<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=369&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La lutte contre l'usure est un d&#233;fi permanent &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-lutte-contre-l-usure-est-un-defi-permanent</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-lutte-contre-l-usure-est-un-defi-permanent</guid>
		<dc:date>2005-10-06T14:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Damien Gillot, chef de service &#233;ducatif &#224; la Maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e de La Plantade &#224; Bort-Les-Orgues (19) affirme que dans ces structures aussi le travail &#233;ducatif et th&#233;rapeutique permet de mieux accompagner les r&#233;sidants m&#234;me lourdement handicap&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; D&#232;s la troisi&#232;me ann&#233;e d'existence de la MAS, nous nous sommes appuy&#233;s sur le d&#233;cret du 27 octobre 1989, pr&#233;cisant que la prise en charge doit &#234;tre th&#233;rapeutique mais aussi &#233;ducative et p&#233;dagogique pour mettre en &#339;uvre ce type d'accompagnement. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Damien Gillot, chef de service &#233;ducatif &#224; la Maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e de La Plantade&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='MAS La Plantade - 19110 Bort-Les-Orgues. Tel. 05 55 46 01 50' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Bort-Les-Orgues (19) affirme que dans ces structures aussi le travail &#233;ducatif et th&#233;rapeutique permet de mieux accompagner les r&#233;sidants m&#234;me lourdement handicap&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; D&#232;s la troisi&#232;me ann&#233;e d'existence de la MAS, nous nous sommes appuy&#233;s sur le d&#233;cret du 27 octobre 1989, pr&#233;cisant que la prise en charge doit &#234;tre th&#233;rapeutique mais aussi &#233;ducative et p&#233;dagogique pour mettre en &#339;uvre ce type d'accompagnement. L'association de moyens &#233;ducatifs et th&#233;rapeutiques nous permet d'axer notre travail &#224; la fois sur les domaine physique, psychique, affectif et social. Sur le plan &#233;ducatif, nous travaillons chaque jour au maintien ou au d&#233;veloppement de capacit&#233;s simples (se laver, s'habiller, prendre un repas), proposons des activit&#233;s d'expression (peinture, travail manuel&#8230;), des activit&#233;s physiques (parcours moteur, &#233;quitation, randonn&#233;e&#8230;) adapt&#233;es aux possibilit&#233;s de chacun et entretenons aussi les relations avec l'ext&#233;rieur en particulier avec la cit&#233; (achats personnalis&#233;s divers)&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les actions th&#233;rapeutiques sont essentielles, elles apportent des r&#233;ponses aux souffrances corporelles et psychiques. Ainsi, nous travaillons sur la r&#233;duction de la douleur physique au moyen de la baln&#233;oth&#233;rapie, de supports adapt&#233;s &#224; la morphologie, &#224; la pathologie du r&#233;sidant (fauteuils poires&#8230;). Le temps de toilette est &#233;galement utilis&#233; pour d&#233;tendre et masser les corps meurtris. Pour apaiser la souffrance psychique, nous utilisons la baln&#233;oth&#233;rapie, la technique du PACK (enveloppement du corps avec des linges humides et froids permettant aux personnes psychotiques de sentir les limites de leur corps, att&#233;nuant ainsi leurs angoisses). La psychologue propose des psychoth&#233;rapies aux personnes qui peuvent les suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quatre ans, nous utilisons la technique Snoezelen aupr&#232;s de la vingtaine de r&#233;sidants les plus handicap&#233;s. Elle consiste &#224; stimuler les cinq sens dans une salle am&#233;nag&#233;e : lit &#224; eau chauffant et vibrant, diffusion de senteurs, colonne &#224; bulles color&#233;es qui stimulent sur le plan sensoriel et vibratoire. Bien que simples, ces stimulations s'av&#232;rent efficaces et b&#233;n&#233;fiques. Les soignants observent les r&#233;actions de ces personnes souvent en &#233;tat v&#233;g&#233;tatif et r&#233;investissent leurs enseignements. Ainsi avons-nous allong&#233; les temps de toilette des r&#233;sidants, sensibles &#224; des stimulations particuli&#232;res comme des gels douche parfum&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la cr&#233;ation des MAS le l&#233;gislateur n'a pas jug&#233; n&#233;cessaire de pr&#233;voir de postes d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, estimant que ce public lourdement handicap&#233; a surtout besoin d'aide directe au quotidien (lever, toilette, repas) et d'animation. De fait cette r&#233;alit&#233; correspond &#224; la majorit&#233; des actes dispens&#233;s tous les jours par les AMP et les aides soignants mais la pr&#233;sence d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s permettrait de soutenir et d'accompagner ces personnels dans une meilleure compr&#233;hension des r&#233;sidants et d'am&#233;liorer leur accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, la formation d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; n'est pas ax&#233;e sur la prise en charge du handicap lourd et un professionnel pourrait avoir du mal &#224; trouver sa place dans des &#233;quipes tourn&#233;es vers des actions en faveur d'un public tr&#232;s d&#233;ficitaire. Une question &#224; laquelle nous r&#233;fl&#233;chissons dans le cadre de la d&#233;marche qualit&#233; entam&#233;e en avril 2004 en vue de l'obtention de la norme ISO 9001 et d'une meilleure prise en charge du r&#233;sidant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En MAS, le risque d'usure professionnelle est grand, les &#233;quipes travaillent avec des personnes d&#233;ficitaires tant sur le plan physique que psychique, sans acc&#232;s &#224; la communication verbale, &#224; des t&#226;ches d'aide et de suppl&#233;ance r&#233;p&#233;titives. La lutte contre le risque d'usure professionnelle constitue un d&#233;fi permanent que nous tentons de relever par diff&#233;rents moyens, comme le d&#233;veloppement des comp&#233;tences par des savoirs compl&#233;mentaires &#224; la formation initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'accompagnement direct, chaque membre d'une &#233;quipe doit pourvoir r&#233;pondre &#224; la question : &#171; qui est ce r&#233;sidant que j'ai &#224; prendre en charge ? &#187; et &#234;tre &#224; m&#234;me de comprendre pourquoi la personne accueillie a ce comportement, d'o&#249; elle vient et comment intervenir aupr&#232;s d'elle. Philippe Chavaroche nous a aid&#233;s &#224; mieux comprendre notre public, mieux r&#233;agir face &#224; lui et prendre du recul face &#224; ces comportements &#171; archa&#239;ques &#187; avec pour objectif : &#171; Plus je comprends le comportement des r&#233;sidants, moins je subis, mieux je sais faire et plus je trouve de sens &#224; ce que je fais &#187;. Cela n&#233;cessite une formation sp&#233;cifique du personnel car les formations initiales, trop g&#233;n&#233;ralistes, ne pr&#233;parent pas totalement au travail avec un public aussi d&#233;ficitaire. Le soignant est confront&#233; &#224; un paradoxe : r&#233;pondre aux besoins d'une personne carenc&#233;e qui la maintiennent dans un registre infantile alors qu'elle a un statut d'adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des ressources humaines est une seconde r&#233;ponse apport&#233;e &#224; la pr&#233;vention des risques d'usure professionnelle. Nous changeons le personnel de groupe tous les trois