<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=409&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les choristes en vrai</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-choristes-en-vrai</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-choristes-en-vrai</guid>
		<dc:date>2006-04-06T16:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>792</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour les jeunes chanteurs, la chorale de l'institut, qui a enregistr&#233; 3 CD et se produit parfois devant 1000 spectateurs est b&#233;n&#233;fique &#224; plus d'un titre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est comme une deuxi&#232;me version du film &#8220;Les Choristes&#8221;, mais la n&#244;tre se passe en vrai &#187;, s'amuse &#224; dire Michel Bouscayrol, p&#232;re des &#171; Petits Chanteurs du Causse &#187;. C'est le nom que porte la chorale qu'il a cr&#233;&#233;e voici bient&#244;t 15 ans alors que cet ancien professeur de gymnastique venait de se reconvertir, &#224; la suite d'un accident, dans le m&#233;tier d'&#233;ducateur (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-792-" rel="tag"&gt;792&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour les jeunes chanteurs, la chorale de l'institut, qui a enregistr&#233; 3 CD et se produit parfois devant 1000 spectateurs est b&#233;n&#233;fique &#224; plus d'un titre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est comme une deuxi&#232;me version du film &#8220;Les Choristes&#8221;, mais la n&#244;tre se passe en vrai &#187;, s'amuse &#224; dire Michel Bouscayrol, p&#232;re des &#171; Petits Chanteurs du Causse &#187;. C'est le nom que porte la chorale qu'il a cr&#233;&#233;e voici bient&#244;t 15 ans alors que cet ancien professeur de gymnastique venait de se reconvertir, &#224; la suite d'un accident, dans le m&#233;tier d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. &#171; D&#232;s que je suis arriv&#233; &#224; Gr&#232;zes, en 1992, on m'a demand&#233; de r&#233;fl&#233;chir &#224; la mise en place d'activit&#233;s de d&#233;cloisonnement. J'ai propos&#233; le chant. J'en avais rep&#233;r&#233; deux ou trois qui chantaient bien. On a form&#233; un groupe qui est devenu une chorale apr&#232;s un an de r&#233;p&#233;titions. Le r&#233;pertoire &#233;tait alors compos&#233; de chants faciles &#224; apprendre et on a donn&#233; nos premiers concerts dans les maisons de retraite des environs &#187; se souvient Michel Bouscayrol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les choristes de Gr&#232;zes se sont affirm&#233;s : ils ont enregistr&#233; une cassette et trois CD, se sont produits dans de nombreuses r&#233;gions fran&#231;aises (leur prochaine tourn&#233;e, en juillet, les conduira dans les Hautes-Pyr&#233;n&#233;es) et donnent autour d'une trentaine de concerts par an. C'est ainsi qu'il leur est arriv&#233; de chanter devant plus de mille personnes : &#171; Quand ils voient tant de personnes les applaudir et qu'ils lisent le lendemain des articles &#233;logieux les concernant dans la presse locale, ils ne se sentent pas si nuls que &#231;a &#187;, explique leur chef de ch&#339;ur, Michel Bouscayrol, d&#233;sormais &#224; la retraite mais qui continue pourtant &#224; chapeauter ses Petits Chanteurs du Causse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir que ce groupe, constitu&#233; d'une bonne quinzaine d'&#233;l&#233;ments, compte parmi ceux-ci une douzaine d'internes. Lesquels partagent le m&#234;me appartement, dans l'un des b&#226;timents de l'institut. &#171; Le choix de rejoindre la chorale est individuel et nous n'imposons aucun crit&#232;re sur la qualit&#233; de la voix ou de l'oreille. Seule est prise en compte la motivation &#187;, pr&#233;cise Michel Bouscayrol. N'emp&#234;che, le r&#233;pertoire des Petits Chanteurs du Causse ne ferait pas rougir nombre d'autres chorales : Barbara, Ferrat, Brassens, mais aussi Dvorak, Beethoven et Verdi sont aujourd'hui au programme de leurs r&#233;citals. Sans oublier un peu de rap ou de chant traditionnel occitan. &#171; Cette chorale leur est b&#233;n&#233;fique &#224; plus d'un titre, conclut leur chef de ch&#339;ur. Que ce soit pour l'apprentissage du texte, sa m&#233;morisation ou encore la rigueur et la concentration qu'exige l'exercice du chant choral. Mais c'est &#233;galement tr&#232;s b&#233;n&#233;fique en terme de socialisation et de revalorisation de l'image de soi &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ITEP de Gr&#232;zes en Aveyron : se reconstruire en apprenant</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ITEP-de-Grezes-en-Aveyron-se-reconstruire-en-apprenant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-ITEP-de-Grezes-en-Aveyron-se-reconstruire-en-apprenant</guid>
		<dc:date>2006-04-06T16:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>792</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'institut th&#233;rapeutique, &#233;ducatif et p&#233;dagogique de Gr&#232;zes, en Aveyron, se distingue par le large &#233;ventail de formations professionnelles qualifiantes qui y sont dispens&#233;es. Une compl&#233;mentarit&#233; et une proximit&#233; fortes ont &#233;t&#233; instaur&#233;es entre la salle de classe et l'atelier. Mais ici surtout, la formation est con&#231;ue comme une reconstruction du sujet &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils s'&#233;taient retrouv&#233;s au bord du chemin. La voie toute trac&#233;e par l'&#201;ducation nationale, &#231;a ne marchait pas pour eux. La plupart d'entre eux adolescents, en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-792-" rel="tag"&gt;792&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_713 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/jpg/jiho-itep-construction.jpg' width=&#034;600&#034; height=&#034;451&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institut th&#233;rapeutique, &#233;ducatif et p&#233;dagogique de Gr&#232;zes, en Aveyron, se distingue par le large &#233;ventail de formations