<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=384&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le massage redonne confiance aux corps tortur&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-massage-redonne-confiance-aux-corps-tortures</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-massage-redonne-confiance-aux-corps-tortures</guid>
		<dc:date>2005-11-24T16:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Kin&#233;sith&#233;rapeute au centre Primo L&#233;vi, Claude Bietry pratique la m&#233;thode M&#233;zi&#232;res. En consid&#233;rant la personne dans sa globalit&#233;, cette m&#233;thode permet bien souvent de d&#233;nouer des blocages &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une &#233;quipe essentiellement constitu&#233;e de psychologues et de psychanalystes, quels sont la place et le r&#244;le d'une kin&#233;sith&#233;rapeute ? Les patients me sont adress&#233;s le plus souvent par l'un des m&#233;decins du centre Primo Levi, parfois par l'un des psychologues ou m&#234;me par l'assistante sociale. En g&#233;n&#233;ral, la demande m'est (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Kin&#233;sith&#233;rapeute au centre Primo L&#233;vi, Claude Bietry pratique la m&#233;thode M&#233;zi&#232;res. En consid&#233;rant la personne dans sa globalit&#233;, cette m&#233;thode permet bien souvent de d&#233;nouer des blocages&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans une &#233;quipe essentiellement constitu&#233;e de psychologues et de psychanalystes, quels sont la place et le r&#244;le d'une kin&#233;sith&#233;rapeute ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patients me sont adress&#233;s le plus souvent par l'un des m&#233;decins du centre Primo Levi, parfois par l'un des psychologues ou m&#234;me par l'assistante sociale. En g&#233;n&#233;ral, la demande m'est pr&#233;sent&#233;e en r&#233;union de synth&#232;se, un certain temps apr&#232;s le d&#233;but de la prise en charge. En effet, les gens commencent par parler de leurs insomnies, de leurs cauchemars, de leurs maux de t&#234;tes, de leurs angoisses. Les douleurs et les raideurs dues &#224; la torture &#171; remontent &#187; plus tard, quand les premiers sympt&#244;mes &#233;voqu&#233;s commencent &#224; s'apaiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail consiste &#224; aider les personnes sous l'emprise de la douleur &#224; l'approcher, l'apprivoiser, pour qu'elles aient moins mal. Les r&#233;tractions, les raideurs du corps entravent les fonctions essentielles des syst&#232;mes nerveux, respiratoire, sensoriel&#8230; Il faut travailler avec les r&#233;sistances du corps pour d&#233;nouer les blocages. Massage, drainage&#8230; peu &#224; peu on reconstruit le sch&#233;ma corporel et on permet de renouer avec les zones du corps qui ont &#233;t&#233; occult&#233;es, comme mises &#224; l'&#233;cart. Dans ces zones du corps sont inscrits le souvenir et la douleur. Elles rappellent les violences. Au fur et &#224; mesure de mes interventions aupr&#232;s du patient, je transmets mes remarques aux coll&#232;gues. Les &#233;changes entre th&#233;rapeutes permettent un accompagnement global.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les personnes qui b&#233;n&#233;ficient de vos soins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous recevons, selon les &#233;v&#233;nements politiques, des personnes issues des diff&#233;rentes r&#233;gions du monde : Kurdes de Turquie, Tch&#233;tch&#232;nes, Alg&#233;riens&#8230; Depuis quelques ann&#233;es le centre Primo Levi accueille de plus en plus de personnes originaires d'Afrique subsaharienne et elles sont &#233;galement majoritaires parmi les patients dont je m'occupe. Pour ma part, je re&#231;ois seulement des adultes, le plus souvent des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les plaintes les plus fr&#233;quentes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens souffrent des membres qui ont &#233;t&#233; violent&#233;s : les bras, les &#233;paules, toute la colonne vert&#233;brale, le bassin&#8230; Certaines douleurs en masquent d'autres, refoul&#233;es. Par exemple, j'ai suivi longtemps une jeune femme du Congo Brazzaville. Elle se plaignait surtout de son bras alors qu'elle avait une sciatique av&#233;r&#233;e mais qui, pour elle, semblait secondaire. En collaboration avec le m&#233;decin, nous avons pris en consid&#233;ration cette plainte li&#233;e au bras jusqu'&#224; ce que, petit &#224; petit, elle surmonte l'intensit&#233; du traumatisme, ce que cette douleur au bras repr&#233;sentait. J'ai d&#251; chercher le geste le plus doux, proche du maternage, tant la douleur &#233;tait exacerb&#233;e. En parall&#232;le, je travaillais les autres parties de son corps pour les relier au bras. &#192; un certain moment, pour diff&#233;rentes raisons, elle a interrompu les s&#233;ances, alors que nous &#233;tions peut &#234;tre sur le point d'aborder la zone du bassin, l&#224; o&#249; la sciatique portait la trace des viols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous est-il n&#233;cessaire de pr&#233;senter les gestes que vous allez faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La torture a instaur&#233; chez ceux qui l'ont subie un r&#233;flexe de m&#233;fiance vis-&#224;-vis d'autrui. Il est bien s&#251;r n&#233;cessaire d'expliquer mes gestes sur leur corps avant de les toucher. Au fur et &#224; mesure, je commente mon travail pour que les personnes puissent aussi participer, ne pas rester passives comme si elles &#171; subissaient &#187; la s&#233;ance. Je leur propose une pause quand je sens une difficult&#233;. La parole reste un lien entre elles et moi et d'ailleurs, lorsque c'est n&#233;cessaire, je fais appel &#224; un interpr&#232;te. Ces personnes sont des victimes, pas des malades. Il s'agit de les aider &#224; retrouver leur dignit&#233;, &#224; se redresser. La particularit&#233; de