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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Des exp&#233;riences de pr&#233;vention dans diff&#233;rents domaines</title>
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		<dc:subject>779</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pr&#233;vention et les contradictions du quotidien scolaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Isabelle Dumont, charg&#233;e de recherche &#224; l'association Fort dans le Nord Pas de Calais , a d&#233;velopp&#233; une m&#233;thode pour harmoniser au mieux le programme de pr&#233;vention et le quotidien scolaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En &#233;valuant un programme de pr&#233;vention livr&#233; cl&#233; en main dans les &#233;tablissements scolaires, nous nous sommes aper&#231;us, qu'en fonction du climat scolaire, les effets n'&#233;taient pas du tout identiques d'un &#233;tablissement &#224; l'autre. Dans certains, les &#233;l&#232;ves se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-779-" rel="tag"&gt;779&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;vention et les contradictions du quotidien scolaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Dumont, charg&#233;e de recherche &#224; l'association Fort dans le Nord Pas de Calais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Fort, Isabelle Dumont : 03 28 38 92 60' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a d&#233;velopp&#233; une m&#233;thode pour harmoniser au mieux le programme de pr&#233;vention et le quotidien scolaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En &#233;valuant un programme de pr&#233;vention livr&#233; cl&#233; en main dans les &#233;tablissements scolaires, nous nous sommes aper&#231;us, qu'en fonction du climat scolaire, les effets n'&#233;taient pas du tout identiques d'un &#233;tablissement &#224; l'autre. Dans certains, les &#233;l&#232;ves se sentaient mieux apr&#232;s le programme de pr&#233;vention et dans d'autres, c'est le contraire. Pourquoi ? &#187;&lt;/i&gt; interroge Isabelle Dumont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Nord-Pas-de-Calais, cette universitaire en sociologie/ethnologie est charg&#233;e de recherche &#224; l'association r&#233;gionale pour la qualit&#233; et la coh&#233;rence des formations en toxicomanie (Fort). Elle souligne les incoh&#233;rences des programmes de pr&#233;vention avec le quotidien des &#233;tablissements scolaires. &lt;i&gt;&#171; Le programme de pr&#233;vention pourra, par exemple, tendre &#224; d&#233;velopper une prise de parole, &#224; savoir demander de l'aide, favoriser l'&#233;l&#232;ve en tant qu'acteur, or, dans l'environnement scolaire, aucun espace n'est pr&#233;vu o&#249; l'&#233;l&#232;ve puisse s'exprimer librement &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se souvient d'un &#233;tablissement o&#249; les &#233;l&#232;ves avaient eu la sensation d'&#234;tre tromp&#233;s par leur professeur. &lt;i&gt;&#171; Pendant les animations de pr&#233;vention, un &#233;change libre avait eu lieu avec l'enseignant, la disposition des tables avait &#233;t&#233; chang&#233;e pour faciliter la communication, puis, une fois les interventions termin&#233;es, les tables &#233;taient replac&#233;es comme avant et le professeur reprenait sa casquette d'enseignant. L'&#233;change n'&#233;tait plus possible, les &#233;l&#232;ves se sentaient flou&#233;s. Il y a l&#224; une violence institutionnelle forte vis-&#224;-vis des adolescents &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces constats, l'association tente d'identifier les repr&#233;sentations qu'ont les &#233;l&#232;ves du climat scolaire de leur coll&#232;ge. &#192; partir de questionnaires aux &#233;l&#232;ves, Isabelle Dumont a d&#233;velopp&#233; un outil qui, sur 83 variables projet&#233;es sur une courbe, permet de d&#233;gager les points forts et faibles de l'&#233;tablissement tel qu'il est per&#231;u par les &#233;l&#232;ves. &#171; Nous cherchons ensuite &#224; int&#233;grer le programme de pr&#233;vention dans le quotidien en prenant en compte les sp&#233;cificit&#233;s de l'&#233;tablissement &#187;. Si les messages de pr&#233;vention d&#233;livr&#233;s ne sont pas appliqu&#233;s au quotidien par les adultes encadrants ou si le programme n'est qu'une parenth&#232;se dans la vie du lyc&#233;e, la pr&#233;vention n'a plus de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Fort &#233;value les activit&#233;s du lyc&#233;e, r&#233;unit et informe les professeurs de la teneur du programme de pr&#233;vention pour en faire une partie int&#233;grante du quotidien scolaire. Un enseignant de fran&#231;ais d'un lyc&#233;e suivi par l'association a ainsi d&#233;cid&#233; de travailler sur le roman &#171; l'Assommoir &#187; d'Emile Zola tout en interrogeant ses &#233;l&#232;ves : vers qui l'h&#233;ro&#239;ne aurait-elle pu se tourner pour demander de l'aide au lieu de sombrer dans l'alcoolisme et d'en mourir ? Les &#233;l&#232;ves ont &#233;crit un r&#233;cit, une forme litt&#233;raire &#233;galement au programme, r&#233;invent&#233; la fin du personnage en lui faisant demander de l'aide, une dimension du programme de pr&#233;vention du lyc&#233;e. Face &#224; cette coh&#233;rence des adultes, le message de pr&#233;vention trouve toute sa place. Il est, d&#232;s lors, mieux entendu par les adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Arcr&#233;ation : des masques comme outil de pr&#233;vention&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'association Arcr&#233;ation &#8211; Mot de passe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Arcr&#233;ation &#8211; Mot de passe - 66 rue du Cardinal Lemoine &#8211; 75005 Paris - T&#233;l. 01 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est n&#233;e en 1987 de la rencontre entre deux psychanalystes, Annick Eschapasse et Sma&#239;n Hadjadj, autour d'une r&#233;flexion sur les actions de pr&#233;vention. &#171; Aujourd'hui, les adolescents ont l'information sur les conduites &#224; risque. La question est de savoir ce qu'ils en font ! Notre travail est de permettre &#224; l'enfant de s'approprier ces connaissances, les rendre conscientes et op&#233;rationnelles &#187;, explique Sma&#239;n Hadjadj.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annick Eschapasse avait d&#233;velopp&#233; la cr&#233;ation de masques maquill&#233;s sur le visage depuis 1975 dans le champ de la p&#233;dopsychiatrie, Sma&#239;n Hadjadj travaillait aupr&#232;s des toxicomanes. Ensemble, ils ont eu l'id&#233;e de transposer l'utilisation de ces masques dans le domaine de la pr&#233;vention. Aujourd'hui, l'association emploie neuf psychologues cliniciens de formation analytique et intervient dans une quarantaine d'&#233;tablissements scolaires dans l'Essonne, le Val d'Oise et Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme aime &#224; le r&#233;p&#233;ter Annick Eschapasse, le masque maquill&#233; est un &lt;i&gt;&#171; pr&#233;-texte &#224; penser &#187;&lt;/i&gt;, il &lt;i&gt;&#171; permet le partage et l'&#233;laboration d'une parole pour pr&#233;venir la souffrance psychique de l'adolescent et les conduites &#224; risque &#187;. &#171; C'est un moment de libert&#233;. On peut dire tout ce que l'on pense sans le dire &#224; tout le monde, s'exprimer par le masque, dessiner sa joie, sa tristesse &#187;&lt;/i&gt;, raconte Sophie, 15 ans. Les adolescents sortis de ces ateliers, qui se d&#233;roulent sur sept s&#233;ances hebdomadaires, expriment le soulagement d'avoir parl&#233;. &lt;i&gt;&#171; Nous ne travaillons pas &#224; partir d'un produit ou d'un sympt&#244;me, mais sur une parole car si l'on pr&#233;vient l'usage de cannabis et que le jeune n'en consomme plus, le sympt&#244;me du mal-&#234;tre reste. Il peut se d&#233;placer ailleurs, par exemple dans une conduite suicidaire. L'objectif de notre travail est de consolider les d&#233;fenses psychiques de l'adolescent &#187;&lt;/i&gt; conclut Annick Eschapasse.	