<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=411&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les enfants des rues de Moscou</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-enfants-des-rues-de-Moscou-4818</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-enfants-des-rues-de-Moscou-4818</guid>
		<dc:date>2006-04-13T11:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>793</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le nombre d'enfants errants dans les rues de Moscou est en augmentation constante. Ils vivent en groupe et se cachent dans les &#233;gouts, sous les ponts, dans les gares, dans les terrains vagues&#8230; Terroris&#233;s par les rafles polici&#232;res, ils sont invisibles pour la population. Face &#224; une politique r&#233;pressive de la ville, des organisations non gouvernementales d&#233;veloppent une pr&#233;vention itin&#233;rante : maraudes, aides d'urgence, partenariats avec des structures d'&#201;tat pour aller au-devant de ces enfants en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-793-" rel="tag"&gt;793&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le nombre d'enfants errants dans les rues de Moscou est en augmentation constante. Ils vivent en groupe et se cachent dans les &#233;gouts, sous les ponts, dans les gares, dans les terrains vagues&#8230; Terroris&#233;s par les rafles polici&#232;res, ils sont invisibles pour la population. Face &#224; une politique r&#233;pressive de la ville, des organisations non gouvernementales d&#233;veloppent une pr&#233;vention itin&#233;rante : maraudes, aides d'urgence, partenariats avec des structures d'&#201;tat pour aller au-devant de ces enfants en situation ill&#233;gale, et trouver des solutions non coercitives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Gare de Kourskaya, Moscou, 10 janvier 2006, - 20&#176;C&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un petit groupe d'adolescents aide les fraudeurs &#224; monter sur le quai. Cinq gar&#231;ons tendent des mains souill&#233;es aux voyageurs entr&#233;s dans la gare par les voies de chemin de fer, pour les aider &#224; franchir la marche d'un m&#232;tre de haut. Au passage, ils re&#231;oivent une pi&#232;ce, quelques roubles&#8230; qui, rassembl&#233;s en fin de journ&#233;e, constitueront un maigre p&#233;cule. Un petit boulot r&#233;mun&#233;rateur. Quelques m&#232;tres plus loin, d'autres enfants font la manche. Ils abordent discr&#232;tement les passants pour leur demander de l'argent. &lt;i&gt;&#171; Mieux vaut voler &#187;&lt;/i&gt;, avoue Sergue&#239;, sortant fi&#232;rement de sa poche un bracelet d'argent. &lt;i&gt;&#171; Cela rapporte plus &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-il &#224; Ramil, le docteur de M&#233;decins sans fronti&#232;res qui effectue sa seconde visite hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imm&#233;diatement, le gar&#231;on se fait rappeler &#224; l'ordre par celui qui semble &#234;tre leur chef. Surtout, ne pas attiser les convoitises pour ne pas se faire d&#233;trousser &#224; son tour. Sergue&#239; obtemp&#232;re. Pas question de contester l'autorit&#233; de Rustam &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce jeune caucasien de 27 ans, au retard mental av&#233;r&#233;, est le leader de ce petit groupe d'adolescents. C'est lui qui r&#232;gle tous les conflits et r&#233;gule la vie communautaire. C'est lui seul qui prend la d&#233;cision de nous montrer leur planque : &lt;i&gt;&#171; En esp&#233;rant que vous leur offrirez quelque chose &#224; manger apr&#232;s &#187;&lt;/i&gt;, insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du quai d&#233;labr&#233;, en passant par un petit chemin de terre jonch&#233; de d&#233;tritus, Sergue&#239;, 14 ans, nous conduit au repaire. Une petite grotte de quinze m&#232;tres carr&#233;s, directement creus&#233;e sous la voie ferr&#233;e. Quelques duvets sont regroup&#233;s dans un coin, &#224; m&#234;me la terre. Le plafond bas oblige les enfants &#224; se baisser. Une installation &#233;lectrique a &#233;t&#233; bricol&#233;e. &lt;i&gt;&#171; C'est ici chez nous. J'y habite depuis six ans. Et ma maison est nulle part ailleurs. La derni&#232;re fois que je me suis &#233;chapp&#233; d'un orphelinat de la r&#233;gion de Moscou, c'&#233;tait il y a dix-huit mois. Je suis parti de chez mes parents il y a six ans. Mon p&#232;re est mort et ma m&#232;re boit. Qu'est ce que je peux faire chez elle ? &#187;&lt;/i&gt;, interroge le gar&#231;on d'un haussement d'&#233;paules. &lt;i&gt;&#171; Le premier jour o&#249; je suis arriv&#233; ici, j'ai mendi&#233;, un gars m'a approch&#233;, il m'a appris &#224; sniffer de la colle. J'ai &#233;t&#233; int&#233;gr&#233; au groupe tout de suite. Depuis je sniffe tous les jours, c'est ma seule &#233;chappatoire. Quand je sniffe, tout est plus beau &#187;&lt;/i&gt;, dit-il en sortant le sac de colle de sous son blouson et prenant une grande inspiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite est incoh&#233;rente, les pupilles dilat&#233;es, le discours &#233;th&#233;r&#233;, ponctu&#233; d'insultes et de demandes d'argent, ne nous apprendront rien sur sa situation. Si ce n'est que dans le &lt;i&gt;&#171; groupe de la grotte &#187;&lt;/i&gt;, la colle est le lien qui les unit, mais aussi celui qui cr&#233;e disputes et convoitises. Andre&#239; chipe le sac de Sergue&#239;. Ils viennent de la m&#234;me maison d'enfants. Lui aussi est un &lt;i&gt;&#171; &#233;vad&#233; &#187;&lt;/i&gt;, comme ils aiment se baptiser. Lui aussi a fui un foyer monoparental r&#233;duit &#224; n&#233;ant par l'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;clatement familial est le d&#233;nominateur commun d'histoires tr&#232;s similaires. Selon une enqu&#234;te du gouvernement Poutine datant de 2002, parmi le million d'enfants (2 millions selon MSF) sans domicile qui erreraient dans les grandes villes de la f&#233;d&#233;ration de Russie, pr&#232;s de 90 % ont encore leurs parents, mais ceux-ci sont incapables de les prendre en charge pour cause d'alcoolisme, de violence, de mis&#232;re extr&#234;me. L'effondrement du r&#233;gime communiste ayant engendr&#233; la d&#233;fection totale et subite des services d'&#201;tat, le pays a vu se multiplier les probl&#232;mes sociaux &#224; une vitesse exponentielle. La limitation d'action des associations de terrain a &#233;galement favoris&#233; l'explosion du ph&#233;nom&#232;ne des enfants des rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999, une d&#233;cision de la Douma &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Chambre parlementaire de la F&#233;d&#233;ration de Russie' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a interdit aux organisations humanitaires de g&#233;rer les orphelinats. Le nombre de ces &#233;tablissements a brutalement chut&#233; alors que les services sociaux &#233;taient incapables de faire face au nombre d'enfants abandonn&#233;s. Depuis, l'afflux des jeunes sans-abri vers Moscou est en perp&#233;tuelle augmentation. Seulement 6 % des enfants errants de la capitale sont moscovites. Les autres (majoritairement venus du Caucase, de l'Asie centrale, de Moldavie et d'Ukraine), attir&#233;s par les lumi&#232;res de la ville, ont parcouru des milliers de kilom&#232;tres. Ils ont fui leurs familles ou les orphelinats dans lesquels ils subissaient de mauvais traitements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les enfants de Kourskaya sont l'un des sept groupes que nous avons identifi&#233;s et avec lesquels nous travaillons, depuis le d&#233;but de la mission de M&#233;decins sans fronti&#232;res Belgique en 2002 &#187;&lt;/i&gt;, explique Ramil. Une mission n&#233;e du succ&#232;s d'un programme de dix ans avec des adultes sans-abri. &lt;i&gt;&#171; On s'est aper&#231;u alors qu'il y avait aussi beaucoup d'enfants. Mais ils ne venaient pas &#224; notre centre de soins. Alors, on a d&#233;cid&#233; de concevoir une mission sp&#233;cifique pour eux &#187;&lt;/i&gt;, explique Justine, coordinatrice de ce r&#233;cent projet &#224; Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cl&#233; de vo&#251;te du succ&#232;s de cette nouvelle initiative : une &#233;quipe connaissant bien le terrain. Aussi, Ramil, connu de la population errante apr&#232;s dix ann&#233;es de pr&#233;vention dans le programme pr&#233;c&#233;dent, ainsi que trois autres travailleurs sociaux, ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s comme &lt;i&gt;streetwalkers&lt;/i&gt;. Des &#233;quipes compos&#233;es d'un m&#233;decin, un psychologue et un &#233;ducateur qui se relaient pour aller au contact des enfants dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; Mon p&#232;re n'a m&#234;me plus de lit &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De retour dans le hall de la gare pour visiter le groupe des toxicomanes, un petit bonhomme saute dans les bras de Ramil. C'est Nikita, la mascotte du groupe, voix &#233;raill&#233;e, visage poupon. Arriv&#233; en 2000 par le train, en fuite d'un foyer paternel d&#233;liquescent, il a v&#233;cu depuis dans la gare de Kourskaya. &lt;i&gt;&#171; Il y a une semaine, je suis retourn&#233; voir mon p&#232;re pour le no&#235;l russe. Il a tout vendu pour acheter de la vodka. Il n'a plus de lit. L'appartement est vide. Et lui &#233;tait tellement saoul qu'il ne comprenait m&#234;me pas ce que je disais. Alors je suis reparti une heure plus tard. Je n'irai plus &#187;&lt;/i&gt;, conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nikita fait partie de ceux que l'on surnomme &#171; les drogu&#233;s &#187;. Il se fait des injections de Butefanol. Un produit vendu en pharmacie pour un prix modique (1,50 euro l'ampoule). Destructeur, si l'on en croit les yeux vitreux d'Olga, 14 ans, grande consommatrice qui vient tremblante &#224; la rencontre de Ramil pour une douleur &#224; l'oreille. Le m&#233;decin l'ausculte rapidement et discr&#232;tement afin de ne pas attirer l'attention de la police sur ces enfants ill&#233;gaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En provenance d'une r&#233;gion &#233;loign&#233;e de Moscou, la jeune fille a quitt&#233; sa m&#232;re il y a deux ans et vit maintenant dans un groupe de filles. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;p&#244;t de la gare, on peut payer le gardien pour dormir dans des trains vides. Ici j'ai tout ce qu'il me faut, je vole parfois. Mais je ne me prostitue pas &#187;&lt;/i&gt;, s'empresse-t-elle d'expliquer. Car, si les filles restent proportionnellement minoritaires chez les enfants des rues (30 %), la prostitution est leur ressource principale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faudra passer au centre pour que je te donne un anti-inflammatoire &#187;&lt;/i&gt;, conseille Ramil. Le centre, un lieu d'accueil de jour de l'organisation judicieusement plac&#233; non loin de la gare, est la base du projet semi-externalis&#233; de M&#233;decins sans fronti&#232;res. Ses locaux sont ouverts tous les jours de 14 heures &#224; 20 heures. Les enfants sont invit&#233;s &#224; passer pour laver leur linge, prendre une douche, se r&#233;chauffer, regarder la t&#233;l&#233; ou se faire offrir un petit encas. Depuis son ouverture en mars 2005, entre trente et quarante enfants par jour d&#233;filent au centre d'accueil qui recense vingt-cinq nouveaux enfants par mois depuis sa cr&#233;ation. L'&#233;quipe de MSF, constitu&#233;e de douze m&#233;decins, psychologues et &#233;ducateurs, assure une permanence fixe dans les locaux. Ils dispensent un soutien psychologique par le biais d'une s&#233;rie d'activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les apr&#232;s-midi sont structur&#233;s en temps libre, activit&#233;s cr&#233;atrices et consultations (individuelles ou en groupe). Ces temps permettent au psychologue d'analyser le v&#233;cu et le traumatisme de l'enfant. &lt;i&gt;&#171; Nous leur expliquons que leur vie nous concerne, que nous sommes l&#224; pour nous occuper d'eux. Sans les juger &#187;&lt;/i&gt;, explique Olga, psychologue du centre. L'objectif est de les amener vers la citoyennet&#233;. Les aider &#224; conna&#238;tre leurs droits, &#224; obtenir des documents pour les fairevaloir. Un cabinet de soin est &#233;galement &#224; leur disposition. Mais cette activit&#233; est pour l'instant limit&#233;e. Apr&#232;s quatre ans de programme, l'organisation attend toujours d'obtenir sa licence m&#233;dicale des autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi doivent-ils jongler avec un centre d'&#201;tat m&#233;dical de d&#233;sinfection public pour les sans-abri (fond&#233; sur le mod&#232;le mis en place par M&#233;decins sans fronti&#232;res dans son programme pour adultes). On y soigne pas mal de coupures et