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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'&#233;quilibre de la rentabilit&#233; et du social</title>
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		<title>Le rejet des entreprises classiques</title>
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&lt;p&gt;Pierre-Yves Leprince et Houcine El Khalloufi travaillent respectivement &#224; Bretagne Ateliers depuis cinq et vingt ans. Exp&#233;riences &#224; l'appui, ils ont constat&#233; que les entreprises du milieu ordinaire ne leur faisaient aucune place. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Avec mon dos, rien n'&#233;tait jamais possible d&#232;s qu'il s'agissait de m'embaucher &#187;, raconte Pierre-Yves Leprince qui, &#224; plusieurs reprises, a essay&#233; de quitter Bretagne Ateliers. Affect&#233; d'une double scoliose qui lui a valu quatre ann&#233;es d'hospitalisation lorsqu'il &#233;tait enfant (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierre-Yves Leprince et Houcine El Khalloufi travaillent respectivement &#224; Bretagne Ateliers depuis cinq et vingt ans. Exp&#233;riences &#224; l'appui, ils ont constat&#233; que les entreprises du milieu ordinaire ne leur faisaient aucune place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Avec mon dos, rien n'&#233;tait jamais possible d&#232;s qu'il s'agissait de m'embaucher &#187;, raconte Pierre-Yves Leprince qui, &#224; plusieurs reprises, a essay&#233; de quitter Bretagne Ateliers. Affect&#233; d'une double scoliose qui lui a valu quatre ann&#233;es d'hospitalisation lorsqu'il &#233;tait enfant et l'implantation de deux tiges de m&#233;tal dans le dos, cet homme de 45 ans a tent&#233; sa chance dans les secteurs de l'imprimerie, de la cordonnerie et enfin, de l'&#233;lectronique de pr&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'aurais aim&#233; &#234;tre dans la m&#233;canique moto. Malheureusement, mon handicap m'interdit de porter des objets lourds. En fait, il y a plein de mouvements qui me sont impossibles &#224; effectuer. Dans mon cas, il me faut un emploi assis-debout sans gros effort physique &#187;, explique-t-il.&lt;br class='manualbr' /&gt;Jeune adulte, il travaille pendant dix-huit mois dans une imprimerie du milieu ordinaire. Tout lui pla&#238;t. Malheureusement, la soci&#233;t&#233; fait faillite et les ennuis recommencent. &#171; Inscrit &#224; l'ANPE, j'ai cherch&#233; du travail. Et puis, j'ai fait un stage de r&#233;insertion de quatre mois dont deux semaines en cordonnerie. Je suis adroit de mes mains et ce m&#233;tier m'aurait plu mais l'employeur n'a pas voulu d'une personne qui avait des probl&#232;mes de dos &#187;, poursuit Pierre-Yves Leprince. Retour &#224; l'ANPE. Cette fois, on lui propose un contrat de trois mois &#224; Bretagne Ateliers. Trop content de travailler, il prend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es quatre-vingt dix, Mitsubishi ouvre dans la r&#233;gion rennaise une usine de t&#233;l&#233;phones mobiles et recrute en masse. Jean-Yves Leprince postule mais sans succ&#232;s. &#171; &#192; la fin de l'entretien, on m'a fait comprendre que je n'&#233;tais pas comp&#233;tent. Comme je n'avais pas de CAP, j'ai cru que cela faisait obstacle &#187;, raconte-t-il. Las ! Pendant neuf mois, il suit une formation, obtient le fameux CAP en &#233;lectronique et retourne frapper &#224; la porte de Mitsubishi. Mais rien n'y fait. &#171; J'ai compris qu'on met des belles images mais que derri&#232;re il n'y a rien, aucun acte &#187;, regrette-t-il. Aussi, afin de faire bouger les choses, il est devenu d&#233;l&#233;gu&#233; syndical CFDT &#224; Bretagne Ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Houcine El Khalloufi souffre &#233;galement d'un terrible mal de dos mais ne se consid&#232;re pas comme une personne handicap&#233;e : &#171; Je suis un travailleur handicap&#233; d&#233;clar&#233; par la Cotorep, mais &#231;a ne se voit pas &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;De fait, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; dans l'h&#244;tellerie et le commerce, il ferme au bout de huit ans sa petite &#233;picerie de quartier, d&#233;laiss&#233;e au profit de la grande distribution. Et se fait embaucher comme salari&#233; agricole dans une entreprise de poulets. &#171; Apr&#232;s &#231;a, tout autre travail, c'est du bonheur &#187;, r&#233;sume-t-il. Arr&#234;t&#233; pendant dix mois &#224; cause d'un dos douloureux, il refuse la proposition du m&#233;decin. &#171; &#202;tre invalide et toucher une pension, ce n'est pas mon truc. Et puis, vis-&#224;-vis de mes enfants, ce n'&#233;tait pas possible &#187;, d&#233;fend-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, il b&#233;n&#233;ficie d'un stage de dix-huit mois : une semaine en centre de formation et deux semaines chez Bretagne Ateliers. Et essaie avec le concours de l'Agefiph (Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicap&#233;es) de se faire embaucher chez Sanden, un sous-traitant du secteur de l'automobile. &#171; L'entretien s'est bien pass&#233;, un mois apr&#232;s, le m&#233;decin de l'entreprise a confirm&#233; que tout &#233;tait OK, mais entre mon &#226;ge et mon dos, ils avaient peur que je ne tienne pas debout &#187;, d&#233;nonce-t-il. Et d'ajouter : &#171; C'est compl&#232;tement faux. Malgr&#233; mon handicap, je peux travailler debout &#187;. Il frappe de nouveau &#224; la porte de Bretagne Ateliers o&#249; il commence comme op&#233;rateur. &#171; En 2003, je suis pass&#233; animateur et l'&#233;t&#233; dernier, j'ai &#233;t&#233; nomm&#233; chef d'&#233;quipe &#187;, se f&#233;licite-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affect&#233; &#224; la fabrication de radiateurs pour les voitures de chez PSA, Houcine El Khalloufi s'&#233;panouit dans son travail. &#171; Pour monter en grade, il y a quatre ans de travail derri&#232;re, je suis toujours partant. Du c&#244;t&#233; de la direction, l'esprit est excellent : lorsqu'une personne rencontre une difficult&#233; sur un poste, on la change. Il ne faut pas forcer les gens &#224; travailler sur des postes qui nuisent &#224; leur sant&#233; ou &#224; leur moral. Prendre en compte, r&#233;soudre, &#233;couter ; ici, on fait du social tout le temps &#187;, conclut-il. M&#234;me son de cloche chez son coll&#232;gue : &#171; Je tiens &#224; travailler. Je ne veux pas vivre chez moi avec une allocation. Ici, j'ai un travail qui me pla&#238;t et o&#249; on me sollicite &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une gestion plus complexe des ressources humaines</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Pyramide des &#226;ges largement d&#233;favorable, effets pervers de la nouvelle loi, taux d'absent&#233;isme &#233;lev&#233;, etc. Dans une entreprise de travail adapt&#233;, la gestion des ressources humaines est un v&#233;ritable casse-t&#234;te. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis janvier dernier, tous les salari&#233;s handicap&#233;s de Bretagne Ateliers, soit 500 personnes, sont pay&#233;s au smic. De fait, l'esprit de la nouvelle loi est tout &#224; fait positif puisqu'il reconna&#238;t le travailleur handicap&#233; comme un salari&#233; de droit commun. Incontestablement, il s'agit d'un progr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pyramide des &#226;ges largement d&#233;favorable, effets pervers de la nouvelle loi, taux d'absent&#233;isme &#233;lev&#233;, etc. Dans une entreprise de travail adapt&#233;, la gestion des ressources humaines est un v&#233;ritable casse-t&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis janvier dernier, tous les salari&#233;s handicap&#233;s de Bretagne Ateliers, soit 500 personnes, sont pay&#233;s au smic. De fait, l'esprit de la nouvelle loi est tout &#224; fait positif puisqu'il reconna&#238;t le travailleur handicap&#233; comme un salari&#233; de droit commun. Incontestablement, il s'agit d'un progr&#232;s social : jusqu'&#224; pr&#233;sent, les moins bien lotis (180 ouvriers) percevaient seulement 90 % du salaire minimum. Reste que cette mesure provoque quelques migraines &#224; la direction de Bretagne Ateliers. &lt;i&gt;&#171; La loi a &#233;t&#233; vot&#233;e sans que personne ne se soucie du financement de cette mesure &#187;&lt;/i&gt;, regrette Fran&#231;oise Perrier, directrice du management social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un recrutement contingent&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Autre modification substantielle, la fin de l'agr&#233;ment au profit d'un contrat d'objectifs triennal, sign&#233; avec la direction d&#233;partementale du travail. Plus pr&#233;cis&#233;ment, un des termes de cet engagement pr&#233;voit que chaque ann&#233;e, un certain nombre de salari&#233;s quitte l'entreprise adapt&#233;e pour rejoindre une entreprise du milieu ordinaire. &lt;i&gt;&#171; Cela revient &#224; faire de l'entreprise d'insertion un sas o&#249; l'on passerait quelques ann&#233;es avant de rejoindre une entreprise normale &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore la responsable. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Ici, les employ&#233;s ont enfin trouv&#233; un travail et d'une certaine fa&#231;on, une place dans la soci&#233;t&#233;. Pour un grand nombre d'entre eux, il est compl&#232;tement illusoire de penser qu'ils retourneront dans une entreprise lambda &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la nouvelle loi est globalement positive, notamment sur tout ce qui est relatif &#224; la discrimination, elle est faite de nouveaut&#233;s qui mettront vraisemblablement les entreprises adapt&#233;es en difficult&#233;. &lt;i&gt;&#171; Dor&#233;navant, nous sommes contingent&#233;s. En effet, le texte limite &#224; cinq le nombre annuel de recrutements. Dans ces conditions, il sera tr&#232;s difficile de poursuivre notre d&#233;veloppement ou de r&#233;pondre &#224; une commande impr&#233;vue d'un client &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;oise Perrier. Et histoire de compliquer un sujet d&#233;j&#224; tr&#232;s difficile, les nouvelles dispositions attribuent une aide d&#233;termin&#233;e au poste et ce, quelle que soit la nature du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, lorsque l'entreprise embauche une personne tr&#232;s lourdement handicap&#233;e, elle re&#231;oit la m&#234;me prime que pour un salari&#233; moins g&#234;n&#233; par son handicap. Dans ces conditions, nous craignons tous que les entreprises privil&#233;gient l'embauche des moins handicap&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Marie-Anne Birolini, d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale CFDT. De plus, cette aide forfaitaire et ind&#233;pendante du handicap risque fort de produire un effet pervers suppl&#233;mentaire, &#224; savoir l'engorgement des ESAT&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;tablissement social d'aide par le travail qui succ&#232;de au centre d'aide par le (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; o&#249; les listes d'attente sont d&#233;j&#224; tr&#232;s fournies.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une cinquantaine de mod&#232;les horaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Employer des personnes handicap&#233;es n&#233;cessite une grande capacit&#233; d'imagination pour r&#233;pondre aux imp&#233;ratifs des uns et des autres. Arr&#234;ts maladie plus fr&#233;quents, traitements m&#233;dicaux lourds, inaptitude au travail de nuit, etc.. &lt;i&gt;&#171; Nos mod&#232;les horaires permettent de faire acc&#233;der &#224; l'emploi des personnes qui ne peuvent pas travailler 39 heures par semaine ou en &#233;quipe alternante, &#224; savoir une semaine le matin et une semaine l'apr&#232;s-midi &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Fran&#231;oise Perrier. D'autres, apr&#232;s une longue p&#233;riode d'inactivit&#233;, b&#233;n&#233;ficient d'un mi-temps th&#233;rapeutique lorsqu'elles reprennent un travail. &lt;i&gt;&#171; Et puis, il y a toutes les cons&#233;quences directes du handicap : une personne en fauteuil roulant est plus sujette aux infections urinaires &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Marie-Anne Birolini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, chaque salari&#233; de Bretagne Ateliers est largement encourag&#233; pour s'engager dans une formation. R&#233;sultat : en 2005, ce sont plus 6 200 heures de stages qui ont &#233;t&#233; dispens&#233;es &#224; quelque cinq cents personnes. &lt;i&gt;&#171; La formation doit servir &#224; atteindre les trois objectifs de l'entreprise : faire r&#233;ussir la personne tant sur le plan personnel que professionnel, faire r&#233;ussir nos clients, faire r&#233;ussir l'entreprise &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume la responsable. Ainsi, les formations sont-elles dispens&#233;es dans des domaines tr&#232;s vari&#233;s : s&#233;curit&#233; au travail, formations techniques directement li&#233;es au poste mais aussi langage des signes ou encore gestes et postures. &lt;i&gt;&#171; La plupart de nos salari&#233;s handicap&#233;s ont un tr&#232;s mauvais souvenir de l'&#233;cole. Dans ces conditions, il est impossible de leur proposer des modules de formation standard. Une journ&#233;e dans une salle avec un formateur qui &#233;crit sur un paper-board n'aurait pas de sens ici &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vient Fran&#231;oise Perrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, pour cette ann&#233;e la direction a inscrit parmi ses priorit&#233;s, l'&#233;laboration de modules courts, interactifs et p&#233;dagogiques adapt&#233;s aux capacit&#233;s cognitives des personnels. Une &#233;tape a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; franchie puisque depuis quatre ans, ont progressivement &#233;t&#233; mis en place les entretiens d'&#233;valuation. Annuels pour le personnel administratif et une fois tous les deux ans pour les agents de production, ces entretiens r&#233;alis&#233;s avec le niveau hi&#233;rarchique N+1 ont donn&#233; une premi&#232;re impulsion et des pistes de formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;tablissement social d'aide par le travail qui succ&#232;de au centre d'aide par le travail&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le d&#233;licat &#233;quilibre du management social et de la rentabilit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-delicat-equilibre-du-management-social-et-de-la-rentabilite</link>
