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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>{&#171; La Belgique s'est inspir&#233;e de la France, la r&#233;ciproque serait profitable &#187;}</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Entretien avec Jean-Pierre Bartholom&#233;, ancien directeur du Journal des droits des jeunes &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les avantages et inconv&#233;nients du mod&#232;le belge ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui appara&#238;t le plus int&#233;ressant chez les Belges, c'est la clarification des r&#244;les qui est intervenue suite &#224; la d&#233;judiciarisation. Cette r&#233;forme a donn&#233; au juge des enfants, qu'on appelle en Belgique juge de la jeunesse une place tr&#232;s pr&#233;cise tant pour les enfants d&#233;linquants que pour ceux qui sont en danger : il n'intervient que s'il y a danger et non (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Jean-Pierre Bartholom&#233;, ancien directeur du Journal des droits des jeunes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les avantages et inconv&#233;nients du mod&#232;le belge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui appara&#238;t le plus int&#233;ressant chez les Belges, c'est la clarification des r&#244;les qui est intervenue suite &#224; la d&#233;judiciarisation. Cette r&#233;forme a donn&#233; au juge des enfants, qu'on appelle en Belgique juge de la jeunesse une place tr&#232;s pr&#233;cise tant pour les enfants d&#233;linquants que pour ceux qui sont en danger : il n'intervient que s'il y a danger et non collaboration des parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est l&#224; aussi pour contr&#244;ler l'administration qui agit dans la pr&#233;vention, en arbitrant et en tranchant les conflits qu'elle peut avoir avec les usagers. Il est alors garant des libert&#233;s et des droits de la famille. Mais il a cess&#233; d'&#234;tre ce magistrat tut&#233;laire, bon p&#232;re de famille, qui joue &#224; la fois les &#233;ducateurs et les assistantes sociales comme le font si souvent les juges des enfants en France. Les magistrats belges ont frein&#233; des quatre fers face &#224; cette r&#233;forme, mais &#224; pr&#233;sent, ils en sont satisfaits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inconv&#233;nient majeur r&#233;side dans la complexit&#233; d'un dispositif dont les rouages et fonctionnements sont parfois difficiles &#224; comprendre. Cela se voit notamment au niveau du traitement de l'urgence ainsi que dans ces aller-retour entre le judiciaire et l'administratif, quand il s'agit de savoir qui a comp&#233;tence pour intervenir. Il y a aussi, ce qui est commun &#224; la France, un manque de moyens qui commence &#224; peser sur les possibilit&#233;s d'action. &#192; budget constant, les besoins ont augment&#233;, pas les ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les avantages et inconv&#233;nients du mod&#232;le fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est tr&#232;s d&#233;courageant en France, c'est la cruaut&#233; des pratiques administratives : les principes sont proclam&#233;s haut et fort, sans que, trop souvent, ils ne soient suivis des faits. On pourrait donner des exemples &#224; rallonge de situations qui malheureusement viennent v&#233;rifier cette mauvaise habitude. Ainsi, sur le manque de logements, sur la pauvret&#233;, sur la p&#233;nurie de travailleurs sociaux (pour exercer des AEMO judiciaires qui sont des milliers &#224; rester en souffrance), sur les conditions inadmissibles d'incarc&#233;ration, sur l'absence de revenu minimum pour les jeunes, sur la difficult&#233; parfois pour rencontrer un travailleur social (comme cela se passe par exemple en prison), sur les milliers d'enfants handicap&#233;s d&#233;scolaris&#233;s&#8230; tout le monde est d'accord sur ce qu'il faudrait faire pour am&#233;liorer. Mais, rien ne bouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je vois qu'on met des gens dans des h&#244;tels, en d&#233;pensant des sommes consid&#233;rables qui seraient bien mieux utilis&#233;es &#224; construire des logements, j'ai du mal &#224; comprendre. Cela co&#251;te si cher, pour si peu d'efficacit&#233;. Autre d&#233;faut notable : la r&#233;sistance au changement. Je pense notamment aux toxicomanes qui ont d&#251; attendre quinze ou vingt ans, apr&#232;s les autres pays, pour b&#233;n&#233;ficier de traitements de substitution. Ce que je trouve de plus positif en France c'est le c&#339;ur &#224; l'ouvrage que mettent les professionnels dans leur travail quotidien. J'admire les travailleurs sociaux qui s'occupent encore des gens malgr&#233; toutes ces difficult&#233;s. Je pense que si j'avais d&#251; exercer en France, je n'aurais pas tenu tr&#232;s longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les deux mod&#232;les peuvent-ils s'influencer r&#233;ciproquement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a d&#233;j&#224; pris plein de choses de chez vous. On a repris en 1912, l'institution du juge des enfants. En 1965, on a repris la notion d'enfant en danger en nous inspirant de l'ordonnance de 1958 : on retrouve verbatim, copi&#233; mot &#224; mot, dans la loi belge les termes de l'article 375 : &lt;i&gt;&#171; lorsque la sant&#233; la s&#233;curit&#233; ou la moralit&#233; de l'enfant est mise en danger etc. &#187;&lt;/i&gt;. On s'est largement inspir&#233; de la l&#233;gislation fran&#231;aise et on en a am&#233;lior&#233; la pratique. Je ne vois plus comment on pourrait aller faire son march&#233; en France, &#224; part pour se procurer du bon vin. Il semble qu'&#224; pr&#233;sent, on pourrait faire l'inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les mod&#232;les ne sont pas exportables, la France pourrait adapter &#224; sa sauce quelques exp&#233;riences belges comme la d&#233;centralisation et surtout la r&#233;partition bien plus claire des r&#244;les entre la justice et l'administration qui fait que les juges sont de vrais juges et les &#233;ducateurs de vrais &#233;ducateurs et qu'on ne m&#233;lange plus les fonctions. Cette r&#233;forme s'est faite dans la douleur en Belgique. En France, cela provoquerait de fortes r&#233;actions : les magistrats et les travailleurs sociaux se mettraient certainement &#224; hurler. Mais je suis convaincu qu'apr&#232;s, ils en seraient tr&#232;s contents. Qu'ils demandent &#224; leurs coll&#232;gues belges qui sont tr&#232;s satisfaits de ce qui s'est r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la protection de l'enfance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En Belgique, la protection de l'enfance mise sur la n&#233;gociation</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>776</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Social actualit&#233;sChroniques de J.