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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#201;tat des lieux de la scolarisation des enfants porteurs de handicap</title>
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&lt;p&gt;De nombreuses lois pr&#233;conisent la scolarisation des enfants porteurs de handicap en milieu ordinaire. On n'en est pas encore l&#224;&#8230; aujourd'hui encore des milliers d'enfants restent sans solution &lt;br class='autobr' /&gt;
L'insertion professionnelle est en grande partie conditionn&#233;e par la formation initiale re&#231;ue ainsi que par les dipl&#244;mes obtenus. C'est aussi vrai pour les personnes valides que pour celles qui sont porteuses de handicap. Mais ce n'est pas le seul avantage attendu de la scolarisation. L'apprentissage du vivre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_708 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/jiho-discrimination.png' width=&#034;650&#034; height=&#034;425&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses lois pr&#233;conisent la scolarisation des enfants porteurs de handicap en milieu ordinaire. On n'en est pas encore l&#224;&#8230; aujourd'hui encore des milliers d'enfants restent sans solution&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'insertion professionnelle est en grande partie conditionn&#233;e par la formation initiale re&#231;ue ainsi que par les dipl&#244;mes obtenus. C'est aussi vrai pour les personnes valides que pour celles qui sont porteuses de handicap. Mais ce n'est pas le seul avantage attendu de la scolarisation. L'apprentissage du vivre ensemble est aussi la condition d'une bonne insertion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, d&#232;s la loi d'orientation de 1975, le droit pour les enfants et les adolescents souffrant de handicap &#224; &#234;tre scolaris&#233;s en priorit&#233; en milieu scolaire ordinaire a &#233;t&#233; pos&#233;. La loi d'orientation sur l'&#233;ducation de 1989, relay&#233;e par divers textes (annexes XXIV r&#233;nov&#233;es, circulaires de 1999 et 2002) est venue pr&#233;ciser et r&#233;affirmer cette volont&#233; du l&#233;gislateur. En 1999, le plan Handiscol a &#233;t&#233; mis en place afin d'am&#233;liorer encore cette scolarisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de f&#233;vrier 2002 et de f&#233;vrier 2005 n'ont fait que confirmer ces orientations. Entre 1990 et 1999, le nombre d'enfants handicap&#233;s int&#233;gr&#233;s dans le premier degr&#233; a augment&#233; de 46 %, et ceux scolaris&#233;s dans le second degr&#233; de 38 %. On comptait en 1999, sur une population scolaire et universitaire de 14,4 millions d'&#233;l&#232;ves et d'&#233;tudiants, environ 52 000 enfants ou adolescents porteurs de handicap scolaris&#233;s dans une classe non sp&#233;cialis&#233;e d'un &#233;tablissement ordinaire, alors que 52 000 &#233;taient accueillis dans des &#233;tablissements ou classes qui leur sont d&#233;di&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'int&#233;gration collective&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves int&#233;gr&#233;s au sein d'&#233;tablissements scolaires ordinaires sont regroup&#233;s dans l'une des 4714 classes d'int&#233;gration scolaire sp&#233;cialis&#233;e (CLIS, chiffres 1999) pr&#233;sentes dans certaines &#233;coles &#233;l&#233;mentaires, ou exceptionnellement en maternelles. Les enfants se retrouvent dans diff&#233;rentes CLIS, selon le handicap qu'ils pr&#233;sentent : handicap mental (CLIS 1), auditif (CLIS 2), visuel (CLIS 3) ou moteur (CLIS 4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;l&#232;ves de CLIS pr&#233;sentent un retard scolaire important : deux tiers d'entre eux suivent les enseignements du cycle des apprentissages fondamentaux. C'est surtout le cas des CLIS 1 qui regroupent 93 % de l'ensemble. L'effectif de chaque classe est limit&#233; &#224; 12 &#233;l&#232;ves. Les enfants entrent dans ces classes en g&#233;n&#233;ral vers 8 ans et y restent durant toute leur scolarit&#233; primaire, jusqu'&#224; environ 11 ans. Le nombre d'&#233;l&#232;ves sortant de CLIS chaque ann&#233;e est &#233;valu&#233; &#224; environ 12 500.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d'entre eux sont orient&#233;s vers les structures d'int&#233;gration du second degr&#233;, les unit&#233;s p&#233;dagogiques d'int&#233;gration (UPI) qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es au milieu des ann&#233;es 90 pour les &#233;l&#232;ves souffrant de handicap mental. Elles se sont progressivement &#233;tendues aux &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant des d&#233;ficiences sensorielles ou motrices. Leur effectif est limit&#233; &#224; 10 &#233;l&#232;ves. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme dans les CLIS, les &#233;l&#232;ves des UPI pr&#233;sentent un retard scolaire important. Le nombre d'&#233;l&#232;ves accueillis dans les UPI est en tr&#232;s forte augmentation : de 200 en 1997 &#224; 6000 en 2004 (mille unit&#233;s suppl&#233;mentaires ouvriront d'ici &#224; 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre classe d'accueil sp&#233;cialis&#233; : les sections d'enseignement g&#233;n&#233;ral et professionnel adapt&#233; (SEGPA), anciennement sections d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, qui diff&#232;rent des UPI dans la mesure o&#249; ces classes ne sont pas sp&#233;cifiquement destin&#233;es aux enfants en situation de &#171; retard mental l&#233;ger &#187;, mais aussi &#224; ceux rencontrant des difficult&#233;s scolaires graves et persistantes. Les SEGPA &#233;taient au nombre de 1553 &#224; la rentr&#233;e 2000, regroupant 111 000 &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le statut des &#233;tablissements r&#233;gionaux d'enseignement adapt&#233; (EREA) diff&#232;re de celui des UPI et SEGPA, dans la mesure o&#249; c'est l'&#233;tablissement tout entier, et non seulement la classe, qui est sp&#233;cialis&#233;. Cinq des huit EREA ont vocation &#224; accueillir des jeunes ayant un handicap moteur, et trois sont destin&#233;s aux jeunes pr&#233;sentant des d&#233;ficiences visuelles. On estime &#224; environ 1200 le nombre d'&#233;l&#232;ves ayant un