelle qu'ils attendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il n'y a pas de miracle : &lt;i&gt;&#171; Celles et ceux qui, &#224; l'&#226;ge de 17 ans, accusent un retard d'une dizaine d'ann&#233;es auront beaucoup plus de mal &#187;&lt;/i&gt;, explique Anna Maillart, institutrice sp&#233;cialis&#233;e. Mais la bonne volont&#233;, l'assiduit&#233; et la discipline dont ils font preuve sont sans commune mesure avec l'attitude des jeunes Fran&#231;ais du m&#234;me &#226;ge scolaris&#233;s dans l'&#233;tablissement, bien plus rebelles et r&#233;tifs &#224; l'apprentissage. Le plus difficile c'est lorsqu'un mineur &#233;tranger re&#231;oit une mauvaise nouvelle concernant son dossier de r&#233;gularisation. Le cafard et le d&#233;couragement le d&#233;stabilisent alors, le rendant peu disponible pour quelques temps. Les professionnels sont aussi tent&#233;s par le d&#233;couragement. &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas le droit de baisser les bras. Il ne fallait pas nous confier ces mineurs. D&#232;s lors que l'&#201;tat nous a charg&#233; de la mission de les former, nous irons jusqu'au bout &#187;&lt;/i&gt;, affirme avec force Chantal Delafosse, responsable du secteur aide et soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apprentissage d'un m&#233;tier constitue pour eux un moment privil&#233;gi&#233; tout particuli&#232;rement investi : la moyenne de leurs r&#233;sultats scolaires frise les 18/20 (13/20 pour les jeunes fran&#231;ais), 85 % d'entre eux r&#233;ussissent &#224; d&#233;crocher un dipl&#244;me professionnel (contre 65 % pour les jeunes Fran&#231;ais), leur stage d&#233;bouchant &#224; 70 % sur une proposition d'emploi (45 % pour les jeunes Fran&#231;ais). On est &#233;tonn&#233; par les r&#233;sultats ainsi obtenus : ces jeunes se montrent assidus, disciplin&#233;s, brillants. Et ce, malgr&#233; les &#233;preuves ant&#233;rieures v&#233;cues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs hypoth&#232;ses permettent d'expliquer cet &#233;tat de fait. La premi&#232;re tient au fait qu'ils n'ont pas le droit d'&#233;chouer. Le choix d'&#233;migrer n'est le plus souvent pas personnel. Il est port&#233; par leur famille qui attend d'eux qu'ils r&#233;ussissent, qu'ils gagnent de l'argent et qu'ils l'aident en retour &#224; survivre. D'autres &#233;l&#233;ments sont autant de facteurs de r&#233;silience : les comp&#233;tences initiales (ne serait-ce pas les plus aptes qui quittent leur pays ?), la volont&#233; de s'en sortir (qui leur donne une &#233;nergie implacable), les difficult&#233;s v&#233;cues (qui leur donnent toutes les raisons de chercher &#224; s'en sortir) ou encore les capacit&#233;s acquises au cours de leurs parcours (qui leur ont appris &#224; s'adapter).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle loi de Nicolas Sarkozy portant sur l'immigration choisie pourrait-elle laisser entrevoir une perspective optimiste pour ces jeunes ? Quand on sait que dans les dix ans &#224; venir, les secteurs du b&#226;timent et de la restauration (secteurs auxquels sont form&#233;s ces jeunes) vont manquer de pr&#232;s de 40 000 professionnels, on mesure l'absurdit&#233; d'avoir d'un c&#244;t&#233;, un march&#233; du travail d&#233;ficitaire et de l'autre des salari&#233;s dont la formation professionnelle est pay&#233;e par notre pays et qui, une fois leur qualification acquise, seraient expuls&#233;s. Et la Fondation d'Auteuil ne manque pas d'utiliser cette argumentation pour essayer d'obtenir un fl&#233;chissement des autorit&#233;s tant locales que nationales sur la r&#233;gularisation des jeunes qui lui ont &#233;t&#233; confi&#233;s. Pourtant, cette logique peut s'av&#233;rer &#224; double tranchant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai que certains, parmi les jeunes mineurs &#233;trangers ont connu des parcours terrifiants : victimes de la guerre civile dans leur pays, de tortures, de viols, voire d'esclavage&#8230; C'est vrai aussi que, malgr&#233; tout ce qu'ils ont subi, ces jeunes font preuve d'une extraordinaire capacit&#233; d'int&#233;gration. On a l&#224; un public particuli&#232;rement m&#233;ritant qu'on pourrait imaginer pouvoir b&#233;n&#233;ficier de la carte de s&#233;jour de trois ans &#171; comp&#233;tence et talents &#187; pr&#233;vue par la nouvelle loi pour les &#233;trangers (dont la personnalit&#233; ou le projet &#171; constituent des atouts pour le d&#233;veloppement et le rayonnement de la France &#187; dit le projet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais faut-il avoir connu des circonstances &#224; ce point extr&#234;mes et b&#233;n&#233;ficier d'un ensemble de &#171; bons points &#187; pour &#171; m&#233;riter &#187; de rester sur le territoire fran&#231;ais ? La question sociale s'est toujours heurt&#233;e &#224; la tentation de distinguer entre les &#171; bons &#187; pauvres et les &#171; mauvais &#187; pauvres. &#171; L'effet