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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Une &#034;carte professionnelle&#034; d&#233;livr&#233;e par les autorit&#233;s de tutelle !</title>
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		<dc:subject>796</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Bernard Monnier, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; membre du Conseil technique des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle analyse faites-vous des violences polici&#232;res &#224; l'&#233;gard des jeunes dans les quartiers sensibles, et de celles plus r&#233;centes et de plus en plus fr&#233;quentes &#224; l'encontre des &#233;ducateurs de rue ? Que faire face aux &#171; violences polici&#232;res &#187; dont se plaignent de plus en plus les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, &#224; l'&#233;gard des jeunes mais aussi envers eux ? Une &#171; carte (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Bernard Monnier, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; membre du Conseil technique des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle analyse faites-vous des violences polici&#232;res &#224; l'&#233;gard des jeunes dans les quartiers sensibles, et de celles plus r&#233;centes et de plus en plus fr&#233;quentes &#224; l'encontre des &#233;ducateurs de rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire face aux &#171; violences polici&#232;res &#187; dont se plaignent de plus en plus les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, &#224; l'&#233;gard des jeunes mais aussi envers eux ? Une &#171; carte professionnelle &#187;, d&#233;livr&#233;e par les autorit&#233;s de tutelle comme l'imagine une association parisienne (soit dit en passant, l'union des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e de Paris n'a jamais port&#233; un tel projet), serait-elle une r&#233;ponse pertinente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette image de &#171; professionnel prot&#233;g&#233; &#187; ne mettrait-elle pas les &#233;ducateurs en situation potentielle ou r&#233;elle de distance et de m&#233;fiance, voire de rejet, par rapport aux populations jeunes qui attendent une proximit&#233; relationnelle de confiance ? En effet, la pertinence de la pratique de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e repose sur la l&#233;gitimit&#233; relationnelle bas&#233;e sur la confiance que les &#233;ducateurs peuvent &#233;laborer avec les jeunes, et non sur une attache administrative qui les prot&#233;gerait de tous risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De plus, la pression exerc&#233;e sur la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e pour &#171; d&#233;noncer &#187; les jeunes en difficult&#233; peut-elle favoriser cette violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finalit&#233; de la pratique &#233;ducative ne peut &#234;tre assujettie &#224; des objectifs s&#233;curitaires, m&#234;me si cette pratique, &#224; la place o&#249; elle est, contribue &#224; la s&#233;curit&#233;. C'est la m&#234;me chose pour les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e quand ils s'opposent &#224; une transmission syst&#233;matique d'informations nominatives qu'ils savent contradictoire avec la confiance, indispensable condition de leur action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e m&#234;me que cette centralisation d'informations favoriserait une meilleure efficience des pratiques &#233;ducatives et sociales ne ressort pas de l'exp&#233;rience. Certes il faut que les acteurs institutionnels d'un territoire se connaissent, soient au fait des pratiques mutuelles, puissent enrichir r&#233;ciproquement leur connaissance des milieux de vie et se concerter sur des situations particuli&#232;res. Cependant, les liens qu'ils doivent assurer entre eux ne peuvent aller &#224; l'encontre du respect de chaque sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est dans une situation de tension permanente. Ne l'a-t-elle pas toujours &#233;t&#233; dans son histoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa connaissance des milieux de vie, la relation forte qu'elle engage avec les jeunes et les groupes les plus vuln&#233;rables, la placent sous la pression continue de ceux qui pensent que des proc&#233;dures centralis&#233;es d'informations nominatives contribueraient &#224; davantage de recherche de s&#233;curit&#233;. L'&#233;ducateur de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e doit savoir (re) dire que sa pratique et sa connaissance sont li&#233;es essentiellement &#224; la posture et &#224; la d&#233;marche qui construisent sa l&#233;gitimit&#233; d'adulte professionnel coh&#233;rent pour les jeunes et les populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace-temps de son action n'est pas celui des institutions, mais des jeunes et des populations qu'il rencontre et auxquels il offre une relation interpersonnelle permettant une action &#233;ducative et la promotion des milieux de vie. Sa logique d'intervention est, non pas fonctionnelle, mais relationnelle. Sa l&#233;gitimit&#233;, acquise sur un territoire, contribue &#224; une r&#233;assurance collective tant au niveau des populations que des institutions et ainsi, &#224; la construction du lien social et &#224; l'&#233;mergence des ressources des uns et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, le contexte sociopolitique actuel ne rend-il pas cette position souvent difficile ou contest&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui ! Mais cela pr&#233;suppose aussi que tous les acteurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, aux niveaux politique (administrateurs et cadres associatifs), strat&#233;gique (cadres interm&#233;diaires) et op&#233;rationnel (&#233;ducateurs de terrain), aient une repr&#233;sentation coh&#233;rente des &#233;l&#233;ments d&#233;ontologiques, m&#233;thodologiques et op&#233;ratoires qui fondent cette l&#233;gitimit&#233; et soient en capacit&#233; de les porter et de les expliquer aux acteurs et aux institutions concern&#233;s par l'ensemble des probl&#232;mes de vie d'une population et d'un territoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paris, XIXe : quand la police entrave le travail des &#233;ducateurs</title>
