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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>En Ille-et-Vilaine, une infirmi&#232;re pour les gens du voyage</title>
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&lt;p&gt;Pes&#233;e des enfants, accompagnement chez le m&#233;decin ou le dentiste, prise de rendez-vous chez un sp&#233;cialiste ou encore animations centr&#233;es sur la pr&#233;vention. Ulysse 35, une association qui s'occupe des gens du voyage sur les dix-huit terrains de l'agglom&#233;ration rennaise, emploie une infirmi&#232;re. Chaque jour, Annie Egu constate combien il est difficile pour cette population de se pr&#233;occuper de sa sant&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Avant tout, les gens du voyage souffrent de maladies li&#233;es &#224; l'exclusion comme l'alcoolisme, les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pes&#233;e des enfants, accompagnement chez le m&#233;decin ou le dentiste, prise de rendez-vous chez un sp&#233;cialiste ou encore animations centr&#233;es sur la pr&#233;vention. Ulysse 35, une association qui s'occupe des gens du voyage sur les dix-huit terrains de l'agglom&#233;ration rennaise, emploie une infirmi&#232;re. Chaque jour, Annie Egu constate combien il est difficile pour cette population de se pr&#233;occuper de sa sant&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avant tout, les gens du voyage souffrent de maladies li&#233;es &#224; l'exclusion comme l'alcoolisme, les conduites &#224; risque ou encore le tabagisme, particuli&#232;rement &#233;lev&#233; chez les femmes &#187;&lt;/i&gt;, constate Annie Egu, infirmi&#232;re dans cette structure depuis l'&#233;t&#233; 2001&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Ulysse 35 - 189 rue de Ch&#226;tillon - 35200 Rennes. T&#233;l. 02 99 86 19 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il faut rappeler qu'environ la moiti&#233; des personnes suivies par l'association b&#233;n&#233;ficient du revenu minimum d'insertion. Aussi, dans ces conditions de vie difficiles et pr&#233;caires, la sant&#233; n'est absolument pas une priorit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Si une m&#232;re n'a rien &#224; donner &#224; manger &#224; ses enfants, le rendez-vous chez le m&#233;decin ou chez le dentiste passera apr&#232;s &#187;&lt;/i&gt;, relate cette professionnelle qui depuis l'obtention de son dipl&#244;me il y a six ans a choisi de faire du pr&#233;ventif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, Annie Egu rencontre parfois des exceptions : telle cette femme qui tous les cinq ans effectue son bilan de sant&#233; &#224; la caisse primaire. &lt;i&gt;&#171; En 2004, seulement quatre personnes sont all&#233;es au centre d'examen de sant&#233; &#187;&lt;/i&gt;, nuance-t-elle. &#192; Rennes, sur le terrain de la plaine de Baud o&#249; vivent une quarantaine de familles, depuis l'automne dernier, la consultation du m&#233;decin est pass&#233;e de deux apr&#232;s-midi par mois &#224; un. &lt;i&gt;&#171; Depuis quelque temps, nous observions une chute des consultations. Les familles s&#233;dentaris&#233;es ont un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste et un p&#233;diatre. Continuer sur le m&#234;me mode aurait abouti &#224; une surm&#233;dicalisation des enfants &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-elle. Car chez les manouches, la sant&#233; de l'enfant est primordiale. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'elles attendent un enfant, la plupart des femmes sont suivies mais elles ne s'int&#233;ressent qu'&#224; l'enfant &#224; na&#238;tre &#187;&lt;/i&gt;, note Annie Egu. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Ainsi, lorsque la sage-femme conseille &#224; l'une d'elles de garder le lit, celle-ci lui r&#233;pond qu'elle doit s'occuper des courses, de la cuisine. Et bien s&#251;r, personne n'envisage que le mari ou le fils adolescent l'aide ! &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque d'hygi&#232;ne favorise &#233;videmment le d&#233;veloppement de certaines maladies. &lt;i&gt;&#171; Il n'est pas rare qu'un b&#233;b&#233; soit porteur d'un &#171; muguet &#187;, un champignon qui appara&#238;t dans la bouche et le g&#234;ne pour t&#233;ter. J'informe les m&#232;res sur des petits gestes : la st&#233;rilisation des biberons, la t&#233;tine qu'il faut nettoyer, etc. &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. Le faible niveau d'instruction constitue une difficult&#233; majeure dans l'acc&#232;s aux soins. &lt;i&gt;&#171; La m&#233;connaissance du corps, due &#224; l'absence de scolarisation, est tr&#232;s forte. &#192; quoi viennent s'ajouter des croyances erron&#233;es. Car ici, on &#233;coute beaucoup ce que disent les s&#339;urs, les m&#232;res ou les cousines &#187;&lt;/i&gt;, souligne Annie Egu. Par exemple, l'infirmi&#232;re r&#233;p&#232;te souvent aux m&#232;res de jeunes enfants que la consultation ne sert pas seulement &#224; la vaccination mais que le m&#233;decin observe &#233;galement le d&#233;veloppement de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'illettrisme, handicap majeur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les adultes, une des demandes les plus fr&#233;quentes est l'accompagnement chez un sp&#233;cialiste ou &#224; l'h&#244;pital : &lt;i&gt;&#171; Les gens du voyage craignent d'&#234;tre mal re&#231;us et de mal comprendre ce qui leur sera dit &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Annie Egu. Et lorsqu'il faut signer des papiers comme dans le cas d'une ligature de trompes, l'accompagnement est souvent indispensable tant le taux d'illettrisme est &#233;lev&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est le principal obstacle &#224; la bonne compr&#233;hension et &#224; la bonne observance des traitements &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Annie Egu. Au final, selon une &#233;tude r&#233;alis&#233;e par M&#233;decins du monde, l'esp&#233;rance de vie des gens du voyage serait de quinze ans inf&#233;rieure &#224; celle des s&#233;dentaires. &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;vention est quelque chose de difficile : pour les mammographies &#224; partir de 40 ans, soit les femmes ignorent cette possibilit&#233;, soit elles ne veulent pas y aller car elles ont peur du r&#233;sultat &#187;&lt;/i&gt;, raconte Annie Egu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, le rapport au corps est tr&#232;s difficile :&lt;i&gt; &#171; La sexualit&#233; est taboue et officiellement, l'avortement n'existe pas. Toutefois, il m'est arriv&#233; d'accompagner une jeune femme pour un avortement th&#233;rapeutique et r&#233;cemment, une autre m'a contact&#233;e pour une IVG &#187;&lt;/i&gt;, confie l'infirmi&#232;re. Quant aux hommes, il est extr&#234;mement difficile de les inscrire dans cette politique de pr&#233;vention. D&#233;pendances aux drogues et violences conjugales existent pourtant mais l&#224; encore, la loi du secret impose de ne pas en parler avec l'infirmi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Ulysse 35 - 189 rue de Ch&#226;tillon - 35200 Rennes. T&#233;l. 02 99 86 19 19&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>H&#244;pital de Pontoise : une maternit&#233; &#224; l'&#233;coute</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Hopital-de-Pontoise-une-maternite-a-l-ecoute</link>
