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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Jeunes errants, entre politique d'accueil et aide au pays d'origine</title>
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&lt;p&gt;Jean-Pierre Rosenczveig, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny, voit depuis longtemps d&#233;filer des mineurs &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re. L'analyse et le regard qu'il nous propose ici apportent un &#233;clairage sur l'origine du probl&#232;me et ses perspectives &lt;br class='autobr' /&gt;
De quand date le probl&#232;me des jeunes errants dans notre pays ? En tant que juge des enfants, j'ai toujours connu des jeunes errants qui commettaient des vols. Mais c'&#233;tait alors dans une moindre proportion et disons-le cr&#251;ment, des enfants (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean-Pierre Rosenczveig, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny, voit depuis longtemps d&#233;filer des mineurs &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re. L'analyse et le regard qu'il nous propose ici apportent un &#233;clairage sur l'origine du probl&#232;me et ses perspectives&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quand date le probl&#232;me des jeunes errants dans notre pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que juge des enfants, j'ai toujours connu des jeunes errants qui commettaient des vols. Mais c'&#233;tait alors dans une moindre proportion et disons-le cr&#251;ment, des enfants qualifi&#233;s de &#171; roms &#187;. Si l'on a longtemps consid&#233;r&#233; comme iconoclaste d'appliquer le concept d'enfant des rues &#224; notre pays, ce l'est aujourd'hui beaucoup moins. C'est &#224; partir des ann&#233;es 1995/1996 que ce probl&#232;me a pris toute son ampleur. Cela correspond &#224; l'effondrement des r&#233;gimes de l'Est qui a suivi la destruction du mur de Berlin. Au flux des enfants d'Europe se sont ajout&#233;s ceux venant du Maghreb, d'Asie et notamment de Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si la majeure partie des enfants des rues est n&#233;e &#224; l'&#233;tranger, il ne faut pas n&#233;gliger ceux qui, d'origine fran&#231;aise, sont issus de familles en difficult&#233; et sont en fugue. La mont&#233;e de la pauvret&#233; mondiale et l'ouverture de certaines fronti&#232;res sont &#224; l'origine de l'afflux de ces jeunes migrants, mais ces deux facteurs n'ont fait qu'acc&#233;l&#233;rer un ph&#233;nom&#232;ne qui existait d&#233;j&#224; auparavant. Car il y a toujours eu des familles qui adoptaient des strat&#233;gies pour &#233;chapper aux cons&#233;quences de la mis&#232;re en envoyant leurs enfants en France pour qu'ils aillent &#224; l'&#233;cole ou travaillent. Les refoulements massifs d&#233;cid&#233;s par les autorit&#233;s politiques fran&#231;aises ont eu pour r&#233;sultats de modifier les modalit&#233;s d'arriv&#233;e. Ils n'entrent plus dans notre pays par la voie officielle de Roissy o&#249; ils se faisaient d'ailleurs souvent volontairement rep&#233;rer, mais dans les soutes des bateaux, dans les remorques des camions ou par train. Une fois arriv&#233;s, ils errent dans les rues jusqu'&#224; ce qu'on veuille bien les prendre en charge, quand ils ne se pr&#233;sentent pas spontan&#233;ment aux juridictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment le dispositif socio-judiciaire r&#233;agit-il &#224; ces vagues de mineurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re tr&#232;s h&#233;t&#233;roclite. La d&#233;centralisation a eu pour effet de cr&#233;er autant de politiques sociales qu'il y a de d&#233;partements. Sans compter que ces politiques peuvent &#233;voluer dans le temps. Certains conseils g&#233;n&#233;raux ont accept&#233; que l'aide sociale &#224; l'enfance prenne en charge ces gosses, partant du principe qu'il y avait carence de l'autorit&#233; parentale ; d'autres ont refus&#233; de le faire. Il est donc difficile de parler d'une r&#233;ponse unique et lin&#233;aire sur l'ensemble du territoire. Par exemple, en Seine-Saint-Denis, nous n'avons jamais sollicit&#233; la protection administrative. Nous avons toujours pratiqu&#233; l'intervention judiciaire, en consid&#233;rant que les enfants qui venaient soit tous seuls au tribunal, soit de la zone d'attente de Roissy &#8212; en provenance de l'&#233;tranger et sans parents &#8212; &#233;taient en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il est toujours possible d'affiner la d&#233;marche socio-&#233;ducative pour ceux qui sont r&#233;ellement en situation difficile. Selon qu'on se situe &#224; Brest ou &#224; Strasbourg, &#224; Lille ou &#224; Marseille, l'action engag&#233;e peut donc &#234;tre tr&#232;s diff&#233;rente. J'ai ainsi entendu, un jour o&#249; je me trouvais &#224; Perpignan, que le Parquet avait donn&#233; pour consigne aux gendarmes de ne pas interpeller les enfants qui semblaient &#234;tre en transit entre l'Espagne et l'Italie. Pour lui ces enfants n'&#233;taient pas si en danger que cela et si on les accueillait au foyer de l'enfance, ce ne serait pour eux qu'une &#233;tape qui leur permettrait certes de se restaurer, se doucher et se reposer (ce qui finalement n'&#233;tait pas si mal), mais qu'ils n'y resteraient pas plus de 24 heures. Pourquoi perdre du temps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont donc les options &#233;ducatives que vous souhaiteriez voir privil&#233;gier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu des innovations tout &#224; fait int&#233;ressantes, comme cette association &#171; Les enfants hors la rue &#187; qui, sur Paris, ouvre une table d'h&#244;te offrant g&#238;te et couvert pour une nuit. Au travers de cet accueil court, l'objectif