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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'auberge espagnole... sous protection juridique</title>
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&lt;p&gt;&#192; Agen, des adultes sous protection juridique vivent ensemble en colocation. Ce dispositif peu r&#233;pandu et peu co&#251;teux comble un vide en mati&#232;re d'accueil. Les r&#233;sultats sont surprenants : red&#233;couvrant la vie en soci&#233;t&#233;, les personnes reprennent confiance en elles et progressent &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont deux petits pavillons HLM semblables &#224; ceux qui les entourent. Avec un petit jardin, des chaises et des tables en plastique pour manger dehors quand il fait beau. Les neuf occupants, tous plac&#233;s sous un r&#233;gime de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-800-" rel="tag"&gt;800&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Agen, des adultes sous protection juridique vivent ensemble en colocation. Ce dispositif peu r&#233;pandu et peu co&#251;teux comble un vide en mati&#232;re d'accueil. Les r&#233;sultats sont surprenants : red&#233;couvrant la vie en soci&#233;t&#233;, les personnes reprennent confiance en elles et progressent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sont deux petits pavillons HLM semblables &#224; ceux qui les entourent. Avec un petit jardin, des chaises et des tables en plastique pour manger dehors quand il fait beau. Les neuf occupants, tous plac&#233;s sous un r&#233;gime de protection juridique et victimes de handicaps divers, vivent en colocation, un peu comme dans une auberge espagnole. Sauf qu'ici, une gouvernante organise le quotidien et des professionnels interviennent parfois pour assurer le suivi m&#233;dical ou psychiatrique de certains r&#233;sidents &lt;i&gt;&#171; Ici, j'ai tout ce qu'il me faut pour &#234;tre heureux. On se soutient &#187;&lt;/i&gt;, s'enthousiasme Fran&#231;ois, malvoyant, qui pour rien au monde ne retournerait en famille d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa nouvelle vie en communaut&#233; lui pla&#238;t. &#171; &lt;i&gt; C'est une bonne r&#233;ponse entre la vie tout seul et le s&#233;jour en h&#244;pital psychiatrique &#187;&lt;/i&gt;, estime Christian Gassi&#233;, chef du service tutelle &#224; l'UDAF (union d&#233;partementale des associations familiales) du Lot-et-Garonne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='UDAF du Lot-et-Garonne - T&#233;l. 05 53 69 37 37' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette initiative est largement inspir&#233;e de celle mise en place par l'UDAF de la Marne, il y a une quinzaine d'ann&#233;es sous l'appellation &#171; familles gouvernantes &#187;. Dans ce d&#233;partement pionnier on compte aujourd'hui plus de soixante structures de ce type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Lot-et-Garonne, pour l'instant, il en existe deux. La plus ancienne a ouvert en juin 2003 dans la cit&#233; Rochebrune de la commune du Passage, en banlieue agenaise. Il s'agit de deux appartements am&#233;nag&#233;s au deuxi&#232;me &#233;tage d'un immeuble. En d&#233;cembre 2005 la structure Edouard Lacour, au coeur d'Agen, a &#233;t&#233; inaugur&#233;e dans deux maisons mitoyennes. Francis qui n'a plus de bras depuis qu'adolescent il est tomb&#233; d'un train et Fran&#231;ois qui n'y voit quasiment pas ont tous deux quitt&#233; l'appartement pour la maison, plus pratique pour eux. Six personnes vivent dans les appartements, neuf dans les maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe est simple : les personnes qui semblent avoir le profil pour s'int&#233;grer dans ces petites communaut&#233;s sont propos&#233;es par leur tuteur et leur psychiatre. Elles s'engagent par &#233;crit &#224; respecter le r&#232;glement int&#233;rieur. On y rappelle les r&#232;gles &#233;l&#233;mentaires de la vie en groupe, mais aussi qu'il est interdit de boire de l'alcool et de fumer et que toute personne en possession de drogue est passible d'expulsion. &lt;i&gt;&#171; Depuis l'ouverture en juin 2003, nos crit&#232;res d'admission se sont affin&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Virginie Serrate, coordonnatrice de la structure Edouard Lacour et d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la tutelle d'un r&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but en effet, deux personnes ont &#233;t&#233; expuls&#233;es pour des probl&#232;mes de comportement, l'une d'entre elles faisant venir des marginaux dans l'appartement. Ces ajustements ne signifient pas pour autant que toute prise de risque soit exclue. &lt;i&gt;&#171; On nous a propos&#233; une r&#233;sidente tr&#232;s marginalis&#233;e et on &#233;tait tr&#232;s sceptique sur ses possibilit&#233;s d'int&#233;gration. Voici un an qu'elle est l&#224;, son &#233;volution est impressionnante, elle revoit son fils qui vient passer tous les mercredis avec elle et elle a renou&#233; avec sa famille chez qui elle est m&#234;me partie en vacances &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit Christian Gassi&#233;. L'int&#233;gration de ce petit groupe dans le quartier ne pose aucun probl&#232;me. En 2005 les r&#233;sidents ont offert un ap&#233;ritif aux voisins et aux hommes politiques locaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;On n'est plus tout seul&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme dans toute colocation ordinaire les r&#233;sidents sont libres d'aller et venir. Ils peuvent inviter des amis &#224; manger &#224; condition de le dire assez t&#244;t et de payer cinq euros par personne suppl&#233;mentaire. Tous les frais sont partag&#233;s. Chaque r&#233;sident r&#232;gle sa part de loyer et toutes les charges aff&#233;rentes ainsi que le salaire de la gouvernante. Elle intervient tous les jours ouvrables, s'occupe des repas et organise les journ&#233;es, que ce soit les tours de m&#233;nage, d'aide &#224; la cuisine, d'arrosage, de balayage etc. et propose des activit&#233;s. Les meubles de la salle &#224; manger, par exemple, ont &#233;t&#233; d&#233;cor&#233;s par les r&#233;sidents. Le soir, comme les week-end, elle rentre chez elle mais peut &#234;tre jointe &#224; tous moments en cas de probl&#232;me. En moyenne, elle est appel&#233;e deux &#224; trois fois par mois pour r&#233;gler des litiges ou des tensions.&lt;i&gt; &#171; Rien de plus que les petits heurts de la vie en communaut&#233; ou en famille &#187;&lt;/i&gt;, sourit Monica la gouvernante de la structure Edouard Lacour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rep&#233;r&#233;e pour sa personnalit&#233; alors qu'elle s'occupait du m&#233;nage &#224; l'UDAF, Monica n'est pas travailleur social. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait une volont&#233;&lt;/i&gt;, explique Christian Gassi&#233;, &lt;i&gt;nous voulions quelqu'un qui ait les qualit&#233;s humaines n&#233;cessaires &#224; cette fonction. Moi, j'imaginais une mama italienne qui remplisse la maison de sa pr&#233;sence &#187;&lt;/i&gt;. Monica a ce c&#244;t&#233; maternant et une force de caract&#232;re &#233;vidente. Elle est souple, enjou&#233;e, ferme et &#171; &lt;i&gt;sait y faire&lt;/i&gt; &#171; . Selon les termes m&#234;me de Christian Gassi&#233; qui ajoute : &lt;i&gt;&#171; Elle parvient &#224; remotiver quelqu'un qui a du vague &#224; l'&#226;me et fait respecter les r&#232;gles de la vie en collectivit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Le terme de gouvernante correspond au statut r&#233;f&#233;renc&#233; dans la convention collective nationale du personnel employ&#233; de maison du 3 juin 1980. Il s'agit d'un emploi &#224; caract&#232;re familial dont la mission est de &lt;i&gt;&#171; veiller au confort physique et moral et d'assumer une pr&#233;sence responsable &#187;&lt;/i&gt;. A propos de pr&#233;sence, Christian Gassi&#233; regrette un peu que les d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; la tutelle aient un peu tendance &#224; lever le pied et &#224; moins s'occuper des personnes dont ils ont la charge d&#232;s lors qu'elles entrent dans le dispositif familles gouvernantes. &lt;i&gt;&#171; De temps en temps on demande aux tuteurs de se rapprocher un peu plus d'elles &#187;&lt;/i&gt; constate-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que faire si la cuisini&#232;re tombe en panne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois, volontaire pour faire visiter sa chambre, est guid&#233; par Monica pour nous y conduire. Claire et bien am&#233;nag&#233;e, elle est entretenue, comme le reste de la maison, par des aides-m&#233;nag&#232;res. Ses meubles, comme tout le mobilier des deux structures, ont pu &#234;tre achet&#233;s gr&#226;ce &#224; l'aide de la Fondation de France, seule institution ayant particip&#233; au financement du dispositif. &lt;i&gt;&#171; Mon angoisse, c'est que la machine &#224; laver ou la cuisini&#232;re tombent en panne, comment fera-t-on pour les remplacer ? &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Virginie Serrate ; la coordination qu'elle assure aupr&#232;s de la structure est r&#233;alis&#233;e presque b&#233;n&#233;volement, en plus de son travail &#224; l'UDAF. &lt;i&gt;&#171; Il faut que &#231;a change,&lt;/i&gt; mart&#232;le Philippe Boutin, &lt;i&gt;le tout nouveau directeur de l'UDAF du Lot-et-Garonne. Nous voulons mettre en place un service d'accueil &#224; la vie sociale (SAVS) afin de cr&#233;er d'autres maisons gouvernantes &#224; Agen. Cette mont&#233;e en puissance lib&#233;rera un financement qui permettra de payer les r&#233;f&#233;rentes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, chaque r&#233;sident d&#233;pose une demande d'allocation compensatrice tierce personne (ACTP) aupr&#232;s du conseil g&#233;n&#233;ral. &#171; J'ai calcul&#233; que le suivi individuel reviendrait environ &#224; 270 euros par personne &#187;, ajoute Philippe Boutin. &lt;i&gt;&#171; Si on disposait de plus de temps on pourrait conduire des projets individuels avec les r&#233;sidents, travailler &#233;galement davantage avec le groupe et mieux accompagner la gouvernante &#187;&lt;/i&gt;, regrette Virgine Serrate, r&#233;f&#233;rente de la structure d'Agen. Dans la Marne en revanche, toute personne h&#233;berg&#233;e dans une famille gouvernante re&#231;oit l'ACTP syst&#233;matiquement. Pour l'UDAF de la Marne, le combat aujourd'hui se situe ailleurs : &lt;i&gt;&#171; Pour p&#233;renniser le syst&#232;me nous voulons obtenir une reconnaissance officielle des familles gouvernantes de la part de la Ddass et du conseil g&#233;n&#233;ral &#187;&lt;/i&gt;. &#192; suivre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, les r&#233;sultats sont d&#233;j&#224; satisfaisants.&lt;i&gt; &#171; Avant qu'on cr&#233;e famille gouvernante on s'&#233;tait rendu compte que les personnes bougeaient beaucoup, comme si elles n'arrivaient pas &#224; se stabiliser. Elles passaient de l'appartement &#224; l'h&#244;pital psychiatrique et vice versa. Aujourd'hui, c'est diff&#233;rent, elles semblent avoir trouv&#233; leur place &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Virgine Serrate. Leur place, elles doivent &#233;galement se la faire au sein du groupe. Ce qui n'est pas toujours &#233;vident. &lt;i&gt;&#171; On s'est rendu compte qu'elles progressaient quand elles avaient un r&#244;le assign&#233; dans la structure, soit le r&#244;le est donn&#233; par la gouvernante soit elles ont trouv&#233; leur place toutes seules &#187;&lt;/i&gt; commente Christian Gassi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roman, 22 ans, le plus jeune r&#233;sident de la maison Edouard Lacour a une place de leader, peut-&#234;tre parce qu'il est le seul &#224; travailler dans un CAT. &lt;i&gt;&#171; Ici l'organisation est facile, financi&#232;rement c'est plus facile &#224; plusieurs et surtout on n'est plus tout seul &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-il. Pour d'autres, comme Odette qui a rencontr&#233; &#171; &lt;i&gt; son copain Alain &lt;/i&gt; &#187; dans la r&#233;sidence, la vie est devenue plus belle depuis qu'elle se vit &#224; deux. Une fois par semaine, Virgine Serrate tout comme Chantal Quillot, r&#233;f&#233;rente pour la r&#233;sidence Rochebrune, rencontrent les r&#233;sidents et la gouvernante pour un tour de table et un point de la semaine. &lt;i&gt;&#171; Parfois, je les rencontre en priv&#233;, dans leur chambre, quand ils ont des choses plus personnelles &#224; dire ou n'arrivent pas &#224; parler en public &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Chantal Quillot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains, familles gouvernantes est la fin d'une errance, le lieu d'h&#233;bergement le plus adapt&#233;. Pour d'autres, en revanche, il s'agit d'une &#233;tape vers plus d'autonomie. Pour eux, l'UDAF du Lot-et-Garonne a mis en place le concept de Maisons relais. Une structure o&#249; chacun poss&#232;de son propre appartement tout en b&#233;n&#233;ficiant du soutien d'un animateur qui les aide &#224; s'ins&#233;rer. Fatima, qui pr&#233;pare de d&#233;licieux repas et &lt;i&gt;&#171; trouve que la vie en collectivite n'est pas toujours facile &lt;/i&gt; &#187; devrait bient&#244;t int&#233;grer le dispositif Maison relais. Odette, quant &#224; elle, attend Alain qui est parti une semaine dans sa famille &#224; Paris. &lt;i&gt;&#171; Le mardi on va chercher les sous &#224; la banque, on ach&#232;te des cigarettes et on va fumer &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-elle. L'apr&#232;s-midi, ils se rendent &#224; l'Amicale, une association cr&#233;&#233;e par des infirmiers psychiatriques et qui propose des tas d'activit&#233;s. Mich&#232;le, qui vient d'arriver va peut-&#234;tre aller &#224; la piscine, elle essaie de rep&#232;rer les bus et Michel en attendant qu'on lui rach&#232;te un petit orgue, le m&#234;me que celui qu'il avait chez ses parents, refait ses gammes sur un petit cahier d'&#233;colier. La vie s'&#233;coule tranquillement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;UDAF du Lot-et-Garonne - T&#233;l. 05 53 69 37 37&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'in&#233;luctable r&#233;forme des tutelles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ineluctable-reforme-des-tutelles</link>