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		<dc:subject>796</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Michel Kokoreff, pr&#233;sident de l'Association des centres d'aide et de secours &#224; l'adolescence (Acasa), un club de pr&#233;vention du XIXe arrondissement parisien et sociologue &#224; Paris V fait part de son inqui&#233;tude face aux insultes et violences polici&#232;res subies par les &#233;ducateurs &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis quelques mois, des &#233;ducateurs de pr&#233;vention, donc ceux de l'Acasa, subissent des brimades, un manque de respect de leur profession, des insultes&#8230; de la part de la police. Quelle analyse en faites-vous ? Partons d'un cas (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Michel Kokoreff, pr&#233;sident de l'Association des centres d'aide et de secours &#224; l'adolescence (Acasa), un club de pr&#233;vention du XIXe arrondissement parisien et sociologue &#224; Paris V fait part de son inqui&#233;tude face aux insultes et violences polici&#232;res subies par les &#233;ducateurs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis quelques mois, des &#233;ducateurs de pr&#233;vention, donc ceux de l'Acasa, subissent des brimades, un manque de respect de leur profession, des insultes&#8230; de la part de la police. Quelle analyse en faites-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partons d'un cas concret. Le 20 d&#233;cembre dernier au soir, un &#233;ducateur de l'Acasa stationne au volant de son v&#233;hicule et discute avec une dizaine de jeunes. Tr&#232;s investi dans le travail de rue la nuit, il vient mettre au point avec eux un planning d'activit&#233;s pour les vacances de No&#235;l. C'est &#224; ce moment que, lors de sa ronde, une voiture de la Brigade anticriminalit&#233; (Bac) de nuit passe, observe le groupe de jeunes, continue sa route puis fait marche arri&#232;re pour leur lancer : &#171; Dites &#224; votre pote qu'il file d'ici ! &#187;. L'&#233;ducateur se rend compte que c'est de lui dont il s'agit et demande correctement ce qui se passe. Le conducteur du v&#233;hicule de la Bac se met alors &#224; hurler devant tous les jeunes : &#171; Allez file ! &#187;, puis de fa&#231;on de plus en plus agressive : &#171; Si je descends, je vais te gratter la gueule ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de la Bac d&#233;cide alors de sortir de son v&#233;hicule et de faire un contr&#244;le d'identit&#233; et une fouille en r&#232;gle du v&#233;hicule. Les jeunes interviennent et tentent d'expliquer que son propri&#233;taire est &#233;ducateur&#8230; Mais les policiers r&#233;pondent sur un ton arrogant, agressif, insultant. C'est alors que les jeunes rentrent dans leur cit&#233; et se mettent &#224; insulter les policiers et &#224; leur jeter toute sorte d'objets (pierres, bouteilles&#8230;). &#171; Pourquoi entrez-vous dans le jeu des jeunes ?, leur demande l'&#233;ducateur stup&#233;fait. Si vous voulez les interpeller, rentrez dans la cit&#233; au lieu de r&#233;pondre &#224; leurs insultes &#187;. Mais les policiers continuent de fouiller le v&#233;hicule, disant : &#171; Tu fais moins le mariolle sans tes potes ! &#187; Or ce ne sont pas ses potes, ce sont tout bonnement les jeunes avec lesquels il travaille. Puis le calme est revenu car tout &#233;tait en r&#232;gle et l'un des policiers a fini par dire : &#171; C'est vrai que vous &#234;tes &#233;ducateur ? &#187; Et ricanant, de lui r&#233;p&#233;ter &#224; nouveau : &#171; Allez, filez d'ici monsieur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est inacceptable. C'est tout d'abord le comportement et l'attitude de ces policiers, agressifs, arrogants, insultants, qui n'est pas tol&#233;rable. Rien ne justifiait une telle conduite, ni un stationnement g&#234;nant, ni des nuisances sonores ou autres. Pourquoi de telles provocations ? Mais c'est aussi la cr&#233;dibilit&#233; de professionnels dipl&#244;m&#233;s qui ont su instaurer des liens de confiance avec une population difficile qui est mise &#224; mal sans raison. C'est enfin, plus fondamentalement, le principe de d&#233;l&#233;gation de service public &#224; une association comme la n&#244;tre qui est bafou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de situation s'est reproduit &#224; plusieurs reprises. Lors des &#171; &#233;v&#233;nements &#187; de novembre 2005, trois &#233;ducateurs de l'Acasa ont &#233;t&#233; sans m&#233;nagement plaqu&#233;s au mur, molest&#233;s et insult&#233;s par des CRS. En f&#233;vrier 2005, l'un d'eux a &#233;t&#233; menott&#233;, insult&#233; et frapp&#233; au visage, en pleine journ&#233;e &#8212; alors qu'il jouait au flipper dans un caf&#233; du quartier &#8212; dans le cadre de l'interpellation de deux personnes. C'&#233;tait vraisemblablement une erreur&#8230; et il a &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233; sur-le-champ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le club de pr&#233;vention de l'Acasa a pour sp&#233;cificit&#233; le travail de nuit. Les &#233;ducateurs et les jeunes rencontrent &#8212; comme vous le soulignez plus haut &#8212; des difficult&#233;s avec la Bac qui intervient sur le m&#234;me secteur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de rue la nuit est effectivement une des sp&#233;cificit&#233;s des actions de pr&#233;vention de l'Acasa. La nuit est un temps privil&#233;gi&#233; pour rencontrer certains groupes et individus, de plus en plus jeunes, gar&#231;ons ou filles. Nous sommes l&#224; o&#249; sont les jeunes. Il s'agit d'instaurer avec eux un dialogue, d'apporter des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse aux situations probl&#233;matiques qu'ils rencontrent, d'identifier des besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la nuit est le territoire privil&#233;gi&#233; de la police urbaine. L'id&#233;al serait une cit&#233; desserte, chacun chez soi, au mieux sans tiers. C'est un premier &#233;l&#233;ment de la tension. Par ailleurs, il y a, me semble-t-il, une forte suspicion &#224; l'&#233;gard des &#233;ducateurs : travaillant avec les jeunes, ils sont suspect&#233;s d'en &#234;tre les complices, tout du moins de les prot&#233;ger, alors que leur d&#233;marche est celle de professionnels exer&#231;ant dans le cadre l&#233;gislatif en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles cons&#233;quences ces d&#233;rives polici&#232;res ont-elle sur le travail aupr&#232;s des jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne facilite pas le travail, c'est s&#251;r. Eux-m&#234;mes sont expos&#233;s quotidiennement aux contr&#244;les au faci&#232;s, aux provocations et insultes. Ce genre de situation ne fait que continuer &#224; creuser le foss&#233; entre les habitants de ces quartiers pauvres et les repr&#233;sentants des institutions. Les jeunes savent bien de quoi il retourne. Il y aurait aussi beaucoup &#224; dire sur les modes d'intervention du Groupement parisien inter bailleurs de s&#233;curit&#233; (Gpis), sur cette mise en sc&#232;ne de la s&#233;curit&#233; qui favorise les peurs et attise les tensions&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Groupement parisien inter bailleurs de s&#233;curit&#233; (Gpis) est un Groupement (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est de savoir comment sortir de ce cycle de provocations r&#233;ciproques. Comment r&#233;instaurer des m&#233;diations entre jeunes et services de s&#233;curit&#233; publique afin d'&#233;viter cette logique de la confrontation ? Il est urgent de reprendre le chantier de la &#171; police de la proximit&#233; &#187; l&#224; o&#249; il a &#233;t&#233; abandonn&#233; pour des raisons tant corporatistes qu'id&#233;ologiques. Cela, afin d'&#233;viter le durcissement de la situation des jeunes marginalis&#233;s mais aussi de rem&#233;dier &#224; l'incomp&#233;tence structurelle d'une police urbaine coup&#233;e du local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles r&#233;ponses le conseil d'administration de l'Acasa apporte &#224; ces probl&#232;mes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons pris contact avec le commissariat d'arrondissement. Bien re&#231;us, nous avons expos&#233; notre r&#244;le, notre travail, ses sp&#233;cificit&#233;s, sans se dissimuler les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans notre secteur d'intervention