est de recr&#233;er un lien de confiance entre le gosse et une institution sociale pour voir s'il n'y a pas autre chose &#224; faire. On est l&#224; dans le registre de la pr&#233;vention. Mais, au sein des institutions d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, des initiatives tout aussi originales ont pu &#234;tre men&#233;es &#224; l'image de ce qu'a entrepris l'association Concorde &#224; Montfermeil pour accueillir les enfants d&#233;linquants roumains confi&#233;s par le tribunal pour enfants. Leur action a permis de diminuer consid&#233;rablement les fugues jusqu'alors assez syst&#233;matiques dans les jours qui suivaient leur arriv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela restera toujours des bouts de ficelle. Il n'y a pas de r&#233;ponses simplistes et manich&#233;ennes &#224; une probl&#233;matique complexe. La limite de notre action est bien illustr&#233;e par l'action de l'association &#171; Jeunes errants &#187; &#224; Marseille qui ne s'interdit pas de favoriser le retour des enfants dans leur pays d'origine mais qui, en pratique, a d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; y arriver. Car le probl&#232;me est quand m&#234;me li&#233; avant tout &#224; la grande pauvret&#233;. Le salaire minimum en Roumanie est de l'ordre de 75 e par mois. Les familles roumaines ne prennent pas grand risque &#224; envoyer leurs enfants en France. Au pire ils seront expuls&#233;s, au mieux ils recevront une formation et on pourra leur proposer la nationalit&#233; fran&#231;aise et dans l'entre-deux, ils auront envoy&#233; de l'argent au pays. Tant qu'il y aura un tel diff&#233;rentiel entre l'est et l'ouest de l'Europe et entre le nord et le sud, on aura des enfants des rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous n'&#234;tes donc pas favorable au retour de ces jeunes dans leur pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a un bel exemple pour r&#233;pondre &#224; cette question Entre utopie ou escroquerie, chacun retiendra le mot qu'il veut pour d&#233;signer l'accord sign&#233; avec la Roumanie pr&#233;voyant le raccompagnement des enfants dans leur pays. Le nombre de mineurs ayant b&#233;n&#233;fici&#233; de cette mesure est infime et parmi ceux effectivement retourn&#233;s chez eux, beaucoup sont revenus en France ! Cela s'explique d'abord par la dette due aux fili&#232;res lors du premier voyage. Si pour les pays de l'est, cela repr&#233;sente 200 $, pour des pays comme la Chine, c'est consid&#233;rablement plus important : jusqu'&#224; 30 000 $. Ce n'est pas en rentrant au pays qu'ils vont pouvoir la rembourser. Les mafieux qui voient rentrer les enfants qu'ils ont fait partir peuvent se retourner contre eux et leur famille : il y a des risques physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, autre raison de l'&#233;chec du projet de retour : sur place, les politiques sociales n'ont pas suivi : la mis&#232;re est toujours aussi pr&#233;gnante. Ces parents qui envoient leurs enfants &#224; l'&#233;tranger ne le font pas pour fuir l'opulence. Et l'on ne peut imaginer la mise en place de dispositifs sp&#233;cifiques destin&#233;s uniquement aux enfants des rues rapatri&#233;s et pas aux autres ! Certains hommes politiques de gauche comme de droite argumentent qu'en gardant ces enfants dans notre pays, on ferait un appel d'air qui en attirerait in&#233;vitablement d'autres. C'est bien pourquoi, parall&#232;lement, une strat&#233;gie de coop&#233;ration et d'aide au d&#233;veloppement s'impose. En fait, il faudrait tenir les deux objectifs en m&#234;me temps : ne pas tordre le cou de nos grands principes qui veulent que la France soit une terre d'accueil &#8212; donc ne pas expulser les enfants de moins de 18 ans &#8212; et en m&#234;me temps mener localement une politique pour &#233;viter que des enfants n'aient comme seule solution d'avenir que de s'expatrier en faisant le pari que dans quelques ann&#233;es cette strat&#233;gie coupera court au flux migratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi imaginer que la formation apport&#233;e &#224; ces enfants sur notre territoire leur permette plus tard de revenir chez eux pour contribuer &#224; d&#233;velopper leur pays. Mais, et c'est l&#224; o&#249; c'est complexe, cela n'est pas forc&#233;ment automatique. Un jeune, qui a v&#233;cu en France o&#249; l'on trouve &#224; boire &#224; tous les carrefours et o&#249; la d&#233;mocratie garantit les libert&#233;s fondamentales, aura parfois bien du mal &#224; retourner dans son pays pour travailler au changement &#233;conomique et social et non pour int&#233;grer les &#233;lites corrompues qui perp&#233;tuent le marasme. Il faut du temps pour faire ces ajustements. Et pendant une p&#233;riode historique que je suis incapable d'appr&#233;cier, on va devoir &#224; la fois accueillir et mener une politique locale : c'est bien sur ces deux plans qu'il faudrait intervenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des jeunes migrants abandonn&#233;s &#224; la rue dans Marseille</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-jeunes-migrants-abandonnes-a-la-rue-dans-Marseille</link>
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		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
