<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=398&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Jeunes exclus &#224; Paris</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Jeunes-exclus-a-Paris</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Jeunes-exclus-a-Paris</guid>
		<dc:date>2006-02-16T17:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fran&#231;ais ou &#233;trangers, mineurs ou non, les jeunes en situation de pr&#233;carit&#233; ont des demandes &#8212; d'accompagnement, d'insertion, de protection &#8212; massives et en extension. Or, les dispositifs sont largement insuffisants et les professionnels parfois &#224; bout de souffle&#8230; &#192; Paris, quelques acteurs de terrain ont fait le point sur leur r&#233;alit&#233; quotidienne, d&#233;plor&#233; l'absence de volont&#233; politique et &#233;mis quelques id&#233;es&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Initi&#233; par Georgina Dufoix en 1984, le dispositif d'h&#233;bergement d'urgence est-il en train (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ais ou &#233;trangers, mineurs ou non, les jeunes en situation de pr&#233;carit&#233; ont des demandes &#8212; d'accompagnement, d'insertion, de protection &#8212; massives et en extension. Or, les dispositifs sont largement insuffisants et les professionnels parfois &#224; bout de souffle&#8230; &#192; Paris, quelques acteurs de terrain ont fait le point sur leur r&#233;alit&#233; quotidienne, d&#233;plor&#233; l'absence de volont&#233; politique et &#233;mis quelques id&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233; par Georgina Dufoix en 1984, le dispositif d'h&#233;bergement d'urgence est-il en train d'exploser &#224; Paris et en Ile-de-France ? En tout cas les besoins ne cessent de s'accro&#238;tre. Une &#233;tude r&#233;cente du num&#233;ro d'urgence 115 a ainsi montr&#233; que 50 000 demandes d'urgence &#233;taient rest&#233;es insatisfaites pour la seule ann&#233;e 2003. La direction de l'action sociale, de l'enfance et de la sant&#233; (Dases) avait r&#233;uni en septembre 2005 une conf&#233;rence sur le sujet, avec quatre acteurs de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs t&#233;moignages vont s'&#233;grener. La petite &#233;quipe d'Urgence jeunes &#8212; 3 &#233;quivalents temps plein de travailleurs sociaux et une psychologue &#8212; accueille les jeunes de moins de vingt ans, via un dispositif d'h&#233;bergement &#233;clat&#233; (studios, chambres d'h&#244;tel) et constate que les perspectives en termes de relogement sont &lt;i&gt;&#171; quasi nulles &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la responsable d'une permanence d'accueil du quartier de Belleville, Claude-Annick Caf&#233;, ils sont plus de deux mille jeunes (18 &#8211; 28 ans) &#224; &#234;tre pass&#233;s en 2004 par sa petite structure pour un accompagnement social (d'ailleurs non sectoris&#233;), entra&#238;nant 12 000 interventions ou d&#233;marches. Pour l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, 500 000 e de prestations avaient &#233;t&#233; vers&#233;es. Quelques constatations : fr&#233;quence r&#233;currente de situations d'illettrisme, moyenne d'&#226;ge de la fr&#233;quentation en baisse (22 ans, la plupart c&#233;libataires)&#8230; Mais aussi exigences grandissantes de ces publics, impuissance des travailleurs sociaux, allongement des suivis, inad&#233;quation entre offre de formation et capacit&#233;s de ces jeunes, d&#233;gradation physique et psychique, augmentation des violences (entra&#238;nant de plus en plus fr&#233;quemment la pr&#233;sence de vigiles dans les structures sociales)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous restons encore et encore dans la pr&#233;carit&#233;, y compris celle des intervenants &#187;&lt;/i&gt;, insiste la directrice de l'association Le c&#339;ur des haltes, Danielle Huegues, qui distinguera trois profils d'utilisateurs. D'une part, les jeunes errants &lt;i&gt;&#171; anti-soci&#233;t&#233;, en bandes, mais pas dans la violence &#187;&lt;/i&gt; que l'association rencontre r&#233;guli&#232;rement aupr&#232;s des gares et &#224; qui elle &lt;i&gt;&#171; se garde bien de poser quelque question que ce soit &#187;&lt;/i&gt;. Ils peuvent b&#233;n&#233;ficier d'un accueil qui parfois d&#233;bouche sur une relation plus &#233;ducative. D'autre part, des jeunes ayant connu l'ensemble des dispositifs, des &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s, dont 90 % connaissent d&#233;j&#224; la prison, &lt;i&gt;&#171; tous en rade physiquement et psychologiquement &#187;&lt;/i&gt; : la r&#233;ponse, l&#224;, est l'accueil inconditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour 2004, plus de&#8230; 50 000 jeunes de moins de 25 ans, sans domicile fixe, ont ainsi &#233;t&#233; re&#231;us dans les trois lieux de l'association (qui dispose &#233;galement de places d'h&#244;tel, 15 toute l'ann&#233;e et 25 en hiver). Enfin, derni&#232;re cat&#233;gorie, les jeunes Africains ne ma&#238;trisant pas ou plus la langue fran&#231;aise malgr&#233; leur statut de Fran&#231;ais porteurs de la carte nationale d'identit&#233; (le retour au pays leur a le plus souvent fait perdre leurs rudiments) : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes d&#233;bord&#233;s par cette population, envoy&#233;e par les missions locales comme par l'ANPE ; le CIVIS (contrat d'insertion des jeunes dans la vie sociale) n'est absolument pas fait pour ces jeunes &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Danielle Huegues en d&#233;non&#231;ant l'absence de volont&#233; politique devant l'augmentation d'ann&#233;e en ann&#233;e du ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe, l&#224;, est pluridisciplinaire &#8212; psychologues, travailleurs sociaux, agents d'accueil et m&#233;decins &#8212; mais non hi&#233;rarchis&#233;e. Les probl&#232;mes d'interruption de grossesse, d'abandons, de signalements, de placements d'enfants n&#233;s dans la rue sont si pr&#233;gnants que l'association pr&#233;conise la cr&#233;ation de &#171; maisons de naissance pour jeunes couples &#187;. Ici, des ateliers sur l'image, la linguistique, le scolaire (des militaires de carri&#232;re viennent faire du soutien scolaire) aident un tant soit peu &#224; la reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'association Hors la rue, ex-Parada rep&#232;re les mineurs roumains &#8212; souvent instrumentalis&#233;s par des &lt;i&gt;&#171; adultes malveillants &#187;&lt;/i&gt; &#8212;, tente de p&#233;n&#233;trer les squats o&#249; ils vivent, d'intervenir sur les probl&#233;matiques (dont la prostitution en grande part), les aide lorsqu'ils le peuvent, &#224; renouer des contacts avec les familles rest&#233;es au pays&#8230; Depuis la mise en place il y a trois ans &#224; peine du dispositif dit Versini, 230 mineurs seraient sortis durablement de la rue avec cette association. Mais le nombre de jeunes rencontr&#233;s ne cesse, l&#224; aussi, d'augmenter&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les mirages de la soci&#233;t&#233; de consommation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-mirages-de-la-societe-de-consommation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-mirages-de-la-societe-de-consommation</guid>
		<dc:date>2006-02-16T17:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Difficile de pr&#233;venir l'&#233;migration de jeunes Roumains quand ce sont leurs propres parents qui les incitent au d&#233;part. Des op&#233;rations de partenariat se multiplient entre la Roumanie et la France pour alerter sur les risques encourus. &lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart des jeunes Roumains qui arrivent en France viennent du d&#233;partement de Satu Mare et plus particuli&#232;rement du pays d'Oas, r&#233;gion de Negresti, une grosse commune autour de laquelle gravitent de nombreux villages, tous plus pauvres les uns que les autres. Cette (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Difficile de pr&#233;venir l'&#233;migration de jeunes Roumains quand ce sont leurs propres parents qui les incitent au d&#233;part. Des op&#233;rations de partenariat se multiplient entre la Roumanie et la France pour alerter sur les risques encourus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La plupart des jeunes Roumains qui arrivent en France viennent du d&#233;partement de Satu Mare et plus particuli&#232;rement du pays d'Oas, r&#233;gion de Negresti, une grosse commune autour de laquelle gravitent de nombreux villages, tous plus pauvres les uns que les autres. Cette r&#233;gion au nord-ouest du pays est particuli&#232;rement d&#233;favoris&#233;e et de tout temps, explique Olivier Peyroux, directeur adjoint &#224; Hors la rue qui conna&#238;t bien la