h&#233;matomes qui, selon les patients, auraient &#233;t&#233; occasionn&#233;s par les policiers. &lt;i&gt;&#171; Notre position n'est pas toujours tr&#232;s simple dans le contexte russe &#187;&lt;/i&gt;, explique Aleksei, responsable du projet M&#233;decins sans fronti&#232;res. &lt;i&gt;&#171; Jusqu'en juin 2003, aucun centre n'&#233;tait autoris&#233; &#224; travailler avec les enfants des rues. Seuls la milice, la sant&#233;, les maisons d'accueil temporaire (&#233;tatiques) et le service des tutelles jouissaient de ce droit. Pas les organisations sociales. Puis, cette loi s'est assouplie. Mais nous ne pouvons toujours pas v&#233;ritablement repr&#233;senter ces enfants officiellement. En 2002 la ville a soudainement d&#233;couvert ce probl&#232;me des enfants errants. Douze maisons d'accueil temporaire ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es. Cependant celles-ci ont peu d'exp&#233;rience avec les enfants et ne peuvent pas les garder tr&#232;s longtemps. Quant au travail de pr&#233;vention, c'est une direction totalement nouvelle en Russie et nous avons beaucoup de difficult&#233; &#224; le faire admettre. Aussi, sans proposer de toit et en travaillant toutefois &#224; la r&#233;insertion, il est important et d&#233;licat de travailler en bon partenariat avec les structures d'&#201;tat. Ce que nous essayons d'amener c'est essentiellement du lien, une connaissance de ces enfants. Car ils ne vont pas vers les structures, ils ont tendance &#224; les fuir. Aussi faut-il aller vers eux, les trouver et casser une faroucherie justifi&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, explique Aleksei.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tests m&#233;dicaux forc&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car si, tel ce groupe de Kourskaya, les enfants vivent en petits groupes, c'est bien s&#251;r pour se soutenir mutuellement mais aussi pour se cacher, se prot&#233;ger de la politique coercitive de la ville. Depuis 2002, Moscou en a fait une question d'ordre public. Les policiers ont pour consigne de patrouiller et d'arr&#234;ter tout mineur errant. Et ils deviennent de plus en plus efficaces. La loi pr&#233;voit l'arrestation de tous les moins de 14 ans et leur transfert &#224; l'h&#244;pital pour dix jours de quarantaine. Les &#233;quipes de MSF n'ont pas r&#233;ussi &#224; avoir acc&#232;s &#224; ces h&#244;pitaux, mais les t&#233;moignages des enfants font froid dans le dos. Ils relatent des conditions particuli&#232;rement d&#233;plorables, une surpopulation et des tests m&#233;dicaux forc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leur sortie de l'h&#244;pital, ils sont ensuite envoy&#233;s dans des maisons d'accueil o&#249; ils resteront pour une dur&#233;e maximale de six mois. &lt;i&gt;&#171; Ces centres n'apportent que tr&#232;s peu de soutien psychosocial, et ne peuvent pas garder longtemps les enfants. Ce n'est pas dit dans la loi. Mais la procurature (&#233;quivalent du parquet) insiste sur le fait que l'enfant ne doit pas rester plus de six mois. Et c'est respect&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Aleksei. Ensuite, ils sont renvoy&#233;s dans leurs familles ou plac&#233;s en orphelinat. Si l'enfant n'est pas moscovite, il est ramen&#233; o&#249; il a v&#233;cu auparavant. &lt;i&gt;&#171; &#192; Moscou, l'&#201;tat veut absolument renvoyer les enfants chez eux, car si l'enfant re&#231;oit le statut d'orphelin &#224; Moscou, l&#233;galement, la r&#233;gion doit lui donner un lieu pour vivre &#224; sa majorit&#233;. Or les appartements co&#251;tent cher dans la capitale &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, 40 % des enfants que l'on ram&#232;ne chez eux reviennent &#224; Moscou. Et les fugues sont tr&#232;s nombreuses. De m&#234;me, les peines de prisons inflig&#233;es aux enfants pris en d&#233;lit de vol sont souvent disproportionn&#233;es. Il n'est pas rare qu'ils &#233;copent de plusieurs ann&#233;es de prison pour un menu larcin. La d&#233;marche de pr&#233;vention est donc n&#233;cessaire dans ce contexte de va-et-vient incessants. Ce lien permet d'aller au-devant des demandes de l'enfant. Pour Ramil, il s'agit de la seule solution avec cette population marginalis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi se r&#233;jouit-il de la requ&#234;te du jour de Nikita. Celui-ci aimerait aller dans une maison d'accueil de sa connaissance, mais ne veut pas passer par le commissariat. Ramil lui fixe un rendez-vous pour l'h&#244;pital en lui promettant de tout arranger. Mais Nikita n'ira pas au rendez-vous quelques jours plus tard. Une illustration de l'attirance-r&#233;pulsion qu'exercent ces centres au cadre contraignant sur les enfants. Ceci en partie parce qu'ils les associent au syst&#232;me judiciaire coercitif, responsable d'actions sporadiques de &#171; nettoyage &#187; des rues, durant lesquelles la police remet les enfants ramass&#233;s aux mains d'une maison d'accueil, contre leur gr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles, &lt;i&gt;Otradno&#239;e&lt;/i&gt;, un b&#226;timent massif et color&#233; situ&#233; en banlieue nord moscovite, est le centre d'accueil pilote de la r&#233;gion. Tatiana Mitrofnova Barsukova, psychologue et directrice &#233;nergique, nous accueille froidement. &lt;i&gt;&#171; Comprenons-nous bien. C'est un probl&#232;me de soci&#233;t&#233;. L'&#201;tat fait tout pour le r&#233;gler. Si vous voulez raconter que les enfants sont mal trait&#233;s, il fallait venir il y a dix ans &#187;&lt;/i&gt;. Le centre, bien tenu, &#224; l'image de sa directrice affair&#233;e qui nous r&#233;pond entre quatre conversations t&#233;l&#233;phoniques, est la face affich&#233;e des maisons d'accueil moscovites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Projet pilote &#224; son ouverture en 1995, il a vu passer plus de 3 000 enfants et emploie 120 personnes : p&#233;dagogues, &#233;ducateurs, m&#233;decins, psychologues, th&#233;rapeutes, instituteurs. Il offre un accueil multi publics original : internat, centre de jour, programme de familles rempla&#231;antes. Dans le groupe des adolescents, c'est la sortie de classe. Une dizaine d'enfants log&#233;s dans des petites chambr&#233;es de quatre lits pr&#233;parent le r&#233;veillon de No&#235;l. Parmi eux, aucun n'a v&#233;cu dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tous sont des candidats