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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
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Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Professionnels victimes de violence : que faire ?</title>
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		<title>Professionnels victimes de violence : que faire ?</title>
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&lt;p&gt;Le comit&#233; de liaison et de coordination des services sociaux (Clicoss) du 93 a organis&#233; une journ&#233;e d'&#233;tude pour explorer Les violences &#224; l'encontre des intervenants sociaux. Face &#224; une situation qui empire r&#233;guli&#232;rement, la gestion du risque dans le secteur social a de fortes chances de devenir l'un des enjeux majeurs de ces prochaines ann&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les situations au plan social sont de plus en plus tendues. Nous sommes au bout d'un syst&#232;me de r&#233;paration sociale dont l'&#201;tat se d&#233;sengage de plus en plus &#187;. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le comit&#233; de liaison et de coordination des services sociaux (Clicoss) du 93 a organis&#233; une journ&#233;e d'&#233;tude pour explorer Les violences &#224; l'encontre des intervenants sociaux. Face &#224; une situation qui empire r&#233;guli&#232;rement, la gestion du risque dans le secteur social a de fortes chances de devenir l'un des enjeux majeurs de ces prochaines ann&#233;es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les situations au plan social sont de plus en plus tendues. Nous sommes au bout d'un syst&#232;me de r&#233;paration sociale dont l'&#201;tat se d&#233;sengage de plus en plus &#187;. Ce constat formul&#233; par le vice-pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis, Gilles Garnier, peut para&#238;tre brutal. En tout cas, ces derni&#232;res ann&#233;es ont vu &#233;merger de nouvelles formes de violences subies par les intervenants sociaux. Fran&#231;oise Dolto nous l'avait bien enseign&#233; : violence n'est pas agressivit&#233;. Dans l'agressivit&#233;, l'autre est objet, quelque chose est (mal) dit et il existe, quelle qu'en soit la forme, une tentative de communication. On ne retrouve pas ces param&#232;tres dans la notion de violence. En outre, celle-ci est elle-m&#234;me soci&#233;talement &#233;volutive ; jusqu'&#224; la seconde moiti&#233; du si&#232;cle dernier, par exemple, avant l'officialisation juridique et administrative d'une protection de l'enfance, les s&#233;vices corporels n'&#233;taient-ils pas fort bien accept&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anthropologue Dominique Dray a essay&#233; de donner une d&#233;finition de la violence, qu'elle qualifie &#171; d'atteinte physique, psychique, morale et aussi d'atteinte au patrimoine &#187;. Il pr&#233;cise &#233;galement que &#171; la violence touche au narcissisme, bafoue l'identit&#233; personnelle ou professionnelle, affecte notre syst&#232;me de repr&#233;sentations sociales &#187;. Mais encore ? Nous assistons probablement aujourd'hui &#224; un v&#233;ritable choc culturel entre &#233;ducatif et &#233;conomique : le sens du m&#233;tier se perd, l'urgence a pour effet de &#171; d&#233;rythmer &#187; les acteurs, un sentiment d'impuissance &#224; traiter les situations fait de plus en plus violence aux travailleurs sociaux&#8230; Par ailleurs, la peur elle-m&#234;me fait &#233;galement violence : et certains professionnels affaiblis, ins&#233;curis&#233;s, peuvent devenir agressifs &#224; leur tour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Lhopiteau, de l'Institut de recherche et de formation du mouvement pour une alternative non-violente (IFMAN) propose, quant &#224; lui, d'&#171; apprendre &#224; apprivoiser ses &#233;motions &#187;. Celles-ci, en effet, ne se d&#233;cident pas&#8230; Toutefois, la col&#232;re, &#171; &#233;nergie de l'action &#187;, devra s'exprimer pour prendre la distance n&#233;cessaire avec cette &#233;motion submergeante. Et lorsque la col&#232;re rencontre la peur, cela ne peut qu'alimenter la col&#232;re. Il faudra pourtant assurer une sortie de conflit honorable &#224; chacun des protagonistes et revenir au cadre en portant plainte contre l'agresseur. Dans la salle, des participants ont d'ailleurs rappel&#233; &#224; la tribune les difficult&#233;s pour enregistrer les plaintes, et parfois le temps (&#171; trois ans ! &#187;) pour que l'une d'entre elles aboutisse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car quoi qu'il en soit, &#171; la violence bafoue les identit&#233;s personnelle et professionnelle &#187;, reprend l'anthropologue Dominique Dray : &#171; Ce sont des atteintes narcissiques qui peuvent d&#233;boucher sur un sentiment d'humiliation, voire de honte &#187;. Le plus souvent, elle ouvre une br&#232;che dans l'ordre moral rassemblant &#171; le code des bonnes conduites et de biens&#233;ance, la civilit&#233; ordinaire du vivre ensemble, le socle des valeurs collectives ou individuelles &#187;. Alors que devient-on apr&#232;s l'avoir crois&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre aux questions de violence, les deux intervenants d&#233;fendent l'id&#233;e de l'&#171; &#233;cart &#187;, apte &#224; &#171; faire sortir l'autre du monde clos dans lequel il se trouve &#187; : le toucher l&#224; o&#249; il ne s'y attend pas, en quelque sorte. Menac&#233;e par un homme lors d'une visite &#224; domicile, une assistante sociale avait, face &#224; ses cris, chuchot&#233;, d&#233;samor&#231;ant ipso facto la violence&#8230; Et pourquoi ne pas proposer un th&#233;, un caf&#233;, au plus fort de la tension, histoire de &#171; d&#233;centrer la tension &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faut-il tout accepter ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;alit&#233; est rude. Pour ce qui concerne les secteurs de l'intervention sociale, il s'agit bien dans un premier temps, de distinguer la violence institutionnelle de celle qui s'exerce &#224; l'encontre des intervenants sociaux (qu'ils soient assistants familiaux, agents d'accueil ou administratifs, travailleurs sociaux, m&#233;diateurs, etc.). Ainsi de cette violence institutionnelle mena&#231;ant parfois des professionnels ayant signal&#233; ou r&#233;agi &#224; une violence commise sur un r&#233;sident, par exemple&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gislation a d&#251; finir par s'adapter, reconnaissant la r&#233;alit&#233; du malaise : un article additionnel s'est