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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Habitat indigne : la difficile mobilisation </title>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le rep&#233;rage des familles date de 2002 mais les travaux tardent &#224; d&#233;marrer. Au nombre des explications, la baisse des cr&#233;dits de l'Agence nationale pour l'am&#233;lioration de l'habitat (Anah) jusqu'en 2004, les faibles ressources des personnes concern&#233;es et surtout, la difficult&#233; &#224; convaincre les occupants de la n&#233;cessit&#233; d'am&#233;liorer le confort de leur logement &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean David, pr&#233;sident de la communaut&#233; de Belle-Isle-en-Terre (C&#244;tes d'Armor), s'est litt&#233;ralement ru&#233; sur le programme 13 du plan de coh&#233;sion sociale de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le rep&#233;rage des familles date de 2002 mais les travaux tardent &#224; d&#233;marrer. Au nombre des explications, la baisse des cr&#233;dits de l'Agence nationale pour l'am&#233;lioration de l'habitat (Anah) jusqu'en 2004, les faibles ressources des personnes concern&#233;es et surtout, la difficult&#233; &#224; convaincre les occupants de la n&#233;cessit&#233; d'am&#233;liorer le confort de leur logement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean David, pr&#233;sident de la communaut&#233; de Belle-Isle-en-Terre (C&#244;tes d'Armor), s'est litt&#233;ralement ru&#233; sur le programme 13 du plan de coh&#233;sion sociale de Jean-Louis Borloo. Plus pr&#233;cis&#233;ment, le PIG (Programme d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral) sign&#233; en mai dernier avec l'&#201;tat comporte comme objectif prioritaire &lt;i&gt;&#171; l'am&#233;lioration du parc priv&#233; occup&#233; avec en particulier la r&#233;sorption des situations d'insalubrit&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, dans ce canton rural d'environ 6 000 habitants, une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e au printemps 2002 aupr&#232;s d'un &#233;chantillon repr&#233;sentatif de 947 foyers -sur les 2 500 que comptent les 7 communes- a permis d'en distinguer 194 vivant dans des conditions tout &#224; fait limites. En clair, il s'agit d'habitations dans lesquelles manquent WC, eau chaude ou encore chauffage. Indubitablement, ces logements appartiennent &#224; la cat&#233;gorie &lt;i&gt;&#171; habitat indigne &#187;&lt;/i&gt; d&#233;finie par le d&#233;cret de janvier 2002. Et sur ces 194 foyers, 156 ont des revenus mensuels inf&#233;rieurs &#224; 700 euros. &lt;i&gt;&#171; Avec l'aide des CCAS (Centre communal d'action sociale), nous avons rep&#233;r&#233; 67 foyers en situation d'habitat r&#233;ellement pr&#233;caire dont 35 ne disposent d'aucun des trois &#233;l&#233;ments de confort pr&#233;cit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, souligne Laurent Colobert, directeur d'Habitat et d&#233;veloppement, la structure en charge de mener cette op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemples sont &#233;difiants : ici, c'est une femme propri&#233;taire de son logement et m&#232;re d'un enfant qui vit sans WC et sans salle de bain. L&#224;, une maison sans salle de bain pour un couple de 75 ans avec les WC &#224; l'ext&#233;rieur.&lt;i&gt; &#171; En Bretagne, parmi les personnes les plus pauvres, la moiti&#233; sont des propri&#233;taires occupants &#187;&lt;/i&gt;, souligne Philippe Morice, directeur du Pact-Arim des C&#244;tes d'Armor. Et dans ce d&#233;partement, sur les 30 000 logements inconfortables recens&#233;s, pr&#232;s de 5 000 sont insalubres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte-tenu du nombre important de foyers concern&#233;s, les &#233;lus ont - sur les conseils d'Habitat et d&#233;veloppement- lanc&#233; un FSH. Autrement dit un Fonds social de l'habitat. &lt;i&gt;&#171; Pour ce public, acc&#233;der &#224; l'emprunt en vue de r&#233;aliser des travaux est impensable. D'ailleurs, les gens ont tellement de mal &#224; &#171; joindre les deux bouts &#187; qu'ils subissent leur situation. Il faut trouver des solutions interm&#233;diaires &#187;&lt;/i&gt;, affirme Jean David. R&#233;sultat : les interventions de l'Anah qui peut subventionner jusqu'&#224; 35 % des travaux plafonn&#233;s &#224; 13 000 euros de la caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations qui pr&#234;te &#224; 2,60 % de taux d'int&#233;r&#234;t et de la communaut&#233; de communes qui bonifie le taux de 1 point, permet d'offrir des conditions financi&#232;res extr&#234;mement int&#233;ressantes. &lt;i&gt;&#171; Entre 40 % et 45 % du montant des travaux sont pris en charge par des subventions &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Pascal Gouttebel, responsable du dossier &#224; Habitat et d&#233;veloppement. Et Laurent Colobert d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas que le remboursement exc&#232;de 20 % des revenus et nous essayons que cela soit beaucoup moins &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la plus grande difficult&#233; consiste &#224; contacter les personnes concern&#233;es. Depuis janvier dernier, Habitat et d&#233;veloppement s'est rapproch&#233; de la MSA des C&#244;tes d'Armor. De fait, la Mutualit&#233; sociale agricole compte des ressortissants concern&#233;s par l'enqu&#234;te. &lt;i&gt;&#171; En bin&#244;me avec Pascal Gouttebel, l'assistante sociale du secteur propose un rendez-vous qui permettra l'&#233;laboration d'un diagnostic et un chiffrage approximatif des travaux &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Catherine Merlet, charg&#233;e de mission dans cet organisme mutualiste. &lt;i&gt;&#171; Nous ciblons les personnes &#226;g&#233;es entre 25 et 70 ans. Car pour les plus vieilles, la question n'est plus tant d'am&#233;liorer le confort du logement que d'envisager un d&#233;m&#233;nagement dans une structure collective &#187;,&lt;/i&gt; ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que les plus jeunes ont des r&#233;ticences tr&#232;s fortes : &lt;i&gt;&#171; Leur notion de l'inconfort est tr&#232;s diff&#233;rente de la n&#244;tre. L'am&#233;lioration de leur habitat n'est pas v&#233;cue comme une priorit&#233;. Et puis, il y a la crainte du changement, m&#234;me temporaire, qui va bouleverser des choses tr&#232;s intimes &#187;&lt;/i&gt;, explique la responsable. Tout comme l'engagement dans un tel projet de travaux n&#233;cessite la capacit&#233; &#224; se projeter. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si le remboursement est modeste, l'adh&#233;sion totale du b&#233;n&#233;ficiaire est essentielle &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Les gens ne sont pas forc&#233;ment demandeurs. Dans le monde rural, on vit d'une certaine mani&#232;re et on ne change pas &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Pascal Gouttebel. Dans ces conditions, les objectifs sont tr&#232;s modestes : &lt;i&gt;&#171; Nous avons une vingtaine de foyers concern&#233;s avec une majorit&#233; de propri&#233;taires occupants. Parvenir &#224; traiter une dizaine de dossiers serait d&#233;j&#224; tr&#232;s bien. Et nous sommes capables de nous &#171; contenter &#187; d'interventions tr&#232;s modestes : se limiter &#224; installer un wc ne constitue pas du tout un &#233;chec, au contraire ! &#171; &lt;/i&gt;, d&#233;fend Catherine Merlet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expulser, fermer les squats, mais apr&#232;s..?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Expulser-fermer-les-squats-mais-apres</link>
