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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Accueil des personnes &#226;g&#233;es sans-domicile</title>
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&lt;p&gt;&#171; &#192; partir d'un certain &#226;ge, vivre une semaine dans la rue peut &#234;tre mortel &#187;. Pierre va avoir 65 ans. Il est h&#233;berg&#233; par l'association Emma&#252;s. &#192; Epinay-sur-Orge, dans l'Essonne, un centre destin&#233; aux plus de cinquante-cinq ans a ouvert ses locaux au mois d'avril dernier, en plein c&#339;ur de l'h&#244;pital psychiatrique de Perray-Vaucluse. Il offre aux personnes la possibilit&#233; de se reposer et de faire le point sur leur situation &lt;br class='autobr' /&gt;
L'immense parc magnifiquement bois&#233; s&#233;pare la route des b&#226;timents anciens. Tout au (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-772-" rel="tag"&gt;772&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &#192; partir d'un certain &#226;ge, vivre une semaine dans la rue peut &#234;tre mortel &#187;. Pierre va avoir 65 ans. Il est h&#233;berg&#233; par l'association Emma&#252;s. &#192; Epinay-sur-Orge, dans l'Essonne, un centre destin&#233; aux plus de cinquante-cinq ans a ouvert ses locaux au mois d'avril dernier, en plein c&#339;ur de l'h&#244;pital psychiatrique de Perray-Vaucluse. Il offre aux personnes la possibilit&#233; de se reposer et de faire le point sur leur situation&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'immense parc magnifiquement bois&#233; s&#233;pare la route des b&#226;timents anciens. Tout au fond, derri&#232;re l'h&#244;pital, la mairie de Paris, propri&#233;taire des lieux, a d&#233;livr&#233; &#224; Emma&#252;s un pavillon entour&#233; d'un beau jardin fleuri. L&#224;, soixante places sont pr&#233;vues pour accueillir cinquante hommes et dix femmes de plus de 55 ans. Des personnes venues de la rue ou d'autres h&#233;bergements d'urgence. &#192; leur arriv&#233;e, elles sont accueillies par l'&#233;quipe : deux compagnons et deux salari&#233;s se relaient en permanence. Ils offrent aux nouveaux arrivants le n&#233;cessaire de toilette, des draps, des v&#234;tements si besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un compagnon &#233;nonce le r&#232;glement, puis la personne est conduite vers une chambre. Les femmes logent en chambre individuelle ou &#224; deux, les hommes dans des pi&#232;ces de deux &#224; six places. L'ameublement est spartiate : un lit, une table de nuit et quelques &#233;tag&#232;res. Tous les jours, un petit-d&#233;jeuner, un repas, un go&#251;ter et un d&#238;ner sont pris en commun dans une salle &#224; manger qui jouxte un espace t&#233;l&#233;. Des jeux &#8211; &#233;checs, cartes, dominos &#8211; sont disponibles dans le petit salon o&#249; une biblioth&#232;que et des journaux sont &#224; disposition. &#171; Ces lieux servent &#224; recr&#233;er du lien &#187; explique l'assistante sociale du centre, Na&#239;ma Cheffah. Les pi&#232;ces sont claires, agr&#233;ablement d&#233;cor&#233;es, la propret&#233; r&#232;gne partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de ce centre est n&#233;e d'un constat : le nombre de personnes &#226;g&#233;es &#224; la rue est en augmentation constante depuis dix ans. En 2004, 18,5 % des h&#233;berg&#233;s dans les structures Emma&#252;s &#233;taient vieillissantes contre 11,6 % en 2003&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Statistiques internes d'Emma&#252;s' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or, cette population a des besoins sp&#233;cifiques et des perspectives autres. &#171; Le premier probl&#232;me c'est la sant&#233;, ils sont plus us&#233;s que les autres. Ces personnes cumulent parfois 25 ans de rue, ce n'est pas anodin. Nous ne pouvons pas les traiter de la m&#234;me fa&#231;on que les autres. L'objectif n'est pas le m&#234;me, ils vont vers la fin de la vie active, ils ne pr&#233;parent pas une r&#233;insertion &#187; constate Jocelyne Choveau, responsable du centre en remplacement de Mustapha Beckhtaoui, responsable permanent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouvert toute la journ&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces personnes sont fatigu&#233;es avec un grand F &#187; souligne Na&#239;ma Cheffah. Toute l'&#233;quipe