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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Prison : entre complexit&#233; croissante et absolue n&#233;cessit&#233;</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Chef de service &#233;ducatif au SPIP de la maison d'arr&#234;t de Fresnes, Isabelle Gonzales d&#233;plore le manque crucial de travailleurs sociaux et la p&#233;nurie de partenaires &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels types de partenariat d&#233;veloppez-vous avec les travailleurs sociaux hors les murs de la prison ? Les relations partenariales avec les autres services sociaux (circonscriptions DASS, municipaux, scolaires, ASE, UDAF, CAF, CRAM, ou autres services sp&#233;cialis&#233;s d'entreprise&#8230;) me paraissent fond&#233;es sur un professionnalisme, un climat de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chef de service &#233;ducatif au SPIP de la maison d'arr&#234;t de Fresnes, Isabelle Gonzales d&#233;plore le manque crucial de travailleurs sociaux et la p&#233;nurie de partenaires&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels types de partenariat d&#233;veloppez-vous avec les travailleurs sociaux hors les murs de la prison ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations partenariales avec les autres services sociaux (circonscriptions DASS, municipaux, scolaires, ASE, UDAF, CAF, CRAM, ou autres services sp&#233;cialis&#233;s d'entreprise&#8230;) me paraissent fond&#233;es sur un professionnalisme, un climat de confiance et une reconnaissance mutuelle qui respectent nos missions sp&#233;cifiques et respectives. Nous entretenons &#233;galement des relations partenariales avec des associations d'insertion signataires d'une convention avec notre service qui les engage &#224; proposer des solutions adapt&#233;es &#224; l'assistance des sortants de prison. Dans ce partenariat, nous avons le souci de pr&#233;server et garder la ma&#238;trise des actions d'insertion. Le secteur priv&#233; ne doit pas venir se substituer au service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques publiques actuelles, d&#233;velopp&#233;es en faveur de la r&#233;insertion des d&#233;tenus, sont-elles suffisamment adapt&#233;es aux besoins r&#233;els sur le terrain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de politique p&#233;nale, des innovations ont &#233;t&#233; apport&#233;es par la loi du 9 mars 2004 tendant &#224; adapter la justice aux &#233;volutions de la criminalit&#233;. La difficult&#233; r&#233;side dans l'obtention d'un juste &#233;quilibre entre la lutte contre la d&#233;linquance et la surpopulation p&#233;nale. C'est pourquoi, la loi pr&#233;cit&#233;e pr&#233;voit des dispositions alternatives &#224; l'incarc&#233;ration ainsi que l'accompagnement des condamn&#233;s en fin de peine afin notamment de lutter contre des sorties s&#232;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles dispositions ne sont en vigueur que depuis le 1er octobre 2004 pour certaines d'entre elles et le 1er janvier 2005 pour d'autres. Nous manquons donc de recul mais nous savons d'ores et d&#233;j&#224; que le manque de travailleurs sociaux et de partenaires (en mati&#232;re d'insertion professionnelle et d'h&#233;bergement) qui se faisait sentir devient crucial avec l'accroissement de notre travail. Le fonctionnement et l'existence m&#234;me des associations d'insertion sont remis en cause par une baisse ou une suppression dans certains cas de leurs sources de financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont alors aujourd'hui, les principales difficult&#233;s en terme de pratique ou de moyens, auxquelles votre SPIP est confront&#233; ? Est-ce selon vous g&#233;n&#233;ral dans ce type de service ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de travail sont tr&#232;s diff&#233;rentes d'un service &#224; l'autre sur le plan humain ou mat&#233;riel : certains services ont &#233;t&#233; &#233;toff&#233;s en personnel, d'autres souffrent du manque de locaux, etc. Apr&#232;s la cr&#233;ation des SPIP et la nouvelle loi du 9 mars 2004, doit &#234;tre engag&#233;e une r&#233;flexion sur le positionnement professionnel des travailleurs sociaux et sur le cadre d'intervention. Nous devons continuer &#224; parler de travail social en milieu p&#233;nitentiaire, d'accompagnement social et des causes de la d&#233;linquance. Quelle place occupe le travailleur social face &#224; l'exclusion dans notre soci&#233;t&#233; ? Cette r&#233;flexion replace le travailleur social dans le d&#233;bat public qu'il a tendance &#224; d&#233;serter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nouvelles populations carc&#233;rales influent-elles &#233;galement sur votre travail social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rencontre dans l'exercice de ma profession &#224; la maison d'arr&#234;t de Fresnes trois types de population : &#233;trangers, d&#233;tenus confront&#233;s &#224; la maladie mentale, femmes d&#233;tenues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les 76 &#224; 80 nationalit&#233;s repr&#233;sent&#233;es, il existe deux cat&#233;gories en grand nombre : les &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re, clandestins, qu'ils soient r&#233;cemment arriv&#233;s en France ou install&#233;s depuis de longues ann&#233;es sans jamais avoir obtenu leur r&#233;gularisation administrative ; et les ressortissants de pays &#233;trangers porteurs de drogues, poursuivis pour trafic international de stup&#233;fiants, arr&#234;t&#233;s &#224; l'a&#233;roport et directement incarc&#233;r&#233;s, qui souvent seront condamn&#233;s &#224; une peine de prison et une interdiction d&#233;finitive du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette forte pr&#233;sence &#233;trang&#232;re et la complexit&#233; des situations individuelles influent sur l'action du travailleur social. L'&#233;loignement g&#233;ographique de la famille laiss&#233;e sur un autre continent, la m&#233;connaissance de la langue fran&#231;aise, l'indigence, contribuent &#224; augmenter l'isolement et les cas de d&#233;pression de ces personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travailleur social est lui-m&#234;me confront&#233; &#224; des populations nouvellement migrantes et par cons&#233;quent m&#233;connues sur le plan des traditions, langues et organisations soci&#233;tales. Ce qui rend plus ardue l'&#233;valuation des situations. Un r&#233;el besoin de formation dans le domaine ethnosociologique et ethnopsychiatrique se fait sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour au pays fait l'objet d'une collaboration avec les services consulaires des ambassades. Pour aborder les situations administratives des ressortissants &#233;trangers, nous travaillons en &#233;troite collaboration avec la CIMADE et les juristes du Point d'acc&#232;s aux droits de la maison d'arr&#234;t de Fresnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre croissant de personnes d&#233;tenues pr&#233;sentant des troubles mentaux inqui&#232;te et a fait l'objet d'&#233;tudes et de recherche. La pathologie mentale est un obstacle suppl&#233;mentaire &#224; la pr&#233;paration &#224; la sortie. Il est extr&#234;mement difficile voire impossible de trouver un h&#233;bergement &#224; un sortant de prison relevant d'un suivi psychiatrique. En d&#233;tention, les travailleurs sociaux sont sollicit&#233;s le plus souvent non pas pour assurer l'accompagnement social de ces personnes mais pour r&#233;gler des probl&#232;mes dus &#224; l'intol&#233;rance &#224; l'institution. La prison est un lieu de contrainte o&#249; la souffrance psychique augmente et o&#249; les r&#233;ponses apport&#233;es par l'institution aux personnes en crise sont inadapt&#233;es. Le service m&#233;dico-psychiatrique r&#233;gional (SMPR) manque de personnel et ne dispose pas de possibilit&#233; privil&#233;gi&#233;e en mati&#232;re d'h&#233;bergement ou d'hospitalisation &#224; la sortie de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels que soient leur nationalit&#233;, leur milieu d'origine, leur &#226;ge, les femmes en prison racontent toutes la m&#234;me histoire de violences physiques et morales, de pauvret&#233;, de vie de famille &#233;clat&#233;e et de servitude. Leur incarc&#233;ration engendre des situations dramatiques au regard du devenir des enfants et tr&#232;s souvent de l'ensemble de la cellule familiale. Leur image de femme et de m&#232;re est &#224; restaurer. Un travail en profondeur est n&#233;cessaire sur le plan de la reconstruction personnelle. &#192; ce titre, nous les aidons &#224; mener une r&#233;flexion sur la parentalit&#233;, sur les violences conjugales&#8230; Elles sont victimes du contexte de pauvret&#233; impos&#233; par leur milieu, et s'exposent &#224; des conduites &#224; risques telles que la prostitution, la prise de substances toxiques de fa&#231;on suicidaire, le passage &#224; l'acte d&#233;lictuel comme unique recours selon elles pour s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assiste-t-on &#224; la mise en d&#233;tention de la pauvret&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir tomber dans le mis&#233;rabilisme, le constat d'une population p&#233;nale pr&#233;sentant une concentration des maux de la soci&#233;t&#233; est une r&#233;alit&#233;. Les difficult&#233;s &#233;conomiques li&#233;es au ch&#244;mage, &#224; un manque de formation professionnelle sont accrues par l'incarc&#233;ration. Le d&#233;tenu est souvent isol&#233;, la s&#233;paration avec sa famille est source d'angoisse. On assiste &#224; une perte d'autonomie de la personne qui va souffrir de d&#233;pendances pathologiques multiples et s'accrocher aux relations familiales, &#224; diverses aides ou aux services de l'institution, sans jamais ressentir un sentiment de satisfaction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La frustration est le sentiment qui pr&#233;vaut. La d&#233;socialisation s'installe au bout de plusieurs mois ou ann&#233;es de prison. L'enfermement et d'autres contraintes v&#233;cues comme des humiliations coupent la personne d&#233;tenue de la r&#233;alit&#233; ext&#233;rieure et augmentent la &#171; haine &#187; exprim&#233;e d'une soci&#233;t&#233; dont elle est exclue. Il s'en suit une perte d'identit&#233; et une d&#233;valorisation de l'image de soi, des troubles de la sant&#233; sur le plan somatique et psychologique. Endossant ce statut de victime, elle fait blocage dans un premier temps &#224; l'analyse des faits, des actes qui l'ont conduite en prison. Elle se montre r&#233;ticente &#224; reconna&#238;tre sa culpabilit&#233; et sa responsabilit&#233;, et exprime son rapport d&#233;faillant &#224; la norme et &#224; la Loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une difficult&#233; primordiale est celle d'&#234;tre en mesure de se projeter dans l'avenir et d'envisager de mani&#232;re concr&#232;te et r&#233;aliste la sortie. Au moment de la pr&#233;paration &#224; la sortie, on constate que le retour &#224; la vie libre effraie, ou bien est totalement id&#233;alis&#233;. Le d&#233;tenu doit reconqu&#233;rir une confiance en soi et en ses capacit&#233;s &#224; retrouver une place dans la soci&#233;t&#233;. Et cela ne sera pas facile car le SPIP n'est pas en mesure d'offrir suffisamment de possibilit&#233;s d'insertion professionnelle, formation ou emploi, en raison d'un contexte socio-&#233;conomique difficile. Les solutions en mati&#232;re d'h&#233;bergement sont &#233;galement insuffisantes. On mesure la volont&#233; d'aller au bout d'un projet de sortie par l'obstination de la personne &#224; &#233;crire aux diff&#233;rentes structures d'accueil, &#224; se rendre &#224; des convocations lors de permissions de sortie et &#224; rentrer sans encombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la plus grande des difficult&#233;s de la personne incarc&#233;r&#233;e sera la gestion du temps. Dormir, regarder la t&#233;l&#233;vision, lire, entreprendre des &#233;tudes universitaires, s'adonner &#224; une activit&#233; artistique, &#233;crire, &#171; gamberger &#187;&#8230; &#201;chapper &#224; la pens&#233;e qui s'emballe, aux souvenirs douloureux, aux regrets et &#224; l'absence&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le t&#233;moignage de Julien</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Conseiller d'insertion et de probation, Julien travaille dans un SPIP depuis treize ans. Gardant l'anonymat car tenu &#224; l'obligation de r&#233;serve, il d&#233;nonce la m&#233;connaissance de cette profession et la surcharge de travail &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous travaillez dans un service p&#233;nitentiaire de probation et d'insertion. De l'ext&#233;rieur, on a l'impression, malgr&#233; la modification des statuts de mai dernier, qu'un certain malaise perdure. Quels sont les principaux obstacles aujourd'hui &#224; un exercice harmonieux de la profession de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Conseiller d'insertion et de probation, Julien travaille dans un SPIP depuis treize ans. Gardant l'anonymat car