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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es : r&#233;flexion autour d'une &#233;thique</title>
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		<title>Rencontre avec &#201;lisabeth Zucman, m&#233;decin de r&#233;adaptation fonctionnelle</title>
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&lt;p&gt;&#171; Les traces de la repr&#233;sentation sociale n&#233;gative du polyhandicap demeurent et expliquent que les acquis qualitatifs des deux derni&#232;res d&#233;cennies ne soient gu&#232;re inscrits dans les formations qualifiantes des professionnels &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'en est-il de la loi de f&#233;vrier 2005 sur le handicap et quelles sont les r&#233;actions des associations et des professionnels ? La loi de f&#233;vrier 2005 sur l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es fait une place &#224; part, d&#232;s ses (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les traces de la repr&#233;sentation sociale n&#233;gative du polyhandicap demeurent et expliquent que les acquis qualitatifs des deux derni&#232;res d&#233;cennies ne soient gu&#232;re inscrits dans les formations qualifiantes des professionnels &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de la loi de f&#233;vrier 2005 sur le handicap et quelles sont les r&#233;actions des associations et des professionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de f&#233;vrier 2005 sur l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es fait une place &#224; part, d&#232;s ses premiers articles, aux personnes polyhandicap&#233;es, sans doute en raison du retard pris dans notre pays pour r&#233;pondre &#224; leurs besoins. Il s'agit donc en pr&#233;alable, pour les familles, les associations et les tutelles de bien d&#233;finir le polyhandicap. Tous s'accordent d'une part, sur la notion de &#171; grande d&#233;pendance &#187; et sur les crit&#232;res &#224; exiger de la prise en charge tout au long de la vie, &#224; savoir une aide humaine et technique proche, individualis&#233;e, permanente, pour assurer des soins, l'&#233;ducation, l'accompagnement, la communication et la socialisation. Pourtant des divergences demeurent et ne sont pas encore tranch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les associations sont favorables &#224; une d&#233;finition &#233;troite du polyhandicap afin de lui donner une identit&#233;, voire un statut et de s'assurer que tous les &#233;tablissements et services seront r&#233;serv&#233;s aux plus lourdement atteints. Ils inscrivent donc dans leur d&#233;finition des crit&#232;res restrictifs comme la d&#233;ficience motrice et le retard mental s&#233;v&#232;re profond (QI inf&#233;rieur &#224; 35), alors que de nombreux professionnels dont je suis, souhaitent y inclure le retard mental moyen (QI entre 35 et 50) et ne pas retenir la d&#233;ficience motrice, afin de r&#233;pondre aussi &#224; d'autres exclusions (autistes d&#233;ficitaires par exemple) et prot&#233;ger le dynamisme qu'autorise l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;&#8230; &#192; ce jour le d&#233;bat demeure ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais, entre avanc&#233;es l&#233;gislatives et r&#233;alit&#233;s sur le terrain, existe-t-il encore de nombreux besoins pour les personnes polyhandicap&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien difficile d'analyser ici bri&#232;vement la complexit&#233; de la situation actuelle. Je ne peux avoir cette pr&#233;tention. D'une part le d&#233;sir de combler le retard criant pris dans le domaine du polyhandicap est sinc&#232;re et intense, aussi bien chez le l&#233;gislateur et les tutelles que dans le monde associatif. Les t&#233;moignages individuels des familles expriment toujours la d&#233;tresse et la r&#233;volte ainsi qu'une attente inqui&#232;te de la mise en &#339;uvre de la loi de 2005. Tout ceci dans le contexte de p&#233;nurie de l'argent public que l'on conna&#238;t&#8230; D'autre part, qualitativement les acquis sont consid&#233;rables : les progr&#232;s de la pr&#233;vention primaire ont fait dispara&#238;tre de nombreuses causes du polyhandicap (par exemple, le traitement de la rub&#233;ole f&#339;tale ou celui des traumatismes obst&#233;tricaux&#8230;). M&#234;me si de nouvelles causes (accidents&#8230;) maintiennent un taux de polyhandicap&#233;s de 2 pour mille de la population des moins de 20 ans, les progr&#232;s des soins m&#233;dicaux, dans l'&#233;ducation, la communication, l'accompagnement, l'&#233;coute des familles assurent aujourd'hui une meilleure qualit&#233; de vie qu'auparavant aux personnes polyhandicap&#233;es et &#224; leur entourage, tout du moins pour celles qui acc&#232;dent &#224; une prise en charge institutionnelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est malheureusement encore loin d'&#234;tre le cas pour tous ceux qui actuellement demeurent sans r&#233;ponse &#224; leurs besoins, et sont d'autant plus nombreux qu'ils avancent en &#226;ge et, comme le reste de la population, vivent plus longtemps. D'ailleurs, en ce domaine, certaines r&#233;gions, comme la r&#233;gion parisienne, sont tr&#232;s mal &#233;quip&#233;es en lieux d'accueil et institutions. De plus les &#233;tablissements et services existants fonctionnent souvent de mani&#232;re trop rigide avec une &#171; politique du tout ou rien &#187;, et un &#233;norme effort reste &#224; faire pour les transformer en &#171; carrefours de services &#187; (accueil temporaire, &#224; temps partiel&#8230;) pr&#244;n&#233;s par le l&#233;gislateur, sans tomber pour autant dans un maintien &#224; domicile illusoire ou une abusive d&#233;sinstitutionnalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler pourtant aupr&#232;s de personnes polyhandicap&#233;es n'est certainement pas simple, et peu de professionnels r&#233;sistent longtemps &#224; l'&#233;preuve de la confrontation de leur pratique et du polyhandicap. Alors cette voie de la d&#233;sinstitutionnalisation n'est-elle pas souhaitable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s li&#233;es &#224; la pratique des professionnels sont nombreuses : les traces de la repr&#233;sentation sociale n&#233;gative du polyhandicap (il n'y a &#171; rien &#224; faire &#187;) demeurent et expliquent que les acquis qualitatifs des deux derni&#232;res d&#233;cennies ne soient gu&#232;re inscrits dans les formations qualifiantes des