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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>1000 et 1 moulins tournent pour le handicap</title>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>761</dc:subject>
		<dc:subject>Exposition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes en plein Cambr&#233;sis, dans le lieu le plus culminant du d&#233;partement du Nord, c'est dire s'il y a du vent, m&#234;me en ce mois de juin. &#192; la sortie d'un village, Walincourt-Selvigny, le promeneur, l'automobiliste, le passant s'arr&#234;te : devant ses yeux &#233;bahis, mille et un moulins tournent. &#192; l'origine de cette impressionnante &#339;uvre plastique, un groupe de r&#233;sidents issus d'un foyer d'h&#233;bergement pour polyhandicap&#233;s adultes. Artistes, ils le sont depuis quelques ann&#233;es. Au festival dieppois L'&#194;me de fond (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-761-" rel="tag"&gt;761&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Exposition" rel="tag"&gt;Exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en plein Cambr&#233;sis, dans le lieu le plus culminant du d&#233;partement du Nord, c'est dire s'il y a du vent, m&#234;me en ce mois de juin. &#192; la sortie d'un village, Walincourt-Selvigny, le promeneur, l'automobiliste, le passant s'arr&#234;te : devant ses yeux &#233;bahis, mille et un moulins tournent. &#192; l'origine de cette impressionnante &#339;uvre plastique, un groupe de r&#233;sidents issus d'un foyer d'h&#233;bergement pour polyhandicap&#233;s adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artistes, ils le sont depuis quelques ann&#233;es. Au festival dieppois L'&#194;me de fond (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Histoire-d-une-rencontre-reussie-du-handicap-mental-et-de-l-art' class='spip_in'&gt;LS n&#176; 674&lt;/a&gt;), un moniteur &#233;ducateur, Pierre Milon, avait accompagn&#233;, il y a maintenant deux ans, un groupe de cerf-volistes handicap&#233;s mentaux issus de ce m&#234;me foyer d'h&#233;bergement g&#233;r&#233; par l'&#201;tablissement public d&#233;partemental de soins, d'adaptation et d'&#233;ducation (EPDSAE)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='EPDSAE - 60, rue Ab&#233;lard - BP 454 - 59021 Lille cedex. T&#233;l. 03 20 29 50 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; l'&#233;tablissement accueille quelques cinquante personnes adultes associant plusieurs handicaps &#8212; intellectuel, moteur, sensoriel&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de la manifestation dieppoise, po&#233;tiquement intitul&#233;e Myducie (Mes yeux du ciel), les r&#233;sidents &#171; ont exprim&#233; le d&#233;sir d'aller plus loin dans la rencontre avec l'autre, les personnes de la vraie vie &#187;. C'est ainsi qu'ils ont eu cette id&#233;e magique de cr&#233;er mille et un moulins en miniature, &#224; partir de mat&#233;riaux de r&#233;cup&#233;ration. Le projet s'est r&#233;v&#233;l&#233; catalyseur d'&#233;nergies, mais aussi outil d'int&#233;gration : &#171; &#202;tre en mesure d'afficher, d'&#233;changer et d'adoucir le regard de l'autre, au moins pour un instant, repr&#233;sentera une grande source de satisfaction car elle cr&#233;era l'espoir qu'un jour, chacun puisse devenir ma&#238;tre de sa relation au handicap &#187;, pr&#233;voyaient alors les initiateurs de la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Hardicap&#233;s &#187;, un collectif exigeant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour mener &#224; bien l'entreprise, un collectif Hardicap&#233;s s'est cr&#233;&#233;, porteur et superviseur de ce projet d&#233;coiffant. Form&#233; de personnes en situation de multi-handicap (mental, sensoriel, moteur) vivant au foyer d'h&#233;bergement et de quelques professionnels (et b&#233;n&#233;voles), il a ardemment particip&#233; &#224; la cr&#233;ation et &#224; la mise en place de l'&#339;uvre. &#171; Compos&#233; d'&#233;nergies multiples et vari&#233;es, ce collectif s'est constitu&#233; autour de l'id&#233;e qu'Art et Culture puissent un jour devenir accessibles aux personnes en situation de handicap, non plus en tant que simples spectateurs, mais &#224; titre de v&#233;ritables acteurs capables d'exprimer une sensibilit&#233; propre, permettant de se r&#233;v&#233;ler aux yeux de l'autre &#187;, avaient imagin&#233; les membres fondateurs en se donnant les moyens de leur ambition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche a &#233;t&#233; valoris&#233;e par deux phases distinctes : la premi&#232;re, en interne, a consist&#233; &#224; transmettre cette exp&#233;rience au sein des diff&#233;rentes structures de l'EPDSAE (21 &#233;tablissements et services, repr&#233;sentant 3000 places). Une plaquette en braille a &#233;t&#233; &#233;dit&#233;e. Les personnels et r&#233;sidents de chaque structure ont apport&#233; leur &#171; eau au moulin &#187; sous forme de touches sp&#233;cifiques d'expression libre (fresques libres, poteries, tableaux peints, rubans d&#233;coratifs, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre d'or, logiquement intitul&#233; Les lettres de mon moulin, a recueilli des t&#233;moignages, conseils et remarques, faisant lien aussi entre les &#233;tablissements. L'association n'oubliait pas qu'elle c&#233;l&#233;brait aussi, par cette occasion, son vingti&#232;me anniversaire : un &#171; taquin &#187;, sorte de puzzle de la repr&#233;sentation g&#233;ographique des structures de l'EPDSAE, &#233;tait d'ailleurs offert &#224; chaque participant &#224; un atelier des Fleurs du vent, lieu de bricolage tenu par les r&#233;sidents handicap&#233;s eux-m&#234;mes. La seconde phase a abouti &#224; l'exposition elle-m&#234;me &#8212; atypique et itin&#233;rante &#8212; avec les d&#233;marches d'autorisations et de parrainages que cela implique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concepteurs de l'exposition sont en effet all&#233;s d&#233;marcher des maisons de retraite, d'autres &#233;tablissements scolaires ou relevant de l'aide sociale &#224; l'enfance, mais aussi une demi-douzaine de municipalit&#233;s. Par souci de coh&#233;rence, ce sont les sites des moulins du Nord