la m&#233;thode M&#233;zi&#232;res que je pratique, est de consid&#233;rer la personne dans sa globalit&#233;. Son but est l'harmonie du corps, pour permettre de vivre en bonne intelligence avec lui. Cette approche prend en compte la douleur exprim&#233;e. Par un travail corporel, on cherche &#224; rassembler ce corps &#233;clat&#233; par la torture et qui a perdu ses rep&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En moyenne combien de temps dure votre prise en charge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre quelques jours et quelques ann&#233;es. Pour certains l'approche de la souffrance est trop difficile. Une dame tch&#233;tch&#232;ne a abandonn&#233; au bout d'un mois. Elle m'a dit qu'elle ne supportait pas d'aborder la douleur. Elle a par ailleurs arr&#234;t&#233; sa psychoth&#233;rapie. La plupart des patients sont suivis un peu plus d'un an. Certains reviennent, parfois longtemps apr&#232;s, pour une nouvelle &#233;tape dans ce cheminement, apr&#232;s une pause consacr&#233;e &#224; la recherche d'un travail, d'un logement&#8230;. Malheureusement, nous recevons de plus en plus de personnes &#224; qui l'asile a &#233;t&#233; refus&#233;. L'accompagnement de ces personnes sans statut ni perspectives d'avenir est tr&#232;s difficile. Aux souffrances de la torture et de l'exil s'ajoutent celles de la pr&#233;carit&#233; la plus totale, dans un pays o&#249; elles esp&#233;raient trouver refuge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'activit&#233; du centre Primo Levi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-activite-du-centre-Primo-Levi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-activite-du-centre-Primo-Levi</guid>
		<dc:date>2005-11-24T16:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 10 ans, des &#233;volutions se sont manifest&#233;es quant aux caract&#233;ristiques des patients pris en charge par le centre Primo Levi. Les nationalit&#233;s - 81 au total - ont &#233;volu&#233; de fa&#231;on significative, avec une baisse des Kurdes de Turquie &#8211; toujours majoritaires mais en r&#233;gression depuis 2002 &#8211; l'absence totale des Alg&#233;riens &#8211; pourtant nombreux en 1999/2000 &#8211; et la constante progression des Congolais qui constituent maintenant le groupe le plus important des nouveaux patients. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Tch&#233;tch&#232;nes ont pris le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 10 ans, des &#233;volutions se sont manifest&#233;es quant aux caract&#233;ristiques des patients pris en charge par le centre Primo Levi. Les nationalit&#233;s - 81 au total - ont &#233;volu&#233; de fa&#231;on significative, avec une baisse des Kurdes de Turquie &#8211; toujours majoritaires mais en r&#233;gression depuis 2002 &#8211; l'absence totale des Alg&#233;riens &#8211; pourtant nombreux en 1999/2000 &#8211; et la constante progression des Congolais qui constituent maintenant le groupe le plus important des nouveaux patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Tch&#233;tch&#232;nes ont pris le relais des Bosniaques et si les Tamouls du Sri Lanka, les Ha&#239;tiens ou les personnes originaires de l'Asie centrale sont moins nombreux &#224; solliciter le centre, ils souffrent comme les autres de la saturation de ses moyens. L'&#226;ge des patients n'a cess&#233; de baisser, les mineurs &#233;tant de plus en plus nombreux &#224; &#234;tre pris en charge, situation due en partie au fait qu'ils sont prioritaires. Cela explique qu'en 2004, pr&#232;s du tiers des nouveaux patients soit constitu&#233; de mineurs &#8211; essentiellement des Angolais, Rwandais et Tch&#233;tch&#232;nes &#8212; le taux des &#171; isol&#233;s &#187; d&#233;passant pour la premi&#232;re fois celui des &#171; accompagn&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement inqui&#233;tante, la mont&#233;e en puissance des patients demandeurs d'asile et d&#233;bout&#233;s, concomitante &#224; la diminution des patients statutaires. Cela explique en partie le nombre croissant de SDF, les places en CADA couvrant une toute petite partie des besoins et les solidarit&#233;s communautaires ne pouvant plus suffire. Cette population sans statut fixe, d&#233;pourvue d'h&#233;bergement stable, de plus en plus jeune et isol&#233;e, aurait besoin d'une prise en charge rapide et soutenue. Or le centre Primo Levi ne parvient plus &#224; r&#233;pondre &#224; la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, alors m&#234;me que sa capacit&#233; globale d'accueil a &#233;t&#233; r&#233;duite en 2004 &#8211; limitation des ressources financi&#232;res &#8211;, le nombre de consultations a augment&#233; de plus de 7 %, avoisinant les 4000. Cela a pu se faire gr&#226;ce &#224; une meilleure organisation et une sensibilisation des usagers aux effets de l'absent&#233;isme. Environ 60 % des patients b&#233;n&#233;ficient d'un suivi de plus d'un an (souvent de plusieurs ann&#233;es) et, pour ce faire, le centre emploie treize professionnels &#8211; deux m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes, cinq psychoth&#233;rapeutes, une assistante sociojuridique, un kin&#233;sith&#233;rapeute, un dentiste, deux juristes et une accueillante. Si besoin, il est fait appel &#224; des interpr&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le centre d&#233;veloppe des actions de formation et d'information, tant en France qu'&#224; l'&#233;tranger &#8211; Russie, Ha&#239;ti, Alg&#233;rie. Des s&#233;minaires sont propos&#233;s &#224; Paris et en province qui aident des associations ou organismes, comme France Terre d'Asile, le CAOMIDA, Amnesty, ACAT ou le HCR, &#224; mieux prendre en charge les populations auxquelles ils sont confront&#233;s. Fin 2004, un centre de formation a vu le jour et, cette m&#234;me ann&#233;e, l'association Primo Levi s'est vu attribuer le prix des droits de l'homme de la R&#233;publique fran&#231;aise, ce qui constitue une reconnaissance et un encouragement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tortur&#233;s, exil&#233;s, comment sont-ils accompagn&#233;s en France ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Tortures-exiles-comment-sont-ils-accompagnes-en-France</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Tortures-exiles-comment-sont-ils-accompagnes-en-France</guid>
