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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Proc&#232;s d'Angers : une institution derri&#232;re ses salari&#233;s</title>
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&lt;p&gt;Quoi de plus terrifiant, pour une institution charg&#233;e de la protection de l'enfance que de constater qu'elle n'a rien vu des agressions sexuelles subies par des dizaines d'enfants dans les familles que, pourtant, elle suivait ? Pour aider ses salari&#233;s &#224; d&#233;passer la sid&#233;ration dans laquelle ils &#233;taient plong&#233;s, la direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s du Maine-et-Loire a men&#233; une action exemplaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes en 2002. Le parquet d'Angers s'adresse au service de l'Aide sociale &#224; l'enfance (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-759-" rel="tag"&gt;759&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quoi de plus terrifiant, pour une institution charg&#233;e de la protection de l'enfance que de constater qu'elle n'a rien vu des agressions sexuelles subies par des dizaines d'enfants dans les familles que, pourtant, elle suivait ? Pour aider ses salari&#233;s &#224; d&#233;passer la sid&#233;ration dans laquelle ils &#233;taient plong&#233;s, la direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s du Maine-et-Loire a men&#233; une action exemplaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en 2002. Le parquet d'Angers s'adresse au service de l'Aide sociale &#224; l'enfance du Maine-et-Loire en vue de l'accueil en urgence d'enfants dont les parents viennent d'&#234;tre incarc&#233;r&#233;s. Pendant deux semaines, chaque jour va apporter son lot d'ordonnances de placement provisoire pour des mineurs : ils seront 44 au total. Le foyer d&#233;partemental de l'enfance absorbe cet afflux inhabituel. Des familles d'accueil sont sollicit&#233;es, ainsi qu'un village d'enfants. Le d&#233;fi est &#224; la mesure de l'&#233;v&#233;nement : comment g&#233;rer la s&#233;paration brutale d'avec des parents mis en d&#233;tention et faire en sorte que la vie continue pour des enfants parfois bien jeunes, &#226;g&#233;s de 6 mois &#224; 12 ans. Les informations qui filtrent du juge d'instruction sont limit&#233;es et ne permettent que partiellement de comprendre ce qui est en train de se d&#233;rouler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite pourtant, quand les aides pu&#233;ricultrices s'approchent du corps des b&#233;b&#233;s nouvellement arriv&#233;s, elles constatent des crispations et tensions qui expriment ainsi un v&#233;cu particulier. Les plus grands ne lib&#233;reront leur parole qu'un peu plus tard pour dire ce qui leur est arriv&#233;, au travers notamment d'un atelier argile. Sans avoir trop d'&#233;l&#233;ments, les professionnels vont tr&#232;s vite comprendre qu'ils ont affaire &#224; des situations d'une extr&#234;me gravit&#233; et se comporter en cons&#233;quence. Ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'ils ont &#224; accueillir des enfants victimes de mauvais traitements physiques ou sexuels, mais l'effet de masse est l&#224;. Tous les ressorts &#233;ducatifs et psychologiques sont mis en &#339;uvre afin de prendre en compte le traumatisme, mais aussi pour permettre aux petites victimes de retrouver leur place d'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas ce travail &#233;ducatif qui va &#234;tre &#233;voqu&#233; ici. Nous avons choisi d'aborder ces &#233;v&#233;nements sous un autre angle. Nous allons t&#233;moigner de la mobilisation de toute une institution autour d'un fait d'une ampleur in&#233;gal&#233;e : un groupe important d'enfants victimes d'un r&#233;seau p&#233;dophile dans un milieu pourtant largement suivi par les services sociaux et &#233;ducatifs. Cette prise en charge n'a pas &#233;t&#233; tr&#232;s m&#233;diatique, ni tr&#232;s spectaculaire. Comme fr&#233;quemment dans le secteur m&#233;dico-social, elle s'est d&#233;ploy&#233;e &#224; bas bruit, visant le long terme et le travail de fond plut&#244;t que les effets d'annonce. Elle a cherch&#233;, non &#224; se d&#233;fendre face aux accusations des m&#233;dias et des avocats des agresseurs prompts &#224; reprocher aux services sociaux leur incomp&#233;tence, mais &#224; trouver des r&#233;ponses qui perdurent au-del&#224; de l'&#233;motion et de l'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Organisation de la d&#233;fense des enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s, h&#233;riti&#232;re depuis la d&#233;centralisation de la mythique DDASS, fut d'abord confront&#233;e &#224; la n&#233;cessit&#233; de la d&#233;fense juridique des enfants victimes, la juge d'instruction charg&#233;e de l'affaire venant de nommer le conseil g&#233;n&#233;ral administrateur ad hoc. Cette d&#233;signation consiste &#224; confier &#224; un tiers la repr&#233;sentation juridique d'enfants que leurs repr&#233;sentants l&#233;gaux ne peuvent plus assurer puisqu'ils sont leurs agresseurs. Tr&#232;s vite, un poste est cr&#233;&#233; qui est attribu&#233; &#224; un travailleur social plus &#224; m&#234;me, pense-t-on, qu'un attach&#233; administratif d'articuler la dimension juridique et la dimension &#233;ducative. Ce dernier va, dans les mois qui vont suivre, prendre le temps de rencontrer longuement chaque enfant et son r&#233;f&#233;rent &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le choix a &#233;t&#233; fait de s'adresser &#224; quatre avocats plut&#244;t qu'&#224; quarante-quatre, afin de pr&#233;server la coh&#233;rence du syst&#232;me de d&#233;fense. L'accent est pourtant mis sur l'individualisation de chacune des 44 situations concern&#233;es, qui font l'objet d'un examen sp&#233;cifique approfondi selon le principe : un enfant, une d&#233;fense. Pendant deux ann&#233;es, une r&#233;union se tiendra chaque lundi entre l'administrateur ad hoc et les avocats pour &#233;tudier chaque cas &#224; partir de son dossier judiciaire : comment faire reconna&#238;tre sa place de victime ? Comment le pr&#233;parer &#224; l'audition chez le juge d'instruction ? Comment anticiper le proc&#232;s ? Il fut aussi d&#233;cid&#233; que les enfants n'assisteraient pas aux d&#233;bats de la session d'assises. Certains sp&#233;cialistes consid&#232;rent pourtant que leur pr&#233;sence est indispensable au processus de leur reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres sont plus dubitatifs. En la mati&#232;re, toute certitude est bien pr&#233;somptueuse. L'orientation prise ici a sans doute &#233;t&#233; largement inspir&#233;e par la d&#233;cision du parquet de ne pas faire compara&#238;tre les enfants mais de se contenter de l'enregistrement audio et vid&#233;o de leur t&#233;moignage comme le pr&#233;voit la loi de 1998. L'accusation ne s'appuyant pas, comme dans &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/spip.php?page=recherche&amp;recherche=Outreau&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le proc&#232;s d'Outreau&lt;/a&gt;, sur la seule parole des enfants, il n'&#233;tait donc pas n&#233;cessaire qu'ils soient directement entendus par les jur&#233;s. Seule une victime devenue majeure au moment du proc&#232;s, s'y exprimera. La mobilisation des services du Conseil g&#233;n&#233;ral ne s'est pas limit&#233;e &#224; la dimension juridique. Elle a aussi