suffisamment grands pour accueillir du public et des expositions qui ont &#233;t&#233; choisis. Ils sont &#233;galement la repr&#233;sentation symbolique et vivante d'un patrimoine historique, r&#233;gional, culturel. Cette initiative permet de visiter six territoires diff&#233;rents : les Flandres, Lille, la r&#233;gion de Douai, le Valenciennois, le Cambr&#233;sis et l'Avesnois. Des id&#233;es plus ou moins folles ont &#233;t&#233; imagin&#233;es et concr&#233;tis&#233;es, exploitant toute la dimension visuelle de l'&#233;v&#233;nement : labyrinthe de moulins, chemins de moulins menant au site d'exposition, figures prenant tournure &#224; partir d'une certaine hauteur, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blanc a &#233;t&#233; choisi : symbole du renoncement aux abus de toutes sortes envers les personnes vuln&#233;rables et couleur de &#171; ciment social &#187;, le blanc comme &#171; lien entre tous malgr&#233; nos diff&#233;rences, comme symbole d'humanisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au fait, pourquoi ce chiffre, 1000 et 1 ? Pourquoi pas mille, ou mille trois, ou neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ? &#171; Le bout du bout plus un : l'infini &#187;, explique joliment l'inventeur de l'affaire, Pierre Milon. Pouvoir ajouter un, c'est faire na&#238;tre un espoir. 1000 et 1 serait donc le symbole de la distinction parmi un tout : vivre sa propre identit&#233; parmi un groupe, s'affranchir des pr&#233;jug&#233;s. Mais 1000 et 1, nous dit-on encore, c'est encore le collectif au service de l'unit&#233;, d'une cause, d'un projet ou d'un but commun. Beau symbole !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Walincourt-Selvigny &#8212; cinqui&#232;me des six &#233;tapes dans la r&#233;gion de Cambrai &#8212;, l'exposition s'est articul&#233;e autour d'un v&#233;ritable moulin du XIIIe si&#232;cle, plusieurs fois d&#233;truit et r&#233;habilit&#233; voici une quinzaine d'ann&#233;es par une association locale et des allocataires du RMI, l'un mettant en valeur les autres, et r&#233;ciproquement. Sur l'herbe, &#224; l'entr&#233;e de l'exposition, cinq fresques r&#233;alis&#233;es par les &#233;tudiants de l'Institut r&#233;gional de travail social (IRTS) de Lille et leurs formateurs en arts plastiques, accueillent le visiteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de notre venue, environ cent cinquante enfants sont pass&#233;s dans cette matin&#233;e peu ensoleill&#233;e du 4 juin. Signe de reconnaissance officielle, plusieurs notables &#8212; d&#233;put&#233;, pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral, maires des communes avoisinantes&#8230; &#8212; sont venus voir le vent tourner, et le handicap source de cr&#233;ation. L'apr&#232;s-midi, d'autres enfants, venus d'&#233;tablissements du secteur priv&#233;, ont rejoint le site de l'exposition, jusqu'au l&#226;cher de ballons, cl&#244;turant la journ&#233;e. Les buts semblaient avoir &#233;t&#233; atteints : fruit d'un travail reconnu par le grand public, interactions et rencontres de personnes peu habitu&#233;es jusqu'alors &#224; se croiser, climat d'&#233;changes et de convivialit&#233;, valorisation du travail des r&#233;sidents, sensibilisation &#224; l'environnement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La n&#233;cessaire prise en compte de l'environnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Qu'il soit &#224; vent ou &#224; eau, le moulin, sorte de m&#233;diateur entre l'homme et son environnement, a &#233;t&#233; pendant des si&#232;cles et dans nombre de soci&#233;t&#233;s, le seul outil capable de transformer certains &#233;l&#233;ments en &#233;nergie. Sa participation active &#224; l'&#233;laboration de notre alimentation en a fait un &#233;l&#233;ment privil&#233;gi&#233; : ainsi, la r&#233;gion du Nord compte encore de tr&#232;s nombreuses traces indiquant l'importance sociale du meunier. Et m&#234;me si les moulins n'ont pas aujourd'hui la place qui leur &#233;tait jadis r&#233;serv&#233;e, le d&#233;bat sur des &#233;nergies &#171; nouvelles &#187;, en tout cas plus respectueuses du monde, devient de plus en plus crucial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'affiche des 1000 et 1 moulins, un encart explicite : &#171; &#233;nergies renouvelables &#8211; Faisons vite &#8211; &#199;a chauffe &#187;. L'agence de l'environnement et de la ma&#238;trise de l'&#233;nergie (Ademe) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='ADEME - 2, Square La Fayette - BP 406 - 49004 Angers cedex 01. T&#233;l. 0810 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a particip&#233; &#224; hauteur de 10 % d'un budget relativement modeste &#8212; 13 000 &#8364; &#8212; dont les neuf dixi&#232;mes restants ont &#233;t&#233; assum&#233;s par le conseil g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus largement, toutes les questions touchant &#224; l'&#233;cocitoyennet&#233; &#224; la relation qu'entretient l'homme avec son environnement, au d&#233;veloppement durable ont &#233;t&#233; &#233;troitement associ&#233;es &#224; la d&#233;marche des artistes handicap&#233;s : un Espace info &#233;nergie a ainsi accompagn&#233; chaque d&#233;placement. Les mat&#233;riaux de r&#233;cup&#233;ration qui ont donn&#233; vie aux moulins ont permis la r&#233;utilisation et le recyclage de d&#233;tritus inutiles, redonnant vie ipso facto &#224; l'objet en fin de course, en fin d'existence, &#224; l'objet &#171; non utilisable car diff&#233;rent, inapte &#224; notre soci&#233;t&#233; &#187;. L&#224; aussi, la m&#233;taphore est puissante : &#171; Par la valorisation de ces d&#233;chets, nous voulons montrer que le handicap n'est pas un &#233;tat terminal, sans avenir &#187;, expliquent les concepteurs de l'expo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de cette affaire (le 9 avril avait lieu la premi&#232;re des expositions), les &#233;changes se sont multipli&#233;s. Ayant pris connaissance de l'initiative par Internet, un meunier du Sud de la France a ainsi invit&#233; les r&#233;sidents du collectif Hardicap&#233;s &#224; venir voir son moulin. Mariage du ludique et de l'instructif, catalyseur d'&#233;nergies et outil d'int&#233;gration, ces mille et 1 moulins ont astucieusement, en toute libert&#233;, r&#233;ussi &#224; prouver qu'un frein pouvait devenir moteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.epdsae.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;EPDSAE&lt;/a&gt; - 60, rue Ab&#233;lard - BP 454 - 59021 Lille cedex. T&#233;l. 03 20 29 50 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ADEME - 2, Square La Fayette - BP 406 - 49004 Angers cedex 01. T&#233;l. 0810 060 050&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Cr&#233;er pour mieux vivre son handicap</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Creer-pour-mieux-vivre-son-handicap</link>