-M. Servin et L. BarganeDossier : La protection de l'enfance belge En Belgique, la protection de l'enfance mise sur la n&#233;gociationMaltraitance : la Belgique a choisi une double r&#233;ponseEntretien avec Jean-Pierre Bartholom&#233; &#171; La Belgique s'est inspir&#233;e de la France, la r&#233;ciproque serait profitable &#187;Livres La m&#233;prise - Florence AubenasTous p&#233;dophiles ? - Elsa GuiolRebondsBanlieue D&#233;fendre une vraie politique de la pr&#233;ventionPortrait Lo&#239;c Richard se bat pour l'emploiActualit&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton952-6b6a9.jpg?1694040454' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de J.-M. Servin et L. Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : La protection de l'enfance belge&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;En Belgique, la protection de l'enfance mise sur la n&#233;gociation&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Maltraitance : la Belgique a choisi une double r&#233;ponse&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Jean-Pierre Bartholom&#233; &#171; La Belgique s'est inspir&#233;e de la France, la r&#233;ciproque serait profitable &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La m&#233;prise - Florence Aubenas&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tous p&#233;dophiles ? - Elsa Guiol&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Banlieue&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;D&#233;fendre une vraie politique de la pr&#233;vention&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Portrait&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Lo&#239;c Richard se bat pour l'emploi&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Actualit&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La soci&#233;t&#233; alg&#233;rienne et le sida&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Des artistes handicap&#233;s mentaux au March&#233; d'art contemporain de Paris&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Radio/T&#233;l&#233;vision&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Prisons : la situation se d&#233;grade encore et toujours !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En Belgique, la protection de l'enfance mise sur la n&#233;gociation</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>776</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Radicalement transform&#233; voici une vingtaine d'ann&#233;es, le syst&#232;me belge privil&#233;gie la n&#233;gociation. Mais &#224; force de chercher un accord avec la famille ne risque-t-on pas de perdre de vue l'int&#233;r&#234;t de l'enfant ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La protection de l'enfance est en France l'objet de toutes les attentions : plusieurs rapports r&#233;dig&#233;s &#224; la demande du gouvernement ou des d&#233;put&#233;s, Appel des cent sign&#233; par des personnalit&#233;s importantes du secteur, d&#233;claration du ministre de la Famille annon&#231;ant une refonte des textes l&#233;gislatifs&#8230; l'air (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-776-" rel="tag"&gt;776&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Radicalement transform&#233; voici une vingtaine d'ann&#233;es, le syst&#232;me belge privil&#233;gie la n&#233;gociation. Mais &#224; force de chercher un accord avec la famille ne risque-t-on pas de perdre de vue l'int&#233;r&#234;t de l'enfant ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La protection de l'enfance est en France l'objet de toutes les attentions : plusieurs rapports r&#233;dig&#233;s &#224; la demande du gouvernement ou des d&#233;put&#233;s, Appel des cent sign&#233; par des personnalit&#233;s importantes du secteur, d&#233;claration du ministre de la Famille annon&#231;ant une refonte des textes l&#233;gislatifs&#8230; &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/vers-une-necessaire-reforme-de-la&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;l'air ambiant est &#224; la r&#233;forme&lt;/a&gt;. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de se tourner vers nos voisins, pour observer la fa&#231;on dont ils ont eux-m&#234;mes mis en &#339;uvre leur propre dispositif. Du 12 au 16 septembre 2005, la &lt;i&gt;Revue d'action juridique et sociale&lt;/i&gt; proposait un voyage d'&#233;tude en Belgique. Ce mensuel, cr&#233;&#233; &#224; l'initiative de Jean-Pierre Bartholom&#233; [lire &lt;a href='https://www.lien-social.com/La-Belgique-s-est-inspiree-de-la-France-la-reciproque-serait-profitable' class='spip_in'&gt;l'interview&lt;/a&gt;], a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233; de quelques ann&#233;es par le Journal du droit des jeunes belges, dont il fut longtemps l'&#233;ponyme. Dix professionnels de l'hexagone, dont deux tiers de responsables institutionnels, ont sillonn&#233; le petit royaume outre-Qui&#233;vrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps proche du mod&#232;le fran&#231;ais, la l&#233;gislation belge a emprunt&#233; des voies de traverse qui l'ont fait &#233;voluer vers des modes de fonctionnement tr&#232;s diff&#233;rents. Tout a commenc&#233; par la loi relative &#224; la protection de la jeunesse &#8211; entr&#233;e en application en 1965 &#8211; qui a pos&#233; un acte fort : refuser de distinguer l'enfant qui commet des actes de d&#233;linquance de l'enfant en danger. La transgression de la loi par un mineur indique avant tout les difficult&#233;s dans lesquelles il se trouve, consid&#232;re-t-on ici. Il convient donc de lui apporter aide et assistance. Et ce jusqu'&#224; ses 18 ans, &#226;ge limite &#224; partir duquel pourra lui &#234;tre appliqu&#233;e la loi p&#233;nale. Pas de sanction donc, mais uniquement des mesures &#233;ducatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Belgique, il n'existe pas de prisons pour mineurs. Il y a encore peu de temps, les juges de la jeunesse avaient la possibilit&#233; d'utiliser pour les plus de 16 ans, l'incarc&#233;ration pendant 15 jours maximum, mesure consid&#233;r&#233;e comme un &#171; coup d'arr&#234;t &#187;. Elle leur a &#233;t&#233; supprim&#233;e. Seule subsiste la mesure de dessaisissement qui concerne les jeunes &#226;g&#233;s de plus de 16 ans qui ne r&#233;agissent plus aux actions &#233;ducatives engag&#233;es &#224; leur &#233;gard et qui peuvent alors par d&#233;cision d&#251;ment motiv&#233;e, &#234;tre l'objet d'une mesure les faisant