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&lt;p&gt;La maternit&#233; de Pontoise dans le Val-d'Oise re&#231;oit r&#233;guli&#232;rement des futures m&#232;res de la communaut&#233; rom qui viennent accoucher &#224; l'h&#244;pital le plus proche de leurs lieux de campement. Afin de faciliter le contact, un partenariat s'est &#233;tabli depuis une dizaine d'ann&#233;es entre ce centre hospitalier et la mission Roms de M&#233;decins du monde &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'entr&#233;e de l'h&#244;pital Ren&#233; Dubos, &#224; Pontoise dans le Val d'Oise, un b&#226;timent ultramoderne en construction laisse supposer que les vieux pavillons d&#233;cr&#233;pis de l'h&#244;pital public (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La maternit&#233; de Pontoise dans le Val-d'Oise re&#231;oit r&#233;guli&#232;rement des futures m&#232;res de la communaut&#233; rom qui viennent accoucher &#224; l'h&#244;pital le plus proche de leurs lieux de campement. Afin de faciliter le contact, un partenariat s'est &#233;tabli depuis une dizaine d'ann&#233;es entre ce centre hospitalier et la mission Roms de M&#233;decins du monde&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'entr&#233;e de l'h&#244;pital Ren&#233; Dubos, &#224; Pontoise dans le Val d'Oise, un b&#226;timent ultramoderne en construction laisse supposer que les vieux pavillons d&#233;cr&#233;pis de l'h&#244;pital public vont &#234;tre bient&#244;t remplac&#233;s. Au fond du grand parc, la maternit&#233;. Des femmes roms, souvent install&#233;es sur des terrains &#224; Fr&#233;pillon et Pierrelaye, des communes voisines, viennent y accoucher par vagues. Parfois, pendant de long mois, aucune ne vient et puis plusieurs femmes roms se succ&#232;dent au gr&#233; des aller et retour de cette population soumise &#224; de multiples expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps, l'h&#244;pital de Pontoise a connu des difficult&#233;s lors de ces rencontres : incompr&#233;hension mutuelle souvent due &#224; la langue mais aussi attitude de rejet de certains m&#233;decins ou difficult&#233;s &#224; accepter que ces patientes ne viennent pas aux rendez-vous. La collaboration mise en place depuis maintenant pr&#232;s de dix ans avec la mission Roms de M&#233;decins du monde a lev&#233; des barri&#232;res. &#171; Nous avions enfin un interm&#233;diaire entre eux et nous. C'est vraiment un monde tr&#232;s diff&#233;rent et la pr&#233;sence de M&#233;decins du monde nous rassure &#187;, constate Fran&#231;oise Damageux, responsable de la maternit&#233;. La grande majorit&#233; des femmes suivies pour leur grossesse est toujours accompagn&#233;e par un b&#233;n&#233;vole de M&#233;decins du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re personne qu'elles rencontrent, hors urgence, est l'assistante sociale, Marie-Paule Simon, une femme au sourire avenant, le pivot de cette prise en charge. &#171; Mon r&#244;le est d'ouvrir l'acc&#232;s aux droits, c'est-&#224;-dire le droit &#224; l'aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME) : elles n'ont pas d'autres droits puisqu'elles n'ont pas de titre de s&#233;jour. En accord avec M&#233;decins du monde, j'organise l'acc&#232;s aux soins en fixant les consultations, je donne les m&#233;dicaments&#8230; Tout mon travail tourne autour des soins &#187;. &#192; ses yeux, la collaboration avec M&#233;decins du monde a permis une meilleure compr&#233;hension du fonctionnement de l'h&#244;pital par les femmes roms, un fonctionnement de mieux en mieux int&#233;gr&#233; par les plus anciennes familles pr&#233;sentes. &#171; On le remarque bien lorsqu'il y en a une que nous connaissons et une nouvelle qui montre avec des mimiques qu'elle veut voir un m&#233;decin tout de suite. La plus ancienne lui explique que ce n'est pas possible et qu'il faut prendre un rendez-vous &#187;. L'assistante sociale essaye au mieux de fixer des rendez-vous rapproch&#233;s dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une patiente frappe &#224; sa porte &#224; l'improviste, elle la prend tout de suite si elle est disponible ; mais pour les m&#233;decins, c'est plus compliqu&#233;, les consultations sont parfois fix&#233;es &#224; un mois d'intervalle, beaucoup alors ne viennent pas. &#171; En fait, c'est presque toujours M&#233;decins du monde qui va les chercher et les am&#232;ne aux consultations, reconna&#238;t Fran&#231;oise Damageux, sans cela le suivi en maternit&#233; serait tr&#232;s difficile &#187;. D'ailleurs, un certain nombre de femmes roms arrivent encore en travail aux urgences, totalement inconnues de la maternit&#233;, des accouchements parfois &#171; ol&#233;, ol&#233; &#187;, selon Fran&#231;oise Damageux : &#171; Il y a souvent un probl&#232;me de langue, et puis ce n'est pas facile de communiquer dans ces moments de grande intimit&#233;, de stress, avec des futures m&#232;res parfois tr&#232;s jeunes, qui peuvent avoir peur de la douleur, ne pas conna&#238;tre la p&#233;ridurale ou alors nous n'avons pas le temps de la poser parce qu'il faut faire tout un bilan en urgence. C'est parfois impossible &#187;. Comment fait-elle pour donner les indications indispensables ? &#171; On communique par gestes, nous n'avons pas le choix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, les sages femmes doivent aussi faire face &#224; la nombreuse famille qui accompagne la patiente et ne veut pas la laisser seule. &#171; Il faut canaliser la famille, comprendre qui est le p&#232;re, car nous ne pouvons pas autoriser tout le monde &#224; entrer dans la salle d'accouchement &#187;, explique Fran&#231;oise Damageux. D'ailleurs, dans la majorit&#233; des cas, ce n'est pas le p&#232;re qui assiste &#224; la naissance mais une proche, la s&#339;ur, l'amie, la m&#232;re. Les parents restent &#224; proximit&#233;. La responsable de la maternit&#233; se souvient &#171; de cette grande famille attroup&#233;e dans la cour et &#224; qui le b&#233;b&#233; avait &#233;t&#233; montr&#233; directement de la fen&#234;tre de la salle d'accouchement &#187;. Elle reconna&#238;t que les visites de ces grands groupes peuvent g&#234;ner les voisines de chambre mais elles sont maintenant mieux accept&#233;es par l'&#233;quipe, inform&#233;e au cours de deux r&#233;unions des modes de vie de cette communaut&#233; par