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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Autogestion d'un C.H.R.S. : r&#233;flexion autour d'une utopie</title>
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		<title>Le Far, quelle rel&#232;ve ?</title>
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&lt;p&gt;Jeune &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, Claire a choisi de travailler au Far. Comme une grande partie des jeunes de sa g&#233;n&#233;ration, elle est capable de s'engager sans pour autant rejoindre un parti ou un syndicat &lt;br class='autobr' /&gt;
Claire, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dipl&#244;m&#233;e n'a que 25 ans. Elle appartient donc &#224; la &#171; g&#233;n&#233;ration Mitterrand &#187;, g&#233;n&#233;ration du socialisme au pouvoir ; elle n'a rien connu des ann&#233;es dites &#171; soixante-huitardes &#187; et de leurs luttes contre l'implantation des centrales nucl&#233;aires &#224; Maleville, contre l'extension du camp (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_785 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/autogestion-jiho.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;534&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeune &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, Claire a choisi de travailler au Far. Comme une grande partie des jeunes de sa g&#233;n&#233;ration, elle est capable de s'engager sans pour autant rejoindre un parti ou un syndicat&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Claire, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dipl&#244;m&#233;e n'a que 25 ans. Elle appartient donc &#224; la &#171; g&#233;n&#233;ration Mitterrand &#187;, g&#233;n&#233;ration du socialisme au pouvoir ; elle n'a rien connu des ann&#233;es dites &#171; soixante-huitardes &#187; et de leurs luttes contre l'implantation des centrales nucl&#233;aires &#224; Maleville, contre l'extension du camp militaire au Larzac, contre la liquidation de Lip et son sauvetage par les ouvriers et la cr&#233;ation d'une coop&#233;rative, contre le pouvoir abusif de la gente masculine envers les femmes et donc pour le droit &#224; l'avortement, &#224; la contraception et &#224; pouvoir disposer de son propre corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces luttes peuvent para&#238;tre aujourd'hui anecdotiques et pourtant elles &#233;taient lourdes de sens et pleines de pr&#233;monition quant &#224; la d&#233;r&#233;glementation pr&#233;sente des march&#233;s et l'instauration d'un monde gouvern&#233; par la marchandisation des objets et des humains. Toutes ces luttes ont &#233;t&#233; remis&#233;es au hangar des accessoires dont elles sont parfois ressorties pour faire sourire ceux qui hier &#233;taient au premier rang des manifestations et qui aujourd'hui si&#232;gent &#224; la direction ou au conseil d'administration d'entreprises de presse, de culture ou d'autres choses. Le pragmatisme et le r&#233;alisme ont op&#233;r&#233; leur travail sur les vieilles g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire fait donc partie de cette jeunesse que la politique n'int&#233;resse plus et pour cause puisque du socialisme au pouvoir elle retient, comme tant d'autres, les affaires des &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, les magouilles politiques, les histoires de corruption qui &#233;claboussent tous les hommes politiques jusqu'au sommet de l'&#201;tat. Si &#224; 19 ans et le baccalaur&#233;at en poche, elle pr&#233;sente le concours d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, c'est pour r&#233;pondre au d&#233;sir, bien log&#233; au fond d'elle-m&#234;me, &#171; d'aider les gens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore elle ne sait pas dire grand-chose de cette intuition qui au d&#233;part l'anime. Trop t&#244;t encore peut-&#234;tre pour mettre des mots sur un choix pourtant d&#233;terminant dans sa vie. Elle passe les s&#233;lections d'entr&#233;e dans les &#233;coles de formation d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, et r&#233;ussit celle de Besan&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Premiers pas de stagiaire sur le terrain de l'autogestion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En derni&#232;re ann&#233;e, elle d&#233;cide de faire son stage long d'un an dans un &#233;tablissement ou service accueillant des personnes en situation de grande pr&#233;carit&#233; ou d'exclusion. Elle &#233;cume donc tous les dispositifs de la r&#233;gion, en d&#233;bordant m&#234;me sur les territoires limitrophes. C'est ainsi qu'elle d&#233;couvre l'existence du Far &#224; Bourg-en-Bresse. Elle est s&#233;duite et d&#233;marre son stage en mai 2002. Elle se trouve d'embl&#233;e confront&#233;e &#224; une r&#233;alit&#233; institutionnelle qu'elle ne soup&#231;onnait pas. Elle qui jusqu'alors pensait que dans le champ du travail social, tout professionnel &#233;tait forc&#233;ment un militant, d&#233;couvre un autre sens &#224; donner &#224; ce mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Far l'autogestion n'est pas un vain mot m&#234;me si elle ne colle plus tout &#224; fait &#224; l'id&#233;ologie du d&#233;part ; ici les salari&#233;s participent &#224; toutes les t&#226;ches d'administration comme d'animation du quotidien. Ici le professionnel qui veut, peut. Il n'y a pas d'obstacle au d&#233;sir de r&#233;aliser une d&#233;marche ou d'animer une activit&#233; hormis le fait de devoir prendre la parole en &#233;quipe et d'argumenter le choix devant celle-ci. C'est donc un lieu de stage id&#233;al pour quiconque d&#233;sire prendre des initiatives et s'impliquer dans son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire avoue ais&#233;ment qu'un stagiaire est d'abord un &#233;l&#232;ve qui se coule dans les directives donn&#233;es par le centre de formation et qui ne sait pas toujours tr&#232;s bien pourquoi il est l&#224;, en situation de responsabilit&#233; aupr&#232;s d'une population dont il ne sait pas grand-chose. L'apprentissage se fait sur le terrain au contact direct, en essayant ce que soi et l'&#233;quipe pensent le plus adapt&#233;, en se plantant et en r&#233;ajustant. Comme tout professionnel elle conna&#238;t les h&#233;sitations et les doutes, mais la philosophie de l'autogestion et de la parole libre est un excellent tuteur. Claire termine son stage en mai 2003 &#224; la veille de son examen d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a d&#233;cid&#233; de faire son m&#233;moire sur le Far et de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'impact de l'autogestion sur la qualit&#233; de