le souligne, ils ont besoin de repos. &#171; Il leur faut bien 15 jours pour se reposer vraiment &#187; constate Kamel, un permanent. &#171; L'objectif, ici, c'est d'abord du repos &#187; rench&#233;rit la responsable. Or, ce qui diff&#233;rencie cette structure des autres h&#233;bergements d'urgence, c'est qu'elle reste ouverte toute la journ&#233;e. Une diff&#233;rence essentielle pour Na&#239;ma Cheffah : &#171; Le cadre, le calme, le fait de ne pas sortir le matin, c'est capital ! J'ai toujours travaill&#233; dans des centres d'h&#233;bergements d'urgence o&#249; les personnes doivent quitter les lieux le matin. Elles sont r&#233;veill&#233;es &#224; six heures, elles ont une sale t&#234;te parce qu'on ne dort pas bien dans ces endroits. Ici, elles se l&#232;vent pour prendre le petit-d&#233;jeuner et peuvent apr&#232;s repiquer un petit somme, faire une partie de p&#233;tanque dehors &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kira, une femme alg&#233;rienne de 64 ans, malade du c&#339;ur, h&#233;berg&#233;e depuis quelques mois apr&#232;s un an de rue, confirme : &#171; Ici, je dors bien et je mange bien, ce n'est pas comme dans ces autres centres o&#249; on vous r&#233;veille en tapant tr&#232;s fort &#224; la porte &#224; l'aube au point que j'avais peur pour mon c&#339;ur &#187;. Elle regrette simplement que la fourgonnette promise par un a&#233;roport de Paris ne soit toujours pas arriv&#233;e : elle ne peut pas descendre et remonter la tr&#232;s longue pente qui s&#233;pare le pavillon de la rue. Un souhait que tout le monde partage d'autant plus que la direction de l'h&#244;pital refuse, pour des raisons de s&#233;curit&#233;, que les h&#233;berg&#233;s circulent seuls dans son enceinte. L'&#233;quipe organise donc des accompagnements jusqu'au grand porche deux fois par jour, &#224; 8 heures et 10 heures du matin et trois retours &#224; 12 heures, 18 heures et 21 heures, une &#171; balade &#187; d'une bonne demi-heure dont les compagnons aimeraient bien se passer. Entre ces heures, les h&#233;berg&#233;s, quant &#224; eux, sont oblig&#233;s d'attendre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Loin de Paris&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#232;gle difficile rappelle aux personnes que m&#234;me si le centre est totalement ind&#233;pendant, il reste situ&#233; dans un h&#244;pital psychiatrique. Lors de ces travers&#233;es &#224; pied, il est possible de croiser des patients hagards sous l'effet des m&#233;dicaments. &#171; Pour ceux qui ont fait des s&#233;jours en psychiatrie au cours de leur vie, cette rencontre peut &#234;tre douloureuse : elle les replonge dans leur histoire, quand elle ne r&#233;active pas des pathologies &#187;, constate Na&#239;ma Cheffah qui d&#233;conseille alors cet h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est &#233;loign&#233; de la rue, le centre est &#233;galement loin de Paris. Certains le vivent comme un b&#233;n&#233;fice, d'autres comme un handicap. &#171; Cette coupure avec la capitale permet le repos &#187;, pense Rachid, un compagnon. N'golo, h&#233;berg&#233; depuis le mois d'avril, raconte &#224; l'inverse qu'il doit se rendre tous les jours &#224; Paris pour se faire soigner. Il n'a donc pas eu une minute pour aller voir l'assistante sociale. Une situation qui se retrouve souvent puisque beaucoup ont des probl&#232;mes de sant&#233;. Na&#239;ma Cheffah veille &#224; ce que tout le monde obtienne la carte solidarit&#233; transport&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Elle est d&#233;livr&#233;e &#224; toute personne b&#233;n&#233;ficiant de la CMU compl&#233;mentaire ou de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les d&#233;placements importants et lorsque la personne n'a aucun revenu, Na&#239;ma Cheffah donne des tickets de transport qu'elle paye de sa poche puisqu'aucun budget n'a &#233;t&#233; pr&#233;vu, sinon il faut d&#233;bourser 8 &#8364; plein tarif aller-retour pour rejoindre Paris. &#171; Quand vous ne touchez rien, c'est &#233;norme. Si vous fraudez, au bout de dix contraventions, votre RMI peut &#234;tre bloqu&#233; &#187;, remarque Pierre, un h&#233;berg&#233;. Les d&#233;marches administratives ou les rendez-vous avec l'assistante sociale sont &#233;galement sur Paris. Na&#239;ma Cheffah sur place sert de passerelle