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		<dc:date>2006-06-08T14:02:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Tutelle curatelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Huit cent mille personnes pourraient &#234;tre concern&#233;es &#224; l'horizon 2010 par une mesure de protection juridique. Mais le syst&#232;me ne tourne pas rond. Une r&#233;forme, que les professionnels attendent depuis des ann&#233;es, est de plus en plus &#224; l'ordre du jour. &#192; l'&#233;tat de projet de loi depuis 2003, elle urge v&#233;ritablement, mais de multiples obstacles la reculent d'ann&#233;e en ann&#233;e. La verra-t-on &#233;merger un jour ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, environ 700 000 personnes, soit bien plus de 1 % de la population fran&#231;aise, sont plac&#233;es sous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Huit cent mille personnes pourraient &#234;tre concern&#233;es &#224; l'horizon 2010 par une mesure de protection juridique. Mais le syst&#232;me ne tourne pas rond. Une r&#233;forme, que les professionnels attendent depuis des ann&#233;es, est de plus en plus &#224; l'ordre du jour. &#192; l'&#233;tat de projet de loi depuis 2003, elle urge v&#233;ritablement, mais de multiples obstacles la reculent d'ann&#233;e en ann&#233;e. La verra-t-on &#233;merger un jour ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, environ 700 000 personnes, soit bien plus de 1 % de la population fran&#231;aise, sont plac&#233;es sous un r&#233;gime de protection juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tutelle, curatelle, sauvegarde de justice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois r&#233;gimes de protection juridique ont &#233;t&#233; install&#233;s par la loi du 3 juillet 1968 sur les &#171; incapables majeurs &#187;. Pour l'ann&#233;e 2004 par exemple, ce sont pr&#232;s de 64 000 mesures de protection d&#233;cid&#233;es, le nombre des tutelles &#233;quivalant quasiment &#224; celui des curatelles (31 606 pour les premi&#232;res, 32 031 pour les secondes). La tutelle permet, en cas de d&#233;faillance, &#224; une personne vuln&#233;rable d'&#234;tre repr&#233;sent&#233;e dans les actes de la vie civile. Mais ses droits civiques lui sont retir&#233;s. La curatelle, elle, permet en revanche &#224; la personne concern&#233;e de rester titulaire de ses droits, mais elle sera conseill&#233;e &#8212; contr&#244;l&#233;e ? &#8212; dans les diff&#233;rents actes qu'elle sera amen&#233;e &#224; accomplir : signature de bail, ouverture de compte, succession, vente ou achat de biens mobiliers&#8230; Le &#171; curateur &#187; aura son accord &#224; donner. La curatelle peut &#234;tre &#171; renforc&#233;e &#187; si le juge des tutelles d&#233;cide que les revenus soient directement per&#231;us par le curateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re mesure, la sauvegarde de justice : provisoire, elle prot&#232;ge en principe momentan&#233;ment une personne dont les facult&#233;s sont temporairement alt&#233;r&#233;es. Celle-ci continue de g&#233;rer son patrimoine, conserve son droit de vote, mais&#8230; ne peut pas divorcer. Le plus souvent, cette mesure est antichambre d'un r&#233;gime de tutelle ou de curatelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais, selon les projections de l'Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographiques (INED), le nombre des personnes prot&#233;g&#233;es devrait &#234;tre d'au moins 800 000 en 2010, chiffre susceptible d'avoisiner m&#234;me le million de personnes si le rythme des placements se maintenait. Actuellement, 50 000 nouvelles mesures sont prononc&#233;es chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul exemple : le vieillissement acc&#233;l&#233;r&#233; de la population est, d'&#233;vidence, un facteur important d'accroissement du nombre des tutelles et curatelles. Aujourd'hui, 2, 3 millions de personnes en France ont plus de 80 ans : elles seront vraisemblablement sept millions en 2040. De m&#234;me, 850 000 personnes souffrent de la maladie d'Alzheimer mais, selon un r&#233;cent rapport de l'Office parlementaire d'&#233;valuation des politiques de sant&#233; (OPEPS), 200 000 nouveaux cas sont enregistr&#233;s chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette croissance exponentielle, cette inflation de la protection juridique s'explique donc pour partie par l'allongement de l'esp&#233;rance de vie et le vieillissement des Fran&#231;ais. Plus grave, au-del&#224; de ce ph&#233;nom&#232;ne d&#233;mographique et selon l'aveu m&#234;me des ministres concern&#233;s, &#171; la protection judiciaire des majeurs s'est &#233;cart&#233;e de sa finalit&#233; &#187;. Des mesures sont de plus en plus souvent prononc&#233;es &#224; des fins d'accompagnement social rendu n&#233;cessaire par l'augmentation de la pr&#233;carisation, ind&#233;pendamment de toute alt&#233;ration des facult&#233;s mentales. Il s'agit bien l&#224; d'une &#233;norme et progressive augmentation de mesures qui, dans un contexte certes pr&#233;occupant, ne repr&#233;sentent qu'un &#171; palliatif des insuffisances des dispositifs sociaux &#187;, entra&#238;nant une restriction de droits injustifi&#233;e et ne r&#233;glant pas pour autant les difficult&#233;s des personnes concern&#233;es ! Situation hautement probl&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, le syst&#232;me a presque quarante ans : la protection des majeurs vuln&#233;rables se fonde d'une part sur la loi du 3 janvier 1968 (&#233;tendue aux mineurs par une loi du 3 octobre de la m&#234;me ann&#233;e), organisant les mesures de protection juridique, et d'autre part sur la loi du 18 octobre 1966, instaurant la tutelle aux prestations sociales vers&#233;es pour les adultes. &#192; l'origine, seuls quelques milliers de personnes fragilis&#233;es par un lourd handicap mental (trisomie 21, par exemple) ou par la s&#233;nilit&#233; (Alzheimer&#8230;) avaient vocation &#224; b&#233;n&#233;ficier du dispositif. Aujourd'hui, ce sont donc 700 000 personnes &#226;g&#233;es, handicap&#233;es mentales ou simplement en situation de pr&#233;carit&#233; qui se retrouvent, le plus souvent peu consentantes, &#224; &#171; b&#233;n&#233;ficier &#187; d'un r&#233;gime de protection juridique, chiffre en augmentation de 4 % par an et auquel il convient d'ajouter les personnes