la prise en charge des personnes accueillies. Une d&#233;cision qu'elle ne regrette pas m&#234;me si elle a &#233;t&#233; &#171; ramass&#233;e &#187; &#224; la soutenance du m&#233;moire. L'un des jurys n'acceptait ni le th&#232;me ni la prise de position tandis que l'autre jury, ind&#233;pendamment du fond, laissait entendre un jugement plus favorable sur la rigueur de la construction du travail et de son argumentation. Mais c'est l'avis du premier jury qui a pes&#233; et lui a valu un 2/5 au m&#233;moire. Une note &#224; la limite du seuil d'&#233;limination et qui aurait pu peser lourd sur l'ensemble de l'examen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Claire a tout de m&#234;me eu son dipl&#244;me. Le dipl&#244;me en poche, elle est rest&#233;e travailler au Far o&#249; elle a &#233;t&#233; embauch&#233;e. Si l'autogestion pour elle aujourd'hui n'a plus beaucoup de secret et si elle est toujours convaincue de l'impact positif de celle-ci sur la fa&#231;on d'accompagner les r&#233;sidents en CHRS, elle n'est toujours pas d&#233;cid&#233;e &#224; rejoindre un parti ou un syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les militants politis&#233;s et les professionnels instrumentalis&#233;s, elle repr&#233;sente peut-&#234;tre une nouvelle race d'&#233;ducateur ayant envie de s'engager sans trop compter, ni ses efforts ni ses heures, sans pour autant s'ali&#233;ner &#224; des directives id&#233;ologiques. Une mani&#232;re d'&#234;tre qui pourrait faire penser &#224; un zapping intellectuel mais qui est peut-&#234;tre tout simplement une nouvelle forme de libert&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il associer les r&#233;sidents aux luttes les concernant ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Faut-il-associer-les-residents-aux-luttes-les-concernant</link>
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&lt;p&gt;La loi du 11 f&#233;vrier 2005, qui parle de participation citoyenne et du recouvrement du droit de vote par les personnes en situation de handicap, devrait en toute logique conduire l'ensemble des professionnels &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce que peut &#234;tre l'exercice de cette citoyennet&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors que les difficult&#233;s rencontr&#233;es par une structure sociale et m&#233;dicosociale ont forc&#233;ment un impact sur les personnes accueillies, celles-ci peuvent-elles &#234;tre ou non associ&#233;es &#224; des mouvements de gr&#232;ve et autres (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La loi du 11 f&#233;vrier 2005, qui parle de participation citoyenne et du recouvrement du droit de vote par les personnes en situation de handicap, devrait en toute logique conduire l'ensemble des professionnels &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce que peut &#234;tre l'exercice de cette citoyennet&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s lors que les difficult&#233;s rencontr&#233;es par une structure sociale et m&#233;dicosociale ont forc&#233;ment un impact sur les personnes accueillies, celles-ci peuvent-elles &#234;tre ou non associ&#233;es &#224; des mouvements de gr&#232;ve et autres manifestations publiques ? Cette question est au c&#339;ur des pratiques du Far et l'un des ferments de l'autogestion. C'est en 1990, alors que la DDASS annonce la suppression de deux postes d'animateur sur le CHRS que, pour la premi&#232;re fois, une gr&#232;ve unit dans la lutte les r&#233;sidents et les salari&#233;s. Ensemble, ils occupent le petit square Joubert situ&#233; en face de la pr&#233;fecture de l'Ain qui &#224; l'&#233;poque loge les locaux de la DDASS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensemble, &#224; quelques jours de No&#235;l, ils organisent le bivouac, empruntant les marabouts au parti communiste et recevant les renforts du secr&#233;taire de l'union d&#233;partementale de la CGT. La lutte publique pour la survie du Far se politise ; tandis que professionnels et r&#233;sidents se comparent au village gaulois r&#233;sistant encore et encore &#224; l'oppression, le directeur de la DDASS de l'&#233;poque, Monsieur Verny, les surnomme quant &#224; lui les &#171; rogneux &#187;. Une fois, la g&#234;ne occasionn&#233;e par le bruit de la sono et les odeurs des merguez pousse la pr&#233;fecture &#224; faire donner la police ; l'affaire se termine par une courte poursuite et quelques &#233;ducateurs menott&#233;s aux grilles de la pr&#233;fecture. Quant aux professionnels du secteur du travail social, ils regardent tout cela d'un peu loin. Il est vrai que, en associant les r&#233;sidents &#224; leur lutte, les salari&#233;s du Far ont bris&#233; un tabou : celui de la participation des publics accompagn&#233;s aux conflits et leur engagement dans les manifestations. D'aucuns parlent alors de manipulation de la population accueillie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2005, les r&#233;sidents et salari&#233;s de l'association Oser, qui d&#233;sormais g&#232;rent le CHRS le Far, l'h&#244;tel social Le temps des cerises, le 115 et un service d'accueil aux migrants, r&#233;investissent &#224; nouveau le square Joubert. Ensemble, r&#233;sidents et salari&#233;s vont passer trois jours et trois nuits dehors sous un bivouac de fortune dans le froid et sous la pluie. Les professionnels sont alors bien conscients des risques qu'ils prennent en pla&#231;ant ainsi dans une position d&#233;licate des personnes d&#233;j&#224; fortement fragilis&#233;es par des parcours de vie chaotiques. Alors, en marge des revendications et de la d&#233;marche politique, un film intitul&#233; Oser le faire a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;, retra&#231;ant les faits et donnant la parole aux r&#233;sidents. Pour beaucoup, c'&#233;tait une premi&#232;re fois. &#171; C'est la premi&#232;re fois&#8230; que je mettais les pieds dans un truc comme cela &#187;, dit l'un, &#171; &#8230; que je manifestais dans ma vie &#187;, dit un autre, ou &#171; &#8230; que je faisais une manifestation o&#249; l'on dort sur place &#187;, dit un troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous reconnaissent qu'ils &#233;taient concern&#233;s par cette gr&#232;ve et qu'il &#233;tait normal qu'ils soient l&#224; avec les salari&#233;s m&#234;me s'ils disent aussi, pour l'un, &#171; son angoisse d'&#234;tre &#224; nouveau sous les regards des passants &#187;, pour un autre &#171; sa peur d'un possible d&#233;bordement et le surgissement des violences &#187;, ou encore pour cette jeune femme &#171; sa crainte de revivre des &#233;pisodes de sa vie o&#249; elle &#233;tait