des lois sages doit &#234;tre de distinguer par le traitement le vrai du faux. En secourant la pauvret&#233; honn&#234;te et malheureuse, et r&#233;primant le vice (&#8230;) Les v&#233;ritables pauvres, c'est-&#224;-dire ceux qui, sans propri&#233;t&#233; et sans ressources, veulent acqu&#233;rir leur subsistance par le travail (&#8230;) Les mauvais pauvres, c'est-&#224;-dire ceux qui, connus sous le nom de mendiants de profession et de vagabonds, se refusent &#224; tout travail, troublent l'ordre public, sont un fl&#233;au dans la soci&#233;t&#233; et appellent sa juste s&#233;v&#233;rit&#233;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Secourir la pauvret&#233; honn&#234;te et malheureuse, r&#233;primer la mendicit&#233; (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; bons &#187; sont ceux-qui-sont-pauvres-mais-ce-n'est-pas-de-leur-faute et qu'on va volontiers secourir. Ils s'opposent aux &#171; mauvais &#187; qui-n'ont-qu'&#224;-travailler-s'ils-veulent-s'en-sortir. C'est ceux que l'on traite le plus souvent de &#171; parasites &#187; ou de &#171; profiteurs du syst&#232;me &#187;. La simplicit&#233; de ce raisonnement n'est plus &#224; d&#233;montrer. Tout le savoir-faire d&#233;ploy&#233; par le travail social a conduit &#224; &#233;vacuer ce manich&#233;isme caricatural et &#233;cul&#233;. Le risque est bien de le voir r&#233;introduit en fraude au d&#233;tour d'une gigantesque bonne intention. Pour l'heure, &#224; la Fondation d'Auteuil, la question n'est pas tant de s'interroger sur les effets pervers des d&#233;marches visant &#224; r&#233;gulariser les mineurs &#233;trangers isol&#233;s, mais d'employer tous les moyens pour leur permettre de s'int&#233;grer dignement dans notre pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fondation d'Auteuil - Ch&#226;teau Les Vaux - 28240 La Loupe. T&#233;l. 02 37 81 22 75&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Le domaine des Vaux&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Quand on p&#233;n&#232;tre sur le domaine du ch&#226;teau des Vaux &#224; La Loupe, on ne peut qu'&#234;tre impressionn&#233; tant par l'espace (le domaine s'&#233;tend sur 120 hectares) que par la beaut&#233; des b&#226;timents principaux (d'autres servant d'ateliers sont bien plus laids !). Rachet&#233;s par la Fondation d'Auteuil en 1946, ces anciens pavillons de chasse construits au XVIIe si&#232;cle pour la noblesse de l'&#233;poque comportent une superbe et gigantesque verri&#232;re qui semble &#234;tre le lieu de passage plus ou moins oblig&#233; des presque 1200 personnes pr&#233;sentes sur le site. L'&#233;tablissement re&#231;oit 130 &#233;l&#232;ves en demi-pension, 220 en internat &#233;ducatif et scolaire et 350 r&#233;partis dans six maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (moiti&#233; sous accueil provisoire, moiti&#233; sur d&#233;cision judiciaire). Pour assurer cet accueil et cette formation, 454 salari&#233;s y travaillent, dont 55 enseignants et 20 ouvriers d&#233;di&#233;s &#224; l'entretien du parc et des b&#226;timents. Le nombre impressionnant de personnes pr&#233;sentes est compens&#233; par un v&#233;ritable &#233;clatement des h&#233;bergements et de la formation dispens&#233;e, r&#233;partis sur l'ensemble du domaine et m&#234;me, pour les filles, sur l'ext&#233;rieur. Ce qui fait que les rassemblements que l'on croise ne d&#233;passent gu&#232;re chacun plus d'une dizaine de jeunes, ce qui limite amplement (sans les faire dispara&#238;tre) les ph&#233;nom&#232;nes de groupe. Aux c&#244;t&#233;s de l'h&#233;bergement, le ch&#226;teau des Vaux poss&#232;de un coll&#232;ge, un lyc&#233;e professionnel pr&#233;parant aux m&#233;tiers de bouche (cuisine, service en salle, boulangerie, p&#226;tisserie), m&#233;tiers du b&#226;timent (menuiserie, plomberie, peinture), m&#233;tiers de l'industrie et un lyc&#233;e horticole et paysager. Le recrutement est large, les &#233;l&#232;ves provenant de 27 d&#233;partements. En ce printemps 2006, sont pr&#233;sents 47 mineurs &#233;trangers isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Secourir la pauvret&#233; honn&#234;te et malheureuse, r&#233;primer la mendicit&#233; professionnelle et le vagabondage &#187; La Rochefoucauld &#8211; Liancourt Plan du travail du Comit&#233; de mendicit&#233;, 30 Avril 1790&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les mineurs &#233;trangers victimes d'une politique aberrante</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-mineurs-etrangers-victimes-d-une-politique-aberrante-9167</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-mineurs-etrangers-victimes-d-une-politique-aberrante-9167</guid>
		<dc:date>2006-06-15T09:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9167-afdfc.png?1693570441' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_801_-_basse_def.pdf" length="16337944" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les b&#233;b&#233;s de l'alcool</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-bebes-de-l-alcool</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-bebes-de-l-alcool</guid>