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		<description>
&lt;p&gt;L'expulsion brutale des squats pr&#244;n&#233;e par le ministre de l'Int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy, pour r&#233;pondre aux probl&#232;mes d'insalubrit&#233; r&#233;vulse tous les acteurs impliqu&#233;s sur le terrain face &#224; la crise du logement social &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Fermer tous ces squats et tous ces immeubles pour arr&#234;ter ces drames &#187;. Au lendemain des incendies qui ont endeuill&#233; la capitale, la r&#233;ponse de Nicolas Sarkozy est cinglante. Sur le terrain, les responsables municipaux et les associatifs s'&#233;tranglent. &#171; Sarkozy nous refait le coup de Sangatte. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'expulsion brutale des squats pr&#244;n&#233;e par le ministre de l'Int&#233;rieur, Nicolas Sarkozy, pour r&#233;pondre aux probl&#232;mes d'insalubrit&#233; r&#233;vulse tous les acteurs impliqu&#233;s sur le terrain face &#224; la crise du logement social&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Fermer tous ces squats et tous ces immeubles pour arr&#234;ter ces drames &#187;&lt;/i&gt;. Au lendemain des incendies qui ont endeuill&#233; la capitale, la r&#233;ponse de Nicolas Sarkozy est cinglante. Sur le terrain, les responsables municipaux et les associatifs s'&#233;tranglent. &#171; &lt;i&gt; Sarkozy nous refait le coup de Sangatte. On expulse sans solution alternative, au risque de recr&#233;er des campements dans Paris &#187;&lt;/i&gt;, s'exclame Gis&#232;le Stievenard, adjointe au maire de Paris charg&#233;e de la solidarit&#233; et des affaires sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, le discours du ministre est appliqu&#233; : deux squats font l'objet de mesures d'expulsions. Les personnes sont relog&#233;es dans des h&#244;tels en p&#233;riph&#233;rie de la ville. &lt;i&gt;&#171; Aucune pr&#233;paration n'a &#233;t&#233; faite. Les h&#244;tels type Formule 1 propos&#233;s sont totalement inadapt&#233;s pour une vie de famille &#187;&lt;/i&gt; s'indigne Micheline du Droit au logement (DAL). &lt;i&gt;&#171; Soyons clairs, nous ne sommes pas contre le fait de sortir les familles des squats&lt;/i&gt; &#8211; pr&#233;cise Ren&#233; Dutrey, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; immobili&#232;re d'&#233;conomie mixte de la Ville de Paris (SIEMP). &lt;i&gt;C'est la volont&#233; de tous mais dans ces conditions et sans leur proposer de relogement, cela n'a absolument aucun sens &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un long processus&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Normalement, &#224; Paris lorsqu'il y a une expulsion pour des raisons sanitaires, elle fait l'objet d'une pr&#233;paration, &lt;/i&gt; explique Ren&#233; Dutrey. &lt;i&gt;Des r&#233;unions se tiennent entre la ville de Paris et la pr&#233;fecture, les dossiers des familles sont &#233;tudi&#233;s et r&#233;partis entre les diff&#233;rents intervenants pour organiser le relogement. Les expulsions actuelles ne font l'objet d'aucune pr&#233;paration, on ne sait pas o&#249; cela va tomber &#187;&lt;/i&gt;. Dans le cadre d'une mission d'&#233;radication de l'insalubrit&#233; confi&#233;e par la mairie de Paris, la SIEMP rach&#232;te les immeubles consid&#233;r&#233;s comme insalubres, organise le relogement des personnes, r&#233;habilite le b&#226;timent. Le processus est long mais la convention avec la ville stipule qu'aucune famille ne doit se retrouver dans les circuits de l'urgence, &#224; la merci des marchands de sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques 300 familles sont ainsi relog&#233;es chaque ann&#233;e, la plupart dans le parc social, mais la difficult&#233; concerne les sans-papiers. Impossible pour eux d'acc&#233;der au logement social, &lt;i&gt;&#171; Nous utilisons notre parc de logements relais qui n'a de relais que le nom puisqu'il n'y a pas d'autres possibilit&#233;s de relogement, &lt;/i&gt; explique Ren&#233; Dutrey. &lt;i&gt;Nous avons 160 logements relais, pleins &#224; craquer et nous en demandons sans cesse &#224; la ville de Paris &#187;&lt;/i&gt;. L'objectif est ensuite d'obtenir la r&#233;gularisation de ces personnes pour qu'elles acc&#232;dent au droit commun. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans le domaine du non-dit complet. Nous ne pouvons pas vraiment parler de cette situation car nous nous trouvons sous le joug de la loi d'aide au s&#233;jour ill&#233;gal &#187;&lt;/i&gt;, souligne Ren&#233; Dutrey. Depuis les incendies, selon lui, l'approche a quelque peu chang&#233; :&lt;i&gt; &#171; Apparemment lorsqu'on est rescap&#233; d'un incendie ou l'objet d'une expulsion, on obtient des papiers&#8230; ce qui prouve bien qu'il n'y a absolument aucun crit&#232;re objectif de r&#233;gularisation &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;quisition pour r&#233;pondre &#224; l'urgence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La politique du logement reste dans une logique de production alors que c'est le march&#233; qui exclut les personnes du logement &#187;&lt;/i&gt;, estime Ren&#233; Dutrey. Il s'insurge contre ces marchands de biens li&#233;s &#224; de grands groupes bancaires ou d'assurance qui maintiennent &#224; Paris des logements vides. &lt;i&gt;&#171; J'ai besoin de 1500 logements pour reloger les familles des immeubles insalubres dont j'ai la charge, or il y a 40 000 logements vacants &#224; Paris et une loi de r&#233;quisition. Elle oblige simplement une personne morale ou une soci&#233;t&#233; qui maintient un appartement vide de le louer pour une p&#233;riode d&#233;termin&#233;e. Nous sommes loin de la spoliation ! &#187;&lt;/i&gt;. Selon lui, si la construction de logements sociaux est une &#233;vidence pour r&#233;pondre &#224; la crise du logement au plan national, seule la r&#233;quisition pourrait r&#233;soudre le blocage parisien alors que la capitale atteint ses limites en mati&#232;re de construction neuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de la SIEMP porte sur 423 adresses parisiennes, propri&#233;t&#233;s de la ville, copropri&#233;t&#233;s, b&#226;timents priv&#233;s. La loi de r&#233;quisition lui