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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Scolarisation des enfants handicap&#233;s </title>
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		<title>Scolarisation des enfants handicap&#233;s : une question de volont&#233; politique</title>
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		<dc:subject>587</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; La prochaine rentr&#233;e scolaire (2002) doit marquer un tournant d&#233;cisif dans la mise en &#339;uvre concr&#232;te du droit pour tout enfant ou adolescent atteint par le handicap ou la maladie &#224; b&#233;n&#233;ficier d'une scolarit&#233; conforme &#224; ses capacit&#233;s personnelles et organis&#233;e comme le souhaite sa famille &#187;, pr&#233;venait on ne peut plus clairement une circulaire &#8212; cosign&#233;e par la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Famille et &#224; l'Enfance, S&#233;gol&#232;ne Royal, et par le ministre de l'&#201;ducation nationale, Jack Lang &#8212;, envoy&#233;e le 11 juillet 2001 aux (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; La prochaine rentr&#233;e scolaire (2002) doit marquer un tournant d&#233;cisif dans la mise en &#339;uvre concr&#232;te du droit pour tout enfant ou adolescent atteint par le handicap ou la maladie &#224; b&#233;n&#233;ficier d'une scolarit&#233; conforme &#224; ses capacit&#233;s personnelles et organis&#233;e comme le souhaite sa famille &#187;, pr&#233;venait on ne peut plus clairement une circulaire &#8212; cosign&#233;e par la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Famille et &#224; l'Enfance, S&#233;gol&#232;ne Royal, et par le ministre de l'&#201;ducation nationale, Jack Lang &#8212;, envoy&#233;e le 11 juillet 2001 aux inspecteurs d'acad&#233;mie et aux Directions d&#233;partementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Pourtant, le plan Handiscol&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mis en place en f&#233;vrier 1999 par la m&#234;me S&#233;gol&#232;ne Royal (alors ministre (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; lanc&#233; il y a deux ans !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En septembre 2000, on estimait &#224; 125 000 le nombre de jeunes handicap&#233;s pris en charge par le secteur m&#233;dico-social et 65 000 par l'&#201;ducation nationale en milieu ordinaire (environ 24 000 dans les &#233;coles, un peu plus de 16 000 dans les coll&#232;ges et lyc&#233;es &#8212; &#224; temps plein ou partiel &#8212;, et moins de 25 000 dans les classes d'int&#233;gration scolaire (CLIS)).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en une inlassable r&#233;p&#233;tition, les lacunes de notre pays en mati&#232;re d'insertion des personnes handicap&#233;es sont r&#233;guli&#232;rement point&#233;es : ainsi, le Conseil &#233;conomique et social (CES) d&#233;plorait encore, voici un an, l'absence d'&#171; obligation l&#233;gale d'int&#233;gration scolaire pour l'enfant ou l'adolescent handicap&#233; &#187;. Et pr&#233;conisait dans la foul&#233;e la reconnaissance par la loi d'un principe d'obligation d'int&#233;gration scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mois plus t&#244;t, en juillet 2000, l'Association nationale des communaut&#233;s &#233;ducatives (ANCE) avait elle aussi d&#233;nonc&#233; la situation des enfants non scolaris&#233;s : une enqu&#234;te diligent&#233;e sur neuf d&#233;partements faisait alors appara&#238;tre d'importantes disparit&#233;s dans la prise en charge scolaire des mineurs handicap&#233;s ; globalement, le manque d'enseignants sp&#233;cialis&#233;s &#233;tait soulign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an auparavant, la f&#233;d&#233;ration des associations pour adultes et jeunes handicap&#233;s (APAJH) avait signal&#233; des d&#233;cisions de terrain de certaines acad&#233;mies, en contradiction avec les annonces gouvernementales et les textes en vigueur. Certains syndicats, telle la CFDT sant&#233;-sociaux, r&#233;clamait l'am&#233;lioration de la connaissance statistique au regard de la diversit&#233; des handicaps, le d&#233;cloisonnement de l'&#201;ducation nationale et de la DAS, l'am&#233;lioration des formations initiales et permanentes&#8230; Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi du 15 avril&#8230; 1909 avait cr&#233;&#233; des classes de perfectionnement annex&#233;es aux &#233;coles &#233;l&#233;mentaires pour y accueillir les enfants dits alors &#171; arri&#233;r&#233;s &#187;. Aujourd'hui, le dispositif existe bel et bien, plusieurs circulaires l'ayant balis&#233; depuis dix ans. C'est en 1985 que les &#233;tablissements r&#233;gionaux d'enseignement adapt&#233; (&#201;REA) ont remplac&#233; les &#233;coles nationales de perfectionnement (ENP), elles-m&#234;mes cr&#233;&#233;es en&#8230; 1951 pour les &#171; &#233;l&#232;ves ne pouvant fr&#233;quenter utilement les classes normales d'enseignement g&#233;n&#233;ral ou professionnel &#187; : d&#233;ficients intellectuels l&#233;gers ou moyens, d&#233;ficients moteurs ou sensoriels, mais