r&#233;gion, il a &#233;t&#233; de tradition de passer du village &#224; la ville, d'une r&#233;gion agricole &#224; une r&#233;gion industrialis&#233;e, de la Roumanie au pays frontalier&#8230;. La situation &#233;conomique &#8212; au pays d'Oas comme dans l'ensemble de la Roumanie &#8212; continue &#224; se d&#233;grader et, pour certains, les conditions mat&#233;rielles sont encore plus difficiles que sous la dictature. Les produits alimentaires ont connu des hausses telles que de nombreuses familles ne peuvent se nourrir convenablement ; les salaires demeurent tr&#232;s faibles et surtout, la corruption continue &#224; r&#233;gner en ma&#238;tre. Signe que la Roumanie est encore loin de voir ses efforts suivis d'effets : les abandons d'enfants, loin de cesser, sont en augmentation : on compte environ 9000 abandons d'enfants par an, soit 1,5 % des naissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces consid&#233;rations &#233;conomiques il faut ajouter la &#171; culture &#187; de quelques villages, grands pourvoyeurs d'enfants &#8211; et d'adultes &#8211; &#224; la migration. Dans ces petites communes, une &#233;mulation malsaine se joue, &#224; qui aura la plus belle maison, la plus grosse voiture&#8230; La soci&#233;t&#233; de consommation et la tradition locale entra&#238;nent des familles &#224; sacrifier certains de leurs membres &#8212; y compris les enfants &#8212; pour acc&#233;der aux preuves d'une r&#233;ussite que la vie quotidienne d&#233;ment cruellement. Enfin &#8212; et il ne s'agit ni de g&#233;n&#233;raliser, ni de stigmatiser &#8212; les rapports parents- enfants sont souvent rudes, voire violents. Dans les campagnes, les enfants sont mis tr&#232;s jeunes aux travaux des champs, au d&#233;triment parfois de la scolarit&#233; ; l'alcoolisme aidant, certains vivent des situations de maltraitance auxquelles ils cherchent &#224; &#233;chapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, partir tenter sa chance hors les fronti&#232;res peut sembler une bonne solution, d'autant que les parents les y encouragent parfois, voyant l&#224; un moyen d'am&#233;liorer leurs conditions. Les travailleurs sociaux roumains t&#233;moignent de cet &#233;tat de choses, telle la psychologue de l'association Alternative sociale pour qui &#171; les jeunes qui partent &#224; l'&#233;tranger fuient souvent leur famille &#187;. Une autre responsable d'ONG va plus loin : &#171; Le travail des enfants, c'est presque une tradition en Roumanie. Ici ou &#224; l'&#233;tranger, pour certains parents, c'est pareil pourvu que &#231;a rapporte &#187; et une troisi&#232;me n'h&#233;site pas &#224; conclure que &#171; les r&#233;seaux familiaux pr&#233;parent souvent le terrain &#224; des r&#233;seaux plus durs &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Tir&#233; d'un article du Monde en date du 5 mai 2005' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fuir la mis&#232;re et la maltraitance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, les indicateurs semblent montrer une l&#233;g&#232;re diminution du nombre des enfants et adolescents roumains qui quittent leur pays. Mais les &#233;tudes sont peu fiables, les statistiques ne prenant en compte que la partie visible du ph&#233;nom&#232;ne. &#192; Hors la rue, le directeur, Beno&#238;t Auzou, remarque au contraire que de nouveaux venus ont rejoint les jeunes d'Oas : des jeunes issus de Valachie, de la r&#233;gion de Timisoara&#8230; Des conditions &#233;conomiques difficiles, des familles souvent carenc&#233;es, des &#233;coles discr&#233;dit&#233;es &#8211; pourquoi faire des &#233;tudes alors que les professions &#171; intellectuelles &#187; sont si mal pay&#233;es ? &#8211; et comme un peu partout dans les campagnes, l'envie d'&#233;chapper &#224; la condition paysanne&#8230; tout cela constitue le terreau sur lequel grandissent des enfants facilement abus&#233;s par les t&#233;moignages mensongers de leurs a&#238;n&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que leur d&#233;part soit volontaire, encourag&#233; par la famille ou pris en main par un r&#233;seau, les jeunes Roumains suivent de pr&#232;s les facilit&#233;s offertes par les pays de destination. La fin des horodateurs &#224; Paris ainsi que le renforcement de la r&#233;pression polici&#232;re ont dissuad&#233; certains de choisir la France et actuellement, l'Italie &#8211; o&#249; vit une forte communaut&#233; &#8212;, l'Espagne, l'Allemagne ou Isra&#235;l ont la pr&#233;f&#233;rence. Aujourd'hui, dans de petits villages du pays d'Oas, des familles s'enorgueillissent de leur belle maison, de leur grosse voiture et de leur poste de t&#233;l&#233;vision sur lequel d&#233;filent les images d'une autre Europe, pleine de richesses et d'opportunit&#233;s. Aujourd'hui, il suffit &#224; un Roumain d'avoir un passeport, 500 euros en poche et un billet de car aller-retour pour rejoindre l'Eldorado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail de collaboration entre la France et la Roumanie tend &#224; pr&#233;venir ces exils et la FRCCF (Fondation roumaine pour les enfants, la communaut&#233; et la famille) intervient par des affiches et des d&#233;pliants mettant en garde les candidats au d&#233;part : &#171; Pays &#233;tranger&#8230; pays de r&#234;ve ou pays de cauchemar ? &#187; peut-on lire sous l'image d'un enfant manifestement abandonn&#233;, assis &#224; m&#234;me le sol d'un squat. &#192; la fa&#231;on d'une bande dessin&#233;e, le parcours du jeune migrant est d&#233;roul&#233; : ses r&#234;ves &#171; la France est un paradis &#187;, son d&#233;part en car, la confrontation &#224; la r&#233;alit&#233; et au danger. Vient alors le recours &#224; un service social, l'accueil dans un foyer et enfin le retour en Roumanie aupr&#232;s de la famille, image id&#233;alis&#233;e o&#249; des parents souriants retrouvent avec soulagement le fils prodigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Hors la rue sait que les communes les plus touch&#233;es par le ph&#233;nom&#232;ne migratoire sont tr&#232;s r&#233;ticentes &#224; toute action de pr&#233;vention et que le sujet est quasiment tabou. Aussi, en association avec la FRCCF, a-t-elle cibl&#233; quatre communes pour tenter de rassembler les populations autour d'une proposition artistique, un spectacle de cirque &#224; l'issue duquel &#233;ducateurs fran&#231;ais et roumains pourront faire passer le message &#8211; les risques encourus en France par les jeunes &#8211; et pr&#233;senter les alternatives locales. Une exp&#233;rimentation a eu lieu en juin dernier. Les r&#233;sultats ne sont pas forc&#233;ment encore visibles mais cette sensibilisation a permis &#224; la FRCCF d'affirmer sa position.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'exemple de ce partenariat, d'autres se cr&#233;ent : ainsi, en mai 2005 un engagement de protocole de travail en commun &#233;tait sign&#233; entre le tribunal pour enfants de Satu Mare et le d&#233;partement de la Seine-Saint-Denis. Le repr&#233;sentant roumain Stefan Szabo, reconnaissant que le d&#233;partement de Satu Mare &#233;tait &#171; le premier fournisseur d'&#233;migrants vers la France &#187; constatait, sans que l'on sache si son discours devait &#234;tre pris au premier ou second degr&#233; : &#171; les enfants sont attir&#233;s par l'accueil chaleureux que vous leur r&#233;servez et il est difficile de les convaincre de ne pas partir. Nous pouvons travailler pour am&#233;liorer la situation des enfants mais nous ne pouvons pas prot&#233;ger toutes les populations candidates au d&#233;part &#187;, esp&#233;rant que &#171; le d&#233;veloppement &#233;conomique de la Roumanie et son entr&#233;e prochaine dans l'Europe permettront &#224; ceux qui sont partis de revenir et emp&#234;cheront de nouvelles h&#233;morragies. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Duras&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tir&#233; d'un article du Monde en date du 5 mai 2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fanny Bordeianu, &#233;ducatrice sans fronti&#232;res</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Fanny-Bordeianu-educatrice-sans-frontieres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Fanny-Bordeianu-educatrice-sans-frontieres</guid>