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&lt;p&gt;Le d&#233;fi est immense : concilier productivit&#233; et handicap. Pour ce faire, la direction de Bretagne Ateliers avance &#224; pas compt&#233;s, mesurant chaque d&#233;cision &#224; l'aune de param&#232;tres apparemment aussi oppos&#233;s que l'int&#233;r&#234;t du salari&#233; ou le service rendu au client. Daniel Lafranche et Sophie Fabbi, respectivement directeur g&#233;n&#233;ral et assistante sociale expriment leurs points de vue sur cette m&#233;thode. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est le r&#244;le d'une assistante sociale dans une entreprise comme Bretagne Ateliers ? Daniel Lafranche : Nous (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;fi est immense : concilier productivit&#233; et handicap. Pour ce faire, la direction de Bretagne Ateliers avance &#224; pas compt&#233;s, mesurant chaque d&#233;cision &#224; l'aune de param&#232;tres apparemment aussi oppos&#233;s que l'int&#233;r&#234;t du salari&#233; ou le service rendu au client. Daniel Lafranche et Sophie Fabbi, respectivement directeur g&#233;n&#233;ral et assistante sociale expriment leurs points de vue sur cette m&#233;thode.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le r&#244;le d'une assistante sociale dans une entreprise comme Bretagne Ateliers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Daniel Lafranche&lt;/strong&gt; : Nous avons ici des personnes fragilis&#233;es qui ne ma&#238;trisent pas compl&#232;tement toute leur autonomie. Notre objectif est de les aider &#224; r&#233;ussir, tant sur le plan professionnel que personnel. Voil&#224; ce qui nous diff&#233;rencie d'une autre entreprise. Et l'assistante sociale est l'un des maillons de ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Sophie Fabbi&lt;/strong&gt; : Le groupe est implant&#233; sur sept sites diff&#233;rents. J'ai des journ&#233;es de permanence dans tous les &#233;tablissements, sauf &#224; Saint-Brieuc o&#249; une coll&#232;gue intervient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des gens prennent rendez-vous seuls. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ici, les personnes s'inscrivent facilement, sans g&#234;ne aucune. &#192; telle enseigne que certains me rencontrent chaque semaine. D'autres me sont &#171; signal&#233;s &#187; par leur sup&#233;rieur hi&#233;rarchique direct ou l'encadrement. Je pense notamment aux personnes susceptibles d'avoir besoin d'une mesure de protection judiciaire et qui n'en b&#233;n&#233;ficient pas. Celles-l&#224;, je les accompagne aussi dans leurs d&#233;marches administratives. Ainsi, de septembre &#224; d&#233;cembre 2005, ai-je re&#231;u 123 personnes en entretien individuel. Et &#224; mon avis, 85 % d'entre elles ont besoin d'un suivi particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que le management social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Daniel Lafranche&lt;/strong&gt; : Selon nous, il faut que la personne soit au maximum d&#233;charg&#233;e de tous ses soucis. Cela passe par un tr&#232;s fort accompagnement. Par exemple, les imp&#233;ratifs de production imposent parfois des changements de site. Dans ce cas, le service des ressources humaines fait une enqu&#234;te de mobilit&#233; pour identifier les salari&#233;s pr&#234;ts &#224; bouger. Mais quoi qu'il en soit, ceux qui r&#233;pondent favorablement sont accompagn&#233;s dans ce changement (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-gestion-plus-complexe-des-ressources-humaines' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Sophie Fabbi&lt;/strong&gt; : De plus, il y a un &#171; droit au retour &#187; sur le site d'origine qui a &#233;t&#233; mis en place bien avant que la loi ne nous y contraigne. Et dans le cas d'un retour, nous faisons le maximum pour qu'il ne soit pas v&#233;cu comme un &#233;chec. Il est en effet fondamental de consid&#233;rer et d'expliquer aux personnes concern&#233;es qu'une tentative infructueuse peut &#234;tre ult&#233;rieurement suivie d'un succ&#232;s. Autre exemple : en ce moment, nous sentons tr&#232;s nettement l'inqui&#233;tude des salari&#233;s (le principal client vient de prendre des mesures de ch&#244;mage technique, ndlr).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment concilier rentabilit&#233; et management social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Daniel Lafranche&lt;/strong&gt; : C'est l'&#233;ternelle balance : nous nous affichons comme une entreprise sociale et en m&#234;me temps, il nous faut r&#233;ussir. Ainsi avons-nous mis en place un certain nombre de garde-fous notamment sur les crit&#232;res d'embauche. Pour d&#233;marrer, nous avons recours aux contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e ou &#224; l'int&#233;rim. Pour passer au CDI, il faut vraiment que la personne ait envie de rester et qu'elle ait un projet. Ici, tout le monde a pleinement conscience que nous avons un client &#224; servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s, il faut savoir comment nous allons proc&#233;der pour honorer nos contrats. Par exemple, lorsque nous avons un nouveau client, deux donn&#233;es sont extr&#234;mement importantes : la qualit&#233; et le d&#233;lai. Une des difficult&#233;s majeures est d'amener des personnes fragilis&#233;es &#224; de nouvelles t&#226;ches. Nous travaillons toujours sur une simplification du poste. Les op&#233;rations sont toutes d&#233;compos&#233;es afin de donner envie au salari&#233; de s'engager pleinement. Et nous consid&#233;rons que le changement ne doit pas &#234;tre impos&#233; mais progressif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bretagne Ateliers semble &#234;tre une entreprise tr&#232;s &#171; paternaliste &#187;. L'assistance ne va-t-elle pas trop loin ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Sophie Fabbi&lt;/strong&gt; : Je suis dans l'assistance, pas dans l'assistanat. Je ne remplis pas de dossiers &#224; la place des gens. De m&#234;me, je ne passe pas leurs appels t&#233;l&#233;phoniques. Mais les ressources humaines, c'est beaucoup de feeling et quelque part, un peu d'irrationalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Daniel Lafranche&lt;/strong&gt; : Nous avons des r&#232;gles et en premier lieu, le droit du travail. De plus, nous sommes en permanence soucieux de l'&#233;quit&#233; des d&#233;cisions prises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Sophie Fabbi&lt;/strong&gt; : Tout ce que me disent les salari&#233;s est secret mais avec leur accord, je fais parfois remonter des informations, voire des suggestions &#224; la r&#233;union du vendredi matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Daniel Lafranche&lt;/strong&gt; : Cette r&#233;union sert &#224; confronter toutes les opinions, aussi bien celles du chef d'atelier que celles de l'assistante sociale. Chacun s'exprime et c'est &#224; partir de l&#224; que les d&#233;cisions peuvent &#234;tre prises. Ce sont ces diff&#233;rents &#233;clairages qui nous apportent la bonne solution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sophie