<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=419&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;duction des risques : &#224; quand la vraie reconnaissance ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reduction-des-risques-a-quand-la-vraie-reconnaissance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Reduction-des-risques-a-quand-la-vraie-reconnaissance</guid>
		<dc:date>2006-06-01T09:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9169-e99fb.png?1694185709' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_799_-_basse_def.pdf" length="14838342" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>STEP : au-del&#224; du distributeur de seringues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/STEP-au-dela-du-distributeur-de-seringues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/STEP-au-dela-du-distributeur-de-seringues</guid>
		<dc:date>2006-06-01T08:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le programme d'&#233;change de seringues STEP a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1995 par l'association Espoir Goutte d'Or. Depuis, STEP ne cesse d'&#233;voluer. Avant-poste d'observation des usages de drogue, il est le cr&#233;ateur du premier kit de r&#233;duction des risques &#224; destination des fumeurs de crack. Lieu d'accueil, il offre aux usagers de drogue du mat&#233;riel, des informations mais aussi des possibilit&#233;s de mieux-&#234;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une poign&#233;e de main au-dessus du comptoir. Ce premier contact, avant tout, entre l'accueillant et l'accueilli comme un (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le programme d'&#233;change de seringues STEP a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1995 par l'association Espoir Goutte d'Or. Depuis, STEP ne cesse d'&#233;voluer. Avant-poste d'observation des usages de drogue, il est le cr&#233;ateur du premier kit de r&#233;duction des risques &#224; destination des fumeurs de crack. Lieu d'accueil, il offre aux usagers de drogue du mat&#233;riel, des informations mais aussi des possibilit&#233;s de mieux-&#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une poign&#233;e de main au-dessus du comptoir. Ce premier contact, avant tout, entre l'accueillant et l'accueilli comme un pont entre deux mondes. Boulevard de la Chapelle &#224; Paris, il est 17 heures 30 au local de STEP, le programme d'&#233;change de seringues de l'association Espoir Goutte d'Or, l'&#233;quipe l&#232;ve le rideau de fer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='STEP (Seringues, Tampons, Eau st&#233;rile, Pr&#233;servatifs) - 56 bd de la Chapelle - (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les premi&#232;res personnes entrent, elles s'approchent du comptoir sous lequel le mat&#233;riel est stock&#233;. &#171; Bonjour, &#231;a va ? &#187;, lance Lenneke, animatrice de pr&#233;vention. &#171; Oui, &#231;a va &#187;, r&#233;pond l'homme. &#171; Tu veux un th&#233;, un caf&#233; ? &#187;. &#171; Un caf&#233;, s'il te plait &#187;. Lenneke le lui pr&#233;pare et apporte : &#171; Tu peux me rappeler ton code ? &#187; L'homme &#233;num&#232;re des initiales et une date de naissance. Lenneke le note sur un grand cahier, ce code permet de suivre les personnes, de comptabiliser les passages. &#171; De quoi as-tu besoin ? &#187;. Elle lui pr&#233;pare son mat&#233;riel et le lui tend dans un sac plastique semblable &#224; celui d'une pharmacie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un local transparent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une grande baie vitr&#233;e laisse entrer toute la lumi&#232;re dans ce local propre et color&#233; par les &#339;uvres d'art des artistes du quartier et des usagers. Une transparence voulue, destin&#233;e &#224; combattre les fantasmes et les peurs qu'un lieu ferm&#233; aux regards aurait pu alimenter dans le voisinage. Une passerelle au rez-de-chauss&#233;e permet d'acc&#233;der au comptoir de distribution. De cette passerelle, le regard plonge au sous-sol : la salle des ateliers. Un jeune de 20 ans est entr&#233;, il vient prendre un kit-base, cet outil de r&#233;duction des risques pour les fumeurs de crack que l'association a mis au point en concertation avec les usagers. Avant de partir, il lance &#224; Alberto Torres, le chef de service : &#171; Je te ram&#232;nerai une petite sculpture la prochaine fois ! Salut ! &#187; Des sculptures, des peintures couvrent les murs et tous les recoins de STEP. Dans le socle d'une sculpture repr&#233;sentant un homme encha&#238;n&#233; qui tente de se raccrocher &#224; une antenne de radio, l'artiste a enferm&#233; toutes les capsules du Skenan (morphine) qu'il prenait. L&#224;-haut, sur le rebord de la baie vitr&#233;e, un buste de femme dont des t&#234;tes de mort semblent vouloir sortir. Au mur de la salle des ateliers, une peinture avec au centre un m&#233;got scotch&#233;, derni&#232;re trace qu'un ami de l'artiste a laiss&#233;e avant de mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les deux mois, un vernissage est organis&#233; &#224; STEP. Il est ouvert &#224; tout public et les habitants du quartier sont de plus en plus nombreux &#224; venir, une r&#233;ussite pour Alberto dont la volont&#233; est d'&#233;viter &#224; tous prix de faire de STEP un ghetto. Dans la m&#234;me optique, l'attention &#224; l'entourage est constante. &#171; Allez, ne restez pas l&#224;, sinon on sera oblig&#233; de fermer ! &#187;. La voix de Nordine, animateur de pr&#233;vention, est ferme, il est sorti pour disperser le petit attroupement qui venait de se former devant les portes. &#171; Chut ! &#187;, relance r&#233;guli&#232;rement l'&#233;quipe pour faire diminuer le volume sonore. &#171; Le voisinage ne doit pas &#234;tre g&#234;n&#233; &#187;, tranche Alberto. Les consignes sont claires et respect&#233;es bien qu'aucun panneau d'interdiction ne soit visible. Ainsi, depuis un an, le local est devenu non-fumeur, aussi bien pour les membres de l'&#233;quipe que pour les usagers, pourtant rien ne le signale, une question de respect mutuel pour Alberto. &#171; Je ne suis pas un distributeur de mat&#233;riel, je suis un &#234;tre humain qui rencontre d'autres &#234;tres humains, si je l'accueille avec respect, la personne me le rendra &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, les incidents sont rares, souvent r&#233;gl&#233;s par les usagers eux-m&#234;mes qui remettent rapidement &#224; leur place celui ou celle qui d&#233;rape. &#171; Exprime-toi bien ! Si tu lui dis pas que t'as besoin d'un kit-base, comment tu veux qu'elle comprenne ? &#187; Un homme, parmi les usagers, prend la d&#233;fense de Lenneke. La tension monte un peu derri&#232;re le comptoir o&#249; une personne semble tellement abrutie par la drogue qu'elle n'arrive pas &#224; formuler sa demande, elle s'&#233;nerve. L'&#233;quipe ne r&#233;agit pas, ce sont les autres usagers qui lui disent de se calmer : Arr&#234;te un peu ! &#187;. Alberto n'a pris la d&#233;cision de baisser le rideau de fer que cinq fois en trois ans face &#224; des personnes devenues dangereuses pour elles-m&#234;mes et pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Casser le rythme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un couple vient d'entrer, l'homme demande un kit-base et accepte volontiers un petit caf&#233;, sa femme se lave le visage au-dessus de l'&#233;vier install&#233; juste &#224; c&#244;t&#233; du comptoir. Un jeune homme s'attarde comme s'il voulait repousser l'instant du retour &#224; la rue. Il demande un deuxi&#232;me caf&#233; et se renseigne aupr&#232;s de Lenneke : il souhaite rencontrer une assistante sociale. Un autre homme entre et marche rapidement vers le comptoir. Nordine lance un bonjour et tend une main. L'homme tapote sur le comptoir nerveusement et prend la main sans r&#233;pondre mais en &#233;pelant rapidement son code. Nordine tente de le ralentir : &#171; Tu veux boire quelque chose ? &#187; &#171; Non, non, r&#233;pond l'homme, donne-moi une steribox &#187;. La conversation s'arr&#234;tera l&#224;, l'homme repartira avec son mat&#233;riel, il est press&#233; de consommer et n'entendra aucun message. &#171; Souvent, ils ont le produit dans la poche et veulent aller vite &#187;, pr&#233;cise Alberto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de l'&#233;quipe est de briser ce rythme, faire reculer l'urgence, les retenir un instant. Difficile lorsque les passages sont nombreux, Lenneke reconna&#238;t qu'au d&#233;but elle n'arrivait pas &#224; rester calme, surtout &#224; partir de 2003, lorsque l'&#233;quipe a commenc&#233; &#224; distribuer le kit-base. La file active de l'association a alors tripl&#233; mais les budgets sont rest&#233;s les m&#234;mes et la taille de l'&#233;quipe aussi. Alberto a mis en place une petite r&#233;union avant chaque permanence pour parler des difficult&#233;s. Une mise au point qui a aid&#233; Lenneke : &#171; Nous nous sommes alors dit : essayons d'aller tranquillement. Les usagers sont dans l'urgence, la survie, si nous sommes nous-m&#234;me stress&#233;s, cela ne va pas les aider. La premi&#232;re fois que j'ai essay&#233; d'&#234;tre hyper tranquille, je me suis rendu compte que j'arrivais &#224; servir autant de monde dans le m&#234;me temps. J'&#233;tais plus calme et eux aussi du coup &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Donner du bien-&#234;tre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est 20h 30 et d&#233;j&#224; une centaine de personnes sont pass&#233;es. Lenneke explique &#224; un crackeur : &#171; Si tu te coupes le doigt avec ta lame de cutter, que tu l'as emprunt&#233; &#224; un copain qui s'est coup&#233; aussi, tu peux attraper l'h&#233;patite C, fais attention &#187;. Le jeune homme est attentif aux explications de Lenneke, puis il lance : &#171; Tu fais du roller ? &#187; &#171; Oui &#187;, r&#233;pond Lenneke. &#171; Parce que moi, j'y arrive pas ! &#187; &#171; Ah bon, ben c'est pas tr&#232;s difficile&#8230; &#187;, et la conversation se poursuit sur la technique des roulettes. Vite, les ombres de la maladie ont laiss&#233; place aux petites joies du quotidien. Une ambiance recherch&#233;e. &#171; Je veux faire beaucoup plus que de la simple distribution, je veux m'occuper du bien-&#234;tre des usagers, cr&#233;er du lien, redonner de la dignit&#233; aux personnes &#187;. Alberto est un tenace. Les ateliers se sont multipli&#233;s depuis son arriv&#233;e &#224; STEP : musique, informatique, sophrologie, massage&#8230; les consultations aussi : juridique, m&#233;dicale, alcoologie&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alberto est particuli&#232;rement fier d'un atelier : l'atelier pieds et mains. &#171; Quand Alberto m'a soign&#233; les pieds, raconte un usager, je m'en souviens, j'avais RDV &#224; 18 heures. On a pass&#233; une heure &#224; discuter pendant qu'il s'occupait de mes pieds. Tu sais quand tu entres, mais tu sais jamais quand t'en sors ! Une fois, j'ai vu quelqu'un arriver &#224; genoux pour voir Alberto tellement ses pieds lui faisaient mal. Pendant quatre jours, ce type n'avait pas arr&#234;t&#233; de marcher et de consommer. Le crack, c'est comme un anesth&#233;siant, tu ne sens plus la douleur, tu n'as plus faim, plus soif, plus sommeil. Et puis, il a arr&#234;t&#233; de fumer pendant deux heures, il a eu une descente et l&#224; il a d&#251; se mettre &#224; genoux tellement la douleur &#233;tait forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alberto l'a soign&#233; pendant trois heures, je m'en souviens, le tissu de ses chaussettes s'&#233;tait incrust&#233; dans ses pieds&#8230; &#187;. Laver, enlever les peaux mortes qui rendent la marche douloureuse, prendre le temps qu'il faut pour que la personne puisse repartir debout. La s&#233;ance a lieu dans le seul endroit clos du local, une petite pi&#232;ce &#224; part au sous-sol o&#249; Alberto aime mettre de la musique : &#171; C'est un endroit magique o&#249; tu t'isoles avec la personne, tu es en contact intime avec elle, elle me parle, on discute, on prend notre temps&#8230; &#187;. Un temps pr&#233;cieux, arrach&#233; &#224; l'urgence de la survie dans laquelle vivent la plupart des usagers, notamment les crackeurs. &#171; Le crack d&#233;socialise facilement. Tu fumes pendant une semaine et tu ne t'occupes plus de toi, tu ne te laves pas, tu ne manges pas, tu ne penses &#224; rien d'autre qu'&#224; ta consommation &#187;, explique Alberto. Difficile alors de prendre le pas sur cette survie au quotidien, c'est le pari de certains ateliers de STEP comme l'atelier