		<dc:date>2006-02-16T16:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui &#233;ducatrice polyvalente dans l'association Hors la rue, cette Franco-Roumaine met sa double appartenance au profit des enfants des rues, qu'ils vivent en Roumanie ou en France. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ainsi qu'apr&#232;s des &#233;tudes de musicologie puis de sciences de l'&#233;ducation, elle quitte Rennes pour la Bosnie, dans le cadre de l'association ENOA (European network of animation) qui utilise l'animation pour entrer en contact avec des populations en grande difficult&#233;. Tel est le cas des r&#233;fugi&#233;s qu'elle d&#233;couvre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui &#233;ducatrice polyvalente dans l'association Hors la rue, cette Franco-Roumaine met sa double appartenance au profit des enfants des rues, qu'ils vivent en Roumanie ou en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est ainsi qu'apr&#232;s des &#233;tudes de musicologie puis de sciences de l'&#233;ducation, elle quitte Rennes pour la Bosnie, dans le cadre de l'association ENOA (European network of animation) qui utilise l'animation pour entrer en contact avec des populations en grande difficult&#233;. Tel est le cas des r&#233;fugi&#233;s qu'elle d&#233;couvre en 2001 dans un camp oubli&#233; de tous depuis huit ans. La situation est pourrie et les gens ont baiss&#233; les bras. Elle y demeure six mois, comme b&#233;n&#233;vole et peut &#233;tudier in situ les relations entre animation et &#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenue en France, elle d&#233;cide de profiter du temps de relative libert&#233; que lui permet la pr&#233;paration de sa ma&#238;trise pour retourner en Roumanie. Toujours b&#233;n&#233;volement, elle s'inscrit dans un programme de r&#233;insertion professionnelle pour les jeunes marginaux et, la nuit, participe &#224; Caravana, une maraude bucarestoise. L&#224;, elle est confront&#233;e aux enfants non pas &#171; des rues &#187; mais &#171; des canalisations &#187;, tous ces gamins qui survivent au froid et &#224; la faim par la violence, la mendicit&#233; et la drogue. Le but de ces maraudes est de les attirer vers les centres de jour o&#249; une prise en charge pourra &#234;tre amorc&#233;e. La plupart d'entre eux ont fui les &#171; casa des copii &#187;, les &#171; maisons d'enfants &#187; qui ont pouss&#233; dans tout le pays sous Ceauscescu, sans moyens ni personnel qualifi&#233; et o&#249; les carences le disputent &#224; la maltraitance. Malgr&#233; un programme de r&#233;habilitation au profit de petites unit&#233;s et l'aide d'ONG, ces maisons continuent aujourd'hui encore &#224; livrer &#224; la rue des centaines d'enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse des jeunes Roumains que l'on trouve en Europe, ceux-l&#224; n'ont pas de projet migratoire ou de projet tout court. Ils fuient sans esp&#233;rer grand-chose et sont tr&#232;s vite rattrap&#233;s par les probl&#232;mes de survie. La population roumaine a tendance &#224; les consid&#233;rer comme des malades, des parasites &#8211; tant d'ann&#233;es d'une terrifiante dictature ont laiss&#233; des traces &#8211; et ils ne peuvent gu&#232;re attendre d'autre soutien que celui de quelques rares associations. Pendant ce s&#233;jour, Fanny est amen&#233;e &#224; c&#244;toyer les travailleurs sociaux : ceux qui travaillent en institution et demeurent &#171; format&#233;s &#187; et ceux, plus jeunes, mieux form&#233;s, qui ont choisi les associations et ont une d&#233;marche plus politique, plus ouverte, ancr&#233;e dans la volont&#233; d'amener les Roumains &#224; traiter eux-m&#234;mes leurs probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de six mois, la jeune femme est oblig&#233;e de revenir en France : elle n'a plus d'argent et doit soutenir son m&#233;moire. L'argent, elle l'a gagn&#233; durement pendant ses &#233;tudes, en usine, &#224; faire des joints de voiture. Il n'a jamais &#233;t&#233; le moteur de ses choix et lorsque, de retour &#224; Rennes, elle se voit proposer de rejoindre l'&#233;quipe de Parada France, elle fait ses bagages, direction Paris. &#192; raison de semaines de 40 &#224; 50 heures, elle accompagne, toujours b&#233;n&#233;volement, ces enfants dont elle parle la langue et conna&#238;t la culture. Il lui faudra attendre plusieurs mois pour que l'association trouve des financements et lui propose une reconnaissance financi&#232;re et un contrat. Aujourd'hui, &#224; Hors la rue, elle exerce comme &#233;ducatrice polyvalente et va demander une validation d'acquis. Cela ne devrait pas poser probl&#232;me !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le signalement des mineurs &#233;trangers</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-signalement-des-mineurs-etrangers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-signalement-des-mineurs-etrangers</guid>
		<dc:date>2006-02-16T16:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claire Jouanneau, chef de service &#224; Hors la rue, consid&#232;re qu'il faut distinguer le &#171; danger av&#233;r&#233; &#187; du &#171; danger potentiel &#187; et prendre le temps de r&#233;unir les &#233;l&#233;ments qui l&#233;gitimeront le signalement et permettront que la mesure de placement profite au jeune. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#171; danger av&#233;r&#233; &#187; r&#233;sulte des conditions de vie que rencontrent les mineurs &#233;trangers isol&#233;s vivant clandestinement sur le territoire fran&#231;ais, insalubrit&#233; des lieux d'habitation, cohabitation avec des adultes n'ayant pas vocation &#224; s'occuper d'eux, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Claire Jouanneau, chef de service &#224; Hors la rue, consid&#232;re qu'il faut distinguer le &#171; danger av&#233;r&#233; &#187; du &#171; danger potentiel &#187; et prendre le temps de r&#233;unir les &#233;l&#233;ments qui l&#233;gitimeront le signalement et permettront que la mesure de placement profite au jeune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; danger av&#233;r&#233; &#187; r&#233;sulte des conditions de vie que rencontrent les mineurs &#233;trangers isol&#233;s vivant clandestinement sur le territoire fran&#231;ais, insalubrit&#233; des lieux d'habitation, cohabitation avec des adultes n'ayant pas vocation &#224; s'occuper d'eux, pressions de ces adultes et obligation d'effectuer des activit&#233;s ill&#233;gales plus ou moins d&#233;lictueuses. La sant&#233;, la moralit&#233; et la s&#233;curit&#233; du mineur sont bien, dans ces cas, gravement compromises. Pour ce type de danger, le signalement est adress&#233; au Parquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; danger potentiel &#187; r&#233;pond &#224; des crit&#232;res plus subjectifs o&#249; la personnalit&#233; du jeune est prise en compte et o&#249; la v&#233;racit&#233; de son r&#233;cit demande &#224; &#234;tre v&#233;rifi&#233;e. Dans ces cas, le signalement est adress&#233; &#224; l'ASE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mineurs de moins de dix-sept ans sont syst&#233;matiquement consid&#233;r&#233;s comme en &#171; danger av&#233;r&#233; &#187; et sont signal&#233;s. Toutefois, pour eux comme pour les plus vieux, il peut y avoir un d&#233;lai plus ou moins important entre la premi&#232;re rencontre et le signalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut tenir au fait que le jeune n'a pas de demande quant &#224; une prise en charge par le droit commun. L'exp&#233;rience a prouv&#233; que, dans ces conditions, un placement &#233;tait vou&#233; rapidement &#224; l'&#233;chec. Le travail des &#233;ducateurs consiste &#224; maintenir le lien jusqu'&#224; ce que, pour une raison ou une autre, un d&#233;sir, un besoin, un projet &#233;mergent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il peut y avoir &#233;galement doute quant &#224; l'authenticit&#233; de l'histoire pr&#233;sent&#233;e. Certains r&#233;cits semblent trop bien ficel&#233;s pour &#234;tre vrais. Le temps permet d'y voir un peu plus clair, car remarque Claire Jouanneau : &#171; Il ne nous semble souhaitable, ni pour le jeune de fonctionner &#224; partir d'un tissu de mensonges qui t&#244;t ou tard finiront par ressortir, ni pour notre association d'&#234;tre v&#233;cue par la communaut&#233; clandestine roumaine et par les institutions fran&#231;aises comme une &#171; pourvoyeuse &#187; de mineurs migrants. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, certains jeunes sont trop marginalis&#233;s pour qu'une mesure &#233;ducative ait un sens. L&#224; encore, laisser la porte ouverte est le seul moyen pour que le temps et la confiance fassent leur &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;lais de convocation par le tribunal ou de prise en charge effective par l'ASE s'av&#232;rent &#233;galement &#234;tre plus ou moins longs. Les places d'urgence vont pr&#233;f&#233;rentiellement aux mineurs non clandestins et certains jeunes peuvent rester plusieurs jours sans solution. L'ASE r&#233;pugne &#224; envoyer les plus jeunes &#224; l'h&#244;tel mais c'est parfois la seule r&#233;ponse possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hors la rue continue &#224; s'occuper des jeunes apr&#232;s que le signalement a &#233;t&#233; fait et une solution d'h&#233;bergement trouv&#233;e. La scolarisation pose souvent probl&#232;me et en attendant qu'une orientation ad&#233;quate soit mise en &#339;uvre, les jeunes peuvent trouver &#224; l'association des cours de fran&#231;ais, une aide dans leur langue maternelle et l'&#233;quipe, de son c&#244;t&#233;, peut poursuivre le travail d'&#233;valuation de la situation familiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment sortir des jeunes Roumains de la rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-sortir-des-jeunes-Roumains-de-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-sortir-des-jeunes-Roumains-de-la-rue</guid>