professionnelles qualifiantes qui y sont dispens&#233;es. Une compl&#233;mentarit&#233; et une proximit&#233; fortes ont &#233;t&#233; instaur&#233;es entre la salle de classe et l'atelier. Mais ici surtout, la formation est con&#231;ue comme une reconstruction du sujet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils s'&#233;taient retrouv&#233;s au bord du chemin. La voie toute trac&#233;e par l'&#201;ducation nationale, &#231;a ne marchait pas pour eux. La plupart d'entre eux adolescents, en avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; exclus une, deux, trois fois cons&#233;cutives. D'autres n'arrivaient plus &#224; suivre, malgr&#233; tous leurs efforts. Certains d'entre eux devaient de toute fa&#231;on &#234;tre imp&#233;rativement mis &#224; distance, au moins temporairement, de leur environnement familial et &#233;ducatif ordinaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et quand le placement n'avait pas &#233;t&#233; impos&#233; par le juge des enfants, il devait cependant &#234;tre valid&#233; avec l'accord des familles par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicap&#233;es (la nouvelle CDAPH).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; comment une bonne centaine d'enfants, d'adolescents mais aussi de jeunes adultes se retrouvent chaque ann&#233;e inscrits &#224; l'ITEP de Gr&#232;zes, en Aveyron&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='ITEP de Gr&#232;zes - 12310 S&#233;verac-l'&#201;glise. T&#233;l. 05 65 70 24 00' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Gr&#232;zes, comme on l'appelle commun&#233;ment, du nom du lieu-dit, sur la commune de S&#233;verac-l'&#201;glise, entre Rodez et S&#233;verac-le-Ch&#226;teau, o&#249; est implant&#233; cet institut th&#233;rapeutique, &#233;ducatif et p&#233;dagogique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institut occupe &#224; lui seul l'ensemble du lieu-dit. Les b&#226;timents s'y sont agr&#233;g&#233;s, au fil des ans, autour d'une superbe maison de ma&#238;tre, le ch&#226;teau comme on dit dans le village voisin de S&#233;verac-l'&#201;glise. Par on ne sait quel retournement de l'histoire, ce vaste domaine est tomb&#233; dans les mains des franciscains et de leur communaut&#233; install&#233;e &#224; Montpellier qui ont d&#233;cid&#233; d'en faire un orphelinat, sans doute d&#232;s la fin du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que jusqu'&#224; la fin de la deuxi&#232;me guerre mondiale, ce lieu, g&#233;r&#233; par des religieuses, a accueilli les enfants abandonn&#233;s des alentours, qu'ils soient n&#233;s dans ces familles o&#249; il y avait d&#233;j&#224; trop de bouches &#224; nourrir, o&#249; qu'ils soient le fruit d'une relation que les codes ou les biens&#233;ances de la soci&#233;t&#233; d'alors n'auraient su tol&#233;rer&#8230; De cette premi&#232;re p&#233;riode vou&#233;e &#224; l'accueil des enfants mis en difficult&#233;, il ne subsiste aucune trace, si ce n'est en plein c&#339;ur du site, cette modeste maison et son cimeti&#232;re attenant. L&#224;, selon l'accord conclu avec les franciscains pour que l'ITEP puisse rester sur l'ensemble de ce domaine, sont log&#233;es une douzaine de religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce domaine est encore dot&#233; de sa ferme, une v&#233;ritable exploitation agricole qui s'&#233;tend &#224; elle seule sur 120 hectares et qui est devenue l'un des leviers aux formations qualifiantes que dispense cet institut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; d'ailleurs r&#233;side la vocation actuelle de cet ITEP : dispenser un large &#233;ventail de formations qualifiantes &#224; ceux qui ne pouvaient plus en b&#233;n&#233;ficier faute de pouvoir continuer &#224; suivre une scolarit&#233; classique. De l'horticulture &#224; la cuisine en passant par la ma&#231;onnerie, la m&#233;tallerie, la menuiserie, la peinture en b&#226;timent ou encore l'agriculture, pas moins de sept formations sont dispens&#233;es ici, sanctionn&#233;es par autant de titres professionnels de niveau 5, reconnus par l'&#201;tat. Il y a aussi le brevet des coll&#232;ges que peuvent contre toute attente obtenir certains de ceux que l'on avait cru, &#224; tort, d&#233;finitivement f&#226;ch&#233;s avec l'enseignement g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Enfants et adolescents aux potentialit&#233;s pr&#233;serv&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les plus petits de ces enfants, entr&#233;s d&#232;s l'&#226;ge de 8 ans, et pour les jeunes adultes qui en partent au plus tard &#224; 20 ans, l'adolescence pass&#233;e &#224; Gr&#232;zes leur a souvent &#233;vit&#233; de tr&#233;bucher une fois encore, une fois de trop sur les emb&#251;ches d'un chemin qui semble si ordinaire pour tous les autres. &lt;i&gt;&#171; Ici, nous ne faisons pas de l'occupationnel &#187;&lt;/i&gt;, insiste d'entr&#233;e Claudine Courtiau, la directrice. Et derri&#232;re le large sourire qui vient de vous accueillir, perce d&#233;j&#224; une d&#233;termination sans faille : celle de tout mettre en &#339;uvre, elle et l'ensemble de son &#233;quipe (une bonne centaine de salari&#233;s en &#233;quivalent temps plein) pour sortir ces &#171; enfants &#187; et ces &#171; jeunes &#187; de l'orni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non que Claudine Courtiau soit oppos&#233;e &#224; &#171; l'occupationnel &#187;, &#233;videmment. Mais elle entend coller au plus pr&#232;s du &lt;a href=&#034;http://admi.net/jo/20050108/SANA0424186D.