plac&#233;es sous tutelle aux prestations sociales (TPS), au nombre de 67 000 adultes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un besoin criant de r&#233;forme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nombreux et r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233;s, les griefs pleuvent : explosion du nombre des mesures prononc&#233;es, placements abusifs et absence de contr&#244;le du travail des curateurs, trop rares juges &#8212; 80 juges des tutelles &#224; plein-temps &#224; l'heure actuelle &#8212; &#233;videmment surcharg&#233;s de travail&#8230; Le nombre de tutelles &#8212; qui repr&#233;sente le majeur vuln&#233;rable dans les actes de la vie courante mais lui supprime ses droits civiques &#8212; a progress&#233; de 34 % entre 1990 et 2005. Celui des curatelles, qui &#171; conseille &#187;, mais laisse la personne concern&#233;e titulaire de ses droits, a &#233;t&#233; multipli&#233; par 2,7 dans le m&#234;me laps de temps (en 2005, 63 % des majeurs prot&#233;g&#233;s &#233;taient sous curatelle). Mais alors que ces mesures sont cens&#233;es &#171; prot&#233;ger le majeur contre lui-m&#234;me et contre les abus dont il pourrait &#234;tre victime &#187; en cas d'&#171; alt&#233;ration des facult&#233;s mentales ou corporelles &#187;, de plus en plus de personnes fragilis&#233;es par un accident de parcours &#8212; licenciement, divorce, alcoolisme&#8230; &#8212; se voient abusivement plac&#233;es sous tutelle ou curatelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on ne se sort, dans le syst&#232;me actuel, que tr&#232;s difficilement d'un placement sous tutelle ! En effet, il n'existe aucune proc&#233;dure de r&#233;examen r&#233;gulier des placements. De m&#234;me, un immense vide reste &#224; combler en mati&#232;re de r&#233;seau d'assistance ou de proc&#233;dure de stimulation permettant &#224; une personne plac&#233;e sous tutelle de reconqu&#233;rir les attributs de la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le scandale est quasiment officiel. De r&#233;centes &#233;tudes &#8212; notamment l'enqu&#234;te en 1998 de l'inspection g&#233;n&#233;rale des finances, de l'inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales et de celle des services judiciaires, ou encore le fameux rapport Favard, en 2000 &#8212; avaient montr&#233; les d&#233;rives progressives du r&#233;gime de protection des majeurs et son inad&#233;quation &#224; la r&#233;alit&#233;. Des ann&#233;es apr&#232;s, les constats restent malheureusement av&#233;r&#233;s, mais aucune r&#233;forme effective ne semble possible. Pourtant, &#171; tout cela appelle une r&#233;forme globale, dont l'objectif serait de tracer une ligne de partage claire entre les mesures de protection juridique et les syst&#232;mes d'aide et d'action sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme, au croisement de la citoyennet&#233;, de la justice sociale et de la solidarit&#233;, appelle la mobilisation de tous les acteurs, au-del&#224; du strict domaine juridique. Elle doit se traduire par une meilleure articulation entre le dispositif civil, qui rel&#232;ve de l'autorit&#233; judiciaire, et les mesures sociales d'accompagnement, essentiellement men&#233;es par les d&#233;partements. Elle repose sur une nouvelle approche plus respectueuse des droits des personnes &#187;, ont d&#233;clar&#233; le 22 mars 2006, devant la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assembl&#233;e nationale, le Garde des sceaux, Pascal Cl&#233;ment, et le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la s&#233;curit&#233; sociale, aux personnes &#226;g&#233;es, aux personnes handicap&#233;es et &#224; la famille, Philippe Bas. Car la n&#233;cessit&#233; et l'urgence de la r&#233;forme sont maintenant proclam&#233;es de toutes parts, depuis presque une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2004, Dominique Perben, alors Garde des sceaux, avait m&#234;me annonc&#233; officiellement une r&#233;forme pour &#171; l'an prochain &#187;. On l'a bien vu : elle n'a pas &#233;t&#233; adopt&#233;e en 2005 comme promis. Coincera-t-elle encore cette ann&#233;e sur les m&#234;mes blocages budg&#233;taires ? Peut-on imaginer qu'elle soit vot&#233;e en 2007, toute charg&#233;e d'&#233;lections ? Alors, quand ? &#192; la Saint-Glinglin ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les avanc&#233;es probables de l'hypoth&#233;tique prochaine loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, le projet de loi exprime sa r&#233;solution de supprimer les mises sous tutelle pour cause de &#171; prodigalit&#233;, intemp&#233;rance ou oisivet&#233; &#187;, termes directement inspir&#233;s du code napol&#233;onien. En outre, une enqu&#234;te m&#233;dico-sociale pr&#233;alable s'assurerait d&#233;sormais du bien fond&#233; de la mise sous tutelle, alors qu'aujourd'hui, un simple certificat m&#233;dical suffit &#224; vous transformer en incapable majeur. Pi&#232;ce importante du changement, la cr&#233;ation d'un &#171; mandat sur incapacit&#233; future &#187; &#8212; directement inspir&#233; des exp&#233;riences conduites avec succ&#232;s au Qu&#233;bec et en Allemagne &#8212; permettrait de d&#233;signer &#224; l'avance une personne comme tuteur en cas de d&#233;faillance pressentie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, la moiti&#233; des tutelles ou curatelles sont confi&#233;es, pour cause d'absence ou d'incapacit&#233; de la famille, &#224; des intervenants ext&#233;rieurs. La triple mission interminist&#233;rielle avait, en 1998 (huit ans d&#233;j&#224; !), &#233;mis des doutes sur la pertinence de nombre d'entre elles : &#171; La d&#233;cision de protection est [trop souvent] prise &#224; l'issue d'une instruction sommaire par un juge isol&#233;, surcharg&#233;, excessivement d&#233;pendant des avis m&#233;dicaux et des associations &#187;. Un des objectifs est donc clairement, dans un premier temps, de d&#233;sengorger la justice et d'adresser ceux qui sont socialement fragilis&#233;s par un accident de parcours aux bureaux d'aide sociale. Or ceux-ci, g&#233;r&#233;s par les conseils g&#233;n&#233;raux, croulent sous la masse de leurs nouvelles comp&#233;tences post-d&#233;centralisation. Alors ? Quels sont les moyens suppl&#233;mentaires pr&#233;vus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des histoires folles sont racont&#233;es, parfois amplifi&#233;es et m&#233;diatis&#233;es, d&#233;frayant la chronique, sous forme par exemple de r&#233;cits de confusions des genres (responsables d'associations g&#233;rant simultan&#233;ment des cabinets priv&#233;s de g&#233;rance de tutelles et des foyers d'h&#233;bergement de personnes handicap&#233;es mentales, profits importants r&#233;alis&#233;s par certains intervenants&#8230;). Mais c'est le syst&#232;me qui est malade. Les associations et principalement les plus importantes &#8212; telles l'Union