		<dc:date>2006-02-16T16:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils se sont rendus c&#233;l&#232;bres en pillant les horodateurs &#224; Paris. Ils viennent pour la plupart d'une des r&#233;gions les plus pauvres de la Roumanie et d&#233;couvrent que la France de leurs r&#234;ves peut vite devenir un cauchemar. Ces enfants qui vivent dans la rue et dorment dans des squats sordides sont des enfants en danger avant d'&#234;tre des d&#233;linquants et des &#233;trangers. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'association Hors la rue va &#224; leur rencontre pour leur proposer un autre avenir. Elle propose des cours, un repas, une simple rencontre ou (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils se sont rendus c&#233;l&#232;bres en pillant les horodateurs &#224; Paris. Ils viennent pour la plupart d'une des r&#233;gions les plus pauvres de la Roumanie et d&#233;couvrent que la France de leurs r&#234;ves peut vite devenir un cauchemar. Ces enfants qui vivent dans la rue et dorment dans des squats sordides sont des enfants en danger avant d'&#234;tre des d&#233;linquants et des &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Hors la rue va &#224; leur rencontre pour leur proposer un autre avenir. Elle propose des cours, un repas, une simple rencontre ou des activit&#233;s culturelles et sportives : il faut beaucoup de temps pour gagner la confiance de ces petits errants. Une fois le lien &#233;tabli, les &#233;ducateurs tentent de garder le contact, quitte &#224; aller parfois dans les squats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes sortis ensemble du m&#233;tro et je les rattrape juste &#224; hauteur de la porte du centre d'accueil : deux jeunes gar&#231;ons, habill&#233;s comme ils le sont tous &#224; cet &#226;ge, et qui discutent joyeusement. Le plus mince s'efface pour me laisser entrer mais son compagnon continue sa route et r&#233;appara&#238;t quelques minutes plus tard. Ana Maria David est &#224; l'accueil et salue par leurs pr&#233;noms les arrivants. Le &#171; nouveau &#187; dit s'appeler Rudolf&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les pr&#233;noms des jeunes ont &#233;t&#233; chang&#233;s' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et, bizarrement, semble ne pas conna&#238;tre Andre&#239; avec lequel, pourtant, il est venu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les jeunes et les &#233;ducateurs prennent possession des lieux, Ana Maria m'explique qu'elle est arriv&#233;e de Roumanie il y a deux ans pour poursuivre ses &#233;tudes universitaires : elle a d'abord travaill&#233; b&#233;n&#233;volement &#224; l'association puis a &#233;t&#233; embauch&#233;e au poste de secr&#233;taire-comptable. Elle assure &#233;galement &#8212; et encore b&#233;n&#233;volement ! &#8212; les cours de fran&#231;ais et, comme je la f&#233;licite de sa ma&#238;trise de la langue et de son l&#233;ger accent, elle me dit qu'elle pr&#233;f&#233;rerait ne pas en avoir du tout et &#233;viter ainsi les questions sur son origine. &#171; Quand je dis que je suis Roumaine, assure-t-elle, les gens se m&#233;fient. Nous n'avons pas une tr&#232;s bonne image&#8230; &#187; La faute en revient sans-doute en partie &#224; ces gamins qui, depuis quelques ann&#233;es, passent les fronti&#232;res et ne tardent pas &#224; tomber dans la d&#233;linquance ou du moins la marginalit&#233;. L'association Hors la rue&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Hors la rue - 7/9 rue de Domr&#233;my 75013 Paris. T&#233;l 01 42 96 85 17 Historique (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est l&#224; pour eux, pour les aider &#224; quitter les h&#233;bergements de fortune, les soustraire aux dangers de la rue et les convaincre d'int&#233;grer les dispositifs de protection de l'enfance. Sans pr&#233;sager pour autant de leur avenir sur le sol fran&#231;ais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 10 heures et les jeunes sont maintenant install&#233;s dans la grande pi&#232;ce qui, tout &#224; l'heure, fera office de salle &#224; manger. Ils sont quatre gar&#231;ons, rejoints un peu plus tard par deux filles &#8212; deux s&#339;urs &#8212; Mariana et Simona, 16 et 17 ans. Il y a l&#224; Bogdan, 17 ans, qui se d&#233;brouille d&#233;j&#224; bien en fran&#231;ais ; Andre&#239;, 14 ans, l'&#339;il rieur ; Alexandru, 14 ans &#233;galement, qui a du mal &#224; suivre et le &#171; nouveau &#187;, Rudolf, costaud, h&#226;l&#233; &#8212; &#171; un petit paysan &#187; &#8212; et qui, pour son premier cours, est totalement d&#233;pass&#233;, lui qui de toute &#233;vidence a &#233;t&#233; peu scolaris&#233; et ne sait pas distinguer consonnes et voyelles. Les autres sont &#224; des niveaux diff&#233;rents : les filles et Bogdan ma&#238;trisent d&#233;j&#224; bien le vocabulaire et n'h&#233;sitent pas &#224; faire des phrases tandis que les deux plus jeunes suivent avec un certain d&#233;tachement les explications d'Ana Maria. Le cours se termine sur quelques exercices de maths, un cours qui n'a pas vocation &#224; remplacer l'&#233;cole, la plupart des jeunes &#233;tant d'ailleurs en attente de scolarisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simona et Mariana sont depuis deux jours dans un service d'accueil d'urgence et vont &#234;tre h&#233;berg&#233;es &#224; l'h&#244;tel ; Bogdan a int&#233;gr&#233; depuis quelque temps un foyer. Andre&#239; et Alexandru restent discrets quant &#224; l'endroit o&#249; ils vivent mais les &#233;ducateurs en ont une id&#233;e assez pr&#233;cise et subodorent que Rudolf a rejoint le squat d'Andre&#239; &#8211; ils ont vite su qu'ils &#233;taient arriv&#233;s ensemble &#8211; et est, comme lui et quelques autres, sous la &#171; protection &#187; d'une certaine madame M. Ils ne savent trop quel r&#244;le joue cette Roumaine : cherche-t-elle &#224; aider ces adolescents ou participe-t-elle au fonctionnement du r&#233;seau ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Etablir une relation de confiance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car pour l'association, il est indispensable de pouvoir &#234;tre rep&#233;r&#233;e comme lieu-ressources pour les jeunes sans pour autant se faire instrumentaliser et devenir maillon d'une cha&#238;ne Roumanie-ASE. Cette question de la possible perversion de son r&#244;le est d'autant plus importante qu'elle met toute son &#233;nergie &#224; convaincre ses interlocuteurs &#8211; justice et ASE en particulier &#8211; de l'importance de traiter ces jeunes Roumains non pas comme des d&#233;linquants ou des &#171; clandestins &#187; mais, avant tout, comme des mineurs en danger. Qu'ils soient venus de gr&#233; ou de force, leur mission est de &#171; faire de l'argent &#187; : certains remplissent cette mission en travaillant ; d'autres, trop nombreux, doivent se r&#233;soudre &#224; des actes les mettant plus ou moins en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus facilement abordables sont justement ceux dont la mission est relativement floue, qui ne sont pas forc&#233;ment mandat&#233;s pour gagner vite le plus d'argent possible mais qui ont le d&#233;sir, comme le dit Claire Jouanneau, la chef de service &#171; de se faire un avenir &#187;. Ceux-l&#224; sont assez rapidement pris en charge, signal&#233;s et confi&#233;s &#224; l'ASE (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-signalement-des-mineurs-etrangers' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;). Il faut toutefois distinguer les jeunes vraiment isol&#233;s de ceux qui sont d'&#233;vidence sous la &#171; protection &#187; d'un adulte ou du moins d'un a&#238;n&#233;. Ceux-l&#224; sont accueillis au centre mais le signalement n'est pas syst&#233;matique et ne se fera peut-&#234;tre jamais si la notion de danger n'est pas av&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il y a lieu d'&#233;tablir une relation de confiance avec eux et proposer une alternative &#224; leur marginalisation. L'alternative doit &#234;tre suffisamment convaincante pour contrebalancer la libert&#233; de