		<dc:date>2006-06-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maternit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;7000 enfants naissent chaque ann&#233;e en France, porteurs d'un handicap li&#233; &#224; la consommation d'alcool &#8212; m&#234;me faible &#8212; de leur m&#232;re durant la grossesse. Le film Les b&#233;b&#233;s de l'alcool suit le travail de trois p&#233;diatres sp&#233;cialistes du sujet qui se battent pour que cesse ce fl&#233;au, &#233;vitable &#224; 100 % &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une femme enceinte qui consomme un, deux, puis trois ap&#233;ritifs va &#234;tre gaie, son b&#233;b&#233; lui sera &#238;vre &#187;, souligne Philippe Dehaene, p&#233;diatre &#224; Roubaix. En effet, le placenta ne constitue pas une barri&#232;re contre l'alcool. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maternite" rel="tag"&gt;Maternit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;7000 enfants naissent chaque ann&#233;e en France, porteurs d'un handicap li&#233; &#224; la consommation d'alcool &#8212; m&#234;me faible &#8212; de leur m&#232;re durant la grossesse. Le film Les b&#233;b&#233;s de l'alcool suit le travail de trois p&#233;diatres sp&#233;cialistes du sujet qui se battent pour que cesse ce fl&#233;au, &#233;vitable &#224; 100 %&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une femme enceinte qui consomme un, deux, puis trois ap&#233;ritifs va &#234;tre gaie, son b&#233;b&#233; lui sera &#238;vre &#187;&lt;/i&gt;, souligne Philippe Dehaene, p&#233;diatre &#224; Roubaix. En effet, le placenta ne constitue pas une barri&#232;re contre l'alcool. Quand une femme enceinte en consomme, le cerveau du f&#339;tus subit une esp&#232;ce de choc qui fait que tout se bloque durant quelque temps. Le blocage qui &#233;ventuellement se reproduit plusieurs fois au cours de la grossesse peut entra&#238;ner des l&#233;sions, des d&#233;sordres mentaux ou physiques pour l'enfant et des troubles du comportement. L'alcool provoque plus de handicaps mentaux chez l'enfant que le g&#232;ne de la trisomie 21. Le syndrome d'alcoolisation f&#339;tale (SAF) touche tous les milieux sociaux. Les m&#233;decins eux-m&#234;mes sont mal inform&#233;s sur la question. On imagine mal qu'une dose d'alcool anodine pour un adulte puisse blesser le b&#233;b&#233;. Les troubles apparaissant souvent vers trois, quatre ans, on ne fait plus alors le lien avec les doses d'alcool que la m&#232;re a pu consommer durant sa grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des femmes ignorantes des risques li&#233;s &#224; la consommation d'alcool durant la grossesse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Steven a onze ans et en para&#238;t sept. Scolaris&#233; dans une &#233;cole sp&#233;cialis&#233;e en Belgique, ce petit gar&#231;on blond avec des grandes lunettes a de s&#233;rieux probl&#232;mes d'apprentissage en lecture, &#233;criture et surtout arithm&#233;tique. Durant sa grossesse, la m&#232;re de Steven a consomm&#233; un verre de vin &#224; chaque repas et des ap&#233;ritifs le week-end. Elle ignorait totalement les dangers li&#233;s &#224; cette consommation pour le b&#233;b&#233;. Adopt&#233; &#224; cinq mois, Louis a aujourd'hui cinq ans. L'hyperactivit&#233;, l'anxi&#233;t&#233; et les troubles de l'apprentissage de ce petit gar&#231;on brun sont aussi li&#233;s au SAF. Steven, Louis et leurs parents sont accompagn&#233;s par Maurice Titran, p&#233;diatre au centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) de Roubaix. Pour apaiser la souffrance des m&#232;res et souvent la culpabilit&#233; d'avoir consomm&#233; de l'alcool durant la grossesse, ce p&#233;diatre chaleureux a cr&#233;&#233; l'association &#201;coute sant&#233; parents enfant respect (ESPER). Les femmes peuvent s'exprimer dans un groupe de parole et s'entraider. Une socioesth&#233;ticienne leur propose soins et maquillage afin qu'elles aient &lt;i&gt;&#171; le plus joli visage possible &#224; offrir &#224; leur b&#233;b&#233; et au reste du monde &#187;&lt;/i&gt;, dit Maurice Titran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le p&#233;diatre Denis Lamblin, directeur du CAMSP de Saint-Louis (La R&#233;union) lui, a professionnalis&#233; son action en cr&#233;ant R&#233;unisaf, un r&#233;seau compos&#233; d'environ 200 personnes, professionnels et b&#233;n&#233;voles, pour soutenir les enfants et leurs m&#232;res confront&#233;s &#224; ce probl&#232;me. Ainsi les membres du r&#233;seau rendent visite aux m&#232;res et celles-ci peuvent faire appel &#224; eux &#224; tout moment en cas de d&#233;tresse. Des m&#232;res qui ont transmis le SAF &#224; leur (s) enfant (s) sont b&#233;n&#233;voles dans le r&#233;seau et