aussi enfants dits cas sociaux ou caract&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de la loi du 30 juin 1975 &#8212; instituant l'obligation &#233;ducative pour tous les enfants et adolescents handicap&#233;s &#8212; que les ENP, puis les &#201;REA, re&#231;urent les enfants sur d&#233;cision des Commissions d&#233;partementales de l'&#233;ducation sp&#233;ciale (CDES). Et quatorze ans plus tard, la loi d'orientation sur l'&#233;ducation (10 juillet 1989) confortera encore la n&#233;cessit&#233; de favoriser l'int&#233;gration scolaire des jeunes handicap&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une circulaire (n&#176;90-082) du 9 avril 1990 d&#233;finissait l'organisation d'un dispositif d&#233;partemental d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;. L'ann&#233;e suivante, une seconde circulaire (n&#176;91-304) allait pr&#233;ciser les objectifs, l'organisation et le fonctionnement des CLIS, qui se substituaient ainsi aux classes sp&#233;ciales (pour handicap&#233;s sensoriels, pour handicap&#233;s moteurs, classes de perfectionnement, etc.). Ces classes organisent une scolarit&#233; adapt&#233;e pour les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s &#171; qui ne peuvent, dans l'imm&#233;diat, &#234;tre accueillis dans une classe ordinaire et pour lesquels l'admission dans un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; ne s'impose pas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Limit&#233;es &#224; douze &#233;l&#232;ves, confi&#233;es &#224; des enseignants sp&#233;cialis&#233;s &#8212; en lien parfois avec un autre &#233;tablissement si l'enfant est pris en charge par ailleurs &#8212;, elle doivent permettre aux handicap&#233;s physiques ou mentaux, &#171; une scolarit&#233; adapt&#233;e &#224; leur &#226;ge et &#224; leurs capacit&#233;s, &#224; la nature et &#224; l'importance de leur handicap &#187;, avec pour objectif la poursuite totale ou partielle d'un cursus scolaire ordinaire. Les classes d'int&#233;gration scolaire concernent les enfants atteints d'un handicap mental (CLIS 1), auditif (CLIS 2), visuel (CLIS 3) ou moteur (CLIS 4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux autres textes (circulaires n&#176;95-124 et n&#176; 95-125 du 17 mai 1995) vont s'int&#233;resser plus sp&#233;cifiquement &#171; &#224; l'int&#233;gration scolaire des pr&#233;-adolescents et adolescents pr&#233;sentant des handicaps au coll&#232;ge et au lyc&#233;e &#187;. Un dispositif particulier, l'unit&#233; p&#233;dagogique d'int&#233;gration (UPI) &#233;tait mis en place dans quelques &#233;tablissements, pour certains &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant un handicap mental. Apr&#232;s accord de la CDES ou de la Commission de circonscription du second degr&#233; (CCSD)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'orientation vers une unit&#233; p&#233;dagogique d'int&#233;gration (UPI) est notifi&#233;e par la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une convention d'int&#233;gration peut &#234;tre sign&#233;e avec un centre de soin, un &#233;tablissement ou un service sp&#233;cialis&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile (SESSAD) ou centre d'action (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un suivi personnalis&#233; dans les disciplines enseign&#233;es s'exerce alors, en &#233;troite concertation en principe avec les &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En date du 21 f&#233;vrier 2001 &#8212; et se substituant aux deux pr&#233;c&#233;dentes &#8212; une circulaire (n&#176;2001/104) jugeait toutefois &#171; indispensable de mettre en &#339;uvre dans chaque acad&#233;mie, un plan de scolarisation des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s dans les coll&#232;ges, lyc&#233;es d'enseignement g&#233;n&#233;ral et lyc&#233;es professionnels &#187; pour assurer aux jeunes pr&#233;sentant des handicaps ou des maladies invalidantes &#171; un parcours individuel sans rupture &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation de nouvelles UPI &#233;tait pr&#233;vue en coll&#232;ge et en lyc&#233;e pour les &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant des d&#233;ficiences sensorielles et motrices. L'unit&#233; en question accueille des &#233;l&#232;ves sortant des CLIS de l'&#233;cole primaire pour lesquels la CDES a estim&#233; possible la poursuite d'une scolarit&#233; en &#233;tablissement ordinaire, ou bien des &#233;l&#232;ves sortant d'un s&#233;jour en &#233;tablissement m&#233;dico-&#233;ducatif ou en structures de soins et en mesure (apr&#232;s accord de la CDES) de poursuivre leur scolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un projet individualis&#233; d'int&#233;gration est alors &#233;tabli, &#224; partir de l'identification des besoins et potentialit&#233;s de l'&#233;l&#232;ve, et d&#233;finit des objectifs. Il doit associer en principe l'&#233;l&#232;ve et ses parents, l'enseignant charg&#233; de la coordination de l'UPI, l'&#233;quipe assurant le soutien scolaire sp&#233;cialis&#233;, les personnels de