vers l'assistante sociale r&#233;f&#233;rente &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Les personnes sans domicile fixe sont rattach&#233;es &#224; des permanences sociales (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais elle ne peut assurer elle-m&#234;me le suivi des h&#233;berg&#233;s. L'&#233;loignement complique un peu plus de possibles actions, jug&#233;es souvent inutiles par des personnes &#224; bout de parcours, &#233;chaud&#233;es par tous les services sociaux rencontr&#233;s au cours de leur errance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bout de course&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;N'golo comme Pierre n'ont pas d'assistante sociale attitr&#233;e. &#171; Je m'occupe moi-m&#234;me de mes probl&#232;mes &#187;, tranche N'golo. Pierre explique : &#171; C'est difficile pour moi, un monsieur &#226;g&#233;, d'aller raconter mon histoire &#224; une jeune femme. Elle n'a pas le v&#233;cu que j'ai, elle n'a pas connu tout ce que j'ai connu, c'est difficile de d&#233;baller sa vie &#187;. Surtout, beaucoup s'interrogent : que peut-elle faire pour moi ? La plupart ont d&#233;j&#224; rencontr&#233; des travailleurs sociaux qui se sont pench&#233;s sur leur cas et n'ont pu leur proposer que de l'h&#233;bergement temporaire. &#171; Lorsqu'ils arrivent ici, ils ont d&#233;j&#224; tout un parcours dans les centres d'h&#233;bergement d'urgence reprend Na&#239;ma Cheffah. Au d&#233;part, tous ont la m&#234;me appr&#233;hension : quand est-ce que je vais partir, qu'est-ce que je vais faire demain ? &#187;. Elle reconna&#238;t que les possibilit&#233;s de sorties sont minces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CHRS et autres structures d'insertion n'acceptent pas de personnes vieillissantes puisque la r&#233;insertion professionnelle est limit&#233;e voire inexistante. Les personnes de plus de 55 ans sans travail sont exempt&#233;es de recherche d'emploi par l'ANPE et de ce fait exclues du monde du travail. Les maisons de retraite sont tr&#232;s rarement accept&#233;es par des hommes et des femmes qui s'estiment encore jeunes. Vers qui se tourner ? Les communaut&#233;s Emma&#252;s sont une possibilit&#233; pour ceux dont la sant&#233; leur permet de travailler. Lorsqu'ils sont fran&#231;ais ou r&#233;gularis&#233;s, ils peuvent acc&#233;der &#224; des foyers-logements ou &#224; d'autres structures un peu plus p&#233;rennes mais pour des sans-papiers, les issues sont minimes. &#171; La seule solution, c'est qu'ils se d&#233;brouillent par leurs propres moyens. Ils vont travailler au noir et c'est tr&#232;s difficile vu leur &#226;ge, les travaux sont durs pour gagner trois sous et se payer une chambre d'h&#244;tel &#187;, raconte Na&#239;ma Cheffah. Le retour dans l'urgence est souvent l'unique possibilit&#233; de rester abrit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, il est facile de comprendre le peu de confiance que les h&#233;berg&#233;s accordent au travail social. Pourtant, Na&#239;ma Cheffah se d&#233;m&#232;ne. Elle attend avec impatience l'ouverture d'un h&#244;tel social, l'h&#244;tel But's, nouvelle structure d'Emma&#252;s qui accueillera &#233;galement des personnes vieillissantes sur une dur&#233;e d'un mois renouvelable. Elle explique qu'en attendant l'ouverture de cet h&#244;tel, les pensionnaires de Perray-Vaucluse sont gard&#233;s plus longtemps qu'ils ne le devraient. Beaucoup sont l&#224; depuis l'ouverture il y a six mois, alors que la dur&#233;e initiale de s&#233;jour &#233;tait de 15 jours renouvelables une fois. Des s&#233;jours plus longs qui permettent &#224; la travailleuse sociale de se sentir plus efficace, de gagner la confiance des personnes et &#224; Kira de dire : &#171; J'ai enfin l'impression d'&#234;tre chez moi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#171; habitude dangereuse &#187; selon Jocelyne : &#171; Si j'&#233;tais ici titulaire, les personnes ne seraient pas rest&#233;es aussi longtemps, il faut &#233;viter qu'elles s'installent &#187;. La responsable pense &#233;galement qu'il n'est pas bon de tout offrir sur place. C'est en ce sens qu'elle explique que le centre &#8211; comme toutes les structures d'urgence &#8212; n'a pas pr&#233;vu un point m&#233;dical. Une absence qui interroge, alors que les probl&#232;mes de sant&#233; semblent