enceinte et &#224; la rue &#187;. Au terme des trois jours de gr&#232;ve et alors qu'&#233;taient bloqu&#233;s tous les dossiers extr&#234;mement urgents concernant le financement du CHRS, la p&#233;rennisation du 115 ou de l'accueil des familles et des travaux de mise en s&#233;curit&#233; de l'h&#244;tel social, les manifestants n'obtiendront, en tout et pour tout, qu'un rendez-vous avec le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la pr&#233;fecture. Une repr&#233;sentation de l'association et des salari&#233;s sera alors re&#231;ue&#8230; sans les r&#233;sidents, alors que ceux-ci sont repr&#233;sent&#233;s dans les instances directives de l'association. Mais le cabinet pr&#233;fectoral a refus&#233; qu'ils fassent partie de la d&#233;l&#233;gation re&#231;ue, signifiant sans doute par ce geste m&#234;me la place que ces derniers doivent occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, par-del&#224; les divergences li&#233;es au fond de cette affaire, la question qui se pose est bien celle de savoir si &#224; une &#233;poque o&#249; l'on parle tant de la personne actrice de sa prise en charge, de droits et de dignit&#233; de la personne accompagn&#233;e dans un dispositif d'aide &#233;ducative ou de soin, de relation de services et de clients, si ces personnes-l&#224; doivent &#234;tre maintenues &#224; l'&#233;cart des probl&#232;mes qui les concernent en premier lieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>CHRS autog&#233;r&#233; le Far, r&#233;flexion autour d'une utopie</title>
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		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
		<dc:subject>789</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'histoire de ce CHRS, &#224; Bourg-en-Bresse, se confond avec celle de l'autogestion. Comme toute aventure humaine, cette histoire s'est construite &#224; coups de querelles et de conflits, mais aussi de moments de bonheur et de r&#233;ussite &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1974, ann&#233;e au cours de laquelle est pos&#233;e la premi&#232;re pierre de l'association le Far (foyer accueil r&#233;insertion), le premier choc p&#233;trolier sonne, dit-on, le glas des trente glorieuses et la naissance de ce qui se nomme alors pudiquement les &#171; plans de restructuration &#187;. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'histoire de ce CHRS, &#224; Bourg-en-Bresse, se confond avec celle de l'autogestion. Comme toute aventure humaine, cette histoire s'est construite &#224; coups de querelles et de conflits, mais aussi de moments de bonheur et de r&#233;ussite&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1974, ann&#233;e au cours de laquelle est pos&#233;e la premi&#232;re pierre de l'association le Far (foyer accueil r&#233;insertion), le premier choc p&#233;trolier sonne, dit-on, le glas des trente glorieuses et la naissance de ce qui se nomme alors pudiquement les &#171; plans de restructuration &#187;. Le centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) ouvre ses portes en juin 1976 et accueille une population tr&#232;s marginalis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit Jean Fran&#231;ois, &#233;lu responsable administratif par ses coll&#232;gues et surtout &#233;ducateur dans la structure depuis ses tout d&#233;buts, &lt;i&gt;&#171; en cette fin d'&#233;t&#233;, la parenth&#232;se enchant&#233;e des ann&#233;es 70 o&#249; tout semblait possible, se referme. Mais presque personne ne s'en rend compte et surtout pas ceux qui, &#224; l'image des responsables d'alors, ont tremp&#233; dans toutes les luttes qui ont &#233;maill&#233; la d&#233;cennie&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Des manifestations contre l'implantation de la centrale nucl&#233;aire de Malville, contre l'extension du camp militaire sur le plateau du Larzac, contre la fermeture de l'usine Lip et du licenciement de ses ouvriers ou bien encore en faveur du droit &#224; l'avortement et &#224; la contraception, toutes ces &#233;chauffour&#233;es ont fortement marqu&#233; l'actualit&#233; de leur &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est dans ce bouillonnement intellectuel et politique que na&#238;t donc le CHRS le Far&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CHRS Le Far - 5 bis rue des Cr&#234;ts - 01000 Bourg-en-Bresse. T&#233;l. 04 74 45 13 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dominique Castagnet, qui a dirig&#233; une communaut&#233; Emma&#252;s durant trois ann&#233;es, est alors nomm&#233; par le conseil d'administration pour diriger les salari&#233;s de la structure. L'homme est proche des partis d'extr&#234;me gauche et il impose rapidement les quelques principes qui sont &#224; la source m&#234;me de l'autogestion : le conseil d'administration (CA) d&#233;l&#232;gue le pouvoir &#224; l'&#233;quipe gestionnaire, les salari&#233;s ont tous le m&#234;me statut et le m&#234;me salaire, et toutes les d&#233;cisions concernant les r&#233;sidents et la gestion de l'&#233;tablissement se prennent au cours de la r&#233;union hebdomadaire de l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, assez rapidement les membres du CA se rebiffent contre cette logique qui les prive de tout contr&#244;le sur la structure. Le conflit d&#233;bouche alors sur l'une de ces prodigieuses assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d'association au cours de laquelle les salari&#233;s vont prendre le pouvoir. Dans le monde tr&#232;s rationnel et tr&#232;s planifi&#233; qu'est devenu le n&#244;tre, une telle r&#233;volution appara&#238;trait aujourd'hui aussi inimaginable qu'impossible !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le regard condescendant sur les pauvres ne change pas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais se r&#233;f&#233;rer &#224; des id&#233;aux r&#233;volutionnaires ne suffit pas pour construire des principes &#233;ducatifs. Au contraire m&#234;me ! Contre toute &#233;vidence les deux sph&#232;res, celle du politique et celle du p&#233;dagogique, vont assez rapidement se montrer exclusives l'une de l'autre. Car, et c'est bien l&#224; le paradoxe, l'id&#233;ologie autogestionnaire et libertaire qui pr&#233;vaut au sein de l'&#233;quipe ne p&#233;n&#232;tre pas le champ de l'&#233;ducatif. Comme l'avoue Jean Fran&#231;ois : &lt;i&gt;&#171; Mon arrogance de jeune gauchiste d'alors et mes postulats marxistes me poussent, moi et les autres, &#224; consid&#233;rer les b&#233;n&#233;ficiaires du Far comme relevant d'un &#8220;lumpenprol&#233;tariat&#8221; dont on ne peut tirer rien de bon&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les