ans, pour le remobiliser aupr&#232;s de nouveaux r&#233;sidants et de nouveaux coll&#232;gues. Nous privil&#233;gions aussi les initiatives du personnel : organisation de s&#233;jours de vacances &#224; l'ext&#233;rieur, sorties le week-end, animations sur les lieux de vie (peinture, d&#233;coration &#224; th&#232;me&#8230;). L'organisation d'une journ&#233;e annuelle inter-MAS cr&#233;e &#233;galement un temps fort dans l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, une fois par mois, le personnel b&#233;n&#233;ficie &#233;galement d'une r&#233;union d'analyse des pratiques professionnelles anim&#233;e par un psychologue ext&#233;rieur &#224; l'&#233;tablissement. Enfin, les personnels - qui travaillent sur des h&#233;bergements distincts - animent ensemble des activit&#233;s (s&#233;ances &#224; la piscine, balades, achat de v&#234;tements&#8230;), ce qui les oblige &#224; travailler ensemble. Tout cela para&#238;t anodin mais ces temps favorisent la mobilisation, l'&#233;change, les relations avec les autres et l'ext&#233;rieur. Se replier sur soi, aller subrepticement vers un fonctionnement de type asilaire, constituent les risques du travail en MAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des ressources humaines s'appuie &#233;galement sur la formation continue au service des r&#233;sidants. Il s'agit de sortir d'une formation &#171; consommation &#187; pour aller vers une formation &#171; investissement &#187; au service des besoins des personnes accueillies. A terme, nous favoriserons la formation promotionnelle. Savoir qu'il a la possibilit&#233; de quitter la structure, que son avenir n'est pas ferm&#233;, entretient le personnel dans une dynamique de vie, &#233;vite repli sur soi et d&#233;couragement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire : Usure dans l'institution &#8211; Daniel Brand&#233;ho, &#233;d. ENSP, 2000, deuxi&#232;me &#233;dition. &lt;a href=&#034;http://ad.zanox.com/ppc/?15085919C80744305T&amp;ULP=http://www3.fnac.com/advanced/book.do?isbn=2859525637&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;MAS La Plantade - 19110 Bort-Les-Orgues. Tel. 05 55 46 01 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le sens s'&#233;tiole, il a besoin d'&#234;tre reconstruit en permanence &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-sens-s-etiole-il-a-besoin-d-etre-reconstruit-en-permanence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-sens-s-etiole-il-a-besoin-d-etre-reconstruit-en-permanence</guid>
		<dc:date>2005-10-06T14:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;sidants des maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es (MAS) sont tr&#232;s lourdement handicap&#233;s. Philippe Chavaroche, formateur en travail social explique que pour &#233;viter l'usure professionnelle, le personnel qui les accompagne a besoin de lieux de parole, de r&#233;flexion et de soutien &lt;br class='autobr' /&gt;
Quel personnel accompagne les r&#233;sidants des MAS ? Des aides m&#233;dico-psychologiques, aides soignantes et &#233;ducateurs assurent leur prise en charge quotidienne, des r&#233;&#233;ducateurs, kin&#233;sith&#233;rapeutes, ergoth&#233;rapeutes, orthophonistes se (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;sidants des maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es (MAS) sont tr&#232;s lourdement handicap&#233;s. Philippe Chavaroche, formateur en travail social explique que pour &#233;viter l'usure professionnelle, le personnel qui les accompagne a besoin de lieux de parole, de r&#233;flexion et de soutien&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel personnel accompagne les r&#233;sidants des MAS ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des aides m&#233;dico-psychologiques, aides soignantes et &#233;ducateurs assurent leur prise en charge quotidienne, des r&#233;&#233;ducateurs, kin&#233;sith&#233;rapeutes, ergoth&#233;rapeutes, orthophonistes se chargent de la r&#233;&#233;ducation, des m&#233;decins, psychologues, psychiatres et infirmi&#232;res assurent les soins. Ces professionnels leur proposent &#233;galement divers ateliers th&#233;rapeutiques, p&#233;dagogiques ou de loisirs. En MAS, la vie quotidienne constitue le champ privil&#233;gi&#233; de l'accompagnement des r&#233;sidants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='A lire : Travailler en MAS. Philippe Chavaroche, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2002 (lire la (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel r&#233;pond &#224; leurs besoins vitaux : repas, confort, hygi&#232;ne, s&#233;curit&#233;. Une quotidiennet&#233; rassurante et protectrice notamment pour les personnes les plus fragiles. Par ailleurs, le personnel stimule les r&#233;sidants, les incite &#224; agir lorsque cela est possible (mettre le couvert, aller se promener, &#233;couter de la musique&#8230;). Enfin, l'aide &#224; la socialisation repr&#233;sente un aspect important de l'accompagnement de ces personnes vivant dans des petites unit&#233;s : &#233;changes, respect de chacun&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous soulignez que les personnes accueillies en MAS constituent une &#233;nigme pour les soignants. Pour quelles raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces personnes lourdement handicap&#233;es, souvent sans langage verbal, constituent pour nous une &#233;nigme car la communication n'est pas &#233;vidente de prime abord. Cela nous pose question : comment dois-je me comporter ? Qui suis-je pour elles ? La m&#233;decine est friande de classements mais ces personnes &#224; la fois malades, handicap&#233;es et souffrant de troubles complexes et tr&#232;s intriqu&#233;s sont difficiles &#224; cataloguer, ce qui peut para&#238;tre ins&#233;curisant. La d&#233;formation du corps par la maladie et le comportement &#233;trange peuvent inconsciemment nous &#233;voquer l'id&#233;e de &#171; monstruosit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erving Goffman&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Erving Goffman, &#233;d. de Minuit, (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a montr&#233; que les stigmates - ces marques visibles sur le corps - renvoient la personne handicap&#233;e dans une dimension &#171; pas tout &#224; fait humaine &#187;. Elle peut nous sembler inqui&#233;tante, angoissante, nous &#233;voquer une image de folie difficile &#224; supporter. S'occuper de ces r&#233;sidants n&#233;cessite un corps &#224; corps difficile et &#233;prouvant : ils doivent tr&#232;s souvent &#234;tre port&#233;s, lav&#233;s, nourris, couch&#233;s&#8230; Ils ont des corps d'adultes sexu&#233;s et cela peut susciter pour les professionnels des &#233;motions parfois difficiles &#224; g&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les soins li&#233;s &#224; la toilette, le personnel est quotidiennement confront&#233; &#224; la souillure ce qui est difficile &#224; vivre sur le long terme. De plus, son travail n'est pas valoris&#233; alors que l'acte de toilette humanise les personnes lourdement handicap&#233;es, leur redonne une place, une dignit&#233;, elles qui par le pass&#233; &#233;taient rel&#233;gu&#233;es dans les quartiers des &#171; g&#226;teux &#187; des h&#244;pitaux, consid&#233;r&#233;es comme quasiment &#233;trang&#232;res &#224; l'humanit&#233;. Notre soci&#233;t&#233; rejette ce qui est consid&#233;r&#233; comme sale ou d&#233;cr&#233;t&#233; comme tel. En Inde, les castes les plus basses sont charg&#233;es de ramasser les ordures, dans les