permettrait de reloger des familles en attendant la r&#233;habilitation de leur immeuble. Reste &#224; savoir si ces m&#234;mes familles pourraient retourner dans le b&#226;timent r&#233;habilit&#233;. Le DAL souligne que les immeubles r&#233;habilit&#233;s proposent en g&#233;n&#233;ral des logements sociaux classiques de type PLUS ou haut de gamme dits PLS inaccessibles pour les foyers les plus d&#233;munis. &lt;i&gt;&#171; Nous manquons de logements tr&#232;s sociaux,&lt;/i&gt; explique Gis&#232;le Stievenard. &lt;i&gt;L'&#201;tat subventionne 5000 PLAI au plan national, &#224; Paris nous devions en obtenir 600 et nous sommes parvenus &#224; rehausser le financement &#224; 800 PLAI &#187;&lt;/i&gt;. Un petit mieux mais pas assez pour r&#233;pondre aux besoins des familles qui vivent dans les squats et immeubles insalubres parisiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sans-logis, mal log&#233;s : une fatalit&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sans-logis-mal-loges-une-fatalite</link>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>777</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, se loger avec des petits revenus rel&#232;ve du parcours du combattant. Malgr&#233; les nombreux rapports qui d&#233;noncent la crise du logement, peu de solutions sont mises en &#339;uvre : les m&#233;nages atteignent les limites de leur solvabilit&#233; et l'ensemble du dispositif, de l'h&#233;bergement d'urgence au logement de droit commun, est satur&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nos structures d'insertion sont satur&#233;es et parviennent de plus en plus difficilement &#224; faire acc&#233;der leur public au logement de droit commun &#187;, constate Fran&#231;ois Br&#233;gou, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, se loger avec des petits revenus rel&#232;ve du parcours du combattant. Malgr&#233; les nombreux rapports qui d&#233;noncent la crise du logement, peu de solutions sont mises en &#339;uvre : les m&#233;nages atteignent les limites de leur solvabilit&#233; et l'ensemble du dispositif, de l'h&#233;bergement d'urgence au logement de droit commun, est satur&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nos structures d'insertion sont satur&#233;es et parviennent de plus en plus difficilement &#224; faire acc&#233;der leur public au logement de droit commun &#187;, constate Fran&#231;ois Br&#233;gou, le responsable de la mission &#171; veille sociale et habitat &#187; de la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars). &#171; M&#234;me les personnes en CDI, en nombre croissant parmi nos publics, ne trouvent pas d'habitats adapt&#233;s &#224; leurs ressources &#187; L'Insee note qu'un tiers des sans-abri de la capitale ont un emploi. Travailleurs pauvres, souvent employ&#233;s pr&#233;caires, ils sont rejet&#233;s du parc priv&#233; mais &#233;galement des logements sociaux. &#171; La crise est g&#233;n&#233;rale, m&#234;me si elle touche la r&#233;gion parisienne plus durement que le reste de la France et les moyennes et grandes villes plus que les zones rurales. Elle atteint avant tout les plus d&#233;munis, mais elle n'&#233;pargne pas les classes moyennes &#187;, analyse le d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral de l'Union sociale pour l'habitat (USH), Paul-Louis Marty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'h&#233;bergement d'urgence au logement de droit commun en passant par la post-urgence et les structures d'insertion, l'ensemble du dispositif est bloqu&#233; sous l'effet conjoint de la p&#233;nurie de logements, de la pr&#233;carisation d'un nombre croissant de m&#233;nages et de la flamb&#233;e des prix &#224; la location comme &#224; la vente. Dans ce contexte, le taux d'effort demand&#233; aux m&#233;nages pour se loger est insupportable. Il a pour cons&#233;quence de faire basculer les plus vuln&#233;rables dans l'errance, le logement chez des tiers, le squat et les circuits de l'urgence. Les m&#233;nages habitant dans le parc social s'accrochent &#224; leur logement ; leurs revenus ne leur permettent pas de d&#233;m&#233;nager dans le priv&#233;. D&#233;j&#224; dramatiquement insuffisant, le nombre de logements sociaux disponibles chaque ann&#233;e chute donc et les listes d'attente du logement social explosent &#8211; 1,3 millions de m&#233;nages en attente, selon les chiffres officiels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles r&#233;ponses publiques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous payons la diminution des moyens accord&#233;s au logement depuis quinze ans &#187;, d&#233;plore Paul-Louis Marty. Les besoins en logement ont &#233;t&#233; mal anticip&#233;s et les efforts consentis par l'Etat sont rest&#233;s limit&#233;s ou recentr&#233;s sur les circuits de l'urgence. &#171; La ville de Paris, qui a mis en place un ambitieux plan de lutte contre l'insalubrit&#233;, consacre &#224; elle seule un budget annuel pour le logement et l'h&#233;bergement pr&#232;s de trois fois sup&#233;rieur au budget de l'&#201;tat pour toute la France ! &#187;, constate Gis&#232;le Stievenard, adjointe au maire de Paris charg&#233;e de la solidarit&#233; et des affaires sociales. R&#233;sultat : il existe un d&#233;ficit chronique d'environ 500 000 logements depuis le milieu des ann&#233;es 90. La n&#233;cessit&#233; de construire du logement social et de r&#233;habiliter les habitats insalubres rencontre aujourd'hui un consensus g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Plan de coh&#233;sion sociale pr&#233;voit dans cette optique la construction de 500 000 nouveaux logements sociaux locatifs en cinq ans. Mais de quels logements sociaux s'agit-il et o&#249; seront-ils, s'interroge la Fondation Abb&#233; Pierre ? Le plan comptabilise en effet sous l'appellation de logement social, des logements sociaux haut de gamme, les PLS, dont la production progresse le plus depuis 2001 et qui demeurent inaccessibles &#224; une majorit&#233; de m&#233;nages en attente de logement. D'autre part, les objectifs globaux vont se trouver amput&#233;s des ventes et d&#233;molitions d'immeubles : &#171; Au total, il n'y aura sans doute pas beaucoup plus de logements sociaux disponibles dans cinq ans qu'aujourd'hui pour r&#233;pondre &#224; la demande sociale, et certainement pas 500 000 &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='10&#232;me rapport annuel de l'&#233;tat du mal-logement, Fondation Abb&#233; Pierre, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la r&#233;alisation du programme repose sur les communes &#8211; seules habilit&#233;es &#224; d&#233;livrer des permis de construire &#8211; et sur les intercommunalit&#233;s auxquelles la loi Libert&#233;s et responsabilit&#233;s locales du 13 ao&#251;t 2004 a transf&#233;r&#233; la responsabilit&#233; du financement de l'offre sociale et tr&#232;s sociale. Or ces acteurs sont soumis aux pressions