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&lt;p&gt;Alors que l'opinion publique fran&#231;aise s'&#233;meut &#224; la vue de clandestins prenant d'assaut les enclaves espagnoles en Afrique du Nord, elle ignore ce qui se passe sur son propre sol. Coup de projecteur sur les jeunes errants dans les rues de Marseille &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement, que les bateaux en provenance de l'Afrique du Nord d&#233;barquent &#224; Marseille leur lot de passagers clandestins. Fili&#232;re permettant le passage ill&#233;gal en &#233;change d'une juteuse contrepartie financi&#232;re ou manque de vigilance des autorit&#233;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'opinion publique fran&#231;aise s'&#233;meut &#224; la vue de clandestins prenant d'assaut les enclaves espagnoles en Afrique du Nord, elle ignore ce qui se passe sur son propre sol. Coup de projecteur sur les jeunes errants dans les rues de Marseille&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement, que les bateaux en provenance de l'Afrique du Nord d&#233;barquent &#224; Marseille leur lot de passagers clandestins. Fili&#232;re permettant le passage ill&#233;gal en &#233;change d'une juteuse contrepartie financi&#232;re ou manque de vigilance des autorit&#233;s portuaires, toujours est-il que parmi les candidats &#224; l'immersion dans une Europe per&#231;ue comme un v&#233;ritable Eldorado, se trouvent beaucoup de mineurs. Au cours de l'&#233;t&#233; 2005, une trentaine de jeunes en provenance de Casablanca, &#226;g&#233;s de 16 et 17 ans, sont ainsi apparus en centre-ville, notamment dans le quartier de la mairie. Ils ont tr&#232;s vite &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s par les &#233;ducateurs du Service pr&#233;vention nuit (SPN) qui sillonnent le centre de Marseille, de 20h &#224; 4h du matin, allant &#224; la rencontre des mineurs en fugue, en d&#233;rive, &#224; la rue (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Association-pour-la-Readaptation-Sociale-ARS' class='spip_in'&gt;lire le reportage dans Lien Social N&#176; 609&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'une de ces tourn&#233;es, le contact s'&#233;tablit. La relation peut d'autant plus facilement se tisser, que certains membres de l'&#233;quipe parlent couramment arabe et connaissent bien les diff&#233;rents dialectes locaux, permettant ainsi d'identifier facilement la r&#233;gion de provenance. Mis en confiance, le groupe de jeunes explique &#234;tre l&#224; depuis une dizaine de jours et avoir fait le tour des institutions. Aucune n'a accept&#233; de les prendre en charge. Ni les foyers d'urgence, ni les juges pour enfants, ni m&#234;me la brigade des mineurs n'ont consid&#233;r&#233; que ces adolescents relevaient de leur comp&#233;tence. Par manque de place, sans doute. Mais aussi par volont&#233; clairement affich&#233;e de garder les places disponibles pour les moins de 16 ans. Ces jeunes ne peuvent pas beaucoup compter sur leur famille quand ils en ont sur place, ni sur la communaut&#233; marocaine, gu&#232;re empress&#233;e &#224; entretenir &#224; ses frais ces nouveaux venus. Il ne leur reste plus alors qu'&#224; se d&#233;brouiller par leurs propres moyens. Et que faire quand on a faim et qu'on n'a pas un sou en poche ? C'est la d&#233;brouille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les institutions sociales n'ont pas su proposer un accueil, il s'est trouv&#233; des requins pour le faire, offrant le g&#238;te et le couvert&#8230; en &#233;change de faveurs sexuelles. Il arrive aussi que ces jeunes soient contact&#233;s par les milieux de l'&#233;conomie parall&#232;le pour assurer divers trafics. Certains ont commenc&#233; &#224; se prostituer, d'autres n'ont eu comme seule ressource que le vol. En l'absence de toute solution, beaucoup ont continu&#233; leur errance : le circuit va de l'Italie vers l'Espagne (et inversement) en repassant r&#233;guli&#232;rement par Marseille. La quinzaine de jeunes qui est rest&#233;e dans la cit&#233; phoc&#233;enne loge dans les sous-sols d'un kiosque &#224; musique du centre-ville, au milieu des d&#233;tritus et des rats. Le Service pr&#233;vention nuit leur a propos&#233; une aide. Un signalement a &#233;t&#233; adress&#233; au procureur de la R&#233;publique, mettant l'accent &#224; la fois sur la mise en danger d'adolescents confront&#233;s au monde de la nuit et &#224; ses risques mais insistant aussi sur les d&#233;rives possibles d'actes de d&#233;linquance et d'agression de jeunes cherchant &#224; survivre ou tout simplement &#224; manger !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont accept&#233; d'&#234;tre pris en photo dans leur &#171; milieu de vie &#187;, photos qui ont &#233;t&#233; transmises avec leur accord aux autorit&#233;s. Le parquet a pris aussit&#244;t une ordonnance de garde provisoire et a saisi le juge des enfants, confiant au SPN le mandat d'accompagner un certain nombre de jeunes. Les plus motiv&#233;s ont accept&#233;. A commenc&#233; pour eux l'attente d'une place qui se lib&#233;rerait dans un foyer : le d&#233;lai le plus court fut d'une semaine&#8230; le plus long de trois mois. En attendant, ils ont continu&#233; &#224; errer toute la journ&#233;e. Le d&#233;lai de r&#233;action est devenu bien lent et semble avoir surtout &#233;t&#233; raccourci gr&#226;ce &#224; l'insistance du SPN. Il y a de cela quelques ann&#233;es, d&#232;s qu'il &#233;tait rep&#233;r&#233;, un jeune errant &#233;tait aussit&#244;t pris en charge. Le juge des enfants de permanence le recevait. M&#234;me s'il devait &#234;tre raccompagn&#233; dans son pays, il faisait aussit&#244;t l'objet d'une mesure de protection. Aujourd'hui, les autorit&#233;s semblent d&#233;pass&#233;es ou ont d&#233;cid&#233; de fermer les yeux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une course contre la montre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette gestion &#224; la petite semaine constitue un v&#233;ritable pousse-au- crime. Ces jeunes n'arrivent pas de leur pays avec l'objectif de piller Marseille. Contraints par la mis&#232;re et l'absence d'avenir, ils ont d'autres r&#234;ves. &#192; compter du jour o&#249; ils d&#233;barquent sur le port, s'engage une course contre la montre. Si