ni les comportements inacceptables rencontr&#233;s dans le cadre de nos activit&#233;s. Les probl&#232;mes avec la Bac de nuit 75 ne seraient pas de son domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il existe depuis de nombreuses ann&#233;es dans notre association des r&#233;unions de groupes et de d&#233;l&#233;gu&#233;-e-s qui ont &#233;t&#233; &#233;lus. Regroupant pr&#232;s de 200 jeunes, gar&#231;ons et filles, scolaris&#233;-e-s ou pas, en formation ou &#224; la rue, ces r&#233;unions sont un lieu d'&#233;changes et de r&#233;assurances fondamental dans le contexte de cette cit&#233; qui cumule les difficult&#233;s sociales. Enfin, les liens avec nos tutelles et partenaires sont constants. Mais dans le contexte actuel, il faut bien le dire, c'est un peu Sisyphe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Kokoreff est l'auteur, avec Jacques Rodriguez, de &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=9782228899017&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La France en mutations. Quand l'incertitude fait soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt; , &#233;ditions Payot, 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Groupement parisien inter bailleurs de s&#233;curit&#233; (Gpis) est un Groupement d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique (GIE) cr&#233;&#233; par 7 bailleurs sociaux parisiens pour assurer la tranquillit&#233; de 51 897 logements soit environ 120 000 locataires concern&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#233;ducateurs dans le collimateur de la police ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-educateurs-dans-le-collimateur-de-la-police</link>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Ces derniers mois, &#224; Paris, dans plusieurs arrondissements du Nord-Est, des &#233;ducateurs de rue ont subi des violences polici&#232;res et entendu des propos m&#233;prisants concernant leur profession. S'agit-il de d&#233;rapages isol&#233;s ou d'un durcissement plus g&#233;n&#233;ralis&#233; sur fond &#171; d'effet Sarkozy &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Que fait la police ? Elle semble parfois oublier que les &#233;ducateurs de rue ont une mission de protection de l'enfance et de la jeunesse, que leur travail consiste &#224; aller &#224; la rencontre des jeunes dans la rue et autres (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces derniers mois, &#224; Paris, dans plusieurs arrondissements du Nord-Est, des &#233;ducateurs de rue ont subi des violences polici&#232;res et entendu des propos m&#233;prisants concernant leur profession. S'agit-il de d&#233;rapages isol&#233;s ou d'un durcissement plus g&#233;n&#233;ralis&#233; sur fond &#171; d'effet Sarkozy &#187; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que fait la police ? Elle semble parfois oublier que les &#233;ducateurs de rue ont une mission de protection de l'enfance et de la jeunesse, que leur travail consiste &#224; aller &#224; la rencontre des jeunes dans la rue et autres lieux qu'ils fr&#233;quentent. Dans le Nord-Est parisien, plusieurs professionnels ont subi des contr&#244;les policiers parfois humiliants, en pleine rue et en pr&#233;sence des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La fonction de l'&#233;ducateur de rue m&#233;pris&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un soir de f&#233;vrier 2006, l'attention de Fr&#233;d&#233;ric Fappani, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et coordinateur du Club du Canal (XIXe arrondissement) accompagn&#233; d'un coll&#232;gue, est attir&#233;e par un attroupement, la pr&#233;sence de cars de police et d'ambulances dans une des cit&#233;s o&#249; ils interviennent. Quelqu'un s'est visiblement d&#233;fenestr&#233;. &lt;i&gt;&#171; Les tensions &#233;taient palpables entre les jeunes et la police &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Fr&#233;d&#233;ric Fappani. Les deux professionnels discutent avec des jeunes qu'ils connaissent avant de partir vers un autre groupe, une trentaine de m&#232;tres plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, trois policiers les entourent et menacent de les accompagner au commissariat s'ils sont en possession de cannabis car &#8211; dixit la police &#8211;, ils se trouvent &#171; dans une zone de trafic. &#187; Les &#233;ducateurs montrent leur carte professionnelle, rappellent qu'ils sont en mission de service public ; les policiers n'en ont cure et d&#233;cr&#232;tent : &lt;i&gt;&#171; C'est nous qui vous payons avec nos imp&#244;ts. &#187;&lt;/i&gt; Ils les fouillent, leur font subir une palpation pouss&#233;e (rectale et g&#233;nitale) devant les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques mois auparavant, un &#233;ducateur de rue d'origine africaine, qui souhaite rester anonyme, intervenant &#233;galement dans le Nord-Est parisien, subissait un contr&#244;le de police muscl&#233; dans la rue, toujours devant les jeunes. Il avait montr&#233; ses papiers d'identit&#233; mais les policiers l'avaient tutoy&#233;, tenant des propos irrespectueux et d&#233;nigrant sa profession :&lt;i&gt; &#171; &#192; quoi sert votre &#233;ducateur ? &#187;&lt;/i&gt;, avaient-ils demand&#233; aux jeunes. &lt;i&gt;&#171; Le contr&#244;le a eu lieu sans motif,&lt;/i&gt; explique la directrice de son service. &lt;i&gt;La coll&#232;gue avec laquelle cet &#233;ducateur travaillait n'a pas &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;e, alors qu'elle n'avait pas ses papiers d'identit&#233; sur elle, peut-&#234;tre parce qu'elle est blanche ? &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple dans le Xe arrondissement cette fois. Les &#233;ducateurs de rue de l'Association jeunes amis du Marais (Ajam) travaillent dans le secteur de la gare de l'Est et du square Alban-Satragne o&#249; des centaines de r&#233;fugi&#233;s de Sangatte vivent dans la rue. &lt;i&gt;&#171; Les hommes, surtout les jeunes au teint fonc&#233;, sont syst&#233;matiquement contr&#244;l&#233;s dans l'espace public,&lt;/i&gt; souligne Rachida Azougue, la directrice. &lt;i&gt;Nos &#233;ducateurs le sont de fa&#231;on plus ou moins aimable en m&#234;me temps que les jeunes et malgr&#233; leur carte professionnelle, m&#234;me si aucun n'a subi de contr&#244;le ou de fouille humiliants &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contr&#244;les r&#233;guliers renforcent les jeunes dans l'id&#233;e que ce sont toujours les m&#234;mes qui les subissent : les personnes qui n'ont pas la peau blanche, &#233;ducateurs ou pas. &lt;i&gt;&#171; Nous avons peu de marge de man&#339;uvre car la pr&#233;sence de r&#233;fugi&#233;s de Sangatte sert de pr&#233;texte pour justifier les contr&#244;les&#8230;,&lt;/i&gt; d&#233;plore la directrice. &lt;i&gt;Cependant, je mets en garde les &#233;ducateurs, je me dois de les prot&#233;ger et d'anticiper les probl&#232;mes. Je leur conseille d'avoir toujours leur carte professionnelle en poche. J'ai &#233;galement inform&#233; le cabinet du maire d'arrondissement de l'interpellation r&#233;guli&#232;re des jeunes quand ils sortent de chez eux, du travail ou de l'&#233;cole. Il m'a r&#233;pondu que le quartier est sous surveillance tr&#232;s &#233;troite du fait de la pr&#233;sence des r&#233;fugi&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de l'Association des