concern&#233; les professionnels au contact des enfants victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, pour que ces derniers puissent &#234;tre accompagn&#233;s dans de bonnes conditions, encore fallait-il que les personnels qui les avaient en charge pour 80 % d'entre eux avant l'&#233;clatement de l'affaire, sortent de l'&#233;tat de sid&#233;ration et de culpabilit&#233; qui les avait frapp&#233;s pour la plupart, &#224; l'annonce des agressions subies. Et ce, d'autant plus qu'on a affaire &#224; des techniciens sp&#233;cialis&#233;s dans la protection de l'enfance exp&#233;riment&#233;s : &#233;ducateurs et assistantes sociales, pu&#233;ricultrices et m&#233;decins de PMI sont alors nombreux &#224; se poser la question : &lt;i&gt;&#171; Comment ai-je pu ne rien voir ? &#187;&lt;/i&gt;. On est dans un effet de masse tant pour le nombre d'enfants traumatis&#233;s que par l'effet collectif provoqu&#233; chez les personnels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire face &#224; la sid&#233;ration&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le doute s'associant &#224; l'horreur inspir&#233;e par les actes commis contre les enfants, les rep&#232;res des intervenants s'&#233;taient largement brouill&#233;s. Il est apparu n&#233;cessaire tout d'abord de leur proposer un soutien psychologique : un num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone fut mis &#224; disposition des personnels leur permettant de prendre rendez-vous directement avec un th&#233;rapeute, sans qu'une demande pr&#233;alable ne soit n&#233;cessaire, ni qu'un contr&#244;le ult&#233;rieur n'intervienne, sans limitation ni obligation. Outre cette proposition de prise en compte individuelle, une r&#233;flexion collective s'imposa l&#224; aussi comme une n&#233;cessit&#233; incontournable. Il fallait repr&#233;ciser la m&#233;thodologie &#224; mettre en &#339;uvre, notamment dans le maintien des liens entre les enfants et leur famille. Tout contact &#233;tant suspendu, on se devait n&#233;anmoins de donner aux enfants des nouvelles de leurs parents incarc&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces parents, connus pour la plupart avant leur mise en d&#233;tention, devaient b&#233;n&#233;ficier d'un regard ouvert, exempt de jugement et pr&#233;servant une dimension d'humanit&#233;. Les professionnels habitu&#233;s &#224; travailler depuis des ann&#233;es avec des populations stigmatis&#233;es, n'avaient pas besoin qu'on leur fasse la le&#231;on, mais qu'on les soutienne et les accompagne dans leur d&#233;marche. Un groupe de travail se mit alors en place pour pr&#233;ciser les modalit&#233;s d'intervention en maison d'arr&#234;t. Le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation contact&#233; fut d'une aide pr&#233;cieuse en la mati&#232;re. Fruit de cette d&#233;marche, un guide m&#233;thodologique sera mis au point en 2004, proposant des indicateurs et des jalons quant &#224; l'intervention en prison. Le Conseil g&#233;n&#233;ral, prenant la mesure de sa place dans le d&#233;roulement tant de l'instruction en cours que dans le proc&#232;s &#224; venir, d&#233;cida de programmer trois journ&#233;es d'information et de sensibilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re eut lieu en septembre 2003. Elle fut anim&#233;e par un juge d'instruction du TGI de Cr&#233;teil et un enseignant en droit. Elle permit de familiariser les professionnels avec la proc&#233;dure d'instruction et leur nouveau statut de t&#233;moin. Un protocole sera l&#224; aussi propos&#233; pour faciliter la pr&#233;paration de cette audience d'instruction : comment reprendre le contenu historique du dossier (certains enfants &#233;tant suivis depuis 1995), comment rendre compte du travail accompli&#8230; Il ne s'agissait pas l&#224; d'influer sur le t&#233;moignage, mais bien d'aider &#224; le structurer et &#224; le pr&#233;parer. La seconde journ&#233;e d'information, tenue en septembre 2004, fut consacr&#233;e &#224; la connaissance du d&#233;roulement d'un proc&#232;s d'assises, et les attentes des magistrats et des jur&#233;s quant &#224; un t&#233;moignage. Le vice-procureur du TGI de Nantes et une avocate du barreau de Tours vinrent y expliquer les arcanes de la proc&#233;dure. Des professionnels d&#233;j&#224; cit&#233;s comme t&#233;moins purent faire b&#233;n&#233;ficier de leur exp&#233;rience. La derni&#232;re journ&#233;e d'information, consacr&#233;e &#224; &lt;i&gt;&#171; comment accompagner un enfant victime avant, pendant et apr&#232;s un proc&#232;s &#187;&lt;/i&gt;, eut lieu en novembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, en janvier 2005, les premi&#232;res convocations pour le proc&#232;s arriv&#232;rent, la phase de sensibilisation venait de se terminer. Les modalit&#233;s d'accompagnement purent alors se mettre en &#339;uvre lors du d&#233;roulement du proc&#232;s. Un cabinet d'avocats fut mis &#224; disposition des professionnels, ainsi qu'une psychologue sp&#233;cialis&#233;e dans l'aide aux victimes et recrut&#233;e pour la dur&#233;e du proc&#232;s, pr&#233;sente chaque matin de mars &#224; juillet. Une telle pr&#233;paration et un tel accompagnement peuvent appara&#238;tre exemplaires. Ils ont fait l'objet d'une attention toute particuli&#232;re &#224; tous les niveaux de l'institution sans oublier des &#233;lus sensibilis&#233;s et attentionn&#233;s (lire &lt;a href='https://www.lien-social.com/-&gt;art4807'&gt;l'interview d'Odile Sampeur&lt;/a&gt; du conseil g&#233;n&#233;ral).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'annonce des agressions subies par les enfants, l'accueil massif des petites victimes, la constatation de l'opacit&#233; de la vie des familles au sein desquelles les professionnels intervenaient parfois depuis des ann&#233;es, l'instruction et le proc&#232;s convoquant comme t&#233;moins nombre d'intervenants&#8230; l'ensemble de ces faits aura agi comme un tremblement de terre sur la Direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'&#233;motion de l'opinion publique se sera estomp&#233;e, restera le travail d'accompagnement quotidien &#224; assurer aupr&#232;s des enfants victimes qu'il s'agira de mener &#224; l'&#226;ge adulte sans que le traumatisme subi ne vienne compromettre leur avenir. Un d&#233;briefing sera sans doute n&#233;cessaire pour l'institution, pour comprendre ce qui s'est pass&#233;. Il sera tout autant n&#233;cessaire d'&#233;laborer de nouveaux outils pour tenter d'&#234;tre plus efficient en termes de pr&#233;vention et de protection. Mais cela ne rel&#232;vera jamais du syst&#232;me miracle permettant, &#224; coup s&#251;r, qu'il n'y ait plus jamais d'enfants victimes d'inceste, de p&#233;dophilie ou de mauvais traitements. Plut&#244;t un travail permanent d'affinage et d'am&#233;lioration, qui constitue en toutes circonstances, l'un des premiers devoirs des professionnels de la protection de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Informations compl&#233;mentaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les accus&#233;s :&lt;/strong&gt; 66 personnes de 23 &#224; 73 ans, dont vingt couples, renvoy&#233;es devant la cour d'assises. 39 accus&#233;es de viol et de prox&#233;n&#233;tisme aggrav&#233;. 