l'&#233;tablissement ou du service sp&#233;cialis&#233;, ou encore les personnels m&#233;dicaux ou param&#233;dicaux exer&#231;ant en lib&#233;ral, le m&#233;decin et l'infirmi&#232;re de l'&#201;ducation nationale, un conseiller d'orientation et la CCSD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, en regard de cet arsenal, qu'en est-il aujourd'hui ? Un plan d'actions en faveur des personnes handicap&#233;es, pr&#233;sent&#233; par S&#233;gol&#232;ne Royal en conseil des ministres le 18 juillet 2001, entendait donner encore de &#171; nouvelles impulsions &#187; ; tout le chapitre 2 est d'ailleurs consacr&#233; &#224; l'int&#233;gration scolaire. Il y est donc &#8212; de nouveau &#8212; question de d&#233;veloppement des CLIS et des UPI en coll&#232;ge et en lyc&#233;e, classes d&#233;sormais &#233;tendues &#224; l'accueil des &#233;l&#232;ves atteints de d&#233;ficiences motrices et sensorielles ; les SESSAD doivent voir leur capacit&#233; augmenter ; des CAMSP doivent s'installer dans tous les d&#233;partements&#8230; Des cr&#233;dits destin&#233;s &#224; l'achat de mat&#233;riels p&#233;dagogiques &#8212; essentiellement de l'ordre de l'informatique adapt&#233;e (claviers sp&#233;cialis&#233;s, plage tactile pour le braille, t&#233;l&#233;th&#232;se de communication, etc.) &#8212; sont d&#233;l&#233;gu&#233;s aux acad&#233;mies en trois tranches annuelles 2001-2003 (56,6 MF chacune). De nouvelles mesures (mesurettes ?) &#171; compl&#232;tent &#187; le plan : &#233;dition adapt&#233;e de manuels scolaires pour les &#233;l&#232;ves d&#233;ficients visuels, r&#233;vision des conditions particuli&#232;res d'examen pour les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s, constitution d'un r&#233;f&#233;rentiel de comp&#233;tence en langue fran&#231;aise des signes, plan d'action pour les enfants atteints de troubles du langage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s cette rentr&#233;e de septembre 2001, un dispositif d'accueil et d'assistance des familles et des &#233;coles rencontrant des difficult&#233;s pour scolariser un enfant handicap&#233; est op&#233;rationnel, avec l'appui des commissions de l'&#233;ducation sp&#233;ciale. Mille postes suppl&#233;mentaires d'auxiliaires de vie scolaire doivent permettre l'int&#233;gration d'environ deux mille enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s septembre 2001, un dispositif de rentr&#233;e scolaire est fonctionnel. N&#233;anmoins, observe prudemment le minist&#232;re, &#171; les risques de surench&#232;re, au demeurant fort compr&#233;hensibles, entre les parents et les &#233;tablissements scolaires, doivent &#234;tre ma&#238;tris&#233;s par les pr&#233;sidents des commissions &#187;&#8230; Un bilan des difficult&#233;s et des dysfonctionnements sera &#233;tabli (dus aux enseignants, aux familles ou aux structures) et pr&#233;sent&#233; au mois de novembre &#224; une r&#233;union de groupe d&#233;partemental Handiscol. &#192; partir de l&#224;, un travail &#171; approfondi &#187; sera initi&#233;, dont les conclusions seront pr&#233;sent&#233;es en janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il s'agit bien d'une logique &#224; inverser : il est plus que n&#233;cessaire que l'accueil devienne comme allant de soi, naturel, et que le non-accueil fasse l'objet d'explications. Ce qui est loin d'&#234;tre le cas actuellement. &#171; L'int&#233;gration de chaque &#233;l&#232;ve en situation de handicap vivifie l'action p&#233;dagogique &#187;, estiment les deux ministres en conclusion de leur plan d'action, &#171; entra&#238;ne des progr&#232;s pour l'enseignement et l'&#233;ducation de tous, constitue une dimension exceptionnelle d'&#233;ducation civique. Chaque &#233;cole, chaque coll&#232;ge, chaque lyc&#233;e qui n'int&#232;gre aucun &#233;l&#232;ve handicap&#233; doit se dire qu'il ne remplit pas totalement sa mission et doit rechercher les moyens de le faire &#187;. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Handicap-la-meme-ecole-pour-tous-c-est-souvent-possible' class='spip_in'&gt;lire l'interview de Marie-Claude Courteix, du minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale&lt;/a&gt;) C'est parfaitement clair.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mis en place en f&#233;vrier 1999 par la m&#234;me S&#233;gol&#232;ne Royal (alors ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; l'Enseignement scolaire) et Bernard Kouchner (alors secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Sant&#233; et &#224; l'Action sociale), Handiscol proposait d&#233;j&#224; la cr&#233;ation, pour les professionnels et pour les familles, d'une cellule d'&#233;coute nationale, d'un guide d'information, et l'installation de groupes d&#233;partementaux de coordination ; d'autre part, des mesures concernant l'accessibilit&#233; des locaux, le recrutement d'emplois-jeunes pour servir d'&#171; auxiliaires d'int&#233;gration &#187; et la formation sp&#233;cifique des enseignants &#224; l'accueil d'un enfant handicap&#233; &#233;taient &#233;galement pr&#233;conis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt; Lors de la pr&#233;sentation par Lionel Jospin, fin janvier 2001, du plan triennal d'am&#233;lioration de l'int&#233;gration des handicap&#233;s, devant le Comit&#233; national consultatif des personnes handicap&#233;es (CNCPH), il avait &#233;t&#233; pr&#233;vu le doublement du nombre des enfants et adolescents accueillis en milieu scolaire ordinaire. &#171; Ce n'est plus seulement &#224; l'&#233;l&#232;ve, mais aussi &#224; l'&#233;cole, de s'adapter pour accueillir les enfants dans toutes leurs diff&#233;rences &#187;, avait indiqu&#233; le Premier ministre.