M&#233;decins du monde. De toute fa&#231;on, le temps des visites est court puisque ces femmes souhaitent sortir la plupart du temps le lendemain de l'accouchement, press&#233;es par leur mari, les a&#238;n&#233;s rest&#233;s &#224; la caravane, les t&#226;ches quotidiennes&#8230; Difficile de les retenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel soignant tente alors d'installer un suivi en signalant &#224; M&#233;decins du monde la sortie de la femme, le poids du b&#233;b&#233;, les observations m&#233;dicales&#8230; Certaines disparaissent dans la nature, d'autres utilisent les urgences p&#233;diatriques pour faire suivre leurs enfants, une utilisation de la m&#233;decine dans l'urgence observ&#233;e par le personnel de l'h&#244;pital m&#234;me si des adaptations pointent, comme le souligne Marie-Paule Simon en relatant l'histoire de cette jeune femme de 24 ans dont l'enfant est souvent hospitalis&#233; en p&#233;diatrie. &#171; Enceinte d'un cinqui&#232;me enfant qu'elle ne d&#233;sirait pas, elle est directement venue voir la conseill&#232;re conjugale pour organiser son avortement. Elle n'est plus du tout accompagn&#233;e par M&#233;decins du monde, elle g&#232;re tous ses rendez-vous, se d&#233;brouille bien en fran&#231;ais et souvent elle am&#232;ne une ou deux autres femmes avec elle. Elle les accompagne, c'est maintenant elle qui fait le lien &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Il faut tenir compte de ce qui fait leur singularit&#233; &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-faut-tenir-compte-de-ce-qui-fait-leur-singularite</link>
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&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, Daniel Levy, m&#233;decin &#224; Limoges, exerce sur les terrains des gens du voyage avec sa femme, sage-femme &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment avez-vous &#233;t&#233; amen&#233; &#224; rencontrer les gens du voyage ? J'exerce dans la tr&#232;s proche banlieue de Limoges depuis 26 ans. Il y a une dizaine d'ann&#233;es environ, ma femme a &#233;t&#233; appel&#233;e &#224; faire le suivi d'une grossesse pathologique sur un terrain de gens du voyage. Nous avions alors &#233;t&#233; choqu&#233;s par les conditions de vie de ces personnes et voulu mieux comprendre leur situation. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, Daniel Levy, m&#233;decin &#224; Limoges, exerce sur les terrains des gens du voyage avec sa femme, sage-femme&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez-vous &#233;t&#233; amen&#233; &#224; rencontrer les gens du voyage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'exerce dans la tr&#232;s proche banlieue de Limoges depuis 26 ans. Il y a une dizaine d'ann&#233;es environ, ma femme a &#233;t&#233; appel&#233;e &#224; faire le suivi d'une grossesse pathologique sur un terrain de gens du voyage. Nous avions alors &#233;t&#233; choqu&#233;s par les conditions de vie de ces personnes et voulu mieux comprendre leur situation. J'ai &#233;t&#233; ensuite appel&#233; par le r&#233;f&#233;rent du groupe familial &#233;largi, comme c'est la coutume, pour rendre visite &#224; un enfant. Les premi&#232;res fois, lorsque j'arrivais sur un terrain, je marchais au milieu des caravanes, des fourgons, des gens, des enfants, comme si j'&#233;tais invisible. C'&#233;tait tr&#232;s frappant. Personne ne faisait attention &#224; moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, c'est une sorte de test. Ils sont d'abord indiff&#233;rents comme ils le sont vis-&#224;-vis de notre soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral. Puis, lorsqu'ils se rendent compte que je viens quand ils m'appellent, la confiance s'installe. Ils sont r&#233;guli&#232;rement confront&#233;s &#224; ce probl&#232;me : les m&#233;decins, les infirmi&#232;res ou les kin&#233;s ne veulent pas se d&#233;placer sur les terrains. Ces professionnels me questionnent : est-ce que vous n'avez pas peur ? Je n'ai jamais eu peur de quoi que ce soit ! Maintenant, je suis tr&#232;s visible ! Nous sommes, ma femme et moi, invit&#233;s &#224; tous les mariages, les bapt&#234;mes&#8230; Lorsque j'arrive sur un terrain, j'ai int&#233;r&#234;t &#224; pr&#233;voir un peu de temps car, en dehors de la personne qui m'a appel&#233;, les autres viennent aussi me consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous chang&#233; vos pratiques pour vous adapter &#224; leur mode de vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;cessairement, car il faut tenir compte de ce qui fait leur singularit&#233;, ce qui structure leur identit&#233; tzigane, c'est-&#224;-dire leur rapport au temps, l'oralit&#233;, le voyage, le mouvement et puis la famille, le groupe. Au d&#233;but, j'&#233;tais un peu perdu car parfois il est simplement difficile de savoir qui sont les enfants de qui puisqu'ils sont souvent chez les oncles et tantes. Il faut s'adapter, parfois les personnes ne sont pas l&#224; au rendez-vous. Je viens de rencontrer une famille dont les enfants ne sont pas vaccin&#233;s, je suis donc pass&#233; une premi&#232;re fois les voir et donner l'ordonnance &#224; la m&#232;re. Lorsque je suis repass&#233; pour la vaccination, ils n'&#233;taient pas tous l&#224;, donc j'en ai vaccin&#233; deux, puis je suis revenu un autre jour pour le troisi&#232;me. Il faut prendre le temps, &#234;tre disponible, ne pas se vexer s'ils ne sont pas au rendez-vous. Certains m&#233;decins r&#233;agissent &#224; ce type de situation comme si on leur faisait un affront personnel consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les pathologies que vous rencontrez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#234;mes pathologies que nous rencontrons dans toute population exclue : des probl&#232;mes d'alcoolisme, des probl&#232;mes li&#233;s au tabac, &#224; l'hygi&#232;ne alimentaire. Les enfants ont souvent les dents dans un &#233;tat d&#233;plorable parce qu'ils mangent beaucoup de bonbons, boivent des boissons sucr&#233;es. On ne leur refuse jamais rien, car ils sont rois. L'enfant est un tr&#233;sor et souvent les femmes n'existent que par les maternit&#233;s. J'observe &#233;galement du stress li&#233; &#224; la probl&#233;matique du lieu de stationnement et par cons&#233;quent je vois beaucoup de consommation de psychotropes, d'anxiolytiques pris de fa&#231;on totalement incontr&#244;l&#233;e. Ils me demandent de leur faire des ordonnances de somnif&#232;res par exemple, j'essaye toujours de discuter, j'assortis la prescription des pr&#233;cautions d'usage mais il faut bien voir qu'ils sont constamment soumis &#224; des contr&#244;les, les flics viennent r&#233;guli&#232;rement, m&#234;me ma voiture a &#233;t&#233; consign&#233;e sur un r&#233;f&#233;r&#233; d'expulsion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles cons&#233;quences ont ces conditions de vie sur la sant&#233; des personnes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils vivent entass&#233;s avec les enfants dans des espaces tr&#232;s r&#233;duits. Beaucoup d'accidents domestiques arrivent dans les caravanes. Les po&#234;les en fonte et les casseroles d'eau bouillante renvers&#233;es sont fr&#233;quemment cause de br&#251;lures graves. Faute d'autres possibilit&#233;s, ils s'installent sur des terrains illicites, bien souvent des friches commerciales ou industrielles, cause d'accidents multiples. Nous avons eu le cas d'une petite fille qui s'est tu&#233;e sur un terrain. Elle est mont&#233;e sur une &#233;chelle pos&#233;e contre un mur dans une usine d&#233;saffect&#233;e et elle est tomb&#233;e, un drame qui ne serait pas arriv&#233; si les conditions d'habitat &#233;taient correctes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gens du voyage : un chemin vers les soins sem&#233; d'emb&#251;ches</title>