d&#233;pendre de la justice des adultes. Pour r&#233;pondre aux situations les plus extr&#234;mes d'adolescents meurtriers ou violeurs, le pays s'est dot&#233; d'institutions publiques de protection de la jeunesse (qui ressemblent fort aux institutions publiques d'&#233;ducation surveill&#233;e qu'a g&#233;r&#233;, pendant des ann&#233;es, l'&#201;ducation surveill&#233;e devenue ensuite PJJ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines IPPJ ont int&#233;gr&#233; &#224; partir de 1981 des sections dites ferm&#233;es qui, en vingt ans, ont plus que doubl&#233; leur capacit&#233; d'accueil. Mais, &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/educatif-et-enfermement-sont-ils&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;on continue &#224; &#234;tre ici dans l'&#233;ducatif&lt;/a&gt;. La Belgique a fait le choix de prot&#233;ger d'abord l'enfant et non de privil&#233;gier l'ordre public. En effet, les Belges ne parlent pas de &#171; mineurs d&#233;linquants &#187; mais utilisent la p&#233;riphrase &lt;i&gt;&#171; mineurs ayant commis des faits qualifi&#233;s infraction &#187;&lt;/i&gt; ! Pour &#234;tre &#224; la hauteur de ses ambitions, le pays a su d&#233;ployer tout un r&#233;seau de structures r&#233;sidentielles, puis progressivement de services en milieu ouvert qui couvrent l'ensemble du territoire, r&#233;pondant aux besoins des familles les plus en difficult&#233;. Mais ce bel ordonnancement a connu, au d&#233;but des ann&#233;es 1990, un bouleversement majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de cette mutation, plusieurs facteurs. Tout d'abord, un profond mouvement de la soci&#233;t&#233; belge qui a chang&#233; la configuration de son organisation administrative : l'&#201;tat unifi&#233; et centralis&#233; est devenu en l'espace d'une vingtaine d'ann&#233;es une f&#233;d&#233;ration. Les comp&#233;tences qui &#233;taient le monopole de l'administration centrale ont &#233;t&#233; r&#233;parties entre un ensemble d'entit&#233;s croisant ce qui rel&#232;ve du territoire (les r&#233;gions flamande, wallonne, de langue allemande et une r&#233;gion bilingue : Bruxelles-Capitale) et ce qui rel&#232;ve des langues (les communaut&#233;s culturelles fran&#231;aise, n&#233;erlandaise et allemande auxquelles chaque commune doit se rattacher, ind&#233;pendamment de son appartenance &#224; une r&#233;gion), le niveau f&#233;d&#233;ral gardant pour lui ce qui rel&#232;ve de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Chaque &#171; collectivit&#233; &#187; est dot&#233;e d'un parlement et d'un gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compliqu&#233; que cela puisse appara&#238;tre, on peut &#233;tablir un parall&#232;le avec nos propres quatre niveaux de pouvoir hexagonaux (&#201;tat central, R&#233;gion, D&#233;partement, Commune) et leurs comp&#233;tences sp&#233;cifiques. De cet enchev&#234;trement complexe dans lequel les Belges eux-m&#234;mes avouent souvent se perdre, est n&#233;e une culture de la n&#233;gociation, de la m&#233;diation, du compromis sans laquelle, peut-&#234;tre, le petit royaume aurait depuis longtemps explos&#233;, &#224; l'image de la Tch&#233;quie qui s'est s&#233;par&#233;e de la Slovaquie. Second facteur &#224; l'origine de l'&#233;volution majeure de la protection de l'enfance : la proximit&#233; entre la base professionnelle et les milieux du pouvoir qui a sans doute encourag&#233; le dialogue entre la soci&#233;t&#233; civile et les instances de d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Wallonie, communaut&#233; fran&#231;aise de Belgique, s'&#233;tend sur l'&#233;quivalent d'une r&#233;gion dans notre pays. Le ministre n'est donc pas un lointain et inaccessible personnage qu'on ne voit qu'&#224; la t&#233;l&#233;vision, mais un d&#233;cideur que l'on peut &#234;tre amen&#233; &#224; rencontrer bien plus fr&#233;quemment. Si l'on ajoute le dynamisme des milieux professionnels prompts &#224; faire entendre leur voix, on obtient les ingr&#233;dients qui ont permis de faire valoir en haut lieu les pr&#233;occupations des acteurs de terrain. Et dans les ann&#233;es 1980, plusieurs critiques &#233;mergent. L'une d'entre elles accuse le juge de la jeunesse d'&#234;tre bien trop pr&#233;sent, pesant et pr&#233;gnant, laissant trop peu de place &#224; l'action non contrainte. Une autre critique d&#233;nonce la rapidit&#233; avec laquelle les enfants sont s&#233;par&#233;s de leur famille et la trop grande dur&#233;e de ces placements. R&#233;pondant &#224; ces reproches, va d'abord s'engager une premi&#232;re vague de changements : la d&#233;sinstitutionnalisation (le quart des quatre mille lits d'h&#233;bergement disponibles ferm&#233; en quelques ann&#233;es, au b&#233;n&#233;fice de services intervenant au plus pr&#232;s du milieu de vie des familles). Mais, le plus spectaculaire aura &#233;t&#233; la d&#233;judiciarisation de la proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;cret de 1991&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La f&#233;d&#233;ralisation de l'&#201;tat a scind&#233; en deux la protection de l'enfance. Ce qui rel&#232;ve de la d&#233;linquance est rest&#233; dans le giron du pouvoir central, alors que ce qui concerne l'enfance en danger est devenu comp&#233;tence des Communaut&#233;s. Pour ce qui concerne la Wallonie, c'est en 1991 qu'un texte fondateur va restructurer tout le dispositif. Les intervenants socio-&#233;ducatifs sont identifi&#233;s &#224; partir de trois lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re ligne correspond au domaine de l'action sociale g&#233;n&#233;rale. C'est celle qui s'adresse &#224; tout un chacun lors de difficult&#233;s ponctuelles : demande d'aide financi&#232;re, recherche de logement, d&#233;marche d'insertion, difficult&#233;s de sant&#233;&#8230; Toute une s&#233;rie d'institutions r&#233;pondent &#224; ces probl&#232;mes qui correspondent dans notre pays aux assistants sociaux de secteur, de la CRAM, de l'&#201;ducation nationale ou du service social du travail, aux CCAS des mairies, &#224; la PMI, aux CMP etc. Ici, il s'agit des centres publics d'aide sociale, des centres de sant&#233; mentale, des centres m&#233;dico-sociaux, des maisons de jeunes&#8230; c'est bien vers eux que sont d'abord orient&#233;es les familles qui rencontrent des difficult&#233;s avec leur enfant. Ce n'est qu'&#224; partir du moment o&#249; les ressources de cette &#171; premi&#232;re ligne &#187; ont &#233;t&#233; &#233;puis&#233;es que va intervenir la &#171; seconde ligne &#187; : c'est le service d'aide aux jeunes (SAJ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette institution re&#231;oit les usagers qui se d&#233;placent spontan&#233;ment ou qui lui sont adress&#233;s par les partenaires. La premi&#232;re d&#233;marche du d&#233;l&#233;gu&#233; (d&#233;nomination donn&#233;e &#224; l'assistant social travaillant dans ce service) consiste &#224; v&#233;rifier si la demande pr&#233;sent&#233;e ne peut &#234;tre trait&#233;e par les structures de premi&#232;re ligne. Si c'est le cas, il oriente l'usager vers ces derni&#232;res, gardant le contact durant deux semaines pour v&#233;rifier si la d&#233;marche a pu aboutir &#224; une prise en charge effective. S'il appara&#238;t que la probl&#233;matique rel&#232;ve bien de sa comp&#233;tence, il s'engage avec l'usager dans une proc&#233;dure d'&#233;valuation qui doit permettre d'aboutir &#224; un plan d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet est formalis&#233; par la signature d'un accord, en pr&#233;sence des parents et de l'enfant (qui doit obligatoirement s'engager en signant lui aussi d&#232;s qu'il a 14 ans) et du conseiller qui engage la responsabilit&#233;, y compris financi&#232;re, de la Communaut&#233; (ce pourrait &#234;tre chez nous l'inspecteur &#224; l'enfance ou l'attach&#233; de l'ASE). Toute l'action du SAJ est bas&#233;e sur la n&#233;gociation et la recherche d'un accord. Il n'y a aucune place ici pour la dimension autoritaire. On est dans l'aide non contrainte. Malgr&#233; toute leur bonne volont&#233; et leurs efforts m&#233;ritants, les Belges n'ont pas r&#233;ussi &#224; rendre toutes leurs familles maltraitantes ou en grande difficult&#233; volontaires et adh&#233;rentes au projet con&#231;u avec elles. Il arrive que certaines continuent &#224; mettre en danger leur enfant, que ce soit par d&#233;ni ou par perversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors qu'intervient la troisi&#232;me ligne : la judiciarisation. Le conseiller transmet un signalement au parquet. Celui-ci, v&#233;ritable plaque tournante de la protection de l'enfance, v&#233;rifie que la r&#232;gle juridique est bien respect&#233;e. Il faut, en effet que trois conditions cumulatives soient pr&#233;sentes : 1) qu'il y ait une menace r&#233;elle 2) que l'aide propos&#233;e ait &#233;t&#233; refus&#233;e 3) que la n&#233;cessit&#233; d'une contrainte ait pu &#234;tre &#233;tablie. Il transmet alors au juge de la jeunesse qui convoque la famille et l'enfant. Lui aussi s'emploie &#224; v&#233;rifier la validit&#233; de sa saisine. Les d&#233;cisions qu'il peut prendre sont extr&#234;mement limit&#233;es : n'adopter aucune mesure, ordonner un suivi en milieu ouvert ou une s&#233;paration. Mais il ne lui appartient pas d'avoir &#224; en &#233;laborer les modalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marche est du ressort du service de protection judiciaire. Le directeur de cette instance re&#231;oit la famille, relisant avec elle les attendus du jugement et tente de trouver un accord sur la fa&#231;on dont la mesure sera effectu&#233;e. La famille aura toujours la possibilit&#233; de saisir le juge de la jeunesse pour d&#233;partager un &#233;ventuel d&#233;saccord sur le projet envisag&#233;. Il est important de remarquer qu'&#224; tous les niveaux de la proc&#233;dure, la famille peut &#234;tre renvoy&#233;e vers le SAJ, s'il appara&#238;t que sa capacit&#233; de collaboration s'est nettement amend&#233;e. Le principe qui est appliqu&#233; ici est celui de la subsidiarit&#233; : c'est toujours le niveau le plus &#233;loign&#233; du traitement judiciaire qui est favoris&#233;, quand cela est possible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Grandeur et d&#233;cadence du mod&#232;le belge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On ne peut qu'&#234;tre frapp&#233; par ce fantastique recul du pouvoir judiciaire. Il faut noter que cela ne concerne pas que la protection de l'enfance. Des d&#233;lits comme la violence conjugale, la toxicomanie, les coups et blessure entre automobilistes sont trait&#233;s d'abord par la m&#233;diation, l'aide psychosociale, la r&#233;paration. Pour autant, d'aucuns ont pu commenter ces r&#233;formes comme une revanche du monde du social sur le monde des juges. Les magistrats n'ont pas tous approuv&#233; cette marginalisation, m&#234;me si dix ans apr&#232;s, ils sont bien peu &#224; revendiquer un retour en arri&#232;re. Car, avec le recul, les modifications intervenues n'ont pas eu les cons&#233;quences n&#233;gatives suppos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au contraire, de multiples effets positifs peuvent &#234;tre not&#233;s : responsabilisation des acteurs de premi&#232;res lignes, proc&#233;dures favorisant la progressivit&#233; des r&#233;ponses ou encore confiance accord&#233;e aux acteurs que ce soit la famille ou les professionnels quant &#224; leur capacit&#233; &#224; trouver des solutions n&#233;goci&#233;es. Placer les familles au c&#339;ur de l'action &#233;ducative exerc&#233;e en direction de leurs enfants et lutter contre les s&#233;parations trop syst&#233;matiques sont des intentions qui peuvent appara&#238;tre louables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut toutefois s'interroger sur la place de l'enfant. &#192; force de toujours vouloir tout n&#233;gocier avec ses parents, ne risque-t-il pas de dispara&#238;tre derri&#232;re la recherche de consensus, de collaboration et de m&#233;diation &#224; tous crins ? La protection qui lui est due peut tarder, son retour en famille peut &#234;tre pr&#233;cipit&#233; au nom d'une sacro-sainte coop&#233;ration &#224; rechercher &#224; tout prix. Effet pervers de la d&#233;sinstitutionnalisation, la diminution drastique des lits d'accueil a provoqu&#233; les plus grandes difficult&#233;s chez les intervenants dans leur recherche de lieux d'h&#233;bergement et plus encore, de places d'accueil d'urgence. Cette carence a oblig&#233; l'h&#244;pital &#224; suppl&#233;er le vide ainsi cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres institutions sollicit&#233;es et mises en difficult&#233;, car non outill&#233;es pour accueillir des jeunes en grande souffrance, les internats scolaires. S'il est vrai que les places d'internat peuvent se remplir au fur et &#224; mesure qu'elles sont cr&#233;&#233;es, leur absence aboutit &#224; un d&#233;bordement vers des lieux inaptes &#224; recevoir un public qu'on ne sait plus comment prendre en charge. Autre effet pervers du syst&#232;me belge, le morcellement du suivi des familles. Le SPJ n'intervient qu'&#224; partir du mandat qui lui est accord&#233;. Ainsi, cette action engag&#233;e &#224; la suite d'une suspicion d'agression sexuelle d'un p&#232;re