handicap dans ces huit EREA. En revanche, les 10 000 &#233;l&#232;ves qui fr&#233;quentent les autres EREA ont des profils scolaires identiques &#224; ceux des &#233;l&#232;ves de SEGPA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le secteur m&#233;dico-social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas o&#249; la situation de l'enfant ou de l'adolescent n'est pas compatible avec une scolarisation en milieu ordinaire, l'orientation vers une structure m&#233;dico-sociale lui offre une prise en charge globale, &#224; vocation scolaire, &#233;ducative et th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 1er janvier 1998, on d&#233;nombrait 2500 structures m&#233;dico-sociales pour enfants et adolescents, offrant au total 127 500 places dont 48 500 en internat, 61 000 en externat et 18 000 en services d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile (SESSAD) proposant un accompagnement &#233;ducatif et des soins dans tous les lieux ordinaires que fr&#233;quentent les enfants. Tous ces &#233;tablissements accueillaient au 31 d&#233;cembre 2001, pr&#232;s de 131070 enfants de 6 ans et plus. Ils peuvent &#234;tre regroup&#233;s en six grandes cat&#233;gories : 1208 &#233;tablissements pour enfants d&#233;ficients intellectuels, 342 instituts th&#233;rapeutiques &#233;ducatifs et p&#233;dagogiques (anciennement dit de r&#233;&#233;ducation) accueillant des enfants pr&#233;sentant des troubles du comportement, 159 &#233;tablissements pour polyhandicap&#233;s, 123 &#233;tablissements pour d&#233;ficients moteurs, 149 instituts d'&#233;ducation sensorielle pour d&#233;ficients auditifs ou visuels, et 911 SESSAD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les structures m&#233;dico-sociales, connaissant des situations de scolarisation tr&#232;s diverses. La plus fr&#233;quente est la scolarisation &#224; temps plein au sein de l'&#233;tablissement, qui concerne environ 60 % des enfants accueillis dans ces structures. Mais 13 % d'entre eux sont int&#233;gr&#233;s &#224; temps plein dans une classe d'un &#233;tablissement de l'&#201;ducation nationale, et 4 % &#224; temps partiel. Le nombre d'enfants et d'adolescents non scolaris&#233;s se situerait entre 5000 et 14 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le &lt;a href=&#034;http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er216.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;n&#176;216 d'&#201;tudes et r&#233;sultats, janvier 2003&lt;/a&gt;, de la Direction de la recherche des &#233;tudes de l'&#233;valuation et des statistiques (Drees). &lt;a href=&#034;http://www.ctnerhi.com.fr/ctnerhi/pagint/publications/biblio/detail_ouvrage.php?cidouvrage=327&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Le handicap en chiffres&lt;/a&gt;, f&#233;vrier 2004, publication du CTNERHI.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Valides et d&#233;ficients moteurs c&#244;te &#224; c&#244;te : une r&#233;ussite exemplaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Valides-et-deficients-moteurs-cote-a-cote-une-reussite-exemplaire-9185</link>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>781</dc:subject>

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		<title>Douce banlieue</title>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
		<dc:subject>781</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;coup&#233; en dix-huit escales : amour, bistrot, colo&#8230;, l'ouvrage Douce banlieue nous emm&#232;ne en balade dans l'histoire des quartiers populaires : usines, jardins ouvriers, habits du dimanche, terrains vagues, histoires d'exil de Bretons, Espagnols, Italiens&#8230; Fr&#233;d&#233;rique Jacquet, directrice des archives de Saint-Denis, a r&#233;alis&#233; un remarquable travail de collecte de photographies de familles et de t&#233;moignages oraux auquel ont particip&#233; plus de quatre cents habitants de la banlieue Nord de Paris &#226;g&#233;s de 14 &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH116/arton1017-4cdc4.jpg?1693467969' width='110' height='116' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;coup&#233; en dix-huit escales : amour, bistrot, colo&#8230;, l'ouvrage Douce banlieue nous emm&#232;ne en balade dans l'histoire des quartiers populaires : usines, jardins ouvriers, habits du dimanche, terrains vagues, histoires d'exil de Bretons, Espagnols, Italiens&#8230; Fr&#233;d&#233;rique Jacquet, directrice des archives de Saint-Denis, a r&#233;alis&#233; un remarquable travail de collecte de photographies de familles et de t&#233;moignages oraux auquel ont particip&#233; plus de quatre cents habitants de la banlieue Nord de Paris &#226;g&#233;s de 14 &#224; 92 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chapitre consacr&#233; aux femmes, l'une d'elles &#233;voque &#171; Un jour, un petit chef, y'en a un qui m'a dit &#8220;c'est moi qui commande&#8221; et je lui ai r&#233;pondu &#8220;c'est moi qui travaille&#8221;. Je savais me d&#233;fendre, j'imposais mes conditions &#187;. Dans celui consacr&#233; aux grandes esp&#233;rances, un homme se souvient : &#171; Les petits copains ne jouaient pas avec moi car j'&#233;tais le fils du communiste. Ma m&#232;re a pleur&#233; quand Staline est mort, elle a dit &#171; qu'est-ce qu'on va devenir ? &#187;. Alors maintenant, cela peut faire sourire mais pas &#224; l'&#233;poque &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y voit aussi la photo d'un match de boxe dans une usine occup&#233;e en 1936, celle du 11&#232;me jour de gr&#232;ve des ouvriers des ateliers et chantiers de la Loire avec un mannequin repr&#233;sentant le patron sur une potence, ou encore un militant, bien emmitoufl&#233; apportant l'Humanit&#233; dimanche &#224; domicile par un matin d'hiver. Un autre t&#233;moin &#233;gr&#232;ne ses souvenirs d'enfance au chapitre Bistrot &#171; A c&#244;t&#233; de chez Jeumont, il y avait trois caf&#233;s-restaurants. Il y avait les habitu&#233;s. On voyait les gens arriver de loin et on les servait avant m&#234;me qu'ils n'entrent. Il y avait de la consid&#233;ration. Jamais mon p&#232;re n'a pay&#233; mon verre de grenadine quand il m'emmenait &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin des clich&#233;s ou d'une complaisante nostalgie, Douce Banlieue est un beau travail de m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de l'Atelier, 2005 (272 p. ; 30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La famille</title>
