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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Mauvais temps pour le regroupement familial </title>
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&lt;p&gt;Le droit de vivre en famille, pour les &#233;trangers l&#233;galement install&#233;s en France, est aujourd'hui mis &#224; mal par la r&#233;forme du code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et demandeurs d'asile (CESEDA) entreprise par le ministre de l'Int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy. &lt;br class='autobr' /&gt;
Issa est Mauritanien, son p&#232;re est arriv&#233; en France au d&#233;but des ann&#233;es 70, rejoint par sa femme en 1981. Issa et son fr&#232;re sont rest&#233;s au pays avec leurs grands-parents. Malgr&#233; vingt-cinq ans de bons et loyaux services dans la m&#234;me entreprise de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le droit de vivre en famille, pour les &#233;trangers l&#233;galement install&#233;s en France, est aujourd'hui mis &#224; mal par la r&#233;forme du code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et demandeurs d'asile (CESEDA) entreprise par le ministre de l'Int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Issa est Mauritanien, son p&#232;re est arriv&#233; en France au d&#233;but des ann&#233;es 70, rejoint par sa femme en 1981. Issa et son fr&#232;re sont rest&#233;s au pays avec leurs grands-parents. Malgr&#233; vingt-cinq ans de bons et loyaux services dans la m&#234;me entreprise de b&#226;timent, le p&#232;re n'atteignait pas les ressources exig&#233;es pour entrer dans les conditions du regroupement familial, soit un SMIC par mois. Les enfants ont donc grandi loin de leurs parents jusqu'&#224; l'ann&#233;e 1992 o&#249; le grand-p&#232;re puis la grand-m&#232;re d&#233;c&#232;dent tour &#224; tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur m&#232;re, les sachant seuls au pays, monte dans un avion et les ram&#232;ne en France, tant pis pour la proc&#233;dure l&#233;gale, ses enfants sont encore trop jeunes pour se d&#233;brouiller seuls. Ils ont alors 14 et 16 ans. L'urgence des situations ne permet souvent pas aux familles d'attendre la tr&#232;s lente proc&#233;dure du regroupement familial, l'urgence et le besoin, simplement, de vivre en famille. Ce droit constitutionnel au respect de la vie familiale est consacr&#233; par l'article 8 de la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales. Un d&#233;cret de 1976 reconna&#238;t officiellement le droit au regroupement familial pour l'&#233;tranger l&#233;galement install&#233; en France. Il n'emp&#234;che : la proc&#233;dure fran&#231;aise est loin de faciliter l'application de ce droit !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une chambre pour deux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En moyenne, il faut une pr&#233;sence l&#233;gale de quatre-cinq ans pour que la demande de regroupement familial soit &#171; utile &#187; c'est-&#224;-dire susceptible d'aboutir car la personne r&#233;unit les conditions n&#233;cessaires &#187;&lt;/i&gt;. Fran&#231;ois-Xavier Corbel, juriste de la Ligue des droits de l'homme, en a assez d'entendre dire que la proc&#233;dure est &#171; facile &#187;. Les crit&#232;res actuels sont extr&#234;mement difficiles &#224; atteindre pour les nouveaux arrivants : il faut des ressources &#233;quivalentes au SMIC sur les douze derniers mois qui pr&#233;c&#232;dent la demande, la stabilit&#233; de l'emploi est exig&#233;e. Le logement doit &#234;tre suffisamment grand pour accueillir la famille, il faut au minimum pr&#233;senter 16 m2 pour un couple, 25 m2 pour un couple avec un enfant, puis 9 m2 par personne suppl&#233;mentaire. L'habitabilit&#233; est &#233;galement v&#233;rifi&#233;e. Telles sont les principales conditions demand&#233;es au requ&#233;rant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois-Xavier Corbel consid&#232;re qu'elles peuvent &#234;tre justifi&#233;es mais d&#233;plore que le moindre d&#233;tail manquant serve bien souvent de pr&#233;texte au refus. Il se souvient ainsi de cette femme : son mari n'a pas &#233;t&#233; autoris&#233; &#224; la rejoindre car la salle de bain ne pr&#233;sentait pas une a&#233;ration ad&#233;quate. Jean-Michel Cartier, b&#233;n&#233;vole d'une permanence au Gisti, garde en m&#233;moire ce couple dont la demande de regroupement pour leurs deux enfants, un gar&#231;on et une fille, a &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;e &lt;i&gt;&#171; parce que l'appartement, pourtant disposant de suffisamment de m&#232;tres carr&#233;s, ne proposait pas deux chambres s&#233;par&#233;es, l'une pour le gar&#231;on, l'autre pour la fille &#187;&lt;/i&gt;. La construction d'une cloison divisant l'unique chambre d'enfant avait permis un accord lors de la proc&#233;dure en recours. Ces deux exemples sont, selon Nathalie Ferr&#233;, pr&#233;sidente du Gisti, &lt;i&gt;&#171; symptomatiques de la fa&#231;on dont les demandes de regroupement familial sont trait&#233;es &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stabilit&#233; des ressources peut &#233;galement &#234;tre la pierre d'achoppement de la proc&#233;dure. &lt;i&gt;&#171; Les personnes doivent en r&#233;alit&#233; &#234;tre en CDI ou bien en CDD depuis plusieurs ann&#233;es sans p&#233;riode de ch&#244;mage pour que leur dossier soit recevable &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fran&#231;ois-Xavier Corbel. Non, faire venir sa famille n'est pas facile, proclament toutes les associations, ne serait-ce que par la longueur de la proc&#233;dure. L'exemple de ce couple est r&#233;v&#233;lateur, H. est &#233;gyptien, F. est Tunisienne, elle vit en France depuis de nombreuses ann&#233;es et est titulaire d'une carte de r&#233;sident de 10 ans. En juin 2004, elle s'est mari&#233;e avec H. au consulat d'&#201;gypte, il est ensuite reparti au pays attendre le d&#233;roulement de la proc&#233;dure de regroupement. La r&#233;ponse est arriv&#233;e en septembre 2005 : refus au motif de ressources insuffisantes. Gravement malade, F. cumule un RMI avec une allocation adulte handicap&#233; qui lui permet d'atteindre un SMIC. Le refus est donc non fond&#233; selon la LDH qui vient de lancer une proc&#233;dure en recours. Reste qu'en attendant, les personnes vivent s&#233;par&#233;es souvent pendant des ann&#233;es. Beaucoup craquent et utilisent des biais d&#233;tourn&#233;s pour faire venir leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ensemble malgr&#233; tout&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ils arrivent g&#233;n&#233;ralement avec des visas touristiques, les parents demandent un visa pour que leurs enfants les rejoignent le temps des vacances et puis ils restent mais cela devient de plus en plus difficile car lorsque le consulat s'aper&#231;oit que les parents vivent l&#233;galement en France, il soup&#231;onne un risque migratoire et refuse de d&#233;livrer le visa &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Hortense N'galeu, responsable du site de Bobigny de l'association Sol en Si qui accompagne beaucoup de familles immigr&#233;es dont les enfants sont rest&#233;s au pays. Le durcissement des proc&#233;dures, les soup&#231;ons des consulats entra&#238;nent l'utilisation de plus en plus fr&#233;quente des r&#233;seaux de passeurs au prix d'efforts financiers colossaux pour les familles et, parfois, aux risques et p&#233;rils de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de cette petite fille ivoirienne est exemplaire des dangers encourus par ces enfants. Sa m&#232;re n'a plus support&#233; la s&#233;paration alors que la proc&#233;dure de regroupement &#233;tait entam&#233;e depuis deux ans. Elle a pay&#233; les services d'un passeur qui a abandonn&#233; la petite au S&#233;n&#233;gal o&#249; elle s'est retrouv&#233;e exploit&#233;e, utilis&#233;e comme bonne &#224; tout faire dans une famille. L'association Sol en Si a alors pris contact avec la Croix rouge sur place et la fillette a &#233;t&#233; recueillie dans une famille d'accueil jusqu'&#224; ce que la proc&#233;dure aboutisse. Elle est maintenant en France mais traumatis&#233;e par cette exp&#233;rience. Les destins de ces enfants ne sont pas tous aussi dramatiques, mais leur arriv&#233;e hors de la proc&#233;dure du regroupement familial leur promet toujours des difficult&#233;s en France, notamment lorsqu'ils atteignent l'&#226;ge fatidique des 18 ans qui signe leur entr&#233;e dans le monde des adultes. Un mineur n'est pas soumis &#224; l'obligation d'un titre de s&#233;jour, devenu majeur l'absence de titre le fait basculer dans la cat&#233;gorie des sans-papiers. Il peut alors &#234;tre, &#224; tout moment, expuls&#233; du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours de Khaled en t&#233;moigne. Le p&#232;re de Khaled est ouvrier agricole en Ard&#232;che depuis 30 ans. Le regroupement familial lui est refus&#233; pour insuffisance de ressources. Il fait malgr&#233; tout venir son fils a&#238;n&#233; pour qu'il fasse des &#233;tudes en France. Le gar&#231;on suit une scolarit&#233; normale mais &#224; ses 18 ans, il est convoqu&#233; &#224; la gendarmerie. Un vendredi matin, il explique &#224; son professeur qu'il ne pourra pas assister au cours. Il se pr&#233;sente &#224; la gendarmerie, est imm&#233;diatement arr&#234;t&#233; puis transf&#233;r&#233; au centre de r&#233;tention Saint-Exup&#233;ry de Lyon et expuls&#233; dans les jours qui suivent. &lt;i&gt;&#171; Nous avons alors mobilis&#233; le lyc&#233;e, organis&#233; des manifestations importantes, fait gr&#232;ve et, au bout de quelques mois, Khaled a pu revenir en France et obtenir un visa long s&#233;jour &#187;&lt;/i&gt;, raconte Richard