sur sa fille. &#192; la suite d'un classement sans suite du dossier p&#233;nal, le SPJ s'est retir&#233; et ce, malgr&#233; les nombreuses observations de dysfonctionnements qu'il avait pu faire mais pour lesquelles il n'avait pas &#233;t&#233; mandat&#233;. Il revenait au parquet de d&#233;cider de la suite : orientation vers le SAJ ou saisine &#224; nouveau du juge de la jeunesse. Les intervenants semblent s'inspirer parfois des th&#233;rapies br&#232;ves qui privil&#233;gient une action centr&#233;e sur l'am&#233;lioration du sympt&#244;me initial. Mais est-ce l&#224; finalement plus nuisible que certains suivis sociaux en France qui semblent parfois s'inscrire dans la logique de &#171; l'analyse sans fin &#187; &#233;voqu&#233;e par Freud en 1937 &#224; propos de ces cures psychanalytiques qui durent dix ou quinze ans (voire plus) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Belgique nous montre comment un pays finalement assez proche culturellement du n&#244;tre a pu &#233;voluer, selon des modalit&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes. Le mod&#232;le &#233;labor&#233; au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es est pour le moins surprenant pour le t&#233;moin fran&#231;ais. Il pr&#233;sente autant d'atouts que d'interrogations. Si la Belgique se heurte au m&#234;me manque grandissant de moyens que beaucoup d'autres pays, elle a d&#233;montr&#233; que l'option de l'aide sans contrainte portait ses fruits. C'est un mod&#232;le largement impr&#233;gn&#233; par la culture de ce pays, et qu'on ne peut envisager bien entendu de transf&#233;rer tel quel. Pour autant, il peut tout &#224; fait nous servir de source d'inspiration dans certaines de ses applications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la protection de l'enfance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maltraitance : la Belgique a choisi une double r&#233;ponse</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>776</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ne pas limiter le traitement des situations de maltraitance &#224; la seule r&#233;ponse judiciaire. Cette gestion des mises en danger des mineurs peut surprendre le visiteur fran&#231;ais habitu&#233; &#224; d'autres certitudes. Attraits et limites du mod&#232;le belge. &lt;br class='autobr' /&gt;
La recherche de l'adh&#233;sion de la famille traverse, comme nous venons de le voir, tout le dispositif belge de protection de l'enfance. Cela est vrai y compris dans les situations d'urgence o&#249; le juge de la jeunesse peut prendre une mesure de protection. Mais (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ne pas limiter le traitement des situations de maltraitance &#224; la seule r&#233;ponse judiciaire. Cette gestion des mises en danger des mineurs peut surprendre le visiteur fran&#231;ais habitu&#233; &#224; d'autres certitudes. Attraits et limites du mod&#232;le belge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La recherche de l'adh&#233;sion de la famille traverse, comme nous venons de le voir, tout le dispositif belge de protection de l'enfance. Cela est vrai y compris dans les situations d'urgence o&#249; le juge de la jeunesse peut prendre une mesure de protection. Mais celle-ci est limit&#233;e &#224; 14 jours, renouvelable sur 30 jours. Pendant cette p&#233;riode, comme on pouvait s'y attendre, c'est &#171; naturellement &#187; le conseiller du SAJ qui est comp&#233;tent pour trouver des solutions n&#233;goci&#233;es avec la famille. Ce n'est qu'en cas d'&#233;chec de ses tentatives que le directeur du SPJ sera mandat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me logique est &#224; l'&#339;uvre &#224; propos de la maltraitance. Ce qui peut nous &#233;tonner, nous autres Fran&#231;ais qui sommes partisans d'une gestion judiciaire, sans exception aucune, de ces affaires. En Belgique, on cherche d'abord &#224; v&#233;rifier si l'action psychosociale n'est pas plus efficace que l'action judiciaire. Des structures ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es &#224; cet effet : ce sont les &#233;quipes SOS-enfants maltrait&#233;s qui proposent un plateau pluridisciplinaire compos&#233; de psychiatres, de psychologues, d'&#233;ducateurs, d'assistants sociaux, de juristes&#8230; charg&#233;s d'&#233;valuer les signalements d'enfants victimes de mauvais traitements. Cette structure est sollicit&#233;e par tous les partenaires qui ont re&#231;u une r&#233;v&#233;lation. Mais c'est aussi le parquet qui lui adresse les situations de famille &#224; propos desquelles il a &#233;t&#233; saisi. Ce qu'attend le procureur, c'est bien un avis sur l'opportunit&#233; d'une judiciarisation ou sur les possibilit&#233;s existantes d'entrer dans une logique non contraignante. Et, en g&#233;n&#233;ral, il suit ce conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels belges ne sont donc pas menac&#233;s de voir leur responsabilit&#233; p&#233;nale engag&#233;e s'ils ne transmettent pas imm&#233;diatement au parquet leurs moindres suspicions, comme cela a &#233;t&#233; le cas en France dans les affaires d'Auch et du Mans (incarc&#233;ration d'intervenants qui n'avaient pas signal&#233; dans les temps). M&#234;me si le nouveau code p&#233;nal de 1994 a clarifi&#233; les obligations li&#233;es au secret professionnel pour celles et ceux qui y sont soumis, faisant de la transmission une possibilit&#233; et non une obligation, cela n'a pas emp&#234;ch&#233; un certain nombre de &#171; signalements-parapluie &#187; cherchant surtout &#224; prot&#233;ger les intervenants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, cette pression ne permet pas dans notre pays d'am&#233;liorer forc&#233;ment le traitement judiciaire, puisqu'il n'est pas rare que la justice mette des semaines, voire parfois des mois &#224; donner suite et que dans 80 % des cas venant &#224; sa connaissance, il y a classement sans suite ou relaxe. Le dogme tr&#232;s hexagonal qui veut que la restauration de la victime passe obligatoirement par le jugement de son agresseur n'est pas partag&#233; en Belgique. Et pour cause, ce n'est l&#224; qu'une hypoth&#232;se qui est devenue, sous l'influence de certains psys, un credo id&#233;ologique. On peut bien d'ailleurs se demander, si cela &#233;tait vrai, ce que deviendrait les 80 % d'enfants qui ne sont jamais reconnus judiciairement, et qui se trouveraient d&#232;s lors condamn&#233;s &#224; ne jamais pouvoir se r&#233;parer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me fran&#231;ais semble avoir trouv&#233; ses limites dans &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/spip.php?page=recherche&amp;recherche=Outreau&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le proc&#232;s d'Outreau&lt;/a&gt; (qui a d&#233;montr&#233; combien la judiciarisation aveugle pouvait commettre de d&#233;g&#226;ts) et d'&lt;a href='https://www.lien-social.com/Proces-d-Angers-une-institution-derriere-ses-salaries' class='spip_in'&gt;Angers&lt;/a&gt; (qui a &#233;tabli que cette m&#234;me judiciarisation ne pouvait constituer une protection vraiment efficace, n'intervenant que dans l'apr&#232;s-coup). Le mode d'action belge pr&#233;serve la capacit&#233; de r&#233;flexion des professionnels, &#233;vite la pr&#233;cipitation qui court-circuite l'&#233;valuation de la meilleure solution &#224; adopter, et permet de mesurer avant d'agir les effets &#224; court et &#224; long terme de chaque option possible. La Belgique fait obligation &#224; tous ses citoyens d'apporter aide et protection &#224; tout mineur victime de maltraitance et facilite la transmission des informations &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la lev&#233;e du secret professionnel n'est autoris&#233;e qu'&#224; condition que celui qui y est contraint ait pu examiner lui-m&#234;me la victime ou recevoir ses confidences, qu'il existe pour elle un danger grave et imminent mena&#231;ant son int&#233;grit&#233; physique ou mentale et qu'il ne soit pas en mesure d'assumer sa protection (les trois conditions doivent &#234;tre toutes r&#233;unies). Cela ne veut pas dire que la judiciarisation ne se fasse jamais ou rarement : elle intervient dans trois cas sur quatre. Mais quand elle a lieu, c'est parce qu'elle a un sens et qu'elle correspond &#224; ce qui a &#233;t&#233; &#233;valu&#233; comme &#233;tant l'option la plus ad&#233;quate dans une situation donn&#233;e. Pour autant, ce mod&#232;le pr&#233;sente une d&#233;rive inverse &#224; celle &#233;voqu&#233;e pour la proc&#233;dure fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la judiciarisation se heurte aux principes m&#234;me de la justice : religion de la preuve et pr&#233;somption d'innocence. On ne peut demander aux policiers, aux gendarmes et aux juges d'accomplir un travail psychosocial. En Belgique, les &#233;quipes SOS-enfants maltrait&#233;s se trouvent parfois devant la difficult&#233; d'avoir &#224; faire un travail d'enqu&#234;teurs. &#201;valuer une situation de danger ne se limite pas &#224; entendre un enfant et un adulte, ce dernier pouvant &#234;tre parfois dans une grande perversit&#233;. Seule la m&#233;thodologie propre aux techniques polici&#232;res permet de mener &#224; bien une investigation efficace. &#192; la pr&#233;&#233;minence de la justice au d&#233;triment du psychosocial ici, r&#233;pond l'importance d&#233;mesur&#233;e donn&#233;e au psychosocial sur la justice, l&#224;. Mais, peut-&#234;tre que la Belgique, qui fut l'une des premi&#232;res nations &#224; se pr&#233;occuper de la maltraitance, a moins &#224; se faire pardonner que la France qui a &#233;t&#233; bien plus tardive &#224; le faire. Son choix, en 1989, de judiciariser &#224; outrance rel&#232;ve sans doute aussi d'une tentative de se donner bonne conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la protection de l'enfance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La m&#233;prise - L'affaire d'Outreau</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>776</dc:subject>

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&lt;p&gt;Avant de b&#233;n&#233;ficier d'une popularit&#233; dont elle se serait bien pass&#233;, Florence Aubenas avait couvert le proc&#232;s d'Outreau. Elle avait presque achev&#233; le livre que lui avaient inspir&#233; ces &#233;v&#233;nements, quand elle partit en Irak. Au retour de sa longue prise d'otage, elle retrouva sur son ordinateur le manuscrit d'un ouvrage qui n'avait pas perdu une once d'actualit&#233;. Comment un accus&#233; peut avouer ce qu'il n'a pas commis ou comment un magistrat peut acter des d&#233;clarations totalement farfelues des questions qui lui (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant de b&#233;n&#233;ficier d'une popularit&#233; dont elle se serait bien pass&#233;, Florence Aubenas avait couvert le proc&#232;s d'Outreau. Elle avait presque achev&#233; le livre que lui avaient inspir&#233; ces &#233;v&#233;nements, quand elle partit en Irak. Au retour de sa longue prise d'otage, elle retrouva sur son ordinateur le manuscrit d'un ouvrage qui n'avait pas perdu une once d'actualit&#233;. Comment un accus&#233; peut avouer ce qu'il n'a pas commis ou comment un magistrat peut acter des d&#233;clarations totalement farfelues des questions qui lui &#233;taient devenues terriblement famili&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un style enlev&#233; qui redonne vie aux acteurs de ce drame, elle nous livre les cl&#233;s de ce qui est consid&#233;r&#233; comme l'un des pires d&#233;sastres de la justice fran&#231;aise. Au d&#233;part, il y a une famille arr&#234;t&#233;e pour avoir agress&#233; sexuellement ses enfants. Le p&#232;re s'enfermera dans le mutisme jusqu'au proc&#232;s d'assise. La m&#232;re, elle, a toujours &#233;t&#233; prolixe dans le r&#233;cit de sa vie tumultueuse. Elle sait apitoyer son interlocuteur sur ce qu'elle a subi, n'h&#233;sitant pas &#224; montrer les cicatrices qui recouvrent son corps &#224; qui veut les voir. Sa mise en examen lui donnera un premier r&#244;le : &#171; Pour la premi&#232;re fois de ma vie, on me trouvait int&#233;ressante. J'avais de l'&#233;coute. &#187; Il y a aussi ces quatre enfants fracass&#233;s par les s&#233;vices subis. Tous ont &#233;t&#233; plac&#233;s avant qu'on d&#233;couvre ce qu'ils subissaient. Un droit de visite avait &#233;t&#233; accord&#233; : le mercredi d'abord, puis un week-end sur deux, puis tous les week-ends. Un projet de retour d&#233;finitif &#233;tait m&#234;me envisag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps, reclus dans l'injonction &#224; ne pas d&#233;voiler, ils se mettent &#224; accuser tout et n'importe qui : les voisins proches ou les inconnus crois&#233;s dans les magasins. Enfin, il y a un juge, frais &#233;moulu de l'&#233;cole de la magistrature o&#249; il a suivi des programmes sp&#233;cialis&#233;s sur l'enfance maltrait&#233;e. Il ne veut pas &#234;tre montr&#233; du doigt comme l'un de ces magistrats qui aurait enterr&#233; le martyre de petites victimes. Une proc&#233;dure judiciaire est ouverte le 5 d&#233;cembre 2000. Une premi&#232;re rafle intervient en mars 2001 : 60 voisins sont embarqu&#233;s. Une seconde aura lieu au mois de novembre suivant : l&#224; ce sont des notables qui sont arr&#234;t&#233;s. Mais