27 d'agressions sexuelles, corruption de mineurs ou non-d&#233;nonciation. Seules 18 reconnaissent leur responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les victimes :&lt;/strong&gt; 45 enfants &#226;g&#233;s de 6 mois &#224; 12 ans au moment des faits dont 44 seront plac&#233;s. Une proc&#233;dure de 25 000 pages. 225 t&#233;moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lieu du proc&#232;s :&lt;/strong&gt; une cour d'assises sp&#233;ciale de 360 m2, mont&#233;e au sein du palais de Justice d'Angers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;crans qui ont permis de visionner les auditions des mineurs, film&#233;es durant l'instruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 6 magistrats et 17 jur&#233;s pourront, s'ils craquent, b&#233;n&#233;ficier d'un soutien psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dur&#233;e du proc&#232;s :&lt;/strong&gt; du 3 mars &#224; la mi-juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, 719 signalements re&#231;us et 2 000 enfants plac&#233;s au sein de 14 foyers ou 461 familles d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Maine-et-Loire, en 2003, 4 270 enfants de moins de 20 ans &#233;taient concern&#233;s par le dispositif de protection de l'enfance, soit 2 % des jeunes du d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2004, le budget de la protection de l'enfance dans le Maine-et-Loire s'&#233;levait &#224; 63,5 millions d'euros.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Davantage de temps pour plus d'efficacit&#233;</title>
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		<dc:subject>Travailleur social</dc:subject>
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&lt;p&gt;Des travailleurs sociaux de la DDSS du proc&#232;s d'Angers racontent leur stupeur, d&#233;crivent leurs conditions de travail et proposent des pistes pour mieux encadrer les familles. &lt;br class='autobr' /&gt;
La direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s du Maine-et-Loire a fait le choix de communiquer autour du proc&#232;s qui s'est ouvert le 3 mars 2005. Quand nous avons sollicit&#233; Michel Peranzi, son directeur, celui-ci a accueilli favorablement notre proposition de rencontrer des travailleurs sociaux de ses services. Mais (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-759-" rel="tag"&gt;759&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des travailleurs sociaux de la DDSS du proc&#232;s d'Angers racontent leur stupeur, d&#233;crivent leurs conditions de travail et proposent des pistes pour mieux encadrer les familles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s du Maine-et-Loire a fait le choix de communiquer autour du proc&#232;s qui s'est ouvert le 3 mars 2005. Quand nous avons sollicit&#233; Michel Peranzi, son directeur, celui-ci a accueilli favorablement notre proposition de rencontrer des travailleurs sociaux de ses services. Mais il n'a toutefois pas souhait&#233; que nous ayons contact avec les professionnels directement concern&#233;s en tant que t&#233;moins, par souci de les prot&#233;ger. Nous avons alors convenu d'un &#233;change avec des intervenants d'une circonscription distante d'Angers d'environ quarante kilom&#232;tres : celle de Baug&#233;. Six professionnels &#233;taient pr&#233;sents &#224; cette rencontre : deux assistants sociaux, deux &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s r&#233;f&#233;rents ASE, une pu&#233;ricultrice et une adjointe &#224; la responsable de circonscription.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des professionnels sous le choc&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons souhait&#233; d'abord conna&#238;tre leur sentiment concernant le proc&#232;s. Ils ont expliqu&#233; n'avoir pas pris la mesure de l'affaire, quand celle-ci a &#233;clat&#233; en 2002. Ce n'est qu'avec la pr&#233;paration du proc&#232;s d'assises et la mobilisation de l'institution autour de cet &#233;v&#233;nement, qu'ils ont vraiment r&#233;alis&#233; l'ampleur de l'affaire. Ce qui a alors domin&#233;, c'est le choc et la stupeur, avec de grandes difficult&#233;s &#224; penser et &#224; se repr&#233;senter ce qui avait pu arriver aux enfants. Cette forme de sid&#233;ration a rendu d'autant plus pr&#233;cieuse l'attention apport&#233;e, tant par les politiques que par la direction, &#224; ses salari&#233;s. Ils sont unanimes pour reconna&#238;tre que leur institution a tout mis en &#339;uvre pour d&#233;fendre ses professionnels et accompagner celles et ceux qui assuraient le suivi des enfants agress&#233;s et de leur famille. Ils ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une aide psychologique et juridique leur permettant de vivre dans de meilleures conditions la pr&#233;paration et le d&#233;roulement du proc&#232;s d'assises o&#249; ils &#233;taient appel&#233;s &#224; compara&#238;tre comme t&#233;moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soutien a &#233;t&#233; d'autant mieux re&#231;u que les professionnels de la protection de l'enfance n'ont gu&#232;re &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;s &#224; l'occasion de ce proc&#232;s. Son traitement m&#233;diatique a laiss&#233; appara&#238;tre une volont&#233; jug&#233;e malveillante : &lt;i&gt;&#171; La fa&#231;on dont la presse en a parfois parl&#233; ne rel&#232;ve ni de la m&#233;connaissance, ni de la maladresse, mais d'une volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e de pol&#233;miquer. &#187; &lt;/i&gt; d&#233;clare Olivier Soreau, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. On a m&#234;me pu se demander, &#224; lire certains journalistes, si c'&#233;tait les bonnes personnes qui se trouvaient dans le box des accus&#233;s ! &lt;i&gt;&#171; Certains articles &#233;taient tr&#232;s orient&#233;s, reprenant les man&#339;uvres des avocats de la d&#233;fense, visant &#224; minimiser et &#224; d&#233;tourner la responsabilit&#233; des agresseurs, en mettant en accusation les services sociaux. &#187;&lt;/i&gt; s'insurge Nicolas Thomas, assistant de service social en polyvalence. Cela a eu des effets mitig&#233;s dans le travail quotidien. &lt;i&gt;&#171; Des parents, qui avaient eux-m&#234;mes agress&#233; leurs enfants, se sont montr&#233;s choqu&#233;s par ce que racontaient les journaux. Mais cela a aussi permis &#224; certains enfants de reparler de ce qu'ils avaient subi &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Sylvie Margerit, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, l'attaque contre les professionnels de la protection de l'enfance n'a pas &#233;t&#233; perdue pour tout le monde : &lt;i&gt;&#171; Certains parents ont effectivement &#233;t&#233; choqu&#233;s, d'autres se sont d&#233;lect&#233;s de la mise en cause des travailleurs sociaux. Il y en a m&#234;me qui ont demand&#233; &#224; leurs enfants si leur &#233;ducatrice ne leur avait rien fait &#187;&lt;/i&gt;, surench&#233;rit Olivier Soreau. Cependant, cette affaire a &#233;t&#233; l'occasion d'amener le travail social, &#224; son corps d&#233;fendant, &#224; s'exposer et &#224; rendre compte de sa fa&#231;on d'agir. &lt;i&gt;&#171; Je trouve que cette m&#233;diatisation n'a pas eu que du mauvais. Cela a permis de parler de ce que l'on faisait, de rendre plus visible notre action. &#187;&lt;/i&gt; relativise Sylvie Margerit. Et effectivement, on a vu &#224; cette occasion un Conseil g&#233;n&#233;ral, &#233;lus et institution, expliquer comment ses services agissaient sur le terrain. Ce qui est plut&#244;t positif dans un