les institutions sociales savent relever le d&#233;fi, alors une action &#233;ducative peut se d&#233;ployer. Mais si elles ratent le coche, il y en a d'autres qui sauront profiter de l'opportunit&#233;. Rapides, pr&#233;sents sur le terrain 24 heures sur 24, ce sont les p&#233;dophiles, les int&#233;gristes ou les trafiquants. &#171; &lt;i&gt; C'est dans les premi&#232;res semaines qu'il faut intervenir aupr&#232;s de ces minots &#187;&lt;/i&gt;, explique Amed Charaabi, &#233;ducateur au SPN. &lt;i&gt;&#171; Si on les laisse plusieurs mois &#224; vivre dans la rue et &#224; s'habituer &#224; y survivre, apr&#232;s c'est beaucoup plus dur de les aider &#224; se r&#233;ins&#233;rer. Il n'est pas rare qu'ils repartent tr&#232;s vite des foyers qui les ont finalement accueillis. &#187;&lt;/i&gt; Car ce monde qu'ils ont connu est plein de risques mais aussi plein de ressources tentantes. Lorsqu'au fil des semaines, on les voit changer de v&#234;tements et arborer des v&#234;tements ou chaussures &#224; 200 &#8364;, on comprend tr&#232;s vite qu'ils n'ont plus forc&#233;ment besoin d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ces adolescents qui vivent dans la rue sont finalement comme les autres jeunes de leur &#226;ge : frondeurs, rebelles parfois et surtout &#224; la recherche de satisfactions imm&#233;diates. Pourtant, ils attendent qu'on les aide et sont heureux quand on s'int&#233;resse &#224; eux. Et l'action attentive, bienveillante, mais exigeante engag&#233;e par le SPN n'est pas pour leur d&#233;plaire. C'est l&#224; un p&#244;le d'attraction potentiel qui peut faire le pendant aux d&#233;rives mafieuses qui les guettent. Encore faut-il que l'action engag&#233;e sache s'adapter et adopter les formes ad&#233;quates. L'exp&#233;rience acquise depuis des ann&#233;es dans le travail de rue a montr&#233; l'importance d'agir sur le collectif, le groupe de pairs ayant &#224; cet &#226;ge un r&#244;le consid&#233;rable. Les jeunes errants ne font pas exception. M&#234;me lorsque l'un ou l'autre accepte d'entrer dans un foyer, il rejoint fr&#233;quemment ses copains dans la rue et certaines nuits, il ne rentre pas. En effet, si l'action individualis&#233;e est importante, c'est bien aupr&#232;s de la bande qu'il faut aussi intervenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans quel sens travailler : faut-il privil&#233;gier leur int&#233;gration sur place ou privil&#233;gier leur retour au pays ? &lt;i&gt;&#171; J'ai eu l'occasion d'avoir une communication t&#233;l&#233;phonique avec la m&#232;re d'un des jeunes qui vivait dans la rue. Elle m'a expliqu&#233; vivre seule au Maroc avec ses deux autres enfants. Cette dame m'a demand&#233; de garder son fils car elle ne pouvait le nourrir. Elle comptait au contraire sur lui pour qu'il lui envoie de l'argent et ainsi puisse aider sa famille &#224; survivre au pays. &#187;&lt;/i&gt;, explique Mohammedi Hamid, &#233;ducateur au SPN. Missionn&#233; par leur famille pour &#233;migrer et trouver, par tous les moyens, des ressources &#224; envoyer dans leur pays, ces jeunes sont plac&#233;s devant un terrible conflit de loyaut&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est pourquoi, souvent, ils ne restent pas dans des foyers qui pourtant leur apportent la s&#233;curit&#233;, leur donnent les moyens de vivre et de s'ins&#233;rer. Le probl&#232;me, c'est que cela prendra des mois ou des ann&#233;es pour qu'ils puissent avoir des ressources. Ils pr&#233;f&#232;rent parfois vivre dans la rue, se prostituer ou voler, ce qui leur permet de gagner tout de suite de l'argent et de pouvoir ainsi en envoyer tout de suite &#224; leur famille &#187;&lt;/i&gt;, rajoute Mohammedi Hamid.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Action sociale ou r&#233;pression ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t l'embolie qui s'empare des urgences des services hospitaliers quand les professionnels de premi&#232;re ligne, les m&#233;decins de ville par exemple, sont aux abonn&#233;s absents (lors des longs week-ends notamment). On peut faire le parall&#232;le avec une structure comme le Service pr&#233;vention nuit qui a d&#251; faire face, seul pendant tout l'&#233;t&#233;, &#224; ces jeunes fra&#238;chement d&#233;barqu&#233;s du Maroc. Le budget du service consacr&#233; &#224; l'accueil d'urgence en h&#244;tel avait &#233;t&#233; au mois d'octobre, d&#233;pens&#233; aux quatre tiers ! Ce service ne peut fonctionner qu'en partenariat avec les dispositifs qui assurent un accueil r&#233;sidentiel ou une insertion sur un long terme. Et pour que ces relais puissent jouer, encore faut-il que les moyens leur en soient donn&#233;s.&lt;i&gt; &#171; On s'est beaucoup &#233;mu des clandestins s&#233;n&#233;galais et maliens refoul&#233;s des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, en Afrique du Nord et qui ont &#233;t&#233; l&#226;ch&#233;s par les autorit&#233;s marocaines dans le d&#233;sert, sans eau ni vivre. Mais je constate qu'en France, on ne fait gu&#232;re mieux, puisqu'on n'est pas capable de faire autre chose que d'abandonner des adolescents sans moyens de survie ni projets dans le centre de Marseille qui, pour n'&#234;tre pas aussi dangereux que le Sahara, n'est pas ce qu'on peut r&#234;ver de mieux pour ces jeunes ! &#187;&lt;/i&gt;, s'indigne Alain Lerussi directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARS, association pour la r&#233;insertion sociale &#224; l'initiative du SPN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aujourd'hui le constater : l'apathie qui semble s'&#234;tre empar&#233;e du dispositif social marseillais est de mauvais augure. Nous avons tous vu ces reportages t&#233;l&#233;vis&#233;s tourn&#233;s dans certains pays du tiers-monde, d&#233;crivant