tenu &#224; l'obligation de r&#233;serve, il d&#233;nonce la m&#233;connaissance de cette profession et la surcharge de travail&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous travaillez dans un service p&#233;nitentiaire de probation et d'insertion. De l'ext&#233;rieur, on a l'impression, malgr&#233; la modification des statuts de mai dernier, qu'un certain malaise perdure. Quels sont les principaux obstacles aujourd'hui &#224; un exercice harmonieux de la profession de conseiller d'insertion et de probation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas suffisamment identifi&#233;s au sein de l'institution judiciaire et nous manquons de moyens pour mener &#224; bien nos missions &#233;ducatives et de contr&#244;le. L'&#233;volution des mentalit&#233;s nous oblige aussi &#224; modifier nos rapports, tant vis-&#224;-vis des usagers que des partenaires. Nous tendons vers une gestion de plus en plus administrative des mesures, celle-ci se confirmant d&#233;j&#224; dans les faits.&lt;br class='manualbr' /&gt;Notre fonction est peu reconnue, de m&#234;me que notre sp&#233;cificit&#233;. De fait, bon nombre d'entre nous souhaite quitter cette administration parce qu'elle n'est pas gratifiante ; je me demande finalement si oui ou non elle nous a bien int&#233;gr&#233;s dans son sein !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, nous rencontrons fr&#233;quemment une fausse repr&#233;sentation de la justice : celle-ci est compos&#233;e de magistrats, d'avocats et puis il y a l'administration p&#233;nitentiaire, form&#233;e de surveillants et de directeurs. Rarement sont &#233;voqu&#233;s le r&#244;le et les missions des conseillers d'insertion et de probation de terrain, ceux qui suivent les personnes condamn&#233;es dans le cadre d'une mesure en milieu ouvert ou d'une peine ferme. On peut se demander ce qu'il y a apr&#232;s le jugement et qui &#171; suit &#187; les d&#233;linquants ! Je vous le dis : ce sont donc les conseillers d'insertion et de probation, mais dans une indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. Les prisons font parler d'elles car elles repr&#233;sentent un univers qui excite toujours la curiosit&#233;&#8230; Parlons certes des prisons, mais aussi des mesures en milieu ouvert et des personnes qui sont suivies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obstacle est l&#224;, de fait&#8230; J'ai toujours appr&#233;ci&#233; ce que je faisais&#8230; J'ai &#233;t&#233; recrut&#233; alors que nous &#233;tions encore des &#233;ducateurs. Mais s'il est naturel qu'une profession &#233;volue, il ne faudrait pas qu'on change totalement de m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#234;tes maintenant plus particuli&#232;rement charg&#233; de l'aide &#224; l'insertion. Comment, dans la r&#233;alit&#233; des services, cela se traduit-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'insertion est une notion quelque peu galvaud&#233;e : nous avons pour mission d'orienter les publics vers les structures de droit commun. Cela revient &#224; dire que nous avons davantage un r&#244;le d'orientation que d'insertion. Cela dit, il est &#233;vident qu'un travail en amont est r&#233;alis&#233; mais, devant une charge de travail de plus en plus importante, le sens de l'accompagnement se d&#233;grade, voire dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;put&#233; Warsmann a r&#233;clam&#233; le 21 juin 2005 un plan d'urgence comprenant une augmentation massive des effectifs des SPIP. La situation est-elle si critique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu &#224; suivre jusqu'&#224; 130 personnes en plus des t&#226;ches administratives inh&#233;rentes &#224; notre fonction. Oui, la situation est critique. Nous manquons de coll&#232;gues mais aussi de gratification qui rendrait par exemple cette profession plus attractive&#8230; Nous sommes toujours sous un statut sp&#233;cial, et cela est pesant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Finalement, o&#249; voyez-vous la noblesse de ce m&#233;tier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue philosophique, notre profession est riche : elle nous place &#224; l'interface d'une soci&#233;t&#233; qui condamne et de ceux qui ont transgress&#233;&#8230; Elle nous met face &#224; nos propres valeurs et &#224; celles d'une soci&#233;t&#233; &#224; laquelle nous participons aussi en tant que citoyens. Par-del&#224; son organisation administrative, de gestion, cette profession nous place face &#224; des personnes en souffrance, condamn&#233;es pour un acte d&#233;lictueux ou criminel. C'est en reconnaissant cette souffrance, en l'identifiant et en orientant les int&#233;ress&#233;s vers les structures comp&#233;tentes que nos missions devraient prendre tout leur sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, mon principal regret est qu'il n'existe pas de r&#233;elle r&#233;flexion avec les acteurs de terrain. Je crois qu'on ne s'int&#233;resse pas assez &#224; notre v&#233;cu professionnel, &#224; nos exp&#233;riences&#8230; Notre isolement vient de l&#224;, il existe chez nous un r&#233;el manque de reconnaissance des professionnels. Les conseillers d'insertion et de probation ne sont pas reconnus &#224; leur juste valeur. La r&#233;forme concerne principalement les directeurs : aucune lueur, l&#224;, pour le CIP de base que je suis&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>SPIP : comp&#233;tences et qualit&#233;s requises, pour mission impossible</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>766</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1999, les comit&#233;s de probation et d'assistance aux lib&#233;r&#233;s (CPAL) et les services socio-&#233;ducatifs des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires fusionnaient pour donner naissance aux services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Leur statut a encore &#233;t&#233; modifi&#233; en mai 2005, &#171; revalorisant &#187; certains corps de m&#233;tier mais &#233;largissant, de fait, leurs missions. Le malaise perdure aujourd'hui, plusieurs rapports recommandant l'augmentation des effectifs &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1993, un rapport de l'inspection g&#233;n&#233;rale des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1999, les comit&#233;s de probation et d'assistance aux lib&#233;r&#233;s (CPAL) et les services socio-&#233;ducatifs des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires fusionnaient pour donner naissance aux services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Leur