int&#233;gr&#233; dans la refonte de la loi du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et m&#233;dico-sociales : &#171; Le fait qu'un salari&#233; ou un agent a t&#233;moign&#233; de mauvais traitements ou privations inflig&#233;s &#224; une personne accueillie ou relat&#233; de tels agissements ne peut &#234;tre pris en consid&#233;ration pour d&#233;cider de mesures d&#233;favorables le concernant en mati&#232;re d'embauche, de r&#233;mun&#233;ration, de formation, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement du contrat de travail, ou pour d&#233;cider la r&#233;siliation du contrat de travail ou une sanction disciplinaire. En cas de licenciement, le juge peut prononcer la r&#233;int&#233;gration du salari&#233; concern&#233; si celui-ci le demande &#187;. Outre qu'elle s'exerce &#233;ventuellement par rapport aux usagers, la violence institutionnelle se manifeste aussi entre pairs ou entre niveaux hi&#233;rarchiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, il ne s'agit pas davantage, pour Christine Garcette, d&#233;l&#233;gu&#233;e du Clicoss 93, &#171; de dramatiser que de minimiser &#187; le ph&#233;nom&#232;ne. Mais le paysage parle de lui-m&#234;me : une p&#233;dopsychiatrie sinistr&#233;e, de plus en plus de travailleurs pauvres, le sentiment d'impuissance des intervenants sociaux, un ascenseur social d&#233;sesp&#233;r&#233;ment en panne, une absence de limites fr&#233;quemment d&#233;cri&#233;e, la &#171; fatigue d'&#234;tre soi &#187; (pour reprendre l'expression d'Ehrenberg) ambiante, la crise de l'autorit&#233; d&#233;nonc&#233;e partout&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en est-il pr&#233;cis&#233;ment chez les travailleurs sociaux ? Il semblerait que la violence physique soit somme toute un ph&#233;nom&#232;ne rare, alors que les agressions verbales, elles, sont beaucoup, beaucoup plus fr&#233;quentes, s'installant parfois dans le quotidien. Et le climat de peur qui impr&#232;gne certains lieux fait lui-m&#234;me &#233;minemment violence, davantage parfois que les faits r&#233;els eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il tout accepter ? Jusqu'o&#249; se mettre en danger ? La question de la plainte &#224; porter ou non traverse parfois les &#233;quipes. Une nouvelle piste est r&#233;cemment apparue : un &#171; droit de retrait &#187; existe depuis juin 2000 dans la fonction publique. Dans un article paru en septembre dans la Revue d'action juridique et sociale, un juriste du Groupe de recherche de l'institut des sciences du travail (GRIST), Francisco Mananga, avait qualifi&#233; ce droit de retrait de &#171; r&#233;alit&#233; juridique &#187;, les travailleurs sociaux &#233;tant en droit de se retirer de leurs postes d&#232;s lors qu'ils estimaient pouvoir invoquer un &#171; motif raisonnable de penser que la situation de travail pr&#233;sente un danger grave et imminent pour leur vie ou leur sant&#233; &#187;. Toutefois son application ne serait qu'un &#171; leurre &#187;, une &#171; pure utopie juridique &#187;, poursuivait le chercheur. Et pourtant, il conviendrait, pr&#233;conisait-il, de s'interroger sur la n&#233;cessit&#233; d'adapter ce droit social &#224; notre secteur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Depuis dix ans, des sonnettes d'alarme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2004, les cahiers de dol&#233;ances des &#201;tats g&#233;n&#233;raux du social avaient parl&#233; de &#171; malmenance &#187; des travailleurs sociaux &#224; partir d'un certain nombre de t&#233;moignages recueillis. Mais le best-seller de Val&#233;rie Pezet (avec Robert Villatte et Pierre Logeay), De l'usure &#224; l'identit&#233; professionnelle, avait d&#233;j&#224; consacr&#233;, plus de dix ans auparavant, en 1993, un chapitre illustr&#233; de t&#233;moignages &#224; la question de la violence dans l'intervention sociale, d&#233;crite comme v&#233;cue au quotidien. Dans plusieurs des r&#233;cits rapport&#233;s, deux caract&#233;ristiques tenant &#224; l'organisation du travail &#233;taient cit&#233;es comme &#233;l&#233;ments renfor&#231;ant cette violence : d'une part le refus d'une direction de tenir compte de la capacit&#233; d'appr&#233;ciation des &#233;ducateurs, d'autre part l'impossibilit&#233; d'&#233;changer dans l'&#233;quipe sur l'&#233;v&#233;nement violent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple : en 1998, &#224; partir d'entretiens avec environ 5000 travailleurs sociaux, la CFDT Interco avait effectu&#233; une grande enqu&#234;te aujourd'hui publi&#233;e aux &#233;ditions Dunod sous le titre Les nouveaux acteurs du social. Elle pointait d&#233;j&#224; des conditions d'intervention complexifi&#233;es &#8212; dispositifs et publics nouveaux &#8212;, des demandes plus complexes &#224; traiter, et&#8230; une pression plus forte des usagers. L'&#233;crit avait d&#233;nonc&#233; en vrac : le manque de personnel au point que des missions obligatoires ne peuvent &#234;tre remplies, la d&#233;gradation des conditions de travail (rythme des t&#226;ches allant s'acc&#233;l&#233;rant), la lourdeur des proc&#233;dures, une perte de souplesse, parfois le chronom&#233;trage, la parcellisation et globalement un sentiment de d&#233;consid&#233;ration des agents du social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre indicateur : des &#233;tudiants de l'IRTS d'Aquitaine ont interrog&#233; 115 travailleurs sociaux sur la violence &#224; la m&#234;me &#233;poque, entre 1998 et 2000 : la violence apparaissait en conclusion comme &#171; verbale, s'exprimant par des insultes, des injures ou des menaces sans passage &#224; l'acte. Les agressions physiques restant tr&#232;s rares et circonscrites &#224; des mouvements brusques ou des gestes mena&#231;ants sans concr&#233;tisation &#187;. Trois facteurs d'explication &#233;tant avanc&#233;s par les travailleurs sociaux : &#171; la frustration v&#233;cue par les publics, l'habitus culturel des milieux &#171; d&#233;favoris&#233;s &#187; et la pathologie mentale de certaines personnes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, un rapport du Conseil &#233;conomique et social (CES), intitul&#233; Mutations de la soci&#233;t&#233; et travail social, s'est pench&#233; en 2000 sur le ph&#233;nom&#232;ne de burn-out en soulignant son importance. Quel que soit le nom qui lui est donn&#233;, &#171; burn-out &#187;, &#171; usure ou &#233;puisement professionnel &#187;, &#171; d&#233;mobilisation &#187;, &#171; perte de sens de la profession &#187; ou tout simplement &#171; souffrance &#187;, les