		<dc:date>2005-11-24T16:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils ont connu ce que l'imagination ne peut se repr&#233;senter. Ils en gardent les traces physiques et psychiques et ne pourront jamais plus &#234;tre &#171; comme avant &#187;. Ils ont d&#251; fuir leur pays, laisser leurs familles et leurs morts. L&#224; o&#249; ils pensaient trouver la compassion et l'aide, ils ont trouv&#233; la m&#233;fiance ou la curiosit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Eux, hommes tortur&#233;s, femmes viol&#233;es qui ont connu la violence extr&#234;me, n'ont souvent personne &#224; qui parler de leur souffrance et souvent, d'ailleurs, ils ne le pourraient pas. Pourtant, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Immigration" rel="tag"&gt;Immigration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils ont connu ce que l'imagination ne peut se repr&#233;senter. Ils en gardent les traces physiques et psychiques et ne pourront jamais plus &#234;tre &#171; comme avant &#187;. Ils ont d&#251; fuir leur pays, laisser leurs familles et leurs morts. L&#224; o&#249; ils pensaient trouver la compassion et l'aide, ils ont trouv&#233; la m&#233;fiance ou la curiosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eux, hommes tortur&#233;s, femmes viol&#233;es qui ont connu la violence extr&#234;me, n'ont souvent personne &#224; qui parler de leur souffrance et souvent, d'ailleurs, ils ne le pourraient pas. Pourtant, quelques th&#233;rapeutes, au sein d'associations exemplaires, tentent de les aider &#224; r&#233;apprendre &#224; vivre. Le centre Primo Levi - qui a f&#234;t&#233; cette ann&#233;e son dixi&#232;me anniversaire et re&#231;u le prix des droits de l'homme de la R&#233;publique fran&#231;aise - est de ceux-l&#224;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 26 juin a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; par les Nations Unies Journ&#233;e internationale pour le soutien aux victimes de la torture et le moins que l'on puisse dire est que cette journ&#233;e n'est gu&#232;re m&#233;diatis&#233;e. Elle constitue toutefois une avanc&#233;e qui, apr&#232;s l'adoption de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&#233;gradants &#8212; adopt&#233;e en 1984 &#8211; devrait permettre de sensibiliser un peu plus l'opinion publique sur le v&#233;cu de millions de gens et d&#233;velopper les aides &#224; leur &#233;gard. On sait ce qu'il en est de la protection que la France offre &#8211; avec m&#233;fiance et parcimonie &#8212; &#224; ceux qui viennent la solliciter. On sait combien gouvernants - et souvent gouvern&#233;s - sont prompts &#224; d&#233;noncer ces clandestins qui menacent notre identit&#233; nationale et notre pouvoir d'achat&#8230; On ne veut gu&#232;re savoir, par contre, ce que la plupart d'entre eux ont endur&#233; dans leurs pays d'origine, livr&#233;s &#224; la loi du plus fort. Le voile pudiquement jet&#233; sur les exactions commises et &#8212; nommons les choses &#8212; sur les actes de torture, permet sans doute de ne pas embarrasser nos consciences, abandonnant &#224; quelques &#171; sp&#233;cialistes &#187; le soin de s'occuper de ces victimes si d&#233;rangeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il revient donc essentiellement aux associations de proposer des soins, tant physiques que psychologiques, susceptibles d'att&#233;nuer leurs souffrances. Le Com&#232;de, Primo Levi, Avre, Parcours d'exil&#8230; sont en premi&#232;re ligne, sollicit&#233;s bien au-del&#224; de leurs capacit&#233;s. S'ils offrent aux exil&#233;s un lieu th&#233;rapeutique, ils constituent aussi un observatoire privil&#233;gi&#233; sur les &#233;volutions et les effets de l'exil. Cette double vocation a &#233;t&#233; pr&#233;sente tout au long du colloque organis&#233; en juin par le centre Primo Levi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Primo Levi - 107, avenue Parmentier - 75011 Paris. T&#233;l. : 01 43 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui, sous le titre : Errances et solitudes, a c&#233;l&#233;br&#233; ses 10 ann&#233;es d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sibel Agrali, la directrice, rappela que, &#224; l'ouverture du centre, 40 % des personnes qui se pr&#233;sentaient en consultation poss&#233;daient le statut de r&#233;fugi&#233; ; elles ne sont plus que 7 % aujourd'hui. Or, le fait d'&#234;tre dans la situation pr&#233;caire de demande d'asile constitue un frein &#224; la d&#233;marche th&#233;rapeutique ; en effet, si &#234;tre re&#231;u au centre constitue symboliquement la reconnaissance de la situation de victime, seule la reconnaissance officialis&#233;e par le statut de r&#233;fugi&#233; permet de sortir de l'errance : &lt;i&gt;&#171; N'est ce pas une forme de violence, interroge-t-elle, que maintenir dans l'errance ceux qui n'ont eu d'autre choix que fuir ? &#187;&lt;/i&gt;. D'o&#249; la volont&#233;, pour les professionnels du centre, d'associer la d&#233;marche politique &#224; la d&#233;marche th&#233;rapeutique (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-activite-du-centre-Primo-Levi' class='spip_in'&gt;lire article&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La torture d&#233;sorganise l'individu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le corps est souvent le premier atteint, m&#234;me si les tortures mentales se r&#233;v&#232;lent les plus difficiles &#224; soigner. Le psychanalyste Sandor Ferenczi d&#233;crit comment peut se constituer le