statut a encore &#233;t&#233; modifi&#233; en mai 2005, &#171; revalorisant &#187; certains corps de m&#233;tier mais &#233;largissant, de fait, leurs missions. Le malaise perdure aujourd'hui, plusieurs rapports recommandant l'augmentation des effectifs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1993, un rapport de l'inspection g&#233;n&#233;rale des services judiciaires avait soulign&#233; les importantes mutations auxquelles les services d'insertion de l'administration p&#233;nitentiaire devaient faire face : augmentation de la population carc&#233;rale, aggravation de la situation &#233;conomique et sociale des personnes concern&#233;es. C'est quelques ann&#233;es plus tard, quand &#201;lisabeth Guigou &#233;tait ministre de la Justice, qu'a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e la fusion entre les services socio-&#233;ducatifs des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires et les comit&#233;s de probation et d'assistance aux lib&#233;r&#233;s (CPAL), pour cr&#233;er de nouveaux services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), &#224; l'&#233;chelon d&#233;partemental, plac&#233;s sous l'autorit&#233; des directeurs r&#233;gionaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;cret n&#176; 99-276 du 13 avril 1999 modifiant le Code de proc&#233;dure p&#233;nale. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois objectifs &#233;taient alors &#224; l'ordre du jour : mutualisation des moyens et harmonisation des m&#233;thodes de travail ; regroupement dans un service d&#233;partemental pour mieux articuler la mission de r&#233;insertion de l'administration p&#233;nitentiaire avec les politiques publiques en mati&#232;re d'action sociale ; lisibilit&#233; et coh&#233;rence accrues, &#171; notamment aupr&#232;s des partenaires institutionnels et associatifs &#187; par le renforcement de la capacit&#233; d'action de ladite administration. En effet, la population carc&#233;rale &#233;tait, &#224; ce moment d&#233;j&#224;, en forte augmentation : pr&#232;s de 43 000 personnes d&#233;tenues en 1985, pour atteindre 55 677 en mars 1999&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions des SPIP sont ainsi d&#233;finies : ils r&#233;aliseront des enqu&#234;tes sociales pr&#233;alables &#224; la comparution devant une juridiction et veilleront &#224; l'application des obligations du juge d'application des peines. En outre, ils devront pr&#233;venir les effets d&#233;socialisants de l'incarc&#233;ration et favoriser la r&#233;insertion sociale, rechercher les moyens d'individualiser et d'am&#233;nager les peines, maintenir les liens familiaux et aussi assurer l'aide aux sortants de prison. Nous sommes bien l&#224; dans une logique d'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;finir en principe des politiques d'insertion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne les personnes d&#233;tenues, le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation partage ses comp&#233;tences avec le chef d'&#233;tablissement : il a pleine comp&#233;tence pour le suivi individuel des personnes, la pr&#233;paration de l'am&#233;nagement des peines, le dispositif de placement &#224; l'ext&#233;rieur, l'action culturelle et le d&#233;veloppement de la lecture, la pr&#233;paration &#224; la sortie. En revanche, il ne pourra &#234;tre que &#171; force de proposition &#187; pour l'enseignement, le travail et les soins. Dans le cadre de la pr&#233;paration et de l'ex&#233;cution des d&#233;cisions &#224; caract&#232;re p&#233;nal, le SPIP travaille en liaison avec les magistrats &#8212; principalement les juges d'application des peines, mais aussi ceux des cours d'appel et des tribunaux. Il doit &#234;tre &#233;galement en partenariat avec les autorit&#233;s locales : suivi d'avant et apr&#232;s sentence, acc&#232;s aux droits sociaux, rep&#233;rage des besoins des justiciables, mise en place d'actions d'insertion, recherche de financements d&#233;partementaux et locaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, avec les SPIP, doivent d&#233;finir en commun des politiques d'insertion &#171; favorisant une coh&#233;rence d&#233;partementale tout en respectant les sp&#233;cificit&#233;s locales &#187; (selon le document initial de la direction de l'administration p&#233;nitentiaire). Il s'agira ensuite, en principe, de d&#233;terminer les besoins des personnes incarc&#233;r&#233;es en mati&#232;re d'enseignement, de formation professionnelle, de travail, de sport, d'activit&#233;s socio-&#233;ducatives et culturelles. Les partenaires sont publics (conseils r&#233;gionaux ou g&#233;n&#233;raux, villes, organismes sociaux, services d&#233;concentr&#233;s de l'&#201;tat) ou priv&#233;s (associations d&#233;partementales ou locales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est demand&#233; aux conseillers d'insertion et de probation des qualit&#233;s et des aptitudes bien particuli&#232;res : sens de l'&#233;coute et facilit&#233; d'adaptation aux diff&#233;rentes situations, capacit&#233; &#224; comprendre l'environnement social des personnes prises en charge et la situation psychologique des personnes en rupture sociale, &#171; dynamisme, conviction et pers&#233;v&#233;rance &#187;, initiative et technicit&#233; dans le domaine social, capacit&#233; &#224; rendre compte aux autorit&#233;s mandataires&#8230; Le conseiller d'insertion et de probation b&#233;n&#233;ficiera d'une formation r&#233;mun&#233;r&#233;e se d&#233;roulant sur 24 mois, en alternance &#224; l'&#233;cole et sur le(s) terrain(s) de stage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re ann&#233;e voit intervenir des praticiens, universitaires et chercheurs, pour des apports en droit et proc&#233;dure p&#233;nale, en socio et en psycho, en criminologie. Les milieux des p&#233;riodes de stages sont diversifi&#233;s : &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, tribunaux, associations&#8230; La seconde ann&#233;e, elle, donnera l'occasion d'approfondir th&#233;orie et stages dans le service socio-&#233;ducatif d'un &#233;tablissement p&#233;nitentiaire, puis au sein d'un comit&#233; de probation. Les stagiaires sont amen&#233;s, par exemple, &#224; concevoir, r&#233;aliser ou &#233;valuer un projet d'action collective favorisant l'insertion de d&#233;tenus. &#192; l'issue de cette seconde ann&#233;e, si le candidat satisfait aux &#233;preuves du certificat d'aptitude aux fonctions de conseiller d'insertion et de probation (avec soutenance de m&#233;moire), la titularisation intervient. Les