soci&#233;t&#233;s occidentales, le &#171; sale &#187; doit &#234;tre cach&#233;, &#233;vacu&#233;, exclu. On retrouve ce m&#233;canisme dans le travail social, le personnel qui s'occupe des soins corporels est class&#233; au bas de l'&#233;chelle salariale. Pourtant laver une personne souill&#233;e est l'acte le plus noble qui soit. Il faut revaloriser les soignants qui s'occupent d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels syst&#232;mes d&#233;fensifs peut mettre en place le personnel pour &#233;chapper &#224; la difficult&#233; de travailler avec ces r&#233;sidants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s dans la relation avec la personne tr&#232;s lourdement handicap&#233;e, l'incertitude, le manque de r&#233;f&#233;rences, de mod&#232;le (ni le mod&#232;le &#233;ducatif ni le mod&#232;le m&#233;dical ne suffisent) risquent de fragiliser le personnel. La fatigue physique li&#233;e &#224; la manipulation, &#224; la r&#233;p&#233;tition des mouvements, des sympt&#244;mes (st&#233;r&#233;otypies, troubles du comportement), associ&#233;e aux difficult&#233;s de d&#233;codage des comportements des r&#233;sidants multiplient les risques d'usure professionnelle. L'impression d'&#234;tre dans le non-sens peut provoquer la mise en place d'un syst&#232;me d&#233;fensif : routine, gestes m&#233;caniques pour &#233;viter de penser afin de ne pas &#234;tre renvoy&#233; &#224; ses difficult&#233;s. L'activisme repr&#233;sente un autre risque : il est tentant de multiplier les stimulations et les activit&#233;s pour se donner l'illusion de r&#233;aliser plein de choses et &#233;viter ainsi de sombrer dans la d&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout cela peut-il entra&#238;ner des formes de maltraitance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application d'un &#171; mod&#232;le &#233;ducatif &#187; tr&#232;s normatif constitue une forme de maltraitance. Exiger des comportements normatifs de la part de personnes qui ne sont pas en mesure de les comprendre peut entra&#238;ner pour elles une grande souffrance psychique. Si elle manque de sens, la confrontation &#224; la grande d&#233;pendance peut &#233;galement provoquer des risques de maltraitance. Si le personnel n'arrive pas &#224; comprendre, par exemple, la raison du comportement agressif d'un r&#233;sidant, il peut &#234;tre tent&#233; d'adopter une solution inadapt&#233;e : m&#233;dicaments, contention&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pr&#233;conisez-vous pour lutter contre l'usure professionnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque de maltraitance peut exister chez tous les soignants. Ils doivent avoir la possibilit&#233; de parler de leurs difficult&#233;s, d'y r&#233;fl&#233;chir, d'exprimer leurs sentiments et leurs &#233;motions dans le cadre d'un espace de parole anim&#233; par un psychologue ou un psychiatre qui les aide &#224; th&#233;oriser, &#224; donner du sens &#224; leurs pratiques. Ils ont &#233;galement besoin d'outils th&#233;oriques provenant de la m&#233;decine, de la psychologie, de la psychanalyse, de la neurologie, d'o&#249; l'importance de la formation continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous insistez sur l'importance de l'observation, &#171; de l'esprit de recherche clinique sur les aspects les plus simples et les plus ordinaires de la vie quotidienne &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'observation est le premier &#233;l&#233;ment de tout travail de d&#233;codage du comportement d'un r&#233;sidant en MAS, souvent sans langage verbal. La capacit&#233; &#224; observer finement ce que vit, ressent, exprime un r&#233;sidant n'est pas assez valoris&#233;e dans les formations. En observant les st&#233;r&#233;otypies d'un r&#233;sidant, on peut par exemple comprendre certaines nuances qui vont construire du sens. Regarder un r&#233;sidant manger, voir de quelle mani&#232;re il porte l'aliment &#224; sa bouche peut par exemple permettre de rep&#233;rer d'&#233;ventuelles douleurs dentaires ou buccales. Observer l'endroit o&#249; une personne aime se placer est riche de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il pour elle ? Le personnel a bien s&#251;r re&#231;u des &#233;l&#233;ments de compr&#233;hension du comportement du public tr&#232;s lourdement handicap&#233; durant sa formation, mais la r&#233;p&#233;tition des gestes quotidiens, le comportement des r&#233;sidants peuvent user. R&#233;actualiser ses connaissances, les remettre en marche est n&#233;cessaire. La fatigue, tout simplement peut provoquer des incompr&#233;hensions face au comportement d'un r&#233;sidant. Pouvoir le restituer dans sa probl&#233;matique est indispensable. Les lieux de parole, d'&#233;change, de soutien le permettent. Dans ces structures, le sens s'&#233;tiole, il a besoin d'&#234;tre reconstruit en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les r&#233;sidants des MAS peuvent-ils s'inscrire dans la loi pour &#171; l'&#233;galit&#233; des droits et des chances, la participation et la citoyennet&#233; des personnes handicap&#233;es &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, comme Jean-Yves Barreyre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='La discrimination in&#233;vitable. Jean-Yves Barreyre &#8211; XX&#232;mes journ&#233;es des MAS et (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, directeur du C&#233;dias, s'interroger sur &#171; l'absence assourdissante du polyhandicap&#233; &#187; dans cette loi. Elle a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e sur la base de repr&#233;sentations proches d'un &#171; valido-centrisme &#187; de la personne handicap&#233;e, apte &#224; exprimer ses d&#233;sirs et &#224; construire son projet de vie. On ne peut qu'&#234;tre d'accord mais pour ces personnes en tr&#232;s grande difficult&#233; de vie que sont les r&#233;sidants des MAS, cette expression personnelle est beaucoup plus complexe du fait des lourdes pathologies dont elles souffrent. Le mot citoyennet&#233; n'est-il pas un peu galvaud&#233; alors que l'on sait qu'il manque un nombre tr&#232;s important de places en institutions adapt&#233;es pour ces personnes tr&#232;s gravement handicap&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement on parle sans cesse de &#171; droit &#224; la citoyennet&#233; &#187; alors que, outre les personnes handicap&#233;es, malades ou &#226;g&#233;es, sans solution d'accueil satisfaisante, des millions de personnes sont exclues du monde du travail, de la vie sociale ou du simple lien humain&#8230; Beaucoup de ces personnes tr&#232;s vuln&#233;rables ne peuvent pas ou plus dire &#171; je &#187; et d&#233;cider elles-m&#234;mes de leur vie dans une soci&#233;t&#233; qui pr&#244;ne de plus en plus l'individualisme et l'autor&#233;alisation de soi. La loi de 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale para&#238;t inspir&#233;e de cette id&#233;ologie et peut se r&#233;v&#233;ler en d&#233;calage avec les r&#233;alit&#233;s cliniques des r&#233;sidants des MAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que peut-elle changer pour ces r&#233;sidants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application de cette loi pose un certain nombre de questions qu'il va falloir surmonter, notamment dans l'&#233;laboration des &#171; contrats de s&#233;jour &#187; qui demanderont un r&#233;el partenariat entre les &#233;quipes professionnelles et les familles ou tuteurs. Mais si les r&#233;sidants ne peuvent pas, dans leur grande majorit&#233;, contractualiser eux-m&#234;mes leur s&#233;jour, comment toutefois les associer aux projets les concernant, recueillir leur parole, d&#233;finir ce qui est n&#233;cessaire et bon pour eux sans pour autant les consid&#233;rer comme des &#171; objets de soins &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A lire : Travailler en MAS. Philippe Chavaroche, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2002 (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Travailler-en-MAS-L-educatif-et-le-therapeutique-au-quotidien' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Stigmates. Les usages sociaux des handicaps. Erving Goffman, &#233;d. de Minuit, 1976&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La discrimination in&#233;vitable. Jean-Yves Barreyre &#8211; XX&#232;mes journ&#233;es des MAS et FAM, 11 et 12 juin 2003. Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e Perce-Neige de Bois-Colombes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-maison-d-accueil-specialisee-Perce-Neige-de-Bois-Colombes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-maison-d-accueil-specialisee-Perce-Neige-de-Bois-Colombes</guid>
		<dc:date>2005-10-06T13:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Soins, bien-&#234;tre, confort des r&#233;sidants, activit&#233;s plaisantes, vie sociale ouverte sur l'ext&#233;rieur sont les ma&#238;tres mots des professionnels de la MAS Perce-Neige de Bois-Colombes (92). Une &#233;quipe qui prend plaisir &#224; travailler avec ce public lourdement handicap&#233;, r&#233;duisant ainsi les risques d'usure professionnelle &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son fauteuil, toute de rouge v&#234;tue, Anne-F&#233;licit&#233; rayonne. Maquill&#233;e, les cheveux tress&#233;s &#224; l'africaine, la jeune r&#233;sidante est ravie de sa mise en beaut&#233; r&#233;alis&#233;e par No&#235;lle Malunga, aide (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Polyhandicape" rel="tag"&gt;Polyhandicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Soins, bien-&#234;tre, confort des r&#233;sidants, activit&#233;s plaisantes, vie sociale ouverte sur l'ext&#233;rieur sont les ma&#238;tres mots des professionnels de la MAS Perce-Neige&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Reconnue d'utilit&#233; publique, l'association Perce-Neige a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1966 par (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Bois-Colombes (92). Une &#233;quipe qui prend plaisir &#224; travailler avec ce public lourdement handicap&#233;, r&#233;duisant ainsi les risques d'usure professionnelle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son fauteuil, toute de rouge v&#234;tue, Anne-F&#233;licit&#233; rayonne. Maquill&#233;e, les cheveux tress&#233;s &#224; l'africaine, la jeune r&#233;sidante est ravie de sa mise en beaut&#233; r&#233;alis&#233;e par No&#235;lle Malunga, aide m&#233;dico-psychologique dans l'atelier esth&#233;tique. Une autre jeune femme attend impatiemment son tour, tandis qu'un r&#233;sidant se ballade en fauteuil, complimente et en profite pour faire le baise-main &#224; toutes les dames. L'ambiance est joyeuse. Plus loin, dans la salle de d&#233;tente, allong&#233;es sur des coussins de toutes les couleurs, deux jeunes femmes &#233;coutent, d&#233;tendues, Afi Sow, aide m&#233;dico-psychologique lire une histoire. Une musique douce accompagne les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond de la pi&#232;ce, un homme s'est assoupi dans son fauteuil. Dans l'atelier peinture, sous la houlette du psychomotricien Fabien Berthebaud, quatre r&#233;sidants reproduisent &#8211; chacun selon ses possibilit&#233;s &#8211; la vision de leur lieu de vie avec un ciel d'un bleu tr&#232;s vif. Dans l'espace Sno&#235;zelen, Paola est recroquevill&#233;e sur un matelas d'eau. Tout pr&#232;s d'elle, Anne Boucher, animatrice, lui caresse les cheveux et le dos pour apaiser ses angoisses. Cette salle de d&#233;tente sollicite les cinq sens : musique douce, diffusion d'huiles essentielles, d&#233;fil&#233; de couleurs apaisantes&#8230; Plus loin, piscine, salle de baln&#233;oth&#233;rapie, salle de travaux manuels&#8230; autant de lieux pour favoriser le confort et l'activit&#233; des r&#233;sidants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque moment de plaisir est pr&#233;cieux : r&#233;aliser un g&#226;teau en cuisine avec l'aide des AMP, le d&#233;guster, fumer une cigarette sur la terrasse si l'&#233;tat de sant&#233; le permet, manger un plateau t&#233;l&#233; devant un film f&#233;tiche ou un match de foot&#8230; &#171; Nous incitons l'&#233;quipe &#224; penser &#224; ce qui peut faire plaisir aux r&#233;sidants, explique H&#233;l&#232;ne Le Fur, chef de service Vie sociale, des choses tr&#232;s simples : lire un livre dans une pi&#232;ce agr&#233;able, rester pr&#232;s d'eux sur un matelas&#8230; &#187;, mais aussi sortir, faire des courses, une ballade, aller caresser les chevaux du centre d'&#233;quitation&#8230; Le repas, dans une grande salle &#224; manger aux tables vertes espac&#233;es, est le moment fort de la journ&#233;e, un temps th&#233;rapeutique puisqu'il faut assister les r&#233;sidants dans la prise des repas et les apaiser en cas de crise d'angoisse. Sur simple coup de fil, parents et amis peuvent venir d&#233;jeuner dans une autre salle avec un r&#233;sidant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lutter contre l'usure professionnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans les ann&#233;es 80 - 90, peu nombreux &#233;taient les professionnels qui voulaient s'occuper des r&#233;sidants des MAS, &#233;voque Jean-Pierre Regourd, le directeur, dans ces &#233;tablissements de type asilaire, il &#233;tait commun&#233;ment admis qu'on ne pouvait faire que du nursing, l'id&#233;e d'accompagnement n'existait pas. On faisait figure d'extraterrestre si l'on employait le terme &#171; sujet &#187; pour parler de ces personnes. Aujourd'hui, nous proposons aux r&#233;sidants un accompagnement sanitaire et social &#187;. Pour ce directeur, le discours fataliste et d&#233;valorisant concernant les personnes tr&#232;s lourdement handicap&#233;es a contribu&#233; au fameux burn-out professionnel. Gr&#226;ce &#224; de nombreuses &#233;tudes, des pistes ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es pour travailler avec ces r&#233;sidants m&#234;me si une grande motivation du personnel reste n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Regourd a particip&#233; &#224; l'ouverture de quatre MAS &#224; Paris et en province&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ouverte en 2002, la maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e Perce-Neige, plac&#233;e sous la (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et a pu ainsi prendre la mesure des difficult&#233;s qu'une &#233;quipe peut rencontrer avec ces r&#233;sidants mais aussi de leur formidable potentiel et du plaisir que l'on peut avoir &#224; travailler avec eux. &#171; J'ai appris &#224; gagner du temps pour choisir une &#233;quipe motiv&#233;e malgr&#233; les difficult&#233;s de recrutement li&#233;es &#224; ces postes et la mauvaise image encore associ&#233;e aux MAS, pr&#233;cise t-il ; m&#234;me dans les centres de formation on ne parle souvent des MAS qu'en termes de lourdeur de handicap ou d'incapacit&#233;, soupire t-il. La lourdeur existe, il ne s'agit pas de la nier mais d'arriver &#224; l'apprivoiser et &#224; trouver une fa&#231;on de travailler qui ne rende pas la