partag&#233;s par tous les pensionnaires comme en attestent les m&#233;dicaments qui s'entassent sur leurs tables de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une personne est souffrante, elle est orient&#233;e vers le service m&#233;dical d'Emma&#252;s &#224; Saint-Ouen. En cas d'urgence, l'&#233;quipe fait appel aux pompiers ou &#224; SOS m&#233;decins. &#171; Il faut ouvrir les gens sur l'ext&#233;rieur, ce ne sont pas des b&#233;b&#233;s, ni des impotents, il faut qu'ils aillent chercher le soin. Nous leur donnons les adresses, nous les accompagnons si besoin, mais en faire des consommateurs passifs est une mauvaise id&#233;e &#187;, estime-t-elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Emp&#234;cher &#224; tout prix que les personnes s'approprient les lieux semble &#234;tre un effort partag&#233; par toute l'&#233;quipe : &#171; Il faut &#233;viter que les personnes restent trop longtemps, sinon elles finissent par dire : &#8220;ma&#8221; chambre, &#8220;mon&#8221; lit &#187;, constate Na&#239;ma Cheffah. &#171; Quand les gens restent quinze jours &#8211; explique Jocelyne, c'est comme si vous &#233;tiez &#224; l'h&#244;tel, puis que vous rentriez chez vous apr&#232;s avoir pass&#233; de bonnes vacances. Trois mois, c'est un d&#233;m&#233;nagement, le choc affectif est important, les rep&#232;res sont bouscul&#233;s &#187;. Une r&#233;alit&#233; de l'urgence qui fait bondir Pierre : &#171; La logique du syst&#232;me n'est pas bonne : imaginons que vous &#234;tes assistante sociale, on discute, la confiance s'installe et hop je dois partir dans un autre centre et tout s'arr&#234;te ? On fait tourner les gars de centre en centre, &#224; quoi cela nous m&#232;ne ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; rien, conc&#232;de la responsable : &#171; ils se sont repos&#233;s, ils se sont requinqu&#233;s et ils retournent dans les centres d'urgence. Ils &#233;taient dans les centres d'urgence et bien, ils retournent dans les centres d'urgence, ce n'est pas une catastrophe en soi &#187;. Pierre, directement concern&#233;, s'&#233;trangle : &#171; Vous prenez un type &#224; la rue, vous lui donnez un toit, il commence &#224; s'habituer et vous le remettez dehors, cela n'a pas de sens ! Quand quelqu'un arrive de la rue, il est totalement destructur&#233;. Certains se r&#233;tabliront tr&#232;s vite, d'autres tr&#232;s lentement et l'accompagnement social sera long. Il faut prendre le temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce temps et ces moyens, aucune des structures de l'urgence n'en dispose. Dans ce contexte, les personnes &#224; la rue sont condamn&#233;es &#224; l'urgence et les travailleurs sociaux &#224; tenter un semblant de suivi sans cesse interrompu par des retours &#224; la rue et des d&#233;placements de centre en centre. St&#233;phane Rullac, sociologue, consid&#232;re que ce syst&#232;me r&#233;pond &#224; notre vision sociale des SDF : &#171; Nous ne nous donnons pas les moyens de r&#233;sorber le foss&#233; entre l'offre et la demande d'h&#233;bergement et donc nous engendrons de la souffrance. Je pense que ce choix &#8211; dans une soci&#233;t&#233; riche qui aurait les moyens d'abriter tout le monde - est une mani&#232;re d&#233;tourn&#233;e de continuer &#224; punir ces personnes de ne pas demeurer dans la norme sociale &#187;. Dix personnes, parmi les plus anciennes, vont bient&#244;t quitter Perray-Vaucluse. Elles se seront repos&#233;es. Certaines auront peut-&#234;tre trouv&#233; un h&#233;bergement temporaire pour la suite ; d'autres, malgr&#233; les efforts de l'&#233;quipe du centre, retourneront dans l'urgence, une urgence en boucle jusqu'&#224; l'absurde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Statistiques internes d'Emma&#252;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elle est d&#233;livr&#233;e &#224; toute personne b&#233;n&#233;ficiant de la CMU compl&#233;mentaire ou de l'Aide m&#233;dicale d'&#201;tat pour les sans-papiers. Elle permet d'obtenir une r&#233;duction de 50 % &#224; la RATP&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les personnes sans domicile fixe sont rattach&#233;es &#224; des permanences sociales d'accueil r&#233;parties selon l'initiale du nom&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le centre Emma&#252;s de Perray-Vaucluse : accueillir les personnes &#226;g&#233;es &#224; la rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-centre-Emmaus-de-Perray-Vaucluse-accueillir-les-personnes-agees-a-la-rue</link>