centres d'aide et de secours &#224; l'adolescence (Acasa), dans le XIXe arrondissent, interviennent la nuit et subissent des brimades et insultes de la part de la Brigade anticriminalit&#233; (Bac). Ils ont &#233;galement &#233;t&#233; molest&#233;s (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Paris-XIXe-quand-la-police-entrave-le-travail-des-educateurs' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Michel Kokoreff&lt;/a&gt;) . Les &#233;ducateurs d'un autre club de pr&#233;vention du secteur, l'animateur d'un club sportif et le gardien d'une cit&#233; dans laquelle est implant&#233; un terrain sportif ont &#233;galement subi des violences polici&#232;res dans le cadre de leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric Fappani et son coll&#232;gue, accompagn&#233;s de Simon Bokobza, directeur g&#233;n&#233;ral de l'&#338;uvre de protection des enfants juifs (Opej), l'association qui g&#232;re le Club du Canal, ont &#8211; &#224; l'occasion d'un rendez-vous avec le commissaire principal du XIXe arrondissement &#8211; demand&#233; l'organisation d'une rencontre avec les &#238;lotiers et les gardiens affect&#233;s aux affaires des mineurs et &#224; la pr&#233;vention, afin d'&#234;tre identifi&#233;s comme des professionnels. Le commissaire a accept&#233; cette proposition, cependant aucune date n'a pour l'instant &#233;t&#233; fix&#233;e. Fr&#233;d&#233;ric Fappani et son coll&#232;gue n'ont pas souhait&#233; porter plainte &#224; titre individuel, l'institution ne l'a pas fait non plus, Simon Bokobza estime &#171; qu'elle ne serait pas recevable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A-t-il forc&#233;ment raison ? Le directeur g&#233;n&#233;ral &#233;voque l'entretien au commissariat : certes, il s'est senti &#171; &#233;cout&#233; &#187; par un commissaire qui a &#171; regrett&#233; &#187; l'&#233;pisode tout en lui rappelant les nombreuses pressions auxquelles son institution &#233;tait soumise, un &#171; effet Sarkozy &#187; se r&#233;percutant probablement via diff&#233;rents &#233;chelons de sa hi&#233;rarchie, mais &#233;galement des pressions de la part des habitants qui &#171; veulent de la police &#187; dans leur quartier. De son c&#244;t&#233;, l'&#233;ducateur qui souhaite garder l'anonymat a &#233;crit &#224; titre individuel au procureur de la R&#233;publique. Il a &#233;t&#233; convoqu&#233; par l'Inspection g&#233;n&#233;rale des services (IGS, la police des polices) &#224; deux reprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accompagn&#233; de sa coll&#232;gue, il a &#233;t&#233; confront&#233; aux policiers qui l'ont contr&#244;l&#233;, ils ont d&#233;clar&#233; que &#171; tout s'&#233;tait pass&#233; normalement &#187;. L'&#233;ducateur s'est port&#233; partie civile, son employeur a pay&#233; le montant de la consignation (une caution est demand&#233;e dans le cadre de certaines proc&#233;dures). La directrice de ce service esp&#232;re voir la plainte du salari&#233; d&#233;boucher sur la reconnaissance du pr&#233;judice subi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une carte professionnelle tricolore ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 14 mars, le th&#232;me des violences polici&#232;res envers les &#233;ducateurs de rue avait &#233;t&#233; mis &#224; l'ordre du jour du conseil d'administration de l'Union d&#233;partementale des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Union d&#233;partementale des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e - 35, rue (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce soir-l&#224;, une dizaine de repr&#233;sentants d'associations &#233;taient pr&#233;sents et les r&#233;cits de quatre directeurs ou administrateurs de clubs de pr&#233;vention sont venus s'ajouter au t&#233;moignage de Fr&#233;d&#233;ric Fappani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;flexion est engag&#233;e sur la carte professionnelle : faut-il imaginer une &#171; super-carte &#187; professionnelle ? Doit-elle &#234;tre homog&#232;ne pour tous les clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention parisiens ? Tricolore pour forcer le respect ? Sollicit&#233;e, la Direction de l'action sociale de l'enfance et de la sant&#233; (Dases) a rejet&#233; l'hypoth&#232;se d'&#234;tre &#224; l'origine d'un mod&#232;le de carte professionnelle (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-carte-professionnelle-delivree-par-les-autorites-de-tutelle' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Bernard Monnier&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de l'Opej a rencontr&#233; les &#233;lus d'arrondissement en charge de la d&#233;mocratie locale et de la pr&#233;vention et en charge des affaires scolaires. Ils ont propos&#233; une rencontre commune avec le commissaire de l'arrondissement, cependant elle avait d&#233;j&#224; eu lieu. &lt;i&gt;&#171; Je comprends que les clubs de pr&#233;vention protestent lorsqu'un &#233;ducateur subit un contr&#244;le injustifi&#233; ou voit sa profession d&#233;nigr&#233;e et qu'ils exigent le respect &#187;&lt;/i&gt;, souligne Mao Peninou, adjoint au maire en charge de la d&#233;mocratie locale et de la pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; Ce manque de respect n'est cependant pas r&#233;serv&#233; aux &#233;ducateurs, certains policiers ignorent le r&#244;le de la pr&#233;vention ou n'en voient pas la n&#233;cessit&#233;, ils m&#233;prisent le travail de ses acteurs, &#233;lus compris. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arrondissement g&#232;re six clubs de pr&#233;vention et &lt;i&gt;&#171; mettre de l'huile dans les rouages des relations entre pr&#233;vention et police &#187;&lt;/i&gt; fait partie de ses missions. &lt;i&gt;&#171; Nous travaillons tr&#232;s bien avec la mission pr&#233;vention communication du commissariat. Elle est invit&#233;e &#224; toutes les r&#233;unions avec les m&#233;diateurs, les habitants, les &#233;coles et intervient dans les &#233;tablissements scolaires. Ces policiers connaissent tr&#232;s bien le quartier et le r&#244;le de chacun, poursuit-il. En revanche, certains fonctionnaires de police arrivent jeunes et inexp&#233;riment&#233;s sur le terrain, affol&#233;s &#224; l'id&#233;e de travailler dans un arrondissement qu'ils consid&#232;rent comme un coupe-gorge. Ils restent tr&#232;s peu de temps, ne connaissent pas les actions de pr&#233;vention ou n'en voient pas l'int&#233;r&#234;t. Les propos tenus par leur ministre de tutelle ne les aident certes pas &#224; les respecter. Tout cela pose le probl&#232;me de leur encadrement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les violences polici&#232;res dans le Nord-Est parisien, un ph&#233;nom&#232;ne isol&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Des &#233;ducateurs ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; contr&#244;l&#233;s par la police par le pass&#233;, mais il appara&#238;t que les contr&#244;les deviennent plus fr&#233;quents, on en parle davantage, ils sont plus muscl&#233;s et peuvent &#234;tre humiliants &#187;&lt;/i&gt;, souligne une directrice de club de pr&#233;vention du Nord-Est parisien. Qu'en est-il dans les autres secteurs de la capitale ? &lt;i&gt;&#171; En dehors de plusieurs clubs du Nord-Est parisien, nous n'avons pas re&#231;u de t&#233;moignages, pourtant nous r&#233;unissons 