la terrible vie des enfants des rues, regroup&#233;s en gang, sniffant de l'essence, survivant gr&#226;ce aux petits boulots, aux vols ou &#224; la prostitution et confront&#233;s parfois aux brigades de la mort qui les &#233;liminent physiquement. Cela n'a plus le go&#251;t saum&#226;tre de l'exotique. En 2005, dans une grande m&#233;tropole d'Europe occidentale, il y a des adolescents de 16 ans qui, pendant des semaines, voire des mois, sont &#224; la rue et ne mangent pas &#224; leur faim. &#192; l'heure o&#249; le gouvernement ne pense qu'&#224; baisser les imp&#244;ts de 3,6 milliards d'euros et o&#249; l'&#201;tat est de plus en plus en peine pour assumer ses engagements financiers tant aupr&#232;s des collectivit&#233;s territoriales que des associations d'action sociale, l'avenir s'assombrit de plus en plus. Reste toujours la solution r&#233;pressive&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s tout, incarc&#233;rer les pauvres que la mis&#232;re grandissante pousse &#224; voler pour survivre, c'est un mod&#232;le qui marche aussi. On le voit s'appliquer au quotidien aux &#201;tats-Unis. Les difficult&#233;s sociales ne vont pas en s'amenuisant, mais en se complexifiant. Et les modalit&#233;s pour y r&#233;pondre prendront dans les ann&#233;es &#224; venir un cours bien diff&#233;rent selon que l'Etat choisisse l'action socio-&#233;ducative ou pr&#233;f&#232;re laisser faire et ignorer le ph&#233;nom&#232;ne&#8230; ce qui d&#233;bouchera in&#233;vitablement sur de la r&#233;pression (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Jeunes-errants-entre-politique-d-accueil-et-aide-au-pays-d-origine' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Jean-Pierre Rosenczveig, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des jeunes migrants abandonn&#233;s &#224; la rue</title>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>778</dc:subject>

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<item xml:lang="fr">
		<title>La bientraitance de l'enfant en protection sociale</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>778</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Le placement de l'enfant dans une autre famille a exist&#233; de tout temps &#187; explique d&#232;s ses premiers mots cette praticienne exp&#233;riment&#233;e de la protection de l'enfance. Refusant de s'inscrire dans un d&#233;bat id&#233;ologique pour ou contre les s&#233;parations, elle rappelle que le bien-&#234;tre de l'enfant doit obligatoirement prendre en compte les parents et l'&#233;valuation clinique de leurs liens avec lui. Mais en m&#234;me temps, elle n'h&#233;site pas &#224; d&#233;noncer les tentatives de maintien co&#251;te que co&#251;te de ces m&#234;mes liens qui (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le placement de l'enfant dans une autre famille a exist&#233; de tout temps &#187;&lt;/i&gt; explique d&#232;s ses premiers mots cette praticienne exp&#233;riment&#233;e de la protection de l'enfance. Refusant de s'inscrire dans un d&#233;bat id&#233;ologique pour ou contre les s&#233;parations, elle rappelle que le bien-&#234;tre de l'enfant doit obligatoirement prendre en compte les parents et l'&#233;valuation clinique de leurs liens avec lui. Mais en m&#234;me temps, elle n'h&#233;site pas &#224; d&#233;noncer les tentatives de maintien co&#251;te que co&#251;te de ces m&#234;mes liens qui n'ont une valeur ni absolue, ni intouchable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La souffrance des parents, explique-t-elle, concerne le plus souvent bien plus la perte de l'enfant imaginaire id&#233;alis&#233; que la douleur d'&#234;tre &#233;loign&#233; de l'enfant r&#233;el qu'ils n'ont pu investir dans la quotidiennet&#233;, en s'identifiant &#224; lui et &#224; ses besoins. Car ce sont quand m&#234;me les exp&#233;riences mutuelles quotidiennes, les &#233;changes, les conflits et les ambivalences qui forment le creuset du sentiment d'appartenance r&#233;ciproque et non la filiation biologique. Reprenant la m&#233;taphorisation du psychiatre Jean-Claude Delaporte, l'auteur &#233;voque les indications de s&#233;paration : le feu (quand la flamb&#233;e conflictuelle place l'enfant au c&#339;ur des conflits incessants du couple), le froid (quand le d&#233;sint&#233;ressement et le d&#233;sinvestissement privent l'enfant de l'amour dont il a tant besoin) et l'eau (quand la famille se noie, entra&#238;nant ses enfants avec elle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut alors &#224; l'enfant un territoire pour exister, un temps pour vivre, un espace pour penser. Et pr&#233;server des figures d'attachement qui perdurent tout en maintenant ses parents &#224; distance, lui permet parfois enfin de se construire, l&#224; o&#249; le d&#233;litement progressif des relations, v&#233;cu comme un abandon &#224; r&#233;p&#233;tition par l'enfant, est d'autant plus grave qu'il n'est pas reconnu comme une maltraitance. Et Fran&#231;oise Peille de proclamer avec force ce qui devrait &#234;tre &#233;crit au fronton de tout service de protection de l'enfance : &#171; le premier droit de l'enfant n'est pas d'&#234;tre &#233;lev&#233; par ceux qui l'ont con&#231;u, mais de b&#233;n&#233;ficier d'une figure d'attachement s&#233;curisante qu'il puisse int&#233;rioriser toute son existence &#187; (p.242) Si ses parents peuvent jouer ce r&#244;le, c'est tant mieux. Sinon, il faudra privil&#233;gier une suppl&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi un tel acharnement &#224; soutenir artificiellement des liens familiaux qui ne veulent pas se tisser ? L'int&#233;r&#234;t que nous avons de l'enfant vient de l'int&#233;r&#234;t de l'enfant que nous avons &#233;t&#233; ou que nous aurions voulu &#234;tre, de l'enfant que nous avons ou que nous aurions voulu avoir, explique l'auteur. Et le tiraillement int&#233;rieur qui pousse chaque intervenant &#224; s'identifier soit &#224; l'enfant, soit &#224; ses parents doit &#234;tre triangul&#233; par un va-et-vient permanent entre la clinique et son propre ressenti. Il n'y a qu'ainsi que l'on pourra distinguer ce qui vient de nous ou de nos partenaires et ce qui rel&#232;ve vraiment de l'int&#233;r&#234;t de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2005 (272 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La chasse aux enfants</title>