candidats titulaires d'un dipl&#244;me d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; ou d'assistant social suivent une formation, eux, d'une seule ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le malaise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un sondage r&#233;alis&#233; par le Mouvement de r&#233;insertion sociale (MRS) indiquait, en juin dernier, que 67 % des personnes interrog&#233;es estimaient &#171; insuffisantes &#187; les mesures de r&#233;insertion propos&#233;es aux sortants de prison. Pointant ipso facto les carences de l'&#201;tat en la mati&#232;re et le peu de moyens donn&#233;s aux associations. Le 21 du m&#234;me mois, le d&#233;put&#233; Jean-Luc Warsmann avait, dans un rapport sur l'application de la loi Perben II, r&#233;clam&#233; un v&#233;ritable plan d'urgence comprenant une &#171; augmentation massive &#187; des effectifs des services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Les r&#233;ticences sont claires : sur 5500 d&#233;tenus pouvant pr&#233;tendre &#224; un am&#233;nagement de peine entre novembre 2004 et mars 2005, ils n'avaient &#233;t&#233; que&#8230; 450 &#224; pouvoir d&#233;poser une telle demande, et seules 146 d'entre elles avaient &#233;t&#233; exauc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les premi&#232;res causes avanc&#233;es de cet &#233;tat de fait, le manque de personnels : le nombre de juges charg&#233;s de l'application des peines est &#233;tique (&#224; peine 300 sur les presque 8800 magistrats) comme ceux des SPIP, se montant, eux, &#224; environ 2500 en fin d'ann&#233;e derni&#232;re. Le rapport commentait ainsi un chiffre &#171; notoirement insuffisant, puisque ces personnels ont pour mission d'assurer le suivi des personnes incarc&#233;r&#233;es et de celles ex&#233;cutant leur peine en milieu ouvert &#187;, en ne s'&#233;tonnant gu&#232;re qu'un bon nombre de suivis avec mise &#224; l'&#233;preuve &#171; ne soient pas mis en &#339;uvre par les services comp&#233;tents, faute de moyens, ce qui fragilise la cr&#233;dibilit&#233; de la mesure &#187;&#8230; La disparition des emplois-jeunes (les SPIP disposaient d'un demi-millier de contrats) n'arrange &#233;videmment rien &#224; l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il y a urgence, poursuivait l'&#233;tat des lieux du d&#233;put&#233; : les d&#233;lais d'ex&#233;cution des peines s'allongent, actuellement compris en moyenne entre sept et vingt-quatre mois, alors que &#171; plus le retard s'accro&#238;t entre la condamnation et son ex&#233;cution, moins la peine est comprise par la victime comme par le condamn&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 juillet 2005, Jean-Fran&#231;ois Burgelin, procureur g&#233;n&#233;ral de la cour de cassation, rendait son rapport intitul&#233; Sant&#233;, justice et dangerosit&#233;s : pour une meilleure pr&#233;vention de la r&#233;cidive, proposant vingt-quatre mesures dont la cr&#233;ation de centres ferm&#233;s de protection sociale (CFPS), lieux de s&#251;ret&#233; entre prison et h&#244;pital. Si l'on peut s'interroger sur ces placements d'office intervenant apr&#232;s une peine purg&#233;e, l'&#233;crit n'en soulignait pas moins les graves carences en personnels : &#171; sans un nombre suffisant de professionnels, aucun suivi efficace des peines alternatives &#224; la d&#233;tention, ni aucun am&#233;nagement de peine ne seront possibles &#187;. Comme le d&#233;put&#233; Warsmann, la commission r&#233;clamait une hausse sensible des personnels des services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation, et l'adjonction de psychologues dans les &#233;quipes de SPIP. Par ailleurs, &#233;tait pr&#233;conis&#233; un renforcement de l'articulation entre professionnels des institutions judiciaires, p&#233;nitentiaires et sanitaires, au moyen principalement de r&#233;seaux sant&#233;/justice.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une p&#233;nurie criante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques mois pourtant, les syndicats p&#233;nitentiaires &#8212; affili&#233;s &#224; la CGT, &#224; la CFDT ou &#224; la FSU &#8212; ne cessent de tirer la sonnette d'alarme : rencontrant le ministre de la Justice le 19 mai, ils avaient r&#233;clam&#233; un plan pluriannuel de recrutement diversifi&#233; de travailleurs sociaux (conseillers d'insertion et de probation, assistants de service social), comme de personnels d'encadrement et administratifs (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Le-temoignage-de-Julien' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage de Julien&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En principe, les SPIP devraient assurer le suivi de 60 000 personnes en d&#233;tention, mais aussi celui de 130 000 personnes en milieu ouvert. Les syndicats s'accordent pour dire qu'ils ne peuvent remplir leur t&#226;che qu'en divisant ces chiffres, avec une mission accomplie de mani&#232;re satisfaisante seulement aupr&#232;s de 20 000 d&#233;tenus et de 60 000 en milieu ouvert !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2005, le statut des SPIP &#233;tait modifi&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;cret n&#176; 2005-445 du 6 mai 2005 modifiant le d&#233;cret n&#176; 93-1114 du 21 septembre (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : ils sont &#171; plus particuli&#232;rement charg&#233;s de l'aide &#224; l'insertion (article 2). Dans les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, ils participent, notamment, &#224; la pr&#233;vention des effets d&#233;socialisants de l'emprisonnement et au maintien des liens sociaux et familiaux des personnes incarc&#233;r&#233;es, et pr&#233;parent les mesures d'individualisation prononc&#233;es par le magistrat charg&#233; de l'application des peines ou tout autre magistrat mandant. S'agissant des autres mesures confi&#233;es par les autorit&#233;s judiciaires mandantes, ils concourent, compte tenu de leurs connaissances en criminologie et de leurs comp&#233;tences en mati&#232;re d'ex&#233;cution des peines, &#224; la pr&#233;paration des d&#233;cisions de justice &#224; caract&#232;re p&#233;nal et en assurent le suivi et le contr&#244;le &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont charg&#233;s de fonctions de coordination d'actions men&#233;es dans le cadre de partenariats, d'animation des &#233;quipes de travailleurs sociaux, de conseil technique aupr&#232;s des conseillers d'insertion et de probation et des assistants de service social, et de conduite d'actions en