pouvoirs publics avaient bel et bien commenc&#233; &#224; mesurer cette dimension d&#233;rangeante dans nos professions. Ce burn-out freineur d'initiative et de prise de risque &#233;tait d'ailleurs rarement &#233;voqu&#233; de mani&#232;re directe par ceux qui le subissent, ceux-ci se limitant le plus souvent &#224; parler de fatigue ou tr&#232;s pudiquement de rythmes de travail soutenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un des principaux travaux sur ce th&#232;me reste incontestablement le r&#233;cent rapport du Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) sur la violence. Ce document a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; &#224; partir d'un questionnaire auquel 20 000 travailleurs sociaux ont r&#233;pondu et qui portait sur le sentiment d'ins&#233;curit&#233; et de solitude et la r&#233;alit&#233; des &#233;pisodes de violence qu'ils subissent. Il y &#233;tait fait &#233;tat d'&#233;tablissements et services &#171; per&#231;us comme n'assurant pas la s&#233;curit&#233; des professionnels et des usagers &#187;, de la recrudescence des incivilit&#233;s, d'un fort sentiment d'ins&#233;curit&#233; et de solitude et au final d'une fr&#233;quence de violence dans le travail social en augmentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;crit avait distingu&#233; les violences &#171; chaudes &#187;, peu nombreuses mais au grand impact, des violences &#171; froides &#187;, bien plus fr&#233;quentes, dont la plainte est rarement enregistr&#233;e et qui rel&#232;vent principalement des incivilit&#233;s (insultes, agressions verbales, etc.). Mais nombre d'indicateurs de souffrance traduisaient des &#171; violences masqu&#233;es &#187; : somatisation, arr&#234;t de travail, mutations, souffrance psychologique d&#233;pressive ou anxieuse, troubles du sommeil, surconsommation de m&#233;dicaments psychotropes, de toxiques, d'alcool, de tabac (cette derni&#232;re caract&#233;ristique &#233;tant particuli&#232;rement effarante, para&#238;t-il, dans notre secteur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l'Agence europ&#233;enne pour la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; au travail avait d&#233;cr&#233;t&#233; il y a quelques ann&#233;es, que dans les m&#233;tiers &#224; risque, il fallait d&#233;sormais placer l'action sociale. Le document s'est appuy&#233; sur les rapports de quinze Etats membres de l'Union europ&#233;enne prenant en compte des statistiques d'accidents de travail et de maladies professionnelles et aussi des enqu&#234;tes sur les conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prises en compte institutionnelles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me CSTS avait avanc&#233; quelques r&#233;ponses, en partant du local jusqu'au global : les comit&#233;s d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; &#8211; conditions de travail (CHS-CT) &#233;taient cit&#233;s comme excellents moyens de pr&#233;vention de la violence, de m&#234;me que le d&#233;veloppement des lieux d'&#233;coute et de d&#233;bats, autant pour les professionnels que pour les usagers. Le d&#233;veloppement des chartes d'usagers et les ateliers d'expression (&#233;criture, danse, th&#233;&#226;tre, etc.) &#233;taient recommand&#233;s&#8230; Les institutions &#233;taient par ailleurs invit&#233;es &#224; soutenir les professionnels &#171; en moyens et en formations adapt&#233;es &#187;. Bref, le Conseil sup&#233;rieur avait pris la question on ne peut plus au s&#233;rieux ! Encore plus largement, il avait pr&#233;conis&#233; un organisme interminist&#233;riel de type d&#233;l&#233;gation, prenant appui sur un Observatoire national et europ&#233;en des violences, et des Journ&#233;es nationales de la parole sur la violence. Force est de constater que ces v&#339;ux sont rest&#233;s pieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment aujourd'hui sont institutionnellement prises en compte les situations de violence et qu'en ont dit les professionnels du 93 r&#233;unis par le Clicoss ? Certaines r&#233;flexions collectives ont fait &#233;merger des r&#233;ponses en forme de dispositifs (voir encadr&#233; ci-dessous). En effet, de l'avis g&#233;n&#233;ral, un point est essentiel : un &#233;v&#233;nement violent &#171; repris &#187; collectivement dans des espaces r&#233;flexifs professionnels sans risques, avec un tiers hors institution, permettra de retrouver la fluidit&#233; de penser et d'y r&#233;agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juridiquement, dans le priv&#233;, c'est le code du travail qui garantit l'int&#233;grit&#233; physique et mentale des personnes, le code p&#233;nal (art 222-11 et suivants) fixant les modalit&#233;s de r&#233;parations, rappelle simplement Anne-Marie Stacino, juriste au conseil g&#233;n&#233;ral. Dans le secteur public, la collectivit&#233; se doit d'assurer une &#171; protection fonctionnelle &#187; &#224; un agent poursuivi par un tiers devant un juge civil pour une faute de service (refus d'allouer une aide par exemple). Si la faute n'est pas personnelle, la collectivit&#233; prendra en charge la d&#233;fense de l'agent (prise en charge des frais d'avocat) et les dommages subis (voiture saccag&#233;e par exemple)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici et l&#224; dans le d&#233;partement, quelques d&#233;marches se sont concr&#233;tis&#233;es : un protocole a &#233;t&#233; mis en place pour les &#233;quipes PMI, impliquant la fermeture du centre pr&#233;f&#233;rable &#224; une pr&#233;sence unique, des visites en double si n&#233;cessaire et des groupes de travail pluriprofessionnels avec les services techniques&#8230; En outre, un mod&#232;le de d&#233;claration d'incident, un document d'aide &#224; la r&#233;flexion et un guide des proc&#233;dures en mati&#232;re d'infractions ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s. De m&#234;me dans les diff&#233;rentes circonscriptions de service social du d&#233;partement, un guide de l'accueil a &#233;t&#233; &#233;dit&#233;, qui sera prochainement actualis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des Assedic de Montreuil &#8212; s'enorgueillissant d'une charte qualit&#233; et d'une certification ISO &#8212;, un afflux des demandeurs d'emploi a &#233;t&#233; constat&#233;. Tout agent, quel qu'il soit, re&#231;oit une formation &#224; l'accueil ; les locaux sont am&#233;nag&#233;s (plantes vertes, musique) ; aucun personnel n'est isol&#233; de ses coll&#232;gues ; l'attente doit se limiter &#224; trente minutes. Neuf dossiers sur dix sont