musique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'art en substitut&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Philippe est th&#233;oriquement en vacances, pourtant il ne peut manquer ce rendez-vous du mardi soir : la r&#233;p&#233;tition. Une &#233;ch&#233;ance importante approche : le groupe de 12 musiciens de l'atelier va ouvrir la f&#234;te de la Goutte d'Or et il faut assurer ! Il est 21 heures, les chaises sont plac&#233;es en cercle dans ce gymnase de la Goutte d'Or pr&#234;t&#233; pour les r&#233;p&#233;titions. Le percussionniste, aux mains enfl&#233;es par l'injection de Subutex, fait office de technicien. Il branche les amplis, r&#232;gle la sono ; les musiciens calent leur instrument, guitare, basse, synth&#233;, djemb&#233;, maracas&#8230; Tous jouent dans leur coin et le brouhaha semble indomptable, puis Bob se met &#224; chanter. La basse s'approprie le morceau et la deuxi&#232;me guitare s'accroche. Le chaos du d&#233;but s'organise, s'&#233;claire et la musique &#233;clate, l'&#233;nergie monte en fl&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouss, dit Cam&#233;l&#233;on, r&#233;cite ses textes sur la musique, il s'&#233;nerve, s'engueule avec Philippe sur une histoire de micro, mais le groupe ne cesse pas de jouer et la concentration gagne sur les tensions. Le rythme du deuxi&#232;me morceau qui encha&#238;ne est &#224; d&#233;crocher les c&#339;urs, l'&#233;nergie est maximale. Un instant, la drogue semble &#234;tre oubli&#233;e, la musique a arrach&#233; une heure &#224; l'urgence. Le temps passe &#224; toute vitesse. Il est 22h 30, la r&#233;p&#233;tition est finie. Le groupe se disperse ; tous seront l&#224;, ils l'assurent, au prochain rendez-vous&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='En 2005, le programme STEP a enregistr&#233; 24 064 passages dont 20 151 passages (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;STEP (Seringues, Tampons, Eau st&#233;rile, Pr&#233;servatifs) - 56 bd de la Chapelle - 75018 Paris. T&#233;l. 01 42 64 23 21&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En 2005, le programme STEP a enregistr&#233; 24 064 passages dont 20 151 passages d'usagers de drogue. La file active compte 2662 diff&#233;rents usagers contre 2 546 personnes en 2004. Les femmes sont peu nombreuses mais en augmentation constante depuis 2004, elles repr&#233;sentaient, en 2005, 17 % des personnes re&#231;ues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande majorit&#233; des personnes, 77 %, &#224; plus de 30 ans, dont 25 % plus de 41 ans. Seules 42 % des personnes disent avoir un h&#233;bergement stable, les autres vivent &#224; la rue (17 %), dans leur famille (17 %), en squat (11 %), en h&#233;bergement d'urgence (7 %) et 80 % se d&#233;clarent sans emploi dont 44 % disent ne jamais avoir eu d'emploi stable. Lorsqu'ils sont interrog&#233;s sur leur consommation au cours des deux derniers mois, 80 % des usagers disent avoir consomm&#233; du crack, 55 % du Subutex, 25 % de la coca&#239;ne, 25 % du Skenan, 19 % de la m&#233;thadone, 14 % de l'h&#233;ro&#239;ne, 7 % de l'Ecstasy et 5 % du LSD. 35 % des personnes disent consommer des produits en association&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bus m&#233;thadone : faciliter l'acc&#232;s &#224; la substitution</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Bus-methadone-faciliter-l-acces-a-la-substitution</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Bus-methadone-faciliter-l-acces-a-la-substitution</guid>
		<dc:date>2006-06-01T08:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Bus m&#233;thadone de Paris offre un acc&#232;s facilit&#233; &#224; la substitution pour des usagers aux parcours complexes. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le bus peut-&#234;tre utilis&#233; de mille mani&#232;res &#187;. Elisabeth Avril, la responsable du Bus m&#233;thadone de M&#233;decins du monde souligne la diversit&#233; des parcours rencontr&#233;s : &#171; Certains entrent dans un projet de soins avec abstinence, d'autres sont dans une optique de d&#233;pannage, d'autres encore se servent du bus comme d'une passerelle vers des structures m&#233;dico-sociales&#8230;. Les parcours eux-m&#234;mes sont souvent (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Bus m&#233;thadone de Paris offre un acc&#232;s facilit&#233; &#224; la substitution pour des usagers aux parcours complexes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le bus peut-&#234;tre utilis&#233; de mille mani&#232;res &#187;&lt;/i&gt;. Elisabeth Avril, la responsable du Bus m&#233;thadone de M&#233;decins du monde souligne la diversit&#233; des parcours rencontr&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Certains entrent dans un projet de soins avec abstinence, d'autres sont dans une optique de d&#233;pannage, d'autres encore se servent du bus comme d'une passerelle vers des structures m&#233;dico-sociales&#8230;. Les parcours eux-m&#234;mes sont souvent chaotiques : les personnes viennent puis disparaissent, font des projets, sont claires, puis replongent &#187;.&lt;/i&gt; Mais Elisabeth Avril en est persuad&#233;e, toutes ces personnes ne seraient peut-&#234;tre pas entr&#233;es dans un programme de substitution aux opiac&#233;s sans le bus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettre l'acc&#232;s rapide &#224; la substitution pour des usagers en errance, tel est l'objectif du bus m&#233;thadone de M&#233;decins du monde. Tous les jours de l'ann&#233;e, week-ends et jours de f&#234;te compris, l'itin&#233;raire parisien ne change pas : gare de l'Est de 14h 30 &#224; 16h, porte de la Chapelle de 16h 30 &#224; 17h 30 et Nation de 18h &#224; 19h 30. Dix-sept salari&#233;s, m&#233;decins, infirmi&#232;res, travailleurs sociaux, pharmacienne&#8230; et treize b&#233;n&#233;voles se relaient pour qu'un minimum de trois personnes soient pr&#233;sentes &#224; chaque permanence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Entrer en contact&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un grand bus RATP am&#233;nag&#233; en centre sp&#233;cialis&#233; de soins pour les toxicomanes (CSST), roulant. &#192; l'avant, la partie accueil permet &#224; une dizaine d'usagers d'entrer dans le bus en m&#234;me temps. Un comptoir est install&#233; dans le sens de la longueur, une porte