direction des personnes plac&#233;es sous main de justice. Mais des missions prioritaires &#8212; lutte contre la d&#233;socialisation, maintien des liens avec la famille et pr&#233;paration &#224; la sortie &#8212;, il semblerait que ce soit la derni&#232;re qui en p&#226;tisse le plus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le 7 juillet 2005, les principaux syndicats r&#233;clamaient de nouveau des personnels suppl&#233;mentaires, arguant de la densit&#233; de la surpopulation p&#233;nale (pr&#232;s de 65 000 d&#233;tenus pour un peu plus de 51 000 places) et des nouvelles t&#226;ches affect&#233;es aux travailleurs sociaux (davantage d'entretiens, davantage de t&#226;ches administratives&#8230;). D&#233;j&#224; au mois d'avril 2005, les associations de r&#233;insertion sociale avaient lanc&#233; une alerte sur la &#171; d&#233;gradation et la disparition du dispositif d'am&#233;nagement de peine, de placement ext&#233;rieur et le risque de cessation d'activit&#233; de certaines associations gestionnaires de cette mesure &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Contact : association APRES &#8211; 03 22 66 46 40' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elles d&#233;ploraient alors l'&#233;rosion de la mesure de placement ext&#233;rieur individuel, &#171; v&#233;ritable mesure d'am&#233;nagement de peine et d'alternative &#224; l'incarc&#233;ration adapt&#233;e &#224; l'accompagnement sous contrainte de publics marginalis&#233;s et en grande exclusion &#187;. Pourtant, un sondage CSA/Lib&#233;ration indiquait, fin juin 2005, que 67 % des personnes interrog&#233;es pl&#233;biscitaient les mesures de r&#233;insertion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insertion ne rime d&#233;cid&#233;ment pas avec prison. Et tout cela ressemble fort &#224; une crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;cret n&#176; 99-276 du 13 avril 1999 modifiant le Code de proc&#233;dure p&#233;nale. &lt;a href=&#034;http://www.legifrance.gouv.fr/imagesJOALL/1999/054/JO199905478ALL.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;T&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.legifrance.gouv.fr/imagesJOE/2005/0511/joe_20050511_0108_0013.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;D&#233;cret n&#176; 2005-445 du 6 mai 2005&lt;/a&gt; modifiant le d&#233;cret n&#176; 93-1114 du 21 septembre 1993 relatif au statut particulier du personnel d'insertion et de probation de l'administration p&#233;nitentiaire et le d&#233;cret n&#176; 99-670 du 2 ao&#251;t 1999 relatif au statut d'emploi de directeur des services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contact : association APRES &#8211; 03 22 66 46 40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation</title>
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		<dc:subject>766</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-766-" rel="tag"&gt;766&lt;/a&gt;

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		<title>Lettre &#224; un jeune professeur</title>
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&lt;p&gt;Insult&#233; &#224; la Une du journal Le Monde par Alain Finkelkraut, qui l'a trait&#233; de &#171; chef de file des gardes rouges de la cuculture pr&#233;parant les g&#233;nocides du XXIe si&#232;cle &#187;, adul&#233; ou bien ha&#239; au point d'&#234;tre trahi par ceux-l&#224; m&#234;mes qui peu de temps avant &#233;taient ses amis, bafou&#233; dans sa vie priv&#233;e autant que professionnelle sans pour autant jamais accepter la place du martyr, Philippe Meirieu pourrait jeter l'&#233;ponge au terme d'un glorieux combat en faveur de l'&#233;cole et du projet d&#233;mocratique qu'elle est cens&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecole" rel="tag"&gt;&#201;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-766-" rel="tag"&gt;766&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton834-69e64.jpg?1694073055' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Insult&#233; &#224; la Une du journal Le Monde par Alain Finkelkraut, qui l'a trait&#233; de &#171; chef de file des gardes rouges de la cuculture pr&#233;parant les g&#233;nocides du XXIe si&#232;cle &#187;, adul&#233; ou bien ha&#239; au point d'&#234;tre trahi par ceux-l&#224; m&#234;mes qui peu de temps avant &#233;taient ses amis, bafou&#233; dans sa vie priv&#233;e autant que professionnelle sans pour autant jamais accepter la place du martyr, Philippe Meirieu pourrait jeter l'&#233;ponge au terme d'un glorieux combat en faveur de l'&#233;cole et du projet d&#233;mocratique qu'elle est cens&#233;e porter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, par le biais de cette Lettre &#224; un jeune professeur, il revient &#224; la charge. Sans doute parce que, bless&#233; mais non r&#233;sign&#233; (ne nous confiait-il pas, il y a peu, et sur un ton mi-s&#233;rieux et mi-rigolard, qu'il allait demander l'asile politique en Espagne), il lui reste un geste &#224; accomplir : passer le t&#233;moin &#224; la jeune g&#233;n&#233;ration de professeurs qui arrive sur le &#171; march&#233; de l'emploi &#187; et lui transmettre ce qui, malgr&#233; les mille raisons de se d&#233;courager, fait que le professeur &#171; c'est quelqu'un ! &#187; (p. 18). D&#232;s lors, le mot de &#171; transmission &#187; qui revient quasiment &#224; toutes les pages, impulse sans aucun doute l'id&#233;e-force de cet ouvrage. Qui, en effet, n'aurait pas encore compris que pour atteindre cette &#171; fin de l'homme &#187; souhait&#233;e par Francis Fukuyama et les n&#233;olib&#233;raux de droite comme de gauche, il faille absolument d&#233;truire le lien de transmission qui relie une g&#233;n&#233;ration &#224; une autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la tol&#233;rance z&#233;ro aux manipulations g&#233;n&#233;tiques en passant par la cr&#233;tinisation de masse v&#233;hicul&#233;e par certains m&#233;dias, c'est aux notions d'h&#233;ritage et de m&#233;moire auxquelles s'attaquent les nouveaux nostalgiques de l'ordre total. Or, c'est bien parce qu'ils se situent &#171; d'embl&#233;e dans un projet de transmission &#187; (p.10) que tous les professeurs, et quel que soit leur niveau d'enseignement, sont unis entre eux par la m&#234;me promesse &#171; d'&#233;veiller l'humanit&#233; en l'homme &#187; (p. 13).