&lt;br class='manualbr' /&gt;Un num&#233;ro Azur (0810 55 55 01) est affect&#233; &#224; &lt;a href=&#034;http://www.education.gouv.fr/handiscol&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Handiscol&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'orientation vers une unit&#233; p&#233;dagogique d'int&#233;gration (UPI) est notifi&#233;e par la commission de circonscription du second degr&#233; (CCSD), qui proc&#232;de &#233;galement &#224; l'affectation de l'&#233;l&#232;ve. L'intervention de la CDES (Commission d&#233;partementale de l'&#233;ducation sp&#233;ciale) est requise lorsque la mise en &#339;uvre du projet d'int&#233;gration scolaire demande l'organisation de soins et de soutiens sp&#233;cialis&#233;s entra&#238;nant une prise en charge financi&#232;re (dans les cas pr&#233;vus par la loi d'orientation du 30 juin 1975). La CCSD est comp&#233;tente dans les autres cas, mais tient inform&#233;e la CDES des int&#233;grations r&#233;alis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CCSD participe &#224; la d&#233;finition des objectifs et au suivi des projets individualis&#233;s d'int&#233;gration. Elle est destinataire d'un exemplaire de chaque projet individuel d'int&#233;gration. Elle en est le garant aupr&#232;s des familles. Elle doit &#234;tre saisie en cas de difficult&#233; et exercer toutes ses responsabilit&#233;s. Si la CCSD ne peut r&#233;soudre seule le probl&#232;me qui lui est soumis, elle doit, sans tarder, saisir la CDES.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile (SESSAD) ou centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP), par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Handicap : la m&#234;me &#233;cole pour tous, c'est souvent possible !</title>
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		<dc:subject>587</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le pari est que l'on va s'enrichir mutuellement et non s'appauvrir respectivement. La diff&#233;rence entre les handicap&#233;s et les normaux doit &#234;tre reconnue et accept&#233;e. Pour cela il faut selon Marie-Claude Courteix , responsable au minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale de l'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s en milieu scolaire, que les enfants soient sensibilis&#233;s, les parents inform&#233;s et les enseignants form&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Des parents peuvent-ils inscrire facilement leurs enfants handicap&#233;s &#224; l'&#233;cole du coin ? La scolarisation (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pari est que l'on va s'enrichir mutuellement et non s'appauvrir respectivement. La diff&#233;rence entre les handicap&#233;s et les normaux doit &#234;tre reconnue et accept&#233;e. Pour cela il faut selon Marie-Claude Courteix , responsable au minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale de l'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s en milieu scolaire, que les enfants soient sensibilis&#233;s, les parents inform&#233;s et les enseignants form&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des parents peuvent-ils inscrire facilement leurs enfants handicap&#233;s &#224; l'&#233;cole du coin ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La scolarisation des enfants handicap&#233;s en milieu ordinaire est un droit fondamental. Elle s'est d&#233;velopp&#233;e de fa&#231;on constante au cours de ces derni&#232;res ann&#233;es car, de plus en plus nombreux, les parents d'enfants handicap&#233;s sont soucieux de voir reconnu le droit de leur enfant tel qu'il s'exprime, notamment dans une circulaire conjointe &#201;ducation nationale/Affaires sociales du 18 novembre 1991 : &#171; L'&#233;cole, le coll&#232;ge, le lyc&#233;e de la commune, du quartier, du secteur ont a priori, la mission d'accueillir en int&#233;gration scolaire, les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s qui rel&#232;vent de leur secteur de recrutement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, l'accueil imm&#233;diat d'enfants pr&#233;sentant un handicap &#224; l'&#233;cole maternelle et &#233;l&#233;mentaire est parfois difficile. C'est pourquoi, il est important que les parents s'informent suffisamment t&#244;t des possibilit&#233;s en ayant un premier contact avec le directeur (ou la directrice !) de l'&#233;cole de leur quartier. Si celui-ci fait part de certaines difficult&#233;s li&#233;es aux caract&#233;ristiques de son &#233;cole, les parents de l'enfant peuvent