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		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton9193-eb244.png?1694240116' width='102' height='150' /&gt;
		
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		<title>Le dit de la cymbalaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-dit-de-la-cymbalaire</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; un livre qu'il faut lire &#224; tout prix. Son &#233;criture claire et limpide contraste avec le sombre destin qu'il d&#233;crit : la descente aux enfers d'un cadre moyen broy&#233; par une soci&#233;t&#233; qui ne fait gu&#232;re de cadeaux &#224; celles et ceux qu'elle exclut. Le sujet est grave, mais le ton est l&#233;ger : on rit franchement &#224; certains passages, on est &#233;mu par bien d'autres. La lucidit&#233;, la s&#233;r&#233;nit&#233; et l'humanisme qui traversent ces pages sont impressionnants. L'auteur r&#233;ussit le pari de nous d&#233;crire un (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laramonda@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un livre qu'il faut lire &#224; tout prix. Son &#233;criture claire et limpide contraste avec le sombre destin qu'il d&#233;crit : la descente aux enfers d'un cadre moyen broy&#233; par une soci&#233;t&#233; qui ne fait gu&#232;re de cadeaux &#224; celles et ceux qu'elle exclut. Le sujet est grave, mais le ton est l&#233;ger : on rit franchement &#224; certains passages, on est &#233;mu par bien d'autres. La lucidit&#233;, la s&#233;r&#233;nit&#233; et l'humanisme qui traversent ces pages sont impressionnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur r&#233;ussit le pari de nous d&#233;crire un itin&#233;raire qu'il ne souhaite &#224; personne, sans pour autant d&#233;verser son amertume et son pessimisme &#224; chaque paragraphe. Pourtant il aurait de quoi ! Charles M&#233;rigot avait un bon m&#233;tier et un bon emploi : responsable informatique d'un h&#244;pital. &#192; 43 ans, il est remerci&#233;. Situation provisoire pense-t-il. Il ne le sait pas encore, mais il vient de changer de statut : il n'est plus ing&#233;nieur informaticien &#224; la recherche d'un emploi, il est devenu ch&#244;meur. Il ne sait plus ce qu'il faut qu'il dise ou pas aux employeurs qui le re&#231;oivent. Doit-il parler de son exp&#233;rience qui le met en valeur ou la cacher pour qu'il ne fasse pas peur ? Comment expliquer le temps d'inactivit&#233; qui s'allonge ? Ce temps qui &#171; sans argent, sans travail, sans relations, sans futur pr&#233;visible devient une p&#226;te informe &#187;. La plus simple d&#233;marche finit par lui co&#251;ter. Jamais il n'aurait pens&#233; que des gestes si simples repr&#233;senteraient de tels sacrifices : timbrer une lettre, passer uncoup de t&#233;l&#233;phone, acheter une tenue correcte pour se rendre aux entretiens d'embauche&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les dettes s'accumulent : relever la bo&#238;te aux lettres devient un v&#233;ritable cauchemar. Il lui faut d'abord couper le t&#233;l&#233;phone, puis quitter son logement, parce qu'il ne peut plus payer. Quant &#224; l'h&#233;bergement que lui proposent pour quelque temps ses amis, il y renonce quand le provisoire se prolonge&#8230; Ne reste plus alors que les foyers : ceux pour six mois d'abord, d&#233;lai trop vite pass&#233;. Le Samu social ensuite et les accueils d'urgence pour la nuit. Plus son parcours l'entra&#238;ne vers le bas, plus il se d&#233;pouille des affaires qu'il souhaitait conserver. &#171; Je n'ai plus rien. Ce qui est &#224; moi, c'est mon corps, l'endroit o&#249; je me tiens, l'instant pendant lequel je respire. &#187; On ne pense plus alors qu'&#224; r&#233;ussir &#224; se procurer de l'eau gratuitement, aller aux toilettes sans payer, comment conserver son sac ou ses chaussures quand on dort dans la rue&#8230; Charles M&#233;rigot a fini par int&#233;rioriser les &#233;tiquettes qu'on lui avait coll&#233;es : celui qui n'a plus ni logement, ni travail, ni compte bancaire, ni voiture, le paum&#233;, l'inemployable. &#171; On me mettrait en prison, au moins fixerait-on une date de lib&#233;ration. Moi, je