salari&#233;s partagent avec le reste de la soci&#233;t&#233; ce m&#234;me regard condescendant ou p&#233;joratif port&#233; sur les mis&#233;reux ou sur les exclus. Le travail est alors unanimement la valeur de r&#233;f&#233;rence, et, au tout d&#233;but de la cr&#233;ation de la structure, un r&#232;glement tr&#232;s strict fait r&#233;gner un climat moraliste et culpabilisant &#224; l'&#233;gard de ceux qui refusent de s'arr&#234;ter de boire ou qui ne cherchent pas &#224; se r&#233;ins&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les premiers temps de travail au CHRS sont emprunts de violence ; les salari&#233;s viennent au travail la peur au ventre et l'estomac nou&#233;. Certes les bagarres ne sont pas si nombreuses que cela mais elles sont n&#233;anmoins assez impressionnantes. Le mobilier est alors assez souvent fracass&#233; et il n'est pas rare qu'une lame bien aff&#251;t&#233;e vienne se promener sous le nez des &#233;ducateurs. Les fins de semaine sont particuli&#232;rement redout&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, les salaires des ouvriers et des t&#226;cherons ne sont pas encore syst&#233;matiquement mensualis&#233;s. Le vendredi est jour de paye et donc, tr&#232;s souvent aussi, jour de cuite pour les personnes seules et priv&#233;es de distraction. La gestion de ces comportements donne lieu &#224; des altercations verbales assez violentes et laisse des traces sur l'ambiance de la maison. Pour compliquer l'affaire, la toute jeune &#233;quipe fait face &#224; ses propres contradictions : un quart de vin est encore servi &#224; table mais le r&#233;sident qui rentre d&#233;j&#224; charg&#233; au foyer se le voit refuser. Et bien s&#251;r cette privation s'accompagne de r&#233;actions virulentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, un bar est ouvert tous les soirs et sert de lieu d'animation et de suppos&#233;e convivialit&#233;. Il est tenu par l'un des r&#233;sidents du foyer, charg&#233; de vendre les consommations et de ramener l'argent aux &#233;ducateurs. Sauf que les boissons vendues sont des bi&#232;res et que pour les r&#233;sidents il n'y en a jamais assez tandis que pour les &#233;ducateurs il y en a toujours trop. Alors, en 1982, l'exp&#233;rience du bar est stopp&#233;e et plus tard l'interdiction de consommer de l'alcool dans les lieux fera partie du r&#232;glement int&#233;rieur de la structure, tandis que tout nouvel arrivant ne sera admis qu'&#224; l'express condition d'un renoncement &#224; boire ou &#224; consommer toute substance addictive.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Responsable &#233;ducatif mal vu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu les rapports se polissent. En 1980 est cr&#233;&#233;e la fonction de responsable &#233;ducatif qui, comme toute autre responsabilit&#233;, est occup&#233;e par un coll&#232;gue &#233;lu et soumise &#224; une rotation. Ce responsable a pour mission de coordonner l'&#233;quipe sur un plan &#233;ducatif et de tisser les liens avec les autres travailleurs sociaux qui gravitent autour de la structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les &#171; politiques &#187;, c'est-&#224;-dire les professionnels rompus aux logiques de l'autogestion et de l'approche id&#233;ologique du travail social voient d'un assez mauvais &#339;il l'implantation dans l'&#233;quipe de ces nouveaux venus form&#233;s aux sciences de l'&#233;ducation. Si ces derniers apportent ind&#233;niablement un regard plus tol&#233;rant &#224; l'&#233;gard des faiblesses humaines et plus compr&#233;hensif &#224; l'&#233;gard des comportements humains, ils sont n&#233;anmoins des concurrents sur le plan des id&#233;es. &lt;i&gt;&#171; C'est l'&#233;poque du mariage du marxisme et de la psychanalyse &#187;&lt;/i&gt;, dit Carole, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e recrut&#233;e en 1986 et qui occupe aujourd'hui le poste de responsable &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil du temps, les rapports entre les &#233;ducateurs et les personnes accueillies s'apaisent au point que le Far gagne sa r&#233;putation d'&#233;tablissement calme et sans incident. L'&#233;volution provient sans aucun doute de la professionnalisation de l'&#233;quipe encadrante et aussi de la m&#233;tamorphose progressive des publics accueillis. Aux routards d'antan, profitant de deux ou trois nuits pass&#233;es au chaud pour se nourrir et se requinquer avant de repartir vers d'autres cieux, succ&#232;de une population d&#233;sormais plus s&#233;dentaire dont la gal&#232;re s'inscrit parfaitement dans le paysage de grande pr&#233;carit&#233; sociale engendr&#233;e par trente ann&#233;es continues de d&#233;gradation du lien social et de d&#233;r&#233;glementation des march&#233;s du travail ou du commerce international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, la cr&#233;ation du RMI survient dans un contexte social dans lequel les m&#233;dias reprennent &#224; l'antienne les termes de &#171; plan social &#187;, &#171; ch&#244;meur de longue dur&#233;e &#187;, &#171; fin de droits &#187; et autres &#171; nouveaux pauvres &#187;. De conjoncturel, le ch&#244;mage est devenu structurel, et dans ce contexte, l'obligation faite aux demandeurs d'une place au CHRS de trouver du travail sous &#171; huit jours &#187; finit par devenir compl&#232;tement obsol&#232;te. Ici sans doute vont germer les premiers diff&#233;rents avec l'administration qui, sous couvert de paperasseries et autres tracasseries r&#233;glementaires, masquent en r&#233;alit&#233; le retour sur l'avant-sc&#232;ne du combat politique et des origines du Far.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, du d&#233;but des ann&#233;es 90 jusqu'&#224; aujourd'hui, la DDASS ou la pr&#233;fecture &#224; tour de r&#244;le, multiplient les audits financiers et autres contr&#244;les. Aucun ne pourra jamais prendre en d&#233;faut la gestion financi&#232;re de l'association. Comme le dit Jean Fran&#231;ois, &lt;i&gt;&#171; la DDASS apprend &#224; ses d&#233;pends que le responsable administratif du Far ma&#238;trise mieux la proc&#233;dure budg&#233;taire que nombre de ses inspecteurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des ann&#233;es difficiles, puisque de 1991 &#224; 1996 les d&#233;ficits cumul&#233;s atteignent le million de francs et le d&#233;couvert bancaire d&#233;passe souvent le montant de la dotation mensuelle, l'association r&#233;siste&#8230; et gagne ses recours contentieux. &lt;i&gt;&#171; Notre autogestion, malgr&#233; bien des d&#233;fauts, se r&#233;v&#232;le &#234;tre d'une efficacit&#233; redoutable quand il s'agit de