.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le th&#233;&#226;tre pour pr&#233;vention&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'association la Corde raide &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='La Corde raide - 6, place Rutebeuf - 75012 Paris. T&#233;l. 01 43 42 53 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; intervient dans les &#233;tablissements scolaires et les foyers de jeunes travailleurs, les centres sociaux, les lieux d'insertion ou de formation professionnelle. Elle propose, par le biais du th&#233;&#226;tre, une pr&#233;vention du mal-&#234;tre chez des jeunes en difficult&#233; avec une possible orientation vers le soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; J'te vois encore une fois fumer cette merde, j'te d&#233;fonce ! &#187;&lt;/i&gt; dit Mourad. La salle &#233;clate de rire. Mourad a interrompu la sc&#232;ne o&#249; une m&#232;re trouve un bout de shit dans les affaires de son fils. Il a pris le r&#244;le du grand fr&#232;re et propose un dialogue plus direct que celui de la m&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Cela te bousille le cerveau, cette merde. Je sais, j'ai essay&#233; et j'ai arr&#234;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Mourad est un adolescent du quartier de Boulogne-Billancourt convi&#233; &#224; une soir&#233;e de th&#233;&#226;tre forum. Le principe est de pr&#233;senter au public une petite pi&#232;ce jou&#233;e par des com&#233;diens o&#249; le spectateur peut, &#224; tout moment, interrompre la sc&#232;ne et reprendre le personnage de son choix pour proposer une autre approche de la situation pr&#233;sent&#233;e. La Corde raide est l'une des associations organisatrices de cette soir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centre de multi-pr&#233;vention et de soins concernant les conduites &#224; risque et leur pr&#233;vention &#224; l'adolescence, li&#233; &#224; un centre de soins sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie (CSST), la Corde raide intervient aupr&#232;s de jeunes en difficult&#233; ou engag&#233;s dans une conduite addictive. &lt;i&gt;&#171; Les programmes de pr&#233;vention classiques sur l'usage des produits se passent souvent sous forme d'&#233;change-d&#233;bats. Nous avons fait le constat que les plus captifs au discours sont toujours ceux qui en ont le moins besoin. Comment toucher les autres, d&#233;j&#224; exp&#233;rimentateurs et en difficult&#233; ? Ceux-ci connaissent bien les produits, sont inform&#233;s sur les dangers et n'ont aucune demande vis-&#224;-vis des programmes de pr&#233;vention classiques &#187;&lt;/i&gt; interroge Jean-Marc Campiutti, responsable de l'association la Corde raide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette question, l'association a d&#233;velopp&#233; des &lt;i&gt;&#171; ateliers de communication &#187;&lt;/i&gt; qui utilisent le th&#233;&#226;tre comme moyen d'&#233;change et de dialogue avec les jeunes sur leurs difficult&#233;s &#224; l'&#233;cole, avec les adultes, les produits. Ces ateliers sont organis&#233;s &#224; la demande de l'&#233;tablissement scolaire pour un groupe cibl&#233; qui inqui&#232;te l'institution. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit le plus souvent de jeunes qui se montrent provoquants et dont l'usage du produit psychoactif correspond &#224; une volont&#233; de marginalisation&lt;/i&gt; &#8211; explique Jean-Marc Campiutti. &lt;i&gt;Ces adolescents sont sur des conduites d'auto-sabotage : comme ils n'arrivent pas &#224; ma&#238;triser leur r&#233;ussite, ils construisent leur &#233;chec. Notre travail est de restaurer une image d'eux-m&#234;mes plus positive &#187;&lt;/i&gt;. Isabelle Barbanti est com&#233;dienne, art-th&#233;rapeute, elle m&#232;ne ces ateliers : &lt;i&gt;&#171; Le th&#233;&#226;tre met en sc&#232;ne des &#233;motions. Pour l'acteur qui s'offre au regard des autres, il y a donc une mise en danger. Mais cela se passe dans le cadre tr&#232;s pr&#233;cis des r&#232;gles du th&#233;&#226;tre, qui sert d'outil de revalorisation &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association organise cinq ou six s&#233;ances dans l'&#233;tablissement scolaire, mais son objectif est que les adolescents poursuivent les ateliers sur son site o&#249; une prise en charge psychoth&#233;rapeutique individuelle ou familiale est propos&#233;e. Toute la difficult&#233; est d'amener ceux qui d&#233;rapent et pensent ma&#238;triser leur consommation, &#224; reconna&#238;tre qu'ils ont besoin d'aide. En ce sens, Isabelle Barbanti explique que le th&#233;&#226;tre permet parfois de &#171; craqueler la coquille, engendrer un mouvement de l'ordre de la prise de conscience &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le testing : un outil de pr&#233;vention interdit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans le flou artistique &#187;&lt;/i&gt; d&#233;plore Val&#232;re Rogissart, responsable de la mission Rave de M&#233;decins du monde. En avril dernier, les autorit&#233;s publiques ont interdit l'utilisation d'un test, surnomm&#233; testing, utilis&#233; par les b&#233;n&#233;voles des missions &#224; l'entr&#233;e des f&#234;tes techno depuis 1999. Ce test permettait, en une dizaine de minutes, d'informer l'usager sur la teneur et la dangerosit&#233; du produit psycho-actif qu'il s'appr&#234;tait &#224; consommer. Surtout, il offrait la possibilit&#233; d'entrer en contact avec le jeune consommateur.&lt;i&gt; &#171; Nous pouvions, le temps du test, discuter de ses connaissances du produit, des risques qu'il prenait, parler de ses modes de consommation&#8230; bref, d'engager une discussion impossible ailleurs &#187;&lt;/i&gt; rappelle Val&#232;re Rogissart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, par peur de repr&#233;sailles, les sept &#233;quipes sur le terrain n'utilisent plus ce test mais poursuivent n&#233;anmoins leurs actions d'information et de pr&#233;vention. Le contact est toutefois plus difficile a &#233;tablir. &lt;i&gt;&#171; Avec ce test, notre volont&#233; n'&#233;tait &#233;videmment pas de donner une autorisation de consommer&lt;/i&gt; &#8211; souligne Val&#232;re Rogissart, &lt;i&gt;mais bien au contraire d'entrer dans des discussions vraies sur les probl&#232;mes li&#233;s &#224; la consommation. Les personnes &#233;taient tr&#232;s demandeuses de ce genre d'&#233;changes &#187;&lt;/i&gt;. Les autorit&#233;s ont jug&#233; le test insuffisamment fiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;decins du monde reconna&#238;t qu'il ne permet pas de d&#233;finir l'ensemble des composants du produit mais d&#233;plore que son r&#244;le de m&#233;diation soit occult&#233;. L'utilisation du testing, comme outil de r&#233;duction des risques, implique une reconnaissance de la consommation qui n'est pas &#224; l'ordre du jour des politiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Fort, Isabelle Dumont : 03 28 38 92 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.arcreation.