interviennent dans les coll&#232;ges, les lyc&#233;es &#8212; et bient&#244;t les &#233;coles primaires &#8212; pour sensibiliser les jeunes &#224; ce probl&#232;me. Elles leur demandent de servir de relais d'information aupr&#232;s de leurs camarades et de leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Lamblin appr&#233;cie la r&#233;ceptivit&#233; des tutelles vis-&#224;-vis de son action et le financement de R&#233;unisaf par la S&#233;curit&#233; sociale. Il invite d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement parents, d&#233;cideurs, financeurs, gendarmes, maire&#8230; &#224; des &#233;changes sur ce probl&#232;me, toujours dans un souci d'information et de pr&#233;vention. Nous assistons &#224; un repas en plein air, convivial et plein de rires, avec tous ces acteurs de pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; Conna&#238;tre le r&#233;seau nous permet de savoir o&#249; orienter les personnes concern&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie le maire. M&#234;me son de cloche chez les gendarmes. Puis nous suivons les trois p&#233;diatres, d&#233;cid&#233;ment tr&#232;s militants, chez un avocat. Ils souhaitent porter plainte contre l'Etat qui ne joue pas son r&#244;le de garant de la sant&#233; publique face au SAF, n'informant pas les femmes et les m&#233;decins des dangers li&#233;s &#224; une consommation d'alcool, m&#234;me faible, durant la grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime que 500 000 Fran&#231;ais portent aujourd'hui les s&#233;quelles plus ou moins fortes de leur alcoolisation in utero. Du fait de leurs l&#233;sions, la plupart seront r&#233;guli&#232;rement en contact avec les travailleurs sociaux qui ont un r&#244;le primordial d'accompagnement et de pr&#233;vention &#224; jouer dans ce domaine. La grande force de ce film est de les sensibiliser au probl&#232;me avec beaucoup de finesse et une &#233;nergie vivifiante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un documentaire de 52mn&lt;br class='manualbr' /&gt;(50 &#8364;)&lt;br class='manualbr' /&gt;Contact : Laure Gratias&lt;br class='manualbr' /&gt;4, rue des Urbanistes &lt;br class='manualbr' /&gt;59000 Lille&lt;br class='manualbr' /&gt;mail. &lt;a href=&#034;mailto:laure.gratias@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;laure.gratias@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contre vents et mar&#233;es. R&#233;flexions sur la famille </title>
		<link>https://www.lien-social.com/contre-vents-et-marees-reflexions</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/contre-vents-et-marees-reflexions</guid>
		<dc:date>2006-06-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>801</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Qui est ma famille ? Une famille peut-elle se suffire &#224; elle-m&#234;me ? A-t-elle une histoire ?.. &#187; C'est &#224; partir de questions de ce type qu'une &#233;quipe d'ATD Quart Monde a poursuivi une recherche, durant deux ans, &#224; travers plusieurs villes de France, aupr&#232;s de personnes en grande difficult&#233;, de militants et de volontaires permanents. Quel est le sens donn&#233; &#224; la famille lorsqu'on est en situation de tr&#232;s grande pr&#233;carit&#233; ? L'ouvrage retranscrit la m&#233;thodologie suivie par l'&#233;quipe et (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Precarite-423" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton1303-bd9e3.jpg?1693570441' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editionsquartmonde.org/live/detail_produit.php?parm_produit=542&amp;parm_cat=98-NOUV&amp;PHPSESSID=1a76cdf338ad0523bc34e5cbea2edef6&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Qui est ma famille ? Une famille peut-elle se suffire &#224; elle-m&#234;me ? A-t-elle une histoire ?.. &#187; C'est &#224; partir de questions de ce type qu'une &#233;quipe d'ATD Quart Monde a poursuivi une recherche, durant deux ans, &#224; travers plusieurs villes de France, aupr&#232;s de personnes en grande difficult&#233;, de militants et de volontaires permanents. Quel est le sens donn&#233; &#224; la famille lorsqu'on est en situation de tr&#232;s grande pr&#233;carit&#233; ? L'ouvrage retranscrit la m&#233;thodologie suivie par l'&#233;quipe et surtout, implique fortement le lecteur dans sa d&#233;marche par un choix d'alternance entre r&#233;flexions et expressions personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con&#231;u de mani&#232;re tr&#232;s a&#233;r&#233;e, illustr&#233; joliment de photos, dessins, citations venant des diff&#233;rents groupes ayant travaill&#233; le sujet, cet ouvrage se lit rapidement et apprend beaucoup sur la volont&#233; voire la n&#233;cessit&#233; pour ces personnes en grande pr&#233;carit&#233; de s'exprimer sur la famille. Au centre de leurs pr&#233;occupations et apparaissant comme une &#233;vidence, c'est &#171; r&#233;ussir sa vie familiale &#187;, puis &#171; pr&#233;server les liens &#187; et enfin, le sentiment de &#171; peur &#187;, en raison de la pr&#233;carit&#233;, de situations de plus en plus difficiles &#224; vivre, &#171; il faut pouvoir sortir de la culpabilit&#233; et de la honte &#187; pour pouvoir raconter son histoire &#224; ses enfants, &#171; passer de la honte &#224; la fiert&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conception de l'ouvrage traduit bien la volont&#233; des auteurs de laisser en premier la parole &#224; ceux qui sont directement concern&#233;s. C'est pourquoi, les deux premiers tiers du livre sont consacr&#233;s &#224; la retranscription de l'expression de ces groupes si lourdement confront&#233;s &#224; la pauvret&#233; ; Le dernier tiers faisant, quant &#224; lui, part de l'intention d'une telle recherche, de la m&#233;thodologie suivie et de sa conclusion. Un ouvrage o&#249; il est question de respect, d'espoir, de confiance, de nouvelles pistes &#224; explorer dans ce travail d'accompagnement de la grande pauvret&#233; pour pr&#233;server ou restaurer la famille malgr&#233; tout. L'aspiration &#224; la vie familiale est alors per&#231;ue comme un moteur essentiel pour continuer &#224; vivre et pour donner du sens &#224; la vie. Une r&#233;flexion globale qui correspond bien &#224; l'orientation donn&#233;e par le P&#232;re Wresinski en 1956.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Quart Monde, 2006 (172 p. ; 9,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ecoliers, vos papiers !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ecoliers-vos-papiers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ecoliers-vos-papiers</guid>
		<dc:date>2006-06-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le lecteur qui lira ces pages ne pourra qu'&#233;prouver successivement de la honte et de la fiert&#233;. Honte tout d'abord d'appartenir &#224; une nation qui se proclame depuis longtemps patrie des droits de l'homme et qui traite avec une incroyable inhumanit&#233; une poign&#233;e de gosses dont le seul tort est d'avoir vu leur famille massacr&#233;e ou d'avoir voulu fuir la mis&#232;re. Mais fier aussi d'appartenir &#224; une nation o&#249; un certain nombre de citoyens n'accepte pas ce traitement brutal et ignoble de la part d'une administration (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecole" rel="tag"&gt;&#201;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton1304-a649b.jpg?1693570441' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lecteur qui lira ces pages ne pourra qu'&#233;prouver successivement de la honte et de la fiert&#233;. Honte tout d'abord d'appartenir &#224; une nation qui se proclame depuis longtemps patrie des droits de l'homme et qui traite avec une incroyable inhumanit&#233; une poign&#233;e de gosses dont le seul tort est d'avoir vu leur famille massacr&#233;e ou d'avoir voulu fuir la mis&#232;re. Mais fier aussi d'appartenir &#224; une nation o&#249; un certain nombre de citoyens n'accepte pas ce traitement brutal et ignoble de la part d'une administration qui n'a manifestement tir&#233; aucune le&#231;on de la p&#233;riode de Vichy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;fectures sont pleines de petits Papon qui ex&#233;cutent les ordres d'un ministre de l'Int&#233;rieur exigeant en 2006 l'augmentation de 50 % du nombre d'&#233;loignement effectif d'&#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re, par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Et qui n'h&#233;sitent pas &#224; faire intervenir les forces de police en pleine classe pour venir cueillir de dangereux malfaiteurs de 14 ou 15 ans pour les rapatrier manu militari dans des pays qu'ils n'ont parfois jamais connus. Des pratiques aussi choquantes n'ont pas laiss&#233; indiff&#233;rents des enseignants, des parents d'&#233;l&#232;ves, des &#233;l&#232;ves, des &#233;lus qui ont d&#233;cid&#233; de se mobiliser pour s'opposer et organiser la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les collectifs de citoyens n'ont jamais &#233;t&#233; si nombreux autour d'une cause qui met au jour d'incroyables histoires et des sommes d'injustices et qui se battent pour prot&#233;ger leurs &#233;l&#232;ves, leurs voisins, leur camarades sur qui p&#232;se chaque jour la menace de l'expulsion. Leur action n'est pas sans cons&#233;quences puisque la loi punit de cinq ann&#233;es d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende toute personne qui vient en aide &#224; un &#233;tranger en situation irr&#233;guli&#232;re ! Mais, comment assister passivement &#224; la fugue de Rachel, 15 ans et Jonathan 14 ans, qui ont &#233;chapp&#233; de justesse &#224; une police qui avait convoqu&#233; leur m&#232;re pour lui signifier son expulsion vers un Congo qu'ils ont fui pour &#233;chapper aux agressions des militaires ? Comment ne pas r&#233;agir face &#224; Kristina enferm&#233;e en centre de r&#233;tention