d&#233;fendre collectivement l'institution &#187;&lt;/i&gt;, commente Jean Fran&#231;ois. Les rapports d'activit&#233; de l'association s'&#233;toffent et deviennent de vrais documents de r&#233;flexion et de travail. Tir&#233;s &#224; chaque fois &#224; pr&#232;s de deux cents exemplaires, ils sont transmis aux autorit&#233;s de tutelles et aussi largement diffus&#233;s aupr&#232;s des partenaires et des amis de l'association. Cette ouverture sur l'ext&#233;rieur et cette fa&#231;on de communiquer sur la vie de la structure et ses difficult&#233;s relationnelles avec les autorit&#233;s agacent prodigieusement. Les repr&#233;sentants de l'&#201;tat attendent plus de discr&#233;tion et de soumission de la part des associations qu'ils mandatent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, et contre toute r&#233;alit&#233;, ils continuent &#224; reprocher aux responsables du Far des proc&#233;dures peu transparentes. Des exigences qui, loin d'affaiblir l'&#233;quipe, au contraire la renforcent. Les documents r&#233;glementaires gagnent en &#233;paisseur et argumentent dans le d&#233;tail de l'organisation quotidienne des diff&#233;rentes structures la coh&#233;rence d'un projet autogestionnaire et d'une conception du travail fond&#233;e sur l'entente et le respect des salari&#233;s et des r&#233;sidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers sont associ&#233;s &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale depuis 1991, bien avant donc la publication des textes r&#233;glementaires sur la cr&#233;ation du conseil de la vie sociale dans les &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dicosociaux, et des lois sur la citoyennet&#233; des personnes en situation de handicap. Est-ce cette participation effective des r&#233;sidents qui g&#234;ne les repr&#233;sentants administratifs de l'&#201;tat ? Reste que jamais l'un d'entre eux ne si&#233;gera &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'association (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Faut-il-associer-les-residents-aux-luttes-les-concernant' class='spip_in'&gt;lire la place des usagers&lt;/a&gt;). Peu importe, comme le dit encore Jean Fran&#231;ois : &lt;i&gt;&#171; Chez les travailleurs sociaux, chez les officiels, on ne nous aime toujours pas, mais on finit par nous prendre au s&#233;rieux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, tout ne coule pas de source au sein de l'&#233;quipe du CHRS du Far. Au fil du temps, l'&#233;quipe vieillit et se normalise. &#192; part Jean Fran&#231;ois, il ne reste plus aucun salari&#233; du d&#233;part. Si pour certains, travailler au Far et appartenir &#224; une communaut&#233; d'esprit est ressenti comme &#233;tant un privil&#232;ge, pour d'autres leur engagement de tous les jours rel&#232;ve d'un exercice d'&#233;quilibre visant &#224; se tenir &#224; distance d'une id&#233;ologie qu'ils ne partagent pas et &#224; maintenir la s&#233;paration entre vie professionnelle et vie priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil du temps de nombreuses disputes ont &#233;maill&#233; la vie de l'&#233;quipe, parfois ponctu&#233;es de gr&#232;ve comme en 1983, quand le personnel s'est divis&#233; au sujet du recrutement d'un nouveau salari&#233;. Des tumultes qui demeurent tr&#232;s vivaces puisque la derni&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, en juin 2005, a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le surgissement d'un collectif de salari&#233;s oppos&#233; aux dirigeants associatifs. Et c'est bien s&#251;r la question des salaires et des statuts qui sont tr&#232;s souvent au c&#339;ur du d&#233;bat. En 1988 d&#233;j&#224;, six salari&#233;s d&#233;noncent l'accord dit de &#171; partage des salaires &#187;. Une pierre d'achoppement qui en 1993 voit l'association assign&#233;e devant le tribunal des prud'hommes et assez lourdement condamn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, lors de l'ouverture d'une nouvelle structure Le Temps des cerises, la personne recrut&#233;e en qualit&#233; de responsable refuse le titre &#171; d'animateur &#187; port&#233; sur sa fiche de paye et d&#233;nonce la non-application de la convention collective 51 en vigueur au Far. Malgr&#233; cela les principes de l'autogestion demeurent et, aujourd'hui plus que jamais, la notion d'&#233;quipe n'est pas un vain mot. Pour pr&#233;parer la r&#233;union hebdomadaire, le cahier d'ordre du jour est tenu &#224; la disposition de tous les salari&#233;s afin d'y inscrire les sujets portant &#224; d&#233;bat. Au Far, comme ailleurs, les &#233;ducateurs ne se disent certainement pas tout mais, t&#244;t ou tard, toutes les questions, m&#234;me les plus d&#233;licates finissent par arriver sur la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors et pour conclure, Jean Fran&#231;ois aime &#224; rappeler que l'autogestion ce n'est pas l'absence de r&#232;gles, bien au contraire. Mais que ces r&#232;gles, loin d'&#234;tre dict&#233;es par une instance ext&#233;rieure, sont librement consenties par ceux qui s'y engagent (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-Far-quelle-releve' class='spip_in'&gt;lire l'exemple de Claire&lt;/a&gt;). Il conclut en affirmant que &lt;i&gt;&#171; l'honn&#234;tet&#233; et la responsabilit&#233; sont les conditions d'une confiance mutuelle sans laquelle il n'y a pas de d&#233;mocratie viable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CHRS Le Far - 5 bis rue des Cr&#234;ts - 01000 Bourg-en-Bresse. T&#233;l. 04 74 45 13 77&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Clocheman</title>
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&lt;p&gt;&#171; Vous avez tort de juger sans savoir, et votre jugement, votre regard, ce sont eux plus que tout qui condamnent &#224; rester dans la rue &#187;, &#233;crit Jean-Paul Fantou. Il a choisi le &#171; nom de guerre &#187; Clocheman pour porter la voix des personnes sans-abri. Son livre t&#233;moigne d'une descente aux enfers m&#234;l&#233;e &#224; un combat incessant pour s'en sortir. D'abord une enfance tr&#232;s difficile &#8212; coups et humiliations, s&#233;jours &#224; l'Assistance publique &#8212; puis les premiers boulots, la rencontre avec la drogue et la prison. Malgr&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton1124-c5ff8.jpg?1693467728' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Vous avez tort de juger sans savoir, et votre jugement, votre regard, ce sont eux plus que tout qui condamnent &#224; rester dans la rue &#187;, &#233;crit Jean-Paul Fantou. Il a choisi le &#171; nom de guerre &#187; Clocheman pour porter la voix des personnes sans-abri. Son