demander les coordonn&#233;es de l'inspecteur de la circonscription ou du secr&#233;taire de la commission de circonscription pr&#233;scolaire et &#233;l&#233;mentaire (CCPE), qui est une &#233;manation de la commission d&#233;partementale de l'&#233;ducation sp&#233;ciale, (CDES). L'un et l'autre pourront les aider dans leurs d&#233;marches et rechercher avec eux les solutions les plus appropri&#233;es aux besoins de leur enfant et &#224; leur souhait. Dans tous les cas, il est essentiel que les parents ne restent pas seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et quand l'accueil s'av&#232;re possible ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, il est utile que les services sp&#233;cialis&#233;s qui suivent l'enfant pour des soins et des r&#233;&#233;ducations, soient inform&#233;s par les parents et puissent ainsi prendre contact avec le directeur et l'&#233;quipe p&#233;dagogique. Ils aideront l'&#233;cole &#224; mieux &#233;valuer les besoins de l'enfant et les am&#233;nagements qui sont &#224; envisager. Les parents seront associ&#233;s &#224; l'&#233;laboration du projet individualis&#233; qui doit permettre de r&#233;pondre aux besoins particuliers de l'enfant dans les meilleures conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels moyens sont donn&#233;s &#224; l'&#233;quipe p&#233;dagogique pour r&#233;ussir cette int&#233;gration dans l'&#233;cole ordinaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe p&#233;dagogique, inform&#233;e suffisamment t&#244;t, pourra &#234;tre aid&#233;e dans la recherche de d&#233;marches p&#233;dagogiques adapt&#233;es. Dans ce domaine, les enseignants ayant re&#231;u une formation sp&#233;cialis&#233;e dans la prise en charge du handicap (d'origine mentale, sensorielle ou motrice) peuvent apporter informations et conseils p&#233;dagogiques &#224; leurs coll&#232;gues. Le psychologue scolaire pourra &#233;galement les aider &#224; faciliter l'accueil de l'&#233;l&#232;ve dans la classe avec ses camarades, qui doivent, eux aussi, recevoir une information appropri&#233;e &#224; leur &#226;ge. Le secr&#233;taire de la commission de circonscription peut aider l'&#233;quipe de l'&#233;cole car il conna&#238;t les ressources existantes dans l'environnement g&#233;ographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les solutions mises en &#339;uvre localement sont diverses. Certains d&#233;partements ont cr&#233;&#233; des postes d'enseignants sp&#233;cialis&#233;s itin&#233;rants qui peuvent apporter des conseils p&#233;dagogiques &#224; leurs coll&#232;gues mais aussi des aides techniques particuli&#232;res, outils p&#233;dagogiques appropri&#233;s pour r&#233;pondre &#224; certaines d&#233;ficiences des enfants, par exemple, visuelles ou motrices. Des actions de formation, m&#234;me courtes mais bien cibl&#233;es, peuvent apporter rapidement aux enseignants des informations indispensables, parfois avec l'aide d'associations qui ont une bonne connaissance du handicap. Ces informations, souvent tr&#232;s &#171; pratiques &#187;, permettent de r&#233;duire les inqui&#233;tudes et surtout la crainte de ne pas savoir faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que l'int&#233;gration se passe dans les meilleures conditions, il faut que les parents se sentent &#233;cout&#233;s mais il faut aussi que les enseignants re&#231;oivent l'aide dont ils ont besoin pour se sentir &#171; comp&#233;tents &#187; face aux besoins de l'enfant qui leur est confi&#233;. Dans tous les cas de figure, une bonne pr&#233;paration de la d&#233;marche est une des conditions essentielles de la r&#233;ussite. Dans certains cas, une aide mat&#233;rielle, dans l'action au quotidien en classe, peut &#233;galement &#234;tre apport&#233;e par des aides &#233;ducateurs qui vont aider l'&#233;quipe d'enseignants dans la d&#233;marche int&#233;grative ou par des auxiliaires d'int&#233;gration scolaire apportant une aide plus individualis&#233;e &#224; l'&#233;l&#232;ve en particulier lorsque que celui-ci pr&#233;sente des restrictions importantes de son autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un accueil trop syst&#233;matique ne risque-t-il pas de banaliser la d&#233;marche d'int&#233;gration et de nuire ainsi &#224; la qualit&#233; de celle-ci ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est important d'&#233;viter la stigmatisation, une banalisation excessive est pr&#233;judiciable pour l'enfant, car alors il lui est demand&#233; de faire comme s'il n'&#233;tait pas diff&#233;rent. Il est important de trouver la voie &#233;quilibr&#233;e qui permet &#224; cet enfant d'&#234;tre un &#171; &#233;l&#232;ve &#187; mais un &#233;l&#232;ve qui doit aussi &#234;tre reconnu dans sa diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, une fois le principe de la scolarisation acquis, quelles sont les principales difficult&#233;s que vont rencontrer les parents tout au long de celle-ci ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, selon les lieux, les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les familles sont tr&#232;s variables. D'une