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		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>781</dc:subject>

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&lt;p&gt;La famille constitue une r&#233;alit&#233; multiple et complexe &#224; la fois subjective et objective. Michel Fize nous en fait la d&#233;monstration en rappelant que les diverses formes familiales imagin&#233;es par l'esp&#232;ce humaine ont donn&#233; lieu &#224; de nombreuses typologies, sans qu'aucune d&#233;finition n'ait pu faire l'unanimit&#233;. On ne peut dater son origine, ni l'ordre d'apparition parmi les autres modes d'organisation. Elle &#233;merge au moment o&#249; la division du travail et le d&#233;veloppement &#233;conomique rendent n&#233;cessaire le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L87xH150/arton1018-88b34.jpg?1694185478' width='87' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La famille constitue une r&#233;alit&#233; multiple et complexe &#224; la fois subjective et objective. Michel Fize nous en fait la d&#233;monstration en rappelant que les diverses formes familiales imagin&#233;es par l'esp&#232;ce humaine ont donn&#233; lieu &#224; de nombreuses typologies, sans qu'aucune d&#233;finition n'ait pu faire l'unanimit&#233;. On ne peut dater son origine, ni l'ordre d'apparition parmi les autres modes d'organisation. Elle &#233;merge au moment o&#249; la division du travail et le d&#233;veloppement &#233;conomique rendent n&#233;cessaire le remplacement des relations libres et volontaires (qu'on retrouve dans le clan), par des rapports contraints et hi&#233;rarchis&#233;s sous l'autorit&#233; d'un chef tout puissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, la famille nucl&#233;aire traditionnelle que l'on conna&#238;t aujourd'hui n'a pas toujours exist&#233;. Elle s'est finalement impos&#233;e assez r&#233;cemment, supplantant la famille souche qui faisait cohabiter plusieurs g&#233;n&#233;rations, ayant longtemps &#233;t&#233; la forme dominante. On parle ais&#233;ment de crise de la famille. Polybe l'&#233;voquait d&#233;j&#224;, 150 ans avant J&#233;sus-Christ. Il est vrai pourtant que de profondes mutations sont en cours. En int&#233;grant la parentalit&#233; plurielle et la filiation multiple, la famille contemporaine est devenue moins institutionnelle que relationnelle. Le mariage n'est plus l'acte fondateur du couple : 450 000 couples de concubins se forment contre 300 000 qui se marient. Et encore, sur dix mariages qui se contractent, neuf ne sont que la r&#233;gularisation d'un concubinage ant&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ce qui fait la famille, c'est l'enfant. Ce qui le montre le mieux, c'est la proportion des p&#232;res reconnaissant leur enfant &#224; la naissance : en 1965 ils &#233;taient un tiers &#224; le faire. Ils sont 83 % aujourd'hui. Autre mutation, celle qui touche les fonctions de la famille. Elle en a toujours eu trois : la reproduction sexuelle, l'apport de savoirs et l'&#233;ducation. D'abord, dans nos soci&#233;t&#233;s occidentales, la famille n'est plus le lieu privil&#233;gi&#233; de la filiation : f&#233;condation in vitro, adoption, naissance hors mariage, quand ce n'est pas hors couple, ne sont plus des exceptions, sans &#234;tre pour autant devenues bien s&#251;r majoritaires. Ensuite, l'apport familial de connaissances est largement concurrenc&#233; par bien d'autres m&#233;dias, &#224; commencer par l'&#233;cole mais aussi la t&#233;l&#233;vision ou la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la transmission de normes et de valeurs, les parents ne l'assument plus comme auparavant. On ne peut pas dire qu'ils ont d&#233;missionn&#233;, mais ils sont souvent d&#233;pass&#233;s, d&#233;stabilis&#233;s, comme frapp&#233;s d'impuissance. Cela tient pour beaucoup au fait que l'enfant n'est plus l'objet passif de l'&#233;ducation qu'il re&#231;oit, mais se comporte en sujet, revendiquant d'y participer activement. Malgr&#233; tous ces bouleversements, la famille reste le premier lieu o&#249; l'individu vient se mettre &#224; l'abri, quand la crise s&#233;vit au-dehors. Chez les 15-29 ans, ils ne sont pas moins de 87 % &#224; la pl&#233;bisciter comme une valeur s&#251;re. Les difficult&#233;s de vie ont souvent &#233;t&#233; corr&#233;l&#233;es avec des carences familiales dans l'enfance. La famille serait-elle comme le ph&#233;nix, &#224; rena&#238;tre perp&#233;tuellement de ses cendres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Le Cavalier bleu, 2005 (124 p. ; 9 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>M&#233;tamorphoses de la parent&#233; </title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Les trente derni&#232;res ann&#233;es ont connu un v&#233;ritable bouleversement de la parent&#233; et des id&#233;es sur la parent&#233; : fragilisation de l'axe de l'alliance et renforcement de la filiation. &#192; partir de ce constat partag&#233; par tous les observateurs, Maurice Godelier nous propose le regard de l'anthropologue qui vient relativiser tous ces changements. Chaque soci&#233;t&#233; s'est pr&#233;occup&#233;e de r&#233;gler la succession des g&#233;n&#233;rations ainsi que les rapports entre les individus des deux sexes, explique-t-il. Mais, &#171; toute affirmation (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1019-242ea.jpg?1694185478' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les trente derni&#232;res ann&#233;es ont connu un v&#233;ritable bouleversement de la parent&#233; et des id&#233;es sur la parent&#233; : fragilisation de l'axe de l'alliance et renforcement de la filiation. &#192; partir de ce constat partag&#233; par tous les observateurs, Maurice Godelier nous propose le regard de l'anthropologue qui vient relativiser tous ces changements. Chaque soci&#233;t&#233; s'est pr&#233;occup&#233;e de r&#233;gler la succession des g&#233;n&#233;rations ainsi que les rapports entre les individus des deux