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		<dc:subject>Gens du voyage</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'acc&#232;s aux soins des Tsiganes, qu'ils soient gens du voyage fran&#231;ais ou Roms roumains, reste complexe. Les conditions de vie difficiles, les expulsions, les emplacements des terrains mais aussi les repr&#233;sentations culturelles de la maladie compliquent un chemin vers l'autonomie et l'utilisation, &#224; l'&#233;gal de tous, du syst&#232;me de sant&#233; de droit commun &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; R&#233;veill&#233;s &#224; grand coup de crosse dans les caravanes, cette famille de gens du voyage a d&#251; quitter le terrain o&#249; elle avait &#233;lu domicile depuis quelques (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'acc&#232;s aux soins des Tsiganes, qu'ils soient gens du voyage fran&#231;ais ou Roms roumains, reste complexe. Les conditions de vie difficiles, les expulsions, les emplacements des terrains mais aussi les repr&#233;sentations culturelles de la maladie compliquent un chemin vers l'autonomie et l'utilisation, &#224; l'&#233;gal de tous, du syst&#232;me de sant&#233; de droit commun&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; R&#233;veill&#233;s &#224; grand coup de crosse dans les caravanes, cette famille de gens du voyage a d&#251; quitter le terrain o&#249; elle avait &#233;lu domicile depuis quelques jours. Je me souviens d'une famille chass&#233;e ainsi sept fois de villes en villes, cela engendre un stress de la traque qui g&#233;n&#232;re des tas d'angoisses &#187;&lt;/i&gt;. Dani&#232;le Granier-Turpin, ancienne directrice de l'Unisat (union nationale des institutions sociales d'action pour les Tsiganes) r&#233;sume le constat de tous, m&#233;decins, travailleurs sociaux, associations qui c&#244;toient les gens du voyage fran&#231;ais et les Roms roumains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux populations &#8212; qui refusent d'&#234;tre confondues car, si elles partagent la m&#234;me culture originelle, elles n'ont pas la m&#234;me histoire &#8212; souffrent du m&#234;me mal : le stress. Un stress &#224; l'origine de pathologies multiples : hypertension, cardiopathie mais aussi addiction, alcool chez les hommes et prise de psychotropes chez les femmes, vieillissement pr&#233;coce&#8230;. Un stress major&#233; par la pr&#233;carit&#233; et les conditions de vie, &#233;galement causes de pathologies multiples. &lt;i&gt;&#171; Les terrains propos&#233;s sont souvent &#224; c&#244;t&#233; des grands axes de circulation&lt;/i&gt; &#8211;, explique le docteur Meriem Zebdi, charg&#233; de mission sant&#233; &#224; l'association d'accueil des gens du voyage ASAV &#224; Nanterre. &lt;i&gt;Le bruit des voitures est une premi&#232;re nuisance importante mais, plus grave encore, ces voies rapides sont source de grand danger pour les enfants. Quand ils ne sont pas &#224; c&#244;t&#233; des routes, les terrains sont le long des chemins de fer, entre des pyl&#244;nes &#233;lectriques haute tension, pr&#232;s d'une d&#233;chetterie, une usine d&#233;saffect&#233;e voire un terrain class&#233; Seveso&#8230; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, rien d'&#233;tonnant &#224; ce que les gens du voyage enregistrent une esp&#233;rance de vie de 15 ans plus courte que la moyenne nationale. L'acc&#232;s aux soins est pourtant, en principe, administrativement assur&#233;. Les gens du voyage fran&#231;ais b&#233;n&#233;ficient th&#233;oriquement de tous les avantages du droit commun, la plupart sont couverts par la Couverture maladie universelle (CMU). La situation est beaucoup plus complexe pour les Roms roumains. Beaucoup craignent les reconduites &#224; la fronti&#232;re et font des aller-retour entre la France et la Roumanie pour rester dans le cadre l&#233;gal du s&#233;jour touristique de trois mois. Ils n'ont alors pas droit &#224; l'aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME), qui exige trois mois de pr&#233;sence continue, et sont totalement exclus du syst&#232;me de sant&#233; sauf urgence vitale et grossesse. Les autres, sans papiers, obtiennent l'AME s'ils attestent de leur pr&#233;sence en France depuis trois mois par une preuve document&#233;e par mois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chasser la mort&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Munis de la CMU ou de l'AME, le parcours vers les soins reste toutefois complexe. &#171; Lorsque l'on vit au jour le jour, sans stabilit&#233;, repouss&#233;s de partout, comment voulez-vous prendre soin de votre sant&#233; ? &#187;, interroge le docteur Zebdi. &lt;i&gt;&#171; J'ai visit&#233; un terrain sauvage de Roms roumains pr&#232;s du terrain officiel d'Aix-en-Provence o&#249; ils n'ont pas acc&#232;s puisqu'ils ne sont pas fran&#231;ais,&lt;/i&gt; rapporte Alain Fourest, pr&#233;sident de l'association Rencontres Tsiganes, &lt;i&gt;c'est un vrai bidonville : pas d'eau, pas d'&#233;lectricit&#233;, des caravanes pourries, l'acc&#232;s aux soins, on n'en parle m&#234;me pas ! &#187;&lt;/i&gt; Dans ce contexte, le curatif prime sur la pr&#233;vention. Relativement mieux lotis puisqu'ils ont acc&#232;s aux terrains habilit&#233;s, le constat reste le m&#234;me chez les gens du voyage fran&#231;ais. &lt;i&gt;&#171; Ils s'occupent des petits soins, des petites maladies mais pas du suivi, pas de la pr&#233;vention &#187;&lt;/i&gt;, rapporte St&#233;phanie Guesnon, gestionnaire sociale de l'aire officielle du R&#233;altor, pr&#232;s d'Aix-en-Provence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart du temps, le bouche &#224; oreille fonctionne dans la communaut&#233;, un ou deux m&#233;decins sont rep&#233;r&#233;s comme bons et sollicit&#233;s, certains se d&#233;placent sur les terrains. Dans les cas plus complexes, les gens du voyage se rendent aux urgences des