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En refusant aux gestionnaires le droit de dire seul ce que enseigner veut dire (p. 31), en faisant du projet un outil qui permet d'engrener le d&#233;sir d'apprendre sur la volont&#233; de transmettre (p. 33), cette lettre fait du m&#233;tier de professeur un dernier rempart contre l'atomisation de l'&#234;tre humain et la volont&#233; de r&#233;duire l'&#233;l&#232;ve au rang de simple pi&#232;ce d'une &#233;norme &#171; machine-&#233;cole &#187; (p. 25). Toutefois lorsque Philippe Meirieu affirme que &#171; &#234;tre professeur, c'est une mani&#232;re particuli&#232;re d'&#234;tre au monde &#187; (page 9), que &#171; accepter la m&#233;diocrit&#233; in&#233;vitable du quotidien ne signifie pas pour autant, se condamner irr&#233;m&#233;diablement &#224; la routine et &#224; l'insignifiance &#187;, ou que &#171; ce sont toujours les &#233;ducateurs des &#8220;anormaux&#8221; qui ont fait progresser la p&#233;dagogie &#187; (p. 17) alors force est de reconna&#238;tre que cette lettre peut &#234;tre lue par d'autres que son destinataire, et en l'occurrence par les &#233;ducateurs. Elle n'est pas le propos d'un &#171; vieux con &#187; (p.83) mais bien plut&#244;t celui d'un &#171; r&#234;veur d'avenir &#187; (p.86 et suiv.). Et puisque Philippe Meirieu veut faire de &#171; l'&#233;cole une f&#234;te &#187;, disons que celle-ci commence &#224; la lecture de ce petit ouvrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. France Inter/ESF, 2005 (96 p. ; 9,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La petite sir&#232;ne de Copenhague</title>
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		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>766</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; On est tout le temps en qu&#234;te d'&#233;quilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont &#233;quilibr&#233;s. S'ils ne sont pas &#233;quilibr&#233;s, ils meurent. Le monde animal est adapt&#233;. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficult&#233; &#8211; et sa grandeur. &#187; (p.92) Tout le tapage m&#233;diatique autour de Boris Cyrulnik s'&#233;tant estomp&#233; et les fausses querelles autour de la notion de r&#233;silience s'&#233;tant dissip&#233;es, le moment redevient propice &#224; une v&#233;ritable rencontre (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; On est tout le temps en qu&#234;te d'&#233;quilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont &#233;quilibr&#233;s. S'ils ne sont pas &#233;quilibr&#233;s, ils meurent. Le monde animal est adapt&#233;. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficult&#233; &#8211; et sa grandeur. &#187; (p.92) Tout le tapage m&#233;diatique autour de Boris Cyrulnik s'&#233;tant estomp&#233; et les fausses querelles autour de la notion de r&#233;silience s'&#233;tant dissip&#233;es, le moment redevient propice &#224; une v&#233;ritable rencontre avec cet auteur et les aspects complexes d'une pens&#233;e qui ne se r&#233;duit pas au complexe de r&#233;silience. Le premier int&#233;r&#234;t de ce tout petit livre d'entretiens est de revenir sur la tr&#232;s fausse id&#233;e selon laquelle Boris Cyrulnik serait l'avatar d'une g&#233;n&#233;ration spontan&#233;e amplifi&#233;e par l'&#233;cho des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, Boris Cyrulnik est neurochirurgien dans le tout d&#233;but des ann&#233;es soixante, lorsque le professeur Laborit d&#233;couvre le Largactil (c'est le d&#233;but des neuroleptiques), que la psychiatrie s'ouvre &#224; &#171; l'id&#233;e g&#233;n&#233;reuse du secteur &#187; (p.15) et que les &#233;tudes sur le comportement du nouveau-n&#233; conduisent au d&#233;veloppement de l'&#233;thologie. Loin de tout r&#233;ductionnisme, la pens&#233;e de Boris Cyrulnik requiert au contraire une ouverture &#224; la pluridisciplinarit&#233; permettant l'&#233;mergence de ce que l'auteur nomme lui-m&#234;me une &#171; s&#233;miologie comportementale &#187;, c'est-&#224;-dire une m&#233;thode par laquelle &#171; tout comportement fait signe &#187; (p.31). D&#232;s lors, les recherches de Boris Cyrulnik le conduisent &#224; &#171; d&#233;poussi&#233;rer &#187; un mot qui para&#238;t &#171; tr&#232;s ancien &#187; et &#171; tr&#232;s vieux &#187; (p.67) afin d'en explorer la fonction structurante &#224; la fois pour l'individu et pour les groupes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque veut comprendre l'importance de la notion de r&#233;silience doit d'abord parcourir une pens&#233;e selon laquelle &#171; la dislocation sociale a &#224; voir non pas avec une &#233;conomie de la richesse ou de la pauvret&#233;, mais la possibilit&#233; de se reconna&#238;tre dans une appartenance, gr&#226;ce au rite &#187; (p.67). Aussi, &#224; l'heure o&#249; de nombreux travaux de recherche en travail social s'int&#233;ressent &#224; cette question des rites en institution, la lecture de ce petit ouvrage peut-elle &#234;tre une d&#233;marche utile. Elle permettra sans doute de rappeler &#224; tous ceux qui tentent de l'oublier que &#171; la vie, elle, est faite de d&#233;sordres &#187; (p.77) et que &#171; l'exc&#232;s d'ordre, le rituel monotone est aussi une forme de violence &#187;, de celle &#171; qui condamne &#224; mort toute vie psychique et culturelle &#187; (p.78). L'opinion, qui juge souvent un auteur sans l'avoir lu, accuse Boris Cyrulnik d'une pens&#233;e facile !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappelant le caract&#232;re forc&#233;ment tragique de la condition humaine, cet ouvrage r&#233;tablit une autre v&#233;rit&#233; : celle d'une &#339;uvre inventive parce que, selon les mots de son auteur, pleine d'imperfections (p.91).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. France Culture/&#233;d. de l'Aube, 2005 (92 p. ; 8,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La protection de l'enfance en d&#233;bat</title>