trait&#233;s dans l'imm&#233;diat et pour les autres, le d&#233;lai de r&#233;ponse ne pourra exc&#233;der cinq jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme une enqu&#234;te de satisfaction men&#233;e aupr&#232;s des demandeurs d'emploi avait d&#233;montr&#233; que ceux-ci souhaitaient effectuer moins de d&#233;placements, un service Internet et des bornes ont &#233;t&#233; mis en place tout en conservant la possibilit&#233; de prendre rendez-vous pour un dossier complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la caisse d'allocations familiales (CAF), une psychologue g&#232;re, depuis 2000, plusieurs groupes d'expression d'une dizaine de personnes : il s'agit l&#224; d'&#233;changer sur sa pratique professionnelle &#224; partir d'une situation v&#233;cue &#224; l'accueil, mais aussi de travailler en amont sur ses propres repr&#233;sentations, toujours &#224; propos de l'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce propos, sept organismes du 93 (CPAM, CRAMIF, CAF, CNAV, ASSEDIC, DDASS, conseil g&#233;n&#233;ral) ont mis en commun leurs expertises sur l'accueil du public. Leur partenariat a d&#233;bouch&#233; sur une campagne d'affichage sur cette commune probl&#233;matique, sur la cr&#233;ation d'un logo commun et d'affiches promotionnant le respect des agents et leur professionnalisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des dispositifs restent &#224; mettre en place et des r&#233;flexions doivent &#234;tre men&#233;es. &#201;vitons que ces questions de violences ne submergent le secteur de l'action sociale. Parlons-en.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un guide &#224; l'usage des professionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le contexte actuel engendre une r&#233;p&#233;tition de passages &#224; l'acte agressifs qui interrogent les professionnels. Les savoir-faire sont remis en question, les savoir-&#234;tre sont malmen&#233;s et la formation n'est pas la seule r&#233;ponse &#224; ces probl&#232;mes&#8230; &#187; Fruit d'une r&#233;flexion collective avec les professionnel (le) s de trois circonscriptions &#224; la suite d'&#233;pisodes violents, un guide intitul&#233; Les questions de violence en circonscriptions de service social a &#233;t&#233; &#233;mis &#224; l'usage des intervenants sociaux, &#224; l'initiative du service social d&#233;partemental de la Seine-Saint-Denis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quatre chapitres &#8212; Comment pr&#233;venir, Comment en parler, Quelle prise en charge et D&#233;marches et proc&#233;dures &#8212;, l'&#233;crit analyse et structure les diff&#233;rentes &#233;tapes. Le premier item s'attache &#224; l'am&#233;lioration des conditions organisationnelles du travail : l'accueil, l'information et l'orientation des usagers sont facilit&#233;s ; une distinction est op&#233;r&#233;e, par exemple, entre le travail de secr&#233;tariat et celui de la r&#233;ception du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pouvoir parler des questions de violence doit, d'autre part, faire partie int&#233;grante du projet de travail de chaque &#233;quipe : expression des angoisses, r&#233;v&#233;lation d'&#233;ventuels dysfonctionnements d'organisation ou de comportement, &#233;clairage et analyse mutuels, soutien et relais. Les modalit&#233;s de recours &#224; la police ou aux pompiers sont &#233;galement pr&#233;cis&#233;es : &#171; Quand le professionnel ne peut plus ma&#238;triser la situation alors que les r&#232;gles de vie en soci&#233;t&#233; et de respect mutuel ont &#233;t&#233; rappel&#233;es c'est le responsable de circonscription, l'adjoint ou les coll&#232;gues r&#233;f&#233;rents qui appellent, en informant l'usager des mesures d'urgence prises du fait de son comportement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en charge en cas d'atteintes physiques ou psychologiques est d&#233;taill&#233;e : premiers gestes de secours, accompagnement &#233;ventuel &#224; l'h&#244;pital, contact avec un m&#233;decin du travail, un m&#233;decin traitant et un membre hi&#233;rarchique, d&#233;claration d'accident du travail&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est indispensable que la victime ait eu un espace de parole et une reconnaissance de son traumatisme avant de quitter son poste &#187;. Un espace de parole est mis en place, l'&#233;quipe devant disposer de la possibilit&#233; de discuter collectivement des &#233;v&#233;nements. Dans les jours suivants, la victime, elle, doit pouvoir rencontrer psychologue ou psychiatre, mais un suivi psychologique ou m&#233;dical peut aussi &#234;tre propos&#233; &#224; des membres de l'&#233;quipe qui en exprimeraient le besoin. Au plan institutionnel, le service devra avoir une connaissance compl&#232;te des &#233;v&#233;nements, faciliter la mise en &#339;uvre du dispositif de soutien et r&#233;ellement apporter une &#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les d&#233;marches &#224; suivre &#8212; et selon que l'agent soit victime d'une agression, ou qu'il ait &#224; d&#233;plorer des d&#233;gradations ou vols de biens dans l'exercice de ses fonctions &#8212;, les diff&#233;rentes r&#233;ponses (du d&#233;p&#244;t de plainte &#224; la demande individuelle de protection fonctionnelle en passant par la d&#233;claration d'accident du travail) sont pr&#233;cis&#233;es (&#171; o&#249;, quand et par qui ? &#187;, &#171; comment ? &#187;, et m&#234;me une colonne &#171; bon &#224; savoir &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une liste des personnes ressources est communiqu&#233;e, qu'elles appartiennent &#224; la direction du personnel, au service de la logistique ou &#224; la m&#233;decine professionnelle, avec les contacts directs selon les cat&#233;gories de salari&#233;s. Un mod&#232;le de plainte au Procureur est &#233;galement propos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;T&#233;moignages de professionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Une assistante sociale de la caisse r&#233;gionale d'assurance-maladie (Cramif) &#171; suit &#187; un homme, malade, qui ne se sort pas d'importants d&#233;couverts bancaires. Malgr&#233; le fait que la dette ait &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e par l'AS r&#233;f&#233;rente, l'angoisse monte au point qu'un jour il jette, lors d'une entrevue, un pot de fleurs sur son interlocutrice, qui l'&#233;vite de justesse ; l'homme saccage la salle d'attente avant de s'enfuir. Revenant un peu plus tard, il nettoiera, avec la m&#234;me professionnelle, la salle