sexes, explique-t-il. Mais, &#171; toute affirmation g&#233;n&#233;rale concernant la nature et l'importance r&#233;elles de la parent&#233; est d&#233;nu&#233;e de sens &#187; (p.100). L'auteur s'attaque ainsi &#224; Levi-Strauss qui affirma un temps que la condition universelle de l'alliance et de la parent&#233; passait par l'&#233;change des femmes, en d&#233;montrant la diversit&#233; des situations. Sur les 10 000 soci&#233;t&#233;s coexistant aujourd'hui, 45 % sont patrilin&#233;aires, 12 % matrilin&#233;aires, 14 % bilin&#233;aires et seulement 39 % sont cognatiques (organisation que l'on retrouve en Occident : famille nucl&#233;aire reli&#233;e par des liens de consanguinit&#233; ou d'alliance et centr&#233;e sur l'individu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Godelier r&#232;gle aussi son sort aux affirmations imprudentes de Freud et de ses successeurs concernant l'universalit&#233; de la prohibition de l'inceste. Ainsi, chez les &#201;gyptiens de l'Antiquit&#233;, on trouvait tout &#224; fait normal que les fr&#232;res et les s&#339;urs se marient entre eux, sans que ces pratiques mill&#233;naires ne produisent plus de tares que chez les chr&#233;tiens. Pour ce qui concerne la civilisation iranienne antique, la prescription du mariage de deux consanguins tr&#232;s proches (fratrie) faisait l&#224; aussi partie de la norme. L'union d'un p&#232;re et de sa fille, mais aussi d'une m&#232;re et de son fils &#233;tait divinis&#233;e, &#224; l'image de ce qui se faisait chez les dieux locaux. On a toujours con&#231;u des interdits concernant les relations entre personnes trop dissemblables ou au contraire trop proches. Mais aucune n'a de valeur universelle. Ce qui est prescrit par un peuple peut fort bien &#234;tre proscrit par un autre. La permissivit&#233; sexuelle s'arr&#234;te d&#232;s lors qu'elle vient menacer la formule d'alliance. Il en va de m&#234;me pour la parentalit&#233; qui d&#233;signe l'ensemble des obligations culturellement d&#233;finies qui s'imposent aux adultes &#224; l'&#233;gard des enfants. Mais, &#171; nulle part, dans aucune soci&#233;t&#233;, un homme et une femme se suffisent &#224; eux seuls pour faire un enfant &#187; (p.325).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'individu est inscrit dans une totalit&#233; sociale et cosmique qui d&#233;borde l'univers des rapports de parent&#233;. La soci&#233;t&#233; occidentale cumule ces attributions entre les mains d'un petit nombre d'adultes. Mais beaucoup de peuples consid&#232;rent que les principes vitaux qui donnent consistance &#224; l'enfant sont transmis par les anc&#234;tres, les esprits ou les dieux, attribuant ainsi un r&#244;le essentiel &#224; bien d'autres que les parents. Maurice Godelier le d&#233;montre magistralement au travers des dizaines de descriptions qu'il nous propose : toute analyse scientifique d'un syst&#232;me de parent&#233; donn&#233; n&#233;cessite la d&#233;construction des r&#233;f&#233;rences et notions issues de sa propre culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Fayard, 2005, (680 p. ; 30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Valides et d&#233;ficients moteurs c&#244;te &#224; c&#244;te : une r&#233;ussite exemplaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Valides-et-deficients-moteurs-cote-a-cote-une-reussite-exemplaire</link>
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		<dc:subject>781</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La loi du 11 f&#233;vrier 2005 n'a fait que le confirmer : les enfants et adolescents porteurs de handicap doivent pouvoir trouver leur place dans le milieu scolaire ordinaire. Ce que le l&#233;gislateur proclame, un partenariat &#233;clair&#233; et intelligent l'a r&#233;alis&#233; depuis 2002 au c&#339;ur d'un des d&#233;partements les moins peupl&#233;s de France. Reportage au coll&#232;ge Emmanuel de Martonne &#224; Laval &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Avant, quand on &#233;tait dans le pr&#233;fabriqu&#233;, on &#233;tait isol&#233; des autres &#233;l&#232;ves et puis on n'avait pas beaucoup de place&#8230; on travaillait (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_733 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/sport-jiho.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;583&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 11 f&#233;vrier 2005 n'a fait que le confirmer : les enfants et adolescents porteurs de handicap doivent pouvoir trouver leur place dans le milieu scolaire ordinaire. Ce que le l&#233;gislateur proclame, un partenariat &#233;clair&#233; et intelligent l'a r&#233;alis&#233; depuis 2002 au c&#339;ur d'un des d&#233;partements les moins peupl&#233;s de France. Reportage au coll&#232;ge Emmanuel de Martonne &#224; Laval&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avant, quand on &#233;tait dans le pr&#233;fabriqu&#233;, on &#233;tait isol&#233; des autres &#233;l&#232;ves et puis on n'avait pas beaucoup de place&#8230; on travaillait m&#234;me parfois dans les WC ! &#187;&lt;/i&gt;, explique avec malice Thibaut qui nous pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; Mon pr&#233;nom ne prend pas de &#8220;l&#8221; &#187;&lt;/i&gt;. Son &#233;ducatrice rectifie son propos : &lt;i&gt;&#171; Les toilettes poss&#233;daient un sas que nous avons effectivement utilis&#233; : on faisait avec ce qu'on avait. &#187;&lt;/i&gt; Mais cela n'arr&#234;te pas l'insatiable Thibaut : &lt;i&gt;&#171; Maintenant, l&#224; o&#249; on est, c'est tr&#232;s grand : on a m&#234;me fait croire &#224; nos copains du coll&#232;ge qu'on disposait d'une thalasso. &#187;&lt;/i&gt; Et le groupe de dix &#233;l&#232;ves qui avait interrompu la s&#233;ance hebdomadaire de &#171; conseil &#187; pour nous accueillir, de partir d'un grand &#233;clat de rire. Hassan, adolescent n&#233;cessitant une verticalisation par un appareillage sp&#233;cialis&#233;, n'est pas le dernier &#224; participer &#224; la rigolade. Ses r&#233;parties pleines d'humour relancent le fou rire g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue &#224; la section d'&#233;ducation motrice (SEM)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Section d'&#233;ducation motrice - 46 rue de la Fuye - 53000 Laval. T&#233;l. 02 43 98 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du coll&#232;ge Emmanuel de Martonne !