h&#244;pitaux. M&#233;decins priv&#233;s ou urgence, les Tsiganes sortent rarement de cette alternative. Une approche de la sant&#233; qui s'explique aussi par leurs conceptions de la maladie, selon Dani&#232;le Granier-Turpin. &lt;i&gt;&#171; Pour les gens du voyage, la maladie vous tombe brutalement dessus, elle constitue non pas un danger pour l'individu atteint mais pour l'ensemble du groupe, pour son bon fonctionnement. La maladie d&#233;clenche donc une peur collective et demande une gu&#233;rison imm&#233;diate par tous les moyens, on fait d'abord appel aux personnes qui, dans le groupe, ont des petits savoirs en pharmacop&#233;e, ensuite, si cela ne marche pas, on s'adresse aux gu&#233;risseurs et si ces derniers sont inefficaces, on fait appel au m&#233;decin ext&#233;rieur ou bien on envahit les urgences &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exigence intempestive de gu&#233;rison peut provoquer des attitudes de rejet de la part du personnel soignant. &lt;i&gt;&#171; Dans certains h&#244;pitaux, les soignants sont habitu&#233;s &#224; voir arriver les gens du voyage en groupe, dans d'autres, ils sont choqu&#233;s et mettent tout le monde &#224; la porte &#187;&lt;/i&gt;, relate le docteur Zebdi (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Il-faut-tenir-compte-de-ce-qui-fait-leur-singularite' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Daniel Levy, m&#233;decin &#224; Limoges&lt;/a&gt;). Ces repr&#233;sentations n&#233;gatives sont aliment&#233;es, en outre, par la difficult&#233; de maintenir les gens du voyage hospitalis&#233;s. En g&#233;n&#233;ral, deux jours apr&#232;s l'accouchement, une femme quittera la maternit&#233; m&#234;me contre l'avis des m&#233;decins. Si l'hospitalisation doit se prolonger, alors la famille au grand complet rend visite au malade, souvent en d&#233;montrant avec retentissement son anxi&#233;t&#233;, en interpellant les m&#233;decins&#8230;. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'h&#244;pital, on meurt et l'&#226;me des morts est dans les murs,&lt;/i&gt; explique Dani&#232;le Granier-Turpin, &lt;i&gt;le r&#244;le des vivants est de faire le plus de bruit possible pour repousser ces &#226;mes et faire sortir le plus vite possible le n&#244;tre de ces murs &#187;&lt;/i&gt;. Le personnel hospitalier, ignorant de ces repr&#233;sentations, g&#234;n&#233; dans son travail, peut mal interpr&#233;ter ces attitudes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Hopital-de-Pontoise-une-maternite-a-l-ecoute' class='spip_in'&gt;lire le reportage &#224; l'h&#244;pital de Pontoise&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'in&#233;vitable interm&#233;diaire associatif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#233;decins du monde informe les personnels soignants des h&#244;pitaux avec lesquels l'association collabore pour &#233;viter ce genre de r&#233;actions. &lt;i&gt;&#171; Dans le cadre d'un programme de p&#233;rinatalit&#233;, nous avons travaill&#233; avec l'h&#244;pital de Pontoise, nous avons pris rendez-vous avec l'assistante sociale des urgences et celle de la maternit&#233;, nous y avons rencontr&#233; toute l'&#233;quipe, nous avons &#233;t&#233; re&#231;us par la sage-femme charg&#233;e de surveiller les suites de couche pour lui expliquer pourquoi ces femmes sortent tout de suite, voire s'enfuient par la fen&#234;tre. Aujourd'hui, toute nouvelle naissance de femmes roms &#224; Pontoise nous est signal&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, explique Sylvie Monin, responsable de la mission Roms &#224; M&#233;decins du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail de m&#233;diation semble toujours n&#233;cessaire &#224; tous les niveaux de rencontre entre les gens du voyage et le syst&#232;me de sant&#233; de droit commun. &lt;i&gt;&#171; Il faut expliquer que donner des rendez-vous m&#233;dicaux &#224; deux mois de distance ne sert &#224; rien, ils ne viendront pas &#187;&lt;/i&gt;, souligne Sylvie Monin, qui ajoute que cette pratique peut &#234;tre volontaire de la part de certaines structures pour &#233;viter une population aux situations complexes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/En-Ille-et-Vilaine-une-infirmiere-pour-les-gens-du-voyage' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Annie Egu, infirmi&#232;re en Ile-et-Vilaine&lt;/a&gt;). &#192; l'oppos&#233;, la PMI, proche du centre de M&#233;decins du monde &#224; Saint-Denis, a d&#233;cid&#233; de modifier son accueil pour faciliter la venue des femmes roms : elle ouvre ses locaux sans rendez-vous tous les matins et les quinze premi&#232;res arriv&#233;es sont re&#231;ues. R&#233;sultat : les femmes viennent et font suivre leur b&#233;b&#233;. Entre ces deux attitudes, le rejet d&#233;guis&#233; et l'adaptation, le foss&#233; est combl&#233; par les structures associatives. Leurs actions oscillent entre accompagnement vers le droit commun et assistanat pour pallier les effets d'un constat : l'acc&#232;s direct au syst&#232;me de sant&#233; g&#233;n&#233;ral semble complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un interm&#233;diaire associatif est r&#233;clam&#233; aussi bien par les professionnels de sant&#233; que par les gens du voyage eux-m&#234;mes. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes quasiment les seuls liens qu'ils peuvent avoir avec le &#171; monde ext&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t St&#233;phanie Guesnon, qui ajoute : &lt;i&gt;&#171; Ils transitent par nous pour tout, ils n'ont pas besoin d'aller au centre d'action sociale &#187;&lt;/i&gt;. Le docteur Zebdi confirme qu'il y a toujours quelqu'un entre les gens du voyage et le droit commun. &lt;i&gt;&#171; Mon souhait est, qu'un jour, toutes ces associations interm&#233;diaires ne soient plus n&#233;cessaires et qu'ils trouvent leur place en tant que citoyens &#224; part enti&#232;re mais pour le moment notre pr&#233;sence est importante pour eux, ils nous disent : &#8220;je ne sais pas parler, j'aimerais que vous preniez rendez-vous avec tel m&#233;decin ou que vous l'appeliez pour lui dire que j'ai cela&#8221;&#8230;. Je vais faire le lien mais j'oblige parfois la personne &#224; appeler elle-m&#234;me en lui disant que nous restons &#224; c&#244;t&#233; en cas de probl&#232;me &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une timide &#233;ducation &#224; la sant&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut arr&#234;ter de parler &#224; la place des gens du voyage &#187;&lt;/i&gt;, mart&#232;le Alain Fourest. Penser &#224; leur place peut conduire &#224; des attitudes d'autocensure sur des th&#232;mes de sant&#233; chez des travailleurs sociaux soucieux de ne pas bousculer les sch&#233;mas culturels. &lt;i&gt;&#171; Pendant longtemps, je me suis refus&#233; &#224; parler de contraception &#224; des jeunes femmes