de leurs populations, souvent r&#233;fractaires &#224; l'id&#233;e d'accueillir du logement social. Autant de b&#233;mols tristement l&#233;gitim&#233;s par les statistiques : alors que 100 000 logements sont cens&#233;s &#234;tre construits chaque ann&#233;e pour remplir l'objectif du plan de coh&#233;sion sociale, seuls 7266 agr&#233;ments de logements sociaux ont &#233;t&#233; obtenus sur toute la France au cours du premier semestre 2005. Parmi eux, 3432 concernent des PLS et seulement 368 des PLAI (pr&#234;t locatif aid&#233; d'int&#233;gration) pour les logements les plus sociaux. &#171; On voit mal comment il sera possible d'obtenir les 92 734 agr&#233;ments restants d'ici &#224; la fin de l'ann&#233;e ! Le d&#233;calage entre les discours et la r&#233;alit&#233; est vertigineux &#187;, analyse Christophe Robert, charg&#233; d'&#233;tudes &#224; la Fondation Abb&#233; Pierre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles solutions ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces incertitudes et insuffisances, les propositions pour sortir de la crise ne manquent pourtant pas. Pour Ren&#233; Ballain, chercheur &#224; l'institut d'&#233;tudes politiques de Grenoble et co-auteur de Mettre en &#339;uvre le droit au logement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='R. Ballain, F. Benguigui, Mettre en oeuvre le droit au logement, La (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce sont les fondements m&#234;me de l'offre et de la production de logement qui doivent &#234;tre revus : &#171; L'offre actuelle est de plus en plus r&#233;gie par le march&#233;, face &#224; la demande terriblement fragilis&#233;e des m&#233;nages. La distorsion est telle qu'on ne peut pas simplement mettre en &#339;uvre des m&#233;canismes de r&#233;gulation a posteriori. Quel sens cela a-t-il de laisser d'un c&#244;t&#233; l'offre s'emballer et de la corriger de l'autre ? &#187; Le rapport intitul&#233; &#171; Au possible nous sommes tenus &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Rapport command&#233; par le ministre &#224; la commission &#171; famille, vuln&#233;rabilit&#233;, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, remis en avril 2005 au ministre des Solidarit&#233;s, de la Sant&#233; et de la Famille, revendique, parmi les mesures destin&#233;es &#224; inverser la tendance &#224; la hausse des loyers, un &#171; new deal locatif &#187; : celui-ci favoriserait notamment les propri&#233;taires qui accepteraient de r&#233;aligner leurs loyers sur un niveau de r&#233;f&#233;rence et p&#233;naliserait &#8211; au profit du logement social &#8211; les propri&#233;taires refusant le conventionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, des actions d'urgence doivent &#234;tre entreprises, notamment vis-&#224;-vis des populations qui vivent dans des logements mettant leur sant&#233;, voire leur vie, en danger. &#171; La construction de logements prend du temps. Aussi essentielle soit-elle, ce n'est pas elle qui r&#233;soudra l'urgence. &#187;, note Ren&#233; Dutrey, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; immobili&#232;re d'&#233;conomie mixte de la ville de Paris (SIEMP). Il propose la r&#233;quisition de logements pour abriter les familles le temps de la r&#233;habilitation de leur immeuble : &#171; Il y a 40 000 logements vacants dans Paris, qui pourraient &#234;tre rapidement mobilis&#233;s &#187;. La r&#233;habilitation d'immeubles est une absolue n&#233;cessit&#233; sur l'ensemble du territoire (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Expulser-fermer-les-squats-mais-apres' class='spip_in'&gt;lire&lt;/a&gt;). &#171; 660 000 logements locatifs sociaux construits avant 1980 n'ont encore fait l'objet d'aucune r&#233;habilitation. &#187;, rappelait un rapport publi&#233; en 2003 par quatre grandes organisations de bailleurs. L'insalubrit&#233; du parc locatif fran&#231;ais est &#233;pingl&#233;e dans le rapport Doutreligne &lt;a href=&#034;http://www.cohesionsociale.gouv.fr/presse/communiques-presse/remise-du-rapport-doutreligne-pelletier-jean-louis-borloo-propositions-pour-une-meilleure-securite-personnes-dans-leur-habitat-293.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Pour une meilleure s&#233;curit&#233; des personnes dans leur habitat&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle que, selon le r&#233;censement de l'Insee en 1999, plus de quatre millions de logements, tout type confondu, &#233;taient priv&#233;s de l'un des trois &#233;l&#233;ments de confort de base : le chauffage central ou fixe, des toilettes int&#233;rieures et une baignoire ou une douche &#224; l'int&#233;rieur du logement. Enfin, il faut appliquer la loi relative &#224; la solidarit&#233; et au renouvellement urbain (loi SRU), publi&#233;e en d&#233;cembre 2000. Selon ce texte, chaque commune de plus de 3500 habitants et faisant partie d'une agglom&#233;ration de plus de 50 000 habitants accueille au moins 20 % de logements sociaux. Cinq ans plus tard, analyse Ren&#233; Ballain, &#171; On observe que les communes qui avaient d&#233;j&#224; plus de 15 % de logements sociaux ont fait l'essentiel de l'effort et qu'un tiers des communes n'ont pas construit un seul logement social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bloqu&#233;s dans l'urgence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, une frange de plus en plus importante de la population se retrouve &#224; la marge du logement. Familles, femmes seules avec enfants, travailleurs pauvres et &#233;tudiants basculent ainsi dans les circuits de l'urgence. Toutes les structures d'accueil le r&#233;p&#232;tent : les grands exclus ne sont plus la figure embl&#233;matique des h&#233;bergements d'urgence ; ils c&#244;toient d&#233;sormais une population de plus en plus disparate et pr&#233;caris&#233;e. Une situation inimaginable il y a dix ans. Or, une fois dans le cycle de l'urgence, difficile d'en ressortir, la d&#233;gringolade est rapide. &#171; J'ai vu des gens sombrer rapidement alors qu'ils arrivaient avec des situations plut&#244;t stables. Ils se retrouvent au Samu social, re&#231;oivent toute la mis&#232;re du monde dans la figure, se demandent si leur place n'est pas l&#224; et se laissent vite couler &#187; rapporte Julien Blandin, ancien travailleur social au Samu social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de garder un emploi lorsqu'on dort dans une structure d'urgence o&#249; il faut quitter les locaux au plus tard &#224; 8 heures, o&#249; l'hygi&#232;ne est parfois douteuse et lorsqu'il faut absolument retrouver une place pour la nuit &#224; venir. Car l'urgence fonctionne par &#224; coups, une nuit &#224; huit jours maximum d'h&#233;bergement sont propos&#233;s dans ces centres. Impossible pour les travailleurs sociaux de mettre en place un suivi et des solutions de sortie de l'urgence sur un si cours laps de temps. Le temps de l'h&#233;bergement