19 associations mettant en &#339;uvre des actions de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans la capitale, &lt;/i&gt; souligne Claire Gagni&#232;re, coordinatrice de l'Union d&#233;partementale des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;Il est vrai que le secteur du Nord-Est parisien est celui qui comporte le plus grand nombre de clubs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il du reste du territoire ? Le Comit&#233; national de liaison des associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (CNLAPS)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='CNLAPS - 21, rue Lagille - 75018 Paris. T&#233;l. 01 42 29 79 81' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; n'a pas re&#231;u pour l'instant de t&#233;moignages directs d'&#233;ducateurs de rue ayant subi des violences verbales ou physiques, m&#234;me s'il en a eu des &#233;chos. &lt;i&gt;&#171; Pourtant, si on y regardait de plus pr&#232;s, ce type de t&#233;moignage surgirait sans doute &#187;&lt;/i&gt;, souligne Bernard Heckel, directeur technique. &lt;i&gt;&#171; Ces incidents font, &#224; mon sens, partie d'un ensemble de violences subies ou constat&#233;es par les travailleurs sociaux en g&#233;n&#233;ral. Par exemple : des usagers qui manquent de respect &#224; des assistantes sociales, des situations comme celle de cette &#233;ducatrice essuyant des jets de pierre en sortant de son v&#233;hicule, des locaux ou du mat&#233;riel d&#233;t&#233;rior&#233;s&#8230; Les travailleurs sociaux en souffrent mais en parlent peu publiquement. &#192; la diff&#233;rence peut-&#234;tre des enseignants qui expriment davantage une r&#233;activit&#233; vis-&#224;-vis des violences au quotidien et de certaines interventions des forces de l'ordre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, peut-on mettre sur le m&#234;me plan la violence v&#233;cue au quotidien par des travailleurs sociaux avec celle inflig&#233;e par l'institution polici&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La difficile position d'un &#233;ducateur agress&#233; par la police face aux jeunes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Bernard Heckel, en cas d'agression verbale ou physique, l'&#233;coute et la parole sont essentielles : il faut que les structures associatives et publiques qui emploient les travailleurs sociaux organisent des espaces o&#249; elles soient possibles. Si une personne agress&#233;e ne peut s'exprimer sur ce qu'elle a v&#233;cu de traumatisant, si les portes se referment quand elle parle, si elle se retrouve livr&#233;e &#224; elle-m&#234;me, comment pourra-t-elle s'en relever ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, il n'est pas rare qu'un travailleur social victime de violences se mette &#224; culpabiliser :&lt;i&gt; &#034; Qu'est-ce que je n'ai pas fait, en tant que professionnel, pour subir cette agression ? &#034;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
_&lt;i&gt; &#171; Dans le cas des violences polici&#232;res envers les &#233;ducateurs de rue, nous sommes dans le m&#233;pris de leur mission de protection de l'enfance et de la jeunesse. M&#234;me s'ils ne repr&#233;sentent sans doute qu'une infime partie de leur profession, ces policiers d&#233;passent la ligne blanche de l'exercice de leur fonction &#187;&lt;/i&gt;, poursuit le responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de l'humiliation et de la violence subie, ces &#233;ducateurs vont devoir r&#233;aliser un travail suppl&#233;mentaire : se positionner sur leur lieu d'intervention apr&#232;s avoir subi les m&#234;mes violences que certains jeunes. Leur cr&#233;dibilit&#233; est en jeu. Les rep&#232;res qu'ils vont donner aux jeunes vis-&#224;-vis de la socialisation risquent de devenir flous. &lt;i&gt;&#171; Ils ne doivent pas entrer en complicit&#233; avec eux contre la police mais veiller &#224; ce qu'ils respectent la mission des forces de l'ordre. Ce n'est pas toujours &#233;vident&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des craintes qui rejoignent celles de la directrice du club de pr&#233;vention dans lequel l'&#233;ducateur a port&#233; plainte aupr&#232;s du procureur de la R&#233;publique. &lt;i&gt;&#171; Au-del&#224; des humiliations subies par les &#233;ducateurs, la police d&#233;nigre leur profession devant les jeunes, risquant de discr&#233;diter leur travail. L'&#233;ducateur dont nous parlons r&#233;alise par exemple tout un travail afin d'am&#233;liorer l'image de la police aupr&#232;s des jeunes. Ils ont &#233;t&#233; choqu&#233;s du traitement qu'il a subi. M&#234;me ceux qui &#233;taient absents aux moments des faits lui ont t&#233;moign&#233; leur compassion. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, Bernard Heckel constate &#233;galement un manque de consid&#233;ration vis-&#224;-vis des travailleurs sociaux dans le discours politique g&#233;n&#233;ral. Au moment des violences urbaines de l'automne 2005, les forces de l'ordre et les pompiers ont &#233;t&#233; f&#233;licit&#233;s pour leur gestion de la crise, les travailleurs sociaux, pas ou tr&#232;s peu&#8230; &#171; &lt;i&gt; Compte tenu d'un tel manque de consid&#233;ration, comment s'&#233;tonner que certains n'h&#233;sitent pas &#224; aller trop loin ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge le responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que compte faire le CNLAPS des &#233;chos concernant les violences polici&#232;res subies par des &#233;ducateurs de rue ? &lt;i&gt;&#171; Dans toute situation de violence, il faut raison garder et clairement replacer chaque t&#233;moignage dans son contexte pour mettre un maximum d'objectivit&#233; dans la connaissance et l'analyse de la situation. Les associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ont un r&#244;le de veille sociale et d'alerte &#224; l'&#233;gard des pouvoirs publics. Le CNLAPS est l&#224; pour les &#233;pauler dans cette t&#226;che. Il le fera avec pugnacit&#233; en cas de n&#233;cessit&#233;. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union d&#233;partementale des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e conseille pour sa part aux &#233;ducateurs victimes de violences polici&#232;res de porter plainte, de r&#233;aliser un &#233;crit le plus d&#233;taill&#233; possible, d'utiliser tous les recours existants pour se faire entendre : courriers et demandes de rendez-vous avec le commissaire de police et le maire d'arrondissement. L'Union rel&#232;ve que &lt;i&gt;&#171; le travail qui d&#233;coule de la mission d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qu'est la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est par moments bloqu&#233; par les forces de police (arrestation d'&#233;ducateurs m&#234;me en possession de cartes professionnelles, palpations tr&#232;s pouss&#233;es, &#8220;matraquages&#8221;&#8230;) et souhaite demander aux &#233;lus de se positionner sur le sujet &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2006 la Commission nationale de la d&#233;ontologie et de la s&#233;curit&#233; a rendu public son rapport annuel consultable sur Internet &lt;a href=&#034;http://www.cnds.fr&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.cnds.fr&lt;/a&gt;. Il souligne que pour l'ann&#233;e 2005, les plaintes contre les d&#233;rives polici&#232;res ont augment&#233; de 10 %.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Union d&#233;partementale des clubs et &#233;quipes de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e - 35, rue Jussieu - 75005 Paris. T&#233;l. 01 46 33 09 58&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cnlaps.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CNLAPS&lt;/a&gt; - 21, rue Lagille - 75018 Paris. T&#233;l. 01 42 29 79 81&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les &#233;ducateurs dans le collimateur de la police</title>