Fabbi : &#192; cette r&#233;union, chacun porte la dimension de son m&#233;tier et &#171; d&#233;fend &#187; la situation &#224; partir de son point de vue (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-rejet-des-entreprises-classiques' class='spip_in'&gt;lire les t&#233;moignages de deux travailleurs handicap&#233;s&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que ce mod&#232;le soit exportable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Daniel Lafranche&lt;/strong&gt; : Il l'est, &#224; condition que le dirigeant croit que l'homme est au c&#339;ur de l'entreprise. Le seul b&#233;mol que je mets est d'ordre capitalistique : il faut que le dirigeant soit propri&#233;taire de son entreprise. Sinon, l'&#233;quipe de direction serait dans des arbitrages difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;strong&gt;Sophie Fabbi&lt;/strong&gt; : C'est possible, mais cela me semble un peu utopique. De toutes les fa&#231;ons, ici ou ailleurs, je suis assistante sociale et c'est cela qui m'int&#233;resse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bretagne Ateliers, trente ans d'exp&#233;rience et d'innovation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Bretagne-Ateliers-trente-ans-d-experience-et-d-innovation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Bretagne-Ateliers-trente-ans-d-experience-et-d-innovation</guid>
		<dc:date>2006-03-02T08:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Travail prot&#233;g&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>787</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sous-traitante d'industriels majeurs comme Peugeot-Citro&#235;n, cette entreprise adapt&#233;e d&#233;gage un r&#233;sultat financier cons&#233;quent. Il est vrai que le management est bas&#233; sur le principe de la pyramide invers&#233;e. Mis au centre des pr&#233;occupations, l'op&#233;rateur est ici v&#233;ritablement consid&#233;r&#233; et pleinement valoris&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un effectif de 730 salari&#233;s, Bretagne Ateliers (BA) emploie pr&#232;s de 500 personnes handicap&#233;es . Hormis les handicap&#233;s mentaux lourds, cette entreprise cr&#233;&#233;e il y a trente ans, accueille des hommes et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-protege" rel="tag"&gt;Travail prot&#233;g&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-787-" rel="tag"&gt;787&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sous-traitante d'industriels majeurs comme Peugeot-Citro&#235;n, cette entreprise adapt&#233;e d&#233;gage un r&#233;sultat financier cons&#233;quent. Il est vrai que le management est bas&#233; sur le principe de la pyramide invers&#233;e. Mis au centre des pr&#233;occupations, l'op&#233;rateur est ici v&#233;ritablement consid&#233;r&#233; et pleinement valoris&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur un effectif de 730 salari&#233;s, Bretagne Ateliers (BA) emploie pr&#232;s de 500 personnes handicap&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Bretagne Ateliers - 17 rue du Champ Martin - 35772 Vern-sur-Seiche cedex. (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Hormis les handicap&#233;s mentaux lourds, cette entreprise cr&#233;&#233;e il y a trente ans, accueille des hommes et des femmes diminu&#233;s tant physiquement que mentalement ou psychologiquement. Une seule chose est &#233;tablie : la commission des droits et de l'autonomie qui vient de succ&#233;der au 1er janvier dernier &#224; la Cotorep, &#233;value l'efficience de ces travailleurs &#224; plus de 66 %&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour avoir acc&#232;s &#224; un ESAT, &#233;tablissement social d'aide par le travail qui (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; Lorsqu'une personne arrive, nous savons qu'elle est reconnue handicap&#233;e, mais je n'ai pas acc&#232;s au dossier m&#233;dical. Il reste dans le service de &#171; sant&#233; au travail &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ex-m&#233;decine du travail' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, &#224; l'occasion de la visite pr&#233;alable &#224; l'embauche, c'est le m&#233;decin qui nous donne le cahier des charges avec les sp&#233;cifications concernant l'am&#233;nagement du poste &#187;, indique Fran&#231;oise Perrier, directrice du management social depuis cinq ans. Maux de dos extr&#234;mement invalidants, pied-bot, parapl&#233;gie mais aussi l&#233;gers retards mentaux, d&#233;pressions nerveuses graves, asociabilit&#233;, etc. Toutes les sortes de difficult&#233;s sont pr&#233;sentes dans ce groupe industriel. Sans compter les 5 % de l'effectif b&#233;n&#233;ficiant d'une mesure de protection judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une organisation industrielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, fournisseur de l'industrie automobile pour plus de 80 % de ses 22 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004, Bretagne Ateliers doit faire face aux exigences de ses clients. D'ailleurs, au fil des ann&#233;es, l'entreprise a &#233;largi sa palette de m&#233;tiers. Aujourd'hui, gr&#226;ce &#224; ses six ateliers diff&#233;rents, elle a des comp&#233;tences en c&#226;blerie, m&#233;canique, assemblage de pi&#232;ces automobiles, fa&#231;onnage, montage industriel, m&#233;tallerie et enfin, transformation du caoutchouc. Et depuis 1986, BA livre en &#171; flux synchrone &#187; (juste &#224; temps) de nombreuses productions &#224; l'usine rennaise de PSA, situ&#233;e &#224; quelques centaines de m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service &#171; m&#233;thodes &#187; est &#233;videmment au c&#339;ur de cette r&#233;ussite. Avec 23 personnes &#224; la recherche-d&#233;veloppement et conception-&#233;tudes, l'organisation du travail est une fonction industrielle strat&#233;gique. &#171; Cette &#233;quipe intervient pour chaque commande. &#192; elle de d&#233;terminer et de mettre en &#339;uvre tous les moyens utiles &#224; la production : ergonomie des postes, adaptation des machines, etc. &#187;, d&#233;crit Daniel Lafranche, le directeur g&#233;n&#233;ral (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-delicat-equilibre-du-management-social-et-de-la-rentabilite' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;). Le plus souvent, les t&#226;ches sont simplifi&#233;es &#224; l'extr&#234;me. Outil &#233;galement tr&#232;s r&#233;pandu : le traqueur. Afin qu'un op&#233;rateur n'oublie pas une pi&#232;ce au cours de l'assemblage, ce lecteur de code-barres est programm&#233; pour que chaque &#233;l&#233;ment d&#233;file dans un ordre pr&#233;d&#233;fini. R&#233;sultat : &#224; la moindre erreur, la machine se bloque. &#171; &#192; la place de modes op&#233;ratoires longuement d&#233;taill&#233;s, nous sommes pass&#233;s &#224; des pictogrammes imm&#233;diatement lisibles pour l'op&#233;rateur &#187;, cite &#233;galement Daniel Lafranche. Car il ne faut pas oublier qu'en France 82 % des personnes handicap&#233;es ont un niveau scolaire inf&#233;rieur au niveau V (BEP-CAP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais toute cette organisation industrielle ne serait