nationale des associations familiales (Unaf) ou l'Union nationale des associations de parents et amis des personnes handicap&#233;es mentales (Unapei) &#8212; sont responsables d'au moins 25 % des tutelles et sont consid&#233;r&#233;es comme s&#251;res. Toutefois, leur pratique du compte pivot &#8212; l'association s'adjuge les int&#233;r&#234;ts bancaires du patrimoine d'une personne sous tutelle &#8212; leur a &#233;t&#233; reproch&#233;e. Elle devrait dispara&#238;tre avec la nouvelle loi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aujourd'hui, o&#249; en sommes-nous ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les regrets d'usage sur les reports successifs d'une r&#233;forme pourtant aussi n&#233;cessaire, le ministre de la Justice avait d&#233;velopp&#233;, le 22 mars 2006 devant la commission ad hoc de l'Assembl&#233;e nationale, trois axes de r&#233;forme : d&#233;limitation stricte du champ des mesures de protection juridique, renforcement des droits des personnes, professionnalisation des intervenants ext&#233;rieurs &#224; la famille exer&#231;ant les missions de protection juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes de n&#233;cessit&#233;, de subsidiarit&#233; et de proportionnalit&#233; de la protection juridique, affirm&#233;s par la loi de 1968, doivent &#171; retrouver toute leur efficience &#187;. Autrement dit, le placement sous un r&#233;gime de protection juridique doit &#234;tre r&#233;serv&#233; aux seuls cas o&#249; l'alt&#233;ration des facult&#233;s personnelles de l'int&#233;ress&#233; est m&#233;dicalement av&#233;r&#233;e et &#171; lorsqu'aucun autre m&#233;canisme plus l&#233;ger et moins attentatoire aux libert&#233;s individuelles ne peut &#234;tre mis en &#339;uvre &#187;. En clair, ce r&#233;gime ne pourra plus &#8212; enfin &#8212; s'appliquer aux personnes en danger du fait de leur inaptitude &#224; g&#233;rer leurs prestations ou de leur grande pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les personnes effectivement vuln&#233;rables, un &#171; dispositif graduel et progressif &#187; sera mis en place, un volet administratif devant mener, dans un premier temps, des actions personnalis&#233;es d'accompagnement social, avec un contrat sign&#233; avec la personne concern&#233;e, avant que ne soit actionn&#233;, en cas d'&#233;chec, un volet judiciaire plus contraignant mais dont la dur&#233;e n'exc&#233;dera pas deux ans. Le projet supprime aussi les distinctions existant entre les tuteurs ou curateurs et les g&#233;rants de tutelle. En remplacement, il pr&#233;voit la cr&#233;ation d'une nouvelle fonction de &#171; mandataire de protection juridique des majeurs &#187;, exerc&#233;e par les associations ou les personnes physiques d&#233;sign&#233;es par le juge des tutelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, deux tiers des ouvertures de dossiers le sont aujourd'hui &#224; la suite du simple signalement d'un tiers. &#192; l'issue de la r&#233;forme, seuls les membres de la famille, une personne r&#233;sidant avec le majeur ou le procureur de la R&#233;publique pourront saisir le juge, apr&#232;s avoir &#233;ventuellement ordonn&#233; une &#233;valuation m&#233;dico-sociale de l'int&#233;ress&#233;. Enfin, la subsidiarit&#233; implique de se tourner davantage vers la famille, via des formules moins contraignantes, comme la procuration ou la d&#233;signation d'un &#233;poux pour repr&#233;senter son conjoint. Un nouveau m&#233;canisme, on l'a vu, permettra &#224; la personne d'organiser par avance sa protection, au cas o&#249; elle ne pourrait plus pourvoir seule &#224; la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts : le mandat de protection future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me volet, l'affirmation des droits de la personne vuln&#233;rable : nouvelles dispositions donnant la parole &#224; celle-ci &#8212; et &#224; son &#233;ventuel avocat &#8212; au cours de la proc&#233;dure judiciaire, information claire sur les d&#233;cisions prises &#224; son sujet, consentement recherch&#233; au maximum, compte rendu syst&#233;matique des actes faits en son nom&#8230; Concernant la nomination d'un tuteur, la famille et les proches seront privil&#233;gi&#233;s, la nomination d'un intervenant ext&#233;rieur ne se faisant qu'en dernier recours. Le mandat de protection future d&#233;terminera, le cas &#233;ch&#233;ant, l'&#233;tendue et le contenu de la protection, aussi bien patrimoniale que personnelle, et prendra effet lorsque l'incapacit&#233; aura &#233;t&#233; m&#233;dicalement constat&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me volet, concernant les personnes fragiles isol&#233;es ne pouvant compter sur leur entourage pour assurer la protection de leurs int&#233;r&#234;ts : la professionnalisation des intervenants ext&#233;rieurs. L'acc&#232;s &#224; la profession sera soumis &#224; un double agr&#233;ment, celui du pr&#233;fet et celui du procureur de la R&#233;publique. La r&#233;forme est pilot&#233;e par la direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) au minist&#232;re de la Sant&#233;. Le minist&#232;re s'est engag&#233; &#224; ce que le co&#251;t de la formation soit identique, quelle que soit la domiciliation de la personne concern&#233;e et quelle que soit la personne assumant la charge de la tutelle ou de la curatelle. Les intervenants suivront donc une formation professionnelle, devront se soumettre &#224; une &#233;valuation de leur activit&#233; et souscriront une assurance de responsabilit&#233; professionnelle. La pratique des comptes pivots sera prohib&#233;e. Un compte de gestion sera pr&#233;sent&#233; annuellement au greffier en chef, avec toutes les pi&#232;ces justificatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement &#171; disparate et incoh&#233;rent &#187;, le financement des mesures sera harmonis&#233; et un financement public sera mis en place si les ressources de la personne prot&#233;g&#233;e ne lui permettent pas d'assumer le co&#251;t de cette protection. En 2005, les mesures de protection juridique ont co&#251;t&#233; 200 millions d'euros &#224; l'&#201;tat et 180 millions d'euros aux caisses d'allocations familiales. Cr&#233;dits notoirement insuffisants, ayant mis en rupture de tr&#233;sorerie de nombreuses associations d&#232;s l'&#233;t&#233; 2005&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi est pr&#234;te. Reste &#224; la promulguer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme des tutelles devrait donc &#8212; d&#232;s qu'elle verra le jour &#8212; profond&#233;ment modifier la proc&#233;dure en vigueur. Mais les enjeux sont, au plus haut point, financiers : en supprimant l'auto saisine du juge des tutelles &#8212; d&#233;sormais, seuls le Parquet et la famille pourront engager une proc&#233;dure de mise sous tutelle &#8212;, en r&#233;organisant les juridictions d'instance&#8230; Le