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		<title>Peut-on aujourd'hui &#8220;faire soci&#233;t&#233;&#8221; en France ?</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>796</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une nouvelle cartographie des in&#233;galit&#233;s sociales exclut durablement des groupes de personnes en cr&#233;ant des &#233;carts structurels. La crise de la d&#233;mocratie participative rajoute &#224; l'inqui&#233;tude. Bref, notre soci&#233;t&#233; est-elle en train de se d&#233;sint&#233;grer socialement ? M&#234;me le tr&#232;s officiel Centre d'analyse strat&#233;gique, ex commissariat au Plan, semble le craindre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Comment faire soci&#233;t&#233; en France au d&#233;but du XXIe si&#232;cle, dans un pays travers&#233; par de multiples in&#233;galit&#233;s ? &#187;, s'est interrog&#233; le Centre d'analyse (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle cartographie des in&#233;galit&#233;s sociales exclut durablement des groupes de personnes en cr&#233;ant des &#233;carts structurels. La crise de la d&#233;mocratie participative rajoute &#224; l'inqui&#233;tude. Bref, notre soci&#233;t&#233; est-elle en train de se d&#233;sint&#233;grer socialement ? M&#234;me le tr&#232;s officiel Centre d'analyse strat&#233;gique, ex commissariat au Plan, semble le craindre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;Comment faire soci&#233;t&#233; en France au d&#233;but du XXIe si&#232;cle, dans un pays travers&#233; par de multiples in&#233;galit&#233;s ? &#187;, s'est interrog&#233; le Centre d'analyse strat&#233;gique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Organisme succ&#233;dant au Commissariat g&#233;n&#233;ral du Plan et directement rattach&#233; au (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans le cadre d'une journ&#233;e d'&#233;tudes, le 25 avril au S&#233;nat, sur l'int&#233;gration sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre d'analyse strat&#233;gique - 18 rue de Martignac - 75700 Paris cedex 07. (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, cette question nodale renvoie au contrat social qui fonde les droits et les devoirs, les modes de participation et de repr&#233;sentation d&#233;mocratiques, mais elle permet aussi et surtout d'&#233;valuer l'impact des politiques publiques en mati&#232;re d'&#233;ducation, de travail, de logement, de sant&#233;&#8230; Une soci&#233;t&#233; int&#233;gr&#233;e &#233;tant, au final, une soci&#233;t&#233; o&#249; le sentiment d'appartenance collective est fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, tous les barom&#232;tres indiquent deux tendances freinant l'int&#233;gration sociale : la persistance des in&#233;galit&#233;s et leur concentration (cumul des d&#233;ficits culturels, sociaux et &#233;conomiques pour certaines personnes et certains groupes) entra&#238;nent &#171; r&#233;signation et renoncement &#224; toute participation sociale, ou r&#233;volte &#187;&#8230; Le diagnostic est de plus en plus alarmant : ch&#244;mage massif et pr&#233;carisation croissante faisant office d'&#171; axe central de la d&#233;sint&#233;gration sociale &#187; ; dispositifs publics &#171; insuffisamment efficaces &#187; pour enrayer l'apparition d'un noyau dur de pauvret&#233; ; march&#233; du travail en voie de pr&#233;carisation et protection sociale inadapt&#233;e ; in&#233;galit&#233;s scolaires et s&#233;gr&#233;gation urbaine de plus en plus tangibles&#8230; Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, un atlas des nouvelles fractures sociales montre comment les classes moyennes ont &#233;t&#233; &#171; oubli&#233;es et pr&#233;caris&#233;es &#187;, la mobilit&#233; apparaissant comme une nouvelle question sociale, de nouvelles dynamiques des in&#233;galit&#233;s faisant leur apparition. La d&#233;stabilisation de l'institution familiale, la progression des sentiments de solitude et de d&#233;pression, le faible investissement de la sph&#232;re politique, la mont&#233;e des incivilit&#233;s, l'instrumentalisation des ph&#233;nom&#232;nes d'immigration, tout cela a engendr&#233; une &#171; crise du lien social &#187;. Les nouvelles technologies ont amen&#233; d'autres formes, radicalement diff&#233;rentes, de sociabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;ponses sont connues&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Trois risques principaux sont d&#233;gag&#233;s : accroissement des situations d'isolement, d&#233;t&#233;rioration des interactions dans les espaces publics et &#171; calcification &#187; du lien social, avec croissance des ph&#233;nom&#232;nes de s&#233;gr&#233;gation d'une part, &#171; emprise excessive des appartenances h&#233;rit&#233;es, notamment ethniques &#187; d'autre part. Simultan&#233;ment, les formes de d&#233;sint&#233;r&#234;t et de rejet de la part des jeunes &#224; l'&#233;gard de la politique semblent se d&#233;velopper (malgr&#233; les pouss&#233;es de fi&#232;vre rassurantes du mouvement contre le contrat premi&#232;re embauche (CPE), plus inqui&#233;tantes les nuits d'&#233;meute de novembre 2005). Sur fond de d&#233;gradation de l'image de l'&#201;tat, la mont&#233;e globale de l'abstention &#233;lectorale, donc le refus de l'offre politique et la possible d&#233;saffiliation, participent au malaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;ponses sont connues : lutter contre la s&#233;gr&#233;gation spatiale et les discriminations de toutes sortes, renforcer l'aide aux m&#233;nages pauvres, pousser la logique de territorialisation &#233;ducative&#8230; Cinq piliers de l'int&#233;gration sont m&#234;me &#233;rig&#233;s pour une politique coh&#233;rente : celle-ci se doit d'&#234;tre compensatoire des in&#233;galit&#233;s, incitative pour les plus vuln&#233;rables, en lutte active contre les discriminations, participative. Enfin, elle doit favoriser la citoyennet&#233; par l'obtention facilit&#233;e de la nationalit&#233; ainsi que par des politiques d'acc&#232;s aux droits politiques, sociaux et culturels, estime Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de l'Observatoire statistique de l'immigration et de l'int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La s&#233;gr&#233;gation urbaine porte en elle une dislocation de la cit&#233;, par rupture d'&#233;galit&#233; dans les espaces sociaux que sont au premier chef le travail, mais aussi l'&#233;cole, le logement et les &#233;quipements collectifs ; elle a pour sympt&#244;mes visibles la souffrance des populations d&#233;favoris&#233;es, leur stigmatisation, les tensions multiples entre personnes et groupes sociaux &#187;, pointait encore r&#233;cemment un rapport du Conseil d'analyse &#233;conomique. Il serait judicieux de consid&#233;rer comme suffisamment &#233;loquente l'addition