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		<dc:subject>Festival</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
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&lt;p&gt;Aujourd'hui, de nombreuses structures proposent des activit&#233;s artistiques destin&#233;es &#224; d&#233;velopper l'autonomie des handicap&#233;s tout en favorisant leur &#233;panouissement personnel. Des initiatives diverses fleurissent comme celle de profs et de travailleurs sociaux poitevins qui ont cr&#233;&#233; le festival de danse Choukar pour pr&#233;senter les cr&#233;ations de leurs &#233;l&#232;ves handicap&#233;s (lire ci-dessous). Ou bien encore celle si po&#233;tique du collectif &#171; Hardicap&#233;s &#187; faisant &#233;clore dans le d&#233;partement du Nord 1000 et 1 moulins (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Festival" rel="tag"&gt;Festival&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-761-" rel="tag"&gt;761&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, de nombreuses structures proposent des activit&#233;s artistiques destin&#233;es &#224; d&#233;velopper l'autonomie des handicap&#233;s tout en favorisant leur &#233;panouissement personnel. Des initiatives diverses fleurissent comme celle de profs et de travailleurs sociaux poitevins qui ont cr&#233;&#233; le festival de danse Choukar pour pr&#233;senter les cr&#233;ations de leurs &#233;l&#232;ves handicap&#233;s (lire ci-dessous). Ou bien encore celle si po&#233;tique du collectif &#171; Hardicap&#233;s &#187; faisant &#233;clore dans le d&#233;partement du Nord 1000 et 1 moulins miniatures, construits avec des mat&#233;riaux de r&#233;cup&#233;ration (&lt;a href='https://www.lien-social.com/1000-et-1-moulins-tournent-pour-le-handicap' class='spip_in'&gt;lire le reportage&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le festival Choukar ou l'expression par la danse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous dont les yeux sont rest&#233;s libres, donnez-moi des nouvelles du monde ! &#187; Sur sc&#232;ne, les enfants handicap&#233;s de l'institut d'&#233;ducation motrice (IEM) se donnent &#224; fond devant quelques centaines de spectateurs. Premier volet d'une trilogie th&#233;&#226;trale s'articulant autour des th&#232;mes Libert&#233;, &#233;galit&#233;, fraternit&#233;, l'&#339;uvre donn&#233;e &#224; voir ici, joliment intitul&#233;e La libert&#233; ne s'&#233;crit pas sur la forme changeante des nuages, frappe par sa po&#233;sie, sa maturit&#233; artistique et son travail. M&#234;me si, rarement, une &#233;ducatrice souffleuse, du fond de l'amphith&#233;&#226;tre bourr&#233;, relance le texte d'un com&#233;dien en panne, la salle est conquise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fauteuil roulant ou non, les com&#233;diens se sont maintenant engag&#233;s dans un proc&#232;s : &#171; Vous &#234;tes accus&#233;e d'&#234;tre handicap&#233;e ! Vous avez toujours besoin d'aide, vous &#234;tes trop lourde, trop lente et bien trop&#8230; diff&#233;rente ! &#187;, vocif&#232;re l'accusation. Malgr&#233; l'intervention &#233;m&#233;rite de la d&#233;fense, l'implacable condamnation, au final, va tomber : &#171; Vous &#234;tes condamn&#233;e &#224; l'enfermement &#224; vie dans un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; &#187;. Vraie mise en sc&#232;ne dans un espace dont on saura &#224; la fin se lib&#233;rer, en arrachant le film qui s&#233;pare les com&#233;diens de la r&#233;alit&#233; : succ&#232;s assur&#233;, vivats, cr&#233;pitement d'applaudissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#224; Poitiers, ce 26 mai 2005, au festival Choukar. Un des fondateurs de la manifestation, Gr&#233;gory S&#233;dek (partiellement d'origine gitane : Choukar signifie mignon) profite de l'installation des prochains artistes et de l'enthousiasme g&#233;n&#233;ral pour rappeler le travail qu'une telle affaire repr&#233;sente et, en pr&#233;vision de l'&#233;dition 2006, annonce que le prochain volet de la trilogie sera &#171; encore plus grand, encore plus beau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me spectacle de l'apr&#232;s-midi, Traces de pieds. Avec une &#233;ducatrice et danseuse professionnelle, les enfants d'un institut r&#233;gional de jeunes sourds (IRJS) ont travaill&#233; &#224; partir d'un conte et abouti &#224; un spectacle dans&#233;, sorte de digression sur la mer : y courir, y nager, y jouer, y laisser des traces&#8230; Avec des mouvements de foulards jaunes et bleus, huit danseurs rendent ainsi compte d'une belle harmonie cosmique. C'est prenant et surprenant. La s&#233;quence suivante, Vroum pitipiti, sous la m&#234;me direction de Karine Jamet, danseuse, chor&#233;graphe et &#233;ducatrice de jeunes enfants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dzig et Cie - Karine Jamet - 12, rue Charles Gide - 86000 Poitiers. T&#233;l. 05 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, confine &#224; l'exploit, faisant danser &#8212; r&#233;ellement danser &#8212; des jeunes gens lourdement handicap&#233;s que l'&#233;ducateur a extraits de leur fauteuil ou d&#233;ambulateur. &#201;motion, gr&#226;ce. Les musiques sont porteuses elles aussi, genre m&#233;lop&#233;e orientalisante &#224; la Lili Boniche (chanteur alg&#233;rien). Frappant en cadence, le public est s&#233;duit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le festival embraye ensuite sur un int&#233;ressant Vol chor&#233;graphique des &#233;tudiants de l'universit&#233; : petite