professionnels tels que les m&#233;decins, soignants, ou &#233;ducateurs&#8230; qui en sont encore r&#233;duits &#224; se former sur le terrain&#8230; Encore faut-il que ce soit le bon ! De plus, divers param&#232;tres acc&#233;l&#232;rent l'usure professionnelle : la d&#233;valorisation des activit&#233;s et des soins quotidiens &#224; apporter &#224; ces personnes dans une soci&#233;t&#233; bas&#233;e sur les apparences, le fait que les capacit&#233;s tr&#232;s r&#233;elles de la personne polyhandicap&#233;e doivent &#234;tre patiemment recherch&#233;es derri&#232;re le masque de son silence et enfin la rar&#233;faction de la pr&#233;sence disponible aupr&#232;s d'elle (35 heures, compression de personnels, raret&#233; des kin&#233;sith&#233;rapeutes&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les familles, les m&#234;mes facteurs de d&#233;sesp&#233;rance jouent et alourdissent le poids de leur souffrance : la raret&#233; des r&#233;ponses &#224; leurs besoins fait de leur vie &#171; un parcours du combattant &#187; renouvel&#233; &#224; chaque &#233;tape : l'adolescence de leur enfant polyhandicap&#233;, son entr&#233;e dans l'&#226;ge adulte et son vieillissement&#8230; Malgr&#233; tout, l'institution reste indispensable pour am&#233;liorer le bien-&#234;tre de ces personnes. Dans les pays scandinaves et en Italie o&#249; la d&#233;sinstitutionnalisation a &#233;t&#233; extr&#234;me, cela a entra&#238;n&#233; des drames de solitude et d'enfermement que les aides financi&#232;res n'ont pas pu pallier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, comment s'effectuent les prises en charge dans les autres pays d'Europe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de polyhandicap ne se retrouve pas ailleurs parce qu'on ne l'isole pas des autres formes et causes de la grande d&#233;pendance. Du coup, on la traite avec moins de cart&#233;sianisme et plus de pragmatisme ce qui nous fait appara&#238;tre en France comme abusivement discriminatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais si les autres pays d'Europe r&#233;pondent mieux sur le plan quantitatif aux besoins de leur population polyhandicap&#233;e. Cependant d'importantes diff&#233;rences qualitatives sont perceptibles dans l'ensemble des instances d'orientation et de d&#233;cision qui sont beaucoup plus proches de l'usager. Il ressort des quelques travaux r&#233;cents disponibles (dont ceux d'Europolyhandicap par exemple) que l'accent est plus g&#233;n&#233;ralement mis sur l'&#233;ducation que sur les soins et sur la pr&#233;vention des mauvais traitements familiaux ou institutionnels (risques sp&#233;cifiques &#224; la grande d&#233;pendance quelle qu'en soit la cause.). Chez nos voisins belges et allemands, il existe encore beaucoup de tr&#232;s grandes institutions, souvent anciennes, de qualit&#233; tr&#232;s variable, comme partout ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire pour conclure sinon que le polyhandicap en tant que situation extr&#234;me pousse toutes les composantes de nos soci&#233;t&#233;s riches et d&#233;velopp&#233;es &#224; revenir de nouveau au respect de la personne humaine et &#224; redonner priorit&#233; aux n&#233;cessaires solidarit&#233;s &#224; l'&#233;gard des plus d&#233;munis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es : question d'&#233;thique</title>
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		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis 1999, le collectif polyhandicap Nord-Pas-de-Calais r&#233;fl&#233;chit aux questions que soul&#232;ve l'accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es pour les secteurs m&#233;dico-social et sanitaire et plus largement pour la soci&#233;t&#233;. En trame de fond, une question : quelle est la place de la personne polyhandicap&#233;e dans notre soci&#233;t&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Trois grandes questions se posent ainsi &#224; nous. En premier lieu, qui est la personne polyhandicap&#233;e ? &#192; cette fin, de nombreuses d&#233;finitions ont &#233;t&#233; formul&#233;es qui toutes traduisent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1999, le collectif polyhandicap Nord-Pas-de-Calais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Collectif polyhandicap Nord&#8211;Pas-de-Calais - 54 Bd Montebello - 59041 Lille (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; r&#233;fl&#233;chit aux questions que soul&#232;ve l'accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es pour les secteurs m&#233;dico-social et sanitaire et plus largement pour la soci&#233;t&#233;. En trame de fond, une question : quelle est la place de la personne polyhandicap&#233;e dans notre soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois grandes questions se posent ainsi &#224; nous. En premier lieu, qui est la personne polyhandicap&#233;e ? &#192; cette fin, de nombreuses d&#233;finitions ont &#233;t&#233; formul&#233;es qui toutes traduisent une vision diff&#233;rente de la personne polyhandicap&#233;e et influent sur sa prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite : quels sont les besoins de la personne polyhandicap&#233;e ? La gravit&#233; des troubles mentaux, moteurs, sensoriels autant que somatiques des personnes polyhandicap&#233;es ainsi que leur extr&#234;me d&#233;pendance impliquent des besoins tant humains que techniques que ce soit sur le plan m&#233;dical, &#233;ducatif, r&#233;&#233;ducatif ou pour la vie quotidienne. Les r&#233;ponses &#224; apporter &#224; ces besoins doivent &#234;tre quantitativement suffisantes, de qualit&#233; et surtout adapt&#233;es &#224; chaque situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et enfin : quelle est la place de la personne polyhandicap&#233;e dans notre soci&#233;t&#233; ? C'est bien &#224; partir de cette question que nous souhaitons amorcer une r&#233;flexion &#233;thique sur le polyhandicap en nous positionnant sur trois champs : le champ de la philosophie, celui du droit et celui de la m&#233;decine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est clair d'une grande diff&#233;rence entre la place que la personne polyhandicap&#233;e occupe r&#233;ellement et la place qu'elle pourrait occuper. R&#233;duire cette diff&#233;rence repr&#233;sente la pr&#233;occupation commune des parents et des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;finir le polyhandicap&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le terme de polyhandicap