r&#233;examen des mesures de tutelle tous les cinq ans conduira &#224; ce que 120 000 d&#233;cisions soient prises chaque ann&#233;e pour appr&#233;cier la n&#233;cessit&#233; de maintenir la personne vuln&#233;rable sous ce r&#233;gime. Il faudra donc pr&#233;voir les moyens n&#233;cessaires en personnels (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-auberge-espagnole-sous-protection-juridique' class='spip_in'&gt;lire l'exp&#233;rience men&#233;e &#224; Agen&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces cr&#233;dits &#224; injecter sont probablement le facteur principal du blocage actuel. Un autre passage oblig&#233; &#233;tant l'acc&#233;l&#233;ration des n&#233;gociations avec les conseils g&#233;n&#233;raux sur ces nouvelles prises en charge &#224; assumer. Il est en effet grand temps. Quatre f&#233;d&#233;rations de tutelles avaient encore alert&#233; le ministre sur la &#171; gravit&#233; de leur situation financi&#232;re &#187; le 10 mars 2006. L'Unaf, la Fnat, l'Unapei et l'Unasea &#8212; qui affirment g&#233;rer la protection juridique de 220 000 personnes vuln&#233;rables et employer 7000 professionnels &#8212; d&#233;non&#231;aient le non-paiement par l'&#201;tat des services depuis six mois : &#171; Les associations ne peuvent accepter que l'&#201;tat n'honore pas sa dette, alors que dans un m&#234;me temps, il attend d'elles qu'elles r&#233;pondent &#224; des crit&#232;res de qualit&#233; et &#224; des conventions d'objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce fait, beaucoup de nos structures sont actuellement en &#233;tat de cessation de paiements, imminente ou av&#233;r&#233;e et ce, malgr&#233; le recours maximal aux concours bancaires &#187;. Tout en rappelant l'urgence de la r&#233;forme du dispositif. Re&#231;ues avec c&#233;l&#233;rit&#233; quatre jours plus tard, les associations ont pu entendre les engagements du directeur de cabinet du ministre : paiement des arri&#233;r&#233;s d'ici &#224; la fin du mois, et nouveau point lors d'une r&#233;union programm&#233;e en mai prochain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les f&#233;d&#233;rations ont pu enregistrer l'optimisme du minist&#232;re quant &#224; l'avanc&#233;e du projet de r&#233;forme, qui serait actuellement &#171; retravaill&#233; &#187; avec la Chancellerie. &#171; Une r&#233;forme s'impose, qui associe le respect de la personne, la transparence et la s&#233;curisation des gestions, la participation et l'information des familles &#187;, pr&#233;conise aussi le dernier rapport du m&#233;diateur de la R&#233;publique pour qui il est urgent d'instaurer &#171; un dispositif de gestion budg&#233;taire et d'accompagnement social, dot&#233; des financements n&#233;cessaires, et d'organiser un statut et une r&#233;mun&#233;ration pour les tuteurs professionnels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour des comptes a r&#233;cemment &#233;t&#233; saisie d'une demande d'enqu&#234;te sur les tutelles par la commission des finances de l'Assembl&#233;e nationale. On rappelle partout le caract&#232;re &#171; prioritaire &#187; de cette affaire. Tout le monde attend.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'in&#233;luctable r&#233;forme des tutelles</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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		<title>Le nouveau paysage de l'action sociale et m&#233;dico-sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-nouveau-paysage-de-l-action-sociale-et-medico-sociale</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>800</dc:subject>

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&lt;p&gt;Initi&#233; en 2005, ce rendez-vous annuel, v&#233;ritable &#233;tat des lieux de notre secteur, est honor&#233; avec bonheur par vingt auteurs qui font le point sur les derniers d&#233;veloppements de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e. Il y est d'abord question de l'acte II de la d&#233;centralisation qui a laiss&#233; l'&#201;tat ma&#238;tre de la d&#233;finition, de l'am&#233;nagement et de la modification de l'action sociale, mais qui a d&#233;sign&#233; les conseils g&#233;n&#233;raux comme chefs de file de son organisation concr&#232;te. Les autres collectivit&#233;s sont positionn&#233;es bien plus en retrait, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH147/arton1294-9491c.jpg?1693468827' width='110' height='147' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233; en 2005, ce rendez-vous annuel, v&#233;ritable &#233;tat des lieux de notre secteur, est honor&#233; avec bonheur par vingt auteurs qui font le point sur les derniers d&#233;veloppements de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y est d'abord question de l'acte II de la d&#233;centralisation qui a laiss&#233; l'&#201;tat ma&#238;tre de la d&#233;finition, de l'am&#233;nagement et de la modification de l'action sociale, mais qui a d&#233;sign&#233; les conseils g&#233;n&#233;raux comme chefs de file de son organisation concr&#232;te. Les autres collectivit&#233;s sont positionn&#233;es bien plus en retrait, les communes se contentant de garder les CCAS et les r&#233;gions de g&#233;rer l'agr&#233;ment des &#233;coles de formations professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En laissant ainsi &#224; l'&#201;tat la protection sociale des actifs ins&#233;r&#233;s et en d&#233;partementalisant l'aide apport&#233;e aux inactifs, aux insolvables et aux personnes en difficult&#233;, le l&#233;gislateur a rompu avec le mod&#232;le solidariste qui privil&#233;giait l'int&#233;gration de l'ensemble de la population dans un syst&#232;me global et relativement homog&#232;ne. On retrouve cette perte d'&#233;galit&#233; de traitement des citoyens dans la mise en place de la quatri&#232;me branche de protection sociale qu'est la Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie. La couverture du risque d&#233;pendance, &#233;mergeant au XXe si&#232;cle, mais qui va s'av&#233;rer pr&#233;dominant au XXIe, se situe bien elle aussi, au croisement du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral et de l'aide sociale sous condition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie est-elle modulable en fonction des ressources de la personne. Imagine-t-on un salari&#233; &#234;tre rembours&#233; de ses frais m&#233;dicaux proportionnellement &#224; ses revenus ? La question des personnes &#226;g&#233;es se posera dans les ann&#233;es &#224; venir avec d'autant plus d'acuit&#233; que les besoins sont loin d'&#234;tre satisfaits par les pr&#233;visions de dotation. On pr&#233;voit en effet 15 000 recrutements professionnels quand on il en faudrait 250 000, du moins si l'on veut que le quota fran&#231;ais de 4 salari&#233;s pour 10 r&#233;sidents se rapproche de celui de l'Allemagne et des Pays bas (8 pour 10) ou de celui de la Suisse et du Danemark (10 &#224; 12 pour 10). Quant