foule compacte et harmonieuse &#233;voquant par la danse un banc de poissons ou un vol d'&#233;tourneaux sur une musique planante contemporaine. Puis, encore entre excitation et &#233;merveillement, les groupes d'enfants et d'adolescents sortent. &#224; l'ext&#233;rieur, perch&#233;s sur une impressionnante structure m&#233;tallique repr&#233;sentant leur terre ou leur navire, des danseurs &#233;voquent un peuple venu d'ailleurs curieux de rencontrer le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e &#224; Poitiers en 2000, &#224; l'initiative de professeurs de sport exer&#231;ant dans le milieu de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, l'association pour le d&#233;veloppement des rencontres artistiques et sportives (Adras)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Adras Poitiers Jeunes - 12 rue Charles Gide - 86000 Poitiers. T&#233;l. 05 49 50 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'est, comme son nom l'indique, donn&#233; pour but de &#171; d&#233;velopper les pratiques artistiques et sportives aupr&#232;s des populations les plus marginalis&#233;es, notamment le secteur du handicap et de l'enfance en difficult&#233; &#187;. En effet, l'association a constat&#233; que si la ville compte un nombre important d'&#233;quipements sportifs et culturels, peu d'enfants handicap&#233;s en profitent. Elle a alors mis en place un projet de pratiques artistiques, essentiellement de la danse contemporaine, aboutissant au festival Choukar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les promoteurs de l'id&#233;e pr&#233;cisent leur projet : &lt;i&gt;&#171; Pour nous l'id&#233;e d'&#171; int&#233;gration sociale &#187; fait appel effectivement &#224; une &#171; adaptation &#187; de la part des personnes handicap&#233;es mais &#233;galement &#224; une &#171; adaptation &#187; du cadre social lui-m&#234;me, car si celui-ci reste inaccessible et immuable, la soci&#233;t&#233; s'inscrit dans un processus d'exclusion &#187;&lt;/i&gt;. Partant de ce point de vue, l'association d&#233;veloppe dans un premier temps des projets artistiques et culturels dans le cadre des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, le processus d'int&#233;gration reste lent : &lt;i&gt;&#171; Une de nos constatations les plus &#233;loquentes est la difficult&#233;, voire l'impossibilit&#233; des enfants et adultes inadapt&#233;s &#224; s'int&#233;grer au milieu culturel et artistique de la cit&#233; et donc &#224; pouvoir effectuer des activit&#233;s artistiques, en dehors des temps de prise en charge institutionnelle &#187;&lt;/i&gt;. &#192; tel point que l'Adras projette, par le biais d'une prochaine enqu&#234;te, d'aller directement chercher le point de vue des familles et des tuteurs sur les questions suivantes : le milieu artistique et sportif de la ville de Poitiers propose-t-il un cadre adapt&#233; pour les enfants handicap&#233;s ? Est-il pertinent de vouloir cr&#233;er de nouveaux ateliers de pratiques physiques adapt&#233;es &#224; des personnes pr&#233;sentant un handicap et, si oui, sous quelle forme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le constat devient r&#233;solument critique : observant que la prise en consid&#233;ration de publics exclus peut paradoxalement aboutir &#224; une stigmatisation renforc&#233;e, que d'autre part les institutions &#171; remplissent une fonction d'assimilation et ont une existence repli&#233;e sur elles-m&#234;mes &#187;, l'association compte sur les contrats de Ville pour faire &#233;voluer le regard sur le handicap. Devant le danger de &#171; r&#233;duire approximativement une personne &#224; la seule d&#233;finition de sa souffrance &#187; &#8212;, elle propose une logique d'itin&#233;raire personnel qui viendrait remplacer une &#171; logique de fili&#232;res &#187; inscrite dans des dispositifs cloisonn&#233;s, et parle d'un &#171; d&#233;savantage social, celui de l'insertion et de l'int&#233;gration &#187;, bien insuffisamment pris en compte. Surtout, elle veut multiplier les occasions d'associer les diff&#233;rents partenaires de la cit&#233; &#8212; &#233;tablissements scolaires, centres socioculturels, &#233;quipements municipaux et institutions &#8212; afin de &#171; tisser un langage commun, ainsi qu'une action &#233;volutive &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour ces ateliers de pratique artistiques et physiques aboutissant au festival, l'Adras aura, toute l'ann&#233;e, provoqu&#233; des rencontres entre professionnels, et tent&#233; d'impliquer des personnels d'horizons diff&#233;rents dans l'&#233;laboration de projets associant des partenaires pas forc&#233;ment habitu&#233;s &#224; travailler ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La danse et ses bienfaits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du fait de son &#233;clectisme et consid&#233;r&#233;e comme &#171; moyen direct d'expression de la singularit&#233; de chacun, moyen d'&#233;panouissement, de cr&#233;ativit&#233; et d'accession &#224; l'autonomie &#187;, la danse contemporaine a &#233;t&#233; choisie comme premier support. Le travail consiste &#224; &#171; mettre les enfants en &#233;tat de cr&#233;ation &#187;, en faisant &#233;merger des mouvements et des &#233;nergies qui leur sont propres. Devenu cr&#233;ateur-interpr&#232;te, l'enfant ou le jeune, s'appropriera une id&#233;e, la d&#233;veloppera jusqu'&#224; parvenir &#224; l'&#233;tat d'improvisation. Un(e) professionnel(le) artiste aura pour t&#226;che &#171; d'entretenir cet &#233;tat fragile de recherche individuelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;r&#233;e du corset des techniques, la danse improvisation se veut avant tout, ici, &#233;nergie vitale et pourra s'aider du mime, du th&#233;&#226;tre, du cirque, de la voix. Elle s'appuie sur l'id&#233;e d'un sujet &#171; inventant dans l'instant sa propre danse et que celle-ci puisse s'articuler spontan&#233;ment avec l'environnement des autres danseurs &#187;. Tout de m&#234;me : les encadrants seront vigilants &#224; l'&#233;mergence d'une &#233;laboration esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;oris&#233;e aux &#201;tats-Unis dans les