la rue, l'argent facile mais aussi la pression, voire les menaces des adultes mandataires. Les modifications de la l&#233;gislation ont r&#233;duit les possibilit&#233;s de r&#233;gularisation &#224; la majorit&#233; pour les adolescents arriv&#233;s en France &#224; quinze ans r&#233;volus, ce qui rend encore plus difficile le travail des intervenants. Dans ces cas-l&#224;, il faut travailler sur le moyen terme : une protection, des possibilit&#233;s de formation&#8230;. Il y a aussi les Roms vivant le plus souvent en famille plus ou moins &#233;largie (oncles, cousins, voisins&#8230;) mais qui r&#233;pondent rarement aux premi&#232;res sollicitations et n&#233;cessitent un travail sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes actuellement suivis &#224; Hors la rue sont pour la plupart en demande de foyers ou s'y trouvent d&#233;j&#224; mais continuent &#224; fr&#233;quenter le centre. Ils sont en attente de scolarisation et peuvent ainsi suivre les cours de fran&#231;ais et participer aux activit&#233;s collectives. Certains, d&#233;j&#224; scolaris&#233;s &#8212; comme Lavinia qui arrive &#224; midi pour partager le d&#233;jeuner &#8212; ont simplement envie de retrouver les &#233;ducateurs et leurs jeunes compatriotes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que Bogdan s'occupe avec une &#233;ducatrice de la pr&#233;paration du repas et que les autres se retrouvent dans la salle d'activit&#233;, Fanny Bordeianu (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Fanny-Bordeianu-educatrice-sans-frontieres' class='spip_in'&gt;lire son portrait&lt;/a&gt;) et Manuela Neagu, deux &#233;ducatrices roumanophones, re&#231;oivent Rudolf pour un premier entretien. Son histoire est assez semblable &#224; celle de la majorit&#233; des jeunes Roumains qui tentent l'aventure : il vient de &lt;a href='https://www.lien-social.com/Les-mirages-de-la-societe-de-consommation' class='spip_in'&gt;Satu Mare&lt;/a&gt;, ne s'entendait pas avec ses parents &#8212; alcooliques et violents &#8212; n'avait pas la possibilit&#233; de poursuivre sa scolarit&#233; dans sa r&#233;gion et esp&#233;rait trouver du travail en France&#8230; Il dit &#234;tre arriv&#233; depuis trois semaines, ne conna&#238;tre personne et vivre dans la rue, ce que ses interlocutrices mettent fortement en doute. Mais ce n'est qu'une prise de contact et, l'adolescent paraissant se sentir &#224; son aise, il y a de fortes chances qu'il revienne : un prochain entretien permettra peut-&#234;tre d'en savoir plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque fois, un appel t&#233;l&#233;phonique est pass&#233; &#224; la famille rest&#233;e au pays mais, pour ce qui est de celle de Rudolf, personne ne r&#233;pond. Les relations avec les parents sont souvent difficiles &#224; cerner : la plupart ont &#233;t&#233; d'accord pour que leur enfant parte et certains l'y ont m&#234;me pouss&#233;. Les communications t&#233;l&#233;phoniques permettent une information et une appr&#233;ciation des dispositions de la famille. Quelques adolescents, &#224; l'exemple de Bogdan, aimeraient rentrer chez eux mais les parents font pression pour qu'ils restent. Certains parents affichent la couleur : &#171; J'en veux pas &#187; ; &#171; Qu'il se tienne tranquille &#187;, s'entendent parfois r&#233;pondre les intervenants. La question se pose de savoir o&#249; est l'int&#233;r&#234;t du jeune : retourner aupr&#232;s des siens ou demeurer en France ? Le t&#233;l&#233;phone n'est pas toujours suffisant et deux ou trois fois par an un membre de l'association fait le d&#233;placement en Roumanie. Manuela en revient : elle a pu rencontrer des familles et &#233;voquer en direct le devenir de leurs enfants. Ces voyages sont &#233;galement l'occasion de revoir les jeunes qui sont rentr&#233;s et de fortifier les liens avec les partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le repas se passe dans la bonne humeur, dans un m&#233;lange de fran&#231;ais et de roumain, une bonne partie du personnel &#233;tant roumanophone. Tel n'est pas le cas de Issam Hares, l'encadrant sportif, mais la communication passe par d'autres vecteurs et, le dessert aval&#233;, tous le suivent dans la salle de sport mise &#224; disposition par la mairie. Cet apr&#232;s-midi, c'est boxe. Les activit&#233;s sportives et culturelles ont un r&#244;le important car, plus que les consoles de jeux, le lecteur CD, les repas ou les cours de fran&#231;ais, ce sont elles qui attirent les jeunes puis les font revenir et aident &#224; cr&#233;er la relation de confiance. La pluridisciplinarit&#233; est l'une des forces de l'&#233;quipe : des &#233;ducateurs, une psychologue, un ethnologue, un animateur, une secr&#233;taire &#233;galement formatrice&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Visite dans le squat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fanny et Manuela, d'&#233;quipe mobile cette semaine, d&#233;cident pour leur part d'aller faire un tour dans un squat de la Seine-Saint-Denis o&#249; elles ont des contacts. Ces visites demandent de la prudence de la part des &#233;ducateurs &#8212; surtout lorsque les activit&#233;s des squatters sont d&#233;lictueuses &#8212; et ils ne se pr&#233;sentent jamais sans que quelqu'un les ait introduits. Le m&#233;diateur est le plus souvent un jeune suffisamment mis en confiance, relay&#233; par des copains ou des adultes. Aujourd'hui, le squat est une usine d&#233;saffect&#233;e, ouverte &#224; tous les vents, &#171; torride l'&#233;t&#233;, glaciale l'hiver &#187; o&#249; cinq ou six &#171; familles &#187; ont bricol&#233; de petits habitacles, sans eau ni &#233;lectricit&#233; bien s&#251;r, mais avec des rideaux aux fen&#234;tres perc&#233;es dans le contre plaqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fanny et Manuela vont d'abord frapper &#224; la porte d'une famille dont elles n'ont plus de nouvelles depuis un certain temps : un homme y vit maintenant, qui leur apprend qu'adultes et enfants ont emm&#233;nag&#233; dans un autre squat de l'autre c&#244;t&#233; du p&#233;riph. Un peu plus loin un jeune homme, la jambe dans le pl&#226;tre, semble les attendre : c'est un ancien de Hors la rue qui, h&#233;las, a suivi son beau-fr&#232;re dans des affaires douteuses et, maintenant majeur, ne peut plus b&#233;n&#233;ficier d'une prise en charge. Fanny et Manuela discutent un moment avec lui, prennent des nouvelles d'autres jeunes et s'en retournent, la seule ambition de cette visite &#233;tant de garder le contact, de rester visible et de maintenir actif le r&#233;seau. Les contacts directs avec les jeunes sont difficiles en ce que le groupe pr&#233;vaut souvent sur l'individu. Il s'agit donc de se faire tol&#233;rer par le groupe ou du moins ses repr&#233;sentants, pour ensuite &#234;tre rep&#233;r&#233; par les adolescents en difficult&#233;, susciter chez eux l'envie d'entrer en relation et les amener &#224; venir au local de Hors la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre ces visites, les &#233;ducateurs d'&#233;quipe mobile vont chercher les jeunes - souvent des Roms - signal&#233;s par la police en fin de garde &#224; vue, ceux qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s peut-&#234;tre un peu trop vite et pour lesquels le Parquet n'ordonne pas de d&#233;f&#233;rement ni de protection. Les rencontres avec les partenaires sont &#233;galement au programme : Emma&#252;s, les Restos du c&#339;ur mais aussi les foyers dont certains, &#224; l'exemple des Orphelins Apprentis d'Auteuil, portent une attention particuli&#232;re aux jeunes Roumains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour au local : les jeunes sont repartis vers leur foyer, leur h&#244;tel ou leur squat. Parmi eux, pas un ne semblait en r&#233;el danger : pas de d&#233;linquance et, surtout, pas de prostitution. Ce n'est pas le cas tous les jours, pr&#233;cise Beno&#238;t Auzou, le directeur, m&#234;me si les prostitu&#233;s, gar&#231;ons ou filles, sont moins visibles depuis que la multiplication des contr&#244;les de police les ont amen&#233;s &#224; se faire plus discrets et les ont incit&#233;s &#224; se d&#233;placer vers la proche province o&#249;, du coup, ils sont plus difficiles &#224; aider. La prostitution, toutefois, constate-t-il, ne semble pas le fait de r&#233;seaux tr&#232;s puissants comme pour certains pays de l'Est mais, concernant les filles, il s'agit de petits r&#233;seaux organis&#233;s &#224; l'&#233;chelle d'un village, voire d'une famille ; concernant les gar&#231;ons, elle r&#233;sulte de situations de grande d&#233;tresse individuelle, celles-l&#224; m&#234;me que Hors la rue cherche &#224; pr&#233;venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois le d&#233;placement vers la grande banlieue et