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&lt;p&gt;Les propositions affluent pour une r&#233;forme de la loi de 1989 sur la protection de l'enfance, le ministre de la Famille d&#233;gageant d&#233;j&#224; quelques pistes. &#192; l'initiative de cent personnalit&#233;s concern&#233;es par la question &#8212; rapidement ralli&#233;es par cent autres &#8212;, un appel propose, en amont, un d&#233;bat public, en d&#233;plorant un &#171; foss&#233; &#187; se creusant avec l'opinion publique &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED) &#8212; &#224; partir du croisement de diff&#233;rentes statistiques &#8212;, 235 000 enfants seraient en danger (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les propositions affluent pour une r&#233;forme de la loi de 1989 sur la protection de l'enfance, le ministre de la Famille d&#233;gageant d&#233;j&#224; quelques pistes. &#192; l'initiative de cent personnalit&#233;s concern&#233;es par la question &#8212; rapidement ralli&#233;es par cent autres &#8212;, un appel propose, en amont, un d&#233;bat public, en d&#233;plorant un &#171; foss&#233; &#187; se creusant avec l'opinion publique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED) &#8212; &#224; partir du croisement de diff&#233;rentes statistiques &#8212;, 235 000 enfants seraient en danger (1,7 % des mineurs en France). Pour l'ann&#233;e 2003, ils ont &#233;t&#233; 120 000 &#224; avoir fait l'objet d'un placement en famille d'accueil ou en internat, les 4/5 via l'aide sociale &#224; l'enfance, les autres par des juges des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son premier rapport, le r&#233;cent ONED estime que la question des alternatives au placement et &#224; l'action &#233;ducative en milieu familial est clairement pos&#233;e : accueils temporaires, relais parentaux, &#233;tayage ponctuel&#8230; &lt;i&gt;&#171; Un v&#233;ritable mouvement est amorc&#233; dans les pratiques &#187;&lt;/i&gt;, affirme l'Observatoire. La prochaine r&#233;forme de la loi sur la protection de l'enfance de 1989 devra, poursuit-il, am&#233;liorer la coordination entre administrations, associer davantage les d&#233;partements, d&#233;velopper la formation des professionnels, mais aussi clarifier le vieux d&#233;bat entre les tenants de la &#171; protection &#187; de l'enfance et ceux des &#171; droits &#187; des enfants. Il sugg&#232;re &#233;galement une plus grande collaboration des familles aux mesures d&#233;cid&#233;es, la pr&#233;vention de la maltraitance en milieu scolaire, ainsi que la formation des professionnels au recueil de la parole de l'enfant. 450 000 enfants ou jeunes de 0 &#224; 21 ans ont b&#233;n&#233;fici&#233;, en 2004, d'une mesure de protection de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la Famille, Philippe Bas, a confirm&#233; d&#233;but septembre la pr&#233;paration d'un projet de loi r&#233;formant la protection de l'enfance, annon&#231;ant que le conseil g&#233;n&#233;ral deviendrait le coordonnateur des dispositifs de d&#233;tection de la maltraitance. Toutes les professions concern&#233;es &#8212; travailleurs sociaux, enseignants, magistrats, m&#233;decins, etc. &#8212; pourraient se voir dispenser des modules de formation communs. Le secret partag&#233; devrait permettre de mieux alerter&#8230; Fin septembre, la conf&#233;rence de la famille devrait &#233;voquer la protection de l'enfant et de la famille (en particulier en regard de l'usage d'Internet).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les signataires sollicitent le pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Proposant pour 2006, pour que la loi ne soit pas coup&#233;e du terrain, la tenue d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux d&#233;partementaux &#8212; avec conseils g&#233;n&#233;raux et pr&#233;fets &#8212;, cent personnalit&#233;s du secteur de l'enfance (responsables d'associations, p&#233;dopsychiatres, sociologues, parlementaires et anciens ministres de tous bords politiques), ont rendu public le 8 septembre un appel en faveur d'un &#171; renouveau &#187; de la protection de l'enfance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;l. 01 43 93 80 42 (Thibaud Willette) - mail : appeldes100@jba.fr' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; l'initiative de Claude Rom&#233;o, directeur de l'enfance et de la famille au conseil g&#233;n&#233;ral du 93, et de Jean-Pierre Rosenczveig, pr&#233;sident du tribunal pour enfants de Bobigny, les signataires ont directement sollicit&#233; le pr&#233;sident de la R&#233;publique sur cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les pistes avanc&#233;es dans les pr&#233;c&#233;dents rapports officiels &#8212; dans l'ordre chronologique, ceux de Pierre Naves, Bruno Catala, Claude Rom&#233;o, Jean-Pierre Deschamps, Louis de Brossia, Nogrix, mais aussi le rapport de la D&#233;fenseure des enfants ou les derni&#232;res enqu&#234;tes IGAS &#8212; &#171; tardent &#224; entrer dans la r&#233;alit&#233; &#187;, d&#233;plorent les signataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos est quadruple : rendre compte aux citoyens &#171; de la r&#233;alit&#233; du travail d&#233;velopp&#233; par les services sociaux pour une d&#233;pense de 5 milliards d'euros par an &#187; ; identifier les responsabilit&#233;s de chacun des acteurs ; &#171; s'interroger sur les outils et les d&#233;marches &#187; n&#233;cessaires &#224; la concertation et &#224; la coordination des intervenants ; &#233;valuer les grandes orientations du dispositif, en questionnant r&#233;guli&#232;rement leur pertinence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Am&#233;lioration du d&#233;pistage de la maltraitance, meilleure d&#233;finition des r&#244;les, d&#233;veloppement du service social scolaire (secteur &#244; combien sinistr&#233;) sont donc encore une fois pr&#233;conis&#233;s, de m&#234;me qu'un travail en direction de l'opinion publique, le r&#244;le des travailleurs sociaux &#233;tant violemment mis en cause &#224; chaque grande affaire m&#233;diatique : &#171; un sentiment d&#233;l&#233;t&#232;re s'installe, un foss&#233; se creuse avec l'opinion sur la qualit&#233; de la mission du service public assum&#233;e par les administrations d&#233;partementales et d'&#201;tat et par le r&#233;seau associatif habilit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Associ&#233;es &#224; l'appel, huit grandes associations de protection de l'enfance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='CNLAPS/UNASEA/UNIOPSS/CNAEMO/FN3S/ ANPF/FENAMEF/Citoyens et (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se sont organis&#233;es en collectif pour &#171; que le syst&#232;me de protection de l'enfance devienne ce qu'il doit &#234;tre : un enjeu collectif, exigeant, ouvert &#187;&#8230; Elles &#233;voquent l'&#233;laboration d'un &#171; environnement &#233;ducatif positif &#187; m&#234;lant transversalement les questions d'emploi, de sant&#233;, de logement, de scolarit&#233;, de loisirs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;l. 01 43 93 80 42 (Thibaud Willette) - mail : &lt;a href=&#034;mailto:appeldes100@jba.fr&#034; class='spip_mail'&gt;appeldes100@jba.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CNLAPS/UNASEA/UNIOPSS/CNAEMO/FN3S/ ANPF/FENAMEF/Citoyens et Justice&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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