d'attente et tous deux pourront reparler positivement de l'agression. Dans un premier temps, la Cramif avait voulu signifier &#224; l'usager une interdiction d'acc&#233;der au service, mais l'AS concern&#233;e s'y &#233;tait oppos&#233;e et continuera d'intervenir aupr&#232;s de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Le centre de la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) de Saint-Denis (93) accueille entre 550 et 750 personnes par jour, avec un temps d'attente important. En principe, en cas de conflit avec un assur&#233;, une &#171; salle d'isolement &#187; permet d'&#233;viter que la situation ne d&#233;g&#233;n&#232;re. Mais sa responsable raconte l'incident qui entra&#238;nera au final une vraie r&#233;flexion institutionnelle : un usager r&#233;gulier, connu, se pr&#233;sente et la conseill&#232;re lui dit d'attendre son tour. L'homme l'insulte, un vigile et un responsable doivent intervenir ; la violence monte, l'assur&#233; jette une mallette sur la conseill&#232;re, la situation tourne au pugilat dans la salle d'attente. Puis l'agressivit&#233; retombe et l'agresseur quitte le centre. La conseill&#232;re portera plainte &#224; l'encontre de son agresseur, mais l'assur&#233; violent vient toujours au service. C'est &#224; partir de ce p&#233;nible &#233;pisode que se sont mises en place quelques proc&#233;dures : affiches de sensibilisation (&#171; restez courtois &#187;), courriers de sensibilisation aux assur&#233;s, r&#233;flexion sur l'implantation des locaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Une d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la tutelle pour la protection de majeurs estime que la violence na&#238;t parfois lorsque les personnes ou les familles prennent conscience de certaines contraintes de la mesure de tutelle. Elle en donne un exemple r&#233;cent : d&#233;j&#224; violent &#224; l'accueil, un usager avait demand&#233; de l'argent qui ne lui &#233;tait pas d&#251;, arrach&#233; un radiateur qu'il avait projet&#233; sur un employ&#233; avant de s'enfuir. Le travail, d&#233;nonce la professionnelle, avait alors repris quasiment comme si rien ne s'&#233;tait pass&#233;&#8230; Aujourd'hui, apr&#232;s r&#233;flexion, le service a adopt&#233; des strat&#233;gies de s&#233;curit&#233; : alerter ses pairs &#224; propos des personnes violentes, ne pas faire certaines visites &#224; domicile ou les faire en bin&#244;me, recevoir de m&#234;me certaines personnes en double et demander une main lev&#233;e de la mesure s'il est impossible de l'exercer. L'accueil, &#233;tape essentielle, sera lui aussi plus s&#233;curis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Pendant un temps de r&#233;union et de fermeture des locaux pour les usagers, un homme, ch&#244;meur, alcoolis&#233;, casse la porte d'un service social d&#233;partemental. Mais apr&#232;s cette irruption, l'&#233;quipe argue qu'elle n'a pas eu vraiment peur et refuse le d&#233;briefing propos&#233; hors de l'institution (il aura tout de m&#234;me lieu). Il n'y aura pas de d&#233;p&#244;t de plainte.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;finitions et sanctions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#8226;La menace est une intimidation ou une pression ayant pour objet une atteinte aux personnes et aux biens. Les menaces contre les biens sont passibles de peine allant jusqu'&#224; un an d'emprisonnement et de 15 000 e d'amende. Les menaces contre les personnes, elles, sont passibles de peine allant jusqu'&#224; trois ans d'emprisonnement et 45 000 e d'amende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Les violences sont des faits de nature &#224; inspirer une crainte telle que la victime donne son consentement &#224; un acte que, sans cela, elle n'aurait pas accept&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;La voie de fait constitue une infraction &#224; l'int&#233;grit&#233; corporelle. Elle peut &#234;tre de deux sortes : ou bien il y a eu contact avec le corps de la victime, ou bien il n'y a pas eu contact mais le comportement a entra&#238;n&#233; une &#233;motion tr&#232;s violente, amenant un trouble psychologique de plus ou moins longue dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coups et blessures volontaires seront punis d'une contravention si le nombre de jours d'incapacit&#233; de travail est inf&#233;rieur &#224; huit jours ; s'il est en revanche sup&#233;rieur &#224; huit jours, c'est un d&#233;lit passible du tribunal correctionnel, passible d'une condamnation allant jusqu'&#224; trois ans de prison et 45 000 e d'amende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Les injures sont des offenses envers une personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;La diffamation est une all&#233;gation ou une imputation d'un fait, constitutive d'un d&#233;lit ou d'une contravention selon son caract&#232;re public ou non, qui porte atteinte &#224; l'honneur ou &#224; la consid&#233;ration d'une personne ou d'un corps constitu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;L'outrage est une expression mena&#231;ante, diffamatoire ou injurieuse, propre &#224; diminuer l'autorit&#233; morale de la personne investie d'une des fonctions de caract&#232;re public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peines concernant l'injure et la diffamation peuvent &#233;voluer en fonction de la gravit&#233; de l'infraction : un an en mati&#232;re de contravention, trois ans en mati&#232;re de d&#233;lit, dix ans en mati&#232;re de crime. L'outrage &#224; personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; peut condamner son auteur &#224; six mois de prison avec une amende allant jusqu'&#224; 7500 e d'amende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Ces donn&#233;es sont extraites d'un document &#233;tabli en septembre 2005 par Anne-Marie Stacino, juriste au conseil g&#233;n&#233;ral du 93, et Benoit Jouteux, avocat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le go&#251;t de vivre. Retrouver la parole perdue</title>