secteur largement d&#233;ficitaire en la mati&#232;re. Mais, au-del&#224; de l'&#233;v&#233;nement judiciaire et des cons&#233;quences de sa m&#233;diatisation, c'est bien plus profond&#233;ment le travail de protection de l'enfance qui se trouve interrog&#233; au travers de ce proc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nos coll&#232;gues n'ont pas failli. Aucun d'entre eux n'a &#233;t&#233; mis en examen. Ils ont agi comme nous le faisons encore aujourd'hui, en &#233;tant attentifs &#224; ce qui se passe au sein des familles et en signalant quand cela appara&#238;t n&#233;cessaire &#187;&lt;/i&gt;, dit Nicolas Thomas. Et c'est l&#224; que la difficult&#233; majeure survient. Car la justice ne r&#233;pond pas toujours aux sollicitations des professionnels. Combien de signalements rest&#233;s sans suite, sans qu'on sache ce qu'ils sont devenus (class&#233;s sans suite ou encore en cours d'enqu&#234;te). &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui comme avant ce proc&#232;s, nous sommes inquiets quand la justice ne semble pas vouloir utiliser les informations que nous lui transmettons, et ne prend pas de mesure de protection &#187;&lt;/i&gt;, regrette Nicolas Thomas. Comment expliquer ces d&#233;faillances ? L'absence de moyens d'abord pour un syst&#232;me judiciaire sinistr&#233; : 400 juges des enfants dans notre pays, pour 200 000 dossiers, soit un magistrat pour 500 situations !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; un juge fran&#231;ais dispose d'une heure pour se consacrer &#224; une situation, un juge allemand en dispose de six et un juge anglais de plusieurs semaines. Mais, on ne peut pas uniquement incriminer le manque de moyens. Il y a une autre dimension qui inqui&#232;te les professionnels : &lt;i&gt;&#171; L'on peut quand m&#234;me constater une &#233;volution depuis quelques ann&#233;es qui permet d'expliquer en partie pourquoi la justice ne r&#233;agit pas toujours, comme nous le souhaiterions. Depuis la loi de 1989 sur la protection de l'enfance maltrait&#233;e, on constate une r&#233;gression due &#224; deux d&#233;rives qui se renforcent : l'id&#233;ologie du maintien des liens &#224; tout prix et le droit des parents qui l'emporte trop souvent sur le droit de l'enfant &#224; &#234;tre prot&#233;g&#233;. Il n'est pas rare de constater que la justice tarde &#224; retirer un enfant de sa famille ou cherche &#224; l'y faire retourner, sans suffisamment tenir compte du danger qui existe &#187;&lt;/i&gt;, explique Catherine Bordeau, adjointe au responsable de circonscription mission pr&#233;vention et protection de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir pr&#233;server les relations entre un enfant et sa famille doit relever d'un choix &#233;ducatif guid&#233; par ce que l'on pense &#234;tre l'int&#233;r&#234;t des enfants, et non d'une soumission &#224; la pr&#233;tendue v&#233;rit&#233; qui a fait tant de d&#233;g&#226;ts ces derni&#232;res ann&#233;es et qui voudrait que &lt;i&gt;&#171; le meilleur des placements ne vaudra jamais la pire des familles &#187;&lt;/i&gt;. Mais les professionnels se heurtent aussi &#224; une volont&#233; judiciaire qui semble parfois plus soucieuse de pr&#233;server les droits de l'autorit&#233; parentale, que de prot&#233;ger l'enfant en danger. Aussi, m&#234;me si Sarah Desnaud, assistante de service social en polyvalence, a raison de rappeler que l'on ne peut faire de raccourcis abusifs avec le proc&#232;s d'Angers : &lt;i&gt;&#171; Parce que nous n'avons pas une connaissance d&#233;taill&#233;e du dossier &#187;&lt;/i&gt;, de telles d&#233;rives peuvent tout &#224; fait se traduire par une non prise en compte des maltraitances subies.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel travail social souhaite notre soci&#233;t&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la soci&#233;t&#233; n'est pas toujours en capacit&#233; de r&#233;agir aux alertes transmises par les professionnels, il ne faudrait pas que paradoxalement, elle leur demande d'aller au-del&#224; de leur fonction : &lt;i&gt;&#171; Je voudrais quand m&#234;me rappeler qu'une pu&#233;ricultrice de PMI n'a pas de mandat judiciaire. Si les familles ne veulent pas nous ouvrir leur porte, nous ne pouvons pas la forcer. On ne peut pas nous demander alors de savoir ce qui se passe derri&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Anne C&#233;cile Prezelin, pu&#233;ricultrice. Ce sont bien des sp&#233;cialistes de l'aide et de l'accompagnement m&#233;dico-social qui agissent, non des agents de surveillance charg&#233;s d'espionner et de faire intrusion au sein d'une population jug&#233;e &#224; risques. Population que l'horreur provoqu&#233;e par l'affaire d'Angers ne doit stigmatiser au point de faire de chaque parent en difficult&#233; un abuseur en puissance. &lt;i&gt;&#171; Si ce proc&#232;s nous incite &#224; accro&#238;tre notre vigilance, c'est dans les deux sens. Nous devons veiller &#224; signaler d'une mani&#232;re plus r&#233;solue quand le danger nous semble constitu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il faut aussi prendre le recul n&#233;cessaire : il ne faudrait pas imaginer que toutes les familles que nous suivons sont sur le point d'agir comme celles qui sont incarc&#233;r&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, insiste Sarah Desnaud. Le travail r&#233;alis&#233; aupr&#232;s d'elles ne se r&#233;sume pas &#224; la seule identification des maltraitances. &lt;i&gt;&#171; Beaucoup d'enfants sont confi&#233;s &#224; l'ASE pour d'autres raisons que les seules agressions sexuelles. Il n'est pas facile de d&#233;tecter a priori une probl&#233;matique incestueuse au sein d'une famille &#187;&lt;/i&gt;, avoue Catherine Bordeau. Quand de tels comportements existent, il arrive que l'enfant se taise, et que les parents apparaissent anim&#233;s des meilleures bonnes volont&#233;s du monde. L'intervenant doit alors exercer tout son savoir-faire, tant pour &#233;viter de passer &#224; c&#244;t&#233; de quelque chose de grave, que de contribuer &#224; cr&#233;er des soup&#231;ons infond&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela implique une qualit&#233; d'action qu'on ne peut toujours r&#233;duire en &#233;quation math&#233;matique : &lt;i&gt;&#171; Pour pouvoir d&#233;tecter les difficult&#233;s dans une famille, il faut s'y investir. Il faut du temps pour que l'enfant se mette &#224; parler de ce qu'il vit &#187;&lt;/i&gt;, intervient Sylvie Margerit Voil&#224; le mot l&#226;ch&#233; : on ne peut agir efficacement, en passant en coup de vent dans les familles ou en ne s'y pr&#233;sentant qu'une fois toutes les trois semaines : &lt;i&gt;&#171; C'est notre pr&#233;sence en tant que tiers qui constitue non seulement un &#233;tayage tant pour l'enfant que pour les parents, mais qui permet aussi aux choses de se dire. Mais, effectivement, cet investissement n&#233;cessite que l'on consacre du temps &#224; la famille &#187;&lt;/i&gt; confirme Olivier Soreau. Mais ce fonctionnement n'entre pas tout &#224; fait en ad&#233;quation avec la rationalisation des choix budg&#233;taires, ni avec la logique de restrictions des d&#233;penses sociales qui, pour nombre de professionnels, semblent menacer, &#224; l'image de ce qui s'est pass&#233; dans d'autres pays, l'action sociale en France. &lt;i&gt;&#171; Parfois, on a le sentiment que ce long travail