la province pose probl&#232;me et le rapport d'activit&#233; souligne &#171; la difficult&#233; accrue &#224; rencontrer des jeunes lors des tourn&#233;es de rue (&#8230;) Les lieux habituels de rencontre &#233;tant d&#233;sert&#233;s, tant pour l'activit&#233; de vol que de prostitution &#187;, l'&#233;quipe mobile devant se concentrer &#171; sur les signalisations des partenaires, les demandes d'intervention des institutions et les visites de squats en banlieue. &#187; Ainsi en 2004, l'association a rencontr&#233; 340 jeunes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Si les Roumains sont tr&#232;s largement majoritaires &#224; Hors la rue et si, (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont 275 nouveaux. Sur ces 275 nouveaux, 149 ont fait l'objet d'un suivi et 39 d'un signalement, bien que les autres soient &#233;galement en danger &#8211; ne pas avoir de r&#233;f&#233;rent adulte n&#233;cessite de fait une mesure de protection &#8212; mais parce que l'&#233;quipe met le temps qu'il faut &#8211; et si besoin la pression &#8211; pour emporter l'adh&#233;sion du jeune sachant bien que les mesures coercitives sont vou&#233;es &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes Roumains qui quittent un jour leur village ont pour la plupart une famille. Ils ont &#233;t&#233; &#224; l'&#233;cole, sont d&#233;brouillards et aspirent &#224; un mieux- &#234;tre que leur pays et leur r&#233;gion ne peuvent leur fournir, m&#234;me en travaillant dur. Par la t&#233;l&#233;vision, leur parviennent les images paillet&#233;es d'une France o&#249; l'argent se &#171; gagne vite et facilement &#187; et ils ont tous un voisin ou un cousin qui a tent&#233; l'aventure. Ils n'ont pas grand-chose &#224; perdre mais il suffira qu'ils trouvent sur leur chemin un adulte peu scrupuleux pour qu'alors tout bascule. La rue le jour, le squat la nuit&#8230; le danger est d&#233;j&#224; bien r&#233;el mais le pire reste &#224; venir. Les &#233;quipes mobiles le savent bien qui vont les rencontrer l&#224; o&#249; il est encore possible de parler, de proposer, de prot&#233;ger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms des jeunes ont &#233;t&#233; chang&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.horslarue.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Hors la rue&lt;/a&gt; - 7/9 rue de Domr&#233;my 75013 Paris. T&#233;l 01 42 96 85 17&lt;br class='manualbr' /&gt;Historique de l'association Hors la rue&lt;br class='manualbr' /&gt;La fundatia Parada (association parada) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en Roumanie en 1995, &#224; l'initiative de Miloud Oukili, un clown fran&#231;ais, qui s'est int&#233;ress&#233; aux enfants des rues de Roumanie et a d&#233;cid&#233; d'aller &#224; leur rencontre et de les aider. Des b&#233;n&#233;voles, pour la plupart roumanophones, l'ont rejoint et l'association s'est dot&#233;e en 1996 d'une antenne en France &#8211; Parada France &#8211; destin&#233;e &#224; sensibiliser l'opinion publique et collecter des fonds pour l'association install&#233;e &#224; Bucarest. En 2001, Parada France &#171; d&#233;couvre &#187; que, dans les rues de Paris, des jeunes Roumains sont &#233;galement en errance et &#233;labore un projet &#171; Rues de Paris &#187; qui voit le jour en 2002 avec, au d&#233;part, le soutien de l'association &#171; Aux captifs, la lib&#233;ration &#187;. En 2004, des difficult&#233;s logistiques et la n&#233;cessit&#233; d'une meilleure visibilit&#233; des actions et des publics, vont amener une scission au sein de l'association : une partie conserve le nom de Parada France et les activit&#233;s de soutien &#224; la &#171; Fundatia parada &#187; ; l'autre prend le nom de Hors la rue et se concentre sur le programme d'assistance aux mineurs isol&#233;s &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Si les Roumains sont tr&#232;s largement majoritaires &#224; Hors la rue et si, historiquement et logistiquement, l'association est particuli&#232;rement comp&#233;tente &#224; travailler aupr&#232;s d'eux, quelques jeunes issus d'Afrique ou d'autres pays du Maghreb sont &#233;galement pris en charge&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment sortir les jeunes Roumains de la rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-sortir-les-jeunes-Roumains-de-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-sortir-les-jeunes-Roumains-de-la-rue</guid>
		<dc:date>2006-02-16T10:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton9181-447cc.png?1693571445' width='103' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2006_-_785_-_basse_def.pdf" length="15969173" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Moi, Martin B&#233;langer, 34 ans, schizophr&#232;ne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Moi-Martin-Belanger-34-ans-schizophrene</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Moi-Martin-Belanger-34-ans-schizophrene</guid>
		<dc:date>2006-02-15T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maladie mentale</dc:subject>
		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Cet ouvrage est un t&#233;moignage de mon combat de tous les jours, un combat que j'ai entrepris il y a une quinzaine d'ann&#233;es &#187;, explique Martin B&#233;langer dans l'introduction de son livre. Au d&#233;part, une enfance heureuse au Qu&#233;bec dans une famille unie, des r&#233;sultats scolaires brillants, une vie sociale &#233;panouie, du succ&#232;s avec les filles&#8230; Mais vers l'&#226;ge de 16 ans, Martin B&#233;langer se met &#224; consommer tabac, drogues et alcool pour am&#233;liorer ses performances. Deux ans apr&#232;s survient la schizophr&#233;nie. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maladie-mentale" rel="tag"&gt;Maladie mentale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton1074-b0a3f.jpg?1693571445' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Cet ouvrage est un t&#233;moignage de mon combat de tous les jours, un combat que j'ai entrepris il y a une quinzaine d'ann&#233;es &#187;, explique Martin B&#233;langer dans l'introduction de son livre. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, une enfance heureuse au Qu&#233;bec dans une famille unie, des r&#233;sultats scolaires brillants, une vie sociale &#233;panouie, du succ&#232;s avec les filles&#8230; Mais vers l'&#226;ge de 16 ans, Martin B&#233;langer se met &#224; consommer tabac, drogues et alcool pour am&#233;liorer ses performances. Deux ans apr&#232;s survient la schizophr&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'auteur ne sait pas si la consommation de stup&#233;fiants a d&#233;clench&#233; la maladie ou si elle serait de toute fa&#231;on survenue une ann&#233;e ou deux plus tard. Il raconte son parcours chaotique, ses hallucinations, les p&#233;riodes d'exacerbation des sympt&#244;mes et les p&#233;riodes de d&#233;pression, ses hospitalisations, les divers traitements essay&#233;s avant que les m&#233;decins ne trouvent l'antipsychotique qui lui convienne. Il a beaucoup lu pour mieux comprendre sa maladie et mieux l'accepter, beaucoup discut&#233; avec ses soignants et son entourage. Il explique comment il est arriv&#233; &#224; la stabilisation gr&#226;ce &#224; la prise r&#233;guli&#232;re de m&#233;dicaments antipsychotiques qui enrayent les sympt&#244;mes et pr&#233;viennent les rechutes ; par l'abstinence de drogues et d'alcool qui prot&#232;ge le cerveau vuln&#233;rable ; par le soutien de sa famille et de ses soignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son t&#233;moignage s'adresse &#224; d'autres personnes atteintes de la m&#234;me maladie &#171; m&#234;me si la r&#233;alit&#233; n'est pas per&#231;ue de la m&#234;me fa&#231;on par tous les schizophr&#232;nes &#187;, &#224; leurs familles, aux soignants et aux travailleurs sociaux. La schizophr&#233;nie touche 1 % de la population mondiale. Cette maladie mentale effraie, en partie par la m&#233;connaissance que nous en avons et entra&#238;ne trop souvent une exclusion des personnes qui en sont atteintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martin B&#233;langer, &#224; travers son r&#233;cit, nous informe sur les causes, les sympt&#244;mes et les traitements modernes mais aussi sur ce que ressent une personne schizophr&#232;ne aux prises avec la maladie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de l'Homme, 2005 (132 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pr&#233;sence &#224; l'autre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-presence-a-l-autre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-presence-a-l-autre</guid>