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Arcr&#233;ation&lt;/a&gt; &#8211; Mot de passe - 66 rue du Cardinal Lemoine &#8211; 75005 Paris - T&#233;l. 01 46 34 23 25&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Corde raide - 6, place Rutebeuf - 75012 Paris. T&#233;l. 01 43 42 53 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Addictions : quelle pr&#233;vention &#224; l'adolescence ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Addictions-quelle-prevention-a-l-adolescence</link>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>779</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le discours de pr&#233;vention sur les d&#233;pendances reste majoritairement focalis&#233; sur les dangers et l'interdit. Ce faisant, il rate sa cible. Car, &#224; un &#226;ge d'exp&#233;rimentation o&#249; le rapport aux pairs est essentiel, les adolescents investissent la consommation de produits addictifs d'imaginaire, de d&#233;sirs et de valeurs. C'est donc &#224; cette subjectivit&#233; qu'il convient de s'adresser. Pas ponctuellement, mais dans la continuit&#233; d'un vrai projet d'&#233;ducation &#224; la sant&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une fois, j'ai fum&#233;, j'ai m&#234;me trop fum&#233;, j'ai (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le discours de pr&#233;vention sur les d&#233;pendances reste majoritairement focalis&#233; sur les dangers et l'interdit. Ce faisant, il rate sa cible. Car, &#224; un &#226;ge d'exp&#233;rimentation o&#249; le rapport aux pairs est essentiel, les adolescents investissent la consommation de produits addictifs d'imaginaire, de d&#233;sirs et de valeurs. C'est donc &#224; cette subjectivit&#233; qu'il convient de s'adresser. Pas ponctuellement, mais dans la continuit&#233; d'un vrai projet d'&#233;ducation &#224; la sant&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une fois, j'ai fum&#233;, j'ai m&#234;me trop fum&#233;, j'ai abus&#233;, j'ai vomi partout, je suis tomb&#233; &#224; moiti&#233; dans les pommes, j'arrivais plus &#224; me relever, c'&#233;tait horrible. &#187;&lt;/i&gt; La r&#233;cente campagne de pr&#233;vention t&#233;l&#233;vis&#233;e de la Mission interminist&#233;rielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (MILDT) met en sc&#232;ne des jeunes com&#233;diens qui &#233;voquent les effets d&#233;l&#233;t&#232;res du cannabis &#8211; difficult&#233;s scolaires, perte de m&#233;moire, angoisse, &#171; bad trip &#187;, repli sur soi, d&#233;concentration, d&#233;pendance&#8230; &#8211; et les oppose aux effets attendus par les jeunes : se sentir bien, se faire des amis, aider &#224; r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sociologue Sophie Le Garrec a interview&#233; des adolescents sur leur perception de ces messages. Elle note qu'en pla&#231;ant en premi&#232;re ligne les cons&#233;quences les plus lourdes de l'utilisation du cannabis, le discours choisi &lt;i&gt;&#171; se coupe de la plus grande partie des jeunes et discr&#233;dite l'ensemble des informations &#233;manant des instances de pr&#233;vention &#187;&lt;/i&gt;. Il nie en effet qu'une majorit&#233; d'adolescents font un usage occasionnel, exp&#233;rimental, festif du cannabis et qu'ils y trouvent souvent cette sensation de bien-&#234;tre, cette socialisation pr&#233;cis&#233;ment d&#233;menties par les slogans. Qu'ils s'occupent du cannabis, de l'alcool, du tabac ou des autres substances psychoactives, beaucoup d'acteurs de terrain estiment aujourd'hui qu'une pr&#233;vention focalis&#233;e sur le ressort de la peur et sur l'interdit n'est pas adapt&#233;e, et surtout pas &#224; l'adolescence, un &#226;ge o&#249; l'exp&#233;rience prend fonction de recherche de soi et o&#249; le besoin d'&#234;tre accept&#233; par les pairs est fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Psychiatre et directeur du Trait d'union, un centre sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie, Alain Morel promeut au contraire une pr&#233;vention capable de prendre en compte &#224; la fois la dangerosit&#233; des substances et la dimension d'exp&#233;rience. Reconna&#238;tre l'imaginaire, les valeurs sociales et les croyances investis dans la consommation de substances par les adolescents doit servir non &#224; encourager cette derni&#232;re, mais &#224; cr&#233;er les conditions d'un accompagnement de cette exp&#233;rience. &lt;i&gt;&#171; Il va falloir aider l'adolescent &#224; pr&#234;ter attention &#224; ses ressentis, aux effets de ses exp&#233;riences sur lui et sur ceux qui l'entourent afin de les expliciter, d'en d&#233;terminer les satisfactions durables ou les impasses &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention propos&#233;e en France aux adolescents semble encore loin de cet objectif, m&#234;me si, estime le psychiatre, &lt;i&gt;&#171; les messages d'aujourd'hui sont moins caricaturaux qu'avant &#187;&lt;/i&gt;. Dans un r&#233;cent Guide d'intervention en milieu scolaire, relatif aux conduites addictives, la pr&#233;vention en addictologie se trouve certes pr&#233;sent&#233;e comme une dimension de l'&#233;ducation &#224; la sant&#233; telle que la d&#233;finissait la circulaire 98-237 du 24/11/1998 : &#171; &#192; l'oppos&#233; d'un conditionnement, l'&#233;ducation &#224; la sant&#233; vise &#224; aider chaque jeune &#224; s'approprier les moyens d'op&#233;rer des choix, d'adopter des comportements responsables pour lui-m&#234;me comme vis-&#224;-vis d'autrui et de l'environnement. Ni simple discours sur la sant&#233;, ni seulement apport d'information, elle a pour objectif le d&#233;veloppement de comp&#233;tences. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sans moyens suffisants, sans coh&#233;rence ni pilotage, les actions demeurent morcel&#233;es et soumises aux seules bonnes volont&#233;s locales. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de budget en tant que tel, et seulement des projets de pr&#233;vention au cas par cas &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore le pr&#233;sident de l'Association nationale des intervenants en toxicomanie (ANIT), Jean-Pierre Couteron. R&#233;sultat : la majorit&#233; des interventions restent issues pour l'heure de la police ou de la gendarmerie dont les actions de pr&#233;vention sont gratuites. Avec au programme, &lt;i&gt;&#171; caract&#232;res g&#233;n&#233;raux et classification des drogues, analyse de la dangerosit&#233; de certaines, l&#233;gislation sur les stup&#233;fiants &lt;/i&gt; &#187;. Reste &#224; c&#244;t&#233; de cela une multitude d'associations qui tentent de nouvelles approches et s'interrogent sur leurs pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des jeux pour r&#233;fl&#233;chir sur ses comportements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est au tour de Fr&#233;d&#233;ric de piocher une carte. Il lit : &lt;i&gt;&#171; Tu as perdu ta casquette hier ; tu entres en classe, et tu vois ton copain avec une casquette identique &#224; la tienne sur sa t&#234;te. Que fais-tu ? &#187;&lt;/i&gt; Fr&#233;d&#233;ric commence &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la situation et &#233;met une r&#233;ponse, bient&#244;t discut&#233;e par la classe enti&#232;re. Tous suivent un programme propos&#233; par l'ANPAA 75 &#8211; antenne parisienne de l'Association nationale de pr&#233;vention en alcoologie et en addictologie &#8211; aux classes de 5&#232;me, sur les r&#233;sistances aux pressions. Un programme qui va au-del&#224; de l'addictologie, m&#234;me si elle est dans tous les esprits. Une premi&#232;re s&#233;ance a permis aux jeunes de travailler sur leur repr&#233;sentation de l'adolescence &#8211; &lt;i&gt;&#171; on leur montre que c'est un &#226;ge de transition, tr&#232;s enrichissant, mais fragilisant aussi &#187;&lt;/i&gt;, explique un animateur de l'ANPAA 75, Frantz Moulius.