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		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>778</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis que sa m&#232;re l'a abandonn&#233;, Raymond a &#233;t&#233; ballott&#233; d'orphelinat en orphelinat. Et puis, il y a eu cette fugue du centre d'apprentissage et l'errance. Son plaisir &#233;tait d'emprunter des livres dans les librairies. Ce n'&#233;tait pas du vol puisque, une fois lus, il les remettait en place. Le jour o&#249; il s'est fait prendre, il est &#226;g&#233; de 13 ans. Il est condamn&#233; &#224; s&#233;journer jusqu'&#224; ses 21 ans dans la colonie p&#233;nitentiaire de Belle-&#206;le. D&#232;s son arriv&#233;e, il est plac&#233; en cellule. Tous les quarts d'heure, la lumi&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis que sa m&#232;re l'a abandonn&#233;, Raymond a &#233;t&#233; ballott&#233; d'orphelinat en orphelinat. Et puis, il y a eu cette fugue du centre d'apprentissage et l'errance. Son plaisir &#233;tait d'emprunter des livres dans les librairies. Ce n'&#233;tait pas du vol puisque, une fois lus, il les remettait en place. Le jour o&#249; il s'est fait prendre, il est &#226;g&#233; de 13 ans. Il est condamn&#233; &#224; s&#233;journer jusqu'&#224; ses 21 ans dans la colonie p&#233;nitentiaire de Belle-&#206;le. D&#232;s son arriv&#233;e, il est plac&#233; en cellule. Tous les quarts d'heure, la lumi&#232;re s'allume. Il doit se lever, se mettre au garde &#224; vous et r&#233;pondre pr&#233;sent &#224; son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier tour, Raymond n'a pas r&#233;pondu. Le gardien s'est pr&#233;cipit&#233; dans la cellule et d'un grand coup de pied dans le ventre lui a rappel&#233; la consigne. Bienvenue en enfer ! Le dortoir se situe dans un grand hangar de quatre-vingts m&#232;tres de long. Chaque colon d&#233;pose ses v&#234;tements avant d'entrer dans une cellule d'un m&#232;tre cinquante sur deux, des petits cubes grillag&#233;s en bois, dot&#233;s d'un matelas grouillant de punaises. La discipline est terrible : tout crime impardonnable est s&#233;v&#232;rement ch&#226;ti&#233;. &#171; Avoir r&#233;pondu au gardien &#187;, &#171; mauvais esprit &#187;, &#171; a tourn&#233; la t&#234;te dans les rangs &#187;, &#171; tentative de bavardage &#187; et c'est le cachot o&#249; les gardiens se d&#233;foulent en venant passer &#224; tabac un enfant &#224; tour de r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la journ&#233;e, c'est la pelote. Dans une salle couverte, une piste ovale, &#233;troite de trente centim&#232;tres sur laquelle les enfants doivent courir pendant des heures. Celui qui tousse, tr&#233;buche ou bavarde est priv&#233; du seul repas servi dans la journ&#233;e. Le nombre de quarts d'eau est rationn&#233; : un le matin, un le soir. S'il tombe, tant pis pour le puni qui attendra la ration suivante. La fatigue de marcher sur une petite bande de bois couverte d'&#233;chardes, la t&#234;te vide, sans parler, le regard fixe sur la nuque du voisin, pendant des jours et des jours abrutit les plus durs. &#192; force de tourner sur le parquet verni, les pieds s'&#233;chauffent, gonflent. Des cloques &#233;clatent. Les talons sont en sang. &#192; sept heures du soir, le troupeau abruti de fatigue est pouss&#233; dans sa cage. Apr&#232;s le passage du r&#233;glementaire riz-au-gras et morceau de pain, les punis s'&#233;croulent sur leur grabat, &#233;puis&#233;s. Les enfants perdent tr&#232;s vite le peu d'innocence qui leur restait encore. Ils se transforment en boule de haine, bris&#233;s, marqu&#233;s par les coups re&#231;us, au regard durci jusqu'&#224; perdre la moindre &#233;tincelle sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Hugues Lime nous propose un roman terrifiant qui fait vivre sous nos yeux cet immonde bagne qui sortira de l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; la suite de la r&#233;volte de 1934. Les intellectuels s'en &#233;murent : Jacques Pr&#233;vert auteur du c&#233;l&#232;bre po&#232;me &#171; la chasse &#224; l'enfant &#187; qui retrace la mobilisation des habitants de l'&#206;le pourchassant les enfants &#233;vad&#233;s, mais aussi le journaliste Alexis Danan qui initia des campagnes de presse pour obtenir la fermeture de ces lieux. Une lecture &#224; la fois &#233;prouvante et &#233;mouvante, mais indispensable pour la m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Le cherche midi, 2004 (267 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>On ne supprimera jamais la pauvret&#233;</title>
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		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>778</dc:subject>

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&lt;p&gt;La collection &#171; m&#234;me pas vrai &#187; chez &#233;r&#232;s s'attache &#224; d&#233;velopper, dans une d&#233;marche militante, une contre-argumentation face &#224; une maxime ou br&#232;ve de comptoir. Ainsi, dans &#171; On ne supprimera jamais la pauvret&#233; &#187;, ouvrage court de 118 pages, et d'un format atypique, l'auteur s'insurge contre cette v&#233;rit&#233; toute faite. Son propos commence par nous pr&#233;ciser ce que l'on entend par pauvret&#233; au niveau international et national. Pas de statistiques ni de longs discours mais des paragraphes concis, efficaces. &lt;br class='autobr' /&gt;