avec ses parents qui ont quitt&#233; la Russie apr&#232;s que son p&#232;re ait d&#233;sert&#233; l'arm&#233;e qui s&#233;vit en Tch&#233;tch&#233;nie ? Comment rester indiff&#233;rent au sort de Claudio et Rocco, enfants originaires d'Albanie, qui sont tomb&#233;s dans les griffes de la mafia et qui ne durent leur survie qu'&#224; un invraisemblable encha&#238;nement de circonstances ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cite facilement le propos de Michel Rocard, alors Premier ministre : &lt;i&gt;&#171; La France ne peut accueillir toute la mis&#232;re du monde. &#187;&lt;/i&gt; On oublie trop facilement la phrase qui suivait : &lt;i&gt;&#171; Mais elle doit en prendre sa part. &#187;&lt;/i&gt; Si l'ouverture de toutes les fronti&#232;res semble difficilement imaginable, le traitement actuel de la question des r&#233;fugi&#233;s o&#249; le cruel le dispute au barbare n'est pas plus acceptable. L'appel &#224; la d&#233;sob&#233;issance civile lanc&#233; par les R&#233;seaux &#233;ducation sans fronti&#232;res (RESF) est courageux et citoyen. Tous ceux que l'iniquit&#233; r&#233;volte ne peuvent que les soutenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2006 (272 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les minoris&#233;s de la R&#233;publique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-minorises-de-la-Republique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-minorises-de-la-Republique</guid>
		<dc:date>2006-06-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Discrimination</dc:subject>
		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si l'on s'en tient &#224; notre mod&#232;le r&#233;publicain d'int&#233;gration, l'insertion dans la soci&#233;t&#233; rel&#232;ve d'une bonne volont&#233; individuelle facilit&#233;e en cela par une &#233;cole qui socialise et favorise l'assimilation aux normes soci&#233;tales et culturelles collectives. Or, si l'on assiste effectivement &#224; un processus de fusion sociologique qui voit se multiplier les mariages mixtes, s'accro&#238;tre l'&#233;volution anthroponymique des pr&#233;noms, se d&#233;velopper l'obsolescence de certains interdits religieux et se poursuivre l'appropriation (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Discrimination" rel="tag"&gt;Discrimination&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton1305-458bf.jpg?1693570441' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'on s'en tient &#224; notre mod&#232;le r&#233;publicain d'int&#233;gration, l'insertion dans la soci&#233;t&#233; rel&#232;ve d'une bonne volont&#233; individuelle facilit&#233;e en cela par une &#233;cole qui socialise et favorise l'assimilation aux normes soci&#233;tales et culturelles collectives. Or, si l'on assiste effectivement &#224; un processus de fusion sociologique qui voit se multiplier les mariages mixtes, s'accro&#238;tre l'&#233;volution anthroponymique des pr&#233;noms, se d&#233;velopper l'obsolescence de certains interdits religieux et se poursuivre l'appropriation mat&#233;rielle et symbolique de la culture commune, un certain nombre de pratiques discriminatoires persiste. Il ne suffit pas d'adopter les r&#232;gles du groupe dominant pour s'en faire accepter. On &#233;voque facilement celles qui se d&#233;ploient sur le march&#233; du travail, moins souvent celles qui s'imposent sur celui du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les tensions de l'emploi et le d&#233;classement de la valeur des dipl&#244;mes dont elles sont les premi&#232;res victimes, les jeunes g&#233;n&#233;rations issues de l'immigration ont r&#233;ussi &#224; percer au niveau socio-&#233;conomique. Une couche moyenne a &#233;merg&#233;, nomm&#233;e &#171; beurgeoisie &#187;, qui a manifest&#233; une l&#233;gitime aspiration &#224; concr&#233;tiser cette r&#233;ussite sociale par l'accession &#224; une mobilit&#233; r&#233;sidentielle. Cette demande d'installation sur des territoires jouissant d'un certain prestige s'est heurt&#233;e &#224; la permanence des st&#233;r&#233;otypes qui amalgament immigration, Maghreb, surpopulation, ins&#233;curit&#233;, d&#233;linquance et depuis peu terrorisme islamique. Le l&#233;gislateur a donn&#233; les moyens de combattre des pratiques qui jusqu'alors permettaient d'interdire un commerce ou un poste de travail &#224; une cat&#233;gorie de la population (loi de 1972 et de 1982). Mais le nombre d'affaires faisant l'objet d'un traitement judiciaire n'a gu&#232;re d&#233;coll&#233; comparativement &#224; la fr&#233;quence de ces infractions (elles sont pass&#233;es de 3 en 1997 &#224;&#8230; 29 en 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;courag&#233;es, les populations concern&#233;es ont fini par penser la discrimination comme in&#233;luctable, la banalisant et utilisant des strat&#233;gies d'adaptation pour y faire face. Premi&#232;re r&#233;action, l'&#233;vitement spatial : l'autocensure ainsi