ouvre ensuite sur un guichet de distribution de la m&#233;thadone. Les personnes y entrent une par une et peuvent prendre le produit dans un minimum d'intimit&#233;. L'arri&#232;re est am&#233;nag&#233; pour des entretiens. Mais le bus n'est pas le premier lieu d'accueil, tout nouvel arrivant doit d'abord s'inscrire au lieu fixe, le centre M&#233;decins du monde de Parmentier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, le bouche &#224; oreille aidant, la plupart des nouveaux venus se rendent directement au centre pour le premier contact. &lt;i&gt;&#171; C'est un accueil anonyme, gratuit, sans rendez-vous, cinq jours par semaine du lundi au vendredi. Le jour m&#234;me, ils peuvent commencer leur traitement &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Elisabeth Avril. Rien &#224; voir avec d'autres CSST o&#249; les listes d'attente sont longues et les rendez-vous fix&#233;s &#224; 15 jours d'intervalle. &lt;i&gt;&#171; Face &#224; ce type d'obstacles, ceux que nous rencontrons au bus ne seraient pas entr&#233;s dans la substitution &#187;&lt;/i&gt;, estime Elisabeth Avril. Une fois pass&#233; le premier rendez-vous d'inscription, les personnes vont directement au bus sauf si elles sont convoqu&#233;es au lieu fixe en cas de probl&#232;me ou sur leur demande, pour un rendez-vous plus approfondi avec un des membres de l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la m&#233;thadone est plus qu'un simple produit de substitution : &lt;i&gt;&#171; Nous entrons en contact avec les gens par le biais de la m&#233;thadone, nous leur donnons d'abord des informations pour &#233;viter les contaminations VIH et VHC, pour r&#233;duire les dommages li&#233;s aux usages de drogue. Plus loin, nous pouvons aussi accompagner un projet de soins ou un projet social comme de retrouver un logement ou le RMI &#187;&lt;/i&gt;. Contrairement &#224; d'autres CSST, l'objectif n'est pas l'abstinence des usagers - bien que cela puisse &#234;tre, bien s&#251;r, leur d&#233;marche personnelle- mais l'am&#233;lioration de leurs conditions de vie et de leur connaissance des risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de garder ce cap face aux nouvelles r&#233;alit&#233;s du terrain. R&#233;sultat de l'errance et de la mis&#232;re, la polyconsommation est une des nouvelles difficult&#233;s rencontr&#233;es par l'&#233;quipe du bus.&lt;i&gt; &#171; Quelqu'un qui a de l'argent ach&#232;te de l'h&#233;ro&#239;ne de bonne qualit&#233; et ne consomme que cela, or la plupart des personnes que nous rencontrons aujourd'hui n'ont pas d'argent. Elles consomment des produits de mauvaise qualit&#233; et comme elles ne se sentent toujours pas bien, elles y ajoutent de l'alcool, des tranquillisants, du crack&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Que faire face &#224; cela ? Le bus refuse parfois de d&#233;livrer de la m&#233;thadone lorsque l'&#233;quipe juge que l'interaction peut &#234;tre dangereuse, la personne est appel&#233;e &#224; revenir le lendemain ou le surlendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224;, l'&#233;quipe tente de cerner le produit qui pose le plus de probl&#232;me et de travailler dessus. &lt;i&gt;&#171; Nous prenons les probl&#232;mes les uns apr&#232;s les autres. Nous essayons aussi d'am&#233;liorer les questions de logement, de ressources, de proposer un projet de postcure ou de sevrage&#8230; Lorsqu'ils vont tr&#232;s mal, nous pouvons les faire hospitaliser une semaine ou deux, le temps qu'ils se posent, qu'ils se reconstituent un petit peu&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Un accompagnement souvent handicap&#233; par l'absence de papiers des personnes. &lt;i&gt;&#171; Cette ann&#233;e, dans les 256 nouveaux inscrits, nous avons par exemple 45 personnes venues d'ex-URSS, ce sont toutes des sans-papiers. Nous avons aussi beaucoup de sans-papiers asiatiques &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Elisabeth Avril. Le bus accueille une proportion plus importante de sans-papiers que d'autres CSST : &lt;i&gt;&#171; La possibilit&#233; de projets pour eux est restreinte vu qu'ils n'ont pas de papiers, pas de statut, pas d'acc&#232;s au travail, pas d'acc&#232;s au logement&#8230;. Les autres centres craignent l'embolie et limitent leurs admissions &#187;&lt;/i&gt;. Reste le bus dont l'objectif premier se trouve l&#224; justifi&#233; : ouvrir la substitution &#224; tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;duction des risques chez les usagers de drogue </title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-reduction-des-risques-chez-les-usagers-de-drogue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-reduction-des-risques-chez-les-usagers-de-drogue</guid>
		<dc:date>2006-06-01T08:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face &#224; la mont&#233;e de l'&#233;pid&#233;mie de VIH/sida parmi les injecteurs de drogue, les pouvoirs public ont d&#251;, voil&#224; pr&#232;s de vingt ans, se r&#233;soudre &#224; l'&#233;vidence et accepter la politique de r&#233;duction des risques. Aujourd'hui, cette politique a fait ses preuves mais reste toujours menac&#233;e de repr&#233;sailles par les partisans d'une r&#233;pression de l'usage de drogue. Une bataille de la morale bien pensante contre le pragmatisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Apr&#232;s un certain nombre de progr&#232;s, nous sommes dans une p&#233;riode de stagnation, voire de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Toxicomanie" rel="tag"&gt;Toxicomanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sida" rel="tag"&gt;Sida&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la mont&#233;e de l'&#233;pid&#233;mie de VIH/sida parmi les injecteurs de drogue, les pouvoirs public ont d&#251;, voil&#224; pr&#232;s de vingt ans, se r&#233;soudre &#224; l'&#233;vidence et accepter la politique de r&#233;duction des risques. Aujourd'hui, cette politique a fait ses preuves mais reste toujours menac&#233;e de repr&#233;sailles par les partisans d'une r&#233;pression de l'usage de drogue. Une bataille de la morale bien pensante contre le pragmatisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s un certain nombre de progr&#232;s, nous sommes dans une p&#233;riode de stagnation, voire de r&#233;gression &#187;&lt;/i&gt;. Val&#232;re Rogissart