journ&#233;e plus lourde qu'ailleurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Legouini, chef de service param&#233;dical, partage ce point de vue. Parler autrement du r&#233;sidant de MAS, essayer de relativiser la lourdeur de l'accompagnement est primordial. &#171; A la MAS Perce-Neige nous ne sommes pas aveugl&#233;s par le mot &#171; lourdeur &#187;, dit-il ; cette notion existe bien entendu, mais nous essayons de l'&#233;clater, d'apporter des r&#233;ponses aux besoins des r&#233;sidants. Nous &#233;tudions chaque personne, voyons comment r&#233;activer ses potentiels. Battre en br&#232;che cette notion de lourdeur permet de remobiliser les &#233;quipes. Elles doivent avoir en t&#234;te les questions suivantes : que peut-on faire avec ce r&#233;sidant ? Comment g&#233;rer l'in&#233;vitable crise d'adaptation lors de son arriv&#233;e ? &#187;. H&#232;l&#232;ne Le Fur compl&#232;te : &#171; Nos &#233;quipes ont beaucoup d'humour, elles taquinent les r&#233;sidants, sont d&#233;tendues, ce qui all&#232;ge les difficult&#233;s &#187;. Des difficult&#233;s que personne ne nie pour autant. Les situations de d&#233;sordre ou de violence existent, les manutentions sont lourdes et le risque de burn-out n'est pas absent. Les mouvements de personnel en t&#233;moignent puisqu'en 2004, 15 % du personnel a quitt&#233; l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;parts traduisent la p&#233;nibilit&#233; du travail ou l'impossibilit&#233; &#224; en appr&#233;cier tout l'int&#233;r&#234;t sur une courte p&#233;riode. &#171; Tout professionnel qui arrive avec l'id&#233;e qu'on ne peut rien faire avec les r&#233;sidants part rapidement. Il se retrouve confront&#233; au doute. On est dans la d&#233;couverte du sujet, comment savoir ce qu'on peut faire avec lui avant d'avoir pass&#233; du temps ensemble ? &#187;, interroge le directeur. Pour lui &#171; le burn-out est le d&#233;ni social de la souffrance. Si on ne reconna&#238;t pas que l'accompagnement peut amener de la souffrance, on risque l'&#233;puisement professionnel. Tous les r&#233;sidants ont des difficult&#233;s relationnelles, mais la souffrance existe autrement si elle est partag&#233;e. Ici nous vivons avec le r&#233;sidant au quotidien, l'accompagnons toute la journ&#233;e, sommes en contact avec lui en permanence dans les activit&#233;s comme dans les soins. Si une crise advient, nous l'accueillons en &#233;quipe, elle fait partie du travail en MAS o&#249; la notion de stabilisation n'existe pas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'&#233;quipe se f&#233;licite de la raret&#233; des crises : entre l'outil chimique et les techniques de relaxation, les r&#233;sidants sont stabilis&#233;s. &#171; Ici, il n'existe pas de fronti&#232;re entre le m&#233;dical et le social, indique Michel Legouini pour &#233;viter les burn-out des &#233;quipes, nous introduisons du sens dans chaque acte de la vie quotidienne &#187;. Pour l'&#233;quipe, le terme nursing ne signifie pas laver un r&#233;sidant mais lui apporter soin et confort. Tout ce qu'elle fait a des effets th&#233;rapeutiques. La piscine, la lecture, apportent bien-&#234;tre aux r&#233;sidants mais aussi au personnel qui partage avec eux cette activit&#233;. Chaque moment de plaisir fait reculer les risques d'usure professionnelle. Et Michel Legouini de conclure &#171; M&#234;me si 80 % des r&#233;sidants ne peuvent pas s'exprimer oralement, chaque jour nous observons les progr&#232;s qu'ils r&#233;alisent &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Reconnue d'utilit&#233; publique, l'association Perce-Neige a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1966 par le com&#233;dien Lino Ventura afin d'accueillir des personnes handicap&#233;es mentales et polyhandicap&#233;es dans des maisons de vie agr&#233;ables et durables.&lt;br class='manualbr' /&gt;Maison Perce-Neige - 134-136, avenue de l'Agent Sarre - 92270 Bois-Colombes - T&#233;l. 01 55 66 90 60&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ouverte en 2002, la maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e Perce-Neige, plac&#233;e sous la comp&#233;tence tarifaire de la D.D.A.S.S, accueille trente r&#233;sidants &#226;g&#233;s de 20 &#224; 57 ans. Des personnes pr&#233;sentant un trouble mental s&#233;v&#232;re avec ou sans troubles associ&#233;s (infirmit&#233; motrice c&#233;r&#233;brale, autisme, psychose&#8230;). Le legs d'un terrain situ&#233; pr&#232;s du centre-ville de Bois-Colombes, suivi de l'acquisition par Perce-Neige des parcelles alentour ont permis la construction d'un beau b&#226;timent de deux &#233;tages. La maison s'organise en trois unit&#233;s recevant chacune dix r&#233;sidants qui b&#233;n&#233;ficient, en fonction de leurs besoins d'une surveillance m&#233;dicale et infirmi&#232;re pr&#233;ventive, d'un suivi en kin&#233;sith&#233;rapie, hydroth&#233;rapie, psychomotricit&#233; et ergoth&#233;rapie afin de maintenir les acquis et &#233;viter des &#233;volutions d&#233;favorables sur le plan statural et moteur. L'&#233;quipe de la MAS Perce-Neige est constitu&#233;e du directeur, de deux chefs de service, de dix-huit aides m&#233;dico-psychologiques et aides soignantes, de trois animateurs et d'un personnel administratif qui joue aussi un r&#244;le dans la relation quotidienne avec les r&#233;sidants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment rester motiv&#233;(e) en maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-rester-motive-e-en-maison-d-accueil-specialise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-rester-motive-e-en-maison-d-accueil-specialise</guid>
		<dc:date>2005-10-06T13:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Polyhandicap</dc:subject>
		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es (MAS) h&#233;bergent des adultes lourdement handicap&#233;s. Jusque dans les ann&#233;es 80-90, ces &#233;tablissements &#233;taient de type asilaire et on y pratiquait surtout du nursing et des activit&#233;s occupationnelles. Aujourd'hui, les r&#233;sidants b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement th&#233;rapeutique et &#233;ducatif &lt;br class='autobr' /&gt;
La maison d'accueil sp&#233;cialis&#233; accueille des adultes en situation de &#171; grande d&#233;pendance &#187;, selon l'expression d'Elisabeth Zucman qui ont besoin d'une aide humaine et technique permanente, proche (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Polyhandicape" rel="tag"&gt;Polyhandicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es (MAS) h&#233;bergent des adultes lourdement handicap&#233;s. Jusque dans les ann&#233;es 80-90, ces &#233;tablissements &#233;taient de type asilaire et on y pratiquait surtout du nursing et des activit&#233;s occupationnelles. Aujourd'hui, les r&#233;sidants b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement th&#233;rapeutique et &#233;ducatif&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La maison d'accueil sp&#233;cialis&#233; accueille des adultes en situation de &#171; grande d&#233;pendance &#187;, selon l'expression d'Elisabeth Zucman&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Psychoses d&#233;ficitaires, poly et multi-handicap : int&#233;r&#234;ts et limites d'un (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui ont besoin d'une aide humaine et technique permanente, proche et individualis&#233;e. Trois types de r&#233;sidants y vivent : personnes d&#233;ficientes intellectuelles profondes ; personnes atteintes de handicaps associ&#233;s (polyhandicaps ou