adopt&#233;e aboutit &#224; ne pas poser de candidature de location dans les quartiers r&#233;put&#233;s peu accueillants. La seconde correspond &#224; une justification de la discrimination (en &#233;voquant d'embl&#233;e ce &#171; handicap &#187; face au bailleur). La derni&#232;re d&#233;marche consiste &#224; utiliser d'autres biais (sous-location, achat, communautarisation des lieux des r&#233;sidence). La persistance de cette discrimination raciale est un vrai d&#233;fi lanc&#233; &#224; notre mod&#232;le r&#233;publicain. Mais tant que l'on continuera &#224; l'attribuer aux seules r&#233;actions individuelles et qu'on ne s'attaquera pas &#224; la construction diff&#233;rentialiste qui g&#238;t au c&#339;ur m&#234;me de l'universalisme fran&#231;ais, il n'y aura gu&#232;re d'&#233;volution. &#171; La lutte contre les discriminations exige de travailler &#224; changer la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, pas ses moutons noirs &#187; (p.173).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Dispute, 2006 (180 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un premier bilan des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-premier-bilan-des-maisons-departementales-des-personnes-handicapees</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-premier-bilan-des-maisons-departementales-des-personnes-handicapees</guid>
		<dc:date>2006-06-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>801</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es va-t-elle r&#233;ellement favoriser la convergence des dispositifs de soutien aux personnes &#226;g&#233;es et aux personnes handicap&#233;es ? Trop t&#244;t pour le dire. Une premi&#232;re photographie, toute relative, donne quelques indications, dont la place tr&#232;s importante occup&#233;e par les conseils g&#233;n&#233;raux &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment, en cr&#233;ant les maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH), la loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-801-" rel="tag"&gt;801&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es va-t-elle r&#233;ellement favoriser la convergence des dispositifs de soutien aux personnes &#226;g&#233;es et aux personnes handicap&#233;es ? Trop t&#244;t pour le dire. Une premi&#232;re photographie, toute relative, donne quelques indications, dont la place tr&#232;s importante occup&#233;e par les conseils g&#233;n&#233;raux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment, en cr&#233;ant les maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH), la loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es, a-t-elle modifi&#233; le paysage institutionnel dans le domaine du handicap ? Sous forme de groupement d'int&#233;r&#234;t public (GIP), ces nouvelles structures associent conseil g&#233;n&#233;ral, &#201;tat, organismes locaux d'assurance maladie ou d'allocations familiales et repr&#233;sentants d'associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est d'y mutualiser les comp&#233;tences, une commission des droits et de l'autonomie &#233;tant charg&#233;e de prendre les d&#233;cisions relatives &#224; l'ensemble des droits d'une personne handicap&#233;e &#224; partir d'une &#233;valuation r&#233;alis&#233;e par une &#233;quipe pluridisciplinaire. L'ensemble des missions, jusqu'&#224; pr&#233;sent d&#233;volues &#224; la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (Cotorep) et &#224; la commission d&#233;partementale d'&#233;ducation sp&#233;ciale (CDES), est ainsi regroup&#233; au sein d'un site pour la vie autonome (SVA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Observatoire national de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (ODAS) a interrog&#233; les d&#233;partements sur les modalit&#233;s d'installation et d'organisation des MDPH&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='ODAS - 250 bis boulevard Saint-Germain - 75007 Paris. T&#233;l. 01 44 07 02 (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. N&#233;anmoins, ce bilan devra &#234;tre relativis&#233; : &#171; Beaucoup de d&#233;cisions ayant &#233;t&#233; prises par les d&#233;partements dans un contexte d'urgence, il est probable que certaines donn&#233;es &#233;volueront &#224; moyen terme et qu'il sera n&#233;cessaire de r&#233;actualiser cette enqu&#234;te dans le courant de l'ann&#233;e 2007 &#187;, pr&#233;vient l'Odas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les d&#233;partements semblent respecter &#171; l'esprit de la loi en ce qui concerne les grandes options strat&#233;giques &#187; &#8212; ils voient dans les MDPH une opportunit&#233; de mettre fin au parcours du combattant v&#233;cu par les personnes handicap&#233;es lors de leur prise en charge &#8212;, ils sont nombreux en revanche &#224; vouloir en contourner le principe d'autonomie. Mais si le statut juridique de la structure est fortement critiqu&#233; pour