livre t&#233;moigne d'une descente aux enfers m&#234;l&#233;e &#224; un combat incessant pour s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord une enfance tr&#232;s difficile &#8212; coups et humiliations, s&#233;jours &#224; l'Assistance publique &#8212; puis les premiers boulots, la rencontre avec la drogue et la prison. Malgr&#233; tout, Jean-Paul Fantou rebondit : travail, vie syndicale, vie de couple, naissance de sa fille &#201;lisabeth&#8230; mais apr&#232;s la s&#233;paration avec sa femme, il encha&#238;ne les gr&#232;ves de la faim pour d&#233;noncer l'injustice qui le s&#233;pare de sa fille. Il se heurte &#224; des murs et, fatigu&#233;, finit dans la rue. Suivent des ann&#233;es chaotiques &#224; sillonner l'Europe, &#224; dormir dans toutes les structures d'h&#233;bergement possible ou dans la rue avec des compagnons d'infortune, des sursauts, des boulots, des rechutes, les drogues, l'alcool. Une discussion avec l'Abb&#233; Pierre va profond&#233;ment le marquer. &#171; C'est &#224; des gens comme toi de prendre ma rel&#232;ve &#187;, lui dit le vieil homme. Jean-Paul Fantou d&#233;cide alors de se battre pour t&#233;moigner de la r&#233;alit&#233; de la vie &#224; la rue, de l'inad&#233;quation des structures d'accueil, de leur folie parfois, d'un syst&#232;me kafka&#239;en emp&#234;chant les personnes sans-abri de s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la derni&#232;re partie de son ouvrage, il invite chacun &#224; lutter pour que le syst&#232;me d'accueil et d'accompagnement des personnes sans-abri s'humanise. Suivent des mesures concr&#232;tes et de bon sens dont l'application pourrait enrayer le parcours du combattant que livrent chaque jour les personnes sans-abri comme notamment l'accueil sans limite de dur&#233;e dans les centres ; des lieux d'accueil adapt&#233;s aux diff&#233;rents publics (couples, personnes avec un animal&#8230;) ; l'abolition des dortoirs et le respect de l'intimit&#233; des r&#233;sidents ; des r&#232;glements moins draconiens&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presses de la Renaissance, 2005 (280 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'adoption. D'une fracture &#224; une renaissance</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Adoption</dc:subject>
		<dc:subject>789</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Derri&#232;re l'image idyllique d'un enfant sans famille accueilli dans une famille sans enfants, l'adoption implique tout un remaniement psychique. On ne mesure pas suffisamment ce que peut repr&#233;senter, &#224; l'aube de l'existence, l'une des plus grandes d&#233;tresses qu'on puisse conna&#238;tre : l'abandon. C'est un lent et difficile travail d'int&#233;gration que doit assumer l'enfant qui, au terme d'un long cheminement affectif, cherche &#224; se r&#233;concilier avec son existence fractur&#233;e. L'adoption internationale comporte des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adoption" rel="tag"&gt;Adoption&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-789-" rel="tag"&gt;789&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton1125-a1948.jpg?1693467728' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Derri&#232;re l'image idyllique d'un enfant sans famille accueilli dans une famille sans enfants, l'adoption implique tout un remaniement psychique. On ne mesure pas suffisamment ce que peut repr&#233;senter, &#224; l'aube de l'existence, l'une des plus grandes d&#233;tresses qu'on puisse conna&#238;tre : l'abandon. C'est un lent et difficile travail d'int&#233;gration que doit assumer l'enfant qui, au terme d'un long cheminement affectif, cherche &#224; se r&#233;concilier avec son existence fractur&#233;e. L'adoption internationale comporte des risques de brisure bien plus grands encore : l'arrachement au pays d'origine et les signes ext&#233;rieurs de l'&#233;tranget&#233; venant se rajouter &#224; la brusque disparition de l'entourage familier et &#224; l'&#233;cart culturel peuvent accro&#238;tre encore la fracture v&#233;cue. L'adoption repose sur un ensemble de ruptures, de cassures et de discontinuit&#233;s qui r&#233;clament une op&#233;ration de colmatage. Et bien des efforts d'adaptation qui peuvent au premier abord appara&#238;tre comme excentriques ou comme autant de dysfonctionnements sont en r&#233;alit&#233; les effets de surface d'un travail de profondeur de rejointement existentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 26 histoires d'adoption qu'elle a recueillies, Anne Decerf nous propose ici une tentative de mod&#233;lisation tout &#224; fait passionnante des processus &#224; l'&#339;uvre. Premier constat : un certain nombre d'enfants manifeste soit un blocage de leur syst&#232;me digestif, soit au contraire une forte boulimie. On sait que la formation du lien m&#232;re enfant trouve l'un des premiers organisateurs dans une dynamique du ventre. Il en va tout autant dans l'adoption : l'enjeu &#233;motionnel qui se joue alors provient du fait que la m&#232;re veut remplir le ventre de l'enfant et que ce dernier cherche &#224; en ma&#238;triser l'acc&#232;s. Tout se passerait comme si le &#171; trop &#187; du corps venait colmater le vide laiss&#233; par la b&#233;ance d'une vie affective fractur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre manifestation remarqu&#233;e chez ces enfants : la recherche avide du corps de la m&#232;re d'adoption, le contact peau &#224; peau procurant r&#233;confort et apaisement. L&#224; aussi, on sait que l'&#233;piderme poss&#232;de des propri&#233;t&#233;s enveloppantes qui assurent une protection. Cette v&#233;ritable peau psychique, sans laquelle le b&#233;b&#233; se vit morcel&#233;, autorise le rassemblement et la retenue de ses &#233;mois. En se collant &#224; leur m&#232;re, les enfants adopt&#233;s tenteraient de reprendre la construction de cette peau psychique que la brutale rupture de l'abandon avait interrompue. Derni&#232;re hypoth&#232;se travaill&#233;e par l'auteur, la d&#233;ception v&#233;cue par l'enfant adopt&#233; d'avoir &#233;t&#233; mis au monde sans un d&#233;sir digne de ce nom et de n'avoir pas r&#233;ussi &#224; faire de ses g&#233;niteurs des parents. Il s'ensuit une strat&#233;gie adaptative de r&#233;engendrement r&#233;pondant &#224; une profonde m&#233;sestime, consistant &#224; devenir d&#233;sirable pour des parents d&#233;sirants. Tous ces comportements apparaissent au final comme autant de tentatives pour donner du sens &#224; une vie fractur&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2005 (181 p. ; 18,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les enjeux de l'adoption internationale</title>