n'ai aucune date &#187;. Il faudra la crainte du bug informatique, en 1999, pour qu'on fasse &#224; nouveau appel &#224; ses comp&#233;tences et qu'il remonte tout doucement la pente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moignage poignant et d'une grande sensibilit&#233; qui fait penser au lecteur, une fois la derni&#232;re page referm&#233;e : &#171; Qu'avons-nous collectivement rat&#233; pour faire vivre de telles &#233;preuves &#224; certains de nos contemporains ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Ramonda (3 all&#233;e Marie Laurent 75020 Paris), 2005 (236 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Femmes en gal&#232;re</title>
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		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>772</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Les femmes sont davantage prot&#233;g&#233;es de la mis&#232;re &#187;, pense-t-on habituellement. V&#233;ronique Mougin d&#233;montre le contraire dans un livre tr&#232;s bien document&#233; qui alterne les t&#233;moignages et des chiffres spectaculaires. Il est pourtant vrai qu'il existe bien une discrimination positive pour certaines femmes, celles qui sont m&#232;res d'enfants de moins trois ans, et qui, pour cette raison, sont relativement pr&#233;serv&#233;es tant par les CAF que par l'aide sociale &#224; l'enfance. Mais au-del&#224; de cette limite d'&#226;ge de leur (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les femmes sont davantage prot&#233;g&#233;es de la mis&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, pense-t-on habituellement. V&#233;ronique Mougin d&#233;montre le contraire dans un livre tr&#232;s bien document&#233; qui alterne les t&#233;moignages et des chiffres spectaculaires. Il est pourtant vrai qu'il existe bien une discrimination positive pour certaines femmes, celles qui sont m&#232;res d'enfants de moins trois ans, et qui, pour cette raison, sont relativement pr&#233;serv&#233;es tant par les CAF que par l'aide sociale &#224; l'enfance. Mais au-del&#224; de cette limite d'&#226;ge de leur prog&#233;niture, elles retombent dans le lot commun. En 2001, 22 000 femmes erraient dans les rues, repr&#233;sentant 36 % des SDF. Longtemps consid&#233;r&#233;es comme les grandes pr&#234;tresses de la sph&#232;re domestique et ordonnatrices du domicile conjugal, &#171; les femmes sont v&#233;cues et se vivent souvent comme l'ultime rempart contre l'adversit&#233;. Leur pr&#233;sence dans la rue sugg&#232;re que ce rempart est fissur&#233; &#187; (p.268).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment en est-on arriv&#233; l&#224; ? Il y a d'abord, bien s&#251;r, la paup&#233;risation en tant que ph&#233;nom&#232;ne g&#233;n&#233;ral : les Fran&#231;ais vivant de minima sociaux sont pass&#233;s de 6 % de la population en 1980 &#224; 10 % aujourd'hui. La cat&#233;gorie des bas salaires est pass&#233;e de 11,4 % en 1983 &#224; 16,2 % en 2002. Entre 1988 et 2002, les revenus des m&#233;nages ont augment&#233; de 30 %, alors que dans le m&#234;me temps les loyers ont flamb&#233; de 80 %. Plus d'un million de personnes vivent dans 400 &#224; 600 000 logements insalubres. Mais dans cette d&#233;gradation globale, l'arm&#233;e des pauvres se conjugue de plus en plus au f&#233;minin. On &#233;value de six &#224; huit millions, le nombre de femmes qui cumulent des formes de pr&#233;carit&#233;s qui peuvent &#234;tre professionnelles, juridiques, sociales, &#233;conomiques ou psychiques. Plusieurs raisons &#224; cela : elles repr&#233;sentent 60 % des cinq millions de salari&#233;s engag&#233;s dans un emploi non qualifi&#233; et 80 % de ceux qui sont pay&#233;s au SMIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques ann&#233;es, le temps partiel a explos&#233;, passant d'un million et demi d'actifs en 1980 &#224; quatre millions en 2003. Cette modalit&#233; de travail est &#224; 82,5 % f&#233;minine. Quand ce r&#233;gime est choisi, il constitue un progr&#232;s. Mais il est tr&#232;s souvent impos&#233;, devenant d&#232;s lors facteur important de pauvret&#233;. Dans le priv&#233;, &#224; qualification &#233;gale, les femmes b&#233;n&#233;ficient d'une r&#233;mun&#233;ration inf&#233;rieure de 23 % &#224; celle des hommes contre 16,5 % dans le secteur public. Quant aux familles