est apparu au d&#233;but des ann&#233;es 70. Auparavant, les personnes porteuses de polyhandicap pouvaient &#234;tre qualifi&#233;es d'enc&#233;phalopathes profonds, arri&#233;r&#233;s profonds, oligophr&#232;nes&#8230; En 1989, avec le d&#233;cret d'octobre 89 (annexes 24 ter), une &#233;tape d&#233;cisive dans la reconnaissance des personnes polyhandicap&#233;es et de leurs besoins sp&#233;cifiques est franchie. La d&#233;finition officielle du terme polyhandicap est pr&#233;cis&#233;e. Il s'agit d'&#171; enfants ou adolescents pr&#233;sentant un handicap grave &#224; expression multiple associant d&#233;ficience motrice et d&#233;ficience mentale s&#233;v&#232;re ou profonde et entra&#238;nant une restriction extr&#234;me de l'autonomie et des possibilit&#233;s de perception, d'expression et de relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce polyhandicap &#8212; &#233;ventuellement aggrav&#233; d'autres d&#233;ficiences ou troubles &#8212; n&#233;cessite le recours &#224; des techniques sp&#233;cialis&#233;es pour le suivi m&#233;dical, l'apprentissage des moyens de relation et de communication, le d&#233;veloppement des capacit&#233;s d'&#233;veil sensori-moteur et intellectuelles concourant &#224; l'exercice d'une autonomie optimale. &#187; (refonte des annexes 24 ter, d&#233;cret du 29.10.89)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le polyhandicap traduit une atteinte c&#233;r&#233;brale grave et pr&#233;coce. Les fonctions c&#233;r&#233;brales &#233;labor&#233;es (apprentissages, motricit&#233;, vue, audition&#8230;) seront d&#233;sorganis&#233;es mais la notion de plasticit&#233; c&#233;r&#233;brale avec la possibilit&#233; d'utiliser des &#171; circuits &#187; non alt&#233;r&#233;s donnera sens &#224; la prise en charge r&#233;&#233;ducative et &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles sont les sp&#233;cificit&#233;s de la personne polyhandicap&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certaines sont li&#233;es &#224; la d&#233;ficience motrice :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marche n'est pas acquise ainsi que la station debout. La tenue assise est facilit&#233;e par l'appareillage (coquille assise) La sph&#232;re bucco-faciale est &#233;galement atteinte (mastication, d&#233;glutition et expression). Les possibilit&#233;s de manipulation sont r&#233;duites, parfois inexistantes. La tenue de t&#234;te est souvent al&#233;atoire. Les d&#233;placements se font essentiellement en fauteuil roulant avec aide. Les d&#233;formations orthop&#233;diques fr&#233;quentes n&#233;cessitent des appareillages sp&#233;cifiques (corset, attelles, matelas de nuit&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sp&#233;cificit&#233;s se rattachent &#224; la d&#233;ficience mentale. Le langage n'est pas acquis : la communication verbale est r&#233;duite et le plus souvent inexistante. Les capacit&#233;s d'expression et de relation passent par la communication non verbale, ce qui implique la n&#233;cessit&#233; d'avoir un entourage attentif ma&#238;trisant bien les diff&#233;rents modes d'expression de la personne polyhandicap&#233;e et les outils de facilitation &#224; la communication. Les capacit&#233;s &#224; se rep&#233;rer dans le temps et dans l'espace sont r&#233;duites ainsi que les capacit&#233;s &#224; raisonner, m&#233;moriser et apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, sur le plan des troubles sensoriels : la vision est la plus fr&#233;quemment touch&#233;e (perception, c&#233;cit&#233; corticale, trouble de la reconnaissance). Les probl&#232;mes auditifs sont &#233;troitement intriqu&#233;s aux difficult&#233;s de relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces difficult&#233;s et incapacit&#233;s de la personne polyhandicap&#233;e vont interf&#233;rer entre elles et majorer la lourdeur du handicap, les troubles visuels vont accentuer les difficult&#233;s de relation et d'appr&#233;hension du monde ext&#233;rieur, amenant davantage d'angoisse lors de changements des rep&#232;res habituels ; ils vont complexifier les apprentissages et auront une r&#233;sonance sur le d&#233;veloppement des acquisitions de la personne ; la r&#233;&#233;ducation des fonctions motrices sera subie et ne b&#233;n&#233;ficiera que d'une faible participation du patient et les r&#233;sultats m&#234;mes de cette r&#233;&#233;ducation en seront limit&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La question de l'&#233;thique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La personne porteuse de polyhandicap est une personne &#224; part enti&#232;re avec une probl&#233;matique de sant&#233; complexe certes, mais avec un potentiel de d&#233;veloppement qu'une prise en charge adapt&#233;e favorisera. La personne polyhandicap&#233;e interroge plus que toute autre le rapport de la soci&#233;t&#233; &#224; la diff&#233;rence de certains des siens. L'h&#233;sitation entre l'exclusion voire l'&#233;limination d'une part, et le soin ou la sollicitude envers les plus vuln&#233;rables d'autre part, aboutit &#224; une loi sp&#233;cifique pour la citoyennet&#233; de la personne handicap&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les contraintes &#233;conomiques fortes, le choix de la qualit&#233; de vie &#224; garantir pour la personne polyhandicap&#233;e se pose aujourd'hui de fa&#231;on cruciale. Quelle qualit&#233; de vie acceptera-t-on de garantir et &#224; quel co&#251;t pour les personnes les plus lourdement handicap&#233;es ? Nombreux sont ceux qui s'&#233;tonnent que, malgr&#233; les lois sur l'avortement et l'&#233;volution des techniques m&#233;dicales, il y ait encore autant d'enfants lourdement handicap&#233;s. Cette interrogation ne traduit-elle pas l'inconscient collectif de l'absence de ces vies-l&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous qui vivons avec eux, nous savons combien cette vie, au-del&#224; des handicaps et des souffrances, est digne, respectable, pleine d'amour et combien elle nous enrichit. Oui, cette vie a un sens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une &#233;thique de l'accompagnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il que la soci&#233;t&#233; mette tout en &#339;uvre pour garantir aux polyhandicap&#233;s une qualit&#233; de vie et que celle-ci ne soit pas la projection de notre point de vue de valide, mais bien respectueuse de leur &#171; exceptionnalit&#233; &#187; et de leurs attentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le souligne Dani&#232;le Moyse, professeur de philosophie et chercheur au centre d'&#233;tudes des mouvements sociaux : &#171; Il arrive en effet qu'au nom du respect de la qualit&#233; de la vie, il soit d&#233;cid&#233; &#224; la place d'autrui de la valeur ou de l'int&#233;r&#234;t de sa vie. Pourtant destin&#233;e &#224; contribuer &#224; l'am&#233;lioration du bien-&#234;tre des hommes, cette notion sert alors &#224; affirmer qu'il aurait &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable pour certains d'entre eux de ne pas vivre ou pour d'autres de cesser de vivre. Une telle d&#233;rive montre combien on peut ais&#233;ment se substituer &#224; autrui dans l'appr&#233;ciation de sa qualit&#233; de vie et nous invite &#224; nous demander en quoi cela peut &#234;tre pr&#233;judiciable &#224; la vie concern&#233;e. &#187; (cf ; Handicap &#8211; revue de sciences humaines et sociales N&#176;99-2003)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ensemble, parents et professionnels, pouvons-nous &#339;uvrer pour que la prise en charge apport&#233;e aux personnes polyhandicap&#233;es puisse se faire, selon le choix des familles, &#224; domicile ou en institution ? L'offre institutionnelle doit pour cela correspondre aux besoins, sur le plan quantitatif en ce qui concerne plus particuli&#232;rement les adultes et qualitatif en r&#233;ponse aux demandes de dispositifs souples d'accueil temporaire et modulable. Comment ensemble, parents et professionnels, pouvons-nous &#339;uvrer pour que les soins apport&#233;s aux personnes polyhandicap&#233;es fassent l'objet de recherches approfondies, b&#233;n&#233;ficient de toutes les techniques n&#233;cessaires et ne fassent l'objet d'aucune restriction li&#233;e &#224; l'&#233;tat de polyhandicap ? Comment ensemble, parents et professionnels, pouvons-nous &#339;uvrer pour que les droits des personnes polyhandicap&#233;es soit respect&#233;s et que la loi prenne mieux en compte l'int&#233;r&#234;t propre de la personne polyhandicap&#233;e pour autant que celui-ci peut-&#234;tre distingu&#233; de celui de ses parents ou tuteurs ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cadre l&#233;gislatif en &#233;volution&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode actuelle est riche en termes d'&#233;volution du cadre l&#233;gislatif : loi du 2 janvier 2002 pour le m&#233;dico-social, loi du 4 mars 2002 pour le sanitaire, loi du 11 f&#233;vrier 2005 sur le handicap. Ces lois concernent toutes les personnes pr&#233;sentant un handicap et ne tiennent pas toujours compte des sp&#233;cificit&#233;s du polyhandicap. La loi ent&#233;rine &#224; un moment donn&#233; une &#233;volution des conceptions et repr&#233;sentations sociales et les textes actuels s'appuient sur un principe fondateur qui est d'&#233;laborer une approche globale d'un public sp&#233;cifique : en quelque sorte, les m&#234;mes droits donc les m&#234;mes lois pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, si cette d&#233;marche peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme essentielle, elle questionne n&#233;anmoins la (ou les) sp&#233;cificit&#233; (s) de l'accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es que l'on peut r&#233;sumer ainsi et au risque d'&#234;tre r&#233;ducteur : l'extr&#234;me d&#233;pendance. Sur cette question, l'av&#232;nement en 1989 des nouvelles annexes XXIV est significatif : elles ont apport&#233; un cadre r&#233;glementaire pour tout le secteur de l'enfance et adolescence handicap&#233;es. Mais en diff&#233;renciant plusieurs annexes dont l'annexe XXIV ter, ce cadre r&#233;glementaire permet une meilleure prise en compte des sp&#233;cificit&#233;s des besoins individuels et collectifs de chaque type de handicap. Les lois du 2 janvier 2002 et du 4 mars 2002, que l'on peut consid&#233;rer comme jumelles, renforcent les droits des usagers, ceux-ci &#233;tant fortement rattach&#233;s aux droits de l'homme. Elles s'inscrivent dans la continuit&#233; d'une s&#233;rie de textes vot&#233;s cette derni&#232;re d&#233;cennie (convention internationale des droits de l'enfant, charte de l'enfant hospitalis&#233;, d&#233;claration sur la promotion des droits de l'enfant en Europe, charte du patient hospitalis&#233;, lois dites bio-&#233;thiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement une autre loi, vot&#233;e elle aussi le 4 mars 2002, relative &#224; l'autorit&#233; parentale vient repr&#233;ciser le principe selon lequel les parents sont les meilleurs garants de l'int&#233;r&#234;t de l'enfant. Dans chacune de ces lois, c'est la personne qui doit &#234;tre associ&#233;e aux d&#233;cisions la concernant, selon son &#226;ge et son degr&#233; de maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cons&#233;quences de cette &#233;volution l&#233;gislative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre de ces droits se traduit par l'op&#233;rationnalisation des &#171; outils &#187; : le livret d'accueil, le r&#232;glement de fonctionnement, le conseil de vie social, la charte des droits et libert&#233;s de la personne et, bien s&#251;r, le contrat de s&#233;jour. Celui-ci vient fortement perturber &#171; l'habitus &#187; institu&#233; de nos structures. Distinct du projet individualis&#233; (ou individuel), le contrat de s&#233;jour a pour principal int&#233;r&#234;t de formaliser les droits et obligations des &#233;tablissements et des usagers. Il pose la responsabilit&#233; des acteurs au moment de l'admission d'un enfant, un adolescent ou un adulte. Il les engage &#224; assurer &#224; la personne un accompagnement qui procure s&#233;curit&#233;, aide, protection, surveillance adapt&#233;e (soins, &#233;veil, &#233;ducation). Cet engagement correspond &#224; son droit fondamental de citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au regard de ces enjeux que la question du polyhandicap et de ses &#171; sp&#233;cificit&#233;s &#187; se pose. Comment faire vivre ces dispositions pour qu'elles prennent sens, tant pour les personnes polyhandicap&#233;es que pour les accompagnants ? Dans son extr&#234;me d&#233;pendance, la personne polyhandicap&#233;e n'est pas toujours en mesure d'exprimer sa volont&#233;. Se pose alors la question de sa capacit&#233; &#224; contracter. La personne polyhandicap&#233;e pourra &#234;tre repr&#233;sent&#233;e, mais cela introduit une contradiction entre le besoin de protection de la personne accueillie et le