potentiels &#224; la fuite. &lt;i&gt;&#171; La privation de libert&#233; est difficile. &#192; leur arriv&#233;e dans le centre, beaucoup la ressentent tr&#232;s durement. D'autant que tous ne comprennent pas toujours pourquoi ils se sont retrouv&#233;s l&#224; &#187;&lt;/i&gt;, nous explique un des &#233;ducateurs de l'institut. Lisa, elle, croit avoir compris pourquoi m&#234;me si elle n'est pas capable de l'expliquer. &lt;i&gt;&#171; Je crois que c'est mieux que je ne sois plus chez mes parents. C'&#233;tait difficile. Je comprends qu'on m'ait enlev&#233;e &#224; leur garde. M&#234;me si &#231;a me rend triste &#187;&lt;/i&gt;, ajoute la blondinette en serrant une poup&#233;e contre sa poitrine. Une autre r&#233;sistance des enfants vis-&#224;-vis de la maison d'accueil semble &#234;tre l'ennui quotidien dans ces structures proposant un mod&#232;le de soin tr&#232;s &#171; institutionnel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques kilom&#232;tres d'&lt;i&gt;Otradno&#239;e&lt;/i&gt;, se trouvent les locaux d'une autre ONG partenaire, le Samu social de Moscou. Inaugur&#233;e en janvier 2006, cette initiative suit les traces de MSF dans le domaine de la pr&#233;vention. Sur le mod&#232;le &#233;prouv&#233; du Samu social international, la structure fran&#231;aise s'est donn&#233; pour but d'apporter une aide d'urgence aux enfants en danger dans les rues moscovites. Nuit apr&#232;s nuit, une &#233;quipe mobile se rend &#224; la rencontre des enfants pour leur apporter soins et assistance, mais surtout pour leur offrir un contact humain, premi&#232;re condition d'une r&#233;insertion sociale. L'organisation non gouvernementale a d&#233;but&#233; r&#233;cemment son programme par une phase pilote dans ce quartier tr&#232;s peupl&#233; au nord-est de Moscou. C'est l&#224; qu'a &#233;t&#233; recens&#233;e, entre 2000 et 2004, la plus forte progression du nombre de familles et d'enfants &#224; risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme M&#233;decins sans fronti&#232;res, le Samu social ne propose pas de toit pour ces enfants et s'appuie sur un partenariat avec diff&#233;rentes structures d'accueil d'&#233;tat et ONG dont le centre &lt;i&gt;Ozon&lt;/i&gt; contre les abus faits aux enfants. Aussi ne s'agit-il ni de r&#233;habilitation ni d'insertion. La mission r&#233;side dans l'aide d'urgence avant tout. Le parcours de cr&#233;ation, sem&#233; d'emb&#251;ches, de cette jeune initiative, illustre la difficult&#233; d'exporter une m&#233;thode de travail en Russie dans le domaine social. &lt;i&gt;&#171; Avec notre projet, nous sommes parfois accus&#233;s de favoriser l'ill&#233;galit&#233;. Le probl&#232;me des enfants des rues est mondial. Mais ici il est v&#233;cu comme une tare &#187;&lt;/i&gt;, estime Fran&#231;oise Horowicz, responsable de la mission moscovite. &lt;i&gt;&#171; D'un point de vue culturel, il est difficile de justifier son action par rapport aux autorit&#233;s mais aussi aux bailleurs de fonds &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. Car l'&#201;tat et le grand public se m&#233;fient des organisations non gouvernementales en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2006, une nouvelle loi aux allures de campagne de diffamation m&#233;diatique contre la soci&#233;t&#233; civile et les d&#233;fenseurs des droits de l'homme, a &#233;t&#233; vot&#233;e dans la f&#233;d&#233;ration. Le texte stipule que les activit&#233;s des associations &#233;trang&#232;res travaillant en Russie pourront &#234;tre suspendues si elles menacent &lt;i&gt;&#171; la souverainet&#233; de la Russie, l'ind&#233;pendance, l'int&#233;grit&#233; territoriale, l'unit&#233; et l'originalit&#233; nationales, l'h&#233;ritage culturel ou les int&#233;r&#234;ts nationaux &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De par la notori&#233;t&#233; tr&#232;s fran&#231;aise du Samu social, ses bailleurs sont avant tout des soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises expatri&#233;es. Total, Nestl&#233;, Danone, fondation Air France ont notamment soutenu ce projet qui consistera dans les faits en une aide mobile et quotidienne. Un m&#233;decin, un chauffeur et un psychologue russes, form&#233;s par des formateurs du Samu social travaillent d&#233;j&#224; sur le terrain. Trois maraudes sont effectu&#233;es dans la semaine, &#224; pied et dans une ambulance &#233;quip&#233;e. Elles ont lieu de nuit ou en soir&#233;e, p&#233;riode de vuln&#233;rabilit&#233; maximale pour les enfants errants. En cas d'urgence vitale, l'orientation est imm&#233;diate vers les services hospitaliers. En cas d'urgence psychosociale elle s'effectue vers les partenaires d'accueil pour mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trois mois, l'&#233;quipe ne r&#233;alise que des maraudes exploratoires, sans contact avec les enfants. Elle recense ainsi leur lieu d'habitation. &#192; bord de l'ambulance, Ludmilla, m&#233;decin, et Vadislav, le chauffeur, se r&#233;chauffent. Il fait -30 degr&#233;s et le caf&#233; chaud est le bienvenu pour pouvoir tenir toute la soir&#233;e. Premi&#232;re exploration, la station de m&#233;tro &lt;i&gt;VDNH&lt;/i&gt;. Apr&#232;s avoir interrog&#233; kiosquiers, balayeurs et agents de s&#233;curit&#233; du m&#233;tro, personne ne semble avoir vu d'enfants errants aujourd'hui. L'&#233;quipe effectue tout de m&#234;me un tour complet de la station. Avant de partir plus au nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En route, Sergue&#239;, le psychologue monte dans l'ambulance. Celui-ci indique un endroit o&#249; on lui a signal&#233; un groupe d'enfants aujourd'hui. Nous descendons du camion et rejoignons un parc d&#233;sert. La neige redouble d'intensit&#233; et la temp&#233;rature est glaciale. Malgr&#233; tout, avec obstination, l'&#233;quipe poursuit la trace. La piste m&#232;ne &#224; un mur qui prot&#232;ge une usine d&#233;saffect&#233;e. Des dessins ornant la paroi laissent &#224; penser que les enfants ont p&#233;n&#233;tr&#233; dans l'enceinte de l'usine pour se trouver un abri. Il est 23 heures et l'&#233;quipe d&#233;cide de revenir le lendemain en journ&#233;e afin de ne pas affoler les enfants, ne pas se montrer trop intrusive et privil&#233;gier la prise de contact de jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la suite, il fait d&#233;cid&#233;ment trop froid et les chances de trouver un groupe