est g&#233;n&#233;ralement utilis&#233; par le travailleur social pour trouver un relais d'urgence &#224; l'urgence. &#171; Dans les centres Emma&#252;s, le travailleur social reprend contact avec l'assistante sociale de secteur lorsqu'elle existe et organise avec elle un parcours dans la mesure de ses possibilit&#233;s, puisque le manque de logement p&#233;renne est criant &#187; explique H&#233;l&#232;ne Thoulluc, charg&#233;e de communication de l'association Emma&#252;s. Des personnes qui hier acc&#233;daient au logement sont donc &#224; pr&#233;sent bloqu&#233;es dans l'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer une telle aberration ? &#171; L'offre d'h&#233;bergement s'est accrue, mais en grande partie par une simple mise &#224; l'abri &#187; note le dernier rapport du Haut comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; L'h&#233;bergement d'urgence : un devoir d'assistance &#224; personnes en danger &#187;, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; Cela ne veut pas dire qu'il y a assez de places dans le dispositif d'urgence. Il y a encore beaucoup de monde &#224; la rue, souligne Sylvie Guichard &#8211; responsable de la d&#233;l&#233;gation nationale aux actions sociales de la Croix rouge. Mais il manque une volont&#233; politique pour d&#233;velopper des r&#233;ponses &#224; plus long terme. Au fil des ans, les cr&#233;dits d'urgence ont eu tendance &#224; cro&#238;tre alors que les autres n'augmentaient pas en proportion &#187;. Comme s'il avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; que rien ne devait v&#233;ritablement changer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;10&#232;me rapport annuel de l'&#233;tat du mal-logement, Fondation Abb&#233; Pierre, 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R. Ballain, F. Benguigui, Mettre en oeuvre le droit au logement, La documentation fran&#231;aise 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport command&#233; par le ministre &#224; la commission &#171; famille, vuln&#233;rabilit&#233;, pauvret&#233; &#187;, pr&#233;sid&#233;e par le pr&#233;sident d'Emma&#252;s France, Martin Hirsch&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'h&#233;bergement d'urgence : un devoir d'assistance &#224; personnes en danger &#187;, 10&#232;me rapport du haut comit&#233; pour le logement des personnes d&#233;favoris&#233;es, d&#233;cembre 04&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Sans logis, mal log&#233;s : une fatalit&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sans-logis-mal-loges-une-fatalite-9189</link>
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		<dc:date>2005-12-08T06:56:00Z</dc:date>
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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9189-2f9a3.png?1694358571' width='104' height='150' /&gt;
		
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		<title>Associer les parents &#224; l'&#233;cole</title>
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&lt;p&gt;Le film Le grand malentendu pr&#233;sente trois &#233;tablissements scolaires ayant surmont&#233; des difficult&#233;s gr&#226;ce &#224; une &#233;quipe soud&#233;e et un projet d'&#233;tablissement associant les parents &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Absent&#233;isme, violence, &#233;chec scolaire, qui est responsable &#187; ? interroge le r&#233;alisateur Dominique Delattre dans le film Le grand malentendu. &#171; Pour les parents c'est l'&#233;cole, pour l'&#233;cole ce sont les parents. N'est-il pas temps de changer de regard sur les uns et les autres ? &#187; ajoute-t-il. Pour illustrer son propos, il a film&#233; les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecole" rel="tag"&gt;&#201;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-777-" rel="tag"&gt;777&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le film Le grand malentendu pr&#233;sente trois &#233;tablissements scolaires ayant surmont&#233; des difficult&#233;s gr&#226;ce &#224; une &#233;quipe soud&#233;e et un projet d'&#233;tablissement associant les parents&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Absent&#233;isme, violence, &#233;chec scolaire, qui est responsable &#187; &lt;/i&gt; ? interroge le r&#233;alisateur Dominique Delattre dans le film Le grand malentendu.&lt;i&gt; &#171; Pour les parents c'est l'&#233;cole, pour l'&#233;cole ce sont les parents. N'est-il pas temps de changer de regard sur les uns et les autres ? &#187;&lt;/i&gt; ajoute-t-il. Pour illustrer son propos, il a film&#233; les &#233;quipes &#233;ducatives de trois &#233;tablissements publics qui ont travers&#233; des difficult&#233;s dans le pass&#233; et les ont surmont&#233;es gr&#226;ce &#224; une &#233;quipe soud&#233;e et un projet d'&#233;tablissement favorisant un r&#233;el partenariat avec les parents.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Retisser patiemment les liens avec les parents&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e dans une cit&#233;, l'&#233;cole primaire Marie Curie de Bobigny (93) accueille 275 &#233;l&#232;ves. Depuis quatre ans, la nouvelle &#233;quipe p&#233;dagogique, tr&#232;s soud&#233;e, retisse patiemment les liens avec les parents, des liens tr&#232;s tendus &#224; son arriv&#233;e. Avant elle, se sont succ&#233;d&#233; des &#233;quipes inexp&#233;riment&#233;es, instables, sans cesse renouvel&#233;es. Difficile dans ces conditions d'acqu&#233;rir des habitudes de travail pour des enfants d&#233;j&#224; fragiles. Certains consid&#233;raient l'&#233;cole comme l'annexe de la cit&#233; et des parents venaient faire des scandales sous les pr&#233;aux. &lt;i&gt;&#171; La premi&#232;re &#233;tape a &#233;t&#233; de reprendre la main,&lt;/i&gt; explique V&#233;ronique Decker, la directrice, &lt;i&gt;ce n'&#233;tait ni aux &#233;l&#232;ves ni aux parents de faire la loi &#187;&lt;/i&gt;. L'objectif de la nouvelle &#233;quipe a &#233;t&#233; de rappeler &#224; tous que l'on vient &#224; l'&#233;cole pour apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est atteint. Aujourd'hui parents et enseignants se rencontrent et une instance de d&#233;cision dans laquelle les parents sont &#233;lus les r&#233;unit. Les parents qui le souhaitent peuvent assister &#224; un cours pour voir comment l'enfant apprend, ses difficult&#233;s et ses victoires. &lt;i&gt;&#171; Venez, j'ai du temps pour vous &#187;&lt;/i&gt;, semble devenu le leitmotiv de l'&#233;quipe vis-&#224;-vis des parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents d'&#233;l&#232;ves de Saint-Dizier-Sous-Riverie ne mettaient jamais les pieds dans l'&#233;cole qui accueille 60 enfants de maternelle et primaire. &lt;i&gt;&#171; Il a fallu les reimpliquer et mettre en place un partenariat efficace entre eux et les enseignants afin qu'aucun enfant ne reste au bord de la route &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque R&#233;mi Cast&#232;res, le directeur. Aujourd'hui enseignants et parents semblent former une petite communaut&#233; &#233;ducative qui marche bien. Certains parents interviennent dans l'&#233;cole, comme cette m&#232;re qui donne des cours de jardinage et apprend aux enfants &#224; construire des tipis en bambous. Une initiative diversement appr&#233;ci&#233;e par une partie des parents qui estiment que pour apprendre, l'enfant doit suivre les le&#231;ons du ma&#238;tre. Les discussions sont ouvertes. Dans une ambiance conviviale, parents et enseignants se r&#233;unissent r&#233;guli&#232;rement pour &#233;changer sur le projet p&#233;dagogique ou les m&#233;thodes d'&#233;valuation. &lt;i&gt;&#171; Les enfants appr&#233;cient ce collectif d'adultes autour d'eux &#187;&lt;/i&gt;, estime une enseignante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coll&#232;ge Fabien de Montreuil (93) &#233;tait menac&#233; de fermeture. Situ&#233; dans un quartier sensible, il est pass&#233; en dix ans d'un effectif de 319 &#224; 740 &#233;l&#232;ves. Gr&#226;ce &#224; son p&#244;le d'excellence et &#224; ses dispositifs pour &#233;l&#232;ves en grande difficult&#233;, le coll&#232;ge tient le pari de la mixit&#233; sociale. Afin de se rapprocher des parents qui se sentaient plut&#244;t d&#233;munis face &#224; l'&#233;cole, l'&#233;quipe &#233;ducative a mis en place un travail en r&#233;seau avec diff&#233;rentes associations et structures sociales, notamment les associations qui dispensent des cours d'alphab&#233;tisation. Ensemble, ils invitent les parents &#224; visiter l'&#233;tablissement et leur expliquent le fonctionnement du coll&#232;ge. Le travail en r&#233;seau permet de rep&#233;rer les difficult&#233;s d'un enfant ou d'une famille, de rapprocher &#233;cole et parents pour &#233;viter l'aggravation des probl&#232;mes, voire la rupture scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tudier les relations avec les parents d&#232;s l'IUFM&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le film est entrecoup&#233; d'interventions de Philippe Meirieu, directeur de l'IUFM de Lyon, qui remet en perspective les relations parents-&#233;cole et la place de l'&#233;cole de la R&#233;publique vis-&#224;-vis de la famille. Il revient sur la rivalit&#233; ou l'ignorance entre parents et enseignants : &lt;i&gt;&#171; Le conflit entre eux est ancien, historique, quasiment constitutif de l'&#233;cole de la R&#233;publique, mais avant la rivalit&#233; ne s'exprimait pas au grand jour car on se serrait les coudes autour de l'enfant, ce n'est plus le cas aujourd'hui &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la r&#233;ussite scolaire de l'enfant doit rester au centre des pr&#233;occupations de l'&#233;cole et des parents et leur rencontre est indispensable. Mais partager, &#233;changer avec les parents est v&#233;cu par certains professeurs comme une perte de pouvoir, ils envisagent difficilement la co-&#233;ducation. De leurs c&#244;t&#233;s, certains parents n'osent pas aller vers les enseignants par manque d'habitude, d'autres au contraire voudraient leur enseigner leur m&#233;tier. &lt;i&gt;&#171; Nous avons encore beaucoup de chemin &#224; parcourir pour sensibiliser les futurs enseignants au probl&#232;me de la relation avec les parents &#187;&lt;/i&gt;, souligne Philippe Meirieu. Un souci que partage l'IUFM de Cr&#233;teil : il propose aux enseignants stagiaires un module sur ce th&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'&#233;cole doit garder son ind&#233;pendance, une meilleure communication avec les parents &#8211; et notamment ceux des milieux populaires, moins &#224; l'aise avec le milieu enseignant - est indispensable pour garder &#224; l'enfant toutes ses chances de r&#233;ussite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;DVD (52 mn, 2003)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Distribu&#233; par &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;119, rue Pierre S&#233;mard&lt;br class='manualbr' /&gt;93000 Bobigny &lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des sexualit&#233;s initiatiques - La r&#233;volution sexuelle n'a pas eu lieu</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>777</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; La lib&#233;ration sexuelle, pr&#244;n&#233;e dans les ann&#233;es 60, les avanc&#233;es du f&#233;minisme, notamment en mati&#232;re de contraception et d'avortement, les mouvements gays ont pu donner l'illusion, un temps, d'une marche en avant, d'une r&#233;volution sexuelle. Force est de constater aujourd'hui le retour d'un certain ordre moral dans un paysage obscurci par le spectre du sida &#187; (p.18). Voil&#224;, tout est dit ou presque dans cette phrase qui balaie quarante ans d'&#233;volution des m&#339;urs et mesure le peu de chemin parcouru par (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton964-633b9.jpg?1694358571' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; La lib&#233;ration sexuelle, pr&#244;n&#233;e dans les ann&#233;es 60, les avanc&#233;es du f&#233;minisme, notamment en mati&#232;re de contraception et d'avortement, les mouvements gays ont pu donner l'illusion, un temps, d'une marche en avant, d'une r&#233;volution sexuelle. Force est de constater aujourd'hui le retour d'un certain ordre moral dans un paysage obscurci par le spectre du sida &#187; (p.18). Voil&#224;, tout est dit ou presque dans cette phrase qui balaie quarante ans d'&#233;volution des m&#339;urs et mesure le peu de chemin parcouru par l'individu confront&#233; &#224; l'un des aspects les plus complexes de sa vie, la sexualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que d'aller chercher dans les livres et leurs th&#233;ories quelques v&#233;rit&#233;s sur la sexualit&#233;, Thierry Goguel D'Allondans, chercheur associ&#233; &#224; l'universit&#233; Marc Bloch de Strasbourg et aussi &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; de m&#233;tier, a men&#233; une enqu&#234;te originale sur la toute premi&#232;re fois o&#249; les personnes ont fait l'amour. Que l'acte ait &#233;t&#233; homosexuel ou h&#233;t&#233;rosexuel, qu'il ait &#233;t&#233; accompli au tout d&#233;but de l'adolescence ou au contraire &#224; une heure avanc&#233;e de l'&#226;ge adulte, les t&#233;moignages empreints d'humanit&#233; montrent d'abord des &#234;tres en proie &#224; leurs solitudes, leurs doutes, leurs angoisses, leurs d&#233;sirs ou leurs maladresses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement les toutes premi&#232;res fois sont des souvenirs heureux et l'auteur tire de ce constat l'une des le&#231;ons fondamentales de cet ouvrage : ivres de rationalit&#233;, les soci&#233;t&#233;s occidentales contemporaines ont oubli&#233; &#171; la force heuristique des rites de passages &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'accuser la seule d&#233;mission des adultes, cet