dispositif issu de la loi de 2002 qui incite plut&#244;t &#224; promouvoir son autonomie. La participation des usagers au conseil de vie sociale interroge et de fa&#231;on encore plus incisive la pr&#233;sidence assum&#233;e par un usager. Pour signifier l'ambigu&#239;t&#233; de cette disposition, un texte est ensuite venu modifier le d&#233;cret instituant le conseil de vie sociale pour mieux prendre en compte les sp&#233;cificit&#233;s des personnes les plus d&#233;munies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant l'application de la loi est fortement structurante pour nos institutions. En effet, c'est l'institution qui instaure, ordonne, cadre les relations et qui les g&#232;re. C'est par un ensemble de r&#232;gles qui s'imposent &#224; l'institution que celle-ci peut assurer &#224; la personne polyhandicap&#233;e une pr&#233;sence et une vigilance permanente. Ainsi l'&#233;volution des textes de loi positionne la personne polyhandicap&#233;e de plus en plus comme sujet de droit et elle ne peut qu'y gagner. D'autre part, le cadre r&#233;glementaire assure une permanence qui d&#233;termine en grande partie la qualit&#233; de cet accompagnement. La question des sp&#233;cificit&#233;s du polyhandicap n&#233;cessite d'int&#233;grer dans nos r&#233;flexions et nos pratiques ce paradoxe qui est de faire vivre des droits parfois pour et au nom de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les contraintes m&#233;dicales de l'accompagnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le polyhandicap reste le lieu de la concentration des handicaps, donc de l'accumulation des questions techniques qui viennent &#224; la fois aider les personnes et les familles mais aussi ajouter au quotidien un certain degr&#233; de m&#233;dicalisation. Des gestes autrefois qualifi&#233;s de techniques sont r&#233;alis&#233;s aujourd'hui couramment par les parents d'abord, par les professionnels des &#233;tablissements ensuite : l'aspiration bronchique, la nutrition ent&#233;rale avec gastrostomie en sont des exemples. Les &#233;volutions positives de ces traitements apportent un confort plus grand et une s&#233;curit&#233; accrue aux personnes polyhandicap&#233;es et aux accompagnants, et le bien-&#234;tre devient un imp&#233;ratif de l'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents en particulier sont de plus en plus attentifs &#224; l'&#233;coute et au traitement de la douleur chez leur enfant polyhandicap&#233;, et les moyens techniques se sont d&#233;velopp&#233;s consid&#233;rablement. Les man&#339;uvres de verticalisation ont permis de traiter une part des difficult&#233;s digestives et de pr&#233;venir ou retarder certaines d&#233;formations articulaires, une r&#233;&#233;ducation appropri&#233;e compl&#232;te les postures, et enfin l'&#233;volution de la qualit&#233; des mat&#233;riaux a permis d'installer le plus confortablement possible les personnes polyhandicap&#233;es au lit, dans le fauteuil ou en position debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais parfois les contraintes li&#233;es &#224; la technique peuvent finir par occulter les besoins relationnels pour lesquels du temps, beaucoup de temps est n&#233;cessaire. Comprendre les mimiques ou les cris, apprendre aux personnes &#224; exprimer leurs besoins, leurs sensations, leurs d&#233;sirs est un travail de tous les instants, tous les acteurs sont sollicit&#233;s en permanence et les efforts de concertation et de communication doivent &#234;tre grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un cadre de resserrement &#233;conomique, les contraintes de temps peuvent parfois devenir lourdes, et les soins techniques, s'ils restent prioritaires, risquent parfois de &#171; manger &#187; tout le temps des &#233;quipes soignantes. Les personnes polyhandicap&#233;es &#233;prouvent en raison du polyhandicap un besoin de soins toujours imm&#233;diat, et la gestion du quotidien doit se combiner avec une vision &#224; long terme des &#233;volutions physiques et psychologiques. Par ailleurs, les processus d&#233;cisionnels mettent soignants et familles devant des difficult&#233;s chaque jour plus importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses interrogations devraient &#234;tre abord&#233;es en dehors des situations d'urgence afin de permettre une meilleure gestion des &#233;pisodes de crise. Le temps de la concertation est un temps important du travail des &#233;quipes soignantes, o&#249; chaque intervenant apporte ses observations et o&#249; la parole des familles peut &#234;tre entendue. Ceci permet lors de l'accompagnement au quotidien que soit pr&#233;serv&#233;e la place pr&#233;pond&#233;rante du lien interpersonnel, m&#234;me et peut-&#234;tre surtout lorsque sont en jeu des questions r&#233;ellement vitales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement des personnes polyhandicap&#233;es s'est r&#233;v&#233;l&#233; ces quarante derni&#232;res ann&#233;es comme un acte l&#233;gitime ayant des cons&#233;quences sur leur vie et la qualit&#233; de leur existence (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Rencontre-avec-Elisabeth-Zucman-medecin-de-readaptation-fonctionnelle' class='spip_in'&gt;lire l'interview d'&#201;lisabeth Zucman&lt;/a&gt;). Il semble que la prise de conscience de la valeur de l'&#234;tre humain, malgr&#233; la tentation d'eug&#233;nisme tout au long du XXe si&#232;cle et jusqu'aujourd'hui, parfois au nom de l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;, ait permis de porter sur lui un autre regard, celui d'un humain envers un autre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec sa sp&#233;cificit&#233; propre, la personne polyhandicap&#233;e d&#233;cline des besoins importants d'accompagnement et surtout de partage affectif et d'&#233;change r&#233;el. M&#233;dicalement, seul l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la personne compte, avec les principes de non - nuisance, de bien-traitance, le respect de l'autonomie et la prise en consid&#233;ration de la souffrance. L'alliance de la technique et de l'accompagnement &#233;ducatif qualifi&#233; am&#232;ne la personne en grande d&#233;pendance &#224; un plaisir de vivre ind&#233;niable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet th&#233;rapeutique permet avec l'&#233;quipe pluridisciplinaire d'&#233;valuer la r&#233;ponse la mieux adapt&#233;e et de conduire en confiance avec la famille le projet de vie le plus respectueux des