Moyon, du r&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;res, sans cette r&#233;plique, le retour de Khaled aurait &#233;t&#233; impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis des ann&#233;es, l'empilement des restrictions rend toujours plus difficile l'exercice du droit &#224; la vie familiale, d&#233;plore Nathalie Ferr&#233;, s'il n'est pas possible de l'interdire d'un point de vue constitutionnel, il est facile de mettre des conditions telles qu'elles ne puissent &#234;tre remplies que par une minorit&#233; de personnes &#187;&lt;/i&gt;. D'ailleurs, les derniers chiffres disponibles du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur sont, en ce sens, &#233;loquents. En 2002, 23 943 titres de s&#233;jour sup&#233;rieur &#224; un an ont &#233;t&#233; accord&#233;s &#224; des &#171; membres de familles &#187; ; sous cette d&#233;nomination entrent pour moiti&#233; les familles d'&#233;trangers en situation r&#233;guli&#232;re et les familles de Fran&#231;ais. Les b&#233;n&#233;ficiaires du regroupement familial stricto sensu sont bien moins nombreux : 16 000 conjoints et enfants mineurs ont obtenu une carte de r&#233;sident et 3 125 une carte de s&#233;jour temporaire, pour 14 845 d'entre eux, il s'agissait d'un premier titre. Des chiffres sensiblement constants depuis l'an 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'objectif de la r&#233;forme du Code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et des demandeurs d'asile (CESEDA), entreprise et port&#233;e par le ministre de l'Int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy, est de diminuer cette immigration familiale &lt;i&gt;&#171; puisque nous apprenons aujourd'hui qu'il s'agit d'une immigration &#8220;subie&#8221; par notre soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, s'indigne Nathalie Ferr&#233;. &#192; cette vision officielle, Fran&#231;ois-Xavier Corbel oppose un autre point de vue : &lt;i&gt;&#171; Le regroupement familial est con&#231;u &#224; la base comme un facteur d'int&#233;gration de l'&#233;tranger dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise et non comme une pr&#233;sence que nous subissons &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toutefois cette immigration qui est aujourd'hui montr&#233;e du doigt et &#224; laquelle de nouvelles restrictions s'appliquent. Dans l'avant-projet de loi sur la r&#233;forme du CESEDA, pr&#233;sent&#233; au comit&#233; interminist&#233;riel de contr&#244;le de l'immigration le 9 f&#233;vrier dernier, tous les d&#233;lais sont rallong&#233;s, ainsi l'&#233;tranger install&#233; r&#233;guli&#232;rement en France devra pr&#233;senter un titre de s&#233;jour d'une dur&#233;e &#233;gale &#224; un an minimum pendant au moins 18 mois contre 12 auparavant, avant de faire une demande de regroupement familial. Une exception est pr&#233;vue pour les titulaires du nouveau titre intitul&#233; &#171; comp&#233;tences et talents &#187; ; ils pourront faire venir leur famille apr&#232;s 6 mois de pr&#233;sence en France et ne sont pas tenus aux conditions de ressources et de logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre modification de taille : l'exclusion du calcul des ressources de toutes les allocations sociales comme le RMI, l'allocation d'insertion, de solidarit&#233; aux personnes &#226;g&#233;es, de solidarit&#233; sp&#233;cifique&#8230; Seule l'allocation adulte handicap&#233; (AAH) peut encore &#234;tre prise en compte. En pratique, ces deux modifications ne font qu'introduire dans la loi des pratiques d&#233;j&#224; install&#233;es : il est rare de pouvoir entrer dans les crit&#232;res du regroupement apr&#232;s 18 mois de pr&#233;sence en France, tout comme il est quasi impossible de voir une proc&#233;dure aboutir en premi&#232;re instance pour un b&#233;n&#233;ficiaire des minima sociaux m&#234;me si quelques rares cumuls permettent d'atteindre le SMIC. Cependant, ces demandes, soutenues par des associations, pouvaient trouver une issue heureuse lors des recours en contentieux, cela ne sera dor&#233;navant plus possible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'int&#233;gration r&#233;publicaine : un outil de r&#233;gulation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La grande nouveaut&#233; de la r&#233;forme est l'introduction d'une nouvelle condition &#224; remplir pour le requ&#233;rant du regroupement familial : d&#233;montrer son int&#233;gration r&#233;publicaine. Celle-ci sera appr&#233;ci&#233;e, dit le texte, &lt;i&gt;&#171; au regard de son engagement personnel &#224; respecter les principes qui r&#233;gissent la R&#233;publique fran&#231;aise, du respect effectif de ces principes et de sa connaissance suffisante de la langue fran&#231;aise &#187;. &#171; Extr&#234;mement flou&lt;/i&gt;, s'exclame Nathalie Ferr&#233;, &lt;i&gt;la question de l'&#233;valuation de cette int&#233;gration laisse beaucoup de doutes : de quels principes s'agit-il ? Quels instruments l'&#201;tat se donnera-t-il pour juger de leur respect effectif ? Est-ce que les divers fichiers de l'&#201;tat vont &#234;tre consult&#233;s ? Est-ce qu'une contravention mineure pourra &#234;tre pr&#233;judiciable ? Nous n'en savons rien &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, s'inqui&#232;te Fran&#231;ois Xavier Corbel, l'avis du maire sera pris en compte par le pr&#233;fet : &lt;i&gt;&#171; Le maire r&#233;ticent &#224; l'installation d'une population immigr&#233;e dans sa commune et soumis &#224; des objectifs &#233;lectoraux pourra faire blocage &#187;&lt;/i&gt;. La notion d'int&#233;gration r&#233;publicaine est tellement vague qu'elle permettra au maire d'en faire un outil de r&#233;gulation arbitraire. Verrouiller le regroupement familial l&#233;gal n'aura qu'un r&#233;sultat, pour le collectif Uni-e-s contre une immigration jetable qui organise la riposte associative au projet, &lt;i&gt;&#171; institutionnaliser le statut de clandestin &#187;&lt;/i&gt;. Richard Moyon pr&#233;dit que la r&#233;forme du CESEDA &lt;i&gt;&#171; est une rampe de lancement pour faire du r&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;re, une structure de plus en plus sollicit&#233;e ! &#187;&lt;/i&gt;. Lutter contre l'immigration clandestine est officiellement le but de la r&#233;forme, elle risque en r&#233;alit&#233;, aux yeux des associatifs qui accompagnent les &#233;trangers, de nourrir les rangs des sans-papiers, de gonfler la pr&#233;carit&#233; et l'ins&#233;curit&#233; et de laisser dans la clandestinit&#233; tous ces &#171; comp&#233;tences et talents &#187; dont la France vieillissante a bien besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mesures en sommeil ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pire encore ? C'est ce que laisse craindre la premi&#232;re version du projet de loi qui a filtr&#233; aupr&#232;s des associations le 18 d&#233;cembre dernier. &lt;i&gt;&#171; Le regroupement familial &#233;tait rendu quasiment impossible &#187;&lt;/i&gt;, juge Nathalie Ferr&#233; du Gisti. Dans cette mouture, les ressources devaient non seulement &#234;tre &#233;gales au SMIC mais leur montant devait &#233;galement &#234;tre calcul&#233; en fonction du nombre de personnes composant la famille selon un bar&#232;me fix&#233; par d&#233;cret. Une barri&#232;re suppl&#233;mentaire alors que les conditions de ressources et de stabilit&#233; de l'emploi sont d&#233;j&#224; difficiles &#224; atteindre. &lt;i&gt;&#171; Ces crit&#232;res interdisaient aux plus pauvres et aux plus pr&#233;caires le droit de vivre en famille &#187;&lt;/i&gt;, tranche Richard Moyon du r&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;re. Plus &#233;tonnant encore, la notion de &#171; localisation &#187; du logement qui, au del&#224; des crit&#232;res d'habitabilit&#233; et de superficie, devait &#234;tre prise en compte dans l'&#233;tude du dossier de regroupement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le logement devait, selon le texte, permettre &lt;i&gt;&#171; l'insertion de la famille dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise au regard de sa localisation, de sa superficie, de son confort et de son habitabilit&#233; &#187;. &#171; Une notion fantastique qui signifiait qu'habiter certaines banlieues, certains quartiers populaires, pouvait ne pas permettre l'int&#233;gration de la famille en France &#187;&lt;/i&gt;, s'indigne Fran&#231;ois-Xavier Corbel de la Ligue des droits de l'homme. Pour le collectif Uni-e-s contre une immigration jetable, cette premi&#232;re version du projet de loi r&#233;v&#232;le toute l'&#233;tendue des intentions gouvernementales. &lt;i&gt;&#171; Nous nous demandons si cette version ne va pas revenir sous forme d'amendements parlementaires&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Fran&#231;ois-Xavier Corbel. &lt;i&gt;Nous craignons que cette version dure soit sortie &#224; l'avance pour donner des indications aux parlementaires qui ressortiront ces pires dispositions lorsque la loi sera d&#233;battue &#187;&lt;/i&gt;. Le passage de la loi devant le parlement est attendu d&#233;but mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Regroupement familial : trop long, trop compliqu&#233;&#8230; souvent contourn&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Regroupement-familial-trop-long-trop-complique-souvent-contourne</link>
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		<dc:subject>795</dc:subject>