rien sans la politique sociale et l'accompagnement mis en place dans l'entreprise. Horaires, r&#233;mun&#233;ration, am&#233;nagement des postes, lutte contre l'illettrisme, red&#233;couverte du corps, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Primes identiques pour tout le monde&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en 2000, la direction a-t-elle conclu un accord avec les organisations syndicales afin que les travailleurs handicap&#233;s b&#233;n&#233;ficient du Smic au bout de trois ans d'anciennet&#233;. Ceux-ci b&#233;n&#233;ficient &#233;galement de la prime d'anciennet&#233;. Le d&#233;lai d'&#233;ligibilit&#233; est le m&#234;me que pour le salaire minimum avec une majoration de 1 % par an sur le salaire brut et ce, jusqu'&#224; concurrence de 15 ans. Pour autant, les n&#233;gociations ont &#233;t&#233; difficiles. D'autant que certains salari&#233;s avaient choisi l'action prud'homale individuelle pour obtenir leur d&#251;. &#171; Je comprends leur position, mais le risque &#233;tait de faire couler l'entreprise. Nous pr&#233;f&#233;rons la revendication puis la n&#233;gociation ; &#231;a &#233;vite de mettre la cl&#233; sous la porte &#187;, d&#233;fend Anne-Marie Birolini, responsable des services g&#233;n&#233;raux et d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale CFDT. Et de pr&#233;ciser : &#171; Il existe des r&#233;gimes diff&#233;rents selon que l'on soit travailleur handicap&#233; ou non. M&#234;me si c'est parfois tendu, notre objectif commun &#224; tous est d'avoir au final le moins de diff&#233;rences entre les r&#233;sultats des deux n&#233;gociations &#187;. Dans le m&#234;me esprit, les primes, qu'elles soient de fin d'ann&#233;e ou de vacances, sont les m&#234;mes pour tout le monde. Une &#233;vidence pour certains, un d&#233;tail pour d'autres mais une avanc&#233;e essentielle pour tous les travailleurs handicap&#233;s, en permanence victimes de discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Indicateur de climat social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, les moyens en personnel sont importants : ainsi, la direction des ressources humaines compte-t-elle quatorze personnes. Outre la responsable, dans ce staff, interviennent un psychologue charg&#233; du recrutement des nouveaux personnels, trois infirmi&#232;res r&#233;parties sur les six sites industriels, deux assistantes sociales dont une &#224; temps partiel et trois m&#233;decins du travail attach&#233;s &#224; l'AIMT (Association interentreprises de m&#233;decine du travail).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun dans sa sp&#233;cialit&#233; effectue son travail et participe &#224; la r&#233;union hebdomadaire du vendredi. &#171; Une fois par semaine, nous nous r&#233;unissons avec les responsables des usines et autour de la table, nous &#233;tudions les situations d&#233;licates. D&#232;s qu'un mal-&#234;tre est rep&#233;r&#233; chez un salari&#233;, nous l'&#233;voquons afin de prendre les meilleures options possibles &#187;, explique Fran&#231;oise Perrier. &#171; Nous sommes dans une entreprise o&#249; nous nous interdisons de laisser passer une fragilit&#233; et ce, qu'elle soit li&#233;e au handicap ou pas &#187;, poursuit-elle. Concr&#232;tement, cela va de la personne agressive parce que sa lev&#233;e de tutelle vient d'&#234;tre refus&#233;e &#224; celle qui r&#233;clame un v&#234;tement de travail &#224; sa taille, en passant par le red&#233;marrage d'un traitement m&#233;dical lourd d'effets secondaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, une fois par mois, Fran&#231;oise Perrier rencontre-t-elle chaque salari&#233; &#224; son poste de travail. &#171; Cela me prend environ deux jours et demi dans mon emploi du temps. Ensuite, je r&#233;dige un compte rendu de tout ce que les gens me disent et je le transmets au comit&#233; de direction ainsi qu'&#224; chaque responsable de site &#187;, indique-t-elle. Cet indicateur de climat social permet une circulation de l'information tr&#232;s rapide et qu'une situation d&#233;licate ne se transforme pas en bombe &#224; retardement. Dans le m&#234;me esprit, une fois par semaine, chaque &#233;quipe de production cesse le travail pendant une demi-heure et discute de tout ce qui ne va pas. &#171; Tout au long de la semaine, au moindre probl&#232;me, les gens notent des petits trucs et ensuite, tout cela est dit et entendu au cours de ces petites r&#233;unions &#187;. Et de compl&#233;ter : &#171; Les personnes handicap&#233;es sont souvent plac&#233;es dans une logique d'assistanat. Ici, nous faisons tout pour les aider mais il faut qu'elles s'accrochent &#187;, affirme Fran&#231;oise Perrier. D'ailleurs, m&#234;me si les d&#233;cisions sont discut&#233;es et motiv&#233;es, les proc&#233;dures disciplinaires sont &#233;galement appliqu&#233;es. &#171; Dans l'ensemble, cela fonctionne car les gens se sentent &#233;cout&#233;s et la direction dispose de nombreux clignotants d'alerte. Des sanctions peuvent &#234;tre prises mais on donne toujours une chance suppl&#233;mentaire &#187;, acquiesce Marie-Anne Birolini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, outre le fait d'avoir un emploi, les op&#233;rateurs appr&#233;cient d'&#234;tre consid&#233;r&#233;s et de se lancer dans de nouvelles aventures. En effet, depuis trois ans, a &#233;t&#233; mise en place une formation lecture-&#233;criture-d&#233;veloppement personnel. &#171; Nous avons profit&#233; du passage &#224; l'euro pour monter cet atelier. Depuis, quarante personnes y participent sur leur temps de travail &#187;, pr&#233;cise Fran&#231;oise Perrier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mieux dans son corps, mieux dans sa t&#234;te&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, l'entreprise propose des cours de gymnastique et de relaxation anim&#233;s par un kin&#233;sith&#233;rapeute. &#192; raison de trois fois par semaine, ces s&#233;ances s'adressent pour l'instant aux seuls personnels des &#233;tablissements rennais. Mais l'objectif est de les &#233;tendre &#224; tous les &#233;tablissements du groupe. &#171; De nombreuses personnes handicap&#233;es entretiennent un rapport douloureux avec leur corps. Pour elles, il est important de constater qu'elles peuvent pratiquer la gymnastique et qu'en plus, &#231;a leur fait du bien. Une trentaine de salari&#233;s assistent &#224; ces cours et de plus, le bouche &#224; oreille fonctionne &#187;, note la responsable. Prochain grand chantier de la direction des ressources humaines : la formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bretagne-ateliers.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Bretagne Ateliers&lt;/a&gt; - 17 rue du Champ Martin - 35772 Vern-sur-Seiche cedex. T&#233;l. 02 99 62 19 19&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour avoir acc&#232;s &#224; un ESAT, &#233;tablissement social d'aide par le travail qui remplace l'appellation CAT, la capacit&#233; de travail doit &#234;tre comprise entre 33 et 70 %. La valeur de r&#233;f&#233;rence &#233;tant celle d'une personne valide&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ex-m&#233;decine du travail&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s, pulsations du social</title>