clivage : &#171; Au cours d'une torture psychique ou corporelle, on puise la force de supporter la souffrance dans l'espoir que t&#244;t ou tard cela va changer. On maintient donc l'unit&#233; de la personnalit&#233;. Mais si la quantit&#233; et la nature de la souffrance d&#233;passent la force d'int&#233;gration de la personne, alors on se rend, on cesse de supporter, cela ne vaut plus la peine de rassembler ces choses douloureuses en une unit&#233;, on se fragmente en morceaux. Je ne souffre plus, je cesse m&#234;me d'exister, tout au moins comme Moi global. Les fragments isol&#233;s peuvent souffrir, chacun pour soi &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='In Psychanalyse IV &#8211; Science de l'homme, &#233;d. Payot' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce corps bless&#233;, Claude Bietry, kin&#233;sith&#233;rapeute, le d&#233;crit en souffrance, repli&#233;, &#171; r&#233;duit &#187; et, pourtant, en &#233;tat de tension (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-massage-redonne-confiance-aux-corps-tortures' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche du th&#233;rapeute doit se faire tout en pr&#233;caution, une attitude, un geste pouvant r&#233;veiller l'atrocit&#233; d'un souvenir. La relaxation &#8212; voire la r&#233;gression &#8212; va permettre de &#171; rassembler ce corps d&#233;sert&#233;, redonner une respiration harmonieuse ; redonner confiance &#224; un corps qui ne sait plus faire le tri des messages ext&#233;rieurs. &#187; Pour certains, toutefois, &lt;i&gt;&#171; l'approche de certaines souffrances est trop difficile. Le corps fuit (&#8230;) Reprendre contact avec son corps, avec ses sensations, accepter de l&#226;cher certaines r&#233;sistances peut &#234;tre difficile. Les patients ne disent pas non, c'est leur corps qui dit d'arr&#234;ter &#187;&lt;/i&gt;. Mais, au-del&#224; de la souffrance qu'elle inflige, la torture a pour mission de d&#233;sorganiser l'individu, de lui faire perdre le sens de sa valeur, de le rendre prisonnier de lui-m&#234;me et &#233;galement suspect aux yeux de ses proches, voire objet de m&#233;pris ou de d&#233;go&#251;t. La d&#233;pression, l'anxi&#233;t&#233;, les cauchemars sont les manifestations le plus souvent rencontr&#233;es chez les victimes. La honte laiss&#233;e par les exactions commises &#224; leur encontre les emp&#234;che la plupart du temps de se confier &#224; leur entourage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'inactivit&#233; forc&#233;e dans laquelle les exil&#233;s se trouvent durant le temps de leur demande d'asile &#8211; et souvent au-del&#224; &#8212; et leurs conditions de vie pr&#233;caires les mettent dans une situation humiliante qui r&#233;active ce qu'ils ont connu. Fabrice Giraux, m&#233;decin &#224; Primo Levi sait ce que de telles conditions peuvent avoir comme effet destructeur : &lt;i&gt;&#171; Si l'on m'obligeait &#224; vivre durant un an ou deux, dans les conditions sociales d&#233;sastreuses que connaissent nos patients, je n'en reviendrais certainement pas : j'aurais &#233;t&#233; trop longtemps entretenu dans la d&#233;pression, dans l'incapacit&#233; d'exister socialement. C'est une revendication absolue de leur permettre d'avoir une existence sociale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut donc le th&#233;rapeute pour des personnes qui, dans leur pays, ont v&#233;cu l'impensable, ont &#233;t&#233; bless&#233;es dans leur chair et leur &#226;me, ont vu torturer &#8211; et parfois mourir &#8212; leurs proches, ou peut &#234;tre pire, ignorent ce qu'il est advenu d'eux ; des personnes qui ont d&#251; fuir, laisser leur famille dans la mis&#232;re et le danger et qui, arriv&#233;es dans le pays dont elles r&#233;clament la protection, doivent attendre des mois et des ann&#233;es, &#224; peine tol&#233;r&#233;es, objet de m&#233;fiance. &lt;i&gt;&#171; Bien souvent,&lt;/i&gt; constatent Pierre Duterte et Sokhna Fall, de l'association Parcours, &lt;i&gt;nos patients nous paraissent pris dans une nasse : &#224; cette peur d'&#233;prouver &#224; nouveau la terreur, la souffrance, le d&#233;go&#251;t&#8230; s'ajoute le doute sur leur cr&#233;dibilit&#233;. Ils se taisent de peur de ne pas &#234;tre crus ; pi&#233;g&#233;s qu'ils sont par la strat&#233;gie du bourreau dont &#8220;l'inimaginable&#8221; violence plus encore que les menaces, cadenasse les l&#232;vres de la victime sur ce qui est devenu &#8220;l'indicible&#8221; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce mutisme, &#224; ce &#171; quoi raconter&#8230; ? &#187;, les interlocuteurs mal avis&#233;s r&#233;pondent qu'il faut faire &#233;merger le r&#233;cit du traumatisme pour pouvoir soigner le traumatisme. Or, pour justifier sa demande de protection puis sa demande d'h&#233;bergement, sa demande d'aide financi&#232;re&#8230; l'exil&#233; doit raconter, raconter encore, mettre sur la table les faits susceptibles de convaincre ses interlocuteurs. Raconter cet indicible. Or, moins que les faits, c'est la fa&#231;on dont ils ont &#233;t&#233; v&#233;cus qui compte et les th&#233;rapeutes de Primo Levi le savent bien : &lt;i&gt;&#171; Ce qui est important&lt;/i&gt;, explique Diane Kolnikoff, psychologue psychanalyste,&lt;i&gt; c'est la fa&#231;on dont cela atteint la personne, ce qu'elle a ressenti dans ces moments-l&#224;, quels mots elle peut mettre sur ses sentiments et son v&#233;cu. &#187;&lt;/i&gt; Janine Dardare, assistante sociojuridique, sait combien il faut de pr&#233;caution pour toucher &#224; l'histoire, voire simplement &#224; l'&#233;tat civil. Les travailleurs sociaux sont trop souvent en demande de r&#233;cit, par int&#233;r&#234;t, compassion, mais aussi pour satisfaire une curiosit&#233; parfois suspecte. Il faut accepter de ne pas tout savoir, laisser la personne choisir ce qu'elle veut et ne veut pas dire, changer les mots quand ils sont trop douloureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'&#233;coutant, surtout s'il n'est pas th&#233;rapeute, doit lui aussi se prot&#233;ger d'un r&#233;cit qui risque de laisser des traces durables. Deux travailleurs sociaux suisses, Christian Deguilhen et Christine Jan di Ch&#234;ne Haddara, ont travaill&#233; sur ce sujet, s'interrogeant sur &lt;i&gt;&#171; les effets induits par ces &#233;v&#233;nements et leurs descriptions sur l'&#233;quilibre psychique, la pratique et la vie priv&#233;e du travailleur social : ne risque-t-il pas d'&#234;tre victime d'un &#233;tat de stress post-traumatique secondaire et comment peut-il &#233;vacuer la lourdeur de certains t&#233;moignages ? &#187;&lt;/i&gt;. Une de leurs r&#233;ponses est que l'institution doit apporter un appui &#224; son personnel confront&#233; &#224; cette &#233;coute et mettre en place des groupes de paroles, des formations sp&#233;cifiques, une supervision&#8230; Ce n'est, h&#233;las, pas souvent le cas et la plupart des intervenants sociaux travaillant aupr&#232;s des exil&#233;s sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, seuls avec ces histoires que l'on d&#233;pose sur leurs bureaux et que &lt;i&gt;&#171; nous emportons chez nous, (qui) s'impriment dans nos m&#233;moires, peuplent parfois nos r&#234;ves et s'immiscent dans nos conversations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de r&#232;gle au centre Primo Levi quant &#224; la &#171; bonne &#187; fa&#231;on de proc&#233;der : c'est aux soignants de s'adapter. La premi&#232;re consultation est d&#233;terminante car elle permet de comprendre quelle est la demande du patient. Si la souffrance est essentiellement psychique &#8211; d&#233;pression, anxi&#233;t&#233;, cauchemars &#8211; un suivi psychoth&#233;rapeutique se met en place, tr&#232;s r&#233;gulier, avec souvent un traitement m&#233;dicamenteux. Mais la souffrance physique peut prendre toute la place et masquer une d&#233;pression s&#233;v&#232;re. Asth&#233;nie, aboulie, insomnie, douleurs multiples n&#233;cessitent un traitement mais ne peuvent dispara&#238;tre sans que leur cause soit trait&#233;e. Apr&#232;s le traumatisme, les manifestations s'installent en sympt&#244;mes et chacun expose ses douleurs comme il le peut. Les douleurs du corps sont les plus &#171; faciles &#187; &#224; montrer, celles suppos&#233;es plus &#171; l&#233;gitimes &#187; ; ce sera au th&#233;rapeute d'instaurer avec le patient une relation suffisamment confiante pour que la souffrance enfouie parvienne &#224; s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il ne s'agit pas d'inscrire cette d&#233;marche dans une victimisation qui ligoterait la personne et lui interdirait d'aller mieux, au risque de ne plus exister : &lt;i&gt;&#171; C'est une position difficile&lt;/i&gt;, remarque Helena D'Elia, &#233;galement th&#233;rapeute &#224; Primo Levi, &lt;i&gt;car il ne s'agit pas de s'apitoyer et de laisser la victime &#224; cette place-l&#224;. Quand nous accueillons les personnes, dans le cadre du mandat de l'association, nous reconnaissons par l&#224; qu'elles sont victimes. Mais tout l'enjeu de notre prise en charge est de les faire sortir de l&#224;, de sorte que leur vie ne s'arr&#234;te pas &#224; cet &#233;tat de souffrance, qu'elles puissent trouver en elles les ressources pour aller de l'avant, se lib&#233;rer de l&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrible est la souffrance de celui qui a connu la torture et l'exil. &#192; l'horreur dont il a &#233;t&#233; victime, &#224; la peur d&#233;sormais inscrite dans sa chair et son &#226;me, &#224; la culpabilit&#233; d'&#234;tre vivant quand tant des siens sont morts, &#224; la honte d'avoir fui quand les autres sont rest&#233;s, se greffent la m&#233;fiance et souvent le rejet du pays dont il attendait la protection. Seul un soutien th&#233;rapeutique peut aider &#224; ce que son corps d&#233;poss&#233;d&#233; reprenne vie et &#224; ce que de victime il redevienne un humain. Un'uomo, aurait dit Primo Levi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.primolevi.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Association Primo Levi&lt;/a&gt; - 107, avenue Parmentier - 75011 Paris. T&#233;l. : 01 43 14 88 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;In Psychanalyse IV &#8211; Science de l'homme, &#233;d. Payot&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tortur&#233;s, exil&#233;s, comment sont-ils accompagn&#233;s en France ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Tortures-exiles-comment-sont-ils-accompagnes-en-France-9190</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Tortures-exiles-comment-sont-ils-accompagnes-en-France-9190</guid>
		<dc:date>2005-11-24T06:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton9190-dc4b2.png?1694426924' width='102' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2005_-_775_-_basse_def.pdf" length="16549244" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sales gosses. Tribulations d'un &#233;duc</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sales-gosses-Tribulations-d-un-educ</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Sales-gosses-Tribulations-d-un-educ</guid>