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette seconde s&#233;ance vise, sur la base de jeux de carte ou de jeux de r&#244;le, &#171; &#224; alimenter leur caisse &#224; outils dans la vie : la discussion nous permet de leur faire prendre conscience que face &#224; un probl&#232;me, il existe toujours de multiples r&#233;ponses possibles &#187;. Plus focalis&#233; sur les produits &#8211; alcool, tabac et cannabis &#8211; et leurs risques associ&#233;s, un autre programme de l'ANPAA 75, propos&#233; &#224; partir de la 3&#232;me, s'inscrit cependant aussi dans une d&#233;marche de d&#233;veloppement des comp&#233;tences et de r&#233;duction des risques. &lt;i&gt;&#171; Je demande par exemple &#224; un &#233;l&#232;ve de s'imaginer &#224; la fin d'une soir&#233;e o&#249; une copine qui a beaucoup bu lui propose de le raccompagner en voiture et je lui demande quelle est sa r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup r&#233;pondent d'abord qu'ils acceptent de prendre la voiture, parce qu'ils n'ont pas le choix et on en arrive &#224; d&#233;finir d'autres possibilit&#233;s : dormir sur place, rentrer en taxi, s'organiser en amont pour pr&#233;voir sa consommation. On essaie de les responsabiliser sans rejeter leur consommation &#187;&lt;/i&gt;, analyse Frantz Moulius. CD-Rom, vid&#233;os, associations de mots, photo-expression, th&#233;&#226;tre-forum : de nombreux supports permettent d'utiliser la mise en situation. Quels qu'ils soient, ils servent toujours de pr&#233;texte pour engager une r&#233;flexion sur des comportements. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'on donne de l'information pure, cette r&#233;flexion ne peut pas se construire &#187;&lt;/i&gt;, analyse Patrick Dessez, psychologue et directeur du centre Jean Bergeret, une association situ&#233;e en Rh&#244;ne-Alpes sp&#233;cialis&#233;e dans la pr&#233;vention des conduites &#224; risque.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un dialogue non moralisateur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une telle r&#233;flexion implique toutefois que les adolescents puissent s'interroger sur le sens qu'ils associent &#224; la consommation de substances. Pour ce faire, Laetitia Bouche-Florin a opt&#233; pour des groupes de parole autour des drogues. Cette psychologue qui exerce dans le cadre d'une consultation pour jeunes consommateurs de cannabis install&#233;e &#224; l'h&#244;pital Avicenne intervient depuis l'an dernier avec une autre coll&#232;gue dans les coll&#232;ges et lyc&#233;es. Toutes deux travaillent en demi-classe de deux fois une heure. Elles am&#233;nagent davantage l'&#233;change qu'elles ne le conduisent, redistribuant la parole, la reformulant et corrigeant d'&#233;ventuelles id&#233;es fausses. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'on les interroge sur les raisons qui les conduisent &#224; fumer &#233;ventuellement de fa&#231;on r&#233;guli&#232;re, les adolescents analysent que c'est pour oublier les probl&#232;mes, aider &#224; r&#233;fl&#233;chir. Ils expliquent eux-m&#234;mes que l'adolescence est une p&#233;riode difficile &#187;&lt;/i&gt;, raconte Laetitia Bouche-Florin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous attendons de ce type d'&#233;changes, non pas qu'ils dissuadent les adolescents de toucher aux produits ou d'y go&#251;ter, mais qu'ils les aident &#224; penser leur consommation pour en user d'une mani&#232;re plus &#233;clair&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Une approche partag&#233;e par Laurent Konopinski, psychologue et directeur de l'AFPRA, une association mulhousienne de pr&#233;vention des drogues et des d&#233;pendances : &lt;i&gt;&#171; Il est fondamental d'accueillir ce qui se dit avec ouverture, sans &#234;tre moralisateur. On leur dit, attention, l&#224; il y a des dangers, mais aussi : l&#224;, vous avez du plaisir. Pour &#234;tre cr&#233;dible, il faut &#234;tre capable d'entendre le bien que &#231;a leur fait de consommer des drogues. Il faut entendre cela, parler du plaisir mais aussi du d&#233;plaisir, de la fronti&#232;re entre les deux et des mani&#232;res de rencontrer le plaisir en dehors de la consommation de substances. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Se d&#233;couvrir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De cette &#233;coute &#233;mergent souvent des th&#232;mes sous-jacents &#224; la consommation. &lt;i&gt;&#171; Je trouve important de questionner les jeunes sur ce qu'est une vraie f&#234;te pour eux. Leur premier r&#233;flexe est d'&#233;voquer une f&#234;te avec beaucoup d'alcool. Je leur dis alors : il suffit donc qu'il y ait de l'alcool pour qu'une f&#234;te soit r&#233;ussie ? et l&#224;, ils se rendent compte qu'il y a d'autres param&#232;tres dont on va pouvoir parler : les copains, la confiance en soi&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, note Laurent Konopinski. Questionner les jeunes dans leur projet de vie ne lui semble pas davantage hors sujet en pr&#233;vention de l'addictologie, bien au contraire. Au cours de l'exposition interactive &lt;i&gt;&#171; Cannabis - quo vadis &#187;&lt;/i&gt;, con&#231;ue notamment par l'AFPRA, les adolescents sont ainsi invit&#233;s &#224; exprimer comment ils voient leur avenir. L'animateur qui les accompagne leur pr&#233;sente un jeu de cartes qui propose diff&#233;rents sc&#233;narios de vie (en termes d'amour, d'argent, de travail) pour une fille nomm&#233;e Claudia et un gar&#231;on du nom de Max.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves choisissent parmi ces cartes pour b&#226;tir le parcours du personnage de leur sexe. &lt;i&gt;&#171; On se rend compte par exemple que, tous profils socio-&#233;conomiques confondus, les gar&#231;ons cr&#233;ent un Max sans avenir professionnel et qu'ils per&#231;oivent la drogue comme un vecteur d'argent facile. Il faut alors pouvoir discuter avec les &#233;l&#232;ves de cette inqui&#233;tude, tant dans l'exposition qu'en classe. &#187;&lt;/i&gt; Sur un autre panneau, c'est le rapport des jeunes &#224; leurs parents qui est interrog&#233;. Cinq types de parents sont pr&#233;sent&#233;s, des plus r&#233;pressifs aux plus permissifs. Les &#233;l&#232;ves sont conduits &#224; expliquer quel type de parents ils ont, lesquels ils aimeraient avoir et ceux qu'ils veulent devenir. &lt;i&gt;&#171; Ce qui appara&#238;t alors, c'est que le parent id&#233;al n'est pas le baba cool, mais celui qui est capable de parler &#187;&lt;/i&gt;, constate Laurent Konopinski. &lt;i&gt;&#171; On peut ensuite profiter de cette r&#233;flexion pour aider les ados &#224; identifier quel pourrait &#234;tre l'adulte cr&#233;dible dans leur environnement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Impliquer