n&#233;cessaire n'est pas compris. Il est de plus en plus fr&#233;quent de voir des imp&#233;ratifs financiers prendre le pas sur un travail de qualit&#233; qui nous semble plus conforme &#224; l'int&#233;r&#234;t de l'enfant &#187;&lt;/i&gt;, souligne Sylvie Margerit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tous les jours que l'on constate les effets de cette politique qui ne peut que rejaillir sur les conditions de vie des populations les plus pr&#233;caires, mais aussi de celles qui, au d&#233;part, n'avaient pas forc&#233;ment de difficult&#233;s. &lt;i&gt;&#171; C'est le d&#233;veloppement par exemple de services tels que les cr&#232;ches ou les haltes-garderies qui manquent cruellement alors qu'elles pourraient contribuer &#224; aider les parents en g&#233;n&#233;ral et servir plus particuli&#232;rement de points d'appui en particulier pour ceux qui sont en difficult&#233; &#187;&lt;/i&gt;, propose Sarah Desnaud. Pour Anne C&#233;cile Prezelin, c'est aussi tout le travail, qui permettrait d'&#233;viter que les situations familiales ne se d&#233;gradent, qui est mis en cause : &lt;i&gt;&#171; Alors qu'elle devrait &#234;tre privil&#233;gi&#233;e, on a vraiment le sentiment que la pr&#233;vention reste le parent pauvre de la protection de l'enfance &#187;&lt;/i&gt;. Certains professionnels se sentent parfois en d&#233;calage par rapport aux responsables politiques, dont ils ont le sentiment de ne pas toujours se faire comprendre quant aux enjeux de la politique de protection de l'enfance : &lt;i&gt;&#171; Nous esp&#233;rons que les d&#233;cideurs prendront la mesure de l'importance du travail de pr&#233;vention. Celui-ci pouvant avoir des effets sur la judiciarisation de certaines situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est parce qu'on le n&#233;glige, que l'on d&#233;bouche ensuite sur des signalements judiciaires. Chacun sait ce qu'il doit faire mais n'y arrive pas, absorb&#233; qu'il est par l'urgence des t&#226;ches qui lui incombent. Ce qui fait que le service public peut de moins en moins bien jouer son r&#244;le. Il est de plus en plus difficile aujourd'hui d'obtenir un rendez-vous pour un enfant aupr&#232;s d'un service hospitalier de psychiatrie infantile. Les psychologues des CMP ont de longues listes d'attente. Les r&#233;seaux d'aides sp&#233;cialis&#233;es aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233; sont d&#233;bord&#233;s &#187;&lt;/i&gt; &#233;num&#232;re Nicolas Thomas. Que sera demain, dans ces conditions ? Catherine Bordeau, quant &#224; elle, est pessimiste &#171; Les restrictions de moyens qui frappent le secteur &#233;ducatif n'augurent rien de tr&#232;s positif. La protection de l'enfance va devenir un vrai combat &#187;. Car les conditions d'existence des plus modestes ne vont pas en s'am&#233;liorant : &lt;i&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; est de plus en plus pr&#233;caire et se fait de plus en plus maltraitante &#187;&lt;/i&gt; constate Sarah Desnaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence, un mal-&#234;tre grandissant, que rien ne semble pouvoir enrayer : &lt;i&gt;&#171; Depuis vingt ans les probl&#233;matiques personnelles s'aggravent. J'ai le sentiment que l'on rencontre bien plus de pathologies qu'auparavant &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Sylvie Margerit. Et ce sont bien entendu les populations les plus fragiles et les plus expos&#233;es qui en subissent les premiers effets : &lt;i&gt;&#171; Quand les gens vont mal, en bout de course ce sont les enfants qui en subissent les cons&#233;quences &#187;&lt;/i&gt; conclut Catherine Bordeau. Un &#224; deux millions (selon les crit&#232;res hexagonaux ou europ&#233;ens) d'enfants vivent en France dans la grande pauvret&#233;. Le regard des professionnels est-il donc &#224; ce point pessimiste ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une nouvelle culture professionnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce qu'ils posent un regard lucide sur l'&#233;volution de notre soci&#233;t&#233;, exer&#231;ant ainsi leur r&#244;le d'expertise sociale, qu'ils ne sont pas &#224; m&#234;me de r&#233;fl&#233;chir aux am&#233;liorations de leurs pratiques, bien au contraire. S'il n'est pas toujours facile d'identifier une maltraitance avec certitude, &lt;i&gt;&#171; le diagnostic peut &#234;tre facilit&#233; si les observations de plusieurs intervenants convergent. D'o&#249; l'importance d'un vrai travail interpartenarial &#187;&lt;/i&gt; revendique Catherine Bordeau. Olivier Soreau partage cet avis : &lt;i&gt;&#171; Si l'on disposait d'un temps plus important de r&#233;flexion collective, cela permettrait d'affiner bien plus notre d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de cela, on se trouve trop souvent seul &#187;&lt;/i&gt;. Il est utile et n&#233;cessaire que les intervenants croisent leurs regards et leurs r&#233;flexions pour affiner l'aide propos&#233;e aux usagers. Pourtant, les rencontres sont fr&#233;quentes dans ce secteur. Qu'est-ce qui fait que les travailleurs sociaux, qui ont la r&#233;putation d'&#234;tre des &lt;i&gt;&#171; r&#233;unionivores &#187;&lt;/i&gt;, manqueraient d'efficacit&#233; dans leur collaboration ? &lt;i&gt;&#171; Nous nous retrouvons autour des r&#233;visions annuelles de situation. Ces temps de partage entre les diff&#233;rents intervenants qui agissent sur la m&#234;me situation sont d'autant plus pr&#233;cieux, qu'ils permettent d'avoir une vision globale de la situation. Mais ce n'est pas parce qu'on se voit une fois par an autour de la situation d'un enfant, qu'on travaille forc&#233;ment ensemble, le reste du temps &#187;&lt;/i&gt; r&#233;pond Sylvie Margerit. Il y a l&#224; toute une culture professionnelle &#224; approfondir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains, cela d&#233;pend de la volont&#233; individuelle de chaque intervenant : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est peut-&#234;tre pas seulement une question de temps, mais aussi de personnalit&#233;. Le succ&#232;s du travail partenarial est tr&#232;s li&#233; aux individualit&#233;s : il y a des &#233;ducateurs qui vont facilement faire le lien et d'autres qui continueront, de toute fa&#231;on, &#224; travailler en solitaire &#187;&lt;/i&gt;, estime Anne C&#233;cile Prezelin. Pour d'autres, comme Catherine Bordeau, c'est une question de politique de service : &lt;i&gt;&#171; C'est le r&#244;le de l'institution, d'impulser et de soutenir cette mise en relation, pour qu'elle puisse se mettre en place &#187;&lt;/i&gt;. Pour Sarah Desnau, en revanche, c'est la motivation qui d&#233;termine l'attitude : &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, encore faut-il avoir envie de r&#233;fl&#233;chir en commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune injonction institutionnelle ne permettra de remplacer cette motivation &#187;&lt;/i&gt;. Mais c'est en tout cas l&#224; un axe de travail pl&#233;biscit&#233; par tous, pour am&#233;liorer encore l'aide propos&#233;e aux populations en difficult&#233;. Cela suffira-t-il pour &#233;viter le renouvellement d'une affaire comme celle d'Angers ? Les professionnels sont lucides quant aux limites inh&#233;rentes &#224; leurs missions : &lt;i&gt;&#171; Cette question est difficile, mais, ici comme ailleurs, il est possible de se retrouver demain dans la m&#234;me situation &#187;&lt;/i&gt; regrette Catherine Bordeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