est responsable de la mission Rave &#224; M&#233;decins du monde et d'une association de r&#233;duction des risques, Sida parole. Il est amer face aux derni&#232;res attaques contre la r&#233;duction des risques : &lt;i&gt;&#171; Passe encore si nous n'avions rien fait, mais la r&#233;duction des risques a montr&#233; son efficacit&#233; : de 30 % de contamin&#233;s par VIH lors d'injection intraveineuse au d&#233;but de l'&#233;pid&#233;mie, nous sommes aujourd'hui &#224; moins de 3 % &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le contexte historique Une h&#233;catombe. Morts par overdose mais aussi morts du (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller plus loin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette victoire n'est pas unique : le nombre d'overdoses a consid&#233;rablement baiss&#233;, la qualit&#233; de vie des personnes s'est am&#233;lior&#233;e et les usagers suivis dans des programmes de substitution sont en augmentation constante (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Bus-methadone-faciliter-l-acces-a-la-substitution' class='spip_in'&gt;lire l'article sur le bus m&#233;thadone de Paris&lt;/a&gt;). Reste que la r&#233;duction des risques balance sans cesse entre r&#233;ussite incontestable sur le terrain et absence de r&#233;elle reconnaissance officielle. L'exemple de la cr&#233;ation des centres d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogue (CAARUD) en est une illustration. Obtenu gr&#226;ce au lobbying associatif, l'inscription des structures de r&#233;duction des risques dans le droit commun est une reconnaissance officielle de leur efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, leur actuelle mise en place montre des carences budg&#233;taires publiques importantes : de 10 % &#224; 30 % de moins que le budget 2004, selon les lieux. Le risque est, qu'au lieu de servir la p&#233;rennit&#233; des structures, leur institutionnalisation entra&#238;ne la diminution des &#233;quipes, voire la mort de certaines associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il y a encore beaucoup &#224; faire, notamment pour tenter de juguler l'augmentation dramatique des contaminations par les h&#233;patites. &lt;i&gt;&#171; On nous reproche que la r&#233;duction des risques ne marche pas avec les h&#233;patites, comme si c'&#233;tait la faute des acteurs !&lt;/i&gt;, s'emporte Val&#232;re Rogissart. &lt;i&gt;Or, la raison est que la logique de la r&#233;duction des risques n'a pas &#233;t&#233; pouss&#233;e assez loin ! Le virus de l'h&#233;patite est beaucoup plus r&#233;sistant et se transmet plus facilement par voie sanguine que le virus du sida. Il faut donc d&#233;velopper de nouveaux outils, mieux couvrir le territoire national en mati&#232;re de r&#233;duction des risques, enfin penser aux salles d'injection qui permettraient un meilleur accompagnement&#8230; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/STEP-au-dela-du-distributeur-de-seringues' class='spip_in'&gt;lire le reportage &#224; l'association Espoir Goutte d'or&lt;/a&gt;). Aller plus loin, le contexte n'y semble pas favorable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tentative de recul&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Impossible de lutter contre le sida sans les usagers, impossible de faire de la r&#233;duction des risques sans les consommateurs de drogue,&lt;/i&gt; estime Val&#232;re Rogissart.&lt;i&gt; Lorsque ces usagers s'associent et participent au mouvement pour faire avancer la sant&#233; publique, il ne faut que les encourager &#187;&lt;/i&gt;. Or, c'est pour d&#233;noncer ces associations communautaires, comme Asud et Techno +, que 78 d&#233;put&#233;s de l'UMP ont adress&#233; une lettre au Premier ministre, demandant la cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te sur ces associations et sur la mission interminist&#233;rielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cible facile &#187;&lt;/i&gt; selon Val&#232;re Rogissart, dans ce contexte d'id&#233;ologie s&#233;curitaire. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde est &#233;videmment d'accord pour lutter contre la drogue, mais quand cela se termine par la lutte contre les drogu&#233;s, nous connaissons les d&#233;g&#226;ts que cela peut faire &#187;&lt;/i&gt;. Dans la m&#234;me optique, selon Val&#232;re Rogissart, la possible classification dans les stup&#233;fiants du Subutex - utilis&#233; comme substitution aux opiac&#233;s - p&#233;nalisera les usagers et non le trafic, pourtant cible officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La MILDT souhaite le classement du Subutex pour r&#233;pondre aux d&#233;tournements des prescriptions. Ce produit de substitution, &#224; la diff&#233;rence de la m&#233;thadone plus encadr&#233;e, peut &#234;tre d&#233;livr&#233; pour 28 jours par un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste sur ordonnance s&#233;curis&#233;e. La r&#233;alit&#233; du trafic est reconnue de tous mais ne concernerait, selon la Caisse nationale d'assurance maladie, qu'un tr&#232;s petit nombre de patients, soit 2 % des 85 000 personnes qui, en 2005, se sont vu prescrire du Subutex. &lt;i&gt;&#171; Il faut que ces patients soient mieux encadr&#233;s, il faut prendre des mesures administratives pour limiter ce trafic mais pas classer le Subutex dans les stup&#233;fiants,&lt;/i&gt; analyse Val&#232;re Rogissart.&lt;i&gt; Nous craignons qu'il devienne alors un objet plus int&#233;ressant de trafic et qu'il emp&#234;che l'acc&#232;s aux soins d'un certain nombre de personnes. Tout le circuit de prescription et de d&#233;livrance sera rigidifi&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Un recul dangereux dans un contexte o&#249; m&#234;me l'acc&#232;s &#224; l'information est remis en cause, comme l'illustre l'interdiction du testing.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sistances&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aller vers les usagers de drogues sans les juger et o&#249; qu'ils en soient dans leur parcours, afin de les informer sur les risques li&#233;s aux produits psychoactifs et aux pratiques de consommation &#187;&lt;/i&gt;. Lors du Teknival le 1er mai 2006, M&#233;decins du monde rappelle le principe de base de la r&#233;duction de risques et annonce que ses &#233;quipes utiliseront le testing en d&#233;pit de son interdiction depuis avril 2005. Pratique de reconnaissance pr&#233;somptive de produits, la fiabilit&#233; de ce test est remise en cause.