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Coll&#232;ge Emmanuel de Martonne - 46 rue de la Fuye - 53000 Laval. T&#233;l. 02 43 26 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Nous sommes &#224; Laval dans le d&#233;partement de la Mayenne qui, pour petit qu'il soit (285 000 habitants), n'en a pas moins pilot&#233; un grand projet : int&#233;grer pour la premi&#232;re fois en France une scolarisation pour jeunes porteurs de handicap physique au c&#339;ur m&#234;me d'un coll&#232;ge tout &#224; fait ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une synergie d'acteurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfin, quand on dit coll&#232;ge ordinaire, peut-&#234;tre n'est-ce pas aussi vrai que cela. Cet &#233;tablissement scolaire cultive, depuis longtemps, un &#233;tat d'esprit fait d'ouverture et d'une remarquable volont&#233; d'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves porteurs de handicap. Il a &#233;t&#233;, il y a une quinzaine d'ann&#233;es, l'un des premiers &#224; ouvrir une classe de &#171; quatri&#232;me sp&#233;cifique &#187;, anc&#234;tre de l'actuelle unit&#233; p&#233;dagogique d'int&#233;gration (UPI) qui scolarise des enfants porteurs de handicap mental. Il s'est aussi dot&#233; d'une section d'enseignements g&#233;n&#233;raux et professionnels adapt&#233;s (SEGPA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e derni&#232;re, un enseignant d'&#233;ducation physique a fait venir des sportifs de haut niveau, eux-m&#234;mes porteurs de handicap et leur a fait jouer avec ses &#233;l&#232;ves valides un match de basket en fauteuil roulant. Un atelier de tir &#224; l'arc en aveugle &#233;tait &#233;galement propos&#233;. Les &#233;l&#232;ves de l'unit&#233; p&#233;dagogique d'int&#233;gration ont &#233;t&#233; sollicit&#233;s pour accompagner des jeunes malvoyants tout au long d'une exposition d'art : ils les ont guid&#233;s et leur ont d&#233;crit les &#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coll&#232;ge int&#232;gre actuellement une &#233;l&#232;ve de cinqui&#232;me souffrant de surdit&#233; profonde : entre lecture labiale et appareillage que les enseignants veulent bien porter pour donner leurs cours (microphone reli&#233; &#224; l'amplificateur de l'adolescente), la jeune fille suit naturellement sa scolarit&#233;. Nous ne sommes donc pas ici n'importe o&#249;. L'accueil des enfants diff&#233;rents n'est pas une nouveaut&#233;, cela fait partie de la culture de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Aussi, lorsque le projet fut con&#231;u d'implanter une section accueillant des enfants porteurs de handicaps moteurs, c'est naturellement vers le coll&#232;ge de Martonne que l'on se tourna. &#192; l'unanimit&#233; et sans aucune h&#233;sitation, le conseil d'administration de l'&#233;tablissement donna un avis favorable. Mais l'histoire de la SEM ne se limite pas &#224; la bienveillance et pour tout dire &#224; l'intelligence d'une communaut&#233; scolaire. Elle est aussi et avant tout, le r&#233;sultat d'une belle aventure partenariale. Tout est parti de l'action r&#233;solue d'un groupe de parents n'acceptant pas de voir leurs enfants, d&#233;j&#224; victimes d'un handicap moteur, contraints, pour &#234;tre scolaris&#233;s, de quitter le d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans une Mayenne sous-dot&#233;e en &#233;quipements sp&#233;cialis&#233;s, les seules solutions &#233;tait l'internat ou des trajets quotidiens longs et fastidieux. Une r&#233;flexion fut men&#233;e avec l'Association des paralys&#233;s de France qui assure d&#233;j&#224; un service d'&#233;ducation et de soins sp&#233;cialis&#233;s &#224; domicile (SESSD). La cr&#233;ation d'un &#233;tablissement &#224; part enti&#232;re &#233;tait inenvisageable, car trop on&#233;reuse pour la quinzaine d'enfants concern&#233;s. Le conseil g&#233;n&#233;ral sensibilis&#233; &#224; la question du handicap fut d'autant plus attentif qu'il trouvait absurde d'avoir &#224; financer les d&#233;placements quotidiens hors d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Laval se joignit &#224; la r&#233;flexion. Le projet d&#233;pos&#233; &#224; la DASS en 2000 et accept&#233; en CROSS (Centre r&#233;gional pour l'organisation sanitaire et sociale) en 2001, devint r&#233;alit&#233; &#224; la rentr&#233;e de septembre 2002. L'APF cr&#233;a un &#233;tablissement m&#233;dico-social agr&#233;&#233; pour 16 enfants et jeunes &#226;g&#233;s de 6 &#224; 16 ans, qui furent scolaris&#233;s respectivement &#224; l'&#233;cole primaire Victor Hugo (pour les 6-11 ans) et au coll&#232;ge Emmanuel de Martonne (pour les 12-16 ans) : la section d'&#233;ducation motrice venait de na&#238;tre. L'orientation vers ce dispositif est d&#233;cid&#233;e par la CDES et se justifie non seulement du fait d'un handicap moteur, mais aussi de difficult&#233;s dans l'apprentissage scolaire n&#233;cessitant une scolarisation adapt&#233;e qui ne peut &#234;tre assur&#233;e ni dans une CLIS, ni dans une SEGPA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge de ces jeunes est assur&#233;e par des enseignants de l'&#201;ducation nationale, mais aussi par des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, des aides m&#233;dico psychologiques et une large &#233;quipe param&#233;dicale (orthophoniste, orthoptiste, psychomotricienne, kin&#233;sith&#233;rapeute, ergoth&#233;rapeute, m&#233;decin sp&#233;cialis&#233;, psychologue). La SEM intervient en outre au sein des familles pour accompagner tant les parents que les fratries dans ce vivre ensemble si particulier qu'implique l'enfant porteur de handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc l&#224; ni un institut d'&#233;ducation motrice, ni un SESSD, ni un &#233;tablissement de soins, ni une scolarisation ordinaire&#8230; c'est un peu la synth&#232;se de tout cela &#224; la fois : &lt;i&gt;&#171; Il s'agit de faire d&#233;couvrir &#224; ces jeunes leurs potentialit&#233;s, mais aussi d'accompagner la prise de conscience de leurs incapacit&#233;s, &#224; un &#226;ge o&#249; cela devient particuli&#232;rement douloureux. Apprendre &#224; faire avec leur handicap tout en construisant des projets d'avenir, m&#234;me si l'avenir professionnel est pour certains incertain, voire compromis &#187;&lt;/i&gt; tels sont les objectifs que se fixe l'&#233;quipe, explique Catherine C&#244;me, directrice de la SEM.