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		<dc:date>2006-03-15T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Adoption</dc:subject>
		<dc:subject>789</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Les pupilles de l'&#201;tat &#233;taient 100 000 en 1950. Ils ne sont plus que 3000 aujourd'hui. Les adoptions pl&#233;ni&#232;res internationales constituent 80 % des 5000 enfants accueillis dans une nouvelle famille, chaque ann&#233;e. Ce qui &#233;tait encore dans les ann&#233;es 1980 un acte humanitaire (si ce n'est charitable) est devenu dans la d&#233;cennie suivante une solution &#224; la st&#233;rilit&#233; des couples. Bien s&#251;r et heureusement, il existe de nombreuses histoires d'adoption &#224; l'&#233;tranger qui sont heureuses et qui (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.droitdesjeunes.com/librairie.php&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les pupilles de l'&#201;tat &#233;taient 100 000 en 1950. Ils ne sont plus que 3000 aujourd'hui. Les adoptions pl&#233;ni&#232;res internationales constituent 80 % des 5000 enfants accueillis dans une nouvelle famille, chaque ann&#233;e. Ce qui &#233;tait encore dans les ann&#233;es 1980 un acte humanitaire (si ce n'est charitable) est devenu dans la d&#233;cennie suivante une solution &#224; la st&#233;rilit&#233; des couples. Bien s&#251;r et heureusement, il existe de nombreuses histoires d'adoption &#224; l'&#233;tranger qui sont heureuses et qui parviennent &#224; construire les conditions de l'inscription dans un n&#233;o-lien de filiation. Mais la proportion de plus en plus importante d'enfants adopt&#233;s &#224; l'&#233;tranger, n&#233;cessitant une prise en charge p&#233;dopsychiatrique ou soumis &#224; une proc&#233;dure de la justice des mineurs, justifie qu'on rompe le tabou des difficult&#233;s rencontr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, l'amour n'est pas suffisant pour tout r&#233;soudre. Un contrat fonde la relation parent/enfant : les premiers font le don de la vie et de leur disponibilit&#233;, quand les seconds font le contre don de prolonger le cycle des g&#233;n&#233;rations et d'assumer un h&#233;ritage tant mat&#233;riel que symbolique. L'adoption en g&#233;n&#233;ral constitue un premier accroc en ce qu'elle id&#233;alise l'enfant charg&#233; d'une mission : r&#233;parer la blessure narcissique du parent qui ne peut engendrer. L'enfant victime devient alors l'enfant merveilleux. Mais s'il ne r&#233;ussit pas &#224; remplir sa t&#226;che, il se transforme en enfant monstrueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;chec vient signer une double souffrance. Celle de l'enfant qui voit se r&#233;activer la probl&#233;matique initiale de l'abandon : n'&#234;tre pas suffisamment aimable. Celle de l'adulte qui voit s'effondrer sa position de sauveur et de bon parent. L'adoption internationale &#233;gratigne encore plus la relation d'&#233;quivalence au c&#339;ur de l'&#233;conomie familiale. N&#233;cessitant une disponibilit&#233; importante, un engagement sans faille et des moyens financiers cons&#233;quents, se pose parfois la question du retour sur investissement. La transaction financi&#232;re qui intervient en outre fr&#233;quemment fait entrer le lien qui doit se nouer dans une cat&#233;gorisation marchande. L'enfant peut alors &#234;tre pris dans l'argent qu'il co&#251;te ou qu'il a co&#251;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre difficult&#233; : le profond foss&#233; culturel et social qui existe entre l'enfant adopt&#233; et sa nouvelle famille. On &#233;value &#224; 80 % la proportion d'adoptants appartenant aux couches sup&#233;rieures de la soci&#233;t&#233;, les enfants qu'ils re&#231;oivent arrivant des milieux les plus mis&#233;rables des pays d'origine. De cette situation peuvent surgir deux d&#233;rives. Il y a d'abord l'id&#233;alisation de la dimension exotique et mythique du pays de provenance &#224; tel point magnifi&#233; que l'enfant adopt&#233; ne peut plus faire lien avec sa nouvelle famille et sa nouvelle culture. &#192; l'inverse, il peut &#234;tre l'objet de projections telles que sa destin&#233;e est assign&#233;e aux caract&#233;ristiques du pays d'o&#249; il vient (le calme des enfants asiatiques, la turbulence des enfants d'Am&#233;rique du Sud&#8230;). Forts de ce constat de risques, les auteurs concluent &#224; la n&#233;cessit&#233; d'accompagner de fa&#231;on bien plus longue l'adoption internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jeunesse et droit, 2005, (167 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La pauvret&#233;, de pire en pire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-pauvrete-de-pire-en-pire</link>
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		<dc:subject>789</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Samedi 11 mars, quelques milliers de personnes ont manifest&#233; contre la reprise des expulsions locatives. Mais l'Observatoire de la pauvret&#233; et de l'exclusion sociale enregistre une aggravation de la pauvret&#233;. Qui plus est, un &#171; sentiment de d&#233;valorisation et de non-reconnaissance de l'intervention sociale professionnalis&#233;e &#187; (par les pouvoirs publics) est constat&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; par la loi du 29 juillet 1998 relative &#224; la lutte contre les exclusions, l'Observatoire national de la pauvret&#233; et de l'exclusion (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Samedi 11 mars, quelques milliers de personnes ont manifest&#233; contre la reprise des expulsions locatives. Mais l'Observatoire de la pauvret&#233; et de l'exclusion sociale enregistre une aggravation de la pauvret&#233;. Qui plus est, un &#171; sentiment de d&#233;valorisation et de non-reconnaissance de l'intervention sociale professionnalis&#233;e &#187; (par les pouvoirs publics) est constat&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; par la loi du 29 juillet 1998 relative &#224; la lutte contre les exclusions, l'Observatoire national de la pauvret&#233; et de l'exclusion sociale (ONPES) observe une aggravation de la pauvret&#233; dans son quatri&#232;me rapport,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='ONPES - 14 av. Duquesne - 75350 Paris 07 SP. T&#233;l. 01 40 56 82 29. Rapport (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; rejoignant ainsi les constats de certaines associations comme M&#233;decins du monde ou le Secours catholique. Quelques indicateurs : nombre d'allocataires de minima sociaux d'&#226;ge actif en hausse pour les ann&#233;es 2003 et 2004, conditions d'acc&#232;s