qui venaient d'accoucher, je ne les sentais pas pr&#234;tes &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Line Saint-Martin, m&#233;decin de PMI du Vaucluse, lors d'une journ&#233;e consacr&#233;e aux gens du voyage. Pourtant, lors de la mise en place de groupes de parole, elle a &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e que les femmes abordent tr&#232;s vite d'elles-m&#234;mes les questions de contraception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Acces organise depuis un an des groupes de parole en promotion sant&#233; et pr&#233;vention : &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r, les personnes sont d'abord r&#233;ticentes&lt;/i&gt;, rapporte Jackie Schneider-Harris qui anime ces rencontres, &lt;i&gt;mais une fois que le groupe est lanc&#233;, les questions fusent. Nous nous rendons compte qu'il y a un manque et des besoins importants en mati&#232;re d'&#233;ducation sexuelle, de contraception. Il est arriv&#233; que des femmes nous disent qu'elles prenaient la pilule mais deux fois par semaine et ne comprenaient pas pourquoi elles &#233;taient tomb&#233;es enceintes &#187;&lt;/i&gt;. M&#233;decins du monde organise &#233;galement des rencontres avec des femmes sur des th&#232;mes d'&#233;ducation &#224; la sant&#233;. &#171; &lt;i&gt;J'organise des petits groupes de cinq &#224; six femmes&lt;/i&gt;, d&#233;taille Sylvie Monin, sage-femme de profession, &lt;i&gt;et je les laisse parler entre elles sur le th&#232;me de la contraception, par exemple. Elles &#233;changent leurs exp&#233;riences, leurs ressentis, progressivement elles parlent d'elles-m&#234;mes, t&#233;moignent pour les autres. Je ne propose jamais rien &#224; la premi&#232;re s&#233;ance mais je reviens, nous en reparlons et &#224; l'issue de ces &#233;changes collectifs, je propose un entretien individuel o&#249;, apr&#232;s un examen m&#233;dical classique, nous allons approfondir les questions autour du d&#233;sir ou non de maternit&#233;, de contraception et, si besoin, d&#233;finir laquelle est adapt&#233;e &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tabous autour de ces questions sont certes pr&#233;sents mais ces initiatives prouvent que, bien men&#233;e, l'&#233;ducation &#224; la sant&#233; est parfaitement int&#233;gr&#233;e. Reste que ces actions sont tr&#232;s peu nombreuses et souvent malmen&#233;es par les expulsions des campements ou les d&#233;lais de stationnement des terrains habilit&#233;s qui obligent les familles au d&#233;part. &lt;i&gt;&#171; Nous entrons en contact avec des personnes qui, du jour au lendemain, disparaissent quelques mois,&lt;/i&gt; d&#233;plore Jackie Schneider-Harris, &lt;i&gt;notre travail exige de la dur&#233;e. Lorsque nous les revoyons, tout est &#224; recommencer &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gens du voyage : un chemin vers les soins sem&#233; d'emb&#251;ches</title>
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		<title>Questions de distance dans la relation &#233;ducative</title>
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&lt;p&gt;Voil&#224; un petit ouvrage tout &#224; fait int&#233;ressant qui pose en termes clairs la question de la proximit&#233; relationnelle. Notre profession a cru un moment qu'elle allait pouvoir &#233;viter le risque d'envahissement fusionnel r&#233;ciproque que repr&#233;sente la trop grande proximit&#233; avec l'enfant, en essayant de chasser toute subjectivit&#233; et de privil&#233;gier une &#233;coute non impliqu&#233;e. Mais, qu'on le veuille ou non, la relation &#233;ducative provoque des sentiments complexes. D'abord du fait de l'institution qui, de par l'&#233;tayage (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-791-" rel="tag"&gt;791&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L83xH150/arton1152-1dca0.jpg?1694042189' width='83' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un petit ouvrage tout &#224; fait int&#233;ressant qui pose en termes clairs la question de la proximit&#233; relationnelle. Notre profession a cru un moment qu'elle allait pouvoir &#233;viter le risque d'envahissement fusionnel r&#233;ciproque que repr&#233;sente la trop grande proximit&#233; avec l'enfant, en essayant de chasser toute subjectivit&#233; et de privil&#233;gier une &#233;coute non impliqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, qu'on le veuille ou non, la relation &#233;ducative provoque des sentiments complexes. D'abord du fait de l'institution qui, de par l'&#233;tayage qu'elle propose &#224; l'enfant, place le professionnel en situation de &#171; m&#232;re d&#233;vou&#233;e &#187;. Ensuite, du fait de l'enfant carenc&#233; lui-m&#234;me, qui est tout particuli&#232;rement demandeur d'attention. M&#234;me si l'affection qu'il recherche est potentiellement dangereuse pour lui car pouvant, en cas de nouvelle d&#233;faillance, le blesser &#224; nouveau, elle appara&#238;t comme un facteur incontournable de son &#233;quilibre : &#171; L'&#234;tre humain a besoin de se sentir aim&#233; et prot&#233;g&#233; pour se d&#233;velopper harmonieusement &#187; (M. Sillamy). Enfin, du c&#244;t&#233; de l'intervenant, la qu&#234;te contradictoire de l'enfant &#233;veille des sentiments complexes, r&#233;activant chez lui des angoisses infantiles, des peurs, des d&#233;sirs et frustrations refoul&#233;es. Assign&#233; &#224; un r&#244;le de suppl&#233;ance, il se voit confront&#233; au d&#233;sir de r&#233;parer et d'&#234;tre r&#233;par&#233;, tant la capacit&#233; d'agir avec amour et compassion est &#233;troitement li&#233;e &#224; la culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, dans sa relation &#224; l'enfant, ne peut-il que convoquer son implication &#233;motionnelle et affective : &#171; de m&#234;me qu'une m&#232;re mythique id&#233;ale est enfouie dans chaque carenc&#233;, de m&#234;me l'image du th&#233;rapeute id&#233;al ou du parent salvateur est profond&#233;ment install&#233;e dans l'inconscient de toute personne ayant choisi d'aider un &#234;tre humain &#187; (Michel Lemay cit&#233; p.68). Ce qui se joue alors peut tout autant s'exprimer dans l'amour (avec l'&#233;cueil d'une fusion qui ne laisse pas &#224; l'autre une place diff&#233;renci&#233;e), que dans la haine (l'enfant rejouant le rejet dont il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; victime), l'un et l'autre n'&#233;tant que les extr&#233;mit&#233;s de la gamme d'affects qui s'expriment. Winnicott expliquait qu'un attachement pr&#233;alable &#233;tait n&#233;cessaire pour qu'un processus de s&#233;paration puisse s'initier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La juste distance relationnelle pourrait donc se relier &#224; cette proximit&#233; bienveillante dans laquelle l'enfant se sent aim&#233;, soutenu et valoris&#233;, sans pour autant &#234;tre affectivement d&#233;pendant. Si l'enfant doit faire le deuil de ne jamais rencontrer la m&#232;re id&#233;ale, celui de l'&#233;ducateur consiste &#224; ne jamais pouvoir la remplacer. Il peut agir sur cette distanciation, en apprenant &#224; mieux se conna&#238;tre et en n'h&#233;sitant pas &#224; remettre en question son action. Il peut aussi s'appuyer sur l'&#233;quipe, sur les supervisions et sur l'&#233;crit qui jouent alors le r&#244;le de tiers. Mais la bonne distance n'existe jamais en soi. Dans chaque rencontre, le professionnel oscille entre le trop proche et le trop &#233;loign&#233;, entre le suffisamment pr&#232;s et le suffisamment distanci&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2005 (120 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De l'&#233;criture aux &#233;crits professionnels</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-l-ecriture-aux-ecrits-professionnels</link>