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		<dc:date>2006-03-01T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>787</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s il y a pr&#232;s de dix ans, les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s (CER) doivent-ils &#234;tre per&#231;us comme des instruments actifs d'une id&#233;ologie li&#233;e &#224; la r&#233;pression ou comme des lieux d'exp&#233;rimentation &#233;ducative ? La revue Empan nous propose dans ce num&#233;ro &#171; une r&#233;flexion sur les CER, dans un climat difficile entre les tenants du &#171; nettoyage &#187; et ceux de l'&#233;ducatif. &#187; Ce dispositif des centres &#233;ducatifs renforc&#233;s, faisant suite &#224; plusieurs autres exp&#233;rimentations, de fait, repose la question du v&#233;ritable enjeu de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s il y a pr&#232;s de dix ans, les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s (CER) doivent-ils &#234;tre per&#231;us comme des instruments actifs d'une id&#233;ologie li&#233;e &#224; la r&#233;pression ou comme des lieux d'exp&#233;rimentation &#233;ducative ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La revue Empan nous propose dans ce num&#233;ro &#171; une r&#233;flexion sur les CER, dans un climat difficile entre les tenants du &#171; nettoyage &#187; et ceux de l'&#233;ducatif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif des centres &#233;ducatifs renforc&#233;s, faisant suite &#224; plusieurs autres exp&#233;rimentations, de fait, repose la question du v&#233;ritable enjeu de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. Entre t&#233;moignages de professionnels de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e directement concern&#233;s et d&#233;tours th&#233;oriques, cet ouvrage apporte un &#233;clairage et une r&#233;flexion n&#233;cessaires sur ces centres. Le rapport &#224; l'autorit&#233;, &#224; la rupture, concepts &#224; l'origine de la cr&#233;ation des CER pour &#171; rompre avec la spirale d&#233;linquancielle &#187;, sont ici expos&#233;s et illustr&#233;s de cas concrets qui nous mettent au c&#339;ur du travail de ces &#233;quipes. &#171; La contrainte reste du c&#244;t&#233; du judiciaire, mais la demande de placement doit n&#233;cessairement s'enraciner dans l'&#233;ducatif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire face &#224; la violence et &#224; la d&#233;linquance, notamment &#224; l'&#233;cole, mais &#233;galement au sein m&#234;me des CER, participer &#224; une prise en charge de jeunes adolescents dans un espace clos, exp&#233;rimenter une d&#233;localisation au Burkina Faso, enfin travailler sur la rupture comme &#171; parenth&#232;se ou comme &#233;tape d'un parcours ? &#187;, professionnaliser les &#233;quipes, sont les grands th&#232;mes abord&#233;s par les diff&#233;rents articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ponctu&#233; de citations de Fernand Deligny, ce nouveau num&#233;ro d'Empan, sans &#234;tre exhaustif sur le sujet &#8212; le pourrait-il ? &#8212; assure cependant une forte contribution &#224; l'&#233;valuation et &#224; la r&#233;flexion sur les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s, sur le travail difficile accompli par les &#233;quipes en place, sur les orientations id&#233;ologiques et les valeurs morales qui sous-tendent leur intervention professionnelle, sur le contexte et les orientations politiques, enfin sur les aspects psychiques du rapport &#224; la s&#233;paration pour ces jeunes en mal de rep&#232;res et de construction du sens de leur propre existence dans un contexte social qui leur semble peut favorable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (223 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;cole du soup&#231;on. Les d&#233;rives de la lutte contre la p&#233;dophilie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-ecole-du-soupcon-Les-derives-de-la-lutte-contre-la-pedophilie</link>
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		<dc:date>2006-03-01T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>787</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'affaire est entendue : pendant des d&#233;cennies, des enseignants ont pu se livrer sur leurs &#233;l&#232;ves &#224; des agressions sexuelles sans avoir grand-chose &#224; craindre ni de la justice, acquise &#224; l'id&#233;e de l'enfant affabulateur, ni de leur hi&#233;rarchie qui se contentait de les muter. Quand, le 26 ao&#251;t 1997, S&#233;gol&#232;ne Royal signe une circulaire minist&#233;rielle faisant injonction, sous peine de sanction, d'aviser &#171; imm&#233;diatement et directement &#187; le procureur de la R&#233;publique face &#224; toute r&#233;v&#233;lation d'un &#233;l&#232;ve, elle cherche (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'affaire est entendue : pendant des d&#233;cennies, des enseignants ont pu se livrer sur leurs &#233;l&#232;ves &#224; des agressions sexuelles sans avoir grand-chose &#224; craindre ni de la justice, acquise &#224; l'id&#233;e de l'enfant affabulateur, ni de leur hi&#233;rarchie qui se contentait de les muter. Quand, le 26 ao&#251;t 1997, S&#233;gol&#232;ne Royal signe une circulaire minist&#233;rielle faisant injonction, sous peine de sanction, d'aviser &#171; imm&#233;diatement et directement &#187; le procureur de la R&#233;publique face &#224; toute r&#233;v&#233;lation d'un &#233;l&#232;ve, elle cherche avant tout &#224; en finir avec la culture du silence et de l'omerta longtemps dominante dans l'&#201;ducation nationale. Les affaires de m&#339;urs qui ne d&#233;passaient pas jusque-l&#224; une vingtaine par an, s'envolent &#224; 175 dans l'ann&#233;e qui suit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pourrait-on penser, l'Education nationale fait le n&#233;cessaire pour prot&#233;ger les &#233;l&#232;ves et d&#233;noncer ceux qui les agressent. Malheureusement, ce n'est pas si simple que cela. Car 73 % de l'ensemble de ces affaires ont finalement fait l'objet d'un classement sans suite, d'un non-lieu ou d'une relaxe (contre une moyenne de 5 % de relaxe, tous d&#233;lits confondus). C'est que le soup&#231;on s'est install&#233;, le moindre geste devenant suspect. Personne n'est plus &#224; l'abri d'un r&#232;glement de compte ou d'une rumeur malveillante. Et certains &#233;l&#232;ves ont compris que la meilleure fa&#231;on de r&#233;gler son compte &#224; un enseignant, c'est de l'accuser d'agression sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des centaines de mini-Outreau qui ont eu lieu aux quatre coins de la France. Marie-Monique Robin nous en fait un r&#233;cit path&#233;tique et des plus hallucinants. Les adultes victimes de ces fausses all&#233;gations, en basculant dans la cat&#233;gorie infamante du p&#233;dophile, ont subi de plein fouet les d&#233;rives d'une machine judiciaire qui en est arriv&#233;e &#224; inverser la charge de la preuve et &#224; remplacer la pr&#233;somption d'innocence par la pr&#233;somption de cr&#233;dibilit&#233; de la parole de l'enfant. Jack Lang, devenu ministre de l'&#201;ducation nationale, alert&#233; par les enseignants d'&#233;ducation physique sur qui se sont mises &#224; pleuvoir des dizaines de plaintes plus fantaisistes les unes que les autres, signe alors une nouvelle circulaire en appelant les responsables hi&#233;rarchiques &#224; leur capacit&#233; de discernement (mais seulement pour les professeurs de sport).