		<dc:date>2006-02-15T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Combien d'accompagnateurs de personnes atteintes de grande d&#233;pendance savent ce que pense l'usager qu'ils baignent, habillent, nourrissent ? Ils le soup&#231;onnent, le supputent. Parfois ils l'ignorent et s'en d&#233;sint&#233;ressent. En lisant le livre de Marcel Nuss, ils vont le savoir. L'auteur est dans une situation de totale d&#233;pendance depuis 50 ans. Il sait donc de quoi il parle : &#171; J'ai tant de fois &#233;t&#233; lav&#233;, habill&#233;, exp&#233;di&#233; telle une chose, un bout de chair. J'ai tant de fois eu le sentiment d'&#234;tre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Polyhandicape" rel="tag"&gt;Polyhandicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton1075-5b59a.jpg?1693571445' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Combien d'accompagnateurs de personnes atteintes de grande d&#233;pendance savent ce que pense l'usager qu'ils baignent, habillent, nourrissent ? Ils le soup&#231;onnent, le supputent. Parfois ils l'ignorent et s'en d&#233;sint&#233;ressent. En lisant le livre de Marcel Nuss, ils vont le savoir. L'auteur est dans une situation de totale d&#233;pendance depuis 50 ans. Il sait donc de quoi il parle : &#171; J'ai tant de fois &#233;t&#233; lav&#233;, habill&#233;, exp&#233;di&#233; telle une chose, un bout de chair. J'ai tant de fois eu le sentiment d'&#234;tre infantilis&#233;, de trop, pas &#224; ma place &#187; (p.21)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous livre un t&#233;moignage d'une rare intelligence. Rare, parce qu'il nous vient d'un usager. Or, ils ne sont pas si nombreux &#224; t&#233;moigner et &#224; &#233;crire. Il est plus fr&#233;quent qu'on parle et qu'on pense ce qui est bien pour eux, &#224; leur place. Intelligent ensuite, parce qu'il va au c&#339;ur de la relation d'aide avec une perspicacit&#233; et une justesse qui d&#233;passent la simple relation li&#233;e &#224; la grande d&#233;pendance. Tout accompagnateur social peut se retrouver peu ou prou dans ces pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel Nuss commence par distinguer entre l'assistanat et l'accompagnement. L'assistanat per&#231;oit la personne porteuse de handicap comme un objet soup&#231;onn&#233; d'avoir la conscience proportionnellement aussi amoindrie que son corps, ses sens ou son psychisme. Cette attitude manifeste une condescendance m&#226;tin&#233;e de compassion, le bien-&#234;tre de la personne comptant bien moins que son contr&#244;le et son infantilisation. S'il y a prise en charge du handicap, le sujet est ignor&#233; ou du moins r&#233;duit &#224; ses besoins primaires et &#224; ses inaptitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement, au contraire, prend en compte l'individu comme une entit&#233; responsable et autonome qui a besoin certes de voir ses d&#233;ficiences physiques, sensorielles et/ou mentales &#234;tre compens&#233;es, mais qui int&#232;gre avant tout ses aptitudes et ses d&#233;sirs. Accompagner un &#234;tre d&#233;pendant, c'est aller &#224; la rencontre de l'autre &#224; travers soi et de soi &#224; travers l'autre. S'engager dans cette voie compatissante et humaniste demande de la disponibilit&#233;, de l'attention, de la r&#233;activit&#233;, de l'adaptabilit&#233;, de l'ouverture d'esprit et de la tol&#233;rance. L'accompagnement ne consiste ni &#224; subir, ni &#224; imposer, mais &#224; partager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie et l'accompagnement ne se d&#233;cr&#232;tent pas : ils s'apprennent mutuellement au fil d'une maturation graduelle et d'un engagement conscient, intentionnel et r&#233;ciproque. La m&#234;me diff&#233;rence s&#233;pare le maternage et la pr&#233;sence &#224; l'autre. Le premier est infantilisant, possessif, intrusif, enfermant l'autre dans un sch&#233;ma d&#233;cid&#233; malgr&#233; et parfois contre lui. Le second est humanisant par le respect de l'int&#233;grit&#233; et de l'int&#233;gralit&#233; qu'il implique, par le centrage sur le guidage, le conseil et l'&#233;coute qu'il induit. La pr&#233;sence &#224; l'autre n&#233;cessite un travail sur soi, une ma&#238;trise et un d&#233;passement de ses mauvaises habitudes. Rien n'est jamais vraiment acquis mais n&#233;cessite d'accepter de se remettre en cause et d'&#234;tre remis en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci, Monsieur Nuss de cette le&#231;on de professionnalisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2005, (153 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap : silence, on discrimine</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Handicap-silence-on-discrimine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Handicap-silence-on-discrimine</guid>
		<dc:date>2006-02-15T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il existe mille fa&#231;ons d'exclure les personnes en situation de handicap. Cela peut d'abord prendre une forme ouverte et brutale. Mais ce peut tout autant se faire imperceptiblement, sans en avoir l'air. Dans un cas comme dans l'autre, l'infantilisation et l'inf&#233;riorisation qui en r&#233;sultent r&#233;duisent le sujet &#224; l'assistance et &#224; la d&#233;pendance. On savait la France en retard et pour tout dire peu habile dans la reconnaissance de l'&#234;tre humain derri&#232;re les d&#233;ficiences dont il est atteint. Ce livre noir (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton1076-f616d.jpg?1693571445' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe mille fa&#231;ons d'exclure les personnes en situation de handicap. Cela peut d'abord prendre une forme ouverte et brutale. Mais ce peut tout autant se faire imperceptiblement, sans en avoir l'air. Dans un cas comme dans l'autre, l'infantilisation et l'inf&#233;riorisation qui en r&#233;sultent r&#233;duisent le sujet &#224; l'assistance et &#224; la d&#233;pendance. On savait la France en retard et pour tout dire peu habile dans la reconnaissance de l'&#234;tre humain derri&#232;re les d&#233;ficiences dont il est atteint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre noir compos&#233; de dizaines de t&#233;moignages est stup&#233;fiant. Comment peut-on imaginer qu'en ce d&#233;but de XXIe si&#232;cle, on puisse encore imposer ce qui appara&#238;t comme une double peine ? Non seulement des citoyens souffrent d'un handicap, mais ils sont en outre victimes de discriminations directement li&#233;es &#224; ce handicap. Invraisemblable de penser que la SNCF fait encore voyager des personnes en fauteuil roulant dans les compartiments &#224; bagages, dans le froid et le bruit, sans aucune possibilit&#233; de se d&#233;placer ou d'aller aux toilettes. Inadmissible qu'une personne paralys&#233;e des deux jambes soit oblig&#233;e de monter un escalier marche apr&#232;s marche sur les fesses pour se rendre chez un juge dans un palais de Justice. Insupportable qu'un adulte ayant suivi des &#233;tudes universitaires et ayant obtenu la premi&#232;re place d'un concours de la fonction publique se voit refuser son poste, au pr&#233;texte qu'il n'y a pas de cr&#233;dits pour am&#233;nager les toilettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scandaleux ces cin&#233;mas qui refusent d'accueillir un spectateur en fauteuil, ces restaurants n'acceptant pas une personne handicap&#233;e, en lui affirmant qu'elle va faire fuir la client&#232;le, ces mus&#233;es inaccessibles, car ne disposant pas de plan inclin&#233; dans les escaliers qui m&#232;nent &#224; leur salle d'exposition. Que dire de l'attitude des banques qui excluent du b&#233;n&#233;fice des pr&#234;ts ou les assurances qui imposent des surtaxes de 300 %. Sans parler de ces r&#233;flexions blessantes et ignobles qui stigmatisent et enferment les personnes dans leurs d&#233;ficiences. &#171; Quand on est dans cet &#233;tat-l&#224;, on ne vient pas faire ses courses &#187;, a r&#233;pliqu&#233; un client contrari&#233; de devoir laisser sa place &#224; une personne &#224; mobilit&#233; r&#233;duite &#224; une caisse prioritaire d'un supermarch&#233;. &#171; Madame, votre fils sera un l&#233;gume &#187;, s'est vu annoncer une maman, le m&#233;decin n'ayant pas trouv&#233; de mots plus intelligents pour l'informer du handicap de son enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, il y a bien des moments r&#233;jouissants, comme ces policiers se d&#233;pla&#231;ant pour appuyer une jeune femme en fauteuil qui s'&#233;tait vu refuser une consommation &#224; la terrasse d'un caf&#233;. Mais, pour une condamnation d'un bailleur refusant explicitement de louer un appartement du fait du handicap du locataire candidat, combien de plaintes class&#233;es sans suite ou de relaxes de jugements ? Voil&#224; un livre &#224; lire, non pour s'apitoyer ou &#234;tre pris de compassion, mais pour appuyer la revendication qui le traverse de bout en bout : obtenir l'&#233;galit&#233; &#224; laquelle les personnes en situation de handicap ont droit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Le Cherche midi/APF, 2005, (180 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#202;tre &#171; vieux &#187; et changer la soci&#233;t&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Etre-vieux-et-changer-la-societe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Etre-vieux-et-changer-la-societe</guid>