		<dc:date>2005-11-23T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le lecteur doit &#234;tre pr&#233;venu : il va hurler de rire ! Mais il va aussi fr&#233;mir d'horreur ! Lorsqu'un journaliste pr&#234;te sa plume et un dessinateur ses crayons pour donner corps aux souvenirs d'un &#233;ducateur, cela donne un r&#233;sultat d&#233;tonnant. Jef Curvale a commenc&#233; &#224; exercer son m&#233;tier, il y a de cela tr&#232;s longtemps : &#171; C'&#233;tait encore l'&#226;ge de pierre de la r&#233;&#233;ducation. Ces gosses qui faisaient peur, on pr&#233;f&#233;rait les boucler que les comprendre &#187; (p.61). Mais quand on les l&#226;chait, c'&#233;tait une quinzaine de d&#233;linquants (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Educateur" rel="tag"&gt;&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH132/arton938-0298e.jpg?1693465795' width='110' height='132' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lecteur doit &#234;tre pr&#233;venu : il va hurler de rire ! Mais il va aussi fr&#233;mir d'horreur ! Lorsqu'un journaliste pr&#234;te sa plume et un dessinateur ses crayons pour donner corps aux souvenirs d'un &#233;ducateur, cela donne un r&#233;sultat d&#233;tonnant. Jef Curvale a commenc&#233; &#224; exercer son m&#233;tier, il y a de cela tr&#232;s longtemps : &#171; C'&#233;tait encore l'&#226;ge de pierre de la r&#233;&#233;ducation. Ces gosses qui faisaient peur, on pr&#233;f&#233;rait les boucler que les comprendre &#187; (p.61). Mais quand on les l&#226;chait, c'&#233;tait une quinzaine de d&#233;linquants livr&#233;s pendant huit jours &#224; un jeune professionnel inexp&#233;riment&#233; et seul. Depuis cette &#233;poque h&#233;ro&#239;que, il a tout travers&#233;&#8230; et beaucoup crois&#233; de situations autant tragiques que cocasses : des gosses qui meurent pendu ou &#224; la suite d'une hydrocution, d'autres qui l'ont copieusement roul&#233; dans la farine, d'autres encore qui ont r&#233;ussi &#224; s'en sortir gr&#226;ce &#224; la confiance qu'il a pu tisser avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quarante tranches de vie qui pr&#233;sentent avec force et &#233;motion un m&#233;tier &#224; nul autre pareil qui ne peut parfois fonctionner qu'en prenant le contre-pied de toute orthodoxie. &#171; Le scientifique, face &#224; ses nombres, ses signes, parle un langage cod&#233;. La logique s'impose. Ces lois sont intangibles. L'&#233;ducateur n'a pas cette chance. Dans son univers, il n'y a pas une logique. Il y a des logiques. La sienne, celle du juge ou du policier. Celle du voleur ou du bagarreur &#187;. &#192; l'image de Val&#233;rie, 14 ans, errante et fugueuse, qui ne pourra &#234;tre apprivois&#233;e qu'apr&#232;s qu'on l'ait autoris&#233;e &#224; installer sa &#171; chambre &#187; dans la paille, aux c&#244;t&#233;s des chevaux : elle y obtiendra des r&#233;sultats scolaires honorables. Ou encore &#201;ric, petit revendeur de cannabis, r&#233;pondant par d&#233;fi &#224; sa juge qui l'interroge sur son projet professionnel, qu'il veut devenir &#171; dresseur de poissons rouges &#187;. Qu'&#224; cela ne tienne : tout sera mis en &#339;uvre pour lui permettre de satisfaire cette noble ambition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais remplir d'agr&#232;s, de poteaux et de trap&#232;zes un aquarium et tenter le dressage de ces fiers animaux en leur promettant daphn&#233;s, mouches et miettes de pain n'est gu&#232;re concluant. Jusqu'au jour o&#249; l'adolescent, doutant d&#233;finitivement de sa vocation, d&#233;cidera finalement de devenir palefrenier. &#192; compter de ce jour, &#171; il n'a plus jamais eu &#224; faire &#224; un tribunal. Ses barrettes, c'est d&#233;sormais en &#233;quitation qu'il les ramasse &#187; Tour &#224; tour dr&#244;les et dramatiques, valorisant pour l'&#233;ducateur et le pla&#231;ant en bien mauvaise posture, montrant la force de son action et en en pointant les limites, ces r&#233;cits constituent un condens&#233; d'une vie professionnelle qui vaut bien des trait&#233;s de psychop&#233;dagogie. &#192; lire pour se d&#233;tendre mais aussi pour r&#233;fl&#233;chir, pour se rassurer et pour donner un sens et un contenu &#224; un travail qu'on a toujours un peu de mal &#224; classifier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005, (198 p. ; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La parole &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-parole-educative</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-parole-educative</guid>
		<dc:date>2005-11-23T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'o&#249; vient mon sentiment que Joseph Rouzel constitue un paradoxe vivant ? Sans doute du fait que je le trouve profond&#233;ment ennuyeux quand il parle de psychanalyse et tout &#224; fait passionnant quand il aborde la clinique du travail social. Pourtant, l'un est directement li&#233; &#224; l'autre. Allez comprendre&#8230; il faudra vraiment que je pense un jour &#224; me payer une cure ! Je laisserai donc aux aficionados lacaniens le plaisir de se shooter &#224; &#171; l'assomption de la castration &#187; ou &#224; la &#171; logique du fantasme &#187; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychanalyse" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton939-2420e.jpg?1694426924' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'o&#249; vient mon sentiment que Joseph Rouzel constitue un paradoxe vivant ? Sans doute du fait que je le trouve profond&#233;ment ennuyeux quand il parle de psychanalyse et tout &#224; fait passionnant quand il aborde la clinique du travail social. Pourtant, l'un est directement li&#233; &#224; l'autre. Allez comprendre&#8230; il faudra vraiment que je pense un jour &#224; me payer une cure ! Je laisserai donc aux aficionados lacaniens le plaisir de se shooter &#224; &#171; l'assomption de la castration &#187; ou &#224; la &#171; logique du fantasme &#187; g&#233;nialement identifi&#233;e &#224; la formule : &#171; S (barr&#233;) poin&#231;on @ : $ &#9674; a &#187; (ce n'est pas un gag : on trouvera cette d&#233;monstration hilarante &#224; la page 145 !