l'environnement adulte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces adultes cr&#233;dibles, ceux qui pourront aider l'adolescent &#224; poursuivre ce d&#233;but de r&#233;flexion sur lui-m&#234;me, sont essentiels pour que les actions de pr&#233;vention ne soient pas simplement une parenth&#232;se dans le quotidien scolaire (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Des-experiences-de-prevention-dans-differents-domaines' class='spip_in'&gt;lire les diff&#233;rentes exp&#233;riences&lt;/a&gt;). Or, malgr&#233; l'existence dans une majorit&#233; d'&#233;tablissements de Comit&#233;s d'&#233;ducation &#224; la sant&#233; et &#224; la citoyennet&#233; (CESC), charg&#233;s de garantir la coh&#233;rence des actions de pr&#233;vention, celles-ci restent le plus souvent ponctuelles, sans lien avec la vie de l'&#233;tablissement et la pr&#233;sence des parents. Pourtant, cette mobilisation est essentielle. &lt;i&gt;&#171; &#192; une &#233;poque o&#249; beaucoup de parents se sentent tr&#232;s d&#233;sorient&#233;s, il est aberrant de faire de la pr&#233;vention sans s'adresser &#224; eux aussi &#187;&lt;/i&gt;, insiste Jean-Pierre Couteron. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'ANIT, on ne m&#232;ne pas d'actions en &#233;tablissement scolaire sans avoir r&#233;uni les parents pour leur dire qu'ils sont plus l&#233;gitimes qu'ils ne le croient et qu'ils ne doivent pas h&#233;siter &#224; se faire conseiller. &#187;&lt;/i&gt; Mais ce travail conjoint, peu pratiqu&#233; &#224; l'&#233;chelle nationale, ne semble pas toujours facile &#224; r&#233;aliser. Patrick Dessez explique que si le centre Bergeret propose des ateliers d'&#233;change pour parents, il est rare &#8211; &lt;i&gt;&#171; parce que &#231;a co&#251;te cher et que &#231;a demande une vraie implication &#187; &lt;/i&gt; &#8211; qu'un travail s'effectue en parall&#232;le avec les adolescents et leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation des personnels scolaires n'allant pas davantage de soi, l'AFPRA a opt&#233; pour une d&#233;marche volontariste des &#233;tablissements. &lt;i&gt;&#171; Souvent, les adultes de l'&#233;tablissements sont demandeurs d'une approche vaccinale de la pr&#233;vention : c'est-&#224;-dire, des interventions ponctuelles, par classes d'&#226;ge &#187;&lt;/i&gt;, note Laurent Konopinski. &lt;i&gt;&#171; Nous avons jusqu'&#224; pr&#233;sent pris le parti de c&#233;der &#224; cette demande dans l'espoir que cette premi&#232;re &#233;tape les mette en confiance et leur donne envie d'aller plus loin. C'est g&#233;n&#233;ralement ce qui se passe. &#187;&lt;/i&gt; Un v&#233;ritable travail de fond peut alors commencer. Il passe par des actions de sensibilisation aupr&#232;s des parents, acteurs indispensables de la pr&#233;vention. Dans certains &#233;tablissements, une permanence assur&#233;e par l'AFPRA et/ou par l'infirmi&#232;re scolaire se met en place. Les jeunes viennent parler librement de leur rapport aux produits psychoactifs et de leurs questionnements. Il peut aussi consister &#224; aider les acteurs de l'&#233;tablissement &#224; clarifier les r&#244;les de chacun &#8211; conseillers principaux d'&#233;tablissements (CPE), enseignants, infirmi&#232;re scolaire &#8211; vis-&#224;-vis des probl&#232;mes d'addiction, mais plus largement des troubles du comportement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre id&#233;al est que les acteurs de l'&#233;tablissement puissent plus syst&#233;matiquement rep&#233;rer le repli sur soi d'un &#233;l&#232;ve ou la chute de ses r&#233;sultats scolaires et, parall&#232;lement, r&#233;agir plus pos&#233;ment, avec moins d'inqui&#233;tude. &#187;&lt;/i&gt; Cette sensibilisation d&#233;bouche en g&#233;n&#233;ral sur la mobilisation d'adultes r&#233;f&#233;rents vers lesquels les jeunes en difficult&#233; sont envoy&#233;s pour qu'ils puissent mettre des mots sur ce qui leur arrive. &#171; L'&#233;coute n'est pas l'apanage des psys &#187;, insiste Laurent Konopinski. L'&#233;coute de l'adulte, son attention peut d&#233;j&#224; contribuer &#224; d&#233;samorcer des probl&#232;mes et faire ainsi &#339;uvre de pr&#233;vention. &#192; condition toutefois que cet adulte sache, lorsqu'un jeune rencontre des probl&#232;mes trop lourds, passer le relais &#224; des acteurs de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Addictions : quelle pr&#233;vention &#224; l'adolescence ?</title>
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		<title>Sidi Larbi Cherkaoui - Rencontres</title>
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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Paris, mars 2003. Jo&#235;l Kerouanton assiste &#224; une repr&#233;sentation de Ook, chor&#233;graphie de Sidi Larbi Cherkaoui, interpr&#233;t&#233;e par une troupe d'adultes handicap&#233;s. Ce fut &#171; un coup de c&#339;ur imm&#233;diat &#187;. Ce spectacle questionne son &#171; itin&#233;raire &#171; en m&#234;me temps que sa &#171; place de spectateur &#187;. S'ensuivent des rencontres entre l'&#233;ducateur et le chor&#233;graphe. Un dialogue continu s'instaure. Ces deux hommes, sensibles &#224; la probl&#233;matique du corps, vont vivre une exp&#233;rience in&#233;dite. L'un d&#233;couvre le monde de la danse, l'autre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton979-a4856.jpg?1694236335' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paris, mars 2003. Jo&#235;l Kerouanton assiste &#224; une repr&#233;sentation de Ook, chor&#233;graphie de Sidi Larbi Cherkaoui, interpr&#233;t&#233;e par une troupe d'adultes handicap&#233;s. Ce fut &#171; un coup de c&#339;ur imm&#233;diat &#187;. Ce spectacle questionne son &#171; itin&#233;raire &#171; en m&#234;me temps que sa &#171; place de spectateur &#187;. S'ensuivent des rencontres entre l'&#233;ducateur et le chor&#233;graphe. Un dialogue continu s'instaure. Ces deux hommes, sensibles &#224; la probl&#233;matique du corps, vont vivre une exp&#233;rience in&#233;dite. L'un d&#233;couvre le monde de la danse, l'autre celui du handicap. Sidi Larbi Cherkaoui &#8211; Rencontres est le r&#233;cit de cette exp&#233;rience &#171; heureuse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, le ton est donn&#233;. En &#233;prouvant le besoin de communiquer ses &#233;motions, son enthousiasme, de &#171; mettre en mots, le plaisir &#224; voir et &#224; entendre le travail du chor&#233;graphe et de ses partenaires &#187; (p.10), Jo&#235;l Kerouanton exprime sa subjectivit&#233; de spectateur. Son regard de n&#233;ophyte sur la danse contemporaine, toujours &#233;clair&#233; par sa pratique professionnelle, est singulier. Humblement, mais toujours dans une urgence et un plaisir &#224; dire, il interroge, &#224; travers les spectacles de Sidi Larbi Cherkaoui, les codes th&#233;&#226;traux et aussi les codes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#232;res bercent leur b&#233;b&#233;, dans un geste collectif. Jou&#233;es par des com&#233;diennes handicap&#233;es qui peut-&#234;tre pour certaines veulent mais ne peuvent enfanter, l'&#233;ducateur &#233;crit &#171; Est-ce un r&#244;le uniquement d'interpr&#232;te ? La fronti&#232;re entre la fiction du plateau et la r&#233;alit&#233; est-elle si nette ? &#187; (p.30). Le chor&#233;graphe r&#233;pond &#171; Elles doivent avoir la possibilit&#233; de r&#234;ver d'avoir un enfant. Pourquoi les amputer de cette possibilit&#233; ?