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&lt;p&gt;Face aux difficult&#233;s du regroupement familial, les parents font venir leurs enfants hors de la proc&#233;dure l&#233;gale. Les cons&#233;quences sont alors multiples, aussi bien pour les travailleurs sociaux que pour les familles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment faire venir mes enfants ? Cette demande est souvent l'une des premi&#232;res pos&#233;es aux travailleurs sociaux qui accompagnent les personnes &#233;trang&#232;res install&#233;es en France. Ces situations sont bien connues des associations qui soutiennent la volont&#233; des personnes de vivre en famille (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face aux difficult&#233;s du regroupement familial, les parents font venir leurs enfants hors de la proc&#233;dure l&#233;gale. Les cons&#233;quences sont alors multiples, aussi bien pour les travailleurs sociaux que pour les familles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment faire venir mes enfants ? Cette demande est souvent l'une des premi&#232;res pos&#233;es aux travailleurs sociaux qui accompagnent les personnes &#233;trang&#232;res install&#233;es en France. Ces situations sont bien connues des associations qui soutiennent la volont&#233; des personnes de vivre en famille mais se heurtent aux r&#233;alit&#233;s sociales et &#233;conomiques et aux parcours complexes des &#233;trangers en France.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accompagner dans l'attente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; De plus en plus de mamans immigrent en laissant des enfants au pays, elles arrivent en France et d&#232;s qu'elles stabilisent leur situation, une fois qu'elles ont un travail, m&#234;me pr&#233;caire, et un appartement, voire une chambre, elles essayent de faire venir leurs enfants &#187;&lt;/i&gt;, explique Hortense N'galeu, responsable du site de Bobigny de l'association Sol en Si. Tr&#232;s peu de parents entrent dans les crit&#232;res exig&#233;s par le regroupement familial et les travailleurs sociaux le savent : &lt;i&gt;&#171; Notre r&#244;le est de les informer, de leur expliquer, dans quel cadre ces enfants peuvent venir &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Corinne Ducos, assistante sociale de l'association Dessine-moi un mouton qui accompagne les familles concern&#233;es par le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous mettent en garde les parents des cons&#233;quences d'une venue des enfants hors du regroupement familial. Mais l'attente est parfois insupportable, quelquefois impossible. Que dire &#224; cette m&#232;re qui a laiss&#233; sa fille au pays, en Angola, &#224; la garde de sa grand-m&#232;re et qui apprend que cette r&#233;gion est au centre d'un conflit arm&#233; ? Elle refuse d'attendre la d&#233;cision de l'administration fran&#231;aise et organise la venue de sa fille hors de la proc&#233;dure du regroupement. Que dire encore &#224; cette m&#232;re qui a fait venir sa fille gravement malade qui ne pouvait &#234;tre soign&#233;e au pays ? Difficile pour les travailleurs sociaux de tenir alors le discours de la raison et d'insister sur l'observance de la proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Face au fait accompli&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'arriv&#233;e des enfants chamboule tout&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Corinne Ducos. &lt;i&gt;Je me souviens de cette femme pour qui nous avions obtenu un logement transitoire et tout d'un coup sa petite fille est arriv&#233;e sans que nous en soyons pr&#233;venus &#187;&lt;/i&gt;. Les travailleurs sociaux sont mis devant le fait accompli et doivent remettre en cause tout l'accompagnement de la personne. Il faut tout d'abord convaincre la structure d'h&#233;bergement o&#249; la femme est log&#233;e, de garder la m&#232;re et son enfant le temps de trouver une solution. &lt;i&gt;&#171; Le travail en r&#233;seau est alors essentiel &#187;&lt;/i&gt;, souligne Corinne Ducos, les partenaires se mobilisent pour faire face &#224; l'urgence mais bien souvent la famille monoparentale reste dans une chambre qui n'est pas pr&#233;vue pour accueillir des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des conditions de vie difficiles d'autant plus que quelquefois, l'enfant a &#233;t&#233; envoy&#233; par la famille alors que la m&#232;re aurait souhait&#233; avoir plus de temps pour stabiliser sa situation, trouver un logement plus ad&#233;quat. Des retrouvailles parfois complexes. &lt;i&gt;&#171; Je me souviens d'une jeune fille congolaise de Kinshasa que j'appellerai Myriam&lt;/i&gt;, raconte Sophie Savourin, responsable d'un lieu d'accueil et d'orientation de la Croix rouge qui recueille des mineurs isol&#233;s intercept&#233;s &#224; l'a&#233;roport de Roissy. &lt;i&gt;Ses grands-parents l'ont envoy&#233; en France rejoindre sa m&#232;re. Elle se fait coincer &#224; l'arriv&#233;e parce qu'elle a un passeport falsifi&#233;. Elle passe devant le juge des Libert&#233;s qui la lib&#232;re puisque la jeune fille a des attaches familiales en France, mais face &#224; la situation de grande pr&#233;carit&#233; de sa m&#232;re, il demande une protection et nous la confie le temps de trouver une solution &#187;&lt;/i&gt;. Myriam ne comprend pas la raison de son placement, pleure, veut revoir sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux la re&#231;oivent donc rapidement et d&#233;couvrent toute la complexit&#233; de la situation : la m&#232;re est malade, elle vit &#224; l'h&#244;tel avec un compagnon en situation irr&#233;guli&#232;re et leur petite fille de deux ans. Elle est tr&#232;s d&#233;pressive, dit n'avoir pas fait le choix de faire venir sa fille qu'elle n'a pas vue depuis six ans. Une fille qui ne sait rien des difficult&#233;s de sa m&#232;re ni de l'existence de sa petite s&#339;ur. L'&#233;quipe du centre d&#233;cide alors de prendre le temps pour permettre &#224; la m&#232;re et sa fille de se retrouver petit &#224; petit, de se conna&#238;tre, un long parcours difficile sold&#233; par une d&#233;cision de retour en famille accompagn&#233;e d'une action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#233;nalisation des familles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des histoires complexes encore alourdies par les difficult&#233;s financi&#232;res de ces familles tr&#232;s pr&#233;caris&#233;es. Les enfants arriv&#233;s hors de la proc&#233;dure du regroupement familial ne sont pas pris en compte par les caisses d'allocations familiales dans le calcul des prestations. Cette p&#233;nalit&#233; p&#232;se lourd, notamment pour acc&#233;der &#224; un logement social. &lt;i&gt;&#171; Lorsque ces familles font une demande de logement, les enfants arriv&#233;s hors du regroupement ne sont pas comptabilis&#233;s puisqu'on ne consid&#232;re pas qu'ils sont l&#224;&lt;/i&gt;, explique Hortense N'galeu. &lt;i&gt;Les bailleurs savent qu'ils ne vont pas toucher d'allocations logement proportionnelles &#224; la grandeur r&#233;elle de la famille &#187;&lt;/i&gt;. Soit ils ferment les yeux et proposent un logement aux dimensions de la famille administrativement l&#233;gale ; soit, et c'est plus souvent le cas, ils refusent de signer un bail puisque l'absence d'allocations logement calcul&#233;es en fonction du nombre r&#233;el d'enfants ne leur offre pas de garantie de loyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces situations inextricables ont conduit le sous-groupe d'associations Droits sociaux &#8211; qui compte les associations Abritoi, Arcat, Cit&#233; le Village (ACSC), Dessine-moi un mouton, Sol en Si &#8211; de la plate-forme interassociative du logement sida (PILS) &#224; se mobiliser pour faire valoir les droits aux prestations familiales de ces enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une note du Gisti, il est en effet soulign&#233; que divers textes internationaux, et notamment la Convention internationale des droits de l'enfant, interdisent &lt;i&gt;&#171; toute discrimination motiv&#233;e par la situation juridique des parents &#187;&lt;/i&gt;. Le Gisti estime que les enfants, arriv&#233;s hors du regroupement familial, ne doivent pas &#234;tre p&#233;nalis&#233;s et rappelle que le 16 avril 2004, la Cour de cassation a exig&#233; le paiement r&#233;troactif des prestations familiales pour deux enfants entr&#233;s hors du regroupement familial, au motif que &lt;i&gt;&#171; les &#233;trangers r&#233;sidant r&#233;guli&#232;rement en France avec leurs enfants mineurs b&#233;n&#233;ficient de plein droit des prestations familiales &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'appuyant sur ce jugement, les associations du sous-groupe Droits sociaux de la PILS ont donc d&#233;cid&#233; de faire des recours chaque fois que les CAF refusaient de verser les allocations familiales pour des enfants arriv&#233;s hors du regroupement familial. Les CAF viennent en r&#233;ponse de trouver un pr&#233;cieux appui : la Cour constitutionnelle, dans une d&#233;cision du 15 d&#233;cembre 2005, a jug&#233; que le refus, inscrit dans la loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour 2006, de verser les allocations aux enfants arriv&#233;s hors du regroupement familial, &lt;i&gt;&#171; n'est pas contraire aux principes d'&#233;galit&#233;, ni au droit de mener une vie familiale normale &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une nouvelle difficult&#233; &#224; contourner pour les associations qui se disent pr&#234;tes &#224; accompagner les familles jusqu'&#224; la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme s'il le faut&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le regroupement familial en quelques dates&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1946 :&lt;/strong&gt; Le d&#233;cret du 26 mars 1946 confie &#224; l'Office national de l'immigration la responsabilit&#233; mat&#233;rielle du recrutement et de l'introduction des immigrants et de leurs familles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;1976 :&lt;/strong&gt; Le d&#233;cret du 29 avril 1976 fixe les conditions du regroupement familial (conditions de logement, conditions de ressources notamment).