part, toutes les familles n'ont pas le m&#234;me niveau d'information et d'accompagnement. Dans certains cas, les enfants sont d&#233;j&#224; suivis par des services qui peuvent aider efficacement les parents dans leurs d&#233;marches. D'autre part, les &#233;coles ne sont pas toutes &#233;galement inform&#233;es des possibilit&#233;s et l'intensit&#233; de la politique d'int&#233;gration scolaire, l'accompagnement des &#233;quipes p&#233;dagogiques restent diff&#233;rents selon les d&#233;partements, parfois &#224; l'int&#233;rieur d'un m&#234;me d&#233;partement. En outre, l'int&#233;gration demeure une d&#233;marche &#171; exigeante &#187; qui, m&#234;me si elle se garde d'une approche normalisatrice, va confronter l'enfant lui-m&#234;me &#224; sa diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or tous les enfants ne disposent pas des m&#234;mes armes pour faire face &#224; cette confrontation. Chaque enfant, qu'il soit handicap&#233; ou non, est diff&#233;rent. Les contraintes qui sont inh&#233;rentes &#224; tout apprentissage, apprentissage de la socialisation aussi bien qu'apprentissages scolaires, ne p&#232;sent pas de la m&#234;me mani&#232;re pour tous. Enfin, plus encore que pour un autre enfant, la situation de l'enfant, malade ou handicap&#233;, est fr&#233;quemment soumise &#224; des variations, des &#233;volutions, qui vont appeler des adaptations. Dans ce domaine, il n'est pas possible d'&#233;mettre des r&#232;gles trop g&#233;n&#233;rales car elles ne rendent pas compte des particularit&#233;s de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combien d'enfants handicap&#233;s peut-on estimer &#234;tre int&#233;gr&#233;s dans une scolarisation en milieu ordinaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de recenser avec pr&#233;cision le nombre d'enfants int&#233;gr&#233;s, pour des raisons multiples mais qui tiennent, avant tout, &#224; la difficult&#233; de recueil de &#171; donn&#233;es sensibles &#187;. Les estimations faites permettent d'indiquer qu'environ 25 000 enfants sont int&#233;gr&#233;s individuellement dans les &#233;coles maternelles et &#233;l&#233;mentaires, 40 000 dans des dispositifs collectifs. Toutefois, dans ces dispositifs collectifs peuvent parfois &#234;tre scolaris&#233;s des &#233;l&#232;ves qui rencontrent des difficult&#233;s scolaires importantes, sans cependant pr&#233;senter de r&#233;elles d&#233;ficiences, maladies, ou atteintes cognitives graves. Ce chiffre est donc &#224; prendre avec prudence. Dans le second degr&#233;, 16 000 &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant des handicaps sont scolaris&#233;s, le plus souvent individuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En g&#233;n&#233;ral comment se passe la cohabitation entre &#233;l&#232;ves handicap&#233;s et &#233;l&#232;ves normaux ? Avec beaucoup de probl&#232;mes ou dans le meilleur des mondes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves valides sont en g&#233;n&#233;ral accueillants et t&#233;moignent leur solidarit&#233; &#224; l'&#233;gard de leurs camarades handicap&#233;s. En outre, il existe, de mani&#232;re certaine, des b&#233;n&#233;fices p&#233;dagogiques non n&#233;gligeables pour les &#233;l&#232;ves de l'&#233;tablissement scolaire qui int&#232;gre de jeunes handicap&#233;s : les adaptations p&#233;dagogiques requises par la pr&#233;sence d'un jeune malvoyant ou non-voyant, malentendant ou sourd, s'av&#232;rent utiles pour de nombreux &#233;l&#232;ves non handicap&#233;s. Des formes de tutorat peuvent &#233;galement &#234;tre f&#233;condes au moins autant pour l'&#233;l&#232;ve-tuteur que pour celui qui b&#233;n&#233;ficie du tutorat. Plus g&#233;n&#233;ralement la pr&#233;sence de ces &#233;l&#232;ves invite les enseignants &#224; des approches p&#233;dagogiques plus diff&#233;renci&#233;es qui sont opportunes pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;vidence, dans un &#233;tablissement scolaire o&#249; les adultes sont en confiance parce qu'ils se sentent en mesure de faire face &#224; la situation, les &#233;l&#232;ves font bon accueil &#224; leurs camarades handicap&#233;s. Mais il ne faut pas tomber dans l'ang&#233;lisme. Ces attitudes de solidarit&#233;, tr&#232;s largement r&#233;pandues, n'excluent pas la n&#233;cessit&#233; ponctuelle de recours &#224; quelques rappels &#224; la citoyennet&#233; et &#224; la solidarit&#233;, pas plus cependant (et plut&#244;t moins) que dans d'autres situations sociales o&#249;, d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, des jeunes vuln&#233;rables ou fragiles, m&#234;me s'ils ne sont pas handicap&#233;s, peuvent parfois faire l'objet de conduites, isol&#233;es certes, mais d&#233;testables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des enfants handicap&#233;s et valides dans une m&#234;me cit&#233; scolaire</title>