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;cret 2005-11 du 6 janvier 2005&lt;/a&gt; &#171; fixant les conditions techniques d'organisation et de fonctionnement des instituts th&#233;rapeutiques, &#233;ducatifs et p&#233;dagogiques (ITEP) &#187;. Ce fameux d&#233;cret par lequel les anciens IR (instituts de r&#233;&#233;ducation) sont donc devenus ces nouveaux ITEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un texte fondamental, aux yeux de la directrice de Gr&#232;zes : &lt;i&gt;&#171; Nos missions sont d&#233;sormais beaucoup mieux d&#233;finies et par l&#224;-m&#234;me le public que nous devons accueillir &#187;&lt;/i&gt;. Claudine Courtiau s'arr&#234;te en particulier sur l'article 1 et le paragraphe qui y d&#233;finit les dispositions g&#233;n&#233;rales. Elle tient &#224; le lire in extenso : &#171; Les ITEP accueillent des enfants, adolescents ou jeunes adultes qui pr&#233;sentent des difficult&#233;s psychologiques dont l'expression, notamment l'intensit&#233; des troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et l'acc&#232;s aux apprentissages. Ces enfants, adolescents et jeunes adultes se trouvent, malgr&#233; des potentialit&#233;s intellectuelles et cognitives pr&#233;serv&#233;es, engag&#233;s dans un processus handicapant qui n&#233;cessite le recours &#224; des actions conjugu&#233;es et &#224; un accompagnement personnalis&#233;&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle explique : &lt;i&gt;&#171; Tout est dans cette notion enfin mise en avant des potentialit&#233;s intellectuelles et cognitives pr&#233;serv&#233;es. Auparavant, les IR &#233;taient seulement pr&#233;sent&#233;s comme devant accueillir des enfants, adolescents ou jeunes atteints de troubles du caract&#232;re et du comportement. Ce qui ne voulait rien dire. Notre mission est d&#233;sormais clarifi&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Autrement dit, les ITEP ne sont ni des IME (instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs) o&#249; l'occupationnel a toute sa l&#233;gitimit&#233;, ni un &#233;tablissement scolaire ou un centre de formation comme les autres, puisque sa vocation th&#233;rapeutique doit s'y affirmer autant que sa vocation &#233;ducative sans rel&#233;guer, bien s&#251;r, sa fonction p&#233;dagogique. Soit trois piliers pour assurer un &#233;quilibre d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est primordial,&lt;/i&gt; conclut Claudine Courtiau. &lt;i&gt;Car on peut les orienter vers une formation qualifiante. C'est bien ce que nous faisions d&#233;j&#224; avant la publication de ce d&#233;cret. Mais nous nous trouvons aujourd'hui confort&#233;s dans la voie que nous nous &#233;tions trac&#233;e : tirer chaque enfant et adolescent vers le haut. Et m&#234;me ceux qui connaissent les plus grandes difficult&#233;s profitent de cette dynamique. &#187;&lt;/i&gt; La directrice, au passage, note que le fait que cet institut soit dirig&#233; depuis plus de 20 ans par un enseignant mis &#224; disposition par l'&#201;ducation nationale n'a sans doute pas &#233;t&#233; sans cons&#233;quence dans la gestation du projet d'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre axe fort, c'est la formation professionnelle qualifiante &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle. Et de citer les cinq formations en ma&#231;onnerie, menuiserie, peinture, cuisine et m&#233;tallerie, toutes sanctionn&#233;es par un titre de niveau 5 (niveau CAP) agr&#233;&#233; par le minist&#232;re du Travail et l'AFPA (association pour la formation professionnelle pour les adultes). Ainsi que les 2 formations en agriculture (conduite d'un &#233;levage) et en horticulture qui d&#233;bouchent sur un CAPA (certificat d'aptitude professionnelle en agriculture) agr&#233;&#233; par le minist&#232;re de l'Agriculture. Peu d'ITEP comptent autant de formations qualifiantes dispens&#233;es intra muros &#187;, r&#233;sume Claudine Courtiau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi donc tenir &#224; ce que ces formations soient propos&#233;es in situ ? La r&#233;ponse permet de mieux cerner le projet de cet &#233;tablissement : &lt;i&gt;&#171; Par le biais d'un apprentissage professionnel et de la d&#233;couverte d'un m&#233;tier qui les accroche, les jeunes se remobilisent sur le scolaire. Ils voient les maths ou le fran&#231;ais autrement lorsqu'ils se rendent compte que ces mati&#232;res qu'ils jugeaient des plus r&#233;barbatives leur permettront de mieux appr&#233;hender puis exercer le m&#233;tier qu'ils se sont choisi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; Gr&#232;zes, cette remobilisation ne s'arr&#234;te pas l&#224;. L'esprit du p&#233;dagogue Freinet semble s'insinuer jusqu'au moindre recoin de cette institution, sans que cela ne soit jamais affich&#233;. Mais tout le temps pratiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La m&#233;diation, ici, c'est l'atelier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi faut-il savoir qu'ici, chaque enfant, chaque adolescent et a fortiori chaque jeune adulte est ma&#238;tre de son projet. Tout semble avoir &#233;t&#233; patiemment construit autour de cela, qu'il s'agisse des choix propos&#233;s dans les modes d'h&#233;bergement, dans l'organisation de l'enseignement, l'imbrication de celui-ci dans le temps extrascolaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette libert&#233; de mouvement s'inscrit n&#233;anmoins dans un cadre g&#233;n&#233;ral qui, lui, peut sembler des plus stricts&#8230;&lt;i&gt; &#171; Nous n'admettons pas le laisser-aller, d'abord pour des raisons &#233;videntes de s&#233;curit&#233; lorsque ces &#233;l&#232;ves sont en atelier, mais aussi dans un but &#233;ducatif : il faut qu'ils apprennent que, plus tard, ils ne pourront pas aller &#224; la recherche d'un emploi dans n'importe quelle tenue &#187;&lt;/i&gt;, assume un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. L'un des p&#233;dopsychiatres qui intervient dans cet institut, Bernard d'Ivernois, acquiesce : &lt;i&gt;&#171; D&#232;s ma premi&#232;re venue ici, j'ai &#233;t&#233; &#233;tonn&#233; par le caract&#232;re particulier de cette maison, la propret&#233; des locaux, la qualit&#233; de l'accueil, la bonne tenue des &#233;l&#232;ves. Il faut cette base pour bien travailler et cela n'a rien &#224; voir avec le fascisme &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus, poursuit ce m&#234;me p&#233;dopsychiatre, que la discipline &#224; Gr&#232;zes, n'appara&#238;t