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;1977 :&lt;/strong&gt; Le d&#233;cret du 10 novembre 1977 restreint l'immigration familiale. L'admission au titre du regroupement familial est suspendue pendant 3 ans sauf pour les membres de familles qui ne demandent pas &#224; acc&#233;der au march&#233; de l'emploi. Ce d&#233;cret est annul&#233; par un arr&#234;t du Conseil d'&#201;tat du 8 d&#233;cembre 1978 suite aux recours d&#233;pos&#233;s par le GISTI (Groupe d'information et de soutien aux travailleurs immigr&#233;s), la CFDT et la CGT. L'arr&#234;t du Conseil d'&#201;tat r&#233;affirme le principe du droit au regroupement familial comme r&#233;sultant des principes g&#233;n&#233;raux du droit.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;1984 :&lt;/strong&gt; Le d&#233;cret du 4 d&#233;cembre 1984 et la circulaire du 4 janvier 1985 relative &#224; la mise en oeuvre de la proc&#233;dure d'introduction en France des membres de la famille des ressortissants &#233;trangers interdisent le regroupement &#171; sur place &#187; (plus de r&#233;gularisation quand les familles rejoignantes sont d&#233;j&#224; en France).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;1993 :&lt;/strong&gt; La loi du 24 ao&#251;t 1993 inscrit le droit au regroupement familial dans l'ordonnance du 2 novembre 1945. &#192; partir de cette date, la polygamie est devenue une cause de non-d&#233;livrance absolue de titres de s&#233;jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;1998 :&lt;/strong&gt; La loi du 11 mai 1998 modifie &#224; nouveau les modalit&#233;s du regroupement familial : par exemple, les familles de Fran&#231;ais et de ressortissants des &#201;tats membres de l'Union europ&#233;enne et des pays parties &#224; l'accord sur l'espace &#233;conomique europ&#233;en, ainsi que les familles de r&#233;fugi&#233;s et apatrides, ont droit au regroupement familial sans condition de ressources et de logement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;2003 :&lt;/strong&gt; La loi n&#176; 2003-1119 du 26 novembre 2003 relative &#224; la ma&#238;trise de l'immigration et au s&#233;jour des &#233;trangers en France supprime, dans son article 13, la d&#233;livrance de plein droit aux &#233;trangers entr&#233;s en France par la voie du regroupement familial de la carte de r&#233;sident, lorsque celle-ci est d&#233;tenue par l'&#233;tranger regroupant. D&#233;sormais, les membres regroup&#233;s de la famille re&#231;oivent une carte de s&#233;jour temporaire. Leur droit au s&#233;jour est donc garanti en application du principe g&#233;n&#233;ral du droit &#224; une vie familiale normale. Au bout de cinq ans, ils pourront pr&#233;tendre &#224; la d&#233;livrance d'une carte de r&#233;sident mais elle sera toutefois subordonn&#233;e &#224; l'int&#233;gration satisfaisante de l'&#233;tranger dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Femmes immigr&#233;es victimes de violences</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Femmes-immigrees-victimes-de-violences</link>
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		<dc:date>2006-04-27T11:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>795</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rencontre avec Lucie Brocard, juriste de l'association Femmes de la Terre &lt;br class='autobr' /&gt;
Environ 80 % des conjoints rejoignant sont des femmes. L'association Femmes de la Terre, cr&#233;&#233;e en 1992 et situ&#233;e dans le XIXe &#224; Paris, re&#231;oit des femmes coinc&#233;es entre la violence de leur mari et la peur de perdre leur titre de s&#233;jour. Elle leur propose un accompagnement juridique et social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelle situation sont les femmes qui viennent solliciter votre aide ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines d'entre elles rejoignent leur mari et d&#233;couvrent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre avec Lucie Brocard, juriste de l'association Femmes de la Terre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Environ 80 % des conjoints rejoignant sont des femmes. L'association Femmes de la Terre, cr&#233;&#233;e en 1992 et situ&#233;e dans le XIXe &#224; Paris, re&#231;oit des femmes coinc&#233;es entre la violence de leur mari et la peur de perdre leur titre de s&#233;jour. Elle leur propose un accompagnement juridique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelle situation sont les femmes qui viennent solliciter votre aide ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines d'entre elles rejoignent leur mari et d&#233;couvrent qu'il est violent. Parfois, les mariages sont arrang&#233;s entre familles, elles ne connaissent pas leur futur mari, elles ont pu le voir quelquefois au pays mais elles n'ont jamais v&#233;cu avec lui. Souvent, c'est un homme qui s'est mari&#233; aussi sous la pression familiale, certains veulent une femme bonne &#224; tout faire ou pour les joies du sexe. Elles s'imaginent fonder une famille et vivre normalement m&#234;me si elles savent que ce n'est pas forc&#233;ment &#171; l'homme de leur vie &#187;. Lorsqu'elles le d&#233;couvrent violent, elles sont d&#233;&#231;ues, boulevers&#233;es, tr&#232;s choqu&#233;es. Elles s'aper&#231;oivent alors que leur r&#234;ve de famille est impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, elles se sentent coupables : &lt;i&gt;&#171; Est-ce que je ne devrais pas l'accepter ? &#187;&lt;/i&gt;. Elles sont press&#233;es par la famille : &lt;i&gt;&#171; Il faut que tu restes avec lui parce que vous &#234;tes mari&#233;s et on ne quitte pas son mari &#187;&lt;/i&gt; et, &#224; l'oppos&#233;, par la vie insupportable au foyer conjugal. Une situation partag&#233;e par les femmes victimes de violence en g&#233;n&#233;ral, mais ces femmes immigr&#233;es se heurtent aussi &#224; la violence de l'administration fran&#231;aise. Si elles quittent leur mari, la France leur ordonne de retourner dans leur pays d'origine : le regroupement familial n'est plus valable et leur titre leur est retir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel titre ont ces femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la femme arrive en France avec un visa regroupement familial, elle doit normalement aller &#224; la pr&#233;fecture demander son titre de s&#233;jour. Certaines n'ont pas la possibilit&#233; de faire cette d&#233;marche car &#224; l'a&#233;roport le mari est venu chercher sa femme, l'a amen&#233;e chez lui et les violences ont imm&#233;diatement commenc&#233;. Il arrive qu'elles soient s&#233;questr&#233;es et quand elles r&#233;ussissent &#224; s'enfuir, elles n'ont parfois au mieux que ce passeport avec le visa regroupement familial, d'autres n'ont rien parce que le mari leur a pris leurs papiers d&#232;s l'arriv&#233;e. Certaines ont fait les d&#233;marches, ont un titre de s&#233;jour, mais ce titre peut leur &#234;tre retir&#233; si elles quittent leur mari : la loi pr&#233;voit la possibilit&#233; de retrait du titre dans les deux ans qui suivent sa d&#233;livrance en cas de rupture de la vie commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combien de situations de ce type suivez-vous et que pouvez-vous faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons une dizaine de cas par an, c'est beaucoup sur quelque 200 dossiers nouveaux chaque ann&#233;e car nous accompagnons aussi des femmes sans titre de s&#233;jour, des demandes de regroupement familial, toute sorte de situations auxquelles sont confront&#233;es les femmes immigr&#233;es. Dans le cas o&#249; la femme quitte son mari pour violences, nous demandons &#224; la pr&#233;fecture de d&#233;livrer le titre de s&#233;jour ou de le renouveler malgr&#233; tout, en expliquant que cette femme a &#233;t&#233; victime de violence : elle ne doit pas &#234;tre doublement victime &#224; la fois de la violence de son mari et de celle de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Triplement victimes puisque, renvoy&#233;es dans leur pays, ces femmes sont bien souvent isol&#233;es et bannies parce qu'elles ont os&#233; quitter leur mari. M&#234;me si certaines familles comprennent et les accueillent avec bienveillance, le retour reste difficile. Quand une femme a tout quitt&#233; pour rejoindre son mari, revenir porte un coup &#224; sa dignit&#233; d&#233;j&#224; atteinte par le traumatisme des violences. Les femmes se demandent : pourquoi &#233;tait-il agressif ? Est-ce de ma faute ? Notre soci&#233;t&#233; en lui disant : &lt;i&gt;&#171; retournez chez vous &#187;&lt;/i&gt;, renforce ce sentiment de culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les r&#233;ponses des pr&#233;fectures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos demandes ne sont souvent pas entendues m&#234;me si nous notons quelques progr&#232;s. Cette situation a &#233;t&#233; prise en compte par la loi du 26 novembre 2003, qui &#233;nonce que lorsque l'&#233;tranger quitte un conjoint violent, le pr&#233;fet peut accorder le renouvellement du titre de s&#233;jour. Le premier probl&#232;me, c'est que la loi ne d&#233;signe que les femmes qui ont d&#233;j&#224; un titre car seul le renouvellement est sp&#233;cifi&#233; ; le deuxi&#232;me probl&#232;me, c'est que le pr&#233;fet &#171; peut &#187; le renouveler, il n'est en aucun cas oblig&#233; de le faire. Troisi&#232;mement : il faut apporter la preuve des violences. Dans notre pratique, nous observons que les pr&#233;fectures ne renouvellent le titre que si une plainte a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e, suivie