aux places en institution, on en cr&#233;e 10 000, alors qu'il en faudrait 40 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre pays, le vieillissement est con&#231;u comme relevant naturellement des familles, alors qu'ailleurs, il est consid&#233;r&#233; &#224; juste raison comme un enjeu de soci&#233;t&#233; &#224; part enti&#232;re. M&#234;me d&#233;calage en ce qui concerne le logement. L'effort consid&#233;rable assur&#233; entre 1955 et 1975 pour permettre de faire correspondre l'offre et la demande, s'est effondr&#233; depuis. Alors m&#234;me que l'esp&#233;rance de vie n'a cess&#233; de s'allonger, que le nombre de s&#233;parations de couples a explos&#233; et que les familles monoparentales ont augment&#233;, les constructions de lieux d'habitation accusent un d&#233;ficit de pr&#232;s de 900 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'ensemble de ces d&#233;fis, le travail social renforce ses capacit&#233;s de coop&#233;ration. Ainsi, les secteurs sociaux et sanitaires mesurent chaque jour les difficult&#233;s qu'ils rencontrent : pour les premiers &#224; assumer la dimension sociale et les second &#224; faire face aux complications mentales des m&#234;mes populations auxquelles les uns et les autres sont confront&#233;s. D'o&#249; la multiplication des fili&#232;res, de r&#233;seaux territorialis&#233;s ou nationaux destin&#233;s &#224; s'informer mutuellement, &#224; faciliter la connaissance r&#233;ciproque et &#224; encourager un travail de collaboration (sans que cela implique la fusion ou la confusion des r&#244;les et des rep&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux directeurs, ils se doivent d'accumuler des comp&#233;tences improbables : celles de &#171; laver plus blanc que blanc, de faire plus avec moins, de ma&#238;triser les caprices m&#233;t&#233;orologiques pour ne pas &#234;tre responsables de la canicule, des inondations&#8230; de g&#233;rer des dotations insuffisantes, de prot&#233;ger usagers et salari&#233;s contre tout &#233;v&#233;nement ou d&#233;sagr&#233;ment, de se taire et d'avaler sa salive quand il est mis en examen parce que pr&#233;suppos&#233; a priori maltraitant &#187; (p.188).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2006 (200 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Travail social et sociologie de la modernit&#233;</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>800</dc:subject>

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&lt;p&gt;La modernisation s'est accompagn&#233;e d'un mouvement jubilatoire de lib&#233;ration des individus. Mais elle a aussi &#233;t&#233; marqu&#233;e par une fragilisation et une pr&#233;carisation croissantes : bien que les soci&#233;t&#233;s actuelles soient plus prosp&#232;res que toutes celles qui ont exist&#233;, jamais le sentiment d'&#233;chec relatif et d'insatisfaction n'a &#233;t&#233; aussi fort. La perte d'adh&#233;sion &#224; tout projet collectif s'est traduite par l'ins&#233;curit&#233; et l'effondrement de la confiance dans les valeurs fondatrices. La d&#233;traditionnalisation et la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La modernisation s'est accompagn&#233;e d'un mouvement jubilatoire de lib&#233;ration des individus. Mais elle a aussi &#233;t&#233; marqu&#233;e par une fragilisation et une pr&#233;carisation croissantes : bien que les soci&#233;t&#233;s actuelles soient plus prosp&#232;res que toutes celles qui ont exist&#233;, jamais le sentiment d'&#233;chec relatif et d'insatisfaction n'a &#233;t&#233; aussi fort. La perte d'adh&#233;sion &#224; tout projet collectif s'est traduite par l'ins&#233;curit&#233; et l'effondrement de la confiance dans les valeurs fondatrices. La d&#233;traditionnalisation et la d&#233;sinstitutionnalisation ont annul&#233; les m&#233;canismes int&#233;grateurs sans qu'aucun processus d'insertion ne vienne les remplacer. &#192; la confiance dans le progr&#232;s et dans l'avenir a succ&#233;d&#233; un doute syst&#233;matique qui s'insinue face aux solutions collectives et qui renforce encore l'individualisme et le repli sur soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail social se trouve au c&#339;ur de ces probl&#233;matiques. Les fondements de son action reposent sur deux principes compl&#233;mentaires : la justice et la solidarit&#233;. Pourtant, il est condamn&#233; &#224; ne jamais pouvoir r&#233;soudre totalement les difficult&#233;s des populations aupr&#232;s desquelles il intervient. Ce, du fait de la contradiction majeure de toute soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique entre libert&#233; et &#233;galit&#233;. Si on laisse la libert&#233; se d&#233;ployer sans limites, le traitement &#233;quilibr&#233; entre les citoyens sera de plus en plus compromis. Si on favorise au contraire l'&#233;galit&#233;, c'est la possibilit&#233; de faire et d'agir totalement &#224; sa guise qui sera menac&#233;e. C'est tout l'art du travail social que de s'appuyer sur les contraintes normalisatrices pour accompagner les processus d'insertion, tout en s'en affranchissant pour pr&#233;server un espace social permettant au sujet de s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs d&#233;clinent cette r&#233;alit&#233; en la confrontant &#224; diff&#233;rents th&#232;mes : l'adolescent suicidaire, les mutations de la soci&#233;t&#233; postindustrielle, le renouvellement de la question du handicap&#8230; et d&#233;montrent comment les individus lib&#233;r&#233;s de la tradition &#171; sont devenus d&#233;pendants d'institutions sociales, scolaires, de conseils m&#233;dicaux et psychologiques qui sont autant de modes de contr&#244;le des comportements &#187; (p.31).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Seli Arslan, 2005 (190 p. ; 23,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Solidarit&#233; internationale : Nos concitoyens Roms</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Solidarite-internationale-Nos-concitoyens-Roms</link>
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		<dc:subject>800</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le cadre d'une campagne d'&#233;ducation au d&#233;veloppement et &#224; la solidarit&#233; internationale, trois r&#233;seaux pr&#233;sentent actuellement une exposition p&#233;dagogique qui retrace un itin&#233;raire migratoire sp&#233;cifique : celui des Roms. Qui devraient, d&#232;s l'an prochain, int&#233;grer l'Union europ&#233;enne &lt;br class='autobr' /&gt;