pas comme une fin en soi : &lt;i&gt;&#171; La m&#233;diation, ici, s'effectue par le biais des ateliers. C'est central et c'est le pilier de tout le reste, l'axe vital. On ressent, &#224; leur visite, qu'ils sont utilis&#233;s avec beaucoup de rigueur &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est effectivement l'impression que donnent ces ateliers et ces salles de cours syst&#233;matiquement plac&#233;es en vis-&#224;-vis. Ce qui permet aussi de diviser encore par deux des effectifs qui d&#233;j&#224; ne d&#233;passent pas une douzaine d'&#233;l&#232;ves par classe. Et en y ajoutant les multiples activit&#233;s extrascolaires propos&#233;es, c'est souvent moins d'une poign&#233;e d'&#233;l&#232;ves &#224; la fois dont s'occupe l'enseignant comme l'&#233;ducateur technique. Le soutien individuel est d&#232;s lors possible &#224; chaque instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette atmosph&#232;re r&#233;ellement studieuse qui r&#232;gne dans ces classes et ces ateliers vient peut-&#234;tre aussi du fait qu'avant d'avoir opt&#233; pour telle ou telle autre formation, chaque &#233;l&#232;ve a pu de lui-m&#234;me se faire une id&#233;e un peu plus pr&#233;cise du m&#233;tier qu'il envisage d'apprendre. L&#224; r&#233;side la vocation des classes d'initiation pr&#233;professionnelle par alternance (CLIPA) destin&#233;es aux 14 - 16 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re ann&#233;e, les &#233;l&#232;ves effectuent une rotation dans les divers ateliers et cherchent &#224; d&#233;terminer leur projet professionnel. L'ann&#233;e suivante sert &#224; confirmer le choix, &#224; la lumi&#232;re de stages en entreprises. Durant cette p&#233;riode d'&#233;laboration de son projet, chacun est par ailleurs tenu de passer le CFG (certificat de formation g&#233;n&#233;rale, &#233;quivalent du certificat d'&#233;tude primaire, soit le niveau d'enseignement g&#233;n&#233;ral n&#233;cessaire pour pr&#233;parer un CAP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_714 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH138/labertrandie-ee4f2.png?1694055871' width='500' height='138' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accompagnement et projets individualis&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Chaque enfant a un projet individuel &#187;&lt;/i&gt;, insiste Claudine Courtiau. &lt;i&gt;&#171; Le parcours id&#233;al pour un adolescent qui entre ici &#224; 14 ans, &lt;/i&gt; ajoute-t-elle, &lt;i&gt;c'est d'en ressortir &#224; 20 avec deux titres professionnels en poche, un permis de conduire, une voiture pay&#233;e gr&#226;ce aux r&#233;mun&#233;rations de ses stages successifs en entreprise, un appartement et un contrat d'apprentissage. Ceux-l&#224; sont arm&#233;s pour vivre de mani&#232;re autonome &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, les formes d'h&#233;bergement &#233;voluent et s'adaptent au parcours de chacun. Nul besoin parfois, de s'&#233;loigner du toit familial. Et quand c'est recommand&#233;, une telle d&#233;cision n'a rien d'irr&#233;m&#233;diable. La p&#233;riode pass&#233;e en internat est donc plus ou moins longue en fonction de l'&#233;volution des situations individuelles. Pour les plus petits d'ailleurs, plut&#244;t que l'internat, c'est une famille d'accueil ou une assistante maternelle qui va recevoir l'enfant, tandis que pour les plus grands, jeunes adultes, l'institut dispose d'appartements dans la bourgade voisine de Laissac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux appartements utilis&#233;s sur place, ils sont con&#231;us pour accueillir autour d'une quinzaine de pensionnaires &#224; la fois, regroup&#233;s selon l'&#226;ge et le sexe, mais aussi en fonction des affinit&#233;s n&#233;es par exemple &#224; l'occasion des activit&#233;s extrascolaire (la chorale des Petits Chanteurs du Causse dispose ainsi de son propre appartement) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-choristes-en-vrai' class='spip_in'&gt;lire&lt;/a&gt;). Ces lieux de vie sont am&#233;nag&#233;s pour y habiter comme &#224; la maison : des chambres individuelles ou &#224; deux lits sont distribu&#233;es autour d'une salle commune o&#249; se trouve la cuisine, le salon et la salle &#224; manger. Les repas (pr&#233;par&#233;s &#224; la cuisine centrale int&#233;gr&#233;e &#224; l'institut) y sont pris en commun, et des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s y sont pr&#233;sents du lever au coucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, tout au long de son cheminement, l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte avancent dans une suite de paliers progressifs, adapt&#233;s aux capacit&#233;s et aux d&#233;sirs de chacun. Franchir une &#233;tape ne doit pas constituer un obstacle. Et chaque avanc&#233;e ne doit jamais tourner le dos &#224; cette porte laiss&#233;e grande ouverte d'un retour vers le milieu dit ordinaire. Tout au long de ce cheminement, chaque enseignant ou &#233;ducateur prend sous son aile un &#233;l&#232;ve en particulier (pas plus de trois &#224; la fois) en tant que responsable du projet personnalis&#233; (RPP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son ensemble, le personnel de l'ITEP de Gr&#232;zes repr&#233;sente un effectif d'une grosse centaine d'emplois en &#233;quivalent temps plein. On d&#233;nombre une dizaine d'instituteurs sp&#233;cialis&#233;s (mis &#224; disposition par l'&#201;ducation nationale), autant d'&#233;ducateurs techniques, lesquels font &#171; couple &#187; avec les premiers puisque chaque atelier et chaque classe de m&#234;me niveau sont dispos&#233;s en vis-&#224;-vis et fonctionnent simultan&#233;ment, se garnissant ou se vidant en fonction des besoins et des attentes propres &#224; chaque &#233;l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe compte &#233;galement 34 &#233;ducateurs d'internat (dont 13 &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et 21 moniteurs-&#233;ducateurs), mais encore 5 surveillants de