&lt;i&gt; &#171; Le testing est d'abord un outil de contact, or la r&#233;duction des risques est une clinique du lien : comment cr&#233;er ce lien sans outil de contact ? &#187;,&lt;/i&gt; interroge Val&#232;re, m&#234;me s'il reconna&#238;t que le test doit &#234;tre am&#233;lior&#233;. Mais dans ce domaine, rien ne presse, il n'existe pas de &#171; sida du teuffeur &#187;, or c'est bien l'h&#233;catombe du sida chez les usagers de drogue qui a oblig&#233; les pouvoirs publics &#224; accepter du bout des l&#232;vres la r&#233;duction des risques et leurs balbutiements sont toujours d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Le contexte historique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une h&#233;catombe. Morts par overdose mais aussi morts du sida au cours des ann&#233;es 80, les usagers de drogue par voie intraveineuse meurent par centaine dans l'indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale. La mobilisation des acteurs de terrain mais aussi la peur d'une propagation du VIH/sida vers la population g&#233;n&#233;rale poussent le gouvernement &#224; prendre une premi&#232;re mesure en 1987. Mich&#232;le Barzach, alors ministre de la Sant&#233; permet par d&#233;cret, la vente libre de seringues. Un premier pas vers la r&#233;duction des risques qui s'appuie sur un constat : puisqu'il est impossible d'emp&#234;cher l'usage de drogue, mieux vaut l'accompagner pour que la personne prenne le moins de risque possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, M&#233;decins du monde engage un premier programme d'&#233;change de seringues &#224; Paris, dans l'ill&#233;galit&#233; totale car la r&#233;duction des risques, en acceptant la r&#233;alit&#233; de l'usage des drogues, entre en contradiction avec l'objectif affich&#233; par l'&#201;tat : la lutte contre la drogue et l'&#233;radication de la toxicomanie. La loi de 1970, toujours en vigueur, est &#224; ce titre &#233;loquente. Elle punit l'usage de drogue par la prison, une loi en contradiction totale avec l'accompagnement et le non-jugement que pr&#244;nent les acteurs de la r&#233;duction des risques. Ce paradoxe am&#232;ne la politique de r&#233;duction des risques &#224; s'appliquer dans la semi-clandestinit&#233;. Une premi&#232;re reconnaissance publique a lieu en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone Veil, ministre de la Sant&#233;, pr&#233;sente un dispositif institutionnel de r&#233;duction des risques, valid&#233; ensuite par d&#233;cret, qui pr&#233;voit la cr&#233;ation de programmes d'&#233;change de seringues, de boutiques bas seuil accueillant des usagers sans exiger d'abstinence, la mise en vente de kits contenant des seringues st&#233;riles en pharmacie, le d&#233;veloppement des programmes de substitution alors embryonnaires - seules quelques 50 personnes se trouvaient officiellement sous m&#233;thadone. Une grande avanc&#233;e, pas encore la reconnaissance. Il faudra attendre le 9 ao&#251;t 2004 pour que la r&#233;duction des risques soit officiellement inscrite dans la loi de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mort de l'asile. Histoire de l'antipsychiatrie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-mort-de-l-asile-Histoire-de-l-antipsychiatrie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-mort-de-l-asile-Histoire-de-l-antipsychiatrie</guid>
		<dc:date>2006-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a peu de chance pour que ce livre fasse la Une des m&#233;dias ou que son auteur soit invit&#233; dans l'une de ces &#233;missions &#224; la mode o&#249; se fabriquent les best-sellers. Au contraire m&#234;me ! Pour peu que son existence soit remarqu&#233;e, il y a fort &#224; parier que le livre sera critiqu&#233;, raill&#233;, marginalis&#233; et jet&#233; aux rancards de l'histoire par ceux-l&#224; m&#234;mes qui, comme son auteur, furent un jour sur les barricades de mai 68 et engag&#233;s dans tous les combats contre toutes les formes d'enfermements : du Goulag ou des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychiatrie" rel="tag"&gt;Psychiatrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton1285-0c822.jpg?1694185709' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a peu de chance pour que ce livre fasse la Une des m&#233;dias ou que son auteur soit invit&#233; dans l'une de ces &#233;missions &#224; la mode o&#249; se fabriquent les best-sellers. Au contraire m&#234;me ! Pour peu que son existence soit remarqu&#233;e, il y a fort &#224; parier que le livre sera critiqu&#233;, raill&#233;, marginalis&#233; et jet&#233; aux rancards de l'histoire par ceux-l&#224; m&#234;mes qui, comme son auteur, furent un jour sur les barricades de mai 68 et engag&#233;s dans tous les combats contre toutes les formes d'enfermements : du Goulag ou des camps de concentration, de l'asile ou de la prison. &#171; Non seulement, l'h&#244;pital psychiatrique est d&#233;nonc&#233;, mais en plus, cette remise en cause est ins&#233;r&#233;e dans la contestation de la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. C'est le syst&#232;me capitaliste qui est critiqu&#233; &#187; (p.43).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre est le t&#233;moignage de toute une &#233;poque que l'on a de la peine &#224; imaginer aujourd'hui, non pas qu'elle fut lointaine puisque moins d'une cinquantaine d'ann&#233;es nous en s&#233;pare, mais parce que plus personne n'ose la raconter. Cette &#233;poque-l&#224; est pourtant celle des luttes contre une violence exerc&#233;e par des hommes sur d'autres hommes en toute impunit&#233; puisqu'elle se commettait en principe pour les gu&#233;rir, et donc pour leur bien. Dans le sillage de Ronald Laing, en Grande-Bretagne, ou de David Cooper, aux &#201;tats-Unis, Jacques Lesage de La Haye appartient au mouvement fran&#231;ais de l'antipsychiatrie qui, &#224; partir des ann&#233;es 60, d&#233;nonce l'asile comme &#233;tant le symbole des enclaves totalitaires. Pour ce mouvement-l&#224; et ses rares d&#233;fenseurs, ils seront peut-&#234;tre moins d'une demi-douzaine dans les ann&#233;es 90, il n'y a pas d'autres mani&#232;res de