d'une enqu&#234;te de police &#233;tablissant les violences. La condamnation du conjoint violent est parfois exig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, nous savons bien, dans ce type de situations, qu'il est souvent extr&#234;mement difficile d'avoir des preuves. Certaines femmes ne portent pas plainte parce qu'elles ont peur, d'autres le font mais leur plainte est class&#233;e sans suite parce que les violences ne sont pas &#233;tablies. Toutes ces femmes se retrouvent sans titre, sans papiers et les violences qu'elles ont subies sont ni&#233;es par tout le monde : la police, la pr&#233;fecture, souvent aussi les autres intervenants parce que beaucoup ne peuvent intervenir que s'il y a condamnation et/ou titre de s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles structures existent pour ces femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien, en fait il n'y a rien en mati&#232;re d'h&#233;bergement. Les structures les refusent parce qu'elles n'ont pas de titre de s&#233;jour. Elles se retrouvent au 115, dans les dispositifs d'urgence. Elles se retrouvent &#224; la rue et plus cela dure, plus c'est difficile ensuite d'en sortir. Elles entrent dans un cycle de violences qui ne s'arr&#234;te plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Marianne Langlet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre dossier &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/La-violence-faites-aux-femmes-un-combat-de-tous-les-jours&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La violence faites aux femmes, un combat de tous les jours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vers un droit &#224; l'enfant normal ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vers-un-droit-a-l-enfant-normal</link>
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		<dc:date>2006-04-26T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>795</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Si l'essor technologique qui permet la s&#233;lection pr&#233;natale ne s'accompagne pas d'une r&#233;flexion sur la volont&#233; normalisatrice aujourd'hui &#224; l'&#339;uvre et sur notre (in)capacit&#233; &#224; accueillir ceux qui pr&#233;sentent une particularit&#233;, nous risquons de nous engager dans une mutation anthropologique qui aura des r&#233;percussions consid&#233;rables sur les plans individuel et social. &#187; Ainsi concluent les deux auteures de cet ouvrage, riche de t&#233;moignages et de pistes de r&#233;flexion sur le d&#233;pistage pr&#233;natal et les cons&#233;quences (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Si l'essor technologique qui permet la s&#233;lection pr&#233;natale ne s'accompagne pas d'une r&#233;flexion sur la volont&#233; normalisatrice aujourd'hui &#224; l'&#339;uvre et sur notre (in)capacit&#233; &#224; accueillir ceux qui pr&#233;sentent une particularit&#233;, nous risquons de nous engager dans une mutation anthropologique qui aura des r&#233;percussions consid&#233;rables sur les plans individuel et social. &#187; Ainsi concluent les deux auteures de cet ouvrage, riche de t&#233;moignages et de pistes de r&#233;flexion sur le d&#233;pistage pr&#233;natal et les cons&#233;quences de l'arr&#234;t Perruche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un cours rappel des faits tout &#224; fait n&#233;cessaire pour bien poser le cadre de l'&#233;tude, elles nous permettent de suivre l'&#233;volution de leur travail de recherche &#8211; d'ailleurs l'historique de la recherche est pr&#233;sent en pages annexes &#8211; et les questions soulev&#233;es par le rendu de cet arr&#234;t si controvers&#233;. Durant les deux ann&#233;es d'enqu&#234;te, elles ont rencontr&#233; les professionnels du secteur m&#233;dical et param&#233;dical. Les t&#233;moignages ainsi r&#233;colt&#233;s sont livr&#233;s de mani&#232;re tr&#232;s dense et donnent un relief pr&#233;cis, concret, r&#233;el de l'expression de tous ces praticiens quant &#224; cet arr&#234;t. &#171; &#201;chographie f&#339;tale ou eug&#233;nisme de pr&#233;caution, l'arr&#234;t &#171; Perruche &#187; est alors appr&#233;hend&#233; comme ce qui interroge profond&#233;ment la fonction m&#233;dicale dans ses objectifs et inverse m&#234;me cette fonction initialement destin&#233;e &#224; soigner. &#187; et conduisent certains &#224; s'interroger sur le sens de leur m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;chographie f&#339;tale risque-t-elle d'&#234;tre menac&#233;e et d&#233;tourn&#233;e de sa vocation th&#233;rapeutique vers une s&#233;lection des enfants &#224; na&#238;tre ? Faut-il alors red&#233;finir les objectifs du d&#233;pistage pr&#233;natal et le voir prescrit de fa&#231;on syst&#233;matique &#224; tout type de grossesses ? Ne doit-on pas essayer de travailler sur le lien entre l'obst&#233;trique et le handicap ? Avant de conclure, les auteures ont choisi de transcrire l'entretien d'un couple de parents confront&#233; &#224; une situation de suspicion de maladie f&#339;tale qui s'est r&#233;v&#233;l&#233;e n&#233;gative apr&#232;s la naissance et qui t&#233;moigne des aspects anxiog&#232;nes et n&#233;fastes de ce type d'annonce sur le couple lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les contradictions soulev&#233;es par cet arr&#234;t sont ici pr&#233;sentes, avec un grand respect dans l'&#233;nonciation et la construction de l'ouvrage, ouvrage n&#233;cessaire pour enrichir sa r&#233;flexion &#224; toute personne concern&#233;e par le sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s &#171; Collection Mille et un b&#233;b&#233; &#187;, 2006 (216 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle &#233;ducation face au radicalisme religieux ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quelle-education-face-au-radicalisme-religieux</link>
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		<dc:date>2006-04-26T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>795</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un &#233;l&#232;ve qui arrache syst&#233;matiquement les affiches de son coll&#232;ge o&#249; se trouvent pr&#233;sent&#233;es des figures humaines au pr&#233;texte que le Coran interdit toute repr&#233;sentation (il s'agissait &#224; l'&#233;poque de combattre l'idol&#226;trie). Un jeune qui refuse de serrer la main d'une &#233;ducatrice, &#171; parce que c'est une femme &#187;. Une adolescente qui se voile dans les jours qui suivent son admission en appartement autonome. Les professionnels sont parfois confront&#233;s &#224; des situations pour le moins d&#233;routantes qui peuvent les amener &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;l&#232;ve qui arrache syst&#233;matiquement les affiches de son coll&#232;ge o&#249; se trouvent pr&#233;sent&#233;es des figures humaines au pr&#233;texte que le Coran interdit toute repr&#233;sentation (il s'agissait &#224; l'&#233;poque de combattre l'idol&#226;trie). Un jeune qui refuse de serrer la main d'une &#233;ducatrice, &#171; parce que c'est une femme &#187;. Une adolescente qui se voile dans les jours qui suivent son admission en appartement autonome. Les professionnels sont parfois confront&#233;s &#224; des situations pour le moins d&#233;routantes qui peuvent les amener &#224; des comportements de rejet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinquante acteurs de terrain se sont retrouv&#233;s pendant trois ans pour mettre en commun un savoir et des exp&#233;riences qui se trouvent synth&#233;tis&#233;s ici, dans une contribution unique sur cette question. Le propos de l'ouvrage n'est pas d'&#233;voquer l'appartenance &#224; une confession. Tant qu'un jeune ne d&#233;range personne, ne cause ni d&#233;sordre, ni perturbation et que la religion constitue pour lui une r&#233;f&#233;rence intime et positive ainsi qu'une aide personnelle, il doit pouvoir vivre sa croyance comme il l'entend. Ce qui est en cause, c'est la d&#233;clinaison radicale de la foi quand elle a des cons&#233;quences dans les relations entre gar&#231;ons et filles, dans le respect d&#251; aux autres, dans le blocage de toute communication, dans le rapport au r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les formes d'int&#233;grisme sont construites sur les m&#234;mes sch&#233;mas de d&#233;culturation explicite, d'individualisation et de rupture des liens tant familiaux que sociaux. On retrouve l&#224; les m&#234;mes m&#233;canismes que dans les d&#233;rives sectaires. Le poids du groupe, l'offre d'un espace de substitution permettant d'acqu&#233;rir une identit&#233; jouent tout autant que la perte d'espoir social. Se pose alors la question de savoir comment atteindre le jeune derri&#232;re l'&#233;cran qu'il projette dans la relation. La d&#233;marche &#233;ducative &#224; laquelle se r&#233;f&#232;rent les professionnels fait appel &#224; une la&#239;cit&#233; qui garantit &#224; l'enfant en voie de construction l'acc&#232;s &#224; plusieurs visions du monde pour qu'il se forge en son &#226;me et conscience ses propres choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re pr&#233;caution face &#224; un jeune happ&#233; par la d&#233;rive int&#233;griste, c'est bien de prendre son positionnement comme un sympt&#244;me. Il convient de ne pas se focaliser sur sa trajectoire et de ne pas l'enfermer dans une identit&#233; homog&#232;ne, ce qui ne ferait que valider et nourrir les exaltations du groupe. Il faut s'adresser &#224; lui en tant que sujet &#224; part enti&#232;re, responsable de ses engagements : &#171; On ne rencontre jamais des religions, mais toujours des &#234;tres humains qui construisent leur compr&#233;hension de la religion de mani&#232;re &#233;volutive et complexe. &#187; (p.32). Il est important alors de multiplier les espaces d'exp&#233;riences partag&#233;es, seuls &#224; m&#234;me d'ouvrir le jeune sur la diversit&#233; des possibles, en se rappelant que l'adolescence n'est pas une p&#233;riode radicale mais plut&#244;t une &#233;poque de r&#233;bellion o&#249; l'on se cherche en passant par diverses approches ou attaches remises successivement en cause.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2006 (256 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trait&#233; d'ath&#233;ologie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Traite-d-atheologie</link>