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		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
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&lt;p&gt;Notre civilisation nous a habitu&#233;s &#224; juger l'&#233;criture comme le principal moyen de validation de la r&#233;alit&#233; : l'&#233;crit est consid&#233;r&#233; comme la plus objective et la plus universelle des formes de l&#233;gitimation. Tout naturellement, les professionnels du social se sont toujours trouv&#233;s confront&#233;s &#224; un devoir d'&#233;criture, avec un fort paradoxe : cette demande de formalisation de leur action se heurte &#224; la nature m&#234;me de leur t&#226;che qui est le plus souvent accomplie d'une mani&#232;re informelle, s'apparentant plus &#224; du (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre civilisation nous a habitu&#233;s &#224; juger l'&#233;criture comme le principal moyen de validation de la r&#233;alit&#233; : l'&#233;crit est consid&#233;r&#233; comme la plus objective et la plus universelle des formes de l&#233;gitimation. Tout naturellement, les professionnels du social se sont toujours trouv&#233;s confront&#233;s &#224; un devoir d'&#233;criture, avec un fort paradoxe : cette demande de formalisation de leur action se heurte &#224; la nature m&#234;me de leur t&#226;che qui est le plus souvent accomplie d'une mani&#232;re informelle, s'apparentant plus &#224; du bricolage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors que le travail social s'appuie essentiellement sur l'observation, l'action et la parole, la dimension d'&#233;laboration, d'analyse et de pens&#233;e propre au travail d'&#233;criture ne va pas de soi. Comment faire en sorte que l'&#233;crit pr&#233;serve la dynamique, la souplesse et l'&#233;paisseur des situations, tout en laissant ouverte l'interrogation de l'alt&#233;rit&#233; ? Comment lui permettre de rendre compte d'une probl&#233;matique sans fixer un sujet dans une repr&#233;sentation &#224; laquelle il ne correspond d&#233;j&#224; plus ? Comment &#171; trouver un mode d'&#233;criture professionnelle qui ne fige pas un destin en une v&#233;rit&#233; qui scelle un hasard en une trag&#233;die &#187; (p.19) ? Ce n'est pas l'auteure qui va nous donner des recettes, &#233;tant la premi&#232;re &#224; remarquer qu'il n'existe pas encore de catalogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, chacun se d&#233;brouille comme il peut : &#171; Le professionnel est livr&#233; &#224; l'errance construisant au fil du temps son propre style d'&#233;criture &#187; (p.76). Tout juste, cherche-t-elle &#224; poser les tenants et les aboutissants de cet acte &#224; produire. Apr&#232;s un d&#233;tour par la psychanalyse qui &#233;voque en quoi l'&#233;criture renverrait &#224; la perte et &#224; la mort, elle aborde les difficult&#233;s et les facilit&#233;s que cette action procure. Il n'est pas rare qu'on demande un rapport sur une situation qui n'a pas encore &#233;t&#233; suffisamment observ&#233;e, &#233;labor&#233;e, ni m&#234;me r&#233;fl&#233;chie. Ce qui sera alors r&#233;dig&#233; sera le compte rendu de ce qui manque pour penser vraiment. Dans le m&#234;me temps, le moment de l'&#233;criture appara&#238;t comme une ponctuation, une scansion de la prise en charge, autorisant la mise &#224; distance des &#233;motions et autres affects. L'&#233;crit constitue autant de balises, de paliers qui permettent de se poser et de se s&#233;parer des &#234;tres dont le professionnel a la charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, transmettre ne saurait se limiter &#224; simplement rapporter, d&#233;crire ou expliquer : le fait de produire des faits et rien que des faits ampute le professionnel de toute une dimension de raisonnement et de r&#233;flexion qui est le propre du m&#233;tier. Tout au contraire, l'&#233;criture doit faire rena&#238;tre des questions fondatrices qui, bien plus que des affirmations et des descriptions, donne la possibilit&#233; d'advenir &#224; un effet de sens. Traduire en langage le pass&#233;, le pr&#233;sent et l'avenir d'un sujet revient &#224; &#171; laisser l'empreinte d'une trace qui r&#233;siste au temps, f&#233;condant l'&#233;tonnant message des &#234;tres qu'il explore &#187; (p.119).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2005 (144 p. ; 13,20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;valuer nos &#171; bonnes pratiques &#187;</title>
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		<dc:subject>791</dc:subject>

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&lt;p&gt;Install&#233;es r&#233;cemment par la loi, les notions d'&#233;valuation et de bonnes pratiques professionnelles cherchent &#224; se clarifier. Un rapport de l'IGAS pointe le r&#244;le de l'&#201;tat et la sp&#233;cificit&#233; du secteur ; charg&#233; de valider en quelque sorte la d&#233;marche qualit&#233; des diff&#233;rentes structures, un Conseil a r&#233;cemment &#233;t&#233; install&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;valuation est dans l'air du temps, avec tous les d&#233;bats que la question suscite, par exemple en termes de cons&#233;quences sur les conditions et les rythmes de travail&#8230; En juillet 2005, l'inspection (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Install&#233;es r&#233;cemment par la loi, les notions d'&#233;valuation et de bonnes pratiques professionnelles cherchent &#224; se clarifier. Un rapport de l'IGAS pointe le r&#244;le de l'&#201;tat et la sp&#233;cificit&#233; du secteur ; charg&#233; de valider en quelque sorte la d&#233;marche qualit&#233; des diff&#233;rentes structures, un Conseil a r&#233;cemment &#233;t&#233; install&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;valuation est dans l'air du temps, avec tous les d&#233;bats que la question suscite, par exemple en termes de cons&#233;quences sur les conditions et les rythmes de travail&#8230; En juillet 2005, l'inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (IGAS) avait