monoparentales, dont l'immense majorit&#233; est compos&#233;e de femmes avec leurs enfants, elles vivent pour 24 % d'entre elles avec moins de 600 &#8364; par mois. Il en va m&#234;me jusqu'aux retrait&#233;es qui ne sont que 34 % &#224; percevoir une pension compl&#232;te. Elles sont nombreuses ces femmes qui &#171; auparavant, s'en sortaient &#8220;juste, juste'' et qui, soudain, se retrouvent sans le sou, surprises autant qu'abattues &#187; (p.63). Mais, leur tactique consistant &#224; se fondre dans la masse aboutit &#224; les rendre sinon invisibles, du moins discr&#232;tes et peu voyantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de La Martini&#232;re, 2005, (280 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le handicap en sa maison d&#233;partementale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-handicap-en-sa-maison-departementale</link>
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		<dc:subject>772</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une premi&#232;re maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH) vient d'ouvrir en r&#233;gion parisienne, avant l'heure obligatoire (1er janvier 2006) fix&#233;e par la loi du 11 f&#233;vrier 2005. L'int&#233;r&#234;t de la structure est de proposer un point d'entr&#233;e unique unifiant les diff&#233;rentes administrations concern&#233;es. Mais des craintes subsistent encore, exprim&#233;es ici et l&#224; par diff&#233;rents r&#233;seaux &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans tous les d&#233;partements, l'affaire est, plus ou moins activement, &#224; l'ordre du jour : le 29 octobre dernier, un d&#233;bat sur (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une premi&#232;re maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH) vient d'ouvrir en r&#233;gion parisienne, avant l'heure obligatoire (1er janvier 2006) fix&#233;e par la loi du 11 f&#233;vrier 2005. L'int&#233;r&#234;t de la structure est de proposer un point d'entr&#233;e unique unifiant les diff&#233;rentes administrations concern&#233;es. Mais des craintes subsistent encore, exprim&#233;es ici et l&#224; par diff&#233;rents r&#233;seaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans tous les d&#233;partements, l'affaire est, plus ou moins activement, &#224; l'ordre du jour : le 29 octobre dernier, un d&#233;bat sur le th&#232;me &#171; Quelle place pour les associations au sein de la future maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es ? &#187; avait lieu &#224; Paris, dans le cadre du Forum de l'int&#233;gration &#224; la vie de la cit&#233;. Le d&#233;partement de l'Essonne a tout r&#233;cemment valid&#233;, quant &#224; lui, son projet de maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH), par une convention pass&#233;e entre &#201;tat et conseil g&#233;n&#233;ral concernant les cr&#233;dits et la mise en &#339;uvre au 1er janvier prochain. Mais l'initiative la plus spectaculaire a &#233;t&#233; l'inauguration, fin octobre, de la premi&#232;re maison du handicap en &#233;tat de marche, sise &#224; Cergy, dans le Val d'Oise (95).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233;e dans des locaux &#171; sp&#233;cialement r&#233;am&#233;nag&#233;s &#187; du conseil g&#233;n&#233;ral, disposant d'ici quelques jours d'un num&#233;ro vert, la premi&#232;re maison d&#233;partementale existe donc&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='MDPH - H&#244;tel du d&#233;partement - b&#226;timent H - 2 avenue du Parc - 95000 Cergy. (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En amont de la concr&#233;tisation de cette MDPH, le conseil g&#233;n&#233;ral du 95 avait d'ailleurs fait vivre, depuis 2003, Info handicap Val d'Oise, un lieu d'&#233;coute et d'informations pour les personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous forme de groupement d'int&#233;r&#234;t public (GIP), la MDPH devra offrir aux personnes handicap&#233;es &#171; un acc&#232;s unifi&#233; &#224; l'information et &#224; l'orientation, destin&#233; &#224; faciliter leurs d&#233;marches et la concr&#233;tisation de leurs droits &#187;. Ses missions se d&#233;clinent en accueil, information et accompagnement (y compris la lutte contre la maltraitance), en organisation et gestion (des &#233;quipes pluridisciplinaires d'&#233;valuation, des plans personnalis&#233;s de compensation, du fonds d&#233;partemental et des donn&#233;es statistiques)&#8230; Pour l'administrer, une commission, dont le pr&#233;sident est celui du conseil g&#233;n&#233;ral : elle compte dix membres repr&#233;sentant le D&#233;partement, cinq pour les associations de personnes handicap&#233;es, et cinq d&#233;l&#233;gu&#233;s par l'&#201;tat, la caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) et la caisse d'allocations familiales (CAF).