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		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Ce qui anime notre vie, c'est la qu&#234;te du bonheur et l'&#233;vitement des situations de malheur. Mais nos aspirations au plaisir se heurtent souvent &#224; l'impossibilit&#233; de l'atteindre. Ce que nous ressentons alors, n'est pas tant une douleur qui est avant tout une sensation physique, qu'une intense souffrance psychique. Celle-ci n'est pas plus ais&#233;ment exprimable qu'elle est facilement d&#233;finissable. Elle co&#239;ncide fr&#233;quemment avec un deuil, une perte r&#233;elle, symbolique ou imaginaire : &#171; l'intensit&#233; de la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui anime notre vie, c'est la qu&#234;te du bonheur et l'&#233;vitement des situations de malheur. Mais nos aspirations au plaisir se heurtent souvent &#224; l'impossibilit&#233; de l'atteindre. Ce que nous ressentons alors, n'est pas tant une douleur qui est avant tout une sensation physique, qu'une intense souffrance psychique. Celle-ci n'est pas plus ais&#233;ment exprimable qu'elle est facilement d&#233;finissable. Elle co&#239;ncide fr&#233;quemment avec un deuil, une perte r&#233;elle, symbolique ou imaginaire : &#171; l'intensit&#233; de la souffrance que l'on &#233;prouve apr&#232;s une perte mesure la force du lien de d&#233;pendance que nous entretenions avec l'objet disparu &#187; (p.40).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, r&#233;ussir &#224; nommer cette souffrance, c'est commencer &#224; la soulager en se la repr&#233;sentant et en la projetant &#224; l'ext&#233;rieur de soi. La parole joue alors un r&#244;le essentiel, permettant de canaliser les affects, de temporiser et de surseoir au passage &#224; l'acte, l&#224; o&#249; la pauvret&#233; des &#233;changes cantonne au pulsionnel. Mais il arrive aussi qu'on ne puisse dire sa souffrance ou qu'on ne veuille pas r&#233;v&#233;ler ses secrets. Car se livrer risquerait alors de provoquer une v&#233;ritable h&#233;morragie psychique qui mettrait en grave danger la distinction entre soi et les autres. La communication peut donc tout autant accabler qu'apaiser, son pouvoir vuln&#233;rant n'ayant d'&#233;gal que sa capacit&#233; d'apaisement : quelques mots suffisent parfois pour lib&#233;rer, mais aussi pour porter atteinte &#224; l'image qu'on a de soi. &#171; C'est la parole qui s&#233;cr&#232;te le doute, qui ass&#232;ne la v&#233;rit&#233; et qui transforme la crainte en certitude. C'est aussi elle qui entretient l'espoir, qui rassure, qui r&#233;conforte &#187; (p.185).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#233;rapies, si elles apparaissent comme des supports essentiels pour soulager la souffrance de l'autre, ne sont pas sans d&#233;rives potentielles. Un th&#233;rapeute qui se projette dans la vie de son client en d&#233;sirant son bonheur &#224; sa place commet une intrusion d&#233;plac&#233;e. Soigner, c'est aussi restaurer une responsabilit&#233; chez celui qui souffre. On n'est certes pas responsable d'une pathologie qui vous accable, mais on peut devenir responsable de la mani&#232;re de la vivre : &#171; L'illusion de toute-puissance narcissique, l'immodestie et la conviction de la supr&#233;matie d'une m&#233;thode sont des dangers r&#233;els &#187; (p.168). Trop souvent, chaque discipline qui s'adresse &#224; une dimension particuli&#232;re de l'&#234;tre humain ne voit qu'&#224; travers elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, de la pr&#233;tention respectivement de la m&#233;decine qui r&#233;duit la souffrance &#224; la douleur, des neurosciences qui limitent l'homme &#224; son cerveau et la psychanalyse qui ne croit que dans l'inconscient. La personne humaine est constitu&#233;e d'un corps aux caract&#233;ristiques physiologiques, d'un cerveau aux propri&#233;t&#233;s cognitives et d'un psychisme fa&#231;onn&#233; par le rapport aux autres, chacun &#233;tant en perp&#233;tuelle interaction avec l'autre. N'agir que sur un seul ressort, c'est passer &#224; c&#244;t&#233; de la complexit&#233; et la globalit&#233; de l'&#234;tre humain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2005 (236 p. ; 19,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Votre vie sera parfaite. Gourous et charlatans</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Votre-vie-sera-parfaite-Gourous-et-charlatans</link>
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		<dc:subject>Psychoth&#233;rapie</dc:subject>
		<dc:subject>780</dc:subject>

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&lt;p&gt;S'inspirant des th&#233;matiques largement d&#233;velopp&#233;es dans les disciplines qui se r&#233;clament du courant du d&#233;veloppement personnel, l'auteur nous propose une parodie grin&#231;ante et hilarante sur le petit monde bien entendu imaginaire de la th&#233;rapie. Comme il se doit, toute ressemblance dans cette fiction avec des personnes et th&#233;ories existantes ou ayant exist&#233; serait purement fortuite ! &lt;br class='autobr' /&gt;
De quoi s'agit-il ? D'une m&#233;thode qui r&#233;unit, synth&#233;tise et combine toutes les th&#233;rapies et techniques de bien-&#234;tre connues (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton1000-6de93.jpg?1693473468' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'inspirant des th&#233;matiques largement d&#233;velopp&#233;es dans les disciplines qui se r&#233;clament du courant du d&#233;veloppement personnel, l'auteur nous propose une parodie grin&#231;ante et hilarante sur le petit monde bien entendu imaginaire de la th&#233;rapie. Comme il se doit, toute ressemblance dans cette fiction avec des personnes et th&#233;ories existantes ou ayant exist&#233; serait purement fortuite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi s'agit-il ? D'une m&#233;thode qui r&#233;unit, synth&#233;tise et combine toutes les th&#233;rapies et techniques de bien-&#234;tre connues (et inconnues) : la Californie des ann&#233;es 1960 et le signifiant lacanien, le biofeed-back et les huiles essentielles, les jeux de r&#244;le et le karat&#233; sophrologique, le drainage lymphatique et le qi gong, le shiatsu et l'huile de rhubarbe, l'acupuncture et le bouddhisme tantrique, le zen et le body-building, le jogging et l'analyse transactionnelle, l'art-th&#233;rapie et la macrobiotique, le r&#233;gime cr&#233;tois et la th&#233;rapie cognitive, l'enveloppement d'algues et le psychodrame, la m&#233;ditation transcendantale et l'electro- stimulation musculaire, le hatha yoga et l'analyse jungienne, la philocalie et le caisson d'isolation sensorielle, la sexoth&#233;rapie et la cure de sommeil, la philosophie des sto&#239;ciens et les ions n&#233;gatifs, le massage d'orteils et le r&#234;ve &#233;veill&#233;, sans oublier ni la psychanalyse, ni la cure de radis noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;thode globale permet de reprendre contact avec le potentiel in&#233;puisable qui g&#238;t en chacun d'entre nous. Car, comme chacun le sait, l'&#234;tre humain poss&#232;de en lui, d&#232;s sa