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un projet architectural pilote&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand l'&#233;tablissement commence &#224; fonctionner, en septembre 2002, il int&#232;gre des pr&#233;fabriqu&#233;s un peu &#224; l'&#233;cart des locaux du coll&#232;ge. Mais, c'est l&#224; du provisoire. Le conseil g&#233;n&#233;ral s'est lanc&#233; dans un projet original. Le coll&#232;ge de Martonne est un peu &#224; l'&#233;troit dans ses b&#226;timents. Les laboratoires sp&#233;cialis&#233;s datent d'une trentaine d'ann&#233;es et les locaux o&#249; devrait normalement se d&#233;rouler la vie scolaire sont occup&#233;s par des cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs projets vont alors converger : agrandir les capacit&#233;s d'accueil du coll&#232;ge, accueillir dans de bonnes conditions la SEM et surtout cr&#233;er un espace commun o&#249; se m&#233;langent la SEGPA, la SEM et les classes du coll&#232;ge. St&#233;phane Galienne, chef du service b&#226;timent au conseil g&#233;n&#233;ral de Mayenne explique ce qui a alors &#233;t&#233; mis en &#339;uvre : &lt;i&gt;&#171; Nous avons pris contact avec un programmiste qui a pris beaucoup de temps pour venir rencontrer celles et ceux qui travaillent au quotidien sur place. Il s'est impr&#233;gn&#233; des besoins sp&#233;cifiques des jeunes souffrant de handicap moteur qui &#233;taient d&#233;j&#224; sur place &#187;&lt;/i&gt;. R&#233;sultat, un cahier des charges de 120 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un appel d'offres est lanc&#233;. Trois cabinets d'architecte concourent. Le jury retiendra les plus jeunes, les plus inexp&#233;riment&#233;s et les plus innovateurs. Herv&#233; Potin et Anne-Flore Guin&#233;e, jeunes architectes nantais avaient pr&#233;sent&#233; un projet ambitieux et moderne s'int&#233;grant parfaitement aux b&#226;timents existants et particuli&#232;rement adapt&#233; au public handicap&#233; moteur : ils sont s&#233;lectionn&#233;s. Le conseil g&#233;n&#233;ral vote la dotation correspondante : 3,2 millions d'euros (sur un budget annuel consacr&#233; &#224; la r&#233;novation des coll&#232;ges de 5 millions). &lt;i&gt;&#171; &#199;a n'a pas &#233;t&#233; forc&#233;ment simple &#187;&lt;/i&gt;, conc&#232;de Gilbert Dutertre, vice-pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral &lt;i&gt;&#171; Ce projet &#233;tait financi&#232;rement tr&#232;s lourd. Mais il y avait une volont&#233; du pr&#233;sident, suivi de l'ensemble de l'assembl&#233;e d&#233;partementale, de faire quelque chose pour le handicap. Nous avons pris cette d&#233;cision avant que la loi de d&#233;centralisation ne nous confie la comp&#233;tence par rapport au handicap. Ce qui sera le cas au 1er janvier 2006. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me politique a &#233;t&#233; suivie par la ville de Laval qui a r&#233;nov&#233;, dans le m&#234;me esprit, l'&#233;cole primaire Victor Hugo. La proximit&#233; du primaire et du coll&#232;ge permet une continuit&#233; dans les g&#233;n&#233;rations de valides et d'enfants porteurs de handicap qui vont ainsi pouvoir se c&#244;toyer des petites classes &#224; celles du coll&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Visite guid&#233;e de la SEM&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re vision que l'on a, en se rapprochant du coll&#232;ge de Martonne, c'est cette haute fa&#231;ade en croisillon qui a &#233;t&#233; inspir&#233;e aux architectes par les maisons en colombage que l'on trouve encore au c&#339;ur du vieux Laval. Sit&#244;t franchie la porte d'entr&#233;e (coulissante comme il se doit), bien des d&#233;tails frappe le visiteur : le vaste espace, la largeur des couloirs (2,50 m&#232;tres), les fen&#234;tres surbaiss&#233;es &#224; hauteur de fauteuil, l'absence de mat&#233;riel encombrant (des pi&#232;ces ont &#233;t&#233; pr&#233;vues pour l'entreposer).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et effectivement, les treize jeunes accueillis ici (sur les seize places agr&#233;es, trois sont scolaris&#233;s en primaire) disposent de 635 m2. Presque de quoi s'y perdre pour un valide, mais un confort irrempla&#231;able pour celui qui doit se d&#233;placer en fauteuil roulant.&lt;i&gt; &#171; Quand on nous a indiqu&#233; les surfaces n&#233;cessaires, on a pos&#233; des questions pour savoir s'il y avait besoin de tant de place que cela. On ne connaissait pas vraiment les besoins. On a beaucoup appris &#187;&lt;/i&gt;, explique St&#233;phane Galienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De larges baies vitr&#233;es font entrer g&#233;n&#233;reusement le jour, compl&#233;t&#233;es en cela par des puits de lumi&#232;re qui traversent de part en part le b&#226;timent plongeant directement du toit. De vastes salles permettent d'accueillir la psychomotricit&#233;, les activit&#233;s scolaires, la kin&#233;sith&#233;rapie ou les activit&#233;s ludiques. Si le rez-de-chauss&#233;e est r&#233;serv&#233; &#224; la SEM, le premier &#233;tage est ouvert aux &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge. Il est r&#233;parti en cinq grandes salles d&#233;di&#233;es aux laboratoires de musique, d'arts plastiques, de physique-chimie et de sciences de la vie et de la terre : 710 m2 en tout. La r&#233;novation entreprise par le conseil g&#233;n&#233;ral ne s'est pas limit&#233;e aux salles de classe. Le self-service de la cantine a &#233;t&#233; agrandi et am&#233;nag&#233; pour permettre aux fauteuils d'y circuler librement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en septembre 2002, les premiers jeunes arrivent au coll&#232;ge de Martonne en taxi ou en v&#233;hicule sanitaire l&#233;ger, ils entrent par la grande porte et traversent la cour pour gagner ce qui n'est alors que des pr&#233;fabriqu&#233;s. Si on voulait leur permettre de trouver leur place, il ne fallait pas commencer par les surprot&#233;ger. N&#233;anmoins, c'est l'attroupement. &lt;i&gt;&#171; Nous avons fait le choix de laisser la curiosit&#233; s'&#233;puiser,&lt;/i&gt; explique Maryvonne Moli&#232;re, principale.