&#8230; Elles ont le droit de vivre avec ce r&#234;ve, m&#234;me s'il ne se r&#233;alise pas. Cela leur permet au moins de vivre&#8230; Bercer un enfant id&#233;alis&#233; reste possible, puisqu'il se situe sur sc&#232;ne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste et l'&#233;ducateur se nourrissent mutuellement de leur fonction respective. Sidi Larbi Cherkaoui utilise &#171; la danse et les mouvements comme une autre fa&#231;on de parler &#187;, Jo&#235;l Kerouanton &#233;crit pour travailler dans le social, autrement. Ensemble ils prennent du recul sur leur pratique. Chacun &#224; leur mani&#232;re a la confirmation qu'il est &#171; possible de r&#233;sister &#224; la dictature du beau, et peut-&#234;tre d'aller au-del&#224;, de laisser se r&#233;v&#233;ler un &#234;tre int&#233;rieur &#187; (p.33).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage d'une simplicit&#233; ma&#238;tris&#233;e, aux mots justes, navigue entre dialogue, r&#233;cit et monologue. L'auteur commente, analyse et compl&#232;te son point de vue par des apports d'auteurs : travailleurs sociaux, critiques d'art, artistes&#8230; Tr&#232;s p&#233;dagogue, il am&#232;ne le lecteur &#224; mieux comprendre cette relation entre art et handicap et le transforme aussi dans sa repr&#233;sentation du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre de rencontres entre un cr&#233;ateur et un &#233;ducateur, certes personnel par sa forme, est indispensable &#224; tous ceux et celles qui questionnent ce lien : art et handicap. Loin d'&#234;tre une chim&#232;re, il ouvre les portes &#224; tous les possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. l'&#339;il d'or, 2005 (96 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoires de fumeurs de joints. Un psy &#224; l'&#233;coute des jeunes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Histoires-de-fumeurs-de-joints-Un-psy-a-l-ecoute-des-jeunes</link>
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		<dc:date>2006-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>779</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, la consommation de cannabis par les jeunes a connu un d&#233;veloppement spectaculaire en France, comme dans le reste de l'Europe. Elle d&#233;bute de plus en plus t&#244;t : un quart des 14-15 ans a d&#233;j&#224; fum&#233; un joint. Pascal Hachet, psychologue, prend en charge des jeunes et leur entourage dans le cadre d'un Centre de soins sp&#233;cialis&#233;s aux toxicomanes (CSST) depuis 15 ans et dans un point accueil jeunes depuis huit ans. &#192; travers des exemples de jeunes suivis dans ses consultations, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, la consommation de cannabis par les jeunes a connu un d&#233;veloppement spectaculaire en France, comme dans le reste de l'Europe. Elle d&#233;bute de plus en plus t&#244;t : un quart des 14-15 ans a d&#233;j&#224; fum&#233; un joint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Hachet, psychologue, prend en charge des jeunes et leur entourage dans le cadre d'un Centre de soins sp&#233;cialis&#233;s aux toxicomanes (CSST) depuis 15 ans et dans un point accueil jeunes depuis huit ans. &#192; travers des exemples de jeunes suivis dans ses consultations, il nous montre que la consommation de cannabis, sa fr&#233;quence, le degr&#233; d'attachement psychique au produit ont un sens et des cons&#233;quences diff&#233;rentes pour chacun. Le jeune fume-t-il occasionnellement avec des amis dans une ambiance festive ? Solitairement et quotidiennement dans sa chambre pour &#171; limiter les cons&#233;quences mentales et relationnelles de la crise d'adolescence ? &#187;. S'anesth&#233;sie-t-il pour supporter un mal-&#234;tre important ? Selon la situation, Pascal Hachet, propose &#224; l'adolescent ou au jeune des rencontres informelles d'information, un soutien psycho &#233;ducatif ou une prise en charge psychoth&#233;rapeutique. Il nous parle aussi des adultes qui consomment du cannabis. Il n'est d'ailleurs pas rare que l'un, voire les deux parents du jeune re&#231;u aient d&#233;j&#224; consomm&#233;, voir consomment actuellement du cannabis, ce qui n'est pas sans cons&#233;quence pour la prise en charge du jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le psychologue appelle de ses v&#339;ux &#224; &#171; un renforcement de l'articulation entre le champ judiciaire et sanitaire en terme d'orientation avec classement sans suite (absence de condamnation) de consommateurs de cannabis vers les centres d'aides et de soins, ainsi qu'un repositionnement r&#233;aliste dans la loi fran&#231;aise sur les stup&#233;fiants allant dans le sens d'une r&#233;glementation de l'usage du cannabis &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. In press, 2005. (159 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;lit de jeunesse : la justice face aux quartiers</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Delit-de-jeunesse-la-justice-face-aux-quartiers</link>
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		<dc:date>2006-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>779</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Issu d'une th&#232;se de sociologie, cet ouvrage &#233;chappe au ton convenu qu'adopte parfois cet exercice acad&#233;mique et r&#233;ussit &#224; passionner d'un bout &#224; l'autre. Le secret de sa r&#233;ussite tient peut-&#234;tre dans la proximit&#233; qu'il maintient avec les personnages qui le peuplent et dans la rigueur et la pertinence des analyses qu'il propose. R&#233;alis&#233; &#224; partir d'enqu&#234;tes de terrain tant aupr&#232;s d'une Maison de la justice et du droit que d'un dispositif d'insertion par le Bafa pilot&#233; par la PJJ, il nous fait toucher au plus pr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton982-e1373.jpg?1694236335' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Issu d'une th&#232;se de sociologie, cet ouvrage &#233;chappe au ton convenu qu'adopte parfois cet exercice acad&#233;mique et r&#233;ussit &#224; passionner d'un bout &#224; l'autre. Le secret de sa r&#233;ussite tient peut-&#234;tre dans la proximit&#233; qu'il maintient avec les personnages qui le peuplent et dans la rigueur et la pertinence des analyses qu'il propose. R&#233;alis&#233; &#224; partir d'enqu&#234;tes de terrain tant aupr&#232;s d'une Maison de la justice et du droit que d'un dispositif d'insertion par le Bafa pilot&#233; par la PJJ, il nous fait toucher au plus pr&#232;s des v&#233;cus particuliers, tout en leur donnant une dimension globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels que soient les acteurs concern&#233;s par la question de la d&#233;linquance des mineurs, la perception de leur place n'&#233;chappe jamais &#224; la complexit&#233; qui les caract&#233;rise au quotidien. Les adolescents auteurs de ces d&#233;viances se comportent parfois ainsi pour r&#233;pondre &#224; l'&#233;chec auquel les am&#232;nent les valeurs scolaires. Ils leur opposent cette culture de la rue qui valorise la virilit&#233;, l'honneur et la dignit&#233;. Tous ne r&#233;agissent pas ainsi. L'ethos du groupe de pairs fonctionne surtout comme un refuge potentiel, quand les familles n'offrent pas la s&#233;curisation recherch&#233;e ou que l'acc&#232;s &#224; la reconnaissance sociale est compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si ce