nuit qualifi&#233;s, une assistante sociale, 2 psychologues, 2 orthophonistes, un psychomotricien et l'&#233;quivalent d'un peu plus d'un temps complet en p&#233;dopsychiatrie. L'agr&#233;ment de la s&#233;curit&#233; sociale (qui apporte la plus grosse contribution au budget) est donn&#233; pour 110 &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un parcours b&#226;ti sur du concret&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On arrive donc ici &#224; l'&#226;ge de 8 ans au plus t&#244;t. Les 8-12 ans, certes, ne sont pas les plus nombreux &#224; Gr&#232;zes, loin de l&#224;, puisque l'institut en accueille actuellement une douzaine. S'ils se retrouvent plac&#233;s si t&#244;t, c'est souvent que la vie, d&#232;s le d&#233;part, ne les a gu&#232;re &#233;pargn&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre scolaire qu'ils y fr&#233;quentent s'adapte donc &#224; leurs difficult&#233;s. L'enseignement y est individualis&#233; et des respirations sont am&#233;nag&#233;es. On ne citera qu'un exemple : il arrive qu'en classe, malgr&#233; des effectifs qui d&#233;passent rarement une poign&#233;e d'enfants, la tension monte d'un coup de fa&#231;on extr&#234;me. L'enseignant ou l'&#233;ducateur ont alors &#224; leur disposition des moyens aussi efficaces qu'inhabituels. Il s'agit de ces vaches ou veaux pr&#233;sents ici par dizaines, ou encore de ces centaines de brebis et agneaux, sans oublier ces trois &#226;nes toujours &#224; port&#233;e de main dans le pr&#233; voisin. Quitter imm&#233;diatement la salle, s'a&#233;rer, partir &#224; l'&#233;table ou dans le champ, retrouver l'animal que l'on a adopt&#233; dans le cadre d'un PAE (projet d'action &#233;ducative)&#8230;&lt;i&gt;&#171; Le contact avec un animal les calme instantan&#233;ment &#187;&lt;/i&gt;, constate un &#233;ducateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Gr&#232;zes n&#233;anmoins, c'est le plus fr&#233;quemment entre 12 et 16 ans qu'a lieu l'inscription, lorsque le passage en coll&#232;ge a &#233;chou&#233;. Pour les 12-14 ans qui n'ont pu int&#233;grer une classe de sixi&#232;me ordinaire, l'institut organise, comme on l'a vu plus haut, un cycle dit de pr&#233;formation dans le cadre des CLIPA. Afin de leur permettre de toucher au plus pr&#232;s la r&#233;alit&#233; du m&#233;tier vers lequel ils envisagent de s'orienter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 16 &#224; 18 ans (un tiers des effectifs de l'institut) entrent quant &#224; eux dans un cycle de formation g&#233;n&#233;raliste et professionnelle, d'une dur&#233;e l&#224; aussi de 2 ans, avec un dipl&#244;me reconnu au m&#234;me titre que le CAP en ligne de mire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, et bien que majeur, le jeune peut enfin choisir de rester deux ann&#233;es suppl&#233;mentaires &#224; Gr&#232;zes (soit jusqu'&#224; ses 20 ans), temps qu'il peut mettre &#224; profit pour pr&#233;parer un second CAP, que ce soit en fr&#233;quentant l'une des maisons rurales du d&#233;partement ou encore en rejoignant le centre des apprentis de la Chambre des m&#233;tiers, si ce n'est le centre de formation des adultes. Cette derni&#232;re p&#233;riode peut en outre permettre &#224; ces jeunes adultes de franchir un dernier palier vers l'autonomie gr&#226;ce aux appartements mis &#224; disposition dans la bourgade voisine de Laissac et dans lesquels se rendent r&#233;guli&#232;rement les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut enfin savoir qu'apr&#232;s la sortie de l'institut et quel que soit l'&#226;ge du jeune, l'&#233;tablissement propose un &#171; service de suite &#187; pendant trois ann&#233;es suppl&#233;mentaires si n&#233;cessaire. Soit, au plus tard jusqu'&#224; l'&#226;ge de 23 ans, pour un accompagnement dans la dur&#233;e, gage d'une meilleure insertion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est un principe de base,&lt;/i&gt; explique Claudine Courtiau. &lt;i&gt;On n'abandonne pas nos &#233;l&#232;ves. On tente le retour en milieu ordinaire &#224; tout moment, mais jamais &#224; n'importe quel moment. Avec des aller-retour si &#231;a n'a pas march&#233;. Et en se souciant de maintenir le contact avec la famille. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce propos, la directrice a constat&#233; la chose suivante : &lt;i&gt;&#171; Plus les enfants et les adolescents restent longtemps chez nous et plus nous avons pu maintenir le contact avec les familles, mieux ces jeunes s'en sortent apr&#232;s &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ITEP de Gr&#232;zes - 12310 S&#233;verac-l'&#201;glise. T&#233;l. 05 65 70 24 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Se reconstruire en Aveyron</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Se-reconstruire-en-Aveyron</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Se-reconstruire-en-Aveyron</guid>
		<dc:date>2006-04-06T09:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>792</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-792-" rel="tag"&gt;792&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9174-3d3a0.png?1694055871' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_792_-_basse_def.pdf" length="16355303" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travailler avec les quartiers en difficult&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Travailler-avec-les-quartiers-en-difficulte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Travailler-avec-les-quartiers-en-difficulte</guid>