&lt;i&gt; Au bout d'un mois, il n'y avait plus personne pour regarder. Au contraire, c'&#233;tait parfois des coll&#233;giens qui aidaient des jeunes de la SEM &#224; entrer dans les v&#233;hicules ! Quand vous voyez aujourd'hui la vitesse avec laquelle les fauteuils d&#233;boulent dans la cour du coll&#232;ge, au moment des r&#233;cr&#233;ations ou pour se rendre &#224; la cantine, on peut en &#234;tre s&#251;r, il n'y a plus aucune g&#234;ne dans les relations avec les coll&#233;giens &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des activit&#233;s propos&#233;es sur l'heure de midi sont fr&#233;quent&#233;es indiff&#233;remment par les &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge ou de la SEM : club th&#233;&#226;tre, salle multim&#233;dia, atelier de danse anim&#233; par la psychomotricienne o&#249; les filles du coll&#232;ge c&#244;toient les gar&#231;ons porteurs de handicap moteur. Les enseignants n'h&#233;sitent pas, quand cela s'av&#232;re possible, d'accueillir un &#233;l&#232;ve de la SEM. C'est le cas de Dimitry qui fr&#233;quente une classe d'art plastique et de sport avec les coll&#233;giens. Interrog&#233; sur la fa&#231;on dont cela se passe, il nous r&#233;pond, pince-sans-rire : &#171; &#199;a va, je suis dou&#233; ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La SEM restera-t-elle isol&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent dans ce genre d'entreprise innovante, on ressent le poids consid&#233;rable des personnalit&#233;s qui ont permis que ce projet se concr&#233;tise. Un groupe de parents d'enfants porteurs de handicap moteur, r&#233;solu et convaincu de la justesse de leur action. Une d&#233;l&#233;gation d&#233;partementale de l'APF mettant &#224; disposition les connaissances techniques et le savoir-faire de son SESSD. Des &#233;lus tant du conseil g&#233;n&#233;ral que de la municipalit&#233; de Laval, r&#233;solus &#224; financer un projet utile. Une DDASS qui accepte de cr&#233;er un &#233;tablissement dans une p&#233;riode de &#171; vaches maigres &#187;. La communaut&#233; scolaire d'un coll&#232;ge comme on aimerait en voir partout. Les services techniques d'un conseil g&#233;n&#233;ral qui remplissent leur r&#244;le de ma&#238;tre d'&#339;uvre avec souplesse et intelligence. Un cabinet d'architecte qui r&#233;alise un projet original et dont les r&#233;sultats r&#233;pondent aux attentes des initiateurs du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a le sentiment que ce r&#233;sultat est le produit d'une conjonction de bonnes volont&#233;s et d'une synergie de partenaires &#224; l'&#233;coute les uns des autres. Quand un tel cumul de conditions favorables est &#224; ce point n&#233;cessaire, la moindre faille peut appara&#238;tre fatale au projet. Est-ce la raison pour laquelle cela ne se passe pas plus souvent ? Notre pays est riche de ces exp&#233;riences qui se transforment en vitrine sans lendemain. Et puis finalement, si ce regroupement dans un m&#234;me lieu a pu &#234;tre possible, n'est-ce pas par d&#233;faut, parce que le d&#233;partement de la Mayenne n'a pas les moyens de se payer un Institut d'&#233;ducation motrice &#224; part enti&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste aujourd'hui ouverte la question du sort de ces jeunes au-del&#224; de 16 ans. Et l&#224;, c'est le retour &#224; la case d&#233;part : les seules solutions existantes continuent &#224; &#234;tre hors d&#233;partement. Un chantier &#224; d&#233;fricher pour une association de parents combatifs ? M&#234;me si la cr&#233;ation de la SEM du coll&#232;ge de Martonne pose autant de questions qu'elle en r&#233;sout, nous n'allons quand m&#234;me pas bouder notre plaisir devant une r&#233;alisation aussi admirable. Ces b&#226;timents entr&#233;s en service en septembre 2005, sont venus concr&#233;tiser la loi vot&#233;e le 12 f&#233;vrier de la m&#234;me ann&#233;e et qui pr&#233;voit que tout enfant handicap&#233; soit inscrit dans l'&#233;tablissement scolaire ordinaire le plus proche de son domicile (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Etat-des-lieux-de-la-scolarisation-des-enfants-porteurs-de-handicap' class='spip_in'&gt;lire l'&#233;tat des lieux&lt;/a&gt;). Mais ils sont surtout venus concr&#233;tiser la volont&#233; ouvertement affich&#233;e par toutes celles et tous ceux qui ont contribu&#233; &#224; sa r&#233;ussite : &#171; Nous n'employons pas le mot &#8220;int&#233;gration&#8221;. Nous vivons ensemble &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Section d'&#233;ducation motrice - 46 rue de la Fuye - 53000 Laval. T&#233;l. 02 43 98 35 41&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Coll&#232;ge Emmanuel de Martonne - 46 rue de la Fuye - 53000 Laval. T&#233;l. 02 43 26 10 40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Quel &#171; habitat-caravane &#187; pour les gens du voyage ?</title>
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		<dc:date>2006-01-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>781</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les caravanes auraient &#224; s'acquitter d'une taxe d'habitation, alors que celles-ci ne sont pas juridiquement reconnues comme logements. Les gens du voyage s'en sentent encore plus discrimin&#233;s et se mobilisent en rappelant que les engagements de la loi Besson imposant il y a cinq ans la r&#233;alisation d'aires d'accueil ne sont absolument pas respect&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors du traditionnel p&#232;lerinage des gens du voyage &#224; la fin du mois d'ao&#251;t 2005, le tout r&#233;cemment nomm&#233; pr&#233;sident de la Commission nationale consultative sur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-781-" rel="tag"&gt;781&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les caravanes auraient &#224; s'acquitter d'une taxe d'habitation, alors que celles-ci ne sont pas juridiquement reconnues comme logements. Les gens du voyage s'en sentent encore plus discrimin&#233;s