naissance, des facult&#233;s insoup&#231;onn&#233;es, des capacit&#233;s de cr&#233;ation infinies, des pouvoirs sans limites. L'individu constitue donc &#224; la fois l'obstacle et la solution, le tr&#233;sor et le maillon faible, son plus s&#251;r alli&#233; et son pire ennemi. C'est bien lui qui doit &#234;tre aux commandes et inventer son propre sc&#233;nario. Discours s&#233;duisant s'il en est ! Pour r&#233;ussir une m&#233;thode, il faut trois bons quarts de banalit&#233; absolue et un petit quart de d&#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ressorts sont toujours les m&#234;mes : les gens sont paum&#233;s, malheureux, m&#233;diocres. D'abord, les rassurer : il suffit de leur affirmer qu'ils sont g&#233;niaux, cr&#233;atifs&#8230; puis ensuite les exciter : ils sont capables de tout, et d'abord d'&#234;tre heureux, pleinement, ils vont pouvoir aller de plus en plus loin, plus vite et de plus en plus fort&#8230; sans limites. Cela tombe bien. Les gens veulent tout, tout &#224; la fois, sans se pr&#233;occuper des compatibilit&#233;s ou des impossibilit&#233;s : &#234;tre au calme et vivre de grandes aventures, ne rien faire et gagner gros, se b&#226;frer et &#234;tre minces. L'affirmation la plus stupide, le subterfuge le plus grossier passent sans aucune difficult&#233;. L'&#233;tendue de la cr&#233;dulit&#233; est d&#233;pourvue de bornes. Pourtant, il est possible de r&#233;ussir sa vie, &#224; condition toutefois de se rappeler que l'existence ne peut s'apprendre selon aucune m&#233;thode, mais en acceptant de la mener &#224; t&#226;tons, dans l'ignorance et le risque, en sachant endurer la solitude, l'angoisse et les coups durs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2005 (238 p. ; 21,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelle int&#233;gration pour l'histoire coloniale ?</title>
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&lt;p&gt;La colonisation fran&#231;aise reste avant tout une page oubli&#233;e de notre histoire. L'article d'une loi r&#233;cente sur un pr&#233;tendu &#171; r&#244;le positif &#187; de celle-ci a enflamm&#233; les historiens, et peut-&#234;tre aussi certaines banlieues. Le d&#233;bat actuel r&#233;v&#232;le un besoin de (re)connaissance de cette &#233;poque &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Dans la R&#233;publique, il n'y a pas d'histoire officielle &#187;, avan&#231;ait Chirac en annon&#231;ant une mission pluraliste d'&#233;valuation de l'action du Parlement &#171; dans les domaines de l'histoire et de la m&#233;moire &#187;, apr&#232;s le vote par (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La colonisation fran&#231;aise reste avant tout une page oubli&#233;e de notre histoire. L'article d'une loi r&#233;cente sur un pr&#233;tendu &#171; r&#244;le positif &#187; de celle-ci a enflamm&#233; les historiens, et peut-&#234;tre aussi certaines banlieues. Le d&#233;bat actuel r&#233;v&#232;le un besoin de (re)connaissance de cette &#233;poque&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;Dans la R&#233;publique, il n'y a pas d'histoire officielle &#187;, avan&#231;ait Chirac en annon&#231;ant une mission pluraliste d'&#233;valuation de l'action du Parlement &#171; dans les domaines de l'histoire et de la m&#233;moire &#187;, apr&#232;s le vote par l'Assembl&#233;e, en f&#233;vrier 2005, d'une loi sur le r&#244;le positif de la colonisation. Le 4 janvier dernier, il notifiait sa r&#233;&#233;criture : pourquoi tout ce ramdam ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nation y exprimait &#171; sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont particip&#233; &#224; l'&#339;uvre accomplie par la France &#187; dans les ex-territoires coloniaux, le texte pr&#233;voyant une fondation pour la m&#233;moire et l'histoire de la guerre d'Alg&#233;rie (article 3), et exigeant que &#171; les programmes scolaires reconnaissent le r&#244;le positif &#187; de la France outre-mer (article 4). Lev&#233;e de boucliers des historiens, des enseignants, de la Ligue des droits de l'homme et d'autres associations, jusqu'&#224; ce que la gauche parlementaire demande l'abrogation de l'article litigieux. Du c&#244;t&#233; des historiens, on s'interroge sur le sens de ces lois qui encadrent de plus en plus leurs travaux (loi Gayssot en 1990, lois sur la traite esclavagiste et sur le g&#233;nocide arm&#233;nien en 2001&#8230;), souvent au profit de la m&#233;moire de certains groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, la loi du 23 f&#233;vrier 2005 r&#233;pond aux attentes des associations pied-noires, tandis que Chirac verrait d'un bon &#339;il l'inauguration d'un jour comm&#233;morant les victimes de l'esclavage, r&#233;pondant ainsi aux revendications d'associations d'Antillais. Mais ces m&#233;moires peuvent &#234;tre contradictoires : la r&#233;cente loi fait &#233;galement monter la col&#232;re des victimes de cette colonisation, tant et si bien que le ministre de l'Int&#233;rieur a d&#251; r&#233;cemment annuler un voyage outre-mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me, d'ailleurs, estime qu'il &#171; n'appartient pas aux historiens de r&#233;genter la m&#233;moire collective &#187;. Le propos illustre parfaitement l'inqui&#233;tude suscit&#233;e par le texte l&#233;gislatif. L'histoire coloniale entrerait donc ainsi dans la m&#233;moire collective, mais d'une mani&#232;re totalement orient&#233;e par les anciens partisans de l'Empire fran&#231;ais ! Alors qu'au lendemain des ind&#233;pendances et jusqu'&#224; peu, la France essayait de faire le deuil du &#171; bon temps &#187; des colonies, il s'av&#233;rait impossible d'effacer les s&#233;quelles produites par cette &#233;poque. La R&#233;publique voulait oublier le refus de sa tutelle par les colonis&#233;s : le grand mouvement de la &#171; civilisation qui marche contre la barbarie &#187; (dixit Victor Hugo) s'&#233;tant r&#233;v&#233;l&#233; &#234;tre un syst&#232;me fond&#233; sur l'in&#233;galit&#233;, le racisme et la r&#233;pression. En France, il avait entra&#238;n&#233; la formation d'une culture coloniale fascin&#233;e par l'&#171; exotisme &#187;, mais surtout un sentiment de sup&#233;riorit&#233;, raciste, de l'homme blanc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La compr&#233;hension d'une histoire coloniale para&#238;t essentielle pour souder les diff&#233;rentes parties de la nation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, plus de quarante ans apr&#232;s la guerre d'Alg&#233;rie, le besoin de connaissance de l'histoire coloniale