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Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>{&#171; Sortir de l'&#233;motion pour &#233;laborer de nouveaux outils &#187;}</title>
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&lt;p&gt;Quelles le&#231;ons les services du Conseil g&#233;n&#233;ral du Maine-et-Loire retirent-ils du proc&#232;s d'Angers ? Odile Sampeur, sous-directrice enfance jeunesse &#224; la Direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s, nous parle de ce qui a &#233;t&#233; mis en &#339;uvre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment votre service a-t-il r&#233;agi &#224; la mise en examen pour agression sexuelle de parents suivis depuis longtemps en aide &#233;ducative ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;quipes ont &#233;t&#233; tr&#232;s choqu&#233;es. Malgr&#233; tout ce que nous avons mis en place, l'onde de choc est loin d'avoir produit tous ses (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelles le&#231;ons les services du Conseil g&#233;n&#233;ral du Maine-et-Loire retirent-ils du proc&#232;s d'Angers ? Odile Sampeur, sous-directrice enfance jeunesse &#224; la Direction du d&#233;veloppement social et des solidarit&#233;s, nous parle de ce qui a &#233;t&#233; mis en &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment votre service a-t-il r&#233;agi &#224; la mise en examen pour agression sexuelle de parents suivis depuis longtemps en aide &#233;ducative ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quipes ont &#233;t&#233; tr&#232;s choqu&#233;es. Malgr&#233; tout ce que nous avons mis en place, l'onde de choc est loin d'avoir produit tous ses effets. Nous avons eu le souci, d&#232;s le d&#233;but, de r&#233;pondre &#224; la culpabilit&#233; en permettant &#224; la parole de circuler et en signifiant la solidarit&#233; de l'institution. Nous avons aussi d&#233;ploy&#233; des efforts pour accompagner les professionnels et les pr&#233;parer &#224; la proc&#233;dure d'instruction et au proc&#232;s d'assises. Ce qui a &#233;t&#233; tr&#232;s important, c'est la d&#233;claration du pr&#233;sident du Conseil g&#233;n&#233;ral affirmant sa confiance dans le savoir-faire des personnels lors des v&#339;ux de 2005 et la veille de l'ouverture du proc&#232;s. Le cabinet du pr&#233;sident a d'ailleurs r&#233;agi aux attaques parues dans la presse. La solidarit&#233; s'est aussi manifest&#233;e &#224; travers la pr&#233;sence d'un cadre de l'institution aux c&#244;t&#233;s de chaque professionnel amen&#233; &#224; t&#233;moigner. Ce cadre pouvait &#234;tre, de par sa fonction, directement concern&#233; par la protection de l'enfance ou fort &#233;loign&#233;, comme les chefs de service charg&#233; de l'insertion ou des personnes &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les services sociaux ont &#233;t&#233; &#224; de multiples reprises mis en cause. Reconnaissez-vous qu'il y ait eu des dysfonctionnements ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; cette situation sans y avoir &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;s. Cela s'est d&#233;roul&#233; dans notre d&#233;partement, mais nous sommes convaincus que cela aurait pu arriver ailleurs. En mati&#232;re de pr&#233;vention, s'il existait des outils performants, cela se saurait. Cela signifie donc, d&#233;passer le cadre de ce proc&#232;s et de notre service, pour r&#233;fl&#233;chir &#224; des proc&#233;dures innovantes. Nous avons ainsi mont&#233;, &#224; l'initiative du parquet et en collaboration avec le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation et la direction d&#233;partementale de la PJJ, un comit&#233; de vigilance qui doit r&#233;pondre aux constats de carence dans la n&#233;cessaire liaison entre les proc&#233;dures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, jusqu'&#224; pr&#233;sent, quand un signalement &#233;tait transmis, on ne savait pas ce qu'il devenait. Il en allait de m&#234;me pour le suivi dans le cadre d'une mesure de sursis avec mise &#224; l'&#233;preuve : l'agent de probation qui suivait un condamn&#233; pour agression sexuelle, ne saisissait pas les services sociaux quand la personne se trouvait &#224; nouveau en contact avec des enfants. En m&#234;me temps, cette n&#233;cessaire coordination reste d&#233;licate : on est dans le paradoxe de la protection des droits personnels face &#224; la protection des mineurs. L'objectif du comit&#233; de vigilance est d'analyser les situations pouvant provoquer des r&#233;cidives. Nous avons aussi lanc&#233; un appel d'offres portant sur une &#233;tude de la p&#233;dophilie et de la prostitution d'enfants. Nous voulons mieux conna&#238;tre ces questions, pour mieux essayer d'y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette recherche d'une meilleure coordination institutionnelle est sans doute pertinente, mais quid des pratiques quotidiennes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s d'Angers pose des questions de fond qui interrogent le travail social. Nous avons l'habitude de travailler avec des familles ne partageant pas toujours les modes de fonctionnement normalis&#233;s. Au nom du refus du contr&#244;le social, nous avons longtemps renonc&#233; &#224; vouloir leur imposer des r&#232;gles morales attentatoires, pensions-nous, aux libert&#233;s individuelles. Aujourd'hui, nous constatons des d&#233;rives insupportables. Qu'est-ce que cela signifie quant &#224; la pertinence de nos m&#233;thodologies ? Cela concerne aussi les convictions tr&#232;s fortes dans notre secteur, concernant le lien entre les enfants souffrant de mauvais traitements et leurs parents. Il ne s'agit pas ici de revenir en arri&#232;re en diabolisant &#224; nouveau les familles, mais de rajouter d'autres lunettes &#224; notre bo&#238;te &#224; outils, pour &#233;viter de voir le monde sous un seul angle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan de formation de notre service a ainsi privil&#233;gi&#233; l'approche syst&#233;mique. C'est tr&#232;s bien : cela a repr&#233;sent&#233; un enrichissement dans les pratiques professionnelles. Il ne s'agit pas pour autant de nous enfermer dans une vision unique du travail social. Je pense qu'il y a d'autres approches qu'il faudra d&#233;velopper, tel le travail social communautaire, que l'on ne conna&#238;t pas suffisamment et qui pourrait venir en compl&#233;ment utile au travail individualis&#233;. Travailler sur le quartier, sur le r&#233;seau qui se tisse autour de l'enfant et de sa famille constitue une piste int&#233;ressante, trop peu exploit&#233;e &#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