d&#233;fendre la psychiatrie que de supprimer l'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point de vue est le reflet d'un combat id&#233;ologique extr&#234;me, mais qui pourtant jamais ne m&#233;prise, m&#234;me s'il les critique, les choix d'un r&#233;formisme port&#233;s par Fran&#231;ois Tosquelles et F&#233;lix Guattari (la psychiatrie institutionnelle), Lucien Bonnaf&#233; (la sectorisation) ou bien encore Claude Sigala (&#224; travers la cr&#233;ation des lieux de vie). Pour un lecteur contemporain, il para&#238;t difficile voire impossible d'adh&#233;rer sans condition aux positions et aux propos tenus par l'auteur, mais n'est-ce pas l&#224; justement la valeur et l'int&#233;r&#234;t d'un tel &#233;crit. En retra&#231;ant l'histoire id&#233;ologique et politique de la psychiatrie, Jacques Lesage de La Haye &#233;claire d'un regard nouveau l'&#233;tat pitoyable dans laquelle celle-ci se trouve aujourd'hui. Et rien que pour cela, l'auteur et son livre valent le d&#233;tour ! Par ailleurs, il n'y a pas tant d'ouvrages sur l'histoire r&#233;cente de la psychiatrie pour bouder la lecture de celui-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Libertaires, 2006 (213 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>P&#233;dagogie de l'autonomie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pedagogie-de-l-autonomie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Pedagogie-de-l-autonomie</guid>
		<dc:date>2006-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Maintenant, il est n&#233;cessaire et urgent de faire l'union des peuples et d'organiser la r&#233;bellion contre la menace qui nous atteint, celle de la n&#233;gation de nous-m&#234;mes en tant qu'&#234;tres humains soumis &#224; la &#8220;f&#233;rocit&#233;&#8221; de l'&#233;thique du march&#233; &#187; (p.137). Paulo Freire, p&#233;dagogue br&#233;silien mort en 1997, n'est pas seulement l'une des figures les plus admirables de la p&#233;dagogie contemporaine, il fut aussi l'un de ceux qui, dans la mouvance de philosophes comme Corn&#233;lius Castoriadis, comprirent tr&#232;s t&#244;t que la plus grande (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pedagogie" rel="tag"&gt;P&#233;dagogie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton1286-6105d.jpg?1694185709' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Maintenant, il est n&#233;cessaire et urgent de faire l'union des peuples et d'organiser la r&#233;bellion contre la menace qui nous atteint, celle de la n&#233;gation de nous-m&#234;mes en tant qu'&#234;tres humains soumis &#224; la &#8220;f&#233;rocit&#233;&#8221; de l'&#233;thique du march&#233; &#187; (p.137). Paulo Freire, p&#233;dagogue br&#233;silien mort en 1997, n'est pas seulement l'une des figures les plus admirables de la p&#233;dagogie contemporaine, il fut aussi l'un de ceux qui, dans la mouvance de philosophes comme Corn&#233;lius Castoriadis, comprirent tr&#232;s t&#244;t que la plus grande menace pour l'homme &#233;tait la mont&#233;e de l'analphab&#233;tisme, de l'ignorance et de l'insignifiance. Il n'y a de libert&#233; possible que pour des peuples instruits et, d&#232;s lors, libres de d&#233;terminer leurs choix en toute conscience !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette v&#233;rit&#233; que Paulo Freire n'a eu de cesse de d&#233;fendre tout au long de sa vie et qui se retrouve d&#233;clin&#233;e tout au long de cet excellent texte qu'est La p&#233;dagogie de l'autonomie. Difficile d'extraire une phrase de ce livre sans vouloir aussit&#244;t citer la suivante, et celle d'apr&#232;s et encore celle qui suit. Tout au long des chapitres, le texte parle de curiosit&#233;, d'humilit&#233;, de g&#233;n&#233;rosit&#233;, de disponibilit&#233;, de plaisir, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi s'en va la lecture au gr&#233; des mots qui font de l'&#233;ducation non pas une contrainte mais une f&#234;te. Il n'est pas besoin de souffrir pour apprendre, m&#234;me si apprendre est loin d'&#234;tre une activit&#233; facile. Mais plut&#244;t que d'en faire un combat opposant le ma&#238;tre &#224; l'&#233;l&#232;ve, Paulo Freire trace des pistes qui m&#232;nent vers une alliance possible de l'enseignant et de l'apprenant. Celle-ci ne se fait pas sur le dos des savoirs puisque Paulo Freire rappelle qu'il n'a &#171; jamais compris la pratique &#233;ducative comme une exp&#233;rience &#224; laquelle manquerait la rigueur organisatrice de la n&#233;cessaire discipline intellectuelle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, cette alliance sert une pratique &#233;ducative con&#231;ue &#171; comme un exercice constant en faveur de la production et du d&#233;veloppement de l'autonomie des &#233;ducateurs et des apprenants &#187; (p.153). Par les temps qui courent, ne pas lire Paulo Freire &#233;quivaut &#224; un acte de d&#233;sertion face &#224; cette nouvelle forme de totalitarisme qu'est la n&#233;gation de la nature humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi faut-il remercier Jean-Claude R&#233;gnier, le traducteur, pour l'effort tenace et patient qu'il a fourni pour mettre &#224; notre port&#233;e la langue de Paulo Freire, ce formidable &#233;veilleur de la curiosit&#233; d'apprendre. Lors d'une toute r&#233;cente rencontre, Jean-Claude R&#233;gnier nous confiait les difficult&#233;s et les obstacles rencontr&#233;s pour aller jusqu'au bout de cette traduction et de cette publication. Qu'il en soit donc sinc&#232;rement remerci&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (192 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'accessibilit&#233;, au-del&#224; des promesses &#233;lectorales</title>
		<link>https://www.lien-social.com/l-accessibilite-au-dela-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/l-accessibilite-au-dela-des</guid>