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le risque d'une fusion &#224; minima des CDES et des Cotorep&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les locaux se superposent en trois niveaux : on y trouve espace d'accueil, secr&#233;tariat m&#233;dico-social, conseillers du P&#244;le info handicap, permanence sociale associative, &#233;quipe coordonnant le dispositif pour la vie autonome, espace d&#233;di&#233; aux enfants handicap&#233;s accompagn&#233;s, etc. Toujours &#224; la charge des conseils g&#233;n&#233;raux, la prestation de compensation du handicap (PCH) remplacera avantageusement l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) ; elle sera &#233;largie, en 2008, aux enfants handicap&#233;s. Une commission des droits et de l'autonomie des personnes handicap&#233;es (CDAPH) regroupera les actuelles commission d&#233;partementale de l'&#233;ducation sp&#233;ciale (CDES) et commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (Cotorep), avec le dispositif pour la vie autonome (conjointement pilot&#233; par la DDASS, la CPAM et le conseil g&#233;n&#233;ral). Dans le d&#233;partement, ce sont 35 000 personnes qui ont un handicap reconnu par la CDES ou Cotorep.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'horizon est-il parfaitement d&#233;gag&#233; ? Il ne semble pas. R&#233;unissant une bonne vingtaine d'associations et de f&#233;d&#233;rations, un Collectif pour la refondation de la loi de 1975 &#233;mettait, le 19 octobre dernier, quelques craintes par rapport &#224; l'application de la loi du 11 f&#233;vrier 2005 sur le handicap&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Collectif pour la refondation de la loi de 75 - c/o APAJH - rue Royale - (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Entre autres inqui&#233;tudes (sur la scolarisation des enfants handicap&#233;s, sur les disparit&#233;s entre d&#233;partements ou sur les &#233;carts entre les besoins et la prestation de compensation), les associations alertaient sur la mise en place des maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es. Le d&#233;cret se bornant, selon elles, &#224; un simple descriptif de fonctionnement, elles craignaient que ces Maisons ne soient au final &#171; que le r&#233;sultat de la fusion a minima des CDES et des Cotorep &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me l'Union nationale des conseils communaux d'action sociale (Unccass) s'inqui&#232;te, pour sa part, de voir les CCAS &#171; si peu associ&#233;s aux maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es et aux commissions d&#233;partementales d'acc&#232;s aux droits &#187;. En effet, le &#171; caract&#232;re infra-d&#233;partemental &#187; de leur action leur interdit la participation &#224; la constitution d'une MDPH, et ils se trouvent, pour les m&#234;mes raisons, &#233;cart&#233;s des commissions d&#233;partementales d'acc&#232;s aux droits et &#224; la compensation. &#171; C'est passer sous silence le r&#244;le majeur, s'indigne l'Unccas, qu'ils assurent au plan financier, mat&#233;riel et humain, notamment dans la gestion des instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs et des centres d'aide par le travail &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;MDPH - H&#244;tel du d&#233;partement - b&#226;timent H - 2 avenue du Parc - 95000 Cergy. T&#233;l. 01 34 25 16 50 mail : &lt;a href=&#034;mailto:maisonduhandicap@valdoise.fr&#034; class='spip_mail'&gt;maisonduhandicap@valdoise.fr&lt;/a&gt; - Ouverture du lundi au vendredi (9h - 12h/13h30 - 17h)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Collectif pour la refondation de la loi de 75 - c/o APAJH - rue Royale - 185 bureaux de la Colline - 92213 Saint-Cloud cedex. T&#233;l. 01 55 39 56 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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