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		<dc:date>2006-04-26T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>795</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; une &#233;poque o&#249; l'on parle du retour du religieux, l'ouvrage de Michel Onfray constitue un vrai exercice d'hygi&#232;ne mentale remettant sur le devant de la sc&#232;ne les voix de ceux qui ont toujours voulu parler librement, produire des explications rationnelles, r&#233;cuser les fictions fabriqu&#233;es, penser tout simplement, en dehors de l'hypoth&#232;se de l'intervention d'un au-del&#224; : les m&#233;cr&#233;ants, les impies, les incroyants, les incr&#233;dules qu'on a pourchass&#233;s et massacr&#233;s pendant des milliers d'ann&#233;es. Enseigner le fait (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; une &#233;poque o&#249; l'on parle du retour du religieux, l'ouvrage de Michel Onfray constitue un vrai exercice d'hygi&#232;ne mentale remettant sur le devant de la sc&#232;ne les voix de ceux qui ont toujours voulu parler librement, produire des explications rationnelles, r&#233;cuser les fictions fabriqu&#233;es, penser tout simplement, en dehors de l'hypoth&#232;se de l'intervention d'un au-del&#224; : les m&#233;cr&#233;ants, les impies, les incroyants, les incr&#233;dules qu'on a pourchass&#233;s et massacr&#233;s pendant des milliers d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enseigner le fait ath&#233;e suppose une arch&#233;ologie du sentiment religieux : l'incapacit&#233; &#224; regarder la mort en face, l'impossible conscience de l'incompl&#233;tude et de la finitude, le refus d'accepter le r&#244;le majeur et moteur de l'angoisse existentielle. C'est &#224; tort, explique l'auteur, qu'on a pu pr&#233;tendre que Dieu &#233;tait mort. Tant que les hommes seront condamn&#233;s &#224; mourir, une partie d'entre eux ne pourra soutenir cette id&#233;e et inventera des subterfuges. Le dernier Dieu dispara&#238;tra avec le dernier homme et avec lui la crainte, la peur et l'angoisse, ces machines &#224; cr&#233;er des divinit&#233;s. &#171; Je ne m&#233;prise pas les croyants, je ne les trouve ni ridicules, ni pitoyables, mais je d&#233;sesp&#232;re qu'ils pr&#233;f&#232;rent les fictions apaisantes des enfants aux certitudes cruelles des adultes. Plut&#244;t la foi qui apaise que la raison qui soucie. &#187; (p.27). Passer outre le diktat de Dieu, c'est pr&#233;f&#233;rer le savoir &#224; l'ob&#233;issance et vouloir essayer de conna&#238;tre plut&#244;t que de se soumettre. Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, il s'agit apr&#232;s tout d'une affaire priv&#233;e. Mais lorsque la croyance devient une affaire publique visant &#224; organiser le monde pour autrui, cela devient insupportable. Car les hommes, en voulant se doter d'un Dieu unique, lui ont donn&#233; la m&#234;me image qu'eux-m&#234;mes : cette divinit&#233; jalouse, violente, querelleuse, intol&#233;rante, belliqueuse a g&#233;n&#233;r&#233; plus de haine, de sang, de mort, de brutalit&#233; que de paix, de s&#233;r&#233;nit&#233;, d'amour du prochain et de tol&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ce n'est pas l&#224; un message repris par tous. Et effectivement, si Dieu ne dit pas grand-chose, ses pr&#234;tres parlent en abondance. Les Livres sacr&#233;s des trois religions monoth&#233;istes couvrent 5000 pages qui ont &#233;t&#233; abondamment recopi&#233;es, compl&#233;t&#233;es, travesties, r&#233;&#233;crites, corrig&#233;es, amend&#233;se, volontairement ou non, par trop de gens pour obtenir un enseignement coh&#233;rent, homog&#232;ne et univoque. R&#233;sultat, on y trouve tout et son contraire : le bellicisme et le pacifisme, l'ordre de tuer ou de ne pas tuer, l'amour de l'autre ou l'appel &#224; le massacrer, le pardon ou la col&#232;re divine, la tol&#233;rance face aux autres croyances ou l'ordre de les exterminer etc&#8230; Il y a bien toutefois une valeur transversale partag&#233;e par les religions du Livre, c'est la commune ex&#233;cration de la femme qui n'a comme seule solution que de devenir &#233;pouse puis m&#232;re : elle ne peut &#234;tre sauv&#233;e de sa n&#233;gativit&#233; consubstantielle qu'en &#233;pousant un homme et en lui donnant des enfants. Charge f&#233;roce et implacable d'un Michel Onfray en pleine forme qui ne fait place dans son propos ni &#224; la concession, ni au compromis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Grasset, 2005 (282 p. ; 18,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mauvais temps pour le regroupement familial</title>
		<link>https://www.lien-social.com/mauvais-temps-pour-le-regroupement</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>795</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Social actualit&#233;sChroniques de J.-M. Servin et L. BarganeDossier : Immigration Mauvais temps pour le regroupement familialRegroupement familial : trop long, trop compliqu&#233;&#8230; souvent contourn&#233;Rencontre avec Lucie Brocard, juriste de l'association Femmes de la TerreRebondsCulture Dans l'ombre d'une ville, documentaire sur l'alphab&#233;tisation des femmesNi putes ni soumises, itin&#233;raire d'un combat, documentaire de Margherita CaronLivres Quelle &#233;ducation face au radicalisme religieux ? Dounia BouzarTrait&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton1224-7d20c.jpg?1694090810' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de J.-M. Servin et L. Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Immigration&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Mauvais temps pour le regroupement familial&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Regroupement familial : trop long, trop compliqu&#233;&#8230; souvent contourn&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Rencontre avec Lucie Brocard, juriste de l'association Femmes de la Terre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Dans l'ombre d'une ville, documentaire sur l'alphab&#233;tisation des femmes&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ni putes ni soumises, itin&#233;raire d'un combat, documentaire de Margherita Caron&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Quelle &#233;ducation face au radicalisme religieux ? Dounia Bouzar&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Trait&#233; d'ath&#233;ologie - Michel Onfray&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Portrait&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Khady Koita, son combat pour les femmes africaines&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La r&#233;insertion compromise des sortants de prison&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;insertion compromise des sortants de prison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/la-reinsertion-compromise-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/la-reinsertion-compromise-des</guid>
		<dc:date>2006-04-26T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>795</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que vont devenir les outils &#233;ducatifs li&#233;s &#224; la r&#233;insertion des d&#233;tenus ? Beaucoup pensaient que le &#171; quartier interm&#233;diaire sortants &#187; (QIS) de Fresnes, structure innovante et reconnue depuis quinze ans, pr&#233;parant les d&#233;tenus &#224; la sortie, avait largement fait ses preuves. Par manque de budget, il est pourtant menac&#233; aujourd'hui de disparition brutale &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous l'avions suivi intra-muros &#224; ses tout d&#233;buts : le th&#233;&#226;tre du Fil, un des nombreux partenaires du QIS, avait alors pr&#233;sent&#233;, au bout de quelques ann&#233;es (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que vont devenir les outils &#233;ducatifs li&#233;s &#224; la r&#233;insertion des d&#233;tenus ? Beaucoup pensaient que le &#171; quartier interm&#233;diaire sortants &#187; (QIS) de Fresnes, structure innovante et reconnue depuis quinze ans, pr&#233;parant les d&#233;tenus &#224; la sortie, avait largement fait ses preuves. Par manque de budget, il est pourtant menac&#233; aujourd'hui de disparition brutale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous l'avions suivi intra-muros &#224; ses tout d&#233;buts : le th&#233;&#226;tre du Fil, un des nombreux partenaires du QIS, avait alors pr&#233;sent&#233;, au bout de quelques ann&#233;es d'existence &#8212; nous &#233;tions dans la derni&#232;re d&#233;cennie du si&#232;cle dernier &#8212; son travail d'atelier sur le dedans et le dehors, avec douze d&#233;tenus de la maison d'arr&#234;t de Fresnes. Saxo et percussions avaient accompagn&#233; pendant une demi-heure des textes intenses sur l'entre-deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la maigre assistance, on apercevait quelques hauts fonctionnaires du minist&#232;re de la Justice, des d&#233;tenus, la direction de la prison, des travailleurs sociaux, un ou deux gardiens, de rares journalistes. La repr&#233;sentation avait &#233;t&#233; suivie d'un &#233;change, les acteurs d&#233;tenus &#233;clairant le sens de leur cr&#233;ation et r&#233;pondant aux interrogations. Le spectacle, avaient-ils estim&#233;, leur avait permis d'essayer de &lt;i&gt;&#171; composer de meilleurs r&#244;les maintenant dans la vie &#187;&#8230; &#171; Exprimer en public ces choses et cr&#233;er collectivement, &#231;a nous fait dire qu'on n'est pas encore des causes perdues&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, avait r&#233;sum&#233; l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#233;vidence, outre la qualit&#233; de son travail artistique, cette exp&#233;rience mettait &#224; distance les pr&#233;occupations quotidiennes des d&#233;tenus, les invitait &#224; construire sensiblement un autre univers propre &#224; modifier tout &#224; la fois leur conscience d'eux-m&#234;mes, leur rapport &#224; autrui et leur vision du monde. Mais comment donc avait &#233;merg&#233; cette atypique structure ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une antenne toxicomanie avait vu le jour en 1986 &#224; la prison de Fresnes. Le quartier interm&#233;diaire sortants (QIS), lui, &#233;tait n&#233; six ans plus tard&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='QIS - Maison d'arr&#234;t de Fresnes - 1 all&#233;e des Thuyas - 94261 Fresnes cedex. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Sa mission : accueillir, un mois avant leur sortie, une dizaine de personnes condamn&#233;es &#224; de &#8212; relatives &#8212; courtes peines. Les d&#233;tenus concern&#233;s &#233;tant consid&#233;r&#233;s comme cumulant les inadaptations : souvent multir&#233;cidivistes, polytoxicomanes, atteints du sida et/ou de troubles psychiatriques (plus de 30 % des personnes en d&#233;tention souffrent de troubles psychiques ou de pathologies psychiatriques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En partenariat avec les travailleurs sociaux du service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP), la structure d'accompagnement pr&#233;pare de mani&#232;re intensive leur r&#233;insertion, dans ses diff&#233;rentes dimensions d'h&#233;bergement, de sant&#233;, de formation, etc. Un accueil post-p&#233;nal peut, par exemple, &#234;tre envisag&#233; dans le centre hospitalier r&#233;f&#233;rent francilien. Activit&#233;s sportives et th&#233;&#226;trales, rencontres avec divers intervenants ext&#233;rieurs permettent, comme lors du spectacle que nous avions vu, de travailler aussi la question de ces allers et retours, fr&#233;quents pour certains, entre prison et monde ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#171; catastrophe sanitaire &#187;, estiment les travailleurs sociaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certaines demi-journ&#233;es sont ainsi consacr&#233;es &#224; des ateliers : informatique, h&#233;bergement, &#233;laboration de projets, simulation d'embauche (premi&#232;re semaine), stage de th&#233;&#226;tre en deuxi&#232;me semaine, puis ateliers juridiques, d'insertion, de communication, de sant&#233; en troisi&#232;me semaine, et enfin liens avec l'ext&#233;rieur, entretiens personnalis&#233;s et mise &#224; jour des documents administratifs. D'autres activit&#233;s r&#233;gulatrices ou r&#233;cr&#233;atives sont organis&#233;es telles que musculation, relaxation ou yoga&#8230; &#192; l'issue du stage, est remis un agenda bourr&#233; d'adresses utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; donc en mars 1992 &#224; titre exp&#233;rimental, le QIS avait en principe deux ans pour se rendre indispensable, l'objectif &#233;tant de le p&#233;renniser. Si la hi&#233;rarchie administrative &#8212; chef de service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional (SMPR), directeur de la maison d'arr&#234;t de Fresnes&#8230; &#8212; s'accorde aujourd'hui pour reconna&#238;tre l'apport &#233;minemment positif de la structure, il n'en reste pas moins que le QIS est rest&#233;&#8230; exp&#233;rimental. D&#233;pendant de la Mission interminist&#233;rielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies (Mildt), la r&#233;organisation actuelle de celle-ci renforce l'incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, qu'en est-il, quinze ans plus tard ? Une &#171; catastrophe sanitaire &#187;, estiment les travailleurs sociaux concern&#233;s : sur six agents &#8212; travailleurs sociaux et psychologues &#8212; il reste aujourd'hui&#8230; deux &#233;ducateurs. Le remplacement de la psychologue partie &#224; la retraite, d'une autre psychologue et de l'&#233;ducateur partis en mutation ces derni&#232;res semaines n'est pas pr&#233;vu. Postes gel&#233;s. Un membre de l'&#233;quipe actuelle, Paul Rosner, en CDD &#224; mi-temps jusqu'en juin prochain et en formation cours d'emploi d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, a &#233;t&#233; pri&#233; de rester chez lui pour r&#233;cup&#233;rer ses nombreuses heures suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re revendication est donc celle d'une &#171; enveloppe exceptionnelle imm&#233;diate afin de permettre la continuit&#233; de l'activit&#233; des QIS [il y a deux QIS &#224; Fresnes, un pour les hommes, un pour les femmes] jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2006 et l'&#233;laboration d'un projet d'extension du centre de soins sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie (CSST) rattach&#233; au SMPR &#187;. L'enveloppe en question entra&#238;nerait ipso facto la requalification du CDD mi-temps en plein-temps, avant d'envisager CDI et titularisation. La r&#233;sistance s'organise : lettre ouverte aux d&#233;put&#233;s de trois d&#233;partements concern&#233;s, p&#233;tition &#224; Jacques Chirac&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='www.tropctrop.fr' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, m&#233;diatisation&#8230; Le QIS doit vivre. &#192; suivre, de pr&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;QIS - Maison d'arr&#234;t de Fresnes - 1 all&#233;e des Thuyas - 94261 Fresnes cedex. T&#233;l. 01 46 15 90 75. Contact : Jocelyne Moulin (06 64 16 23 87) ou Paul Rosner (06 63 12 01 29)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tropctrop.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.tropctrop.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans l'ombre d'une ville. Femmes en alphab&#233;tisation &#224; la Goutte d'Or</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le centre social Accueil Goutte d'Or (Paris) dispense des cours d'alphab&#233;tisation &#224; des femmes immigr&#233;es qui n'ont jamais &#233;t&#233; scolaris&#233;es. Cet apprentissage qui leur permet de gagner en ind&#233;pendance dans leur vie quotidienne mais aussi de s'&#233;manciper a fait l'objet d'un documentaire &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand je suis arriv&#233;e en France c'est la peur, c'est l'angoisse. J'ai honte parce que je ne comprends rien du tout, je ne connais rien, &#233;voque avec &#233;motion Tounsia G. Quand je sors de chez moi, je me perds parce que je ne (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le centre social Accueil Goutte d'Or (Paris) dispense des cours d'alphab&#233;tisation &#224; des femmes immigr&#233;es qui n'ont jamais &#233;t&#233; scolaris&#233;es. Cet apprentissage qui leur permet de gagner en ind&#233;pendance dans leur vie quotidienne mais aussi de s'&#233;manciper a fait l'objet d'un documentaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quand je suis arriv&#233;e en France c'est la peur, c'est l'angoisse. J'ai honte parce que je ne comprends rien du tout, je ne connais rien, &#233;voque avec &#233;motion Tounsia G. Quand je sors de chez moi, je me perds parce que je ne connais personne. On est une personne &#224; part, on ne conna&#238;t pas, on ne parle pas. C'est comme si on n'existait pas (&#8230;) &#187;. La jeune femme qui t&#233;moigne &#224; l'&#233;cran est n&#233;e en Kabylie, dans un village isol&#233; et n'a pu aller &#224; l'&#233;cole que durant un an et demi. Vivre en France sans savoir lire ni &#233;crire provoquait chez elle &#171; une boule dans le ventre &#187; et des difficult&#233;s &#224; suivre la scolarit&#233; de ses enfants. Une souffrance qui l'a incit&#233;e &#224; suivre les cours d'alphab&#233;tisation pour les femmes de son quartier au centre social Accueil Goutte d'Or. Le premier jour, elle a appris &#224; &#233;crire son nom de famille, ce qui lui a permis de donner son identit&#233; le soir m&#234;me &#224; l'accueil de l'h&#244;pital o&#249; son mari venait d'&#234;tre admis en urgence. &#171; Je lui ai dit : c'est la premi&#232;re fois que j'&#233;cris mon nom &#187;, &#233;voque-t-elle en souriant et on imagine son &#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parler, &#233;crire, lire et&#8230; s'&#233;manciper&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que signifie &#234;tre analphab&#232;te en France en 2005 ? &#171; De la souffrance et du courage, r&#233;sume A&#239;cha Sma&#239;l, coordinatrice p&#233;dagogique &#224; Accueil Goutte d'Or. On ne se rend pas du tout compte de ce que vivent ces personnes, de leur r&#233;alit&#233;, on confond souvent analphab&#233;tisme, illettrisme et cours de fran&#231;ais langue &#233;trang&#232;re (FLE). Or, une personne analphab&#232;te n'a jamais &#233;t&#233; scolaris&#233;e m&#234;me dans son pays d'origine &#187;. Dans les cours d'alphab&#233;tisation, les femmes apprennent &#224; parler, lire, &#233;crire le fran&#231;ais pour leurs d&#233;marches administratives, l'acquisition d'une plus grande autonomie dans la vie quotidienne, la pr&#233;paration &#224; l'insertion professionnelle, la connaissance de leurs droits et devoirs&#8230; Le film &#171; Dans l'ombre d'une ville &#187; montre un apprentissage ni simple, ni lin&#233;aire. Il souligne aussi les difficult&#233;s globales