d&#233;sirs de la personne concern&#233;e. Cette &#233;quipe se doit d'&#234;tre responsable, qualifi&#233;e et soucieuse du bien-&#234;tre jusqu'au bout de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confort&#233;e par la convention internationale des droits de l'enfant qui pr&#233;cise le droit aux soins pour tous et impose au m&#233;decin d'agir dans l'int&#233;r&#234;t vital de l'enfant, la personne polyhandicap&#233;e reconnue socialement touche &#224; nos valeurs profondes d'humanisme, de fraternit&#233; et nous rappelle qu'il est facile de basculer dans une th&#233;orie de d&#233;ni de la personne ! Elle est la garantie de la possibilit&#233; d'am&#233;lioration constante de la soci&#233;t&#233; et nous rappelle que nous sommes tous susceptibles d'&#234;tre fragiles et d&#233;pendants un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La personne polyhandicap&#233;e a besoin d'&#234;tre reconnue dans ses sp&#233;cificit&#233;s, elle a besoin d'aimer et d'&#234;tre aim&#233;e, entour&#233;e, soutenue, soign&#233;e et aid&#233;e dans tous les gestes de la vie quotidienne du fait de sa tr&#232;s grande d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait partie du projet d'une soci&#233;t&#233; responsable et honorable de s'engager et de garantir la vie des personnes les plus d&#233;munies que sont les polyhandicap&#233;s. Il est heureux de constater que des hommes sages travaillent sans rel&#226;che &#224; d&#233;fendre cet investissement social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Collectif polyhandicap Nord&#8211;Pas-de-Calais - 54 Bd Montebello - 59041 Lille cedex. T&#233;l : 03 28 58 79 55 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:collectif-polyhandicap.npdc@laposte.net&#034; class='spip_mail'&gt;collectif-polyhandicap.npdc@laposte.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Une autre place pour les usagers ?</title>
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		<dc:subject>Usager</dc:subject>
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&lt;p&gt;La vie quotidienne d'un grand nombre de nos concitoyens se trouve rythm&#233;e par l'action sociale et m&#233;dico-sociale : 24 500 &#233;tablissements et 2000 services, employant 400 000 salari&#233;s prennent en charge 1,2 million de personnes (dont 600 000 en internat). Une &#233;volution s'est fait jour ces derni&#232;res ann&#233;es, marquant une notable transformation des relations entre les professionnels et les usagers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rien d'&#233;tonnant dans cette mutation qui appara&#238;t coh&#233;rente avec le d&#233;veloppement continu du droit des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-794-" rel="tag"&gt;794&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton1204-1a719.jpg?1694077884' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie quotidienne d'un grand nombre de nos concitoyens se trouve rythm&#233;e par l'action sociale et m&#233;dico-sociale : 24 500 &#233;tablissements et 2000 services, employant 400 000 salari&#233;s prennent en charge 1,2 million de personnes (dont 600 000 en internat). Une &#233;volution s'est fait jour ces derni&#232;res ann&#233;es, marquant une notable transformation des relations entre les professionnels et les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant dans cette mutation qui appara&#238;t coh&#233;rente avec le d&#233;veloppement continu du droit des individus qui touche l'ensemble de la soci&#233;t&#233; : il y a une nette pr&#233;f&#233;rence moderne pour les obligations choisies que pour celles qui sont impos&#233;es. Nombre de d&#233;marches autoritaires banales hier encore, sont aujourd'hui devenues inacceptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le rapport Bianco-Lamy critiquant pour la premi&#232;re fois, en 1980, la gestion sans aucun contre-pouvoir de l'administration jusqu'&#224; la loi du 11 f&#233;vrier 2005, en passant par la loi hospitali&#232;re du 4 mars 2003 et la loi du 2 janvier 2002, tous les textes vont dans le m&#234;me sens : r&#233;&#233;quilibrer les places de chaque partie, ainsi que leurs droits et devoirs respectifs. Mais notre pays poss&#232;de une tradition paradoxale : faire appel massivement &#224; la loi pour r&#233;gler toutes sortes d'affaires, mais d&#233;montrer une aptitude &#233;tonnante &#224; la contourner, l'adapter et l'ignorer quand il s'agit de l'ex&#233;cuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application des nouvelles r&#232;gles quant au droit des usagers n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; cette constante. De nombreuses critiques ont fus&#233; dans les milieux professionnels. Ainsi de la d&#233;nonciation des concessions faites &#224; une logique consum&#233;riste, alors m&#234;me que les usagers ne sont pas des clients. Ce ne sont pas eux qui r&#233;tribuent les institutions qui tirent leurs ressources des finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; consid&#233;rer que la personne en demande d'aide doit b&#233;n&#233;ficier des m&#234;mes garanties que lorsqu'elle s'adresse &#224; une prestation commerciale, ne risque-t-on pas de marchandiser la relation, voire de la judiciariser ? Ces d&#233;rives possibles peuvent certes inqui&#233;ter. Mais les acteurs qui rechignent &#224; s'engager dans ces nouveaux comportements sont-ils tout autant pr&#234;ts &#224; y renoncer quand ils sont en situation d'en b&#233;n&#233;ficier ? Les difficult&#233;s ainsi rencontr&#233;es doivent &#234;tre per&#231;ues non comme des obstacles r&#233;dhibitoires, mais comme des contraintes &#224; int&#233;grer, &#224; n&#233;gocier, &#224; &#233;roder ou &#224; contourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles dispositions sont finalement peut-&#234;tre l'occasion pour les professionnels de se repositionner quant &#224; la repr&#233;sentation de l'usager qu'ils ont en face d'eux. Est-il le simple objet de son intervention, sujet de droit, sujet politique, &#234;tre social, figure fraternelle du prochain, chacune de ces figures &#233;tant tour &#224; tour porteuse de possible, de limites et de mise en tension ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Laurent Barbe d&#233;cline les savoir-faire &#224; d&#233;velopper en mati&#232;re de r&#232;gles institutionnelles, d'association des usagers &#224; leur projet et &#224; la vie institutionnelle et d'&#233;valuation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2006 (201 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La loi de r&#233;novation de l'action socialeau quotidien</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-loi-de-renovation-de-l-action-socialeau-quotidien</link>