ann&#233;es 70, la danse improvisation pr&#233;sente des qualit&#233;s certaines : travail sur l'imaginaire, relaxation, meilleure assurance, prise de risque, engagement personnel au regard des autres, concentration, &#171; acceptation croissante de la d&#233;sorientation &#187;, utilisation de l'apport de l'autre pour nourrir sa propre cr&#233;ation&#8230; Au plan psychomoteur, sensoriel, &#233;motionnel comme au niveau des acquis, les bienfaits semblent d&#233;sormais reconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La danse est donc le support de multiples apprentissages concernant l'espace, le temps, le poids, la relation &#224; l'autre&#8230; Certaines notions d'hygi&#232;ne, de connaissance de soi et de son corps sont &#233;galement abord&#233;es par les &#233;quipes. Des textes sont r&#233;guli&#232;rement &#233;crits par les jeunes : po&#233;sies, commentaires de photos, descriptions de situations, critiques de spectacles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ateliers de deux heures hebdomadaires, avec des groupes d'une douzaine de jeunes, sont anim&#233;s par l'intervenant dans une salle adapt&#233;e &#224; l'ext&#233;rieur de l'institution. Cette pratique est compl&#233;t&#233;e par des sorties spectacles ou la participation &#224; des manifestations culturelles. Des cycles th&#233;matiques sont propos&#233;s sur une dur&#233;e de sept ou huit mois, temps n&#233;cessaire pour approfondir une relation avec une pratique artistique et culturelle, la production finale &#233;tant valoris&#233;e par une repr&#233;sentation publique dans le cadre du festival. Mais d'ici l&#224;, le travail aura &#233;t&#233; partag&#233; avec les familles et les &#233;quipes pluridisciplinaires des diff&#233;rentes institutions sp&#233;cialis&#233;es, classes d'int&#233;gration scolaire (Clis), etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En amont du festival, un travail de sensibilisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Organis&#233;s &#224; l'initiative d'intervenants de l'Adras, &#224; l'Institut r&#233;gional de travail social (IRTS) ou en &#233;tablissements scolaire et universitaire, des &#233;changes se tiennent r&#233;guli&#232;rement autour des th&#232;mes r&#233;currents du handicap, de l'int&#233;gration et de la danse. Instituteurs et professeurs y sont &#233;troitement associ&#233;s : au moins deux rencontres pr&#233;paratoires avec support vid&#233;o se tiennent avant un premier &#233;change entre &#233;l&#232;ves et jeunes handicap&#233;s, afin d'envisager un atelier commun en vue du festival Choukar, o&#249; seront pr&#233;sent&#233;es les chor&#233;graphies respectives des &#233;tablissements. Un bilan sera tir&#233; de ces rencontres, dont &#233;mergeront &#233;ventuellement de nouvelles perspectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pens&#233; avec le concours de plusieurs centres socioculturels poitevins et la Maison des &#233;tudiants, le festival Choukar d&#233;roule donc, sur trois jours de mai, ses ateliers de pratiques amateurs et professionnelles (th&#233;&#226;tre, danse, cirque). Les &#233;coles du quartier et les centres socioculturels y participent, faisant s'y c&#244;toyer enfants et adultes d'horizons divers. Dans &#192; sens inverse, par exemple, il s'agit d'approcher l'univers des personnes sourdes et aveugles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2000, un atelier avec l'Institut r&#233;gional de jeunes sourds propose une &#171; approche expressive de ce monde m&#233;connu &#187; par le biais de la danse. La privation de certains sens, notent les animateurs, &#171; met en &#233;veil d'autres strat&#233;gies sensorielles, le toucher, la proprioception [capacit&#233; du cerveau humain &#224; conna&#238;tre &#224; tout instant la position du corps dans l'espace, NDLR], la communication non verbale et la langue des signes (LSF) &#187;. Les ateliers, l&#224;, ont lieu une semaine sur deux, dans une salle &#233;quip&#233;e d'un plancher flottant pour mieux sentir les vibrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, des ateliers d&#233;couvertes ludiques sont propos&#233;s &#224; des jeunes venant d'&#233;coles, de coll&#232;ges, de lyc&#233;es ou d'universit&#233;s poitevins : d&#233;couverte de la langue des signes, travail sensoriel et arts plastiques yeux ferm&#233;s, &#233;changes avec personnes sourdes et aveugles, utilisation de l'audiovisuel&#8230; De m&#234;me, des soir&#233;es, accueillant en moyenne une quarantaine de participants spectateurs, proposent une immersion dans le silence et dans le noir, avec activit&#233; (balade en ville, danse&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outil formation, enfin : depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, la dynamique Adras propose des formations professionnelles qualifiantes ax&#233;es sur &#171; les pratiques du corps et la relation &#224; l'autre &#187; destin&#233;es aux professionnels du secteur social et m&#233;dico-social, avec diff&#233;rents supports techniques : relaxation, danse contact, danse improvisation, body mind centering&#8230; Il s'agit, nous explique-t-on, d'enrichir son potentiel d'&#233;coute par l'interm&#233;diaire de la motricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;marche aboutie, ancr&#233;e dans la vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Assur&#233;ment inscrit dans la r&#233;alit&#233; locale, le festival Choukar propose, du haut de ses quatre ann&#233;es d'existence, un regard sensible sur la diff&#233;rence. Les trois jours de l'&#233;dition 2005 ont &#233;t&#233; riches : ateliers de danse ouverts &#224; tous, spectacles des &#233;tablissements scolaires et sp&#233;cialis&#233;s, ateliers chor&#233;graphiques, expositions publiques d'&#339;uvres, improvisations libres, th&#233;&#226;tre, petit bal&#8230; Parall&#232;lement aux repr&#233;sentations des apr&#232;s-midi et soir&#233;es, les matin&#233;es ont &#233;t&#233; consacr&#233;es &#224; des ateliers d'initiation au cirque, &#224; la danse et au th&#233;&#226;tre. Le hall de la Maison des &#233;tudiants poitevine s'est vu, lui, transform&#233; en lieu d'exposition de travaux d'arts plastiques r&#233;alis&#233;s