		<dc:date>2006-02-15T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>785</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#171; vieux &#187; d'il y a un si&#232;cle sont aujourd'hui dans la pleine force de l'&#226;ge. Mais notre soci&#233;t&#233; porte sur eux un regard plut&#244;t n&#233;gatif et ne semble m&#234;me plus croire en leurs capacit&#233;s de transmission. Des initiatives concernant les plus de soixante ans fleurissent, dessinant un large mouvement. &#192; l'initiative d'un r&#233;seau, pr&#232;s de 400 &#171; caf&#233;s des &#226;ges &#187;, lieux de d&#233;bats ponctuels et interg&#233;n&#233;rationnels, discutent ou vont discuter de ces questions &#224; travers l'hexagone &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Insee nous avait pr&#233;venus : au cours des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-785-" rel="tag"&gt;785&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#171; vieux &#187; d'il y a un si&#232;cle sont aujourd'hui dans la pleine force de l'&#226;ge. Mais notre soci&#233;t&#233; porte sur eux un regard plut&#244;t n&#233;gatif et ne semble m&#234;me plus croire en leurs capacit&#233;s de transmission. Des initiatives concernant les plus de soixante ans fleurissent, dessinant un large mouvement. &#192; l'initiative d'un r&#233;seau, pr&#232;s de 400 &#171; caf&#233;s des &#226;ges &#187;, lieux de d&#233;bats ponctuels et interg&#233;n&#233;rationnels, discutent ou vont discuter de ces questions &#224; travers l'hexagone&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Insee nous avait pr&#233;venus : au cours des cinquante prochaines ann&#233;es, le nombre de personnes de plus de soixante ans devrait augmenter d'une dizaine de millions. Mais &#171; &#234;tre vieux, ce n'est pas vivre plus chichement et avoir moins d'exigences que lorsque l'on a 35, 45 ou 55 ans &#187;, affirme haut et fort Vieillir, c'est vivre !, combative association cr&#233;&#233;e il y a un an&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Vieillir, c'est vivre ! - 106 rue Lafayette - 76100 Rouen. Contact : (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pr&#233;sid&#233; par l'ancienne secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e des personnes &#226;g&#233;es et d&#233;put&#233;e du Doubs, Paulette Guinchard-Kunstler, le r&#233;seau entend &#171; mettre en valeur les rapports entre g&#233;n&#233;rations et changer notre regard collectif sur la place des personnes &#226;g&#233;es dans la soci&#233;t&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire conna&#238;tre, l'association a lanc&#233; un appel &#8212; &#171; Vieillir, c'est vivre : dites-le ! &#187; &#8212; en m&#234;me temps qu'elle initiait, un peu partout, des &#171; caf&#233;s des &#226;ges &#187;, lieux de d&#233;bats entre g&#233;n&#233;rations. Mais plus encore, il s'agit de &#171; r&#233;fl&#233;chir tous ensemble, toutes g&#233;n&#233;rations confondues, sur la mani&#232;re dont notre soci&#233;t&#233; doit &#233;voluer &#187;. Des &#233;changes entre g&#233;n&#233;rations, donc, de la r&#233;flexion, voire de la formation, mais aussi un lieu d'action de proximit&#233; : car les caf&#233;s des &#226;ges recensent des besoins, &#233;mettent des pr&#233;conisations au plan local et r&#233;gional, les transmettent aussi &#224; diff&#233;rents niveaux de pouvoirs d&#233;cisionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier bilan a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; tir&#233; de quelques mois de rencontres via les caf&#233;s des &#226;ges. Certains sujets &#8212; transmission de l'exp&#233;rience, m&#233;connaissance mutuelle des g&#233;n&#233;rations, maltraitance, solitude et mort, de m&#234;me que le maintien &#224; domicile ou les aidants &#8212; sont r&#233;currents ; certaines rubriques en revanche &#8212; sexualit&#233; et homosexualit&#233;, vieillissement des travailleurs migrants ou des personnes handicap&#233;es&#8230; &#8212; sont encore plut&#244;t ignor&#233;es. Pour autant, certains constats soci&#233;taux y sont abord&#233;s concernant par exemple la pr&#233;carit&#233; de l'emploi, la publicit&#233; normalisatrice ou la mobilit&#233; professionnelle familiale&#8230; Et quelque trente-cinq exp&#233;riences de relations concr&#232;tes entre g&#233;n&#233;rations ont &#233;t&#233; r&#233;pertori&#233;es : actions d'animation, lieux d'expression, habitat, blogs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les 55 - 70 ans tiendront une place centrale dans la prochaine Conf&#233;rence de la famille, en juin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les rencontres se succ&#232;dent. Caf&#233; des &#226;ges, 14 juin 2005, &#224; Clapiers (H&#233;rault) : une trentaine de personnes &#171; de 16 mois &#224; 86 ans &#187; &#8212; professionnels de l'intervention sociale, r&#233;sidents EHPAD, grand public, universitaires &#8212; discutent des relations entre g&#233;n&#233;rations et du regard de la soci&#233;t&#233; sur l'avanc&#233;e en &#226;ge. 19 octobre 2005, Paris XIIIe : une cinquantaine de participants de 11 &#224; 80 ans, en pr&#233;sence d'&#233;lus, d'un journaliste de l'AFP et de responsables d'associations vont essentiellement aborder le th&#232;me des difficult&#233;s relationnelles entre jeunes et vieux. Grenoble, 28 novembre 2005 : plus de 90 personnes dont un quart de moins de trente ans, pour 75 minutes de d&#233;bat &#8212; au menu : individualisme et autonomie, passage de relais a&#238;n&#233;s/jeunes dans la vie professionnelle, emploi des seniors&#8230; &#8212; avec la complicit&#233; d'un humoriste local connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux articles s'ensuivront, avec reportage &#224; France Bleu Is&#232;re. Le 28 janvier 2006, on comptait 216 caf&#233;s des &#226;ges labellis&#233;s, couvrant 55 d&#233;partements fran&#231;ais. Quarante-huit d'entre eux avaient d&#233;j&#224; organis&#233; des d&#233;bats, les autres r&#233;fl&#233;chissant &#224; une date ad&#233;quate pour une premi&#232;re rencontre. Mais au total, selon l'association Vieillir, c'est vivre !, il y aurait 551 sites en r&#233;flexion sur 69 d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui les organise ? Des centres locaux d'information et de coordination (CLIC) g&#233;rontologiques, des &#233;tablissements d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (EHPAD), des associations de retrait&#233;s ou de r&#233;sidents de foyers-logements&#8230; Franc succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En convergence avec quelques autres initiatives : le mouvement de la flamboyance, initi&#233; en 1990 par Jack Lang, organisait fin octobre une &#171; semaine bleue &#187; intitul&#233;e Et si on parlait des vieux ?, posant lui aussi depuis quinze ans la question de la place des personnes &#226;g&#233;es dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les 55 - 70 ans tiendront une place centrale dans la prochaine Conf&#233;rence de la famille, au mois de juin. Le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Famille, Philippe Bas, soulignait fin janvier, en installant les groupes de travail, le r&#244;le de cette tranche d'&#226;ge, &#171; maillon fort de la solidarit&#233;, qui s'occupe &#224; la fois de parents plus &#226;g&#233;s et de jeunes qui tardent &#224; s'ins&#233;rer &#187;. Le 10 janvier dernier, des conseillers du Premier ministre avaient re&#231;u les responsables de Vieillir, c'est vivre ! et entendu leurs pr&#233;conisations : contrat annuel favorisant les porteurs de projets, campagne de valorisation du r&#244;le de &#171; passeur &#187; des 55 &#8211; 70 ans, d&#233;veloppement de nouveaux m&#233;tiers en g&#233;rontologie, nouvelles formes d'habitat interg&#233;n&#233;rationnel&#8230; Concernant les seuls caf&#233;s des &#226;ges, une formation d'animateur pourrait &#234;tre envisag&#233;e, associant des mouvements d'&#233;ducation populaire ou de jeunesse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Vieillir, c'est vivre ! - 106 rue Lafayette - 76100 Rouen. Contact : Jean-Michel Caudron-Callewaert - T&#233;l. 06 80 96 25 69 -&lt;br class='autobr' /&gt;
mail : &lt;a href=&#034;mailto:jean-michel.caudron@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;jean-michel.caudron@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