se fait sentir. Depuis quelques ann&#233;es, ces th&#232;mes int&#232;grent &#8212; difficilement &#8212; les programmes scolaires et le gouvernement reconna&#238;t la guerre d'Alg&#233;rie (caract&#233;ris&#233;e d'&#171; &#233;v&#233;nements &#187; jusqu'en 1999) et la r&#233;pression terrible de la manifestation du 17 octobre 1961 &#224; Paris. Ces petits pas vers l'int&#233;gration de l'histoire coloniale au sein de l'histoire nationale r&#233;pondent &#224; une demande importante de la soci&#233;t&#233;, notamment des immigr&#233;s et de leurs descendants, majoritairement issus des pays anciennement colonis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En imposant le respect du pass&#233; colonial, la loi du 23 f&#233;vrier 2005 permet de mieux int&#233;grer harkis et pieds-noirs, mais bien aux d&#233;pens des victimes de la colonisation fran&#231;aise et de leurs h&#233;ritiers. On est donc en droit de s'interroger sur l'avenir de cette &#171; fracture coloniale &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir l'ouvrage du m&#234;me titre dirig&#233; par N. Bancel, P. Blanchard et S. Lemaire, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : quelle place pour les descendants de ces pays colonis&#233;s au sein des institutions, des symboles, des comm&#233;morations ? Ont-ils acc&#232;s &#224; la reconnaissance de la nation fran&#231;aise, versant indispensable &#224; une int&#233;gration v&#233;ritable au sein du pays ? Certes une cit&#233; de l'immigration va ouvrir ses portes (sur le lieu d'un ancien mus&#233;e des colonies&#8230;) mais les discriminations &#224; l'embauche, la progression des th&#232;ses de l'extr&#234;me-droite dans l'opinion publique comme au gouvernement montrent que le racisme existe toujours au sein de notre R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble bien pourtant y avoir eu recrudescence d'inscriptions sur les listes &#233;lectorales en d&#233;cembre dernier parmi les habitants de banlieues, en grande partie issus de l'immigration, montrant une r&#233;elle volont&#233; d'&#234;tre int&#233;gr&#233;s au sein du pays malgr&#233; la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique et le mal-&#234;tre social. La compr&#233;hension d'une histoire et d'une culture coloniales dont la France reste h&#233;riti&#232;re para&#238;t alors essentielle pour souder les diff&#233;rentes parties de la nation et combler le foss&#233; b&#233;ant laiss&#233; par la colonisation au niveau des m&#233;moires et des imaginaires. Pour cela, l'histoire de la colonisation doit &#234;tre abord&#233;e avec raison et sans passion, en &#233;cartant donc de suppos&#233;s c&#244;t&#233;s &#171; positifs &#187; ou &#171; n&#233;gatifs &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; para&#238;tre : Colonialisme : mettre l'histoire au pas !, Claude Liauzu, Gilles (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais en comprenant les rouages de ces d&#233;cennies de l'histoire contemporaine dont nous sommes les h&#233;ritiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir l'ouvrage du m&#234;me titre dirig&#233; par N. Bancel, P. Blanchard et S. Lemaire, &#233;d. La D&#233;couverte, 2005 (&lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2707146595&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; para&#238;tre : Colonialisme : mettre l'histoire au pas !, Claude Liauzu, Gilles Manceron et all., &#233;d. Syllepse (&lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2849500879&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>J'ai de la chance. Mes r&#234;ves bleus</title>
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&lt;p&gt;Petit ouvrage, &#171; J'ai de la chance, mes r&#234;ves bleus &#187;, est le journal de Laurence, handicap&#233;e. Livre &#233;crit &#224; la premi&#232;re personne, patiemment, &#224; l'aide d'un ordinateur et dont la force r&#233;side dans le caract&#232;re tr&#232;s personnel et naturel de l'&#233;criture. Sa chance &#224; Laurence, titre quelque peu provocateur &#233;videmment, est d'&#234;tre bien entour&#233;e par une famille soud&#233;e et aimante. Laurence nous fait part de ses r&#233;actions face aux nombreux deuils familiaux auxquels elle est confront&#233;e (quatre en un an), ses craintes, ses (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton1002-1ce12.jpg?1693473468' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Petit ouvrage, &#171; J'ai de la chance, mes r&#234;ves bleus &#187;, est le journal de Laurence, handicap&#233;e. Livre &#233;crit &#224; la premi&#232;re personne, patiemment, &#224; l'aide d'un ordinateur et dont la force r&#233;side dans le caract&#232;re tr&#232;s personnel et naturel de l'&#233;criture. Sa chance &#224; Laurence, titre quelque peu provocateur &#233;videmment, est d'&#234;tre bien entour&#233;e par une famille soud&#233;e et aimante. Laurence nous fait part de ses r&#233;actions face aux nombreux deuils familiaux auxquels elle est confront&#233;e (quatre en un an), ses craintes, ses vacances, sa douleur de ne pouvoir un jour &#234;tre maman&#8230; Elle nous fait partager son quotidien en famille et dans le foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233; o&#249; elle vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans pathos, sans exhibitionnisme, sans recherche de sensationnalisme, mais avec simplicit&#233; et beaucoup de sinc&#233;rit&#233;, elle nous fait suivre sa progression, ses s&#233;ances de kin&#233;., ses espoirs, ses copains et copines, ses activit&#233;s en ateliers et ses voyages. Elle fait preuve surtout de r&#233;flexion et d'une grande lucidit&#233; face &#224; son handicap et &#224; celui des autres personnes du foyer dont elle nous dresse le portrait : &#171; Nous sommes en 2001 et il y a encore des gens qui ne comprennent pas qu'on peut &#234;tre contraint de vivre ainsi (&#8230; en fauteuil roulant&#8230;) et qu'on n'en est pas pour autant respectable ? Est-ce de l'ignorance, de la peur, de la m&#233;chancet&#233;&#8230; ou de la b&#234;tise ? &#187; Il y a une vie lorsqu&#8216;on est lourdement handicap&#233; comme Laurence Calmettes. Ce petit livre est une forme de cri, cri de vie et de victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques pages sont &#224; lire comme un t&#233;moignage de la volont&#233; &#224; repousser les limites du handicap pour s'exprimer par l'&#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Vent Terral, 2005 (55 p. ; 6 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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