ouvrage d&#233;nonce la mise au pli du symbolique et l'effondrement de la part de l'imaginaire dans la construction des liens sociaux. Toute la premi&#232;re partie du livre explore, sans aucun doute de fa&#231;on ambitieuse mais trop rapide, un vaste &#233;ventail de cultures disparues ou encore pr&#233;sentes afin de montrer comment, jusqu'au seuil de la modernit&#233;, l'initiation &#224; la sexualit&#233; figurait parmi l'une des activit&#233;s centrales des soci&#233;t&#233;s humaines. Comment ne pas s'&#233;tonner alors qu'en quelques dizaines d'ann&#233;es, et alors que se proclame la lib&#233;ration sexuelle, la jeunesse ne connaisse plus du sexe que les images pornographiques o&#249; la chair &#233;tal&#233;e sur les &#233;crans de pub ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais &#171; chacun a &#224; se d&#233;brouiller avec &#8220;&#231;a&#8221; c'est-&#224;-dire avec la sexualit&#233; et ses d&#233;couvertes &#187; (p.177). L&#224; o&#249;, autrefois, la parole permettait &#171; d'apprivoiser les usages culturels du corps avec moins d'ambigu&#239;t&#233;, de culpabilit&#233; ou de n&#233;vrose &#187;, le silence et la honte ouvrent d&#233;sormais la voie &#224; ces passages &#224; l'acte violent que les m&#233;dias illustrent &#224; la une de leurs journaux sous le regard avide et complice du public. Dans cet ouvrage, l'auteur a pris le risque de s'attaquer de fort belle mani&#232;re &#224; un sujet difficile ; et tel un funambule, la raison en maints passages marche sur un fil. Le livre n'en gagne que plus de force et de respect.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Belin, 2005 (208 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'apartheid scolaire. Enqu&#234;te sur la s&#233;gr&#233;gation ethnique dans les coll&#232;ges</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-apartheid-scolaire-Enquete-sur-la-segregation-ethnique-dans-les-colleges</link>
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		<dc:date>2005-12-07T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'est un excellent ouvrage que donnent &#224; lire Georges Felouzis, Fran&#231;oise Liot et Jo&#235;lle Perroton, mais qui, au risque de d&#233;cevoir, vaut plus pour sa m&#233;thodologie de recherche que pour la qualit&#233; des pr&#233;conisations &#233;nonc&#233;es dans la conclusion. En effet, les auteurs, trois sociologues rattach&#233;s aux universit&#233;s de Bordeaux et tous trois chercheurs au Laboratoire d'analyse des probl&#232;mes sociaux et de l'action collective (Lapsac) ont d&#233;cid&#233; de s'attaquer &#224; &#171; un sujet trop tabou en France pour &#234;tre abord&#233; de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un excellent ouvrage que donnent &#224; lire Georges Felouzis, Fran&#231;oise Liot et Jo&#235;lle Perroton, mais qui, au risque de d&#233;cevoir, vaut plus pour sa m&#233;thodologie de recherche que pour la qualit&#233; des pr&#233;conisations &#233;nonc&#233;es dans la conclusion. En effet, les auteurs, trois sociologues rattach&#233;s aux universit&#233;s de Bordeaux et tous trois chercheurs au Laboratoire d'analyse des probl&#232;mes sociaux et de l'action collective (Lapsac) ont d&#233;cid&#233; de s'attaquer &#224; &#171; un sujet trop tabou en France pour &#234;tre abord&#233; de front &#187;, celui de la s&#233;gr&#233;gation ethnique dans les coll&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel sujet demeure tabou parce qu'il existe un &#233;cart trop grand entre &#171; la conception &#8220;officielle&#8221; de l'&#233;cole et la r&#233;alit&#233; v&#233;cue par les acteurs &#187;. Toucher &#224; l'image de l'&#233;cole reviendrait donc &#171; &#224; discr&#233;diter l'ensemble d'un syst&#232;me qui est pourtant encore, et &#224; plus d'un titre, un puissant facteur d'int&#233;gration &#187; (p.13). Pourtant, surmontant tant bien que mal les difficult&#233;s li&#233;es &#224; ce type d'enqu&#234;te, les auteurs parviennent &#224; d&#233;montrer que &#171; la s&#233;gr&#233;gation au coll&#232;ge&#8230; produit des &#233;tablissements &#8220;ghettos&#8221;, o&#249; la &#8220;norme&#8221; est de vivre dans des conditions d&#233;favorables et d'&#234;tre en &#233;chec scolaire &#187; (p.47). Ils mettent en &#233;vidence un ph&#233;nom&#232;ne de spirale qui fait de la rel&#233;gation sociale ou g&#233;ographique une aspiration vers la s&#233;gr&#233;gation et le renfermement dans des zones d'exclusion. Ce mouvement d'entra&#238;nement vers la dislocation ou le chaos est alors accentu&#233; par des m&#233;canismes &#171; d'ethnicisation de la violence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; tort ou &#224; raison, ce sont les &#171; Noirs &#187; ou les &#171; Arabes &#187; qui sont immanquablement d&#233;sign&#233;s comme fauteurs de trouble ou acteurs de violence, cr&#233;ant ainsi un &#171; sentiment d'ins&#233;curit&#233; chez les Blancs &#187; et &#171; la revendication d'une identit&#233; fi&#232;re et conqu&#233;rante chez les enfants d'origine maghr&#233;bine &#187;. De sorte que, concluent les auteurs, &#171; c'est bien la s&#233;gr&#233;gation ethnique qui cr&#233;e l'ethnicit&#233; et non l'inverse &#187; (p.92). Dit autrement, ce sont bien la discrimination et le rejet qui engendrent le racisme et ses violences, et non l'inverse. &#171; Que faire ? &#187; &#233;crivent alors les auteurs en titre &#224; leur conclusion. Cette interrogation signe &#224; elle seule l'aveu de leur impuissance, car la solution d'une lutte contre l'ethnicisation de l'&#233;cole et des m&#233;canismes d'apartheid passe immanquablement par la mise &#171; en &#339;uvre d'une r&#233;elle politique scolaire qui aurait pour objectif explicite de lutter contre la s&#233;gr&#233;gation &#187; (p.229).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait pour cela revoir la carte scolaire en r&#233;introduisant pour les familles la possibilit&#233; du choix de l'&#233;tablissement scolaire et pour l'administration la capacit&#233; de r&#233;guler ces choix. C'est donc &#224; une sorte de &#171; libert&#233; surveill&#233;e &#187; qu'en appellent les auteurs sur le mod&#232;le de la carte m&#233;dicale et les nouvelles r&#232;gles organisant en France le recours au m&#233;decin traitant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. le Seuil, 2005 (235 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le surendettement, fruit pourri du cr&#233;dit</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-surendettement-fruit-pourri-du-credit</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis quinze ans que la loi Neiertz a &#233;t&#233; adopt&#233;e, le surendettement a chang&#233; de visage, tout en s'aggravant. Aujourd'hui en France, on &#233;value entre cinq et six millions le nombre d'exclus bancaires. Les organismes de cr&#233;dit n'ont manifestement initi&#233; aucune r&#233;flexion sur le sujet, profitant &#233;hont&#233;ment