dehors sont maigres. La maraude est donc termin&#233;e pour aujourd'hui. Mais la mission n'a pas &#233;t&#233; inutile. &lt;i&gt;&#171; C'est un travail de fourmi, de recensement avant tout &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;oise Horowicz. &lt;i&gt;&#171; Il faut habituer les enfants mais aussi la population au passage de l'ambulance. Afin que l'on puisse nous renseigner, nous faire confiance &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Mais il faut aussi et surtout rep&#233;rer, localiser les cachettes des enfants, car par peur des rafles polici&#232;res, ils ont r&#233;ussi &#224; se rendre totalement invisibles dans Moscou &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. L'&#233;quipe a d&#233;j&#224; d&#251; intervenir une fois lors d'une maraude qui devait rester exploratoire. Un enfant, traumatis&#233;, cale&#231;on baiss&#233;, qui venait probablement d'&#234;tre abus&#233; a &#233;t&#233; trouv&#233; sur un banc. Le Samu social est intervenu en premier soin et a appel&#233; la police, seule solution pour pouvoir l'emmener dans un h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me des &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Errance&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;jeunes en errance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les enfants des rues de la F&#233;d&#233;ration de Russie en chiffres :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Il y aurait de 100 000 &#224; 4 millions d'enfants des rues en Russie (Les chiffres fluctuent selon les diff&#233;rents minist&#232;res. De fait, beaucoup d'enfants n'ont pas de papiers et sont donc difficilement recensables).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Le nombre d'orphelins a doubl&#233; en 10 ans, il y en a 700 000.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Plus de 16 000 enfants ne vont pas &#224; l'&#233;cole.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Plus de 50 000 enfants s'&#233;chappent de leur domicile chaque ann&#233;e, fuyant les mauvais traitements.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; 32 000 enfants deviennent orphelins chaque ann&#233;e car leurs parents sont priv&#233;s de droit parental.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Les enfants de Leningradky&lt;/i&gt;, une investigation b&#233;n&#233;fique pour les enfants des rues de Moscou&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on regarde &lt;i&gt;The Children of Leningradsky&lt;/i&gt;, on a envie de crier : &lt;i&gt;&#171; L&#226;chez votre cam&#233;ra et nourrissez ces enfants, donnez-leur des v&#234;tements et amenez-les chez le m&#233;decin &#187;&lt;/i&gt;. Ce documentaire, remarquable de transparence et d'humanit&#233;, est l'&#339;uvre d'une jeune r&#233;alisatrice polonaise. Hanna Polak a suivi un groupe d'une dizaine d'enfants des rues durant un an, cam&#233;ra &#224; l'&#233;paule. Avec patience, elle a r&#233;ussi &#224; se faire int&#233;grer &#224; la petite communaut&#233;, les filmant dans leur quotidien, dans les &#233;gouts de la ville en hiver, dans les gares l'&#233;t&#233;. Le t&#233;moignage est remarquable tant la distance entre la r&#233;alisatrice et les enfants s'efface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faim, les disputes, le vol, les r&#232;glements de compte, rien n'&#233;chappe &#224; l'&#339;il de la cam&#233;ra polonaise. M&#234;me le passage &#224; tabac d'un enfant par des policiers. Mais le moment le plus difficile de ce documentaire est sans aucun doute la mort d'un des protagonistes. Les enfants pleurant sur le cercueil de leur compagnon en accusant la m&#232;re d'&#234;tre, par n&#233;gligence, l'unique responsable de la mort de sa fille. Souvent insoutenable, parfois tendre, ce document a port&#233; ses fruits. Il a r&#233;colt&#233; l'oscar du meilleur documentaire court en 2005. Et son succ&#232;s a permis &#224; la r&#233;alisatrice de fonder un centre d'accueil pour enfants nomm&#233; &lt;i&gt;Active childs help&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Samu social international&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; le 3 juillet 1998 &#224; Paris le Samu social international est une organisation non gouvernementale. Xavier Emmanuelli en est le pr&#233;sident et cr&#233;ateur. Elle se pr&#233;sente sous la forme de samu sociaux locaux qui agissent selon la charte du Samu social parisien. L'objet est la mise en place de dispositifs d'urgence dans les grandes villes du monde. Paris, Bruxelles, Alger, Dakar, Bamako, Ouagadougou, Bucarest, Lima, Tananarive, Cayenne, Montr&#233;al, et Moscou ont leurs bureaux r&#233;gionaux. Un projet est en cours &#224; Casablanca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Samu social international d&#233;finit l'action d'urgence dans la rue en tant que : premiers soins, orientation ou accompagnement vers un abri ou une institution locale. C'est le premier maillon d'une cha&#238;ne qui va de l'urgence &#224; l'insertion. Au-del&#224; de l'urgence, il s'agit de cr&#233;er du lien et du sens avec les personnes secourues. Il repr&#233;sente un asile &#171; immat&#233;riel &#187; hors les murs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chambre parlementaire de la F&#233;d&#233;ration de Russie&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les enfants des rues de Moscou</title>
		<link>https://www.lien-social.com/les-enfants-des-rues-de-moscou</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/les-enfants-des-rues-de-moscou</guid>