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Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Proc&#232;s d'Angers</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>759</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;marche exemplaire des services de protection de l'enfance Dossier : Proc&#232;s d'Angers La d&#233;marche exemplaire des services de protection de l'enfanceDavantage de temps pour plus d'efficacit&#233;Entretien avec Odile Sampeur : &#171; Sortir de l'&#233;motion pour &#233;laborer de nouveaux outils &#187;Chroniques de J.-M. Servin et L. BarganeRebondsPolitique de la ville Un chapiteau pour le quartierLivres D&#233;couvrir les d&#233;ficiences intellectuelles - Denis VaginayPasseurs, &#233;duquer et/ou enseigner - Michel HugliCin&#233;ma Camping &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;marche exemplaire des services de protection de l'enfance&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Proc&#232;s d'Angers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La d&#233;marche exemplaire des services de protection de l'enfance&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Davantage de temps pour plus d'efficacit&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Odile Sampeur : &#171; Sortir de l'&#233;motion pour &#233;laborer de nouveaux outils &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de J.-M. Servin et L. Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Politique de la ville&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un chapiteau pour le quartier&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;D&#233;couvrir les d&#233;ficiences intellectuelles - Denis Vaginay&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Passeurs, &#233;duquer et/ou enseigner - Michel Hugli&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Camping &#224; la ferme, un film de Jean-Pierre Sinati, sc&#233;nario Azouz Begag&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un droit d'asile de plus en plus malmen&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;couvrir les d&#233;ficiences intellectuelles</title>
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		<dc:subject>Mental</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Denis Vaginay, psychologue dans un institut m&#233;dico-educatif (IME) et en cabinet priv&#233;, conna&#238;t bien son sujet lorsqu'il propose de faire d&#233;couvrir les d&#233;ficiences intellectuelles, dans la collection Trames cr&#233;&#233;e par les &#233;ditions &#233;r&#232;s. Des pages 90 &#224; 114, notamment, il se livre &#224; une tr&#232;s belle d&#233;mystification de l'int&#233;gration des personnes d&#233;ficientes intellectuelles, et propose que, sans renoncer &#224; l'acceptation r&#233;ciproque des diff&#233;rences, ne soit jamais gomm&#233;e pour autant la r&#233;alit&#233; du handicap. De m&#234;me, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton729-18840.jpg?1693476375' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Denis Vaginay, psychologue dans un institut m&#233;dico-educatif (IME) et en cabinet priv&#233;, conna&#238;t bien son sujet lorsqu'il propose de faire d&#233;couvrir les d&#233;ficiences intellectuelles, dans la collection Trames cr&#233;&#233;e par les &#233;ditions &#233;r&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pages 90 &#224; 114, notamment, il se livre &#224; une tr&#232;s belle d&#233;mystification de l'int&#233;gration des personnes d&#233;ficientes intellectuelles, et propose que, sans renoncer &#224; l'acceptation r&#233;ciproque des diff&#233;rences, ne soit jamais gomm&#233;e pour autant la r&#233;alit&#233; du handicap. De m&#234;me, les 39 premi&#232;res pages expliquent fort bien comment la d&#233;ficience est d'abord une affaire de normes sociales et culturelles, qui entra&#238;nent un jeu complexe de repr&#233;sentations &#233;voluant avec les m&#339;urs et les technologies. &lt;i&gt;&#171; Il faut se m&#233;fier des apparences &#187;&lt;/i&gt; affirme Denis Vaginay au d&#233;but de ses consid&#233;rations sur la norme. D'aucuns jugeront qu'il s'agit l&#224; d'une &#233;vidence qui ne m&#233;rite pas tout un bouquin ! Et pourtant&#8230; Sans doute les &#233;ditions &#233;r&#232;s ont-elles vu juste en cr&#233;ant une collection de poche sur le travail social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des petits livres, toujours de bonne facture, parcourent un th&#232;me qu'ils restituent dans sa globalit&#233;. L'exercice a ses limites. Ainsi le lecteur averti regrettera-t-il sans doute le passage trop rapide sur les CLIS (p.115) et sur le statut des ouvriers en structures de travail prot&#233;g&#233; (p.120). Mais ces quelques remarques sont tout compte fait assez anecdotiques ; en revanche, il est plus regrettable que l'auteur puisse affirmer que certaines personnes d&#233;ficientes &#171; peuvent faire des enfants, quelquefois &#224; la cha&#238;ne&#8230; &#187; (p.160). L'auteur, qui est par ailleurs formateur, sait trop bien comment de tels propos, inutilement blessants, peuvent se retrouver tels quels sous la plume h&#226;tive d'apprentis professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il y a suffisamment d'id&#233;es re&#231;ues v&#233;hicul&#233;es par les m&#233;dias de masse pour ne pas en rajouter dans les ouvrages de r&#233;f&#233;rence. Mais ces avertissements &#233;tant pos&#233;s, l'ouvrage est de tr&#232;s bonne qualit&#233;, et il est &#224; mettre entre les mains des &#233;l&#232;ves &#233;ducateurs et de tous ceux qui, dans le secteur, sont appel&#233;s &#224; travailler dans le secteur de la d&#233;ficience intellectuelle. L'un des nombreux int&#233;r&#234;ts de ce petit livre, qui se lit en trois heures de train, est dans sa postface qui rappelle combien les personnes d&#233;ficientes b&#233;n&#233;ficient d'une &#171; place pr&#233;caire &#187;, mais que &#171; la pers&#233;v&#233;rance des parents et le travail des professionnels contribuent &#224; l'am&#233;liorer &#187;. Il est bien que cet ouvrage se termine sur l'alliance de la pers&#233;v&#233;rance des uns et du travail des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'auteur sugg&#232;re, avec pertinence, que les soci&#233;t&#233;s postindustrielles atteignent sans doute les limites de l'humain par le degr&#233; d'autonomie qu'elles exigent des personnes. Dans ce monde-l&#224;, les personnes fragiles ont de moins en moins leur place. Il suffit alors de revenir &#224; l'avant-propos du livre et de se rappeler avec l'auteur que &#171; la diff&#233;rence est un manque. Elle pourrait &#233;voquer la fragilit&#233;&#8230; Or, il n'en est rien, la d&#233;ficience est avant tout une diff&#233;rence, m&#234;me si elle peut &#234;tre t&#233;nue. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (190 p., 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Passeurs, &#233;duquer et/ou enseigner</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Passeurs-eduquer-et-ou-enseigner</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Quiconque navigue dans le secteur de l'action sociale, a sans doute crois&#233; Michel Hugli &#224; la tribune d'un colloque ou lu l'un de ses textes. Car cela fait pr&#232;s de trente ans maintenant que Michel Hugli est &#233;ducateur, en Suisse, entre Gen&#232;ve et Lausanne, et qu'il porte avec lui, dans la passion de son m&#233;tier, la soif de dire et le besoin d'&#234;tre lu. Aussi peut-il sembler curieux qu'il prenne le risque de publier son dernier ouvrage &#224; compte d'auteur. &#192; moins que ce soit une fa&#231;on pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton730-86d70.jpg?1693476375' width='104' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:michelhugli@urbanet.ch&#034; class='spip_mail'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quiconque navigue dans le secteur de l'action sociale, a sans doute crois&#233; Michel Hugli &#224; la tribune d'un colloque ou lu l'un de ses textes. Car cela fait pr&#232;s de trente ans maintenant que Michel Hugli est &#233;ducateur, en Suisse, entre