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me contenterai dans cette critique de souligner dans ce que d&#233;ploie cet auteur, ce qu'on ne trouve nulle part ailleurs et qui touche au plus profond de notre m&#233;tier. &#171; Il faut rabattre sur la jouissance pour vivre parmi les autres. Ce sacrifice est au fondement de toute &#233;ducation &#187; explique d'abord Joseph Rouzel (p.38). C'est effectivement ce lien, celui qui appara&#238;t impossible &#224; combler et &#224; satisfaire qui constitue la source d'o&#249; jaillit le lien social. C'est ce manque qui humanise et fait de nous des animaux sociaux. C'est &#224; partir de lui que chacun acqui&#232;rt sa position de sujet. La d&#233;marche professionnelle consiste justement non pas &#224; normaliser, mais &#224; faire &#233;merger cette place. Il s'agit de rencontrer l'autre et d'avancer c&#244;te &#224; c&#244;te, sans intention de le soigner, de l'&#233;duquer, de le th&#233;rapeutiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vider l'espace de la relation de nos espoirs et de nos projections, de nos volont&#233;s et de nos projets pour lui, c'est faire place nette de cette propension qui constitue la maladie infantile du travail social, &#224; savoir faire le bien d'autrui, c'est faire le m&#233;nage en soi pour mettre ses comp&#233;tences &#224; disposition de celui qui demande. Au point qu'il doit bien se garder de se prendre pour celui qui aurait justement ce qui manque &#224; l'autre, marque de sa pr&#233;tention &#224; la toute-puissance, alors que ce que ce dernier demande le plus souvent c'est qu'on lui pr&#234;te attention, qu'on lui sacrifie un moment de son temps, non pour suppl&#233;er &#224; sa volont&#233;, mais en le consid&#233;rant comme un sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la difficult&#233; ne r&#233;side pas seulement dans ce qu'on projette en l'autre. Elle est aussi dans ce que ce dernier vient mettre en nous. La question du transfert, cet accrochage affectif incontournable dont Freud affirmait qu'il est &#171; un ph&#233;nom&#232;ne universellement humain [&#8230;] qui domine de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale les relations d'un individu &#224; son entourage &#187; (cit&#233; p.133) travaille au corps tout professionnel de l'aide. Le travail social est un m&#233;tier &#224; risque : si l'on se laisse embarquer par ce que l'autre produit en nous, il n'y a plus gu&#232;re d'espace pour assurer la fonction attendue. &#171; Le transfert exige du travailleur social qu'il fasse le m&#233;nage r&#233;guli&#232;rement dans ce que produit en lui la relation avec l'usager, de bouleversements, d'affects, de sentiments, d'&#233;motions, de souvenirs refoul&#233;s qui remontent, d'empathie, de fantasmes, de volont&#233; de puissance sur l'autre, de vouloir le bien de l'autre &#187; (p.65).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d ; Dunod, 2005, (184 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fin de mandat pour la D&#233;fenseure des enfants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Fin-de-mandat-pour-la-Defenseure-des-enfants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Fin-de-mandat-pour-la-Defenseure-des-enfants</guid>
		<dc:date>2005-11-23T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre mai 2000 et juillet 2005, ils sont quelque 11 000 enfants &#224; avoir demand&#233; l'intervention de la D&#233;fenseure des enfants. En pr&#233;sentant son rapport 2005 (disponible sur le site), celle-ci a fait le bilan de six ann&#233;es de mandat : si de nombreuses propositions ont &#233;t&#233; &#233;mises (loin d'&#234;tre toutes concr&#233;tis&#233;es), il reste bien du chemin &#224; parcourir &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de son mandat, la D&#233;fenseure des enfants, Claire Brisset, s'est s'int&#233;ress&#233;e &#224; plusieurs probl&#233;matiques collectives : la protection de l'enfance a fait (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre mai 2000 et juillet 2005, ils sont quelque 11 000 enfants &#224; avoir demand&#233; l'intervention de la D&#233;fenseure des enfants. En pr&#233;sentant son &lt;a href=&#034;http://www.defenseurdesenfants.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;rapport 2005 (disponible sur le site)&lt;/a&gt;, celle-ci a fait le bilan de six ann&#233;es de mandat : si de nombreuses propositions ont &#233;t&#233; &#233;mises (loin d'&#234;tre toutes concr&#233;tis&#233;es), il reste bien du chemin &#224; parcourir&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de son mandat, la D&#233;fenseure des enfants, Claire Brisset, s'est s'int&#233;ress&#233;e &#224; plusieurs probl&#233;matiques collectives : la protection de l'enfance a fait l'objet de propositions (interlocuteur unique pour la famille en cas de placement ou statut juridique pour le secret partag&#233;, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rubrique Sant&#233;, elle avait d&#233;plor&#233; en 2001 les difficult&#233;s de la p&#233;dopsychiatrie. L'ann&#233;e suivante, elle avait &#233;t&#233; &#224; l'initiative de la p&#233;nalisation des clients de prostitu&#233;(e)s &#226;g&#233;(e)s de 15 &#224; 18 ans. De m&#234;me, elle a activement encourag&#233; les maisons de l'adolescence. Son id&#233;e de bilan de sant&#233; pour tous les coll&#233;giens de 5&#232;me devrait &#234;tre mis en &#339;uvre &#224; titre exp&#233;rimental dans certains d&#233;partements&#8230; Elle avait par ailleurs pr&#233;conis&#233; un plan de relance des internats scolaires et une r&#233;vision des programmes de formation des IUFM (cette derni&#232;re proposition n'a pas abouti) ; en 2003, elle avait clairement soulign&#233; l'absence de prise en charge adapt&#233;e pour trop d'enfants handicap&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les mineurs &#233;trangers, la D&#233;fenseure des enfants a propos&#233; une r&#233;forme des conditions d'attribution des prestations familiales aux parents en situation r&#233;guli&#232;re d'enfants &#233;trangers, quel que soit le mode d'entr&#233;e de leurs enfants sur le territoire (le d&#233;cret est toujours en attente)&#8230; Dans ses rapports successifs, elle n'a cess&#233; de demander l'acc&#232;s &#224; l'apprentissage pour ces m&#234;mes mineurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un an &#8212; du 1er juillet 2004 au 30 juin 2005 &#8212;, le nombre d'enfants, seuls ou en fratrie, pour lesquels des plaintes sont parvenues &#224; l'institution a augment&#233; de 32 % et atteint le chiffre de 2400. Plus de 60 % des enfants sont &#226;g&#233;s de 7 &#224; 15 ans, venant principalement &#8212; et de plus en plus &#8212; des m&#233;tropoles. La saisine par les m&#232;res reste pr&#233;pond&#233;rante. Les trois premiers motifs de r&#233;clamations sont, dans l'ordre, la contestation des droits de visites et d'h&#233;bergement, les r&#233;clamations li&#233;es aux mineurs &#233;trangers (pass&#233;es de 11 % l'an dernier &#224; 15 %) et les conflits avec l'&#233;cole. Viennent ensuite les demandes li&#233;es aux difficult&#233;s sociales ou au handicap.