capital s'av&#232;re positif pour trouver sa place dans la cit&#233;, il devient particuli&#232;rement stigmatisant en dehors. Les parents confront&#233;s aux transgressions de leurs enfants r&#233;agissent diff&#233;remment selon les ressources culturelles dont ils disposent. Ceux issus des couches moyennes per&#231;oivent l'intervention judiciaire comme venant renforcer leur propre autorit&#233;. Les plus fragiles se sentent jug&#233;s en m&#234;me temps que leur prog&#233;niture. Certaines familles immigr&#233;es sont particuli&#232;rement d&#233;sempar&#233;es face &#224; l'injonction contradictoire qui leur est faite de surveiller leurs fils, tout en renon&#231;ant &#224; leurs m&#233;thodes d'&#233;ducation traditionnellement violente. Les agents de l'&#201;tat (notamment dans les coll&#232;ges), qui sont confront&#233;s &#224; ces publics parmi les plus difficiles, apparaissent eux aussi d&#233;stabilis&#233;s face au renoncement &#224; la paire de claque, les institutions n'ayant su combler le vide ainsi laiss&#233; ni apporter la r&#233;ponse coh&#233;rente attendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, toutefois, les ressources familiales et culturelles manquent, le capital social mobilis&#233; par les &#233;ducateurs peut permettre la conversion aux normes dominantes et l'ouverture &#224; des perspectives cr&#233;dibles. Mais &#171; le pouvoir performatif des mots d&#233;pend de la croyance dans l'autorit&#233; morale de celui qui les &#233;nonce &#187; (p.234). Et cette cr&#233;dibilit&#233; passe par la t&#233;nacit&#233;, la disponibilit&#233;, la capacit&#233; d'affrontement et l'investissement des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers de nombreuses monographies et de multiples r&#233;cits, l'ouvrage d'Isabelle Coutant ne se contente pas d'un &#233;tat des lieux lucide et sans concession, il se projette aussi sur les possibles, en refusant de limiter l'avenir &#224; la seule r&#233;pression et en d&#233;montrant que l'insertion a toutes ses chances.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2005 (326 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hors sc&#232;ne : du handicap &#224; l'aventure th&#233;&#226;trale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Hors-scene-du-handicap-a-l-aventure-theatrale</link>
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		<dc:date>2006-01-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>779</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le corps de l'acteur est tendu et expulse une phrase d&#233;finitive : on est seul dans le d&#233;sert, on est seul aussi chez les hommes &#187;. Fulgurance. &#8220;&#192; ce moment-l&#224;, la ressemblance prend le pas sur la diff&#233;rence&#8221;. Voici le dernier Kerouanton, qui raconte l'histoire d'une troupe professionnelle de com&#233;diens, musiciens et marionnettistes en situation de handicap. Dans son acharnement &#224; d&#233;crypter les enjeux de ces aventures atypiques, l'&#233;ducateur persiste &#171; &#224; ouvrir des voies, &#224; d&#233;broussailler des id&#233;es, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le corps de l'acteur est tendu et expulse une phrase d&#233;finitive : on est seul dans le d&#233;sert, on est seul aussi chez les hommes &#187;. Fulgurance. &#8220;&#192; ce moment-l&#224;, la ressemblance prend le pas sur la diff&#233;rence&#8221;. Voici le dernier Kerouanton, qui raconte l'histoire d'une troupe professionnelle de com&#233;diens, musiciens et marionnettistes en situation de handicap. Dans son acharnement &#224; d&#233;crypter les enjeux de ces aventures atypiques, l'&#233;ducateur persiste &#171; &#224; ouvrir des voies, &#224; d&#233;broussailler des id&#233;es, trouver du sens et de fait confirme que de la description des pratiques &#233;ducatives d&#233;coulent leur analyse et leur changement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un r&#233;cit chronologique &#233;crit entre 2000 et 2005, il relate cinq ann&#233;es de travail, de combat, d'enthousiasme, de d&#233;ception. Cinq ann&#233;es d'une aventure th&#233;&#226;trale au CAT artistique Cecilia dans lequel il travaille. Comme ces r&#233;cits ne se suffisent pas &#224; eux-m&#234;mes, il rajoute des commentaires, des analyses, des mises en perspective. Il propose ainsi une &#171; mise en dialogue des regards &#187; de moniteurs d'atelier du CAT ainsi que d'autres artistes qui travaillent dans des espaces proches, o&#249; l'articulation entre action &#233;ducative et action artistique se croisent sans cesse. Le tout est ponctu&#233; d'interm&#232;des qu'il nomme &#8220;carrefours&#8221;, mettant en parall&#232;le son itin&#233;raire personnel avec son activit&#233; professionnelle, qui apportent une touche sensible &#224; ce livre didactique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;p&#233;titions aux repr&#233;sentations (la troupe a jou&#233; plus de 120 fois, depuis l'ouverture du CAT en 1999), de la premi&#232;re tourn&#233;e en Bretagne &#224; la d&#233;couverte de l'art contemporain dans les mus&#233;es, d'une manifestation &#171; dernier geste de d&#233;sespoir d'un collectif &#187; &#224; la d&#233;ambulation musicale &#8220;batucada&#8221;, Jo&#235;l Kerouanton propose son regard de l'int&#233;rieur. &#171; Comment envisager un art vivant en pr&#233;sence de com&#233;diens, marionnettistes ou musiciens dont les corps ne sont pas inscrits dans une esth&#233;tique dominante ? &#187;. Chemin faisant, chemin aidant, l'alchimie, au fil du temps se produit. &#171; Travailler le corps en th&#233;&#226;tre pour les com&#233;diens du CAT, c'est assumer sa porosit&#233;, c'est prendre le risque de vivre sa faiblesse&#8230; Le corps n'est plus l'objet que l'on cache mais un sujet qui devient forme, un &#234;tre qui s'affirme, qui ose dire &#8220;je&#8221; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur suit la pens&#233;e, toujours en mouvement et en &#233;volution, de l'auteur sur la n&#233;cessit&#233; de l'intervention artistique et &#233;ducative dans l'univers m&#233;dico-social. Le CAT artistique, lieu de r&#233;sistance et du possible, en apportant des r&#233;ponses en acte, lutte pour &#171; sa survivance &#187; et contre &#171; la frilosit&#233; et les id&#233;es re&#231;ues &#187;. Tel un &#171; gardien de sens &#187; comme l'&#233;crit Nicolas Rom&#233;as dans la postface, Jo&#235;l Kerouanton, dans ce livre utile, d&#233;montre que &#171; la pratique artistique est par essence transformatrice&#8230; bien plus fort que tout discours : occupons donc la sc&#232;ne et le regard d'autrui changera &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (144 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SDF l'hiver comme l'&#233;t&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/SDF-l-hiver-comme-l-ete</link>