		<dc:date>2006-04-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>793</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des organisations non gouvernementales d&#233;veloppent une pr&#233;vention itin&#233;rante Social actualit&#233;sChroniques de J.-M. Servin et L. BarganeDossier : Les enfants des rues de Moscou Des organisations non gouvernementales d&#233;veloppent une pr&#233;vention itin&#233;ranteRebondsInitiative &#192; Saint-Brieuc, les jeunes d&#233;posent leurs maux au Lieu-DitLivres Quel travail pour les exclus ? Pascal NobletFaut-il br&#251;ler le mod&#232;le social fran&#231;ais ? Alain Lefebvre &amp; Dominique M&#233;daPortrait Jacques Deroo, de la rue &#224; l'activisme en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-793-" rel="tag"&gt;793&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton1183-6b67f.jpg?1694068917' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des organisations non gouvernementales d&#233;veloppent une pr&#233;vention itin&#233;rante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de J.-M. Servin et L. Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Les enfants des rues de Moscou&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Des organisations non gouvernementales d&#233;veloppent une pr&#233;vention itin&#233;rante&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&#192; Saint-Brieuc, les jeunes d&#233;posent leurs maux au Lieu-Dit&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Quel travail pour les exclus ? Pascal Noblet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Faut-il br&#251;ler le mod&#232;le social fran&#231;ais ? Alain Lefebvre &amp; Dominique M&#233;da&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Portrait&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Jacques Deroo, de la rue &#224; l'activisme en passant par le travail social&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Activit&#233; en hausse pour le m&#233;diateur de la R&#233;publique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_793_-_basse_def.pdf" length="15947067" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel travail pour les exclus ? Pour une politique de l'insertion durable</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quel-travail-pour-les-exclus-Pour-une-politique-de-l-insertion-durable</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Quel-travail-pour-les-exclus-Pour-une-politique-de-l-insertion-durable</guid>
		<dc:date>2006-04-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>793</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans notre pays, les politiques d'insertion &#224; destination des populations en difficult&#233; ont toujours &#233;t&#233; encadr&#233;es par deux principes intangibles : les aides accord&#233;es le sont dans un d&#233;lai temporaire de plus en plus court et l'horizon vers lequel on tend est n&#233;cessairement l'acc&#232;s au secteur marchand. Cette perspective est valid&#233;e tant par la droite (qui privil&#233;gie la responsabilisation individuelle) que par la gauche (pour qui il revient non &#224; l'&#201;tat, mais aux patrons d'assurer le plein emploi) et se (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-793-" rel="tag"&gt;793&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton1184-9e72e.jpg?1694068917' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre pays, les politiques d'insertion &#224; destination des populations en difficult&#233; ont toujours &#233;t&#233; encadr&#233;es par deux principes intangibles : les aides accord&#233;es le sont dans un d&#233;lai temporaire de plus en plus court et l'horizon vers lequel on tend est n&#233;cessairement l'acc&#232;s au secteur marchand. Cette perspective est valid&#233;e tant par la droite (qui privil&#233;gie la responsabilisation individuelle) que par la gauche (pour qui il revient non &#224; l'&#201;tat, mais aux patrons d'assurer le plein emploi) et se trouve sous-tendue par l'id&#233;al r&#233;publicain d'&#233;galit&#233;. D&#232;s lors, concevoir toute d&#233;rogation sous forme par exemple d'une discrimination positive constituerait une rupture du pacte social : ceux qui n'en profiteraient pas se trouveraient l&#233;s&#233;s et ceux qui en b&#233;n&#233;ficieraient s'installeraient dans une situation inacceptable d'exception qui se prolongerait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont justement toutes ces convictions que l'auteur remet en cause. Son raisonnement est finalement assez simple. Il commence par rappeler ce que tout le monde sait : le caract&#232;re totalement illusoire du projet de retour &#224; l'emploi de tous dans le secteur marchand. D&#232;s lors que l'on convient que c'est l&#224; une chim&#232;re, l'action sociale d&#233;ploy&#233;e sur cette base n'est pas autre chose qu'une politique d'abandon diff&#233;r&#233;. Le secours temporaire une fois termin&#233; provoque le retour &#224; l'inactivit&#233; et &#224; la mis&#232;re. On se trouve dans une situation o&#249; ce ne sont pas les personnes en demande d'insertion qui renoncent au travail pour profiter de l'assistance comme on le dit trop souvent, mais c'est la soci&#233;t&#233; qui les contraint &#224; cette situation en cr&#233;ant des emplois aid&#233;s qui, outre les conditions de r&#233;mun&#233;ration pr&#233;caires qui les caract&#233;risent, sont limit&#233;s dans le temps : le droit au travail et au logement est remplac&#233; par des secours pr&#233;caires car ponctuels et transitoires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faudrait-il faire alors ? Tout d'abord, p&#233;renniser les emplois aid&#233;s, en ne les limitant pas exclusivement &#224; une logique de sas devant d&#233;boucher sur un emploi ordinaire, mais en les transformant en un mode salarial &#224; part enti&#232;re, partie prenante de la protection sociale, permettant &#224; des familles de vivre de leur travail et non de subsides. Apr&#232;s tout, le fait d'&#234;tre aid&#233; par l'&#201;tat n'est pas toujours une situation honteuse : elle s'applique d&#233;j&#224; aux enfants, aux vieillards sans ressources et aux personnes porteuses de handicap. On pourrait ensuite favoriser syst&#233;matiquement l'acc&#232;s des personnes les plus en difficult&#233; aux emplois du bas de l'&#233;chelle des trois fonctions publiques. On pourrait enfin rendre attractive toute situation de retour &#224; l'emploi en la distinguant nettement du non emploi. S'il est juste qu'il y ait une diff&#233;rence entre la r&#233;mun&#233;ration de l'emploi marchand et celle de l'emploi aid&#233;, il n'est pas normal que l'emploi aid&#233; soit r&#233;mun&#233;r&#233; dans des conditions proches de celles du revenu minimum. Tout cela ne constituerait pas une r&#233;volution : ce sont des politiques d&#233;j&#224; engag&#233;es qu'il faudrait amplifier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2005 (196 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il br&#251;ler le mod&#232;le social fran&#231;ais ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Faut-il-bruler-le-modele-social-francais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Faut-il-bruler-le-modele-social-francais</guid>