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le nombre d'enfants pour lesquels des plaintes sont parvenues &#224; l'institution, a augment&#233; de 32 %&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Six droits ont &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s comme &#233;tant particuli&#232;rement mis en cause : celui de pouvoir b&#233;n&#233;ficier de relations avec ses parents (27 % des requ&#234;tes), d'&#234;tre prot&#233;g&#233; contre la violence et les mauvais traitements (19 %), mais aussi d'avoir des parents soutenus en cas de besoin (14 %) ; le droit de l'enfant &#224; &#234;tre entendu (notamment en cas de s&#233;paration des parents), &#233;duqu&#233; et, pour les enfants &#233;trangers, &#224; ne pas &#234;tre discrimin&#233;, compl&#232;tent l'&#233;num&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services du D&#233;fenseur des enfants ont cette ann&#233;e &#233;t&#233; alert&#233;s sur certains dossiers collectifs : mineurs &#233;trangers en zone d'attente, enfants pauvres estim&#233;s &#224; plus d'un million, enfants violent&#233;s par l'institution scolaire (y compris le bizutage) ou jeunes sportifs subissant des &#171; pressions n&#233;fastes &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire Brisset d&#233;veloppe une dizaine de propositions : &#171; renforcer significativement les moyens mat&#233;riels et humains de la justice &#187;, reconna&#238;tre &#224; l'enfant un droit &#224; &#234;tre entendu et inform&#233; (en particulier par le juge aux affaires familiales) et mieux accompagner l'enfant victime en sont les trois premi&#232;res. L'institution pr&#233;conise d'introduire dans la formation initiale des magistrats des modules de psychologie de l'enfant, et d'officialiser une formation sp&#233;cialis&#233;e pour les avocats d'enfants, en pr&#233;voyant par ailleurs leur intervention syst&#233;matique d&#232;s lors qu'un placement hors du domicile parental est envisag&#233;. La formation des forces de s&#233;curit&#233; publiques et priv&#233;es en contact avec les mineurs doit &#234;tre &#233;galement, selon elle, renforc&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chaufferie de langue. Dispositifs pour ateliers d'&#233;criture</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-chaufferie-de-langue-Dispositifs-pour-ateliers-d-ecriture</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-chaufferie-de-langue-Dispositifs-pour-ateliers-d-ecriture</guid>
		<dc:date>2005-11-23T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>775</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; &#199;a sert &#224; quoi un atelier sinon d'abord &#224; chauffer la langue ? &#187; Philippe Berthaut propose de le suivre dans son travail d'animation d'ateliers d'&#233;criture, au travers des dispositifs qu'il utilise et qu'il invente. Il nous fait prendre connaissance d'un certain nombre de textes produits. Il a fait le choix de l'exposition d'une pratique et de m&#233;thodes employ&#233;es. Pour lui, animer un atelier d'&#233;criture n'a pas de lien direct avec la qualit&#233; d'&#234;tre &#233;crivain. Il ne s'agit pas de s&#233;ances d'&#233;criture au rabais. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecriture-239" rel="tag"&gt;&#201;criture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-775-" rel="tag"&gt;775&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton941-c5351.jpg?1694426924' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &#199;a sert &#224; quoi un atelier sinon d'abord &#224; chauffer la langue ? &#187; Philippe Berthaut propose de le suivre dans son travail d'animation d'ateliers d'&#233;criture, au travers des dispositifs qu'il utilise et qu'il invente. Il nous fait prendre connaissance d'un certain nombre de textes produits. Il a fait le choix de l'exposition d'une pratique et de m&#233;thodes employ&#233;es. Pour lui, animer un atelier d'&#233;criture n'a pas de lien direct avec la qualit&#233; d'&#234;tre &#233;crivain. Il ne s'agit pas de s&#233;ances d'&#233;criture au rabais. Il faut selon lui, revenir sur le rapport &#224; la langue, un rapport avant tout personnel, en commen&#231;ant par un travail sur le po&#232;me. &#171; L'atelier d'&#233;criture est le lieu par excellence o&#249; peut se d&#233;ployer l'intelligence intuitive du monde, et o&#249; cette intuition peut inventer ses territoires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le suivons dans une sorte de Tour de France de l'atelier d'&#233;criture qui, tel un compagnon en cheminement, parfait son savoir-faire, renforce sa pratique, essaie, cr&#233;e (parfois dans l'urgence) et se remet sur le travail. Document &#224; vocation p&#233;dagogique dans le cas o&#249; l'on veut se lancer dans l'animation d'atelier d'&#233;criture. L'alternance entre dispositif et produit r&#233;alis&#233; par des &#171; &#233;crivants &#187; rend d'autant plus lisible et relativement ais&#233; &#224; reproduire la pratique de l'auteur, qui, il ne faut pas l'oublier, est po&#232;te, chanteur et com&#233;dien &#224; la base. Cela doit aider quand m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (168 p. ; 11 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