En mai 2004, l'Union europ&#233;enne int&#233;grait la Tch&#233;quie, la Slov&#233;nie, la Hongrie et quelques autres, l'arriv&#233;e de la Bulgarie et de la Roumanie &#233;tant pr&#233;vue pour l'ann&#233;e prochaine. Tony Gatlif, dont le film Transylvania sortira sur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre d'une campagne d'&#233;ducation au d&#233;veloppement et &#224; la solidarit&#233; internationale, trois r&#233;seaux pr&#233;sentent actuellement une exposition p&#233;dagogique qui retrace un itin&#233;raire migratoire sp&#233;cifique : celui des Roms. Qui devraient, d&#232;s l'an prochain, int&#233;grer l'Union europ&#233;enne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mai 2004, l'Union europ&#233;enne int&#233;grait la Tch&#233;quie, la Slov&#233;nie, la Hongrie et quelques autres, l'arriv&#233;e de la Bulgarie et de la Roumanie &#233;tant pr&#233;vue pour l'ann&#233;e prochaine. Tony Gatlif, dont le film Transylvania sortira sur les &#233;crans le 4 octobre, estimait &#224; Cannes qu'&#171; elle [la Roumanie] le vaut : elle est riche, superbe &#187;. Or, la Roumanie compte 24 millions d'habitants, dont 10 % sont Roms. Mais, au fur et &#224; mesure des si&#232;cles derniers, ceux-ci se sont trouv&#233;s discrimin&#233;s, voire r&#233;duits en esclavage ; les nazis avaient d&#233;cid&#233; leur extermination en 1940 (un demi-million d'hommes, femmes et enfants p&#233;riront dans les camps de la mort). Plus r&#233;cemment, au d&#233;but des ann&#233;es 1990 &#8212; &#224; la chute du mur de Berlin &#8212;, des mouvements nationalistes ont &#233;merg&#233;, avec pers&#233;cutions syst&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1971, une organisation mondiale compos&#233;e de Roms de diff&#233;rents pays, l'Union romani internationale, avait adopt&#233; un drapeau et un hymne (&#171; Gelem, gelem &#187;, &#171; J'ai march&#233;, j'ai march&#233; &#187;) et demand&#233; que la terminologie Rom se substitue aux diff&#233;rents termes employ&#233;s souvent p&#233;jorativement, tels que &#171; boh&#233;mien &#187;, &#171; manouche &#187;, &#171; gitan &#187;, &#171; tsigane &#187; ou &#171; romanichel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, entre 280 000 et 320 000 personnes sont administrativement recens&#233;es en tant que &#171; gens du voyage &#187; ; parmi elles, une majorit&#233; est consid&#233;r&#233;e comme d'origine rom, mais beaucoup d'autres ne sont pas comptabilis&#233;es, bien que pr&#233;sentes de longue date sur le territoire fran&#231;ais. Les comit&#233;s de soutien et associations travaillant aupr&#232;s des Roms en France t&#233;moignent r&#233;guli&#232;rement des discriminations dont ceux-ci restent victimes au quotidien : expulsions des terrains qu'ils occupent, stigmatisations diverses, &#233;norme retard pris dans l'application de la loi Besson (2000) obligeant les communes de plus de 5000 habitants &#224; cr&#233;er des aires d'accueil, probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; et de sant&#233; dans les bidonvilles, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un droit au travail exceptionnellement accord&#233; &#8212; rares sont ceux &#224; obtenir un droit d'asile &#8212;, une assurance maladie improbable, mais aussi des expulsions dans des conditions indignes vers les pays d'origine. Rappelons que le ministre de l'Int&#233;rieur a fix&#233;, dans une d&#233;claration aux pr&#233;fets en septembre 2005, l'objectif de 25 000 expulsions de migrants irr&#233;guliers dans l'ann&#233;e. Mais, m&#234;me expuls&#233;s, les Roms finissent par revenir dans un d&#233;lai de trois &#224; six mois : M&#233;decins du monde estime ainsi que depuis 2003, le nombre de Roms vivant en Ile-de-France n'a pas diminu&#233;, malgr&#233; les expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Roms victimes d'une &#171; discrimination structurelle grave &#187;, selon le Parlement europ&#233;en&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2006, le gouvernement roumain prenait des ordonnances incitant leurs ressortissants &#224; rentrer au pays, sans confiscation de passeport. Reste que l'int&#233;gration par le logement y demeure probl&#233;matique, la mortalit&#233; infantile atteint un taux alarmant (20, 43 d&#233;c&#232;s pour 1000 naissances, contre 4,2/1000 en France), l'offre de soins y est tr&#232;s insuffisante&#8230; Le ch&#244;mage des Roms est bien plus &#233;lev&#233; que pour la moyenne de la population, et un Rom touche en moyenne 12 lei (34 &#8364;) par mois alors que le salaire minimum national est du double. La moiti&#233; de la population seulement dispose d'installations sanitaires et d'un acc&#232;s &#224; une eau de qualit&#233;. Les efforts de scolarisation des enfants roms se heurtent au rejet et aux pr&#233;jug&#233;s tenaces subis par ces familles consid&#233;r&#233;es comme d&#233;sint&#233;ress&#233;es par l'&#233;ducation de leurs enfants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques initiatives europ&#233;ennes sont apparues, finan&#231;ant des campagnes de communication bilingue (romani/roumain, tch&#232;que ou hongrois) ou luttant contre la s&#233;gr&#233;gation. Le 28 avril 2005, le Parlement europ&#233;en avait m&#234;me adopt&#233; une r&#233;solution sur &#171; la discrimination structurelle grave, la pauvret&#233; et l'exclusion sociale &#187; dont sont victimes les Roms. Cr&#233;&#233; en 2000, le collectif Romeurope regroupe associations de d&#233;fense des droits et comit&#233;s de soutien locaux. Organisation juridique internationale d'int&#233;r&#234;t public, le centre europ&#233;en des droits des Roms est engag&#233; dans diverses actions de lutte contre le racisme. &#192; l'initiative de la Finlande, un forum europ&#233;en des Roms et gens du voyage a pass&#233; un accord de partenariat avec le Conseil de l'Europe en d&#233;cembre dernier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opre Roma ! (&#171; Debout les Roms &#187;) est une exposition de seize panneaux (60 x 80), accompagn&#233;e d'un livret de 36 pages, r&#233;alis&#233;e par la Ligue des droits de l'homme (LDH), M&#233;decins du monde et Solidarit&#233; la&#239;que&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'expo peut &#234;tre achet&#233;e (42 &#8364;) &#224; l'association La Case - BP 106 - 95400 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quatre tranches th&#233;matiques &#8212; &#171; Qui sont les Roms ? &#187;, &#171; Les conditions de s&#233;jour et les droits des Roms migrants en France &#187;, &#171; Le retour des Roms en Roumanie &#187; et &#171; Initiatives europ&#233;ennes de solidarit&#233; et d'int&#233;gration des Roms &#187; &#8212; peuvent aider l'animateur &#224; construire sa s&#233;ance en utilisant ce d&#233;coupage par parties ou en gardant le fil rouge de l'itin&#233;raire du migrant. A priori con&#231;ue pour un public scolaire lyc&#233;en, elle peut &#233;videmment s'adapter &#224; d'autres publics : maisons de quartier, associations, centres de loisirs, maisons de solidarit&#233;, centres sociaux&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'expo peut &#234;tre achet&#233;e (42 &#8364;) &#224; l'association La Case - BP 106 - 95400 Villiers-le-Bel&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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