multihandicaps) ; personnes handicap&#233;es &#224; la suite d'un accident grave ou d'une maladie massivement invalidante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie importante des r&#233;sidants souffre de troubles &#233;pileptiques et certains pr&#233;sentent une grande fragilit&#233; identitaire (psychose, autisme) engendrant une souffrance psychique importante. Les maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es sont n&#233;es en septembre 1978 avec le d&#233;cret d'application de la loi d'orientation en faveur des personnes handicap&#233;es de 1975. Auparavant, les personnes lourdement handicap&#233;es &#233;taient souvent plac&#233;es dans des services hospitaliers ou restaient dans leur famille. Elles &#233;taient donc tr&#232;s peu stimul&#233;es. Aujourd'hui les r&#233;sidants de MAS vivent dans de petites unit&#233;s proposant un accompagnement &#224; la fois th&#233;rapeutique et &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;venir l'usure professionnelle, prendre plaisir &#224; travailler en MAS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'accompagnement de personnes lourdement handicap&#233;es est souvent consid&#233;r&#233; comme source d'&#233;puisement professionnel par les &#233;tudiants et professionnels du travail social. De fait, il pr&#233;sente de grandes difficult&#233;s : les corps &#224; corps sont difficiles et &#233;prouvants (les r&#233;sidants doivent souvent &#234;tre port&#233;s, lav&#233;s, nourris&#8230;) ; de nombreux r&#233;sidants n'ayant pas de langage verbal, la communication peut sembler difficile ; les troubles associ&#233;s (autisme, &#233;pilepsie..) sont difficiles &#224; g&#233;rer&#8230;. Mais malgr&#233; les difficult&#233;s, dans notre dossier, trois t&#233;moignages soulignent que le travail en MAS peut constituer un r&#233;el plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jean-Pierre Regourd, directeur de la MAS Perce-Neige de Bois-Colombes (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-maison-d-accueil-specialisee-Perce-Neige-de-Bois-Colombes' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;) le discours fataliste et d&#233;valorisant concernant les personnes tr&#232;s lourdement handicap&#233;es contribue &#224; l'id&#233;e que le travail aupr&#232;s d'elles est forc&#233;ment &#233;puisant. Heureusement, gr&#226;ce &#224; de nombreuses &#233;tudes, des pistes ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es pour travailler avec ces r&#233;sidants. Soins, bien-&#234;tre, confort des r&#233;sidants, activit&#233;s plaisantes, vie sociale ouverte sur l'ext&#233;rieur sont les ma&#238;tres mots de l'&#233;quipe qu'il dirige. Une &#233;quipe qui prend plaisir &#224; travailler avec ce public, r&#233;duisant ainsi les risques d'usure professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Philippe Chavaroche, formateur en travail social (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-sens-s-etiole-il-a-besoin-d-etre-reconstruit-en-permanence' class='spip_in'&gt;lire l'interview&lt;/a&gt;), travailler aupr&#232;s de personnes lourdement handicap&#233;es peut &#234;tre passionnant &#224; condition que le personnel b&#233;n&#233;ficie de lieux de parole, r&#233;flexion, soutien, de formation continue et de reconnaissance professionnelle. Un souci que partage Damien Gillot, chef de service &#233;ducatif de la MAS de la Plantade (&lt;a href='https://www.lien-social.com/La-lutte-contre-l-usure-est-un-defi-permanent' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage&lt;/a&gt;) pour lequel comprendre le comportement des r&#233;sidants est primordial pour &#233;viter les risques d'usure professionnelle. Le personnel de la MAS de la Plantade b&#233;n&#233;ficie d'une formation qui lui permet de mieux comprendre le comportement du r&#233;sidant, donc de moins le subir, de mieux savoir faire et au final de trouver davantage de sens &#224; son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois t&#233;moignages qui vont dans le m&#234;me sens : des difficult&#233;s, certes, mais des r&#233;sidants au formidable potentiel avec lesquels travailler apporte de r&#233;elles satisfactions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Psychoses d&#233;ficitaires, poly et multi-handicap : int&#233;r&#234;ts et limites d'un rapprochement notionnel &#187;, dans Autisme et psychoses infantiles, Elisabeth Zucman, Cahiers du CTNERHI, N&#176; 67-68, 1995&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rester motiv&#233;(e) en MAS</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Rester-motive-e-en-MAS</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Rester-motive-e-en-MAS</guid>
		<dc:date>2005-10-06T06:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie-LS</dc:creator>


		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9197-3a4c2.png?1694178491' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2005_-_768_-_basse_def.pdf" length="15725117" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Penser le handicap mental</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Penser-le-handicap-mental</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Penser-le-handicap-mental</guid>
		<dc:date>2005-10-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les personnes atteintes de handicap sont capables d'aimer, d'apprendre, de ressentir des &#233;motions, d'&#233;voluer, de r&#233;gresser et de vieillir. Elles ne doivent pas &#234;tre r&#233;duites &#224; l'impact r&#233;el ou suppos&#233; de leurs d&#233;ficiences. Cette noble et juste profession de foi se heurte toutefois &#224; des repr&#233;sentations tellement intol&#233;rables qu'elles peuvent faire effraction dans le psychisme et pulv&#233;riser les syst&#232;mes de pens&#233;e. Cette question serait-elle donc du domaine de l'impensable ? Dix-huit sp&#233;cialistes d&#233;montrent (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mental" rel="tag"&gt;Mental&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton866-b32b5.jpg?1694178491' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les personnes atteintes de handicap sont capables d'aimer, d'apprendre, de ressentir des &#233;motions, d'&#233;voluer, de r&#233;gresser et de vieillir. Elles ne doivent pas &#234;tre r&#233;duites &#224; l'impact r&#233;el ou suppos&#233; de leurs d&#233;ficiences. Cette noble et juste profession de foi se heurte toutefois &#224; des repr&#233;sentations tellement intol&#233;rables qu'elles peuvent faire effraction dans le psychisme et pulv&#233;riser les syst&#232;mes de pens&#233;e. Cette question serait-elle donc du domaine de l'impensable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix-huit sp&#233;cialistes d&#233;montrent avec brio le contraire, dans des propos dont l'intelligence le dispute &#224; la justesse. Certes, la r&#233;flexion est encore balbutiante sur des sujets comme l'intimit&#233;, la sexualit&#233;, la procr&#233;ation, l'environnement priv&#233;&#8230; Mais, le travail d'&#233;laboration dans ce domaine est vital. Reconna&#238;tre un &#234;tre humain comme sujet, c'est lui attribuer une vie psychique. D&#232;s lors, on ne peut travailler avec une personne souffrant de handicap, si on ne fait pas le pari qu'il y a chez elle de la pens&#233;e potentielle. Le handicap &#233;tant, avant tout, une production sociale, ce qui permet &#224; la personne vivant une d&#233;ficience d'exister, comme &#224; la fois semblable et diff&#233;rente, ce sont les regards des autres dans ce qu'ils ont de stigmatisant ou au contraire