de la vuln&#233;rabilit&#233; de certaines familles. &#192; quand une r&#233;elle volont&#233; politique de r&#233;voquer l'exclusion bancaire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En novembre, les m&#233;dias ont fait leurs choux gras d'une d&#233;rive effrayante de parents qui, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quinze ans que la loi Neiertz a &#233;t&#233; adopt&#233;e, le surendettement a chang&#233; de visage, tout en s'aggravant. Aujourd'hui en France, on &#233;value entre cinq et six millions le nombre d'exclus bancaires. Les organismes de cr&#233;dit n'ont manifestement initi&#233; aucune r&#233;flexion sur le sujet, profitant &#233;hont&#233;ment de la vuln&#233;rabilit&#233; de certaines familles. &#192; quand une r&#233;elle volont&#233; politique de r&#233;voquer l'exclusion bancaire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En novembre, les m&#233;dias ont fait leurs choux gras d'une d&#233;rive effrayante de parents qui, surendett&#233;s, avaient tent&#233; de tuer leurs cinq enfants avant de se suicider. Le consum&#233;risme effr&#233;n&#233;, compulsif &#233;tait pass&#233; par eux et ils avaient cumul&#233;, a-t-on pu lire ici ou l&#224;, six comptes bancaires, une quinzaine de cartes et vingt et un cr&#233;dits, incapables au final de rembourser 250 000 &#8364;. Le tribunal les a vigoureusement condamn&#233;s &#224; dix et quinze ans de r&#233;clusion ; les organismes de cr&#233;dit, eux, n'ont nullement &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'excellent documentaire intitul&#233; Femmes pr&#233;caires (Maurice Trillat, diffusion le 5 janvier prochain sur France 2), une ouvri&#232;re agricole &#224; temps partiel, Agn&#232;s, se souvient avoir emprunt&#233; &#224; un copain de quoi se remettre &#224; flot lorsque son compte bancaire est entr&#233; dans le rouge. Mais quelle ne fut pas sa surprise de constater qu'&#224; peine stabilis&#233;e, son organisme proposait de lui accorder une autorisation de d&#233;couvert de&#8230; 1000 &#8364;, soit la moyenne de ses revenus mensuels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dix ans, la pauvret&#233; est devenue premi&#232;re cause du surendettement. En 2002, une enqu&#234;te de la banque de France avait dress&#233; le portrait des personnes surendett&#233;es : taux de bas revenus allant s'accroissant, ch&#244;mage, divorce et autres accidents de la vie&#8230; En comparant le panel de l'Insee des &#171; in&#233;galit&#233;s d'exposition aux contrats pr&#233;caires [CDD, int&#233;rim, stages&#8230;] &#187; de treize pays, on s'aper&#231;oit que la France est plus in&#233;galitaire que ses voisins. La crise sociale qu'elle conna&#238;t se fonde d'abord sur l'ins&#233;curit&#233; grandissante des emplois, de nouvelles pr&#233;carit&#233;s &#233;mergentes et l'isolement croissant des salari&#233;s. Derni&#232;rement les maires &#171; de base &#187; ont confi&#233; dans une &#233;tude (men&#233;e par Fernando Bertolotto et Jean Furtos, sociologue et psychiatre) leur souffrance en face d'une d&#233;tresse psychosociale en augmentation chez leurs administr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La soci&#233;t&#233; affirme vouloir &#233;radiquer l'exclusion bancaire, qui plus est d&#232;s 2006&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant la journ&#233;e mondiale de refus de la mis&#232;re, le 17 octobre dernier, la lutte contre l'exclusion bancaire et le surendettement a &#233;t&#233; affirm&#233;e dans tous les discours, y compris celui du pr&#233;sident de la R&#233;publique. Le gouvernement esp&#232;re que 200 000 de ces familles en difficult&#233; obtiendront cette ann&#233;e la faillite civile &#8212; permettant d'&#233;chapper aux poursuites des cr&#233;anciers &#8212; en visant aussi la r&#233;duction d'un tiers du nombre des dossiers de surendettement (&#224; suivre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la soci&#233;t&#233; affirme vouloir &#233;radiquer l'exclusion bancaire, qui plus est d&#232;s 2006. L'annonce de la cr&#233;ation l'an prochain d'un v&#233;ritable service bancaire universel, lors du Conseil national de lutte contre l'exclusion (CNLE) du 16 septembre dernier, pourrait significativement am&#233;liorer un syst&#232;me actuel de &#171; droit au compte &#187; qui, selon Que choisir ?, concernerait actuellement moins de 20 000 personnes. Un Comit&#233; consultatif du secteur financier (CCSF) doit proposer, dans un rapport &#224; rendre &#224; la fin de ce mois de d&#233;cembre, des pistes pour mettre en place ce service, avec un &#233;ventail de paiements alternatifs pour les personnes en difficult&#233;. Des formules, en effet, sont d&#233;j&#224; au point : utilisation de ch&#232;ques de banque, mise en place de pr&#233;l&#232;vements automatiques, carte nationale de retrait et de paiement avec autorisation syst&#233;matique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, certains des principaux outils ont &#233;t&#233; imagin&#233;s il y a plus de quinze ans. Mises en place par la loi Neiertz de 1989, les commissions d&#233;partementales de surendettement (une centaine), bas&#233;es sur la conciliation, s'&#233;taient rapidement heurt&#233;es &#224; l'intransigeance des banquiers ou du Tr&#233;sor public. Alors, lorsque cette id&#233;e de redressement ou de faillite personnel(le) &#8212; d'ailleurs lanc&#233;e, mais en vain, par la m&#234;me V&#233;ronique Neiertz &#8212; est r&#233;cemment entr&#233;e en vigueur, on a pu paradoxalement saluer une &#171; avanc&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, un des probl&#232;mes de fond demeure, les &#233;tablissements de cr&#233;dit continuant de favoriser activement le surendettement : d&#233;veloppement des cr&#233;dits revolving renouvelables (le pr&#233;sident d'Emma&#252;s, Martin Hirsch, parlait d'&#171; explosion de pr&#234;ts &#8220;pousse-au-crime&#8221; &#187;) sans v&#233;rification aucune de la solvabilit&#233; de l'emprunteur, cartes de cr&#233;dit d&#233;guis&#233;es en cartes de fid&#233;lisation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Allemagne, en Italie et en Espagne, des &#171; centrales de risque &#187; sont cens&#233;es &#233;clairer &#171; la d&#233;cision d'octroi de cr&#233;dit aux particuliers &#187;. En Belgique, un &#171; fichier positif &#187; veut responsabiliser les organismes pr&#234;teurs par le recensement des cr&#233;dits contract&#233;s. En France &#8212; o&#249; l'on n'aimerait surtout pas que cette lutte freine la consommation&#8230; &#8212;, ces id&#233;es n'ont jamais, pour l'heure, &#233;t&#233; retenues. En tout cas &#8212; et c'est un euph&#233;misme &#8212; le n&#233;cessaire &#171; accompagnement syst&#233;matique des familles &#187; dans les proc&#233;dures de surendettement est pour l'heure laiss&#233; de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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