sa complexit&#233;, les perspectives d'ouverture partenariale sont soulign&#233;es, l'organisation politique de la maison d&#233;partementale s'inspirant d'une &#171; vision transversale du soutien au handicap &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule instance dirigeante de la MDPH, la commission ex&#233;cutive pr&#233;voit trois coll&#232;ges : le conseil g&#233;n&#233;ral &#224; hauteur de 50 %, les associations pour 25 % et l'&#201;tat et les organismes de s&#233;curit&#233; sociale pour 25 %. Attribuant les prestations, la commission des droits et de l'autonomie &#8212; qui n'est actuellement install&#233;e que dans un tiers des d&#233;partements &#8212; d&#233;tient un r&#244;le cl&#233; : on s'aper&#231;oit que les pr&#233;sidents sont issus du conseil g&#233;n&#233;ral dans les trois quarts des cas&#8230; Le mode d'encadrement refl&#232;te &#233;galement une &#171; volont&#233; d'emprise d&#233;partementale &#187; : trois quarts des d&#233;partements ont d&#233;sign&#233; un directeur issu de leurs services (les autres provenant d'autres administrations, principalement DDASS ou CRAM).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lieu unique identifi&#233;, la MDPH doit s'appuyer sur un r&#233;seau de proximit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu aussi, pour &#233;valuer les besoins des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, recruter et former les personnels des &#233;quipes m&#233;dico-sociales (EMS). Les centres locaux d'information et de coordination g&#233;rontologique (CLIC) pourraient aussi, de l'avis de nombre de d&#233;partements, se rapprocher des MDPH pour en devenir des &#171; relais de proximit&#233; &#187;. Toutefois, la convergence des strat&#233;gies dans les domaines personnes &#226;g&#233;es/personnes handicap&#233;es reste &#224; construire : seuls quatre d&#233;partements avaient mis en avant une r&#233;flexion commune sur certaines questions (accessibilit&#233;, vieillissement&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut savoir que cette forte mobilisation des d&#233;partements a r&#233;duit le r&#244;le du GIP en mati&#232;re de recrutement direct &#187;, observe l'Odas&#8230; Lieux sp&#233;cifiques bien identifi&#233;s, les MDPH doivent fonctionner dans des locaux ad hoc et s'appuyer sur un r&#233;seau de proximit&#233;. D&#232;s &#224; pr&#233;sent, elles se dotent de num&#233;ros verts, l'id&#233;e &#233;tant de faciliter le tri des questionnements (&#233;tat d'avancement du dossier, connaissance des droits, probl&#233;matiques d'emploi, de logement) pour &#233;viter l'encombrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les &#233;quipes &#8212; travailleurs sociaux, m&#233;decins coordinateurs, personnels d'accueil et administratif &#8212; restent provisoires, l'&#233;valuation des besoins en personnel se fixant sur une estimation de l'activit&#233; de la MDPH (mont&#233;e en charge de la prestation de compensation du handicap, importance des visites sur site et des appels t&#233;l&#233;phoniques) qui n'est pas encore achev&#233;e. Certains transferts de fonctionnaires posent probl&#232;me (statuts, horaires de travail&#8230;), et le fait que certains d&#233;partements aient fait appel &#224; des directeurs &#171; dont le profil de manager et de n&#233;gociateur &#233;tait plus important que la comp&#233;tence sur le handicap &#187; n'a probablement pas am&#233;lior&#233; la situation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, trois grands types de structures &#233;mergent : un type de MDPH tr&#232;s &#171; int&#233;gr&#233;e &#187; (35 d&#233;partements) que le conseil g&#233;n&#233;ral s'approprie comme l'un de ses services ; une situation de type interm&#233;diaire (49 d&#233;partements) o&#249; la MDPH poss&#232;de une certaine autonomie, avec un directeur &#224; plein temps et des locaux ind&#233;pendants de ceux du conseil g&#233;n&#233;ral, avec toutefois un lien fort avec les directions d&#233;partementales. Enfin, un type de MDPH &#171; autonome &#187; (trois d&#233;partements), l'&#233;quipe de direction &#233;tant, l&#224;, directement recrut&#233;e par le GIP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les points critiques restent r&#233;currents : la MDPH cr&#233;&#233;e une nouvelle administration sans en avoir les moyens correspondants, la formule du GIP s'av&#232;re trop complexe, entra&#238;nant une gestion lourde en termes de partenariat&#8230; Au final, conclut l'ODAS, pour &#233;viter que la mobilisation des conseils g&#233;n&#233;raux &#171; n'entra&#238;ne le repli des autres partenaires &#187;, il va mieux falloir d&#233;finir les objectifs poursuivis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.odas.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ODAS&lt;/a&gt; - 250 bis boulevard Saint-Germain - 75007 Paris. T&#233;l. 01 44 07 02 52&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