		<dc:date>2006-04-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prestations sociales</dc:subject>
		<dc:subject>793</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La situation sociale de notre pays s'est largement d&#233;grad&#233;e sous l'effet conjugu&#233; d'un taux et d'une dur&#233;e du ch&#244;mage &#233;lev&#233;s, d'une mobilit&#233; professionnelle faible (sauf en ce qui concerne le travail pr&#233;caire), d'une absence d'anticipation des restructurations qui concernent pourtant pr&#232;s de 900 000 salari&#233;s chaque ann&#233;e, d'un d&#233;ficit d'utilisation de la formation continue pour pr&#233;venir les d&#233;gradations des comp&#233;tences et am&#233;liorer l'employabilit&#233;, de l'incoh&#233;rence des politiques publiques contradictoires qui (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prestations-sociales" rel="tag"&gt;Prestations sociales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-793-" rel="tag"&gt;793&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L105xH150/arton1185-3e1c1.jpg?1694068917' width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La situation sociale de notre pays s'est largement d&#233;grad&#233;e sous l'effet conjugu&#233; d'un taux et d'une dur&#233;e du ch&#244;mage &#233;lev&#233;s, d'une mobilit&#233; professionnelle faible (sauf en ce qui concerne le travail pr&#233;caire), d'une absence d'anticipation des restructurations qui concernent pourtant pr&#232;s de 900 000 salari&#233;s chaque ann&#233;e, d'un d&#233;ficit d'utilisation de la formation continue pour pr&#233;venir les d&#233;gradations des comp&#233;tences et am&#233;liorer l'employabilit&#233;, de l'incoh&#233;rence des politiques publiques contradictoires qui s'accumulent en millefeuilles, des rat&#233;s d'un enseignement qui l&#226;che sur le march&#233; du travail chaque ann&#233;e 160 000 jeunes sans formation professionnelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tout pesant sur les prestations de protection sociale qui sont pass&#233;es de 14 % du PIB en 1960 &#224; pr&#232;s de 30 % en 1995. Le mod&#232;le d'&#201;tat providence mis en place depuis 1945 dans notre pays a r&#233;ussi &#224; absorber les difficult&#233;s tant que la croissance &#233;tait au rendez-vous. Aujourd'hui, on parle de tous bords de sa faillite et de la n&#233;cessit&#233; de le r&#233;former. La version minimaliste anglo-saxonne en s&#233;duit quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il existe un autre mod&#232;le plus conforme &#224; nos traditions bas&#233;es sur la solidarit&#233; qui pourrait nous servir de source d'inspiration : c'est celui des pays nordiques. Il a la particularit&#233; de combiner &#224; la fois un haut niveau de protection sociale et d'excellentes performances &#233;conomiques, preuve que la comp&#233;titivit&#233; des entreprises est tout &#224; fait compatible avec des d&#233;penses sociales qui sont parmi les plus &#233;lev&#233;es au monde. Les nations scandinaves ont su allier en outre une grande souplesse du march&#233; du travail et la s&#233;curisation des trajectoires du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le Danemark permet-il un licenciement tr&#232;s facile tout en garantissant de fortes indemnit&#233;s de ch&#244;mage et une reprise de travail rapide, gr&#226;ce notamment &#224; une formation continue r&#233;active et efficace. Mais cette flexibilit&#233; ne concerne pas que la gestion d'une main-d'&#339;uvre dont le tiers change de travail chaque ann&#233;e (le plus souvent &#224; sa propre initiative, pour rejoindre un emploi plus int&#233;ressant). Elle est aussi appliqu&#233;e par les entreprises pour adapter les postes de travail aux besoins et demandes des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble de ce syst&#232;me est le produit de n&#233;gociations entre des syndicats puissants et un patronat qui ont compris qu'ils ne pourraient s'annihiler les uns les autres et que l'unique solution &#233;tait de s'entendre. Cette r&#233;ussite pr&#233;sente un avantage essentiel : une flexicurit&#233; garantissant des droits attach&#233;s non plus au poste de travail mais aux personnes. Mais elle a aussi un co&#251;t : le niveau global des pr&#233;l&#232;vements peut aller jusqu'&#224; 50 % du PIB (contre 45 % en France) et les imp&#244;ts sur le revenu atteindre jusqu'&#224; 53,2 % (17,3 % en France). Aussi ne peut-elle fonctionner qu'en faisant travailler la plus grande partie de la population (taux d'emploi de 75 % contre 62 % dans notre pays), ce qui n&#233;cessite des entreprises comp&#233;titives et des politiques de l'emploi efficaces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d du Seuil, 2006 (156 p. ; 9 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Activit&#233; en hausse pour le m&#233;diateur de la R&#233;publique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Activite-en-hausse-pour-le-mediateur-de-la-Republique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Activite-en-hausse-pour-le-mediateur-de-la-Republique</guid>
		<dc:date>2006-04-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>793</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Incarnant l'ultime recours du citoyen face aux services publics, l'autorit&#233; ind&#233;pendante du m&#233;diateur de la R&#233;publique a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1973. Le 27 mars dernier, l'actuel m&#233;diateur, Jean-Paul Delevoye &#8212; nomm&#233; en 2004 pour six ans &#8212; rendait son deuxi&#232;me rapport. Le nombre des conflits est nettement &#224; la hausse &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Dysfonctionnements administratifs, complexit&#233; de notre l&#233;gislation et empilement des textes, retard dans l'application de d&#233;crets ou imperfections dans la r&#233;daction de certaines lois &#187;&#8230; Le nombre de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-793-" rel="tag"&gt;793&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Incarnant l'ultime recours du citoyen face aux services publics, l'autorit&#233; ind&#233;pendante du m&#233;diateur de la R&#233;publique a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1973. Le 27 mars dernier, l'actuel m&#233;diateur, Jean-Paul Delevoye &#8212; nomm&#233; en 2004 pour six ans &#8212; rendait son deuxi&#232;me rapport. Le nombre des conflits est nettement &#224; la hausse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;Dysfonctionnements