par des jeunes du secteur sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le festival est d'&#233;vidence enracin&#233; dans la passion et la conviction : les trois principaux intervenants de Adras sont danseurs et se d&#233;finissent comme &#171; artistes p&#233;dagogues travaillant dans le secteur sp&#233;cialis&#233; &#187;. Karine Jamet, chor&#233;graphe et danseuse professionnelle de Dzig et compagnie, est aussi &#233;ducatrice de jeunes enfants ; Gr&#233;gory S&#233;dek est professeur d'&#233;ducation physique et sportive dans un institut m&#233;dico-&#233;ducatif, mais &#233;galement form&#233; &#224; la danse improvisation qu'il enseigne en institution depuis 1999. Une autre professeur d'EPS, Dany Beltran, est formatrice &#224; l'universit&#233; et&#8230; danseuse amateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu, une certaine reconnaissance est apparue : aujourd'hui l'entreprise est soutenue par la Direction de l'action sanitaire et sociale, celle de Jeunesse et Sports, la mairie, le conseil g&#233;n&#233;ral et l'association Poitiers Jeunes&#8230; Les m&#233;dias ont &#233;videmment &#233;t&#233; sollicit&#233;s : presse locale (Nouvelle r&#233;publique, Centre Presse), presse associative (dont le journal du CREAI), service culturel de l'universit&#233; de Poitiers, radios locales&#8230; Une dynamique affaire qui roule. Qui danse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dzig et Cie - Karine Jamet - 12, rue Charles Gide - 86000 Poitiers. T&#233;l. 05 49 47 45 33. &lt;br class='autobr' /&gt;
mail : &lt;a href=&#034;mailto:karine.jamet@free.fr&#034; class='spip_mail'&gt;karine.jamet@free.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Adras Poitiers Jeunes - 12 rue Charles Gide - 86000 Poitiers. T&#233;l. 05 49 50 73 49&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Cr&#233;er pour mieux vivre avec son handicap</title>
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		<title>R&#233;cits d'&#233;duc - Des vies qui font des histoires, des histoires qui fondent des vies</title>
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&lt;p&gt;Jacques Loubet nous propose ici un ouvrage inspir&#233; tant par le jeu d'&#233;criture qu'il pratiqua longtemps que par la psychanalyse lacanienne. La premi&#232;re source ne le rend pas toujours simple &#224; suivre. Quant &#224; la seconde, elle nous confronte parfois &#224; l'herm&#233;tisme. Ainsi, de cette fulgurance totalisante : &#171; Il n'existe qu'un seul handicap, celui de ne pouvoir dire son malheur &#224; &#234;tre au monde et dans le langage. La naissance du handicap est de ne pouvoir nommer son corps et de ne pouvoir dire les fantasmes (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jacques Loubet nous propose ici un ouvrage inspir&#233; tant par le jeu d'&#233;criture qu'il pratiqua longtemps que par la psychanalyse lacanienne. La premi&#232;re source ne le rend pas toujours simple &#224; suivre. Quant &#224; la seconde, elle nous confronte parfois &#224; l'herm&#233;tisme. Ainsi, de cette fulgurance totalisante : &#171; Il n'existe qu'un seul handicap, celui de ne pouvoir dire son malheur &#224; &#234;tre au monde et dans le langage. La naissance du handicap est de ne pouvoir nommer son corps et de ne pouvoir dire les fantasmes qui le recouvrent, le handicap passe par et dans le signifiant &#187; (p.30). On pourrait alors &#234;tre tent&#233; de refermer l'ouvrage. On aurait bien tort. Car, du haut de ses vingt-cinq ann&#233;es d'exp&#233;rience d'&#233;ducateur, l'auteur nous livre un regard r&#233;trospectif sur un m&#233;tier qu'il porte et qui manifestement le transporte encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La validit&#233; du travail &#233;ducatif, explique-t-il, se cr&#233;e dans la rencontre. La d&#233;marche du professionnel consiste &#224; supporter ce que le jeune d&#233;pose en lui : amour, haine violence&#8230; Dans le mouvement du transfert qui s'op&#232;re alors, l'usager attribue au travailleur social une toute puissance, celle de gommer sa souffrance. L'&#233;ducateur doit faire en sorte que gr&#226;ce &#224; la relation qui se tisse, l'autre s'approprie un savoir-faire qui lui permette de r&#233;ussir son insertion sociale. Mais pour cela, il lui faut se d&#233;pouiller de toute intentionnalit&#233; et projection, en laissant chez l'autre le &#171; je &#187; advenir, accepter de passer du savoir &#171; sur &#187; au savoir &#171; avec &#187;, remplacer la sup&#233;riorit&#233; par le compagnonnage et la r&#233;ciprocit&#233;. La v&#233;ritable clinique, la vraie p&#233;dagogie et la seule m&#233;decine qui vaillent, continue l'auteur, r&#233;sident dans cette praxis, ce &#171; faire &#187; dans lequel l'autre est sujet de sa propre autonomie, de sa gu&#233;rison, de sa transformation et de son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette relation respectueuse ne va pas de soi. Car le travail social a du pouvoir, qu'il le veuille ou non, et il constitue le relais de la violence sociale. Ce &#224; quoi se rajoute chez l'intervenant, la place de sa propre histoire familiale dans ce qu'il projette sur l'enfant et sa famille. Il faut, pour arriver &#224; &#234;tre l&#224; vraiment pour l'autre, se d&#233;prendre du jugement moral et se r&#233;f&#233;rer &#224; l'&#233;thique qui engage le professionnel, tant dans la parole, que dans son &#233;criture ou dans les d&#233;cisions &#233;ducatives. C'est pourquoi &#171; il faut entre dix et quinze ans pour &#234;tre un petit peu, de temps en temps, &#233;ducateur &#187; (p.30).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce savoir-faire que l'auteur d&#233;crit largement au travers de ses rencontres avec des usagers exprimant leur &#234;tre au monde parfois dans la folie et la destruction, mais avec qui il a chemin&#233; malgr&#233; tout et dont il reconna&#238;t qu'ils &#171; lui ont aussi appris le chemin dans un voyage personnel. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (142 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Handicap, &#233;thique et institution</title>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