		<dc:date>2006-04-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>792</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour travailler au sein des quartiers en difficult&#233;, la seule bonne volont&#233; ne suffit pas. Toutes les formes d'intervention peuvent &#234;tre men&#233;es conjointement non seulement en compl&#233;mentarit&#233; mais aussi en synergie. Mais s'il en est une qui semble pour l'auteure particuli&#232;rement adapt&#233;e &#224; ce type de situation, c'est bien celle du travail collectif qui regroupe le travail avec les groupes (petites unit&#233;s) et le travail communautaire (sur l'ensemble d'un quartier, voire d'une ville). La culture (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-792-" rel="tag"&gt;792&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton1164-0da4f.jpg?1694055871' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour travailler au sein des quartiers en difficult&#233;, la seule bonne volont&#233; ne suffit pas. Toutes les formes d'intervention peuvent &#234;tre men&#233;es conjointement non seulement en compl&#233;mentarit&#233; mais aussi en synergie. Mais s'il en est une qui semble pour l'auteure particuli&#232;rement adapt&#233;e &#224; ce type de situation, c'est bien celle du travail collectif qui regroupe le travail avec les groupes (petites unit&#233;s) et le travail communautaire (sur l'ensemble d'un quartier, voire d'une ville).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture anglo-saxonne a popularis&#233; le concept d'empowerment qui implique une r&#233;appropriation d'une forme de pouvoir par les usagers : les habitants sont consid&#233;r&#233;s comme experts de leur propre vie et sont rendus actifs et responsables des actions engag&#233;es. Dans notre pays, c'est la notion de d&#233;veloppement du territoire qui est utilis&#233;e et ce, malgr&#233; l'usure li&#233;e &#224; son application &#224; toutes les sauces. Elle recouvre la ma&#238;trise d'un changement privil&#233;giant les activit&#233;s pr&#233;ventives et les pratiques transversales et incluant une large requalification des habitants. Mais la faible initiative citoyenne, supplant&#233;e dans notre pays par une action sociale qu'on pense venir en priorit&#233; du pouvoir d'&#201;tat n'a pas permis &#224; cette forme de travail de prendre toute l'ampleur qu'elle m&#233;riterait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure, forte de son exp&#233;rience tant aux USA que dans une action de promotion de la sant&#233; dans le quartier du Val Fourr&#233; &#224; Mantes-la-Jolie, nous pr&#233;sente les conditions minimales de mise en &#339;uvre de projets locaux. Premier facteur essentiel, l'association des habitants. Cette dimension n'est toutefois pas ang&#233;lique car il faut tenir compte des divisions et rivalit&#233;s de certains qui peuvent d&#233;ployer toutes sortes de strat&#233;gies pour obtenir des avantages particuliers au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Second facteur important : l'adoption d'une m&#233;thodologie de projet incontournable pour structurer l'action. Mais l&#224; aussi, la d&#233;marche doit &#234;tre suffisamment souple et r&#233;ussir &#224; s'ajuster et s'adapter, au risque sinon de d&#233;shumaniser les d&#233;marches, d'enfermer les esprits et d'&#233;touffer la cr&#233;ativit&#233;. Vient ensuite le travail transversal entre intervenants sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, des obstacles se dressent in&#233;vitablement : les partenaires peuvent se r&#233;v&#233;ler d'excellents collaborateurs, mais aussi de f&#233;roces concurrents, au gr&#233; des conflits de l&#233;gitimit&#233; et de pouvoir qui ne manquent pas d'&#233;merger dans le feu de l'action. Vient encore le choix de l'action collective &#224; privil&#233;gier : celle qui est susceptible d'agir sur les causes des difficult&#233;s, de g&#233;n&#233;rer de r&#233;els effets multiplicateurs et de contribuer &#224; transformer la vie d'un quartier. Ultime aspect &#233;voqu&#233; ici, la violence &#224; laquelle tout intervenant peut &#234;tre confront&#233;. Y r&#233;pondre, c'est non seulement veiller &#224; ses propres r&#233;actions, mais aussi &#233;couter et comprendre celle des autres. Une approche qui peut se montrer au final f&#233;conde pour autant que la formation &#224; l'intervention collective cesse d'&#234;tre, comme c'est le cas aujourd'hui, largement d&#233;ficitaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2005 (202 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand les banlieues br&#251;lent. Retour sur les &#233;meutes de novembre 2005</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quand-les-banlieues-brulent-Retour-sur-les-emeutes-de-novembre-2005</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Quand-les-banlieues-brulent-Retour-sur-les-emeutes-de-novembre-2005</guid>
		<dc:date>2006-04-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
		<dc:subject>792</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;meutes qui ont commenc&#233; en novembre 2005 &#224; Aulnay-sous-Bois puis qui se sont &#233;tendues en quelques jours &#224; l'ensemble de la r&#233;gion parisienne avant de se g&#233;n&#233;raliser &#224; tout le territoire national, ont explos&#233; tous les records de dur&#233;e (trois semaines), d'&#233;tendue g&#233;ographique (280 communes concern&#233;es), de d&#233;g&#226;ts mat&#233;riels (10 000 voitures et 30 000 poubelles br&#251;l&#233;es&#8230;), de co&#251;t financier (&#233;valu&#233; &#224; 200 millions d'euros dont 20 % pour les particuliers et 80 % pour les collectivit&#233;s), de mobilisation polici&#232;re (11 (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Banlieue" rel="tag"&gt;Banlieue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-792-" rel="tag"&gt;792&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L88xH150/arton1165-96646.jpg?1694055871' width='88' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;meutes qui ont commenc&#233; en novembre 2005 &#224; Aulnay-sous-Bois puis qui se sont &#233;tendues en quelques jours &#224; l'ensemble de la r&#233;gion parisienne avant de se g&#233;n&#233;raliser &#224; tout le territoire national, ont explos&#233; tous les records de dur&#233;e (trois semaines), d'&#233;tendue g&#233;ographique (280 communes concern&#233;es), de d&#233;g&#226;ts mat&#233;riels (10 000 voitures et 30 000 poubelles br&#251;l&#233;es&#8230;), de co&#251;t financier (&#233;valu&#233; &#224; 200 millions d'euros dont 20 % pour les