De la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH64/arton973-2e4a5.jpg?1693476493' width='110' height='64' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La collection &#171; m&#234;me pas vrai &#187; chez &#233;r&#232;s s'attache &#224; d&#233;velopper, dans une d&#233;marche militante, une contre-argumentation face &#224; une maxime ou br&#232;ve de comptoir. Ainsi, dans &#171; On ne supprimera jamais la pauvret&#233; &#187;, ouvrage court de 118 pages, et d'un format atypique, l'auteur s'insurge contre cette v&#233;rit&#233; toute faite. Son propos commence par nous pr&#233;ciser ce que l'on entend par pauvret&#233; au niveau international et national. Pas de statistiques ni de longs discours mais des paragraphes concis, efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la probl&#233;matique pos&#233;e et expos&#233;e : la pauvret&#233; absolue et relative, la pr&#233;carit&#233; et la s&#233;curit&#233; &#233;conomique, la pauvret&#233; et le lien social, la place de la famille, nous passons aux solutions propos&#233;es pour une strat&#233;gie de lutte contre la pauvret&#233; en trois &#233;tapes : renforcement de l'acc&#232;s aux droits, d&#233;veloppement de politiques multidimensionnelles et promotion de la participation des personnes en situation de pauvret&#233; &#224; toute politique les concernant ; quartier, logement, &#233;cole, nourriture sont autant de th&#232;mes abord&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la pauvret&#233; ne signifie pas sans revenus. En France, environ un million de personnes travaillent et vivent avec des revenus sous le seuil de pauvret&#233; du fait soit d'un emploi &#224; temps partiel, soit parce qu'elles sont des intermittents (des &#171; travailleurs pauvres &#187;) ou des ch&#244;meurs de longue dur&#233;e. Le travail ne prot&#232;ge plus de la pauvret&#233;. Des pistes sont alors explor&#233;es comme le d&#233;veloppement des emplois aid&#233;s, l'aide aux entreprises d'insertion ou le d&#233;veloppement du compl&#233;ment des bas revenus. Une mention sp&#233;ciale pour un chapitre intitul&#233; &#171; m&#233;moire de la pauvret&#233; &#187; : celle de la souffrance, dangereuse &#224; cause de la force subversive des pauvres et des petits de ce monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce soit &#224; l'&#233;chelon plan&#233;taire comme &#224; l'&#233;chelle de la France, les moyens pour &#233;radiquer la pauvret&#233; sont pr&#233;sents mais la volont&#233; politique manque. Pour lutter contre la pauvret&#233;, il faut commencer par regarder en face quelques v&#233;rit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Pour souhaiter le changement, il faut commencer par croire qu'il est possible &#187;&lt;/i&gt; conclut Antoine Sondag.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, collection &#171; M&#234;me pas vrai &#187;, 2005 (118 p. ; 8 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Conseil sup&#233;rieur du travail social dans l'actualit&#233;</title>
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		<dc:date>2005-12-14T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>778</dc:subject>

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&lt;p&gt;R&#233;uni en assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re d&#233;but d&#233;cembre, le Conseil sup&#233;rieur du travail social &#8212; dont le mandat viendra &#224; terme en juin 2006 &#8212; a largement parl&#233; des formations sociales et des certifications. Il a &#233;galement adopt&#233; un long communiqu&#233; sur les violences urbaines du mois dernier en l'accompagnant d'une r&#233;flexion sur la protection de l'enfance et la pr&#233;vention de la d&#233;linquance des mineurs &lt;br class='autobr' /&gt;
Expos&#233;e par son directeur, Jean-Jacques Tr&#233;goat, l'actualit&#233; du champ de la Direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-778-" rel="tag"&gt;778&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;uni en assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re d&#233;but d&#233;cembre, le Conseil sup&#233;rieur du travail social &#8212; dont le mandat viendra &#224; terme en juin 2006 &#8212; a largement parl&#233; des formations sociales et des certifications. Il a &#233;galement adopt&#233; un long communiqu&#233; sur les violences urbaines du mois dernier en l'accompagnant d'une r&#233;flexion sur la protection de l'enfance et la pr&#233;vention de la d&#233;linquance des mineurs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Expos&#233;e par son directeur, Jean-Jacques Tr&#233;goat, l'actualit&#233; du champ de la Direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) est particuli&#232;rement provisionn&#233;e. Six th&#232;mes sont &#224; l'ordre du jour de la conf&#233;rence nationale de lutte contre les exclusions pr&#233;vue fin mars 2006 : pr&#233;vention de la pauvret&#233;, articulation des politiques de lutte contre l'exclusion, sant&#233;, milieu rural, &#233;valuation des dispositifs, citoyennet&#233; des personnes vuln&#233;rables. Deuxi&#232;mement, le projet de loi sur la protection de l'enfance sera soumis au Parlement au printemps, pr&#233;c&#233;d&#233; du grand d&#233;bat national relay&#233; dans chaque d&#233;partement. Troisi&#232;mement, l'avancement des 80 d&#233;crets d'application (dont 50 port&#233;s par la DGAS) de la loi du 11 f&#233;vrier 2005 (&#233;galit&#233; des droits, citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es) devient de plus en plus urgent. Quatri&#232;mement, la laborieuse r&#233;forme du dispositif de protection juridique