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		<dc:date>2006-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>779</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les dispositifs de renforcement d'h&#233;bergement d'urgence mis en place cet hiver resteront malheureusement saisonniers. Les associations concern&#233;es tirent &#224; n'en plus finir des sonnettes d'alarme tandis que le gouvernement avance des solutions qui n'en sont pas &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec d'autres, l'association M&#233;decins du monde le r&#233;p&#232;te : vivre dans la rue a de rudes cons&#233;quences sur la sant&#233; physique et mentale : infections, traumatismes, pathologies dermatologiques, d&#233;pressions, tuberculose, troubles psychiatriques&#8230; Selon (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-779-" rel="tag"&gt;779&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les dispositifs de renforcement d'h&#233;bergement d'urgence mis en place cet hiver resteront malheureusement saisonniers. Les associations concern&#233;es tirent &#224; n'en plus finir des sonnettes d'alarme tandis que le gouvernement avance des solutions qui n'en sont pas&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec d'autres, l'association M&#233;decins du monde le r&#233;p&#232;te : vivre dans la rue a de rudes cons&#233;quences sur la sant&#233; physique et mentale : infections, traumatismes, pathologies dermatologiques, d&#233;pressions, tuberculose, troubles psychiatriques&#8230; Selon les statistiques des Morts de la rue, l'&#226;ge moyen des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es dans la rue &#8212; &#233;t&#233; comme hiver &#8212; est de 49 ans. Par ailleurs, les associations notent une moyenne d'&#226;ge des personnes accueillies &#224; la hausse. Avant No&#235;l, une enqu&#234;te d'Emma&#252;s &#8212; premi&#232;re du genre &#8212; s'est int&#233;ress&#233;e aux attentes des sans-abri en mati&#232;re d'accueil et d'insertion. Il apparaissait que les 4/5&#232;mes des personnes interrog&#233;es pr&#233;f&#233;raient &#224; la rue un centre d'h&#233;bergement d'urgence, m&#234;me pour une nuit et que l'action des travailleurs sociaux &#233;tait bien per&#231;ue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Insee avait recens&#233; il y a deux ans pr&#232;s de 30 % des personnes ayant recours &#224; des structures d'h&#233;bergement d'urgence tout en disposant d'un emploi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les sans-domicile fixe ne sont pas coup&#233;s de l'emploi, Insee premi&#232;re n&#176; 925 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le gouvernement a cru bon d'imposer au 115 &#8212; num&#233;ro d'urgence toujours aussi satur&#233; par les quelque 7000 appels quotidiens en p&#233;riode de grand froid &#8212; d'accueillir pendant un mois les sans-abri pourvus d'un emploi. Les r&#233;seaux concern&#233;s ont rapidement d&#233;nonc&#233; cette op&#233;ration de &#171; chaises musicales &#187;, et M&#233;decins du monde s'est &#233;lev&#233; contre une &#171; discrimination n&#233;gative de ceux qui, n'ayant ni emploi ni domicile, ont un besoin urgent d'h&#233;bergement durable puis d'un acc&#232;s &#224; un logement d&#233;finitif &#187;. De telles pratiques cr&#233;eraient des tensions et compliqueraient la t&#226;che des structures, a rench&#233;ri le pr&#233;sident d'Emma&#252;s, Martin Hirsch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin novembre, estimant l'action gouvernementale bien en de&#231;&#224; des besoins, la Fondation Abb&#233; Pierre (FAP) avait d&#233;bloqu&#233; 150 000 e pour financer des nuit&#233;es. En pr&#233;sentant son dispositif d'urgence, le pr&#233;sident du Samu social, Xavier Emmanuelli, avait, lui, encore une fois alert&#233; : &#171; Ce genre de dispositif provisoire ne sert &#224; rien si on ne r&#232;gle pas le probl&#232;me de la sortie d'urgence et de l'insertion. Que va-t-on faire apr&#232;s le 15 mars, quand les centres d'h&#233;bergement d'urgence vont fermer ? &#187;. L'ancien ministre soumettait en fin d'ann&#233;e, via le rapport annuel du Haut comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es (clairement intitul&#233; Face &#224; la crise : une obligation de r&#233;sultat), quelques pr&#233;conisations : une &#171; strat&#233;gie pour rendre le droit au logement juridiquement opposable en six ans &#187;, la cr&#233;ation d'un organisme d'op&#233;rations de logements sociaux et un r&#233;seau de maisons relais pour personnes atteintes de troubles psychiques &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Rapport consultable sur le site de la Documentation francaise' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il manque 900 000 logements pour r&#233;pondre aux besoins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;bergement d'urgence comprend, selon le minist&#232;re de r&#233;f&#233;rence, 20 900 places disponibles toute l'ann&#233;e sur l'ensemble du territoire (dont plus 16 000 &#224; Paris), dans plus de 650 structures. Les diff&#233;rents niveaux du plan hivernal y ajoutent quelques centaines de places. Au plan national, le minist&#232;re a annonc&#233; mille places suppl&#233;mentaires par rapport &#224; l'hiver pr&#233;c&#233;dent, 4000 autres &#233;tant pr&#233;vues d'ici 2007. &#192; Paris, un programme &#171; d'humanisation et de cr&#233;ation de places nouvelles en centres d'h&#233;bergement d'urgence &#187; 2005-06 a &#233;t&#233; install&#233;, avec 313 nouvelles places et 636 places en cours de r&#233;habilitation. Mais on sait que les vraies r&#233;ponses se conjuguent entre autres, en termes de pr&#233;vention des expulsions locatives et de d&#233;veloppement de parcours r&#233;sidentiels pour une insertion durable&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chaque ann&#233;e, au moins 300 000 familles sollicitent une aide sociale pour le r&#232;glement de leur facture d'&#233;nergie &#187;&#8230; Le 15 d&#233;cembre, le manifeste Habitat, pr&#233;carit&#233; sociale et &#233;nergie, pr&#233;sent&#233; par la FAP, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et cinq r&#233;seaux, r&#233;clamait un droit effectif &#224; l'&#233;nergie. Il adjurait les partenaires de l'habitat, de l'action sociale et de la ma&#238;trise de l'&#233;nergie de se f&#233;d&#233;rer &#171; afin de permettre un accompagnement de l'&#233;volution institutionnelle des fonds d'urgence, la mise en place du tarif social et de compl&#233;ter leur action par des solutions durables impliquant les occupants des logements &#187;. En rappelant par ailleurs qu'il manquait 900 000 logements pour r&#233;pondre aux besoins, le collectif Alerte, associ&#233; aux principaux syndicats et associations de locataires, a lanc&#233; un appel solennel &#171; pour une politique du logement &#224; hauteur de la crise &#187; : production d'offre de logements suffisante, renforcement des aides et de lutte contre l'habitat indigne, garantie des risques locatifs&#8230; et loi garantissant le droit au logement opposable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir appel sur le site de l'Uniopss' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les sans-domicile fixe ne sont pas coup&#233;s de l'emploi, &lt;a href=&#034;http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP925.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Insee premi&#232;re n&#176; 925&lt;/a&gt; (octobre 2003)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport consultable sur le site de la &lt;a href=&#034;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004453/index.shtml&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Documentation francaise&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir appel sur le site de &lt;a href=&#034;http://www.uniopss.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;l'Uniopss&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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