et se mobilisent en rappelant que les engagements de la loi Besson imposant il y a cinq ans la r&#233;alisation d'aires d'accueil ne sont absolument pas respect&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors du traditionnel p&#232;lerinage des gens du voyage &#224; la fin du mois d'ao&#251;t 2005, le tout r&#233;cemment nomm&#233; pr&#233;sident de la Commission nationale consultative sur les gens du voyage, Pierre H&#233;risson, avait indiqu&#233; qu'il entendait faire de nouvelles propositions avant 2006 pour faciliter la cr&#233;ation d'aires de 50 &#224; 200 caravanes, bref pour l'application de la loi Besson. Adopt&#233;e en effet en 1990, cette loi &#8212; qu'on pourrait dire de coh&#233;sion sociale &#8212; &#233;tait quasiment rest&#233;e lettre morte. R&#233;anim&#233;e le 5 juillet 2000, la loi Besson 2 imposait aux communes de plus de 5000 habitants l'obligation de r&#233;alisation d'aires d'accueil, avec obligation de r&#233;sultats pour&#8230; fin 2003. Aujourd'hui, la plupart des d&#233;partements sont hors-la-loi : &#224; peine 15 % des besoins sont effectivement pourvus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Roms et autres &#171; voyageurs &#187;, la mal vie continue, balis&#233;e de discriminations, de rejet, de non-acc&#232;s aux droits (y compris civiques : trois ans de rattachement &#224; une commune sont exig&#233;s pour pouvoir voter, par exemple). En fin d'&#233;t&#233; dernier, les habitants d'un bidonville francilien de familles roms en cours de s&#233;dentarisation avaient &#233;t&#233; successivement chass&#233;s de trois terrains en une journ&#233;e. Comble du paradoxe : le 5 janvier dernier, des associations ont manifest&#233; &#224; Cogolin (Var) pour soutenir des familles tsiganes install&#233;es en toute l&#233;galit&#233; depuis quatorze ans mais menac&#233;es d'expulsion par des pouvoirs locaux voulant faire du site une aire d'accueil temporaire&#8230; Globalement, la situation des gens du voyage en France est d&#233;nonc&#233;e dans un rapport r&#233;cent de l'Union europ&#233;enne, de m&#234;me que par toutes les organisations de d&#233;fense des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Aujourd'hui, la plupart des d&#233;partements sont hors-la-loi : &#224; peine 15 % des besoins en aires d'accueil sont effectivement pourvus &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'actualit&#233; est inqui&#233;tante. Fin novembre, les d&#233;put&#233;s ont adopt&#233; une taxe vignette d'habitation de 75 &#8364; par m2 pour les m&#233;nages vivant en permanence en caravane, taxe calcul&#233;e en fonction de &#171; la surface disponible au sol &#187;, avec l'id&#233;e qu'une caravane = logement lorsqu'elle est r&#233;sidence principale. Un v&#233;hicule de 9 &#224; 12 m2 serait ainsi passible d'une vignette oscillant entre 700 et 1000 &#8364;. Or la caravane, en France, n'est juridiquement pas reconnue comme un logement. Discrimination ouverte ? Ce que leurs propri&#233;taires appellent &#171; l'habitat-caravane &#187; n'ouvre aucun droit &#224; l'allocation logement, ni aux aides du fonds solidarit&#233; logement, ni aux pr&#234;ts aid&#233;s ou &#224; taux z&#233;ro ; aucun abattement n'est pr&#233;vu pour non-imposition ou enfants &#224; charge, et les compagnies d'assurances refusent aujourd'hui de les assurer comme tels. Alors la revendication est simple : reconna&#238;tre la caravane comme un habitat destin&#233; au logement des gens du voyage, avec l'ensemble des droits et obligations qui s'y rattachent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fureur de ceux-ci. Le 5 d&#233;cembre 2005, plusieurs milliers d'entre eux ont d&#233;fil&#233; (avec quelques incidents : brasiers sur la voie publique, saccage d'abribus ou de cabines t&#233;l&#233;phoniques&#8230;) &#224; Paris pour protester contre cette taxe. &#192; la suite de n&#233;gociations pr&#233;cipit&#233;es, la taxe passait, certes, de 75 &#224; 25 &#8364;, ce qui ne satisfait en aucune mani&#232;re les associations de gens du voyage, qui r&#233;clament, en toute logique une mise en &#339;uvre pleine et enti&#232;re de la loi de 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le foss&#233; se creuse &#187;, avertissent les associations. Lors de l'anniversaire &#8212; un demi-si&#232;cle d'existence &#8212; de la revue &#201;tudes tsiganes, la f&#233;d&#233;ration des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et gens du voyage (Fnasat)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Fnasat-Gens du voyage - 59 rue de l'Ourcq - 75019 Paris. T&#233;l. 01 40 35 00 04 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; annon&#231;ait le d&#233;p&#244;t d'un recours en conseil d'&#201;tat contre le texte instaurant la taxe, en r&#233;clamant la reconnaissance de l'habitat-caravane dans la loi sur l'habitat actuellement en pr&#233;paration. Et la f&#233;d&#233;ration de rappeler que la Commission nationale des gens du voyage ne s'est pas r&#233;unie depuis trois ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a dix ans, un arr&#234;t de 1995 avait reconnu le droit au logement pour les gens du voyage en arguant de leur &#171; dignit&#233; &#187;&#8230; Lourdes, qui ne dispose pas d'un terrain d'accueil particuli&#232;rement vaste, doit accueillir le 50&#232;me p&#232;lerinage des gens du voyage en 2006, pour lequel est attendue une affluence record. Pourtant la loi Besson &#8212; encore et toujours elle &#8212; pr&#233;voit la mise &#224; disposition d'&#171; emplacements susceptibles d'&#234;tre occup&#233;s temporairement &#224; l'occasion de rassemblements traditionnels ou occasionnels &#187; dans chaque d&#233;partement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fnasat.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Fnasat-Gens du voyage&lt;/a&gt; - 59 rue de l'Ourcq - 75019 Paris. T&#233;l. 01 40 35 00 04&lt;br class='manualbr' /&gt;D'un continent &#224; l'autre, num&#233;ro anniversaire d'&lt;a href=&#034;http://www.etudestsiganes.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#201;tudes tsiganes&lt;/a&gt; (272 p., 40 &#8364;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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