de ces femmes : comment &#233;tudier lorsqu'on vit &#224; l'h&#244;tel ? Circuler si l'on n'a pas de papiers ? Suivre la scolarit&#233; de son enfant sans savoir lire le carnet de correspondance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immigration a fait passer ces femmes d'un monde &#224; un autre, les projetant dans une ville &#224; la modernit&#233; d&#233;sarmante : bus, m&#233;tro, enseignes diverses, plans compliqu&#233;s&#8230; D&#233;barquer &#224; Paris, c'est se perdre dans un d&#233;dale de signes et d'&#233;critures, un espace sans fin les condamnant &#224; la d&#233;pendance et &#224; l'isolement. Mais le film montre aussi leur travail de r&#233;sistance. Cet apprentissage au sein du cours d'alphab&#233;tisation devient pour elles un combat qui les m&#232;ne &#224; la reconnaissance de leurs droits et &#224; leur &#233;mancipation. Sadio S. en est une belle illustration. Le simple fait d'&#234;tre une femme lui a ferm&#233; les portes de l'&#233;cole. Avec les cours d'alphab&#233;tisation la jeune femme a gagn&#233; son autonomie et bien plus encore. &#171; Quelqu'un qui ne sait pas lire ni &#233;crire, m&#234;me si on lui marche sur les pieds, il est oblig&#233; d'accepter, regrette-t-elle. Moi, j'ai beaucoup de copines qui sont pay&#233;es pour 4 heures mais qui travaillent 8 heures. Et ces gens-l&#224; n'osent pas se plaindre au niveau des syndicats, aux prud'hommes, ils sont l&#224;, ils acceptent ; ce sont des esclaves. Si je n'avais pas appris &#224; lire et &#224; &#233;crire, je serais rest&#233;e dans le noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi aujourd'hui quand je re&#231;ois ma feuille de paie, je sais combien je gagne, je sais compter mes heures&#8230; Tout &#231;a, c'est des choses qui rentrent dans le cadre de l'int&#233;gration. Ce que j'ai v&#233;cu depuis ma naissance jusqu'&#224; maintenant, je me battrai pour que mes enfants ne soient pas comme moi. Pour qu'ils ne connaissent pas les m&#234;mes gal&#232;res (&#8230;) &#187;. Pourtant tout n'a pas &#233;t&#233; simple pour elle lorsqu'elle a commenc&#233; les cours : trois enfants en bas &#226;ge, un travail et le rejet d'une partie de sa famille ne supportant pas ses pas vers l'ind&#233;pendance. Elle a combattu et aujourd'hui, elle a son permis, sa voiture, un nouveau job et beaucoup de d&#233;termination. Il ne lui manque que la nationalit&#233; fran&#231;aise &#171; On me l'a refus&#233;e une fois, je continue &#224; me battre, je vous garantis que je l'aurai &#187;, affirme-t-elle. L'action d'alphab&#233;tisation men&#233;e par le centre social Accueil Goutte d'Or touche une centaine de femmes par an. Elle est financ&#233;e par le FASDIL (Fonds d'action et de soutien pour l'int&#233;gration et la lutte contre les discriminations) et la ville. L'&#201;tat s'est d&#233;sengag&#233; des projets d'alphab&#233;tisation en direction des femmes. Pourtant l'Unesco estime &#224; 20 % le nombre d'adultes analphab&#232;tes dans le monde, dont deux tiers de femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;52 mn (2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centre social Accueil Goutte d'Or &lt;br class='manualbr' /&gt;10, rue des Gardes&lt;br class='manualbr' /&gt;75018 Paris&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 42 51 87 75&lt;br class='manualbr' /&gt;mail : &lt;a href=&#034;mailto:actionfemmes@ago.asso.fr&#034; class='spip_mail'&gt;actionfemmes@ago.asso.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ni putes ni soumises, itin&#233;raire d'un combat</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ni-putes-ni-soumises-itineraire-d-un-combat</link>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 11 mai 2006, para&#238;t en DVD le documentaire de Margherita Caron, Ni putes ni soumises, itin&#233;raire d'un combat sorti en 2005. Le film alterne t&#233;moignages &#224; vif, r&#233;flexions, extraits de d&#233;bats houleux, belles photos d'enfants jouant dans les cit&#233;s, portraits de femmes en noir et blanc et slogans scand&#233;s durant la fameuse marche de l'association. Il ressort de ce mixage une esp&#232;ce d'enthousiasme f&#233;brile et le sentiment que rien n'est encore gagn&#233;. &#171; Cela faisait vingt ans que j'attendais un tel discours (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 11 mai 2006, para&#238;t en DVD le documentaire de Margherita Caron, Ni putes ni soumises, itin&#233;raire d'un combat sorti en 2005. Le film alterne t&#233;moignages &#224; vif, r&#233;flexions, extraits de d&#233;bats houleux, belles photos d'enfants jouant dans les cit&#233;s, portraits de femmes en noir et blanc et slogans scand&#233;s durant la fameuse marche de l'association. Il ressort de ce mixage une esp&#232;ce d'enthousiasme f&#233;brile et le sentiment que rien n'est encore gagn&#233;. &lt;i&gt;&#171; Cela faisait vingt ans que j'attendais un tel discours sur l'&#233;galit&#233; des sexes &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clare &#201;lizabeth Badinter, &#233;crivain, agr&#233;g&#233;e de philosophie et sp&#233;cialiste du si&#232;cle des Lumi&#232;res. Elle ajoute :&lt;i&gt; &#171; Cette association s'est lev&#233;e pour dire non, on n'est plus habitu&#233; aujourd'hui &#224; dire non. Ni putes ni soumises incarne la r&#233;sistance et les valeurs fondamentales de la R&#233;publique &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est parti de Vitry-sur-Seine. Au printemps 2002, &#224; l'issue des &#201;tats g&#233;n&#233;raux des femmes qui se sont tenus &#224; la Sorbonne, Fadela Amara et une poign&#233;e de copines de banlieue lancent un appel d&#233;non&#231;ant le machisme et les violences faites aux femmes. &#171; &lt;i&gt; J'&#233;tais convaincue que si quelque chose devait se faire ce serait par les femmes. Je voulais une action pacifiste, je suis admiratrice de Martin Luther King et de Gandhi. Il fallait interpeller l'opinion publique pour pouvoir agir sur le gouvernement &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, elle organise une grande marche des femmes contre les ghettos et pour l'&#233;galit&#233; qui va traverser 23 villes. Le 1er f&#233;vrier 2003, sous de gros flocons de neige et les applaudissements des habitants, deux gar&#231;ons et quatre filles dont la s&#339;ur de Sohanne, cette jeune fille de 17 ans br&#251;l&#233;e vive et Samira Bellil, d&#233;c&#233;d&#233;e depuis et auteur du livre Dans l'enfer des tournantes, commencent leur tour de France. Trois mois plus tard, &#224; Paris, ils seront 30 000.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;On n'a pas &#233;migr&#233; pour &#231;a&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;cran, les t&#233;moignages se succ&#232;dent, souvent en mots crus, surtout quand il s'agit de d&#233;crire un viol ou une fellation forc&#233;e. Pour autant, tout n'est pas noir en banlieue. Et une dispute &#233;clate entre une participante &#224; un d&#233;bat et Fadela Amara, la dame lui reprochant de stigmatiser la jeunesse des banlieues et de tenir un discours raciste. Si tout n'est pas noir, force est de constater que les choses ont chang&#233;. &#192; cause du ch&#244;mage de masse qui a d&#233;stabilis&#233; les p&#232;res de famille en leur confisquant leur r&#244;le, &#224; cause aussi de la discrimination et de l'&#233;mergence des mouvements int&#233;gristes. Ce qu'on appelle l'islamisme des caves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fadela Amara raconte qu'un jour elle organisait un d&#233;bat &#224; Trappes, en banlieue parisienne. &lt;i&gt;&#171; Des jeunes filles sont rentr&#233;es avec la burka. Nous, on est contre le voile, car c'est un outil de pression. Les musulmans de Trappes m'ont condamn&#233;e &#224; mort et ils ont organis&#233; une contre-manif &#224; laquelle ont particip&#233; 150 femmes en burka &#187;&lt;/i&gt;. Une jeune fille, &#233;mouvante, t&#233;moigne comment sa s&#339;ur qui &#233;tait coquette et pas vraiment la derni&#232;re &lt;i&gt;&#171; pour monter des plans aux parents afin de pouvoir sortir &#187;&lt;/i&gt; a d&#233;cid&#233;, du jour au lendemain, de porter la b&#252;rka, des gants et de grosses chaussettes afin de ne pas laisser voir la moindre partie de son corps. Le plus difficile avoue-t-elle : &lt;i&gt;&#171; C'est de ne plus pouvoir rentrer en contact avec elle, je ne la retrouve plus. Je me demande ce qu'elle cherche &#224; nous dire en s'habillant comme &#231;a &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233; des p&#232;res et des m&#232;res de familles rappellent qu'ils n'ont pas &#233;migr&#233; pour &#231;a, pour que leurs enfants deviennent des voyous, soient sans perspective d'avenir ou basculent dans l'int&#233;grisme. Pour sensibiliser les jeunes, des membres de l'association se rendent dans les coll&#232;ges, ils y d&#233;fendent la mixit&#233;, l'&#233;galit&#233; et mettent en garde contre la d&#233;rive des ghettos. &lt;i&gt;&#171; Nous insistons pour que le dialogue soit maintenu dans la cit&#233; comme dans la cellule familiale. Ce qui est important, c'est que les lascars des cit&#233;s parlent, qu'ils vomissent toute la haine qu'ils ont en eux. On veut provoquer le d&#233;bat, lib&#233;rer la parole &#187;&lt;/i&gt;. Aujourd'hui dans les cit&#233;s, se r&#233;jouit Fadela Amara, &lt;i&gt;&#171; on trouve des jeunes gar&#231;ons et filles qui se revendiquent Ni putes ni soumises &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;52 mn (2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pixmania.lu/dvd-ni-putes-ni-soumises-itin/lufr252568_dvdart.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Disponible chez pixmania&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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