rendu un rapport intitul&#233; Suivi, contr&#244;le et &#233;valuation du travail social et de l'intervention sociale. Il y soulignait la &#171; faible place &#187; occup&#233;e par l'&#233;valuation dans les programmes de formations des travailleurs sociaux. L'&#233;crit s'&#233;tait entour&#233; de quelques pr&#233;cautions, avant d'&#233;laborer quatre recommandations : une &#171; culture &#187; de l'&#233;valuation doit prendre le temps de se mettre en place, avec des &#171; commanditaires formulant des objectifs clairs et int&#233;riorisant qu'une &#233;valuation est co&#251;teuse, notamment en temps &#187;&#8230; L'accent &#233;tait port&#233; sur l'appropriation par les acteurs eux-m&#234;mes, vue la sp&#233;cificit&#233; des m&#233;tiers concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Premi&#232;re recommandation : il revient &#224; l'&#201;tat de faire progresser cette culture de l'&#233;valuation, y compris en se l'appliquant, avec rigueur, &#224; lui-m&#234;me ; en second lieu, les formations doivent donner une plus large place aux &#171; m&#233;thodes et sp&#233;cificit&#233;s de l'&#233;valuation sociale &#187;. Tertio, la recherche : l'&#201;tat et les collectivit&#233;s territoriales sont invit&#233;s &#224; recourir &#224; des &#233;quipes universitaires ou de recherche pour &#233;laborer les processus d'&#233;valuation. Enfin, la derni&#232;re recommandation visait &#224; r&#233;pondre au besoin d'une instance &#233;thique : &#171; L&#224; o&#249; l'on enregistre actuellement des prises de position trop souvent arr&#234;t&#233;es dans l'urgence et variant d'un d&#233;partement &#224; l'autre sans justification apparente, il est de fait que la pr&#233;sence d'un organisme f&#233;d&#233;rateur apporterait la coh&#233;rence et la rigueur qui font d&#233;faut &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il est n&#233;cessaire, pour l'IGAS, de &#171; faire surgir le lieu ressources attendu &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mission IGAS recommandait ainsi &#224; l'&#201;tat de s'appuyer sur le Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) et le Conseil national de l'&#233;valuation sociale et m&#233;dico-sociale (CNESMS) pour &#171; faire surgir le lieu ressources attendu, qui ne se cr&#233;erait pas par le biais d'un organisme nouveau, mais se constituerait &#8216;'hors murs'' &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; par la &lt;a href=&#034;http://www.admi.net/jo/20020103/MESX0000158L.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;loi n&#176; 2002-2&lt;/a&gt; et install&#233; en avril 2005, le CNESMS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Les &#233;tablissements et services proc&#232;dent &#224; l'&#233;valuation de leurs activit&#233;s et (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a la lourde charge de valider de &#171; bonnes pratiques professionnelles &#187;, mais aussi celle de promouvoir le d&#233;veloppement de l'&#233;valuation. En fin d'ann&#233;e derni&#232;re, il avait lanc&#233; une &#233;tude en vue d'identifier innovations et r&#233;alisations en la mati&#232;re, aupr&#232;s d'un certain nombre de structures. Les 459 r&#233;ponses &#8212; &#233;manant de 137 &#233;tablissements envoyant une moyenne de trois documents chacun &#8212; ont surtout &#233;t&#233; engrang&#233;es parmi les plus engag&#233;s dans ce processus, relativisant ipso facto la valeur statistique de la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont d'abord les structures de proximit&#233; qui se sont d&#233;clar&#233;es partie prenante de ce concept : &#233;tablissements de services, associations locales et r&#233;gionales, quelques structures nationales, toutes les composantes du champ social et m&#233;dico-social &#233;tant repr&#233;sent&#233;es. Le secteur des personnes &#226;g&#233;es arrive en premier plan, suivi de celui des personnes handicap&#233;es, du secteur de la protection de l'enfance et de celui de l'exclusion. Les interventions pr&#233;sent&#233;es ont essentiellement concern&#233; l'h&#233;bergement et l'intervention &#224; domicile : outils de gestion (fiches de poste, organigrammes, emplois du temps&#8230;), mais aussi projets g&#233;n&#233;raux, outils de communication, protocoles de prise en charge ou r&#233;f&#233;rences de bonnes pratiques prenant en compte la douleur, le respect de l'intimit&#233;, le droit &#224; une vie affective pour les personnes handicap&#233;es motrices, la tra&#231;abilit&#233; de l'accompagnement ou le soutien en fin de vie&#8230; &#171; Toutefois, note l'enqu&#234;te, le faible nombre de documents portant sur les bonnes pratiques pr&#234;te &#224; interrogation : est-ce &#224; mettre en rapport avec l'existence de peu de recommandation formalis&#233;es dans le secteur ? &#187;. Globalement, la d&#233;marche qualit&#233;, l'accompagnement et les droits des usagers repr&#233;sentent les trois quarts des th&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici l'&#233;t&#233;, le CNESM aura &#233;labor&#233; un guide de l'&#233;valuation interne explicitant les &#171; incontournables &#187; en termes de m&#233;thodes et de contenus ; l'ouvrage proposera un cadre commun aux &#233;tablissements et services. Par ailleurs, le Conseil aura arr&#234;t&#233; un programme pilote de validation des bonnes pratiques professionnelles. Pour chacun de ces deux points, des groupes de travail doivent &#234;tre mis en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les &#233;tablissements et services proc&#232;dent &#224; l'&#233;valuation de leurs activit&#233;s et de la qualit&#233; des prestations qu'ils d&#233;livrent, au regard notamment de proc&#233;dures, de r&#233;f&#233;rences et de recommandations de bonnes pratiques professionnelles valid&#233;es ou, en cas de carence, &#233;labor&#233;es, selon les cat&#233;gories d'&#233;tablissements ou de services, par un Conseil national de l'&#233;valuation sociale et m&#233;dico-sociale, plac&#233; aupr&#232;s du ministre charg&#233; de l'action sociale &#187;, stipule l'article 312-8 de la loi du 2 janvier 2002. Compos&#233; de 66 membres, le CNESM associe professionnels, usagers, personnes qualifi&#233;es et gestionnaires (1). Les structures sont d&#233;sormais tenues de proc&#233;der &#224; l'&#233;valuation de leurs activit&#233;s et de la qualit&#233; de leurs prestations par un organisme ext&#233;rieur. Mais ce dernier ne pourra intervenir que pour les &#233;tablissements et services pour lesquels les &#171; proc&#233;dures, r&#233;f&#233;rences et recommandations de bonnes pratiques professionnelles &#187; auront d&#233;j&#224; &#233;t&#233; valid&#233;es par le Conseil national de l'&#233;valuation sociale et m&#233;dico-sociale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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