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la circulaire Royal est toujours en vigueur, le minist&#232;re ayant toujours refus&#233; d'en dresser un bilan. Nous sommes &#224; la crois&#233;e de deux d&#233;rives : faire repasser la protection de l'enfant au second plan derri&#232;re les droits &#233;l&#233;mentaires des professionnels ou continuer &#224; prendre le risque de tra&#238;ner des innocents dans une terrible &#233;preuve dont tous ne sont pas sortis vivants. Le plus inqui&#233;tant, c'est que la haute administration ait pu affirmer un moment qu'il valait mieux sacrifier neuf adultes innocents que de risquer de passer &#224; c&#244;t&#233; d'un enfant victime. La soci&#233;t&#233; face &#224; la monstruosit&#233; de la p&#233;dophilie n'a pas su &#233;viter de r&#233;agir parfois d'une mani&#232;re monstrueuse. Il est temps qu'elle redresse la barre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2006 (335 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les profs, l'&#233;cole et la sexualit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-profs-l-ecole-et-la-sexualite</link>
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		<dc:date>2006-03-01T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>787</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;glise catholique a toujours tent&#233; de r&#233;duire la sexualit&#233; en la confinant &#224; la stricte n&#233;cessit&#233; de la reproduction biologique. C'est tr&#232;s naturellement qu'elle a appliqu&#233; cette doctrine &#224; l'enseignement qu'elle a longtemps gard&#233; sous sa coupe. L'&#233;cole la&#239;que a emprunt&#233; &#224; sa rivale ces convictions : il lui fallait d&#233;montrer qu'elle pouvait &#233;duquer moralement les enfants sans le secours des religions r&#233;v&#233;l&#233;es. La seule conduite acceptable relevait du c&#233;libat, du sacrifice, de la vocation. Les enseignants (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;glise catholique a toujours tent&#233; de r&#233;duire la sexualit&#233; en la confinant &#224; la stricte n&#233;cessit&#233; de la reproduction biologique. C'est tr&#232;s naturellement qu'elle a appliqu&#233; cette doctrine &#224; l'enseignement qu'elle a longtemps gard&#233; sous sa coupe. L'&#233;cole la&#239;que a emprunt&#233; &#224; sa rivale ces convictions : il lui fallait d&#233;montrer qu'elle pouvait &#233;duquer moralement les enfants sans le secours des religions r&#233;v&#233;l&#233;es. La seule conduite acceptable relevait du c&#233;libat, du sacrifice, de la vocation. Les enseignants devaient donc &#234;tre insoup&#231;onnables dans le domaine de la moralit&#233; sexuelle. Dans les coll&#232;ges, ils se devaient d'habiter dans l'&#233;tablissement, manger &#224; la table commune et porter une longue robe professorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la troisi&#232;me R&#233;publique, on ne compte gu&#232;re plus d'un tiers d'instituteurs mari&#233;s. Si la mixit&#233; des &#233;l&#232;ves s'impose &#224; compter des ann&#233;es 50, c'est d'abord par souci d'&#233;conomie, pour regrouper les classes dans les campagnes. Mais &#171; il faudra attendre longtemps avant que les planches anatomiques sans sexe et l'&#233;corch&#233; castr&#233; disparaissent des livres et des salles de sciences naturelles &#187; (p.114). C'est difficilement et douloureusement que l'&#201;ducation nationale a rompu avec le mythe du sanctuaire prot&#233;g&#233; des influences de la soci&#233;t&#233; et s'est ouverte &#224; la question de la sexualit&#233;. R&#233;guli&#232;rement, la question fait d&#233;bat. Cela a &#233;t&#233; le cas en 1971, quand l'information sexuelle entre dans les programmes ; en 2000, quand le droit est accord&#233; aux infirmi&#232;res scolaires de donner la pilule du lendemain et la m&#234;me ann&#233;e, quand un enseignant de fran&#231;ais subit une garde &#224; vue de trois heures sur plainte de parents. Son seul tort est d'avoir propos&#233; &#224; ses &#233;l&#232;ves la lecture comment&#233;e du roman d'Agota Kristof, Grand cahier (traduit en quinze langues), qui comporte des sc&#232;nes de zoophilie et de fellation. L'ajustage entre sexualit&#233; et &#233;cole est donc encore probl&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, expliquent les auteurs, l'acte d'enseigner proc&#232;de d'un d&#233;sir de f&#233;condit&#233; spirituelle. La c&#233;l&#232;bre ma&#239;eutique socratique supposait une relation homosexuelle &#171; platonique &#187;, c'est-&#224;-dire une relation p&#233;d&#233;rastique qui n'allait pas jusqu'&#224; l'acte sexuel proprement dit. Le p&#233;dagogue moderne n'est gu&#232;re diff&#233;rent. Il se doit d'&#234;tre s&#233;duisant sans jamais &#234;tre s&#233;ducteur. Car ce que cherche le ma&#238;tre, c'est que son &#233;l&#232;ve devienne, par une s&#233;rie de renversements et de d&#233;placements, amoureux non plus de lui, mais du savoir. Chaque relation p&#233;dagogique rec&#232;le donc une part de s&#233;duction na&#239;ve ou roublarde, troublante ou cynique. Certain(e)s ont franchi le Rubicon en se livrant parfois &#224; leurs pulsions p&#233;dophiles ou en tissant aussi une relation amoureuse avec leur grand(e) &#233;l&#232;ve adolescent(e). D'autres encore ont pay&#233; de leur vie ou de leur honneur des accusations odieuses. Si s&#233;duire, c'est corrompre l'innocence, c'est d&#233;testable. Mais si s&#233;duire, c'est plaire et captiver, cela est essentiel &#224; l'art d'enseigner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2005 (350 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les paradoxes de l'&#233;galit&#233; des chances</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-paradoxes-de-l-egalite-des-chances</link>
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		<dc:date>2006-03-01T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>787</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Adopt&#233; &#224; la hussarde il y a quelques jours, le projet de loi sur l'&#233;galit&#233; des chances inqui&#232;te les associations. Certains sujets ont &#233;t&#233; &#233;clips&#233;s par les craintes suscit&#233;es par le contrat premi&#232;re embauche. Ainsi, la nouvelle agence de coh&#233;sion sociale fusionne-t-elle des outils performants, et le contrat de responsabilit&#233; parentale attaque-t-il les valeurs m&#234;mes du travail social. De probables bagarres en perspective &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 9 f&#233;vrier, la discussion autour du projet de loi sur l'&#233;galit&#233; des chances &#233;tait (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Adopt&#233; &#224; la hussarde il y a quelques jours, le projet de loi sur l'&#233;galit&#233; des chances inqui&#232;te les associations. Certains sujets ont &#233;t&#233; &#233;clips&#233;s par les craintes suscit&#233;es par le contrat premi&#232;re embauche. Ainsi, la nouvelle agence