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		<dc:date>2006-04-09T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>794</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La loi de 1975 avait organis&#233; de fa&#231;on autonome le champ social et m&#233;dico-social, apr&#232;s qu'en 1970 le secteur sanitaire ait fait de m&#234;me. La loi 2002-2 a consacr&#233; les droits fondamentaux des usagers, marquant la fin d'une conception assistancielle et tut&#233;laire de l'intervention sociale. Les institutions doivent proposer les m&#234;mes garanties contractuelles que le secteur marchand, en terme de qualit&#233; du service rendu. Cela signifie appliquer au quotidien les principes de s&#233;curit&#233;, de dignit&#233;, d'intimit&#233;, (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi de 1975 avait organis&#233; de fa&#231;on autonome le champ social et m&#233;dico-social, apr&#232;s qu'en 1970 le secteur sanitaire ait fait de m&#234;me. La loi 2002-2 a consacr&#233; les droits fondamentaux des usagers, marquant la fin d'une conception assistancielle et tut&#233;laire de l'intervention sociale. Les institutions doivent proposer les m&#234;mes garanties contractuelles que le secteur marchand, en terme de qualit&#233; du service rendu. Cela signifie appliquer au quotidien les principes de s&#233;curit&#233;, de dignit&#233;, d'intimit&#233;, de vie priv&#233;e, de confidentialit&#233;, d'acc&#232;s au dossier et d'association &#224; l'&#233;laboration et la mise en &#339;uvre du projet personnalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exercice complexe rel&#232;ve d'une d&#233;marche &#233;thique qui touche en permanence au paradoxe : entre le droit &#224; la libert&#233; de l'usager et le devoir de protection du professionnel &#224; son &#233;gard, entre la revendication d'acc&#232;s &#224; l'autonomie et la situation de d&#233;pendance (parfois lourde), entre le respect de l'intimit&#233; et les contraintes de la vie collective, entre le droit &#224; l'information et les limites de compr&#233;hension et d'expression de certains usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels doivent s'interroger sur le moment o&#249; ils font effraction dans la vie des personnes qui leur demandent de l'aide et o&#249; ils empi&#232;tent sur leur espace de d&#233;cision en s'arrogeant la libert&#233; d'intervenir d'une mani&#232;re parfois intempestive, voire abusive, dans leur choix de vie. Ils doivent toujours mieux distinguer entre la protection qui garantit la marge d'exp&#233;rimentation et &#233;vite l'accident, et la surprotection qui enferme l'autre dans la vision invalidante qu'on a de lui, qui le confirme dans son incapacit&#233; et qui conclut que tout est &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans le m&#234;me temps, au risque d'assujettissement de celui qui n'&#233;coute pas et pense &#224; la place de l'autre, s'oppose un autre risque, celui de l'indiff&#233;rence du professionnel contraignant l'usager &#224; se prendre en charge tout seul. Il s'agit en fait de d&#233;ployer une posture qui accepte l'autre comme interlocuteur et qui met en &#339;uvre une co construction du projet qui le concerne : &#171; Une rencontre doit permettre que l'impr&#233;vu fasse irruption, que les modes d'expression de l'autre ne soient pas disqualifi&#233;s &#187; (p.69).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est bien difficile de constituer un r&#233;f&#233;rentiel qui garantisse une telle qualit&#233; relationnelle, il est n&#233;anmoins possible de r&#233;fl&#233;chir aux conditions qui le permettent. Les nouveaux droits des usagers d&#233;cid&#233;s par la loi 2002-2 sont ponctu&#233;s par la charte des droits et des libert&#233;s, par un livret d'accueil, par un r&#232;glement de fonctionnement, par un contrat de s&#233;jour et un document individuel de prise en charge, par un conseil de vie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage du CREAI propose, au travers d'explications claires, de conseils et de multiples exemples, un v&#233;ritable guide pratique qui permettra aux &#233;quipes pr&#234;tes &#224; s'engager dans cette d&#233;marche de rendre les droits formels en droits effectifs et opposables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2006 (222 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouvelle donne pour la protection de l'enfance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Nouvelle-donne-pour-la-protection-de-l-enfance</link>
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		<dc:date>2006-04-09T22:00:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;In&#233;luctable, raviv&#233;e par de r&#233;cents et retentissants proc&#232;s, une profonde r&#233;forme de la protection de l'enfance est &#224; l'ordre du jour. Pr&#233;sent&#233;e ces jours-ci en Conseil des ministres avant de l'&#234;tre au Parlement, elle pourrait voir le jour dans les prochains mois. Des &#171; premi&#232;res assises de la protection de l'enfance &#187; ont officialis&#233; le r&#244;le pivot des conseils g&#233;n&#233;raux dans le nouveau dispositif &lt;br class='autobr' /&gt;
Une manifestation hautement symbolique : les 10 et 11 avril 2006, les premi&#232;res assises nationales de la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;In&#233;luctable, raviv&#233;e par de r&#233;cents et retentissants proc&#232;s, une profonde r&#233;forme de la protection de l'enfance est &#224; l'ordre du jour. Pr&#233;sent&#233;e ces jours-ci en Conseil des ministres avant de l'&#234;tre au Parlement, elle pourrait voir le jour dans les prochains mois. Des &#171; premi&#232;res assises de la protection de l'enfance &#187; ont officialis&#233; le r&#244;le pivot des conseils g&#233;n&#233;raux dans le nouveau dispositif&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une manifestation hautement symbolique : les 10 et 11 avril 2006, les premi&#232;res assises nationales de la protection de l'enfance ont d&#233;roul&#233; la trame d'une nouvelle toile de fond, &#224; Angers, lieu de la plus importante affaire de p&#233;dophilie jamais r&#233;v&#233;l&#233;e en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvenons-nous : le pr&#233;sident de son conseil g&#233;n&#233;ral avait &#233;t&#233; convoqu&#233; par la cour d'assises pour s'y expliquer sur le fonctionnement des services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gros succ&#232;s pour ces premi&#232;res assises : 1300 participants, pour la plupart cadres d'action sociale, issus de quatre-vingt-cinq d&#233;partements. Avec un peu de justice et d'associatif, un zeste d'&#233;ducation nationale&#8230; Le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Famille, Philippe Bas, y a redessin&#233; la r&#233;forme en cours et la probable future rapporteure du projet, la d&#233;put&#233;e Val&#233;rie P&#233;cresse, est venue y recueillir d'ultimes remarques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 mars 2006, le ministre avait d&#233;j&#224; rendu publics les trois axes de sa r&#233;forme : renforcement de la pr&#233;vention, organisation du signalement, diversification des modes de prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le premier point, un travail en amont est envisag&#233; : entretien d&#232;s le 4&#232;me mois de la grossesse, lien syst&#233;matique avec les services de protection maternelle et infantile (PMI), bilan pour les enfants de maternelle et &#224; l'entr&#233;e en primaire, d&#233;veloppement des actions de soutien &#224; la parentalit&#233;. Il est pr&#233;vu d'embaucher &#8212; enfin &#8212; sur trois ans quelque 4000 nouveaux professionnels, essentiellement dans le domaine de la protection maternelle et infantile, la m&#233;decine scolaire et l'intervention sanitaire et sociale au sein des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second item introduit dans la loi la d&#233;licate notion de partage d'informations entre professionnels, tout en r&#233;affirmant l'importance du secret professionnel. De nombreux d&#233;bats avaient rappel&#233; en amont les enjeux, voire les effets pervers d'une information qui serait maladroitement partag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, une &#171; cellule d&#233;partementale d'&#233;coute et d'appr&#233;ciation des situations &#187; devra favoriser des d&#233;cisions plus coll&#233;giales. Quoi qu'il en soit, l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) sera investie d'un r&#244;le d'intervention pr&#233;&#233;minent, la justice n'&#233;tant saisie qu'en cas de danger manifeste ou d'opposition r&#233;affirm&#233;e des parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_647 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L434xH323/_c_dr-439c8.png?1694077884' width='434' height='323' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le monde associatif ne peut rester &#224; la marge d'un changement de cette ampleur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les modes de prise en charge seront r&#233;solument diversifi&#233;s : aide &#233;ducative &#224; domicile, AEMO &#171; modul&#233;e &#187;, accueil de jour, accueil altern&#233; ou s&#233;quentiel, accueils d'urgence limit&#233;s &#224; 72 heures pour les adolescents, etc. Des &#171; carnets de parcours &#187; centraliseront les diff&#233;rentes &#233;tapes d'une prise en charge. Les guides de bonnes pratiques vont se multiplier : autour de l'&#233;valuation d'une situation, du signalement, des modalit&#233;s et du contenu des interventions, du recueil des informations, mais aussi des visites m&#233;diatis&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma&#238;tre de c&#233;r&#233;monies de ces assises avec le conseil g&#233;n&#233;ral du d&#233;partement, l'Observatoire national de l'action sociale d&#233;centralis&#233;e (ODAS) pr&#233;sente une enqu&#234;te : les neuf dixi&#232;mes des d&#233;partements sont favorables &#224; la cellule unique de signalement, repr&#233;sentant le principal outil concret d'&#233;valuation partag&#233;e. De m&#234;me, l'id&#233;e d'une PMI &#233;tendue de 0 &#224; 11 ans fait son chemin, ainsi que celle d'un travail social moins administratif, par exemple un service social polyvalent &#171; plus impliqu&#233;, avec davantage de visites &#224; domicile et de travail dans les quartiers &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois est fr&#233;quemment &#233;voqu&#233;. &#171; Il nous faut penser qu&#233;b&#233;cois &#187;, sugg&#232;rera m&#234;me Jean-Louis Sanchez, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral de l'Odas, estimant que &#171; le travail social est dans une formidable impasse administrative &#187;. Le concept de &#171; pr&#233;venance &#187; est avanc&#233; pour se substituer aux pratiques actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il s'agit bien de renforcer aussi l'existant : l'insuffisance de moyens en p&#233;dopsychiatrie est devenue un v&#233;ritable probl&#232;me de sant&#233; publique, les technicien(ne)s de l'intervention sociale et familiale (TISF, au nombre de 5000) et les pu&#233;ricultrices (environ 13 000) sont en nombre insuffisant, la m&#233;decine scolaire est lacunaire et nombre d'autres secteurs restent d&#233;couverts, malgr&#233; la r&#233;cente annonce minist&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, cette urgence nationale ne concerne pas l'ensemble des enfants, a relativis&#233; le d&#233;l&#233;gu&#233; interminist&#233;riel &#224; la Famille, Dominique de Legge : actuellement, 350 000 enfants sont prot&#233;g&#233;s, dont 270 000 enfants pris en charge par la seule ASE (les autres l'&#233;tant par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), sur un total de seize millions de jeunes de 0-20 ans : soit 2, 5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, le monde associatif ne peut rester &#224; la marge d'un changement de cette ampleur : n&#233;e il y a quelques semaines, la coordination nationale des associations de protection de l'enfance (CNAPE), regroupant huit f&#233;d&#233;rations ou associations, a largement contribu&#233; au d&#233;bat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Secr&#233;tariat de la coordination - UNASEA - 118 rue du Ch&#226;teau des Rentiers - (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comme d'ailleurs le conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS), qui avait lui aussi efficacement accompagn&#233; la r&#233;flexion&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Secr&#233;tariat de la coordination - UNASEA - 118 rue du Ch&#226;teau des Rentiers - 75013 Paris. T&#233;l. 01 45 83 50 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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