des sonnettes d'alarme, et de consid&#233;rer comme inacceptable la situation fran&#231;aise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Organisme succ&#233;dant au Commissariat g&#233;n&#233;ral du Plan et directement rattach&#233; au Premier ministre, le Centre d'analyse strat&#233;gique a trois fonctions &#8212; veille, expertise, aide &#224; la d&#233;cision &#8212; en mati&#232;re sociale, &#233;conomique, environnementale ou culturelle. Un d&#233;cret en date du 6 mars 2006 a officialis&#233; sa cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq chantiers sont &#224; l'ordre &#224; jour : financement de la protection sociale, situation &#233;nerg&#233;tique de la France &#224; l'horizon 2030, promotion d'une &#171; ville durable &#187;, d&#233;finition d'une politique int&#233;gr&#233;e de la mer, &#233;volution des revenus des m&#233;nages et du pouvoir d'achat. Un rapport sur les politiques migratoires est &#224; para&#238;tre &#224; la Documentation fran&#231;aise ces jours-ci, et son premier rapport annuel sera rendu public en octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.strategie.gouv.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Centre d'analyse strat&#233;gique&lt;/a&gt; - 18 rue de Martignac - 75700 Paris cedex 07. T&#233;l. 01 45 56 51 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les clients de la prostitution, l'enqu&#234;te</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-clients-de-la-prostitution-l-enquete</link>
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		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>796</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2004, &#224; la demande du Mouvement du Nid, le sociologue Sa&#239;d Bouamama a r&#233;alis&#233; une enqu&#234;te sur les clients de la prostitution. Elle avait pour principal objectif d'&#233;tudier l'ampleur et les caract&#233;ristiques des pr&#233;jug&#233;s v&#233;hicul&#233;s sur l'homme en tant que client de la prostitution afin de mettre en place des messages de pr&#233;vention. L'association a publi&#233; les r&#233;sultats de cette enqu&#234;te. Aujourd'hui, dans le livre &#171; Les clients de la prostitution, l'enqu&#234;te &#187; Sa&#239;d Bouamama et Claudine Legardinier, reprennent les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1236-07b21.jpg?1694177851' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2004, &#224; la demande du Mouvement du Nid, le sociologue Sa&#239;d Bouamama a r&#233;alis&#233; une enqu&#234;te sur les clients de la prostitution. Elle avait pour principal objectif d'&#233;tudier l'ampleur et les caract&#233;ristiques des pr&#233;jug&#233;s v&#233;hicul&#233;s sur l'homme en tant que client de la prostitution afin de mettre en place des messages de pr&#233;vention. L'association a publi&#233; les r&#233;sultats de cette enqu&#234;te. Aujourd'hui, dans le livre &#171; Les clients de la prostitution, l'enqu&#234;te &#187; Sa&#239;d Bouamama et Claudine Legardinier, reprennent les r&#233;sultats de cette enqu&#234;te avec des &#233;clairages compl&#233;mentaires, notamment le recueil de la parole des femmes prostitu&#233;es. 95 clients ont accept&#233; de parler de ce qui les pousse &#224; recourir &#224; la prostitution et de leurs justifications face &#224; ce choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;i&gt; &#171; Cette parole lib&#233;r&#233;e reprend, avec une bonne conscience et une constance effrayantes, tous les clich&#233;s v&#233;hicul&#233;s par la soci&#233;t&#233; patriarcale : besoins sexuels masculins jug&#233;s irr&#233;pressibles et &#171; naturels &#187;, femmes commod&#233;ment class&#233;es en &#171; maman &#187; respectable et frigide et &#171; putain &#187; accessible et lib&#233;r&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, souligne le Mouvement du Nid. Le client se consid&#232;re souvent comme une victime (carences affectives, manque de confiance en soi, femmes modernes trop exigeantes&#8230;) et tente d'occulter la r&#233;alit&#233; de la violence prostitutionnelle, &lt;i&gt;&#171; violence qui serait toujours le fait du prox&#233;n&#232;te, jamais du client normal &#187;&lt;/i&gt;. Il tait la souffrance de la personne prostitu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te rel&#232;ve aussi son incapacit&#233; &#224; envisager toute relation &#233;galitaire avec la femme. &lt;i&gt;&#171; S&#233;duisante, redout&#233;e, ha&#239;e parfois, la femme appara&#238;t comme une &#171; terra incognita &#187; alors m&#234;me que 70 % des clients sont ou ont v&#233;cu en couple. Dans cette perspective, le rapport marchand avec la personne prostitu&#233;e est le miroir grossissant d'une impuissance masculine contemporaine &#224; sortir d'un rapport dominant-domin&#233;. &#187;&lt;/i&gt; La permanence des rapports de domination est particuli&#232;rement lisible au fil des t&#233;moignages de personnes prostitu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'ouvrage pr&#233;sente des exp&#233;riences men&#233;es en Su&#232;de ou aux Etats-Unis pour responsabiliser le client et mettre en place une vraie politique d'&#233;ducation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presses de la Renaissance, 2006 (272 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>J'entends pleurer, la nuit</title>
		<link>https://www.lien-social.com/J-entends-pleurer-la-nuit</link>
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		<dc:date>2006-05-10T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>796</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout commence par un d&#233;m&#233;nagement. La famille de William int&#232;gre un nouvel appartement. &#192; peine arriv&#233;e, elle constate qu'on entend tout de la vie des voisins. L'immeuble est &#224; ce point sonore que l'on suit pas &#224; pas ce qui se passe &#224; l'&#233;tage du dessus : le gar&#231;on de 13 ans qui rentre du judo, le professeur de piano qui fait r&#233;p&#233;ter ses gammes &#224; la petite fille, le m&#233;nage effectu&#233; par la maman&#8230; Tr&#232;s vite, cela devient un v&#233;ritable enfer : du bruit jour et nuit, de la vaisselle cass&#233;e, des meubles d&#233;plac&#233;s. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L105xH150/arton1237-8406a.jpg?1694177851' width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout commence par un d&#233;m&#233;nagement. La famille de William int&#232;gre un nouvel appartement. &#192; peine arriv&#233;e, elle constate qu'on entend tout de la vie des voisins. L'immeuble est &#224; ce point sonore que l'on suit pas &#224; pas ce qui se passe &#224; l'&#233;tage du dessus : le gar&#231;on de 13 ans qui rentre du judo, le professeur de piano qui fait r&#233;p&#233;ter ses gammes &#224; la petite fille, le m&#233;nage effectu&#233; par la maman&#8230; Tr&#232;s vite, cela devient un v&#233;ritable enfer : du bruit jour et nuit, de la vaisselle cass&#233;e, des meubles d&#233;plac&#233;s. Mais ce qui aurait pu n'&#234;tre qu'un simple trouble de voisinage, devient plus inqui&#233;tant. Une maman qui menace de se jeter par la fen&#234;tre devant des enfants qui la supplient de ne rien en faire, une petite fille qui pleure de fa&#231;on incessante toute la nuit, des cris&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;William et ses parents n'osent pas en parler, comme si en se