particuliers et 80 % pour les collectivit&#233;s), de mobilisation polici&#232;re (11 500 policiers et gendarmes sur le terrain) et de r&#233;pression judiciaire (5200 interpellations et 800 mises sous &#233;crou). Notons toutefois que ces affrontements ont caus&#233; peu de bless&#233;s, les petits groupes d'&#233;meutiers &#233;tant, par strat&#233;gie, tr&#232;s mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques encablures de ces &#233;v&#232;nements, il &#233;tait int&#233;ressant de porter un regard distanci&#233;. Ce que fait ce petit opuscule pr&#233;cis et incisif. Certes, l'histoire de France a &#233;t&#233; rythm&#233;e par des soul&#232;vements populaires. Mais, de la fin des ann&#233;es 1950 jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1990, une accalmie semblait s'&#234;tre instaur&#233;e, les contestations sociales s'&#233;tant montr&#233;es de plus en plus rares. Depuis un quart de si&#232;cle, notre pays conna&#238;t un renouveau d'une violence urbaine qui a commenc&#233; en juillet 1981 &#224; V&#233;nissieux et qui a atteint son apog&#233;e fin 2005. Les premi&#232;res explications ont maladroitement tent&#233; de mettre en cause p&#234;le-m&#234;le l'influence des chanteurs de rap, de la polygamie, des bandes de d&#233;linquants organis&#233;es ou encore des milieux islamistes&#8230; Fadaises balay&#233;es par les renseignements g&#233;n&#233;raux eux-m&#234;mes qui ont tr&#232;s vite &#233;voqu&#233; une dimension totalement spontan&#233;e, ne relevant d'aucune structuration id&#233;ologique ou organisationnelle pas plus &#224; l'&#233;chelle du quartier que du pays. L'aveuglement dont ont fait largement preuve les politiques dans l'identification des causes profondes montre l'absence tant d'une r&#233;elle conscience du malaise que d'une v&#233;ritable volont&#233; d'y changer fondamentalement quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence des jeunes &#233;meutiers appara&#238;t comme une communication par d&#233;faut, fa&#231;on de r&#233;agir &#224; un monde qui ne leur offre que l'exclusion, les discriminations et le m&#233;pris. Car cette jeunesse, pouss&#233;e au d&#233;sespoir par l'impasse &#224; laquelle on la condamne ne semble plus avoir comme seule r&#233;ponse que de br&#251;ler des voitures et attaquer des &#233;coles. Ces &#233;meutes sont le produit d'un processus de ghetto&#239;sation au carrefour de l'exclusion du march&#233; de l'emploi, du logement et du syst&#232;me scolaire. Les 751 zones urbaines sensibles regroupent 4,7 millions d'habitants qui se trouvent parmi les plus confront&#233;s au taux de ch&#244;mage, &#224; l'absence de mixit&#233; sociale, aux handicaps face &#224; l'&#233;cole, aux probl&#232;mes de sant&#233;, au sentiment d'enfermement et &#224; l'isolement relationnel. Au final, ces &#233;meutes nous interpellent sur la place faite &#224; une certaine jeunesse et sur son avenir dans notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2006 (160 p. ; 8,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Conseil sup&#233;rieur du travail social sur tous les fronts</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-Conseil-superieur-du-travail-social-sur-tous-les-fronts</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-Conseil-superieur-du-travail-social-sur-tous-les-fronts</guid>
		<dc:date>2006-04-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>792</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trois rapports en cours de finition, des pr&#233;conisations pour la r&#233;forme de la protection de l'enfance et une mandature qui s'ach&#232;ve : le 17 mars, l'avant-derni&#232;re s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re du Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) mettait l'usager d'une part, et le d&#233;cloisonnement sanitaire-social d'autre part, au centre de ses d&#233;bats &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Le travail social a pour vocation premi&#232;re d'aider &#224; ce qu'une personne, une famille ou un groupe de personnes ait acc&#232;s aux droits que la soci&#233;t&#233; lui conf&#232;re, et cr&#233;e ou recr&#233;e des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-792-" rel="tag"&gt;792&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois rapports en cours de finition, des pr&#233;conisations pour la r&#233;forme de la protection de l'enfance et une mandature qui s'ach&#232;ve : le 17 mars, l'avant-derni&#232;re s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re du Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) mettait l'usager d'une part, et le d&#233;cloisonnement sanitaire-social d'autre part, au centre de ses d&#233;bats&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;Le travail social a pour vocation premi&#232;re d'aider &#224; ce qu'une personne, une famille ou un groupe de personnes ait acc&#232;s aux droits que la soci&#233;t&#233; lui conf&#232;re, et cr&#233;e ou recr&#233;e des liens sociaux. C'est &#224; partir des attentes du b&#233;n&#233;ficiaire, de ses probl&#232;mes, de la perception qu'il a de son propre devenir, de ses potentialit&#233;s visibles ou &#224; faire &#233;merger que doit se d&#233;velopper le travail social &#187;, &#233;crivait en 2000 le Conseil &#233;conomique et social (CES), d&#233;finition que le Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) reprend volontiers &#224; son compte. Le 17 mars, le groupe de travail sur L'usager au centre du travail social, sous-titr&#233; Repr&#233;sentation et participation des usagers, pr&#233;sentait une mouture de son rapport final qui sera ent&#233;rin&#233; le 16 juin, lors de la prochaine s&#233;ance du CSTS marquant la fin de sa cinqui&#232;me mandature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi 2002-2 offre, certes, une &#171; panoplie d'outils institutionnels &#187; : livret d'accueil, charte de la personne h&#233;berg&#233;e, contrat de s&#233;jour, conseil de vie sociale (CVS), r&#232;glement de fonctionnement, projet