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&lt;p&gt;La lecture de ce Jean-Fran&#231;ois Gomez-l&#224; est un vrai r&#233;gal. Recueil de diff&#233;rentes interventions faites par l'auteur en diverses occasions, l'ensemble, loin d'&#234;tre disparate est travers&#233; par la sagesse qu'apportent une longe exp&#233;rience et une fibre humaniste qui vibre encore comme au premier jour. D&#233;clinons le titre choisi, pour le v&#233;rifier. Le handicap, tout d'abord, premier terme de la trilogie de l'intitul&#233; du livre. Penser que les fous, les d&#233;ficients mentaux, les d&#233;viants, les pauvres sont sans (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton762-e689d.jpg?1693476302' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lecture de ce Jean-Fran&#231;ois Gomez-l&#224; est un vrai r&#233;gal. Recueil de diff&#233;rentes interventions faites par l'auteur en diverses occasions, l'ensemble, loin d'&#234;tre disparate est travers&#233; par la sagesse qu'apportent une longe exp&#233;rience et une fibre humaniste qui vibre encore comme au premier jour. D&#233;clinons le titre choisi, pour le v&#233;rifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le handicap, tout d'abord, premier terme de la trilogie de l'intitul&#233; du livre. Penser que les fous, les d&#233;ficients mentaux, les d&#233;viants, les pauvres sont sans culture ou d'une culture de second ordre, fonde la discrimination, l'explique et la justifie, s'&#233;crie Jean-Fran&#231;ois Gomez, revendiquant la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rative &#171; que la personne handicap&#233;e soit respect&#233;e dans sa capacit&#233; d'entretenir avec les autres humains des &#233;changes symboliques, qu'elle soit sujet et objet de transactions, de dons, d'&#233;changes &#187; (p.74). Travailler avec ces populations qui se pr&#233;sentent souvent comme des cires molles pr&#234;tes &#224; s'accommoder de toutes les influences, n&#233;cessite d'abord de r&#233;fl&#233;chir sur sa propre jouissance et d'apprendre &#224; s'adresser &#224; elles, au plus fort de la question de leur propre d&#233;sir. Mais &#234;tre &#224; l'&#233;coute du consentement suppose qu'on n'ait pas pris possession de l'autre et qu'on accepte son opacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est l&#224; au c&#339;ur de l'&#233;thique dont l'auteur affirme que chaque fois qu'elle n'est pas premi&#232;re, elle devient un mis&#233;rable gadget instrumentalis&#233; : &#171; j'ai eu beaucoup d'id&#233;es dans ma jeunesse, sur le handicap, l'institution [&#8230;] Aujourd'hui, apr&#232;s une longue carri&#232;re &#224; me frotter &#224; l'extr&#234;me complexit&#233; des choses et des &#234;tres, j'ai l'impression de ne rien savoir &#187; (p.179), nous confie-t-il, rajoutant qu'il se m&#233;fie de ceux qui pr&#233;tendent conna&#238;tre les handicap&#233;s, pr&#233;f&#233;rant ceux qui, tous les matins, cherchent &#224; les comprendre ! Une telle humilit&#233; et une telle circonspection feraient bien d'inspirer tous les donneurs de le&#231;ons (qui sont l&#233;gions dans notre secteur) et les orienter vers les vrais enjeux. Le concept d'&#233;ducabilit&#233; ne s'est pas construit de fa&#231;on progressive et harmonieuse. La barbarie essayant toujours de reprendre le dessus, il faut instituer un r&#233;flexe syst&#233;matique de r&#233;sistance, afin de toujours refuser qu'une vie, fusse-t-elle la plus humble ou la plus d&#233;munie, ne puisse jamais &#234;tre per&#231;ue comme &#233;tant sans valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas toujours ce que font les institutions qui peuvent n&#233;anmoins, si elles luttent avec courage et pers&#233;v&#233;rance contre leur pente naturelle totalisante et totalitaire et leur pr&#233;tention &#224; se maintenir dans l'autor&#233;f&#233;rence, devenir cr&#233;atrices d'humanit&#233;. Une bonne institution n'est pas celle qui se plie aux exigences de l'actif et du passif circulant, aux besoins des fonds de roulement, ni aux imp&#233;ratifs li&#233;s aux immobilisations, mais celle o&#249; se font des histoires individuelles et collectives, et o&#249; chacun &#233;tant pr&#233;sent &#224; son parcours, n'est pas toutefois indiff&#233;rent au parcours de l'autre. Et le cheminement de Jean-Fran&#231;ois Gomez, que l'on suit au travers des diff&#233;rents textes publi&#233;s ici, ne peut laisser indiff&#233;rent, tant par la sensibilit&#233; que par la g&#233;n&#233;rosit&#233; qui en &#233;manent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2005, (202 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quel avenir pour le logement social ?</title>
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		<dc:subject>761</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quelques initiatives tentent de faire vivre le logement social, mais le paysage se d&#233;t&#233;riore : certaines r&#233;gions se d&#233;sint&#233;ressent de la question, l'indice du co&#251;t de la construction est tr&#232;s &#233;lev&#233; (4,5 %), et des programmes de d&#233;molition entra&#238;nent de nouvelles luttes d'habitants. Apr&#232;s le non choix de Paris pour les jeux olympiques, l'association Droit au logement rappelait insolemment que l'argent comme le foncier &#233;taient d&#233;sormais disponibles&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Produire 400 000 logements cette ann&#233;e, l'objectif fix&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques initiatives tentent de faire vivre le logement social, mais le paysage se d&#233;t&#233;riore : certaines r&#233;gions se d&#233;sint&#233;ressent de la question, l'indice du co&#251;t de la construction est tr&#232;s &#233;lev&#233; (4,5 %), et des programmes de d&#233;molition entra&#238;nent de nouvelles luttes d'habitants. Apr&#232;s le non choix de Paris pour les jeux olympiques, l'association Droit au logement rappelait insolemment que l'argent comme le foncier &#233;taient d&#233;sormais disponibles&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Produire 400 000 logements cette ann&#233;e, l'objectif fix&#233; par le gouvernement est-il cr&#233;dible ? Certes, quelques terrains appartenant au secteur public &#8212; &#224; la SNCF, par exemple &#8212; ont &#233;t&#233; rendus disponibles pour la construction de logements (les 20 et 27 avril derniers, deux conventions &#233;taient sign&#233;es, mobilisant quelques centaines d'hectares). Certes, &#224; Mulhouse, une Cit&#233; manifeste, inaugur&#233;e d&#233;but juillet, propose, une fois n'est pas coutume, une soixantaine de logements sociaux atypiques, fruit du travail d'architectes prestigieux, presque deux fois plus grands que la moyenne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation abb&#233; Pierre (FAP)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='FAP - 3-5 rue de Romainville - 75019 Paris. T&#233;l. 01 55 56 37 (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a voulu mettre elle aussi la main &#224; la truelle, en engageant sa participation &#8212; &#224; hauteur de neuf millions d'euros &#8212; dans un programme de 1 500 logements, urbains et ruraux, &#224; destination de 5 000 personnes parmi les plus pr&#233;caires (logements d&#233;nomm&#233;s PLAI : pr&#234;ts locatifs aid&#233;s d'insertion), en grande partie financ&#233; par &#171; une forte mobilisation des donateurs &#187;. Des pensions de famille et des logements pour les jeunes sont ainsi pr&#233;vus, et les projets confiant les travaux &#224; des entreprises d'insertion ou faisant appel &#224; l'autoconstruction seront encourag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la FAP met le doigt sur le d&#233;sengagement de l'&#201;tat, principalement traduit par une baisse des subventions. Et appr&#233;cie la r&#233;plique que les Guignols de l'info avaient plac&#233;e sur les l&#232;vres de la marionnette de l'abb&#233; Pierre : &#171; Si les Fran&#231;ais vivent au-dessus de leurs moyens [en r&#233;f&#233;rence &#224; la malheureuse remarque du ministre des Finances], c'est qu'ils n'ont pas les moyens de vivre avec les moyens qu'ils ont &#187;. &#192; bient&#244;t 94 ans, plus d'un demi-si&#232;cle apr&#232;s son appel, l'abb&#233; Pierre s'est publiquement inqui&#233;t&#233; de la tendance au rajeunissement des sans-abri.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des actions de plus en plus nombreuses&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 4 juillet, les &#233;lus du conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis appelaient l'&#201;tat &#224; mettre en place un &#171; plan d'urgence sociale et humanitaire &#187; pour le logement social. Depuis le printemps, des actions s'&#233;gr&#232;nent dans toute la France contre les expulsions sans relogement (21 500 familles en 2003, dont 14 800 en Ile-de-France), les h&#233;bergements pr&#233;caires de l'aide sociale, le paysage sp&#233;culatif du logement, la d&#233;r&#233;glementation des loyers et la d&#233;molition de l'habitat social&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#233;d&#233;rant treize collectifs de d&#233;partements franciliens, l'appel d'une coordination antid&#233;molition des quartiers populaires avait r&#233;sonn&#233; en mai sur quelques sites Internet et dans les associations : la loi Borloo d'ao&#251;t 2003 pr&#233;voit 200 000 d&#233;molitions, entra&#238;nant nombre de difficult&#233;s nouvelles pour les partants, malgr&#233; une &#8212; fallacieuse, selon la coordination &#8212; consultation des habitants. &#171; Sous pr&#233;texte de mixit&#233; sociale, le parc immobilier va &#234;tre r&#233;duit, et les prix des logements augment&#233;s &#187;, r&#233;sument les collectifs en r&#233;clamant : une meilleure justification des d&#233;molitions par l'&#233;tat d'insalubrit&#233; des habitations et une offre de reconstruction au moins &#233;quivalente au nombre de logements d&#233;truits ; une r&#233;elle participation des habitants &#224; l'&#233;laboration, la r&#233;alisation, le suivi et l'&#233;valuation du projet alternatif, l'arr&#234;t des expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 juin, 11 heures. &#192; Paris, l'Agence nationale de r&#233;novation urbaine (ANRU) se voit investir par quelques dizaines d'habitants de quartiers HLM promis &#224; la d&#233;molition, r&#233;clamant de v&#233;ritables n&#233;gociations. &#192; 15h 28, les forces de l'ordre prennent position aux abords de l'agence. &#192; 16 heures, les occupants sont &#233;vacu&#233;s manu militari. Cette irruption faisait suite &#224; une manifestation, quinze jours auparavant, &#224; Bron (69) et &#224; deux jours de d&#233;bat &#224; Montpellier dans un quartier, sur ces m&#234;mes questions. Soutenue par plusieurs associations et syndicats, la coordination demande donc aux pouvoirs publics de remettre &#224; plat les politiques de la ville et de renouvellement urbain, de maintenir les habitants dans leur quartier et de pr&#233;server les logements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de nouvelles actions prennent d&#233;j&#224; le relais : les &#171; mal log&#233;s &#187; du DAL &#8212; qui n'oublient pas qu'un r&#233;cent projet de loi, heureusement abandonn&#233;, a os&#233; proposer la r&#233;duction de la surface minimum habitable de 9 m2 &#224; 7 m2 &#8212; occupaient encore l'Union sociale de l'habitat (USH) &#224; Paris, le 5 juillet, annon&#231;ant une &#171; pression continue &#187; pour que soient tenus certains engagements de relogement. Le lendemain, le Comit&#233; actions logement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='DAL - 8 rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris T&#233;l. 01 42 78 22 00. Comit&#233; (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; appelait &#224; une manifestation contre &#171; la casse du logement social &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fondation-abbe-pierre.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;FAP&lt;/a&gt; - 3-5 rue de Romainville - 75019 Paris. T&#233;l. 01 55 56 37 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;DAL - 8 rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris T&#233;l. 01 42 78 22 00. &lt;br class='manualbr' /&gt;Comit&#233; actions logement - Maison des associations - Bo&#238;te n&#176; 29 - 15 passage Ramey - 75018 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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