taisant ils esp&#233;raient se d&#233;barrasser de cette situation. La tension monte. Faut-il porter plainte pour nuisances sonores ? La d&#233;marche serait longue et incertaine. D&#233;m&#233;nager &#224; nouveau ? Ce serait fuir l&#226;chement. C'est ce qu'ont fait les locataires pr&#233;c&#233;dents. Signaler cette famille en difficult&#233; ? Les preuves seraient bien minces. William a re&#231;u une information en classe, l'intervenante pointant les &#233;l&#232;ves d'un doigt accusateur en leur affirmant qu'ils &#233;taient responsables de ne rien faire s'ils &#233;taient confront&#233;s &#224; une maltraitance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir, il prend son courage &#224; deux mains et compose le 119, num&#233;ro t&#233;l&#233;phonique de SOS enfants maltrait&#233;s. Le dialogue qu'il engage alors avec le r&#233;pondant le rassure et l'inqui&#232;te &#224; la fois. Oui quelqu'un va venir enqu&#234;ter. Mais la famille voisine ne va-t-elle pas &#234;tre inform&#233;e de l'origine du signalement ? Lorsque l'assistante sociale de la mairie frappe &#224; leur porte, William et ses parents restent &#233;vasifs. Pourtant, cette intervention permettra d'identifier les difficult&#233;s mentales de cette maman souffrant de psychose maniaco-d&#233;pressive et ses passages &#224; l'acte, quand elle suspend imprudemment son traitement m&#233;dical. Pour &#233;viter un placement des enfants, une solidarit&#233; de voisinage assurera leur accueil pendant l'hospitalisation de la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce roman &#224; destination d'un public adolescent r&#233;unit tous les ingr&#233;dients du genre : suspense, mise en difficult&#233; du h&#233;ros, &#233;motion et happy end. M&#234;me si tous les appels pass&#233;s &#224; SOS enfants maltrait&#233;s ne d&#233;bouchent pas sur des solutions aussi id&#233;ales, on trouve ici un r&#233;cit positif pr&#233;sentant avec justesse et mesure la probl&#233;matique de la confrontation &#224; la maltraitance. On y voit successivement les appr&#233;hensions et les h&#233;sitations des t&#233;moins avant qu'ils ne se mobilisent et une maltraitance qui pour &#234;tre au premier abord incompr&#233;hensible, prend ensuite du sens. De quoi en quelque sorte replacer cette question dans toute sa complexit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Casterman, 2006 (111 p. ; 6,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Signaler et apr&#232;s ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Signaler-et-apres</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>796</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La lev&#233;e de la chape de silence qui pesait sur la maltraitance a provoqu&#233; une telle inflation du nombre des signalements qu'il d&#233;borde les capacit&#233;s de traitement de la justice. Cet acte intervient quand l'accumulation des pressentiments et le faisceau des indices aboutissent &#224; une v&#233;ritable suspicion de danger, mais aussi apr&#232;s une longue r&#233;flexion d&#233;chir&#233;e entre le devoir et le doute. Car, signaler n'est pas chose simple. &lt;br class='autobr' /&gt;
La maltraitance est susceptible de soulever les passions et d'aveugler les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton1238-bcf3f.jpg?1694177851' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lev&#233;e de la chape de silence qui pesait sur la maltraitance a provoqu&#233; une telle inflation du nombre des signalements qu'il d&#233;borde les capacit&#233;s de traitement de la justice. Cet acte intervient quand l'accumulation des pressentiments et le faisceau des indices aboutissent &#224; une v&#233;ritable suspicion de danger, mais aussi apr&#232;s une longue r&#233;flexion d&#233;chir&#233;e entre le devoir et le doute. Car, signaler n'est pas chose simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maltraitance est susceptible de soulever les passions et d'aveugler les esprits les plus &#233;clair&#233;s. Elle mobilise des flux d'affects douloureux et de nombreuses &#233;motions contradictoires, des flots de repr&#233;sentations conscientes et inconscientes qui peuvent r&#233;actualiser des conflits et &#233;branler des refoulements : fascination, vide, rejet, refus, col&#232;re, d&#233;go&#251;t, angoisse, piti&#233;&#8230; se bousculent tour &#224; tour. La r&#233;action induite correspond &#224; la m&#234;me qu&#234;te : faire en sorte que ce qui a &#233;t&#233; entrevu n'existe plus, voire n'ait jamais exist&#233;. Cela peut se manifester sous forme de passivit&#233; : &#171; Il y a quelque chose de profond&#233;ment d&#233;rangeant et angoissant &#224; penser la mauvaise m&#232;re, le mauvais p&#232;re, les mauvais parents, &#224; r&#233;veiller les d&#233;mons endormis &#187; (p.54).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela peut aussi provoquer un activisme qui &#171; r&#233;sulte de l'urgence &#224; ma&#238;triser ce qui &#233;chappe &#224; l'entendement au pensable, dans le registre de l'identification &#224; l'agress&#233;, mais en projetant sur l'enfant ses propres r&#233;actions de r&#233;volte &#187; (p.56) Mais signaler, c'est aussi s'inqui&#233;ter des cons&#233;quences qui restent impr&#233;visibles et perturbatrices. Le protocole qui suppose un encha&#238;nement de la r&#233;v&#233;lation, de la transmission &#224; la justice, de la sanction judiciaire, des soins psychologiques et de l'am&#233;lioration de l'&#233;tat de l'enfant, reste trop souvent th&#233;orique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, le cheminement de la petite victime ressemble &#224; un parcours du combattant. C'est pourquoi signaler doit se faire &#224; point nomm&#233; et ne plus &#234;tre un automatisme, au risque de r&#233;pondre en miroir &#224; la violence de la maltraitance par la violence de la r&#233;action sociale. Beaucoup de professionnels en conviennent : le signalement ne devrait plus &#234;tre une fin en soi, mais un outil parmi d'autres &#224; disposition de la protection de l'enfance, chaque situation devant faire l'objet d'une &#233;valuation singuli&#232;re. On devrait limiter le traitement judiciaire aux cas lourds et pathologiques et s'appuyer sur l'accompagnement psychosocial pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque signalement se situe ainsi au croisement de tensions entre obligation l&#233;gale, convictions d&#233;ontologiques et repr&#233;sentations de l'int&#233;r&#234;t de l'enfant. Et puis, au-del&#224; il y a la prise en charge : signaler et s&#233;parer ne permettent vraiment de prot&#233;ger l'enfant qu'&#224; condition aussi d'accompagner sa famille. &#192; chaque fois, tout est &#224; r&#233;inventer. Aucun r&#233;f&#233;rentiel ne peut vraiment donner la voie &#224; suivre. Le professionnel se trouve au carrefour de strat&#233;gies changeantes et complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui reste n&#233;anmoins essentiel, c'est la coh&#233;rence entre les diff&#233;rents intervenants. Tout se passe mieux pour la famille comme pour l'enfant quand cette articulation est de qualit&#233;. Mais, cela implique une meilleure connaissance r&#233;ciproque et un respect partag&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2006 (176 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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