l'enqu&#234;te pi&#233;tine. La proc&#233;dure ne tient que par les d&#233;clarations des quatre enfants. Plus les policiers fouillent, plus la confusion s'installe. Le huis clos des sept immeubles s'est transform&#233; en labyrinthe sans fin o&#249; l'enqu&#234;te s'&#233;puise. Un adulte est formellement reconnu par les enfants pour les avoir viol&#233;s &#224; de nombreuses reprises &#224; leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, handicap&#233;, il ne peut monter &#224; pied au cinqui&#232;me &#233;tage sans ascenseur, ni s'habiller, ni se d&#233;shabiller seul. Il est rel&#226;ch&#233;. Un voyage en Belgique dans une ferme o&#249; les enfants &#233;taient soumis aux pires s&#233;vices ? V&#233;rification faite, cette ferme n'a pu h&#233;berger de telles horreurs. Les enfants affirment qu'un b&#233;b&#233; a &#233;t&#233; enterr&#233; dans le jardin ouvrier en face de la tour o&#249; habite la famille ? On fouille, mais on ne trouve rien. Des dix-sept accus&#233;s emprisonn&#233;s pendant trois ans que durera l'instruction, quatre seront d&#233;clar&#233;s coupables, les autres auront &#233;t&#233; victimes d'une justice aveugle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2005, (255 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tous p&#233;dophiles ?</title>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>776</dc:subject>

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&lt;p&gt;Voil&#224; un petit ouvrage bien venu apr&#232;s l'&#233;pisode peu glorieux d'Outreau qui a montr&#233; une justice accusant sans preuves, incapable de faire la part du vrai et du faux et voyant des p&#233;dophiles partout. L'auteur revient bien s&#251;r sur le calvaire v&#233;cu par des hommes et des femmes qui ont essay&#233; trois ans durant de ne pas d&#233;sesp&#233;rer, ni devenir fou, malgr&#233; les immenses moments de doute et de d&#233;sillusions qu'ils ont travers&#233;s. Mais ce qui est int&#233;ressant dans son propos, c'est qu'il aborde bien plus largement les (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un petit ouvrage bien venu apr&#232;s l'&#233;pisode peu glorieux d'Outreau qui a montr&#233; une justice accusant sans preuves, incapable de faire la part du vrai et du faux et voyant des p&#233;dophiles partout. L'auteur revient bien s&#251;r sur le calvaire v&#233;cu par des hommes et des femmes qui ont essay&#233; trois ans durant de ne pas d&#233;sesp&#233;rer, ni devenir fou, malgr&#233; les immenses moments de doute et de d&#233;sillusions qu'ils ont travers&#233;s. Mais ce qui est int&#233;ressant dans son propos, c'est qu'il aborde bien plus largement les tenants et aboutissants de cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, en rappelant que pendant longtemps les agressions sexuelles dont &#233;taient victimes les enfants ont &#233;t&#233; largement d&#233;ni&#233;es. Pire, jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1980, la d&#233;fense des relations entre adultes et enfants trouvera une certaine complaisance dans la presse et aupr&#232;s de certains intellectuels de premier plan. Le concept m&#234;me de p&#233;dophilie n'a adopt&#233; une connotation n&#233;gative ou criminelle que tr&#232;s r&#233;cemment. Le moment charni&#232;re, c'est l'affaire Dutroux qui frappe l'opinion publique tant par l'horreur du fait divers que par l'inertie et l'incurie des institutions polici&#232;res et judiciaires belges. Lorsque la justice s'empare du dossier d'Outreau, il y a une nette volont&#233; de relever le d&#233;fi en ne tombant pas dans les m&#234;mes travers qu'en Belgique. Ce qui devait &#234;tre une lutte exemplaire est devenu un d&#233;sastre d&#233;montrant les failles d'un syst&#232;me tout entier et le poids d'une rumeur d&#233;vastatrice : &#171; L'&#233;motion a pris le dessus et brouill&#233; la logique de l'instruction jusqu'&#224; briser la vie de personnes innocentes &#187; (p.100).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'absence de statistiques officielles et de donn&#233;es globales laisse une grande incertitude quant &#224; la r&#233;alit&#233; de la p&#233;dophilie dans notre pays et donne donc libre cours &#224; tous les imaginaires et toutes les suspicions quant &#224; de folles croyances et des pouvoirs omnipotents. La fantasmagorie collective se pla&#238;t &#224; imaginer des r&#233;seaux mafieux et tentaculaires. Elle y est encourag&#233;e par l'action des associations de d&#233;fense de victimes qui manquent trop souvent de discernement. La d&#233;nonciation des agressions sexuelles, si elle est utile et n&#233;cessaire, en est venue &#224; prendre le pas sur toutes les autres formes de maltraitance qui, du coup, s'en trouvent presque banalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accusation de p&#233;dophilie est devenue l'arme absolue permettant de r&#233;gler des comptes et de nourrir des vengeances. Elle est notamment utilis&#233;e dans les conflits de couple. L'auteur en appelle intelligemment &#224; trouver un point d'&#233;quilibre : oui, les enfants peuvent manipuler et mentir comme ils peuvent &#234;tre victimes d'actes destructeurs. Mais l'agression sexuelle n'est pas le seul acte qui peut les d&#233;truire : les mauvais traitements, la carence affective, le d&#233;laissement peuvent tout autant menacer leur &#233;quilibre. Ce livre est utile parce qu'il s'engage contre la dictature de l'&#233;motion et la psychose ambiante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Martini&#232;re, 2005 (144 p. ; 10 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prisons : la situation se d&#233;grade, encore et toujours !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prisons-la-situation-se-degrade-encore-et-toujours</link>
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		<dc:subject>776</dc:subject>

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&lt;p&gt;La violence s'accro&#238;t dans les prisons fran&#231;aises, dont l'&#233;tat de d&#233;labrement est r&#233;guli&#232;rement constat&#233;, y compris par les parlementaires. Reflet de notre soci&#233;t&#233;, elle est consid&#233;r&#233;e pour le moins comme d&#233;shumanisante, et si peu r&#233;ins&#233;rante. Un r&#233;seau vient d'organiser une large sensibilisation sur ces questions &lt;br class='autobr' /&gt;