au r&#233;gime d'assurance-ch&#244;mage durcies et dur&#233;es d'indemnisation raccourcies&#8230; Pour l'ann&#233;e 2004, le nombre de demandeurs d'emploi non indemnis&#233;s a ainsi augment&#233; de 9 % et le taux de couverture par l'indemnisation a diminu&#233; de plus de deux points. Fin 2004, environ 1,7 million de personnes ne percevaient aucun revenu au titre de l'indemnisation ch&#244;mage (une partie de ces demandeurs d'emploi b&#233;n&#233;ficiant toutefois du RMI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de donn&#233;es inqui&#233;tantes sont confirm&#233;es, dont la plus grande pauvret&#233; des femmes (rappelons que le seuil de pauvret&#233; &#233;tait de 645 &#8364; par mois en 2003, soit 50 % du revenu m&#233;dian). La situation des familles monoparentales reste particuli&#232;rement pr&#233;occupante, avec un taux de pauvret&#233; qui reste proche du double de celui de l'ensemble de la population. Autre donn&#233;e, l'accroissement des travailleurs pauvres : pr&#232;s d'un million de personnes ayant travaill&#233; plus de six mois dans l'ann&#233;e vivent dans un m&#233;nage pauvre. Et au 31 d&#233;cembre 2004, on d&#233;nombrait pr&#232;s de 1,1 million de personnes &#224; percevoir le RMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques constatations : les trajectoires des individus sont encore trop difficilement appr&#233;hend&#233;es. Les difficult&#233;s &#224; l'&#233;crit ou en lecture des adultes apparaissent comme de v&#233;ritables &#171; marqueurs &#187; des situations de pauvret&#233;. Si la VAE constitue, trois ans apr&#232;s son lancement, un &#171; ind&#233;niable succ&#232;s &#187;, son acc&#232;s reste minoritaire pour les moins qualifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les territoires de pauvret&#233;, concentr&#233;s en quelques r&#233;gions, sont toujours plus urbains. Les in&#233;galit&#233;s sociales de sant&#233; demeurent fortes en France. Les probl&#232;mes de sant&#233; surviennent plus pr&#233;cocement au sein des populations socialement d&#233;favoris&#233;es, o&#249; l'on meurt plus t&#244;t. Il est m&#234;me fait &#233;tat d'un &#171; continuum d'exc&#232;s de risque de mortalit&#233;, de morbidit&#233; et de handicap, proportionnel au d&#233;savantage social &#187; ! M&#234;me si la couverture maladie universelle (4, 7 millions de b&#233;n&#233;ficiaires) a r&#233;sorb&#233; quelques obstacles &#233;conomiques, certaines personnes aux faibles revenus, encore aujourd'hui, ne recourent pas aux soins. L'ONPES milite pour la mise en place d'indicateurs suppl&#233;mentaires territorialis&#233;s &#171; suffisamment homog&#232;nes pour permettre des comparaisons &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les territoires de pauvret&#233; sont toujours plus urbains&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de logement, &#171; le contexte g&#233;n&#233;ral demeure celui de la persistance d'un d&#233;calage entre l'offre et la demande de logement, notamment dans le secteur du logement social &#187;, note pudiquement le rapport. Un constat se v&#233;rifie : le logement p&#232;se de plus en plus dans le budget des m&#233;nages &#224; bas revenus, qui paient des loyers de plus en plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des consid&#233;rations sp&#233;cifiques aux travailleurs sociaux sont &#233;galement livr&#233;es : &#171; Les professionnels du travail social, de l'insertion, des m&#233;tiers de la ville, du d&#233;veloppement social local disposent d'une quantit&#233; de savoirs sur la pauvret&#233; &#187;, compl&#233;mentaires des savoirs statistiques. Qu'en fait-on ? De m&#234;me, les t&#233;moignages abondent d'une lassitude des intervenants sociaux, aussi bien dans les associations gestionnaires des structures d'urgence sociale que dans les collectivit&#233;s territoriales et les organismes de protection sociale. &#171; Face &#224; l'ampleur et &#224; la complexit&#233; des situations de pauvret&#233;, aux demandes pressantes des usagers &#8211; un h&#233;bergement, un logement, un emploi, une allocation non vers&#233;e, un droit suppos&#233;, etc. &#8211;, les intervenants sociaux &#171; de premi&#232;re ligne &#187; doivent &#171; se d&#233;brouiller &#187; dans un contexte souvent marqu&#233; par l'insuffisance des r&#233;ponses disponibles (notamment en mati&#232;re de logement) &#187;. Voil&#224; qui est on ne peut plus clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs secteurs, poursuit le rapport, le constat est fait de la difficult&#233; de recrutement de travailleurs sociaux qualifi&#233;s, et des ph&#233;nom&#232;nes de turn over caract&#233;risent les emplois les plus expos&#233;s. En cons&#233;quence : des postes non pourvus, &#171; notamment dans les collectivit&#233;s territoriales &#187;, ou occup&#233;s par des personnes &#171; faisant fonction &#187; dans les structures associatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me constat : si les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les travailleurs sociaux pour exercer leur m&#233;tier restent aujourd'hui peu &#233;tudi&#233;es, &#171; elles n'en sont pas moins manifestes comme en t&#233;moignent des tentatives telles que la cr&#233;ation de collectifs (pour le droit au logement notamment) ou des initiatives telles que 7, 8, 9, vers les &#201;tats g&#233;n&#233;raux du social &#187;. En effet, en mati&#232;re de lutte contre la pauvret&#233;, les travailleurs sociaux sont soumis depuis une vingtaine d'ann&#233;es &#224; la multiplication des dispositifs et des textes r&#233;glementaires qui parfois se contredisent ou peuvent aller &#224; l'encontre des r&#232;gles d&#233;ontologiques des professionnels. Ce qui est nouveau, c'est &#171; l'&#233;mergence de postures plus radicales face &#224; des r&#233;ponses politiques et professionnelles jug&#233;es inad&#233;quates &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, un &#171; sentiment de d&#233;valorisation et de non-reconnaissance de l'intervention sociale professionnalis&#233;e &#8211; qui contraste avec la valorisation de l'action b&#233;n&#233;vole &#8211; de la part des d&#233;cideurs politico-administratifs a pu contribuer au d&#233;couragement et &#224; l'usure &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ONPES - 14 av. Duquesne - 75350 Paris 07 SP. T&#233;l. 01 40 56 82 29. &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000163/index.shtml&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Rapport consultable sur le site de La Documentation fran&#231;aise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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