administratifs, complexit&#233; de notre l&#233;gislation et empilement des textes, retard dans l'application de d&#233;crets ou imperfections dans la r&#233;daction de certaines lois &#187;&#8230; Le nombre de plaintes enregistr&#233;es en 2005 aupr&#232;s des services du m&#233;diateur de la R&#233;publique s'est envol&#233;, progressant de 12 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='M&#233;diateur de la R&#233;publique - 7 rue St-Florentin - 75008 Paris. T&#233;l. 01 55 35 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une &#171; tr&#232;s importante &#187; proportion d'entre elles (21,2 %) concerne des litiges &#171; sociaux &#187; relevant souvent des Assedic ou de l'Urssaf, par exemple sur des questions d'invalidit&#233; ou de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de l'institution comptent 277 d&#233;l&#233;gu&#233;s de terrain, intervenant en g&#233;n&#233;ral dans les maisons de justice et de droit ou les antennes de justice. Globalement, les contentieux couvrent un large &#233;ventail de rubriques : contestations d'infractions routi&#232;res (le m&#233;diateur a &#233;mis une proposition pour une meilleure application du droit de contestation des amendes), communes non indemnis&#233;es pour la s&#233;cheresse de 2003, r&#233;clamations portant sur l'imp&#244;t sur le revenu en cas de divorce, nombreuses saisines entra&#238;n&#233;es par la situation des intermittents&#8230; De nombreux points de blocage ou lacunes sont apparus : proc&#233;dures de faillite personnelle mal comprises par les m&#233;nages, p&#233;nalisation de ch&#244;meurs cr&#233;ateurs d'entreprise, manque &#171; de pr&#233;visions et d'&#233;tudes prospectives &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus encore, l'institution a constat&#233; &#171; un signe inqui&#233;tant &#224; la fois de l'&#233;tat d'esprit du public, m&#233;fiant envers les pouvoirs install&#233;s (experts et institutions) et d'une situation de fragilit&#233; et de pr&#233;carisation sociale &#187;. De m&#234;me, elle a per&#231;u une &#171; anxi&#233;t&#233; croissante de la population &#224; l'&#233;gard d'une justice per&#231;ue comme incompr&#233;hensible, co&#251;teuse, mais aussi tr&#232;s lente &#187;. En septembre 2004, une &#171; cellule d'urgence pour les cas les plus dramatiques &#187; avait d'ailleurs &#233;t&#233; install&#233;e. Au final, les textes l&#233;gislatifs sont &#171; souvent vot&#233;s trop rapidement et dans le souci, illusoire, de r&#233;pondre par la pr&#233;cipitation l&#233;gislative &#224; desemballements m&#233;diatiques et d'opinion &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le rapport 2005 propose dix-neuf r&#233;formes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le m&#233;diateur de la R&#233;publique souligne que &#171; le besoin de m&#233;diation de la soci&#233;t&#233; exc&#232;de largement &#187; ses comp&#233;tences, ses services peuvent se targuer d'un taux de r&#233;ussite de 86, 5 % (contre 81, 2 % en 2004). Le rapport 2005 propose dix-neuf r&#233;formes, dont l'octroi d'un cong&#233; de deuil au p&#232;re d'un enfant mort-n&#233;, la r&#233;partition des prestations familiales entre parents divorc&#233;s ayant la garde altern&#233;e ou encore l'harmonisation de la protection sociale des travailleurs de l'amiante. Cette ann&#233;e, l'institution a notamment abord&#233; la question des 700 000 personnes concern&#233;es par les tutelles et les curatelles, nombre allant s'accroissant avec le vieillissement de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le handicap, et plus sp&#233;cifiquement la d&#233;pendance, l'&#233;crit souligne &#171; une forte proportion de contestations relatives aux taux d'incapacit&#233; reconnus par les Cotorep &#187;, de m&#234;me qu'un taux important de contestation des modalit&#233;s d'attribution par les conseils g&#233;n&#233;raux de l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA). Par ailleurs, pour prot&#233;ger les libert&#233;s fondamentales, le m&#233;diateur a propos&#233; que la consultation &#224; des fins administratives des fichiers STIC (syst&#232;me de traitement des infractions constat&#233;es) et JUDEX (syst&#232;me judiciaire de documentation et d'exploitation) soit entour&#233;e des m&#234;mes garanties que celles pr&#233;vues pour le casier judiciaire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;diateur a engrang&#233; l'an dernier plusieurs avanc&#233;es et obtenu gain de cause sur plusieurs points : droits au maintien de la couverture maladie acquise avant incarc&#233;ration, taux d'int&#233;r&#234;t de retard pour les contribuables d&#233;sormais identique &#224; celui, plus faible, de l'administration fiscale, &#226;ge minimal du mariage fix&#233; &#224; 18 ans pour les filles (auparavant 15 ans) introduit dans la loi pour lutter contre les mariages forc&#233;s&#8230; Une autre proposition, formul&#233;e il y a&#8230; onze ans a finalement &#233;t&#233; inscrite dans la loi en mai dernier : les services postaux deviennent responsables des pertes, avaries et retards survenant lors de la transmission des courriers et colis, y compris des correspondances ordinaires. Mais l'institution se f&#233;licite plus particuli&#232;rement de l'installation r&#233;cente &#8212; il y a un an, sous forme d'exp&#233;rimentation pr&#233;vue sur dix-huit mois et concernant dix sites &#8212; de ses d&#233;l&#233;gu&#233;s dans les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 d&#233;cembre dernier, le m&#233;diateur s'&#233;tait rendu &#224; la maison d'arr&#234;t des Baumettes (Marseille) en compagnie du commissaire europ&#233;en aux droits de l'homme, Alvaro Gil-Robles. Les r&#233;sultats de cette adaptation du droit, qui se place dans la perspective de &#171; d&#233;samorcer et r&#233;duire les tensions que g&#233;n&#232;re la vie carc&#233;rale &#187;, sont d'ores et d&#233;j&#224; jug&#233;s &#171; encourageants &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#233;diateur de la R&#233;publique - 7 rue St-Florentin - 75008 Paris. T&#233;l. 01 55 35 24 24. &lt;a href=&#034;http://www.mediateur-republique.fr/page.php?lg=fr&amp;cible=citoyen&amp;rub=05&amp;id_actu=45&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Rapport t&#233;l&#233;chargeable sur le site du m&#233;diateur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