P&#233;nurie de travailleurs sociaux, violences et taux de suicide croissants, agressions, incidents collectifs et proc&#233;dures disciplinaires en augmentation, surpopulation (environ 60 000 personnes, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La violence s'accro&#238;t dans les prisons fran&#231;aises, dont l'&#233;tat de d&#233;labrement est r&#233;guli&#232;rement constat&#233;, y compris par les parlementaires. Reflet de notre soci&#233;t&#233;, elle est consid&#233;r&#233;e pour le moins comme d&#233;shumanisante, et si peu r&#233;ins&#233;rante. Un r&#233;seau vient d'organiser une large sensibilisation sur ces questions&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;P&#233;nurie de travailleurs sociaux, violences et taux de suicide croissants, agressions, incidents collectifs et proc&#233;dures disciplinaires en augmentation, surpopulation (environ 60 000 personnes, malgr&#233; l'ouverture r&#233;cente de cinq &#233;tablissements), offre de travail et taux de formation au plus bas, manque d'hygi&#232;ne, soins m&#233;dicaux insuffisants voire inexistants&#8230; La situation des prisons semble clairement dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin octobre, le rapport de l'Observatoire international des prisons (OIP) a encore mis en lumi&#232;re l'&#233;tat de d&#233;gradation des 185 prisons fran&#231;aises. Il y a quelques jours, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Alvaro Gil-Robl&#232;s, dressait un bilan particuli&#232;rement s&#233;v&#232;re des prisons fran&#231;aises, &#224; l'issue d'une mission de seize jours en France (se d&#233;clarant d'ailleurs &#171; impressionn&#233; &#187; par le travail des &#233;ducateurs avec les mineurs d&#233;linquants). Enfin, une recherche subventionn&#233;e vient de mettre en &#233;vidence que 85 % des surveillants et des d&#233;tenus consid&#232;rent la prison comme un lieu violent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000 &#8212; cinq ans d&#233;j&#224; &#8212;, certains d&#233;put&#233;s et s&#233;nateurs &#233;taient all&#233;s voir les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires : &#171; situation indigne &#187;, s'&#233;taient &#233;mus les premiers ; &#171; humiliation pour la R&#233;publique &#187;, avaient s&#233;v&#232;rement appr&#233;ci&#233; les seconds. Quatre ans plus tard, quatre-vingt d'entre eux &#233;taient revenus dans 45 prisons et avaient constat&#233;&#8230; la d&#233;t&#233;rioration de la situation qui les avait d&#233;j&#224; indign&#233;s. Et quid depuis ? Les pouvoirs publics prennent-ils vraiment la mesure de la situation ? En tout d&#233;but d'ann&#233;e, la Chancellerie a rejet&#233; les propositions de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (Cncdh) sur l'am&#233;lioration des droits des d&#233;tenus, qui pr&#233;conisaient un &#171; statut &#187; incluant droit au travail, &#224; l'intimit&#233;, d'association&#8230; Dans la foul&#233;e, le minist&#232;re avait refus&#233; l'id&#233;e d'une loi p&#233;nitentiaire, la cr&#233;ation d'un contr&#244;le ind&#233;pendant des &#233;tablissements, la suppression des quartiers disciplinaires et des fouilles g&#233;n&#233;rales d'&#233;tablissements&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;ponses s&#233;curitaires s'ajoutent aux r&#233;ponses s&#233;curitaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les observateurs constatent que les r&#233;ponses s&#233;curitaires s'ajoutent aux r&#233;ponses s&#233;curitaires. Des voix peu contest&#233;es comme celles de Martin Hirsch, pr&#233;sident d'Emma&#252;s, ou de l'Abb&#233; Pierre estiment que l'exclusion carc&#233;rale continue aujourd'hui d'&#234;tre aliment&#233;e par l'&#233;troite relation pauvret&#233;/prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La prison, &#231;a n'arrive pas qu'aux autres ! &#187; Partant de l'id&#233;e que chacun peut conna&#238;tre un jour la prison du fait de l'incarc&#233;ration d'un proche ou de sa propre incarc&#233;ration, les neuf associations du Groupe national de concertation prison (GNCP)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='GNCP &#8211; Contact : F&#233;d&#233;ration des associations r&#233;flexion action prison et justice (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont donn&#233; un coup de projecteur, du 21 au 27 novembre, sur la situation carc&#233;rale en France, en organisant leurs douzi&#232;mes journ&#233;es nationales sur le sujet. Touchant au total quelques milliers de gens, une bonne cinquantaine d'initiatives locales ont d&#233;clin&#233; leurs animations : rencontres avec des personnels p&#233;nitentiaires et des magistrats, expositions d'&#339;uvres, photos ou textes de d&#233;tenus, go&#251;ters philo et conf&#233;rences d&#233;bats, projections diverses, actions de communication aupr&#232;s des m&#233;dias, mat&#233;rialisation d'une cellule de 9 m2, lectures de lettres, interventions en &#233;tablissements scolaires, journ&#233;es portes ouvertes dans les associations de r&#233;insertion&#8230; Un questionnaire a &#233;t&#233; largement distribu&#233;, avec une vingtaine de questions (accompagn&#233;es de leurs r&#233;ponses) basiques : &#171; Peut-on &#234;tre incarc&#233;r&#233; avant d'&#234;tre jug&#233; ? (oui) &#192; partir de quel &#226;ge peut-on &#234;tre incarc&#233;r&#233; pour crime en France ? (13 ans) &#192; votre avis, combien y a-t-il de conseillers d'insertion et de probation (travailleurs sociaux) pour 100 d&#233;tenus ? (1 pour 100, &#224; mettre en perspective avec 40 surveillants pour le m&#234;me chiffre) &#187;. Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Favoriser la r&#233;insertion, c'est lutter contre la r&#233;cidive &#187;, a encore rappel&#233; le GNCP, soulignant que contrairement &#224; une id&#233;e r&#233;pandue, l'am&#233;nagement de peine ne n&#233;glige pas les victimes, celles-ci &#233;tant repr&#233;sent&#233;es depuis cinq ans dans les juridictions qui en d&#233;cident.&lt;br class='manualbr' /&gt;De fait, les &#233;v&#233;nements de cette semaine de sensibilisation auront, une fois encore, rappel&#233; la d&#233;tresse psychique des prisons, la peine &#171; sociale &#187; poursuivant celle effectu&#233;e derri&#232;re les barreaux, et le d&#233;sarroi des personnels p&#233;nitentiaires&#8230; Et pourtant&#8230; &#171; Nous sommes dans un contexte de m&#233;fiance vis-&#224;-vis du travail social, consid&#233;r&#233; comme insuffisamment efficient &#187;, se sont alarm&#233;s les membres du GNCP, qui restent &#171; vigilants &#187; dans leurs relations avec le minist&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;GNCP &#8211; Contact : F&#233;d&#233;ration des associations r&#233;flexion action prison et justice (Farapej). T&#233;l. 01 55 25 23 75 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:farapej@farapej.fr&#034; class='spip_mail'&gt;farapej@farapej.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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