d'identifiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'annonce du handicap, les parents sont envahis et p&#233;trifi&#233;s par l'effroi. Ce qu'ils cherchent alors, ce sont des rep&#232;res solides leur permettant d'endiguer leurs angoisses. Les m&#232;res puisent leur &#233;nergie dans leurs propres ressources ou dans celles de leur conjoint et de leur entourage proche. L'accompagnement de l'enfant ou d'un parent &#226;g&#233; participant, pour certaines femmes, du processus de leur construction identitaire, elles jouent un r&#244;le central. La comp&#233;tence des p&#232;res est quant &#224; elle, parfois an&#233;antie. Bless&#233;s dans leur fiert&#233; du fait de l'atteinte &#224; ce qu'ils ont de plus cher, leur descendance, ils ne sont parfois plus capables de donner sens et vie &#224; leur enfant. La fratrie est, elle aussi, affect&#233;e par la d&#233;ficience de leur germain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, chacun r&#233;agit d'une mani&#232;re singuli&#232;re. La famille adoptera une attitude plut&#244;t &#171; emp&#234;ch&#233;e &#187; (d&#233;l&#233;gant &#224; autrui l'&#233;ducation de l'enfant), associ&#233;e (en y prenant une part active) ou engag&#233;e (y rajoutant un investissement associatif fort), laissant ainsi plus ou moins le relais &#224; des professionnels qui se r&#233;fugient volontiers derri&#232;re la fronti&#232;re protectrice d'un savoir raisonn&#233; et de connaissances ma&#238;tris&#233;es. Leur contribution n'est pourtant pas dans la dimension savante de leur travail, mais bien dans ce qui ne se voit pas : entrer dans la sph&#232;re intime de la personne porteuse de handicap, tout en pr&#233;servant son identit&#233; d'&#234;tre humain et de sujet. Il ne suffit pas d'affirmer la n&#233;cessit&#233; de bonnes inter-relations entre les familles et les professionnels. Il faut reconna&#238;tre qu'elles sont difficiles, r&#233;guli&#232;rement remises en question et n&#233;cessitant &#233;coute et patience dans un climat de confiance &#224; recr&#233;er en permanence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ENSP, 2005 (264 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fragments sur le handicap et la vuln&#233;rabilit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Fragments-sur-le-handicap-et-la-vulnerabilite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Fragments-sur-le-handicap-et-la-vulnerabilite</guid>
		<dc:date>2005-10-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; se d&#233;finit essentiellement par la fa&#231;on dont elle institue l'id&#233;e de normalit&#233; et par la consid&#233;ration qu'elle accorde aux plus fragiles. Notre &#233;poque, en imposant comme valeurs dominantes la performance, la r&#233;ussite individuelle, la rentabilit&#233; et la productivit&#233; ne pouvait que distinguer les bien portants des handicap&#233;s consid&#233;r&#233;s comme un groupe en soi, un genre, une humanit&#233; sp&#233;cifique. C'est cette pens&#233;e dualiste, qui voit dans la diversit&#233; l'opposition des contraires, qu'il faut remettre en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton867-28307.jpg?1694178491' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; se d&#233;finit essentiellement par la fa&#231;on dont elle institue l'id&#233;e de normalit&#233; et par la consid&#233;ration qu'elle accorde aux plus fragiles. Notre &#233;poque, en imposant comme valeurs dominantes la performance, la r&#233;ussite individuelle, la rentabilit&#233; et la productivit&#233; ne pouvait que distinguer les bien portants des handicap&#233;s consid&#233;r&#233;s comme un groupe en soi, un genre, une humanit&#233; sp&#233;cifique. C'est cette pens&#233;e dualiste, qui voit dans la diversit&#233; l'opposition des contraires, qu'il faut remettre en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'auteur de pr&#233;coniser une vision m&#233;tisse qui revendique la coexistence du multiple, l'infinit&#233; des allures de la vie, le foisonnement des formes, et proclame l'impermanence et l'incoh&#233;rence comme immanentes &#224; l'humain. Cessons de vouloir &#233;talonner, ordonner et soumettre ce qui nous entoure &#224; partir de notre propre mod&#232;le. Trop souvent, la personne souffrant d'un handicap est fig&#233;e dans ses particularit&#233;s et enferm&#233;e dans une s&#233;rie de d&#233;terminismes. Comme si son identit&#233; &#233;tait &#224; jamais install&#233;e et irr&#233;m&#233;diablement achev&#233;e. Ce qui l'enferme dans sa diff&#233;rence et oblit&#232;re l'infini des virtualit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'&#234;tre handicap&#233;s. Il y a seulement des &#234;tres inassimilables les uns aux autres et irr&#233;ductibles &#224; un seul signifiant. &#192; consid&#233;rer leurs acquisitions instrumentales, leurs habilet&#233;s motrices, leur niveau de raisonnement, le d&#233;veloppement de leurs fonctions langagi&#232;res, communicatives, sociales ou affectives, on ne rep&#232;re pas davantage de similitudes entre personnes porteuses de handicap qu'entre celles qui n'en ont pas : la variabilit&#233; constitue leur seul point commun. Mais, ces capacit&#233;s originales sont occult&#233;es au profit de comparaisons ou de classifications hasardeuses, leur personnalit&#233; &#233;tant &#233;lud&#233;e par une identit&#233; collective r&#233;duite &#224; quelques traits saillants ou caricaturaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Experts en humanit&#233;, les bless&#233;s de la vie n'affirment pas leur place par leur esth&#233;tique ext&#233;rieure, ni par le vernis de leur para&#238;tre ou une gloire illusoire et &#233;vanescente. Ce qu'ils nous apportent c'est le reflet d'une exp&#233;rience qui les a contraints &#224; se d&#233;passer et &#224; ouvrir d'autres horizons, d'autres dimensions de l'&#234;tre et d'autres mani&#232;res d'&#234;tre. Ceux qui par chance jouissent de ce qui fait d&#233;faut &#224; d'autres ne disposent l&#224; que d'un bien &#233;ph&#233;m&#232;re dont ils peuvent &#234;tre priv&#233;s, &#224; tout instant. Il faut faire le pari que les hommes peuvent vivre leur confrontation, sans que l'exigence d'uniformit&#233; ne fasse r&#233;puter d&#233;viant ce qui n'est que diff&#233;rence. Cela n&#233;cessite d'&#233;tablir des principes de vie neuve, pour et &#224; partir des plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crits dans une langue magnifique, Charles Gardou nous propose ses &#171; fragments &#187; qui &#233;clairent d'une force intense la question du handicap et de la place qu'y trouvent les familles et les professionnels. Un ouvrage qui se d&#233;lecte, avant de faire r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005, (261 p. ; 25 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'accueil temporaire en croissance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-accueil-temporaire-en-croissance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-accueil-temporaire-en-croissance</guid>