de coh&#233;sion sociale fusionne-t-elle des outils performants, et le contrat de responsabilit&#233; parentale attaque-t-il les valeurs m&#234;mes du travail social. De probables bagarres en perspective&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 9 f&#233;vrier, la discussion autour du projet de loi sur l'&#233;galit&#233; des chances &#233;tait interrompue &#224; l'Assembl&#233;e nationale, le d&#233;sormais fameux article 49-3 de la Constitution venant court-circuiter tout d&#233;bat. La veille, l'amendement phare portant cr&#233;ation du contrat premi&#232;re embauche (CPE) avait &#233;t&#233; adopt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques jours, le 7 mars, de grandes manifestations auront lieu dans le pays, appel&#233;es par les conf&#233;d&#233;rations syndicales et les mouvements &#233;tudiants. Le 7 f&#233;vrier, quelques centaines de milliers de personnes avaient d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; une pr&#233;carisation du travail cyniquement organis&#233;e : dans les entreprises de plus de vingt salari&#233;s, les jeunes de moins de 26 ans pourront d&#233;sormais &#234;tre licenci&#233;s, pendant deux ans, sans motif. Ceux qui, auparavant, avaient acc&#232;s au CDI devront passer par la case CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres volets du texte de loi &#8212; parfois &#233;clips&#233;s par ce m&#234;me CPE &#8212; alarment &#233;galement nombre de professionnels. Ils concernent l'apprentissage &#224; partir de 14 ans, les zones franches urbaines, la lutte contre les discrimination dans l'audiovisuel, le service civil volontaire ou la lutte contre les incivilit&#233;s&#8230; Un de ces volets pr&#233;voit la cr&#233;ation d'une agence de coh&#233;sion sociale et pour l'&#233;galit&#233; des chances (art. 15 et 16) plac&#233;e sous l'autorit&#233; des pr&#233;fets. Les outils existants &#8212; Fonds d'action et de soutien pour l'int&#233;gration et la lutte contre les discriminations (Fasild) et D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la Ville (DIV) &#8212; doivent &#234;tre fusionn&#233;s dans cette structure aux contours encore ind&#233;finis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quelle garantie de r&#233;ponses publiques pertinentes et efficaces va apporter une telle structure ? Ne risque-t-elle pas d'ob&#233;rer ou d'invalider les avanc&#233;es ou les acquis existants dans ces domaines, qui faisaient la plus-value d'organisations tel que le Fasild ou la DIV ? &#187;, interroge ainsi le collectif Pas de chances pour l'&#233;galit&#233;, constitu&#233; fin f&#233;vrier &#224; l'initiative de syndicats et d'associations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pas de chances pour l'&#233;galit&#233; - c/o Ligue des droits de l'homme - 138 rue (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif rappelle que ces deux organisations ont d&#233;velopp&#233; nombre d'&#233;changes et produit des connaissances sur les processus d'int&#233;gration ou la lutte contre les discriminations. Il souligne &#233;galement qu'elles ont impuls&#233; des projets innovants progressivement repris par le droit commun : parrainage, valorisation de la m&#233;moire de l'immigration, lutte contre les discriminations dans l'emploi, accompagnement &#224; la scolarit&#233;&#8230; Cette nouvelle agence ne risque-t-elle pas d'y substituer &#171; un traitement essentiellement technique et comptable des questions, l'abandon d'une r&#233;flexion transversale des probl&#233;matiques, une d&#233;clinaison territoriale &#224; la merci des pressions locales, un fonctionnement rigide sans concertation avec l'ensemble des acteurs de terrain &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le collectif Pas de chance pour l'&#233;galit&#233; entend faire la jonction avec d'autres mobilisations&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le collectif saisira de ces inqui&#233;tudes les parlementaires et les candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Des &#171; notes critiques &#187; en direction des m&#233;dias seront concoct&#233;es sur des sujets cibl&#233;s : allocations familiales, apprentissage &#224; partir de 14 ans, d&#233;finition et utilit&#233; du Fasild&#8230; R&#233;uni &#224; Paris les 20 et 27 f&#233;vrier, Pas de chance pour l'&#233;galit&#233; entend faire la jonction avec d'autres mobilisations (sur le code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile (Ceseda) ou sur la pr&#233;vention de la d&#233;linquance&#8230;). En effet, le rapport Gil-Robl&#232;s a r&#233;cemment rappel&#233; le v&#233;ritable scandale que repr&#233;sentaient la politique et les pratiques fran&#231;aises en mati&#232;re d'immigration : opacit&#233; des zones d'attente, proc&#233;dure d'asile dissuasive, enfermement ill&#233;gal des mineurs dans les zones de r&#233;tention&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le 22 mars, les travailleurs sociaux devraient &#234;tre massivement dans la rue pour refuser les tournants s&#233;curitaires actuellement adopt&#233;s en mati&#232;re de pr&#233;vention de la d&#233;linquance. D'autres points inscrits dans la loi &#8212; donc adopt&#233;s sans d&#233;bat &#8212; soul&#232;vent l'indignation des professionnels. Le contrat de responsabilit&#233; parentale, par exemple, pr&#233;voit la signature d'un certain nombre d'engagements par le ou les parents en cas d'absent&#233;isme scolaire de leur enfant. Les services &#233;ducatifs et sociaux des d&#233;partements &#233;tant charg&#233;s de son suivi, ce sont les travailleurs sociaux qui devraient d&#233;cider si sa non-application peut &#233;ventuellement entra&#238;ner la suspension &#8212; partielle ou totale &#8212; du versement des allocations familiales ! De fait, la contrainte et la sanction deviendraient outils sp&#233;cifiques de leur action&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lutte contre ce projet, l'association nationale des assistants de service social (&lt;a href=&#034;http://anas.travail-social.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Anas&lt;/a&gt;) estime que les prestations familiales en seront ipso facto transform&#233;es, devenant en quelque sorte &#171; une prime au m&#233;rite &#187;, tout en rappelant que les moyens du service social scolaire, eux, ont toujours besoin d'&#234;tre renforc&#233;s. L'Anas envisage d'interpeller chacun des pr&#233;sidents de conseil g&#233;n&#233;ral et se dit pr&#234;te &#224; appeler les travailleurs sociaux &#224; refuser l'application d'une telle mesure (le collectif Alerte avait &#233;galement pris position contre ce contrat de responsabilit&#233; parentale). Se souvient-on du mois de novembre ? Une flamb&#233;e de violence a embras&#233; de nombreux quartiers rel&#233;gu&#233;s pendant trois semaines. Le contexte d'accroissement de la pr&#233;carit&#233; et des in&#233;galit&#233;s n'y &#233;tait certainement pas pour rien&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pas de chances pour l'&#233;galit&#233; - c/o Ligue des droits de l'homme - 138 rue Marcadet - 75018 Paris. T&#233;l. 01 56 55 51 10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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