des majeurs (&#224; l'origine, le rapport Favard, publi&#233; en&#8230; mai 2000) dont la mise en &#339;uvre est esp&#233;r&#233;e &#171; &#224; compter du 1er janvier 2007 &#187;. Outre ces quatre chantiers, deux autres sont actuellement en cours : la gestion de la validation des acquis de l'exp&#233;rience (VAE) et la d&#233;centralisation des formations sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; par la ministre de l'Emploi et de la Solidarit&#233; en mai 2001, le sch&#233;ma national des formations sociales prend fin cette ann&#233;e. Un nouveau paysage se dessine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le n&#176; 441 (nov. 05) d'&#201;tudes et R&#233;sultats (DREES) est consacr&#233; aux m&#233;tiers du (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. R&#233;dig&#233; par Philippe Chevreul, le rapport concernant la mise en &#339;uvre du transfert aux r&#233;gions des formations sanitaires et sociales a &#233;t&#233; d&#233;battu. Parmi ses pr&#233;conisations, on notera la proposition d'une campagne de sensibilisation aux m&#233;tiers sanitaires et sociaux et le rapprochement de l'offre et de la demande d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le CSTS avait &#233;galement &#224; se prononcer sur le document de travail de la commission des communaut&#233;s europ&#233;ennes, Vers un cadre europ&#233;en des certifications professionnelles pour la formation tout au long de la vie (62 pages, dont 3 sous forme de glossaire clarifiant le jargon employ&#233;). R&#233;clam&#233; par les chefs de gouvernement en mars 2005, un futur cadre europ&#233;en des certifications professionnelles (CECP, qualifi&#233; de &#171; m&#233;ta cadre &#187;) devrait officialiser huit niveaux de certification, r&#233;sultats de trois types d'apprentissage : connaissances, savoir-faire et comp&#233;tences plus larges d&#233;velopp&#233;es sur un plan personnel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Toute personne en difficult&#233; sociale, &#233;ducative ou mat&#233;rielle n'est pas un d&#233;linquant potentiel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les bases de la commission &#201;thique et d&#233;ontologie du Conseil sup&#233;rieur ont &#233;t&#233; pr&#233;cis&#233;es, afin de &#171; l'installer plus solidement dans le prochain mandat &#187; (l'actuel expirant en juin) : il a &#233;t&#233; question de &#171; r&#233;activit&#233; &#187; et d'expression sur tout projet de texte ayant &#224; voir avec la d&#233;ontologie du travail social. Enfin, une r&#233;flexion sur un site Internet du CSTS int&#233;grant un forum d'&#233;changes a &#233;t&#233; initi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Redire l'importance du social par rapport &#224; ce qui s'est pass&#233; &#187; dans les banlieues en novembre, selon les termes de Brigitte Bouquet, vice-pr&#233;sidente du CSTS, et en tirer quelques enseignements : ce sera l'objet d'un communiqu&#233; consistant. Sur le constat : les causes de la crise &#8212; &#171; cit&#233;s d&#233;grad&#233;es, absence de mixit&#233; sociale, &#233;chec scolaire, ch&#244;mage, pauvret&#233;, discriminations raciales, in&#233;galit&#233;s, manque de logement social &#187; &#8212; renvoient &#224; un pr&#233;c&#233;dent rapport du Conseil de l'Europe (octobre 2004) intitul&#233; Les r&#233;ponses &#224; la violence dans une cit&#233; d&#233;mocratique. &#171; L'exclusion n'est pas le produit de d&#233;faillances individuelles ou encore d'une inadaptation sociale, mais le r&#233;sultat d'un processus de refoulement hors de la sph&#232;re productive d'une partie de la population &#187;, y &#233;tait-il affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CSTS r&#233;p&#232;te l'importance d'une politique de pr&#233;vention &#171; dont le moteur principal est l'&#233;ducation, qui doit s'inscrire dans la dur&#233;e &#187;. Permanence d'&#233;quipements publics de droit commun, pr&#233;sence de professionnels (en confortant la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e) pour un travail en profondeur, aide au d&#233;veloppement et au tissu associatif, soutien &#224; la parentalit&#233; sont autant de r&#233;ponses r&#233;it&#233;r&#233;es par le Conseil. Tout en construisant une d&#233;marche de &#171; reliance &#187; entre services publics de l'&#201;tat, bailleurs, associations et &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le CSTS &#171; rappelle la pertinence de la confidentialit&#233; pour obtenir la confiance et le respect de l'intimit&#233;. La transmission de donn&#233;es personnelles ne peut &#234;tre effectu&#233;e que pour un but et un usage pr&#233;d&#233;finis explicitement, avec toutes les garanties et dans le cadre r&#233;glementaire. &#187; Et, souligne-t-il, &#171; toute personne en difficult&#233; sociale, &#233;ducative ou mat&#233;rielle n'est pas un d&#233;linquant potentiel. Aider une personne &#224; se mettre dans une dynamique d'insertion et lui permettre d'acc&#233;der &#224; plus d'autonomie constitue le meilleur rempart contre la d&#233;linquance &#187;. Le CSTS participera au d&#233;bat lanc&#233; par l'Appel des 100, consid&#233;r&#233; par le ministre de la Famille comme une d&#233;marche &#171; originale, pluraliste et compl&#233;mentaire &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le n&#176; 441 (nov. 05) d'&#201;tudes et R&#233;sultats (&lt;a href=&#034;http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er441.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;DREES&lt;/a&gt;) est consacr&#233; aux m&#233;tiers du travail social hors aide &#224; domicile : environ 600 000 personnes en 2002, contre 367 000 en 1993&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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