		<dc:date>2006-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chirac en avait fait une priorit&#233;, un &#171; grand chantier &#187; du quinquennat. La loi du 11 f&#233;vrier 2005 a rappel&#233; aux administrations certaines de leurs obligations quant &#224; la prise en charge du handicap. R&#233;cemment, &#224; Paris, la SNCF mettait en lumi&#232;re son &#171; laboratoire de l'accessibilit&#233; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but 2005, des cheminots, yeux band&#233;s ou oreilles bouch&#233;es, avaient test&#233; vingt-six grandes gares en fauteuil roulant, dressant le brutal constat d'un parcours d'obstacles et identifiant mille difficult&#233;s. Celles-ci sont (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-799-" rel="tag"&gt;799&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chirac en avait fait une priorit&#233;, un &#171; grand chantier &#187; du quinquennat. La loi du 11 f&#233;vrier 2005 a rappel&#233; aux administrations certaines de leurs obligations quant &#224; la prise en charge du handicap. R&#233;cemment, &#224; Paris, la SNCF mettait en lumi&#232;re son &#171; laboratoire de l'accessibilit&#233; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;but 2005, des cheminots, yeux band&#233;s ou oreilles bouch&#233;es, avaient test&#233; vingt-six grandes gares en fauteuil roulant, dressant le brutal constat d'un parcours d'obstacles et identifiant mille difficult&#233;s. Celles-ci sont d'ailleurs mieux rep&#233;r&#233;es pour les personnes en fauteuil roulant que pour les handicap&#233;s sensoriels ou mentaux. Parmi 900 millions de voyageurs qui, chaque ann&#233;e, transitent par les diff&#233;rentes gares, 430 000 personnes en situation de handicap ont &#233;t&#233; aid&#233;es par la SNCF l'an dernier (dont 147 500 en fauteuil roulant et 109 000 aveugles). Certes, les derni&#232;res gares construites &#8212; celles du TGV M&#233;diterran&#233;e par exemple &#8212; et les trains de la derni&#232;re g&#233;n&#233;ration apportent quelques am&#233;liorations. Mais force est de constater &#8212; exemple parmi d'autres &#8212; que les hauteurs des quais restent tr&#232;s diff&#233;rentes, variant entre 38,5 cm et 1,10 m&#232;tre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une gare laboratoire de l'accessibilit&#233; &#233;tait inaugur&#233;e le 18 mai &#224; Paris-Montparnasse en pr&#233;sence de Jacques Chirac, s'il vous pla&#238;t. Dans un premier temps et jusqu'en juillet, des enqu&#234;teurs recueilleront les suggestions des voyageurs handicap&#233;s pour am&#233;liorer l'accessibilit&#233; : personnes aveugles et malvoyantes sur les bandes podotactiles de guidage au sol, voyageurs sourds et malentendants sur les &#171; boucles magn&#233;tiques &#187; branch&#233;es sur la sono des guichets de vente, clients en fauteuil sur la hauteur des panneaux d'information et sur les &#233;l&#233;vateurs permettant de passer du quai au train&#8230; Pour l'ensemble des personnes handicap&#233;es, un visio-guichet sera test&#233;, permettant d'entrer en contact avec un agent d&#232;s l'entr&#233;e dans la gare, de m&#234;me qu'un ascenseur muni de commandes visuelles et sonores, avec des propositions de signal&#233;tique simplifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des parcours seront test&#233;s, avec bornes visio-sonores de guidage, marquage en braille, traitement des escalators. D&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233;, le personnage virtuel Clara &#8212; qui traduit en langue des signes des annonces sonores &#8212; doit &#234;tre valid&#233; et d&#233;velopp&#233;. Des th&#232;mes li&#233;s aux nouvelles technologies sont actuellement examin&#233;s, tel le transfert d'informations sur t&#233;l&#233;phone portable ou la g&#233;olocalisation. L'enqu&#234;te devrait porter au total sur plus de 1200 personnes handicap&#233;es et 600 valides. &#192; l'issue de cette exp&#233;rimentation, la SNCF arr&#234;tera les &#233;quipements entrant dans le cadre de l'am&#233;nagement des gares.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dix ans maximum pour la mise en conformit&#233; des lieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 16 f&#233;vrier dernier, un comit&#233; consultatif des personnes handicap&#233;es et &#224; mobilit&#233; r&#233;duite avait vu le jour, avec trois commissions de travail : sur l'accessibilit&#233; des gares, l'&#233;laboration d'un sch&#233;ma directeur d'accessibilit&#233; national (qui devront &#234;tre &#233;labor&#233;es avant le 12 f&#233;vrier 2008) et l'am&#233;nagement des trains. En septembre prochain, une r&#233;union pl&#233;ni&#232;re doit faire le point des avanc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus ou moins convaincantes, quelques nouveaut&#233;s sont mises en avant : un TGV accessible &#224; tous, pens&#233; en concertation avec les associations de personnes handicap&#233;es, devrait voir le jour en&#8230; 2012. Un guichet &#171; pour tous &#187; est en train de faire son apparition, avec fa&#231;ade incurv&#233;e permettant aux clients en fauteuil roulant d'avoir une transaction plus confortable. Un autorail grande capacit&#233; a progressivement &#233;t&#233; mis en service dans diff&#233;rentes r&#233;gions, offrant une bonne accessibilit&#233; aux voyageurs en fauteuil roulant. Un nouveau service, Acc&#232;s plus, permettra &#224; un voyageur handicap&#233; d'organiser son trajet depuis son entr&#233;e dans la gare de d&#233;part jusqu'&#224; sa sortie de la gare d'arriv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les douze directions r&#233;gionales de R&#233;seau ferr&#233; de France (RFF) sont dot&#233;es d'un correspondant &#171; accessibilit&#233; &#187;, a rappel&#233; son pr&#233;sident, Michel Boyon, en promettant l'ach&#232;vement de diff&#233;rents diagnostics pour la fin de l'ann&#233;e. Quelques priorit&#233;s ont &#233;t&#233; d&#233;finies : mise en place, chaque ann&#233;e, de cent kilom&#232;tres de bandes d'&#233;veil de vigilance en bordure de quai ; rehaussement des quais, m&#234;me partiel ; quinze nouvelles gares mises en accessibilit&#233; d'ici &#224; la fin 2006, et quarante en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es stipule que les &#233;tablissements recevant du public doivent permettre &#224; toute personne handicap&#233;e d'y acc&#233;der, d'y circuler et d'y recevoir les informations diffus&#233;es. Un d&#233;lai de dix ans maximum est accord&#233; pour la mise en conformit&#233; des lieux (avec d&#233;rogations exceptionnelles en cas d'impossibilit&#233;s techniques, de contraintes li&#233;es &#224; la conservation du patrimoine architectural ou de disproportion entre les am&#233;liorations apport&#233;es et leurs cons&#233;quences). Du pain sur la planche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