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&lt;p&gt;L'&#233;tablissement Toulouse-Lautrec &#224; Vaucresson (92) propose aux &#233;l&#232;ves handicap&#233;s moteurs un lieu de vie adapt&#233; &#224; leurs besoins, du cours pr&#233;paratoire au BTS. Il accueille &#233;galement des &#233;l&#232;ves ordinaires, &#224; l'aise au milieu d'une diff&#233;rence qu'ils ne ressentent plus &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le coupable est Monsieur Voiessansissue &#187;, affirme Pauline, lunettes et chaussures roses, socquettes blanches, barrette en c&#339;ur. Cet apr&#232;s-midi, dans la classe de CM1, les &#233;l&#232;ves lisent &#171; Rififi au coll&#232;ge &#187;, un polar. Petite et chaleureuse, la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;tablissement Toulouse-Lautrec &#224; Vaucresson (92) propose aux &#233;l&#232;ves handicap&#233;s moteurs un lieu de vie adapt&#233; &#224; leurs besoins, du cours pr&#233;paratoire au BTS. Il accueille &#233;galement des &#233;l&#232;ves ordinaires, &#224; l'aise au milieu d'une diff&#233;rence qu'ils ne ressentent plus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le coupable est Monsieur Voiessansissue &#187;&lt;/i&gt;, affirme Pauline, lunettes et chaussures roses, socquettes blanches, barrette en c&#339;ur. Cet apr&#232;s-midi, dans la classe de CM1, les &#233;l&#232;ves lisent &#171; Rififi au coll&#232;ge &#187;, un polar. Petite et chaleureuse, la classe affiche les r&#232;gles de grammaire, les photos d'un s&#233;jour au parc de France Miniature, les dessins d'enfants et les tableaux de ma&#238;tres. La plupart des 12 &#233;l&#232;ves sont en fauteuil, certains serr&#233;s dans un corset. Le clavier de l'ordinateur remplace parfois le stylo. Tables en bois et tableau &#224; craie, la classe fait partie de l'&#233;tablissement r&#233;gional d'enseignement adapt&#233; (Er&#233;a) Toulouse-Lautrec&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;tablissement r&#233;gional d'enseignement adapt&#233; Toulouse-Lautrec - 131 avenue de (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, pr&#232;s de Paris. Dehors, dans un cadre verdoyant, des &#233;l&#232;ves s'affairent autour du baby, discutent, jouent ou poussent le fauteuil d'un camarade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans notre &#233;tablissement, les relations entre enfants handicap&#233;s et valides se passent tr&#232;s bien. Les enfants handicap&#233;s accueillent leurs camarades valides, &#224; l'inverse du milieu scolaire traditionnel &#187;,&lt;/i&gt; souligne Dani&#232;le Durif-Ferniot, proviseur. En effet, depuis sa cr&#233;ation en 1980, l'&#233;tablissement, d&#233;clar&#233; mixte, accueille en priorit&#233; les enfants handicap&#233;s et compl&#232;te ses effectifs avec des enfants valides. Il compte 420 &#233;l&#232;ves, 300 handicap&#233;s moteurs (IMC, myopathies, s&#233;quelles de poliomy&#233;lites, parapl&#233;gie, t&#233;trapl&#233;gie&#8230;) et 120 valides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1985, les EREA ont remplac&#233; les &#233;coles nationales de perfectionnement (ENP). Ils appartiennent aux structures sp&#233;cialis&#233;es de l'&#201;ducation nationale. L'inscription des &#233;l&#232;ves se fait sur notification des commissions d&#233;partementales de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e. Ils poursuivent une scolarit&#233; conforme aux objectifs et &#224; la l&#233;gislation de l'&#201;ducation nationale. &lt;i&gt;&#171; Toulouse-Lautrec n'est pas un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233;, mais un &#233;tablissement adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;, insiste Dani&#232;le Durif-Ferniot. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;cole est prioritaire et le centre de soins vient en prestataire de services &#187;. &#171; Le point fort de notre &#233;tablissement est d'apporter du soin sur place &#224; des enfants lourdement handicap&#233;s qui ne pourraient pas suivre de scolarit&#233; normale, si les soins &#233;taient dispens&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; diff&#233;rents endroits &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-elle. Le centre de soins int&#233;gr&#233; &#224; l'&#233;tablissement permet aux enfants de b&#233;n&#233;ficier de soins sur le temps scolaire. Plusieurs services le composent : m&#233;dical et param&#233;dical, psychologique et social. Une &#233;quipe &#233;ducative assure les activit&#233;s p&#233;riscolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toulouse-Lautrec est le seul EREA en France &#224; proposer une scolarit&#233; allant du CP au BTS. 202 fonctionnaires de l'&#201;ducation nationale sont charg&#233;s de la bonne application des programmes officiels, en vue de l'obtention des examens nationaux. Le proviseur sert de trait d'union entre le personnel de soin et les enseignants. De petits effectifs permettent aux professeurs de conna&#238;tre les besoins de chaque enfant. Le sport a une place pr&#233;pond&#233;rante &#224; Toulouse-Lautrec, aucun enfant n'est dispens&#233;. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;tablissement permet aux enfants handicap&#233;s de b&#233;n&#233;ficier d'une &#233;quipe d'&#233;coute, d'accompagnement &#224; la d&#233;marche de projet et de la pr&#233;sence de camarades valides. Les enfants qui sortent de Toulouse-Lautrec vont plus tard militer pour l'int&#233;gration des handicap&#233;s moteurs dans la vie quotidienne. Ils ne voient pas la diff&#233;rence ici et ne la verront pas &#224; la sortie &#187;&lt;/i&gt;, explique le proviseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole primaire est constitu&#233;e de 6 classes de 12 &#233;l&#232;ves, encadr&#233;s par des instituteurs sp&#233;cialis&#233;s. Le travail respecte les rythmes des &#233;l&#232;ves gr&#226;ce &#224; une p&#233;dagogie individualis&#233;e. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;cole primaire accepte les enfants valides et non valides, mais nos enseignants sont des techniciens sp&#233;cialistes de l'apprentissage aux enfants en difficult&#233; motrice &#187;&lt;/i&gt;, indique Jo&#235;lle Dugu&#233;, directrice de l'&#233;cole primaire. En plus, des six ma&#238;tresses, l'&#233;cole primaire est compos&#233;e d'instituteurs-&#233;ducateurs qui interviennent &#233;galement dans l'internat et d'une personne ressource en informatique. Les classes b&#233;n&#233;ficient d'&#233;ducateurs ou de moniteurs &#233;ducateurs du centre de soins, qui assurent le lien avec les familles et avec les r&#233;&#233;ducateurs, proposent des ateliers, des sorties&#8230; Des professeurs certifi&#233;s et agr&#233;g&#233;s des coll&#232;ges enseignent les langues, la musique, l'&#233;ducation physique et sportive et les arts plastiques. Deux infirmi&#232;res sont pr&#233;sentes &#224; l'arriv&#233;e des &#233;l&#232;ves, aux r&#233;cr&#233;ations, repas et d&#233;parts. Le personnel de service compl&#232;te d'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le travail avec ces enfants est tr&#232;s minutieux &#187;&lt;/i&gt;, souligne la directrice. &lt;i&gt;&#171; Organiser l'emploi du temps, le programme individuel de l'enfant, c'est tisser une v&#233;ritable petite dentelle &#187;.&lt;/i&gt; Chaque classe r&#233;serve en moyenne deux plages horaires par jour au service de r&#233;&#233;ducation. Mais chaque enfant a un emploi du temps individualis&#233;. Certains ont jusqu'&#224; 12 s&#233;ances de r&#233;&#233;ducation par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les enfants handicap&#233;s vivent la mixit&#233; comme une garantie de respect du programme scolaire, ils ne se sentent pas sous-estim&#233;s sur le plan intellectuel &#187;&lt;/i&gt;, note Jo&#235;lle Dugu&#233;. La mixit&#233; leur apporte aussi la normalit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ils s'entraident, discutent du handicap, s'interrogent, &#231;a se passe tr&#232;s bien. Il faut dire que les parents des enfants valides ont envie qu'ils soient l&#224;. Ils voient les b&#233;n&#233;fices pour leur enfant &#187;.&lt;/i&gt; Les enfants valides &#171; &lt;i&gt; b&#233;n&#233;ficient de toute l'attention de l'&#233;quipe p&#233;dagogique et de l'aspect cocon chaleureux de l'&#233;tablissement. Travailler ici leur apprend aussi la tol&#233;rance. Cependant, j'insiste beaucoup aupr&#232;s des parents pour qu'ils pratiquent une activit&#233; sportive ou culturelle &#224; l'ext&#233;rieur, afin qu'ils vivent aussi autre chose &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Toulouse-Lautrec, le travail avec la famille est tr&#232;s important. &lt;i&gt;&#171; Je re&#231;ois les parents qui d&#233;sirent que leur enfant soit accueilli dans notre &#233;tablissement. Accompagner son enfant dans une lieu sp&#233;cialis&#233; est toujours difficile. Je re&#231;ois l'enfant un jour ou deux avant les vacances, pour qu'il puisse visualiser l'endroit avant la rentr&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence d'&#233;tablissements adapt&#233;s, n'&#233;vite-t-elle pas &#224; l'&#233;cole traditionnelle d'accueillir les enfants handicap&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; l'accueil ne se fait pas de la m&#234;me fa&#231;on &#187;,&lt;/i&gt; affirme Dani&#232;le Durif-Ferniot, &lt;i&gt;&#171; l'&#233;cole traditionnelle n'est pas adapt&#233;e aux enfants handicap&#233;s. Dans les classes d'int&#233;gration scolaire (CLIS), des maternelles et des &#233;coles primaires, de petits coins am&#233;nag&#233;s sont r&#233;serv&#233;s aux enfants handicap&#233;s. M&#234;me s'ils se m&#233;langent de temps en temps avec leurs camarades, cela constitue, &#224; mon sens, une forme de ghetto &#187;&lt;/i&gt;. Elle conclue &lt;i&gt;&#171; Toulouse-Lautrec est une micro-soci&#233;t&#233; o&#249; chaque &#233;l&#232;ve peut trouver sa place. On n'y pleure pas sur son sort. &#201;cole de la dignit&#233; et de la solidarit&#233;, les &#233;l&#232;ves y sont complices, amis, amoureux, ouverts comme on l'est &#224; leur &#226;ge, avec, dans leurs bagages, un suppl&#233;ment d'humanit&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;tablissement r&#233;gional d'enseignement adapt&#233; Toulouse-Lautrec - 131 avenue de La Celle Saint-Cloud &#8211; 92420 Vaucresson. T&#233;l. 01 47 01 09 18&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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