d'&#233;tablissement&#8230; Mais au-del&#224; des termes de la loi, le Conseil propose une &#171; alliance &#187; et une &#171; co-construction &#187; entre travailleur social et usager, de m&#234;me qu'une &#171; posture de reconnaissance mutuelle &#187; entre les diff&#233;rents partenaires. Il conseille la vigilance par rapport &#224; une actuelle &#171; logique marchande &#187; laissant craindre que les services aux personnes vuln&#233;rables ne deviennent &#171; un produit attendu, norm&#233; et codifi&#233; &#187; ; dans la m&#234;me rubrique, l'&#233;crit pointe &#171; les paradoxes de la d&#233;marche qualit&#233; &#187;. Onze pr&#233;conisations s'ensuivent, ax&#233;es autour du d&#233;veloppement des &#171; comp&#233;tences collectives &#187; et de l'&#233;thique. Le CSTS recommande ainsi de &#171; promouvoir la reconnaissance de l'opposabilit&#233; &#187; d&#233;finie comme &#171; le caract&#232;re d'un droit, d'un moyen de d&#233;fense que son titulaire peut faire valoir contre un tiers &#187;, et insiste sur l'id&#233;e de co-formation entre usagers et professionnels, faisant sienne une id&#233;e propos&#233;e par l'association ATD-Quart Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second rapport pr&#233;sent&#233; lors de cette s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re concerne &#171; une fausse &#233;vidence &#187; et s'intitule D&#233;cloisonnement et articulation du sanitaire et du social. Apr&#232;s avoir fourni quelques d&#233;finitions des termes social et sant&#233; dans leurs sens large et restreint, l'&#233;crit va leur trouver quelques points communs : en arri&#232;re-plan, la lib&#233;ralisation des &#233;changes et la marchandisation des secteurs est en train, l&#224; aussi, de changer la donne. En outre, &#171; dans la pauvret&#233; et l'exclusion, les liens concrets du sanitaire et du social sont inextricables &#187;. Les professionnels du social se trouvent &#171; d&#233;munis dans leur action &#187; face aux probl&#232;mes d'ordre sanitaire, et ceux de la sant&#233; &#171; se sentent sollicit&#233;s au-del&#224; de leur r&#244;le lorsqu'ils prennent en compte les facteurs sociaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CSTS rappelle que &#171; c'est l'obligation de r&#233;ussir qui a amen&#233; le social &#224; s'articuler avec le sanitaire &#187; et analyse quelques exemples de partenariat : ateliers sant&#233; ville (ASV), r&#233;seaux ville h&#244;pital, g&#233;rontologiques ou pr&#233;carit&#233; psychiatrie&#8230; Il pr&#233;conise deux concepts pour &#171; passer du cloisonnement &#224; l'articulation &#187; : la &#171; coop&#233;ration &#187; et &#171; la trans-professionnalit&#233; &#187;. La premi&#232;re se conjugue en termes de formations, la seconde sous forme de &#171; mises au point r&#233;guli&#232;rement &#224; faire au regard des probl&#232;mes divers &#187; entre professionnels &#171; &#224; l'identit&#233; fortement affirm&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le CSTS tient &#224; promouvoir une &#171; posture &#233;thique &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais comment concr&#233;tiser la mise en &#339;uvre de ce d&#233;cloisonnement ? En assurant, selon le rapporteur, la coh&#233;rence des &#171; textes, statuts et cr&#233;dits &#187; ; en concevant des territoires pertinents ad hoc par rapport &#224; un probl&#232;me &#224; traiter ; en valorisant les identit&#233;s professionnelles qui facilitent &#171; la mise &#224; disposition du service rendu &#187; ; en relan&#231;ant les m&#233;thodes d'interventions sociales d'int&#233;r&#234;t collectif et de travail communautaire en sant&#233; publique ; en compl&#233;tant et en &#171; transversalisant &#187; les r&#233;f&#233;rentiels de formation. Le CSTS tient enfin &#224; promouvoir une &#171; posture &#233;thique &#187; globale. &#171; Il appara&#238;t que des r&#233;f&#233;rences &#233;thiques partag&#233;es entre les professionnels des champs sanitaire et social constituent un premier atout dans la construction d'un partenariat &#187;. Posture se d&#233;clinant en travail en r&#233;seau et en &#171; multipartenariat &#224; tous les niveaux &#187;, en &#171; co-formations permettant la d&#233;couverte mutuelle de logiques diff&#233;rentes &#187; ou encore en d&#233;veloppement de chartes sur les droits des usagers &#171; en termes social/sant&#233; &#187;&#8230; Enfin, un troisi&#232;me rapport sur le Travail social face &#224; la grande pauvret&#233; et &#224; l'exclusion sera &#233;galement pr&#233;sent&#233; lors de la s&#233;ance terminale du 16 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le Conseil sup&#233;rieur a rendu quelques &#171; r&#233;flexions et propositions &#187; pour la r&#233;forme annonc&#233;e de la protection de l'enfance. S'interrogeant &#171; sur le danger de faire jouer au conseil g&#233;n&#233;ral le r&#244;le de juge et partie, &#224; la fois payeur, d&#233;cideur et op&#233;rateur &#187;, le CSTS recommande le maintien &#171; &#224; niveau &#233;gal &#187; des deux possibilit&#233;s de saisine, administrative et judiciaire. Il &#233;met une mise en garde sur &#171; l'ambigu&#239;t&#233; de l'expression &#8220;partage&#8221; des informations &#187; et souhaite qu'une distinction soit op&#233;r&#233;e &#171; entre secret, partage des informations nominatives et des informations situationnelles &#187;, tout en rappelant que le secret partag&#233; n'a pas d'assise l&#233;gale et que le secret professionnel est le &#171; gage de l'indispensable relation de confiance &#187; entre usagers et professionnels. Le Conseil souligne enfin la n&#233;cessit&#233; de renforcer les dispositifs existants : PMI, r&#233;seaux d'accompagnement &#224; la parentalit&#233;, pr&#233;vention, centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), r&#233;seaux d'aide sp&#233;cialis&#233;s aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; (RASED), etc. En esp&#233;rant qu'il soit entendu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