		<dc:date>2005-10-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>768</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une photographie r&#233;cente de l'accueil temporaire a permis d'affiner le paysage des institutions impliqu&#233;es dans cette d&#233;marche. Un r&#233;seau met patiemment en place les moyens de g&#233;n&#233;raliser cette pratique qui fait encore cruellement d&#233;faut dans nombre de d&#233;partements. Il reste beaucoup de chemin &#224; parcourir &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelques jours, le 12 octobre, un lieu uniquement consacr&#233; &#224; l'accueil temporaire des enfants, adolescents et adultes handicap&#233;s, la maison de Pierre, ouvrira ses portes . C'est en 1999 qu'un (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-768-" rel="tag"&gt;768&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une photographie r&#233;cente de l'accueil temporaire a permis d'affiner le paysage des institutions impliqu&#233;es dans cette d&#233;marche. Un r&#233;seau met patiemment en place les moyens de g&#233;n&#233;raliser cette pratique qui fait encore cruellement d&#233;faut dans nombre de d&#233;partements. Il reste beaucoup de chemin &#224; parcourir&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans quelques jours, le 12 octobre, un lieu uniquement consacr&#233; &#224; l'accueil temporaire des enfants, adolescents et adultes handicap&#233;s, la maison de Pierre, ouvrira ses portes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='La Maison de Pierre - rue de l'As de Licques - 62380 Bouvelinghem. T&#233;l. 03 21 (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est en 1999 qu'un r&#233;cent Groupe de r&#233;flexion et r&#233;seau pour l'accueil temporaire des personnes handicap&#233;es (Grath)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='appendix' title='GRATH &#8211; BP 30245 - 56602 Lanester cedex. T&#233;l. 02 97 65 12 34' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avait conduit une enqu&#234;te nationale, puis r&#233;alis&#233; un premier guide de l'accueil temporaire des personnes handicap&#233;es. Six ans plus tard, une nouvelle enqu&#234;te entend r&#233;actualiser la base de donn&#233;es, recenser les projets en cours, faire le point des manques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; un faible taux de retour (sur plus de 6000 &#233;tablissements ayant re&#231;u un questionnaire, seuls 357 ont r&#233;pondu), cinquante-six nouvelles entr&#233;es dans le guide ont &#233;t&#233; r&#233;pertori&#233;es, ainsi que trente et un projets &#171; bien avanc&#233;s &#187;. Au total, ce sont 267 institutions engag&#233;es dans l'accueil temporaire, contre 166 recens&#233;es en 1999 : &#171; un mouvement s'amorce autour de cette probl&#233;matique &#187;, observe le Grath, &#171; d'autant que les contacts que nous pouvons avoir prouvent qu'il y a bien d'autres projets en gestation mais que, par pr&#233;caution, leurs promoteurs n'ont pas encore souhait&#233; se d&#233;clarer officiellement &#224; l'occasion de notre enqu&#234;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente-six institutions totalisent 266 places pour enfants et adolescents, tandis que 200 &#233;tablissements pour adultes regroupent 769 places. &#192; noter un d&#233;veloppement accru dans les maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233; (MAS)&#8230; Mais ces 1035 places repr&#233;sentent moins d'une place pour mille utilisateurs potentiels, d&#233;plore le r&#233;seau en se r&#233;f&#233;rant aux derniers chiffres publi&#233;s par le Centre technique national d'&#233;tudes et de recherche sur les handicaps et les inadaptations (CTNERHI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2000 et 2005, on peut consid&#233;rer que 367 places ont &#233;t&#233; mises en service. Celles-ci, commente le Grath, sont soumises &#224; diverses pressions &#8212; &#233;conomiques, des autorit&#233;s de contr&#244;le ou de l'accueil d'urgence &#8212; et &#171; le rythme des cr&#233;ations nettes reste tr&#232;s faible avec seulement 45 places nouvelles par an, une l&#233;g&#232;re acc&#233;l&#233;ration semblant se dessiner pour les trois prochaines ann&#233;es &#187;. En effet, sur 32 projets signal&#233;s dans l'enqu&#234;te, 26 ont une date pr&#233;vue de mise en service, neuf d'entre eux envisageant de former une unit&#233; d&#233;di&#233;e &#224; l'accueil temporaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une pratique encore beaucoup trop marginale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En principe, une personne handicap&#233;e peut &#234;tre accueillie en n'importe quel point du territoire, ceci prenant tout son sens lorsque la solution n'existe pas dans le d&#233;partement de r&#233;sidence. Certains d&#233;partements, tels le Cantal et l'Indre, apparaissent comme particuli&#232;rement dynamiques, mais l'Alsace, les d&#233;partements de l'Ouest et le Pas-de-Calais sont &#233;galement cit&#233;s pour leur r&#233;elle prise en compte de la probl&#233;matique &#171; au niveau des tutelles d&#233;partementales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les types de handicaps pris en consid&#233;ration par l'accueil temporaire sont de tous ordres : moteur, mental (ces deux items restant pr&#233;dominants), psychique, visuel, auditif, polyhandicap, insuffisance respiratoire, maladie chronique invalidante&#8230; La dur&#233;e des s&#233;jours varie entre un jour et trois mois environ, plus de la moiti&#233; des structures &#233;tant accessibles &#224; partir d'une &#224; deux journ&#233;es. Le r&#233;seau a tout de m&#234;me point&#233; la d&#233;claration d'une dur&#233;e sup&#233;rieure &#224; trois mois pour seize structures, dont trois lieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, 66 % des &#233;tablissements ont d&#233;clar&#233; ne conna&#238;tre aucune p&#233;riode de fermeture pendant leur accueil temporaire (le Grath, lui, se prononce plut&#244;t pour des fermetures programm&#233;es afin d'&#233;viter que ces places deviennent permanentes, &#171; premi&#232;re cause malheureusement de disparition des places d'accueil temporaire &#187;). Enfin, les besoins exprim&#233;s par les unit&#233;s en service se d&#233;clinent en termes de formation sp&#233;cifique, d'information sur l'accueil temporaire et d'aide au rapprochement entre l'offre de service et la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec moins d'une place pour mille personnes lourdement handicap&#233;es, conclut le r&#233;seau, ce sont seulement 6 &#224; 7000 personnes qui peuvent en b&#233;n&#233;ficier chaque ann&#233;e : l'accueil temporaire reste donc une pratique &#171; encore beaucoup trop marginale pour avoir aujourd'hui un impact significatif sur les politiques sociales &#187;&#8230; Alors qu'une place pour cent utilisateurs potentiels permettrait &#224; 65 000 personnes handicap&#233;es de profiter de cette formule, &#171; m&#234;me si cela est encore tr&#232;s loin des 30 % que l'on trouve dans la province de Qu&#233;bec &#187;, relativise le Grath. Un premier effort qui &#171; n'est pas hors de port&#233;e &#224; l'horizon 2010 &#187;, si l'on parvient &#224; achever le nouvel &#233;difice r&#233;glementaire, &#224; harmoniser les pratiques, &#224; d&#233;finir des m&#233;thodes d'&#233;valuation des besoins et &#224; rapprocher l'offre de la demande. Un centre de ressources pourrait m&#234;me &#171; restituer la quintessence des pratiques et des exp&#233;riences du terrain sur les 25 derni&#232;res ann&#233;es &#187;, tout en d&#233;veloppant des outils de conseil, d'information et de formation. &#192; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-maison-de-pierre.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Maison de Pierre&lt;/a&gt; - rue de l'As de Licques - 62380 Bouvelinghem. T&#233;l. 03 21 11 15 15&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.accueil-temporaire.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;GRATH&lt;/a&gt; &#8211; BP 30245 - 56602 Lanester cedex. T&#233;l. 02 97 65 12 34&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