Gen&#232;ve et Lausanne, et qu'il porte avec lui, dans la passion de son m&#233;tier, la soif de dire et le besoin d'&#234;tre lu. Aussi peut-il sembler curieux qu'il prenne le risque de publier son dernier ouvrage &#224; compte d'auteur. &#192; moins que ce soit une fa&#231;on pour lui de d&#233;noncer les pseudo-&#233;vidences et les faux-semblants. &#171; Notre m&#233;tier [d'&#233;ducateur] est une lutte entre le r&#233;el et l'imaginaire, un louvoiement entre le vrai et le mensonge, entre l'&#233;vidence et l'illusion. Comment naviguer dans cet entre-deux sans y laisser sa peau ? &#187; Telle est la question &#224; l'&#339;uvre dans ce petit livre qui h&#233;site entre r&#233;volte et d&#233;sesp&#233;rance. &#171; Notre engagement professionnel est directement branch&#233; sur le chant des sir&#232;nes, me dis-je ce matin-l&#224;, en regardant vaguement par la fen&#234;tre du train qui me conduisait &#224; mon travail&#8230; &#187; (p.17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici Michel Hugli s'inspire d'un texte de Maurice Blanchot pour revenir au monde imaginaire des sir&#232;nes et de l'interminable voyage accompli par Ulysse afin de rentrer chez lui&#8230; Parce que &#171; probablement que nous autres, &#233;ducateurs ou enseignants sp&#233;cialis&#233;s sommes des navigateurs sans cesse tent&#233;s par un d&#233;sespoir proche du ravissement. &#187; (p.17). Et en effet, n'est-ce pas le lot quotidien de tout &#233;ducateur que d'y croire un jour, face &#224; l'&#233;volution inattendue d'un m&#244;me, et de d&#233;sesp&#233;rer le lendemain, &#224; l'annonce que ce m&#234;me m&#244;me aura foutu un stage professionnel en l'air, piqu&#233; dans un magasin ou bien fait une fugue. N'est-ce pas le r&#244;le de l'&#233;ducateur de croire enfin toucher au rivage, alors qu'en r&#233;alit&#233; le but s'&#233;loigne encore un peu. Michel Hugli est un &#233;ducateur helv&#232;te et c'est la raison pour laquelle, sans doute, son dernier livre &#224; des accents rousseauistes, &#224; mi-chemin entre Les confessions et les r&#234;veries d'un &#233;ducateur solitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, page 134, il retranscrit le propos d'un coll&#232;gue qui l'accuse de prendre une place de &#171; victime &#187; ; tout comme, avant lui, le c&#233;l&#232;bre philosophe des Lumi&#232;res s'&#233;tait senti injustement accus&#233; d'un forfait qu'il n'avait pas commis. Mais &#224; la diff&#233;rence de Jean-Jacques Rousseau qui, au premier &#233;chec rencontr&#233; (l'&#233;ducation du fils du pr&#233;v&#244;t de Lyon), renonce &#224; &#234;tre &#233;ducateur et qui, dans l'&#201;mile, son c&#233;l&#232;bre trait&#233; sur l'&#233;ducation, s'invente un &#233;l&#232;ve imaginaire, Michel Hugli, lui, pers&#233;v&#232;re. Ses r&#233;flexions d'&#233;ducateur ne sont donc pas un livre de recettes mais le t&#233;moignage d'un homme qui conna&#238;t son m&#233;tier d'&#233;ducateur sur le bout de la plume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, m&#234;me si pour acc&#233;der au texte il faut pour une fois emprunter une autre route que celle d'un libraire, le jeu vaut la chandelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A compte d'auteur, 2004 (176 p.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un droit d'asile de plus en plus malmen&#233;</title>
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&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la (discr&#232;te) journ&#233;e mondiale du r&#233;fugi&#233; le 20 juin, les associations d&#233;fendant un droit d'asile de plus en plus bafou&#233;, ont affirm&#233; haut et fort que l'acc&#232;s &#224; celui-ci ne pouvait &#234;tre remis en cause au nom de la lutte contre l'immigration clandestine. Install&#233;e au c&#339;ur de Paris, une &#171; roue de l'infortune &#187; a tr&#232;s concr&#232;tement rappel&#233; aux passants les al&#233;as de la proc&#233;dure &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la Coordination fran&#231;aise pour le droit d'asile (CFDA) , qui regroupe une vingtaine d'associations, l'histoire de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la (discr&#232;te) journ&#233;e mondiale du r&#233;fugi&#233; le 20 juin, les associations d&#233;fendant un droit d'asile de plus en plus bafou&#233;, ont affirm&#233; haut et fort que l'acc&#232;s &#224; celui-ci ne pouvait &#234;tre remis en cause au nom de la lutte contre l'immigration clandestine. Install&#233;e au c&#339;ur de Paris, une &#171; roue de l'infortune &#187; a tr&#232;s concr&#232;tement rappel&#233; aux passants les al&#233;as de la proc&#233;dure&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour la Coordination fran&#231;aise pour le droit d'asile (CFDA)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CFDA - Contacts : Patrick Delouvin (01 53 38 65 16) ou Claire Rodier (01 43 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui regroupe une vingtaine d'associations, l'histoire de Mohammed al-Jundi est exemplaire : l'ancien chauffeur syrien des deux journalistes fran&#231;ais pris en otage en Irak, Georges Malbrunot et Christian Chesnot, &#233;tait arriv&#233; en France fin novembre 2004, avec son &#233;pouse irakienne et ses trois enfants. Apr&#232;s quelque temps en s&#233;jour d'urgence, il a &#233;t&#233; &#171; socialement et juridiquement &#187; pris en charge par cette m&#234;me coordination, a obtenu en quelques dizaines de jours le statut de r&#233;fugi&#233; et depuis&#8230; attend le versement d'une premi&#232;re allocation RMI. &#171; R&#233;fugi&#233; exemplaire &#187; pour la CFDA, il parle d'exil, d'abandon, de perte, de difficult&#233;s &#224; s'ins&#233;rer lorsque l'on ne ma&#238;trise pas une langue de pays d'accueil et, &#244; combien, &#224; trouver un emploi ou un logement. Il parle de la douleur d'avoir &#224; tout reconstruire et de l'&#233;nergie qu'il va devoir trouver en lui &#171; pour franchir les obstacles d'une soci&#233;t&#233; &#224; la pr&#233;carit&#233; sociale certaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Mohamed al-Jundi est un r&#233;fugi&#233; chanceux, car les risques d'&#233;chec d'un demandeur d'asile en France sont &#233;lev&#233;s : m&#234;me si sa demande est prise en compte &#8212; s'il n'est pas mort en mer, non admis &#224; Roissy, dissuad&#233; par la pr&#233;fecture, refus&#233; apr&#232;s &#171; examen &#187; de son dossier&#8230; &#8212;, il aura au final 16, 6 % de chance d'obtenir un statut de r&#233;fugi&#233;. En effet, les chiffres sont clairs : en 2004, sur 68 100 d&#233;cisions statuant sur une demande d'asile, 6358 ont &#233;t&#233; directement accept&#233;es par l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra) &#8212; soit 9, 3 % &#8212; et 4934 accept&#233;es apr&#232;s recours (soit 7, 3 %). En tout &#233;tat de cause, les s&#233;lectionn&#233;s auront &#224; subir une pr&#233;carit&#233; certaine : les demandeurs d'asile sans h&#233;bergement, par exemple, ne percevront une allocation de survie que pendant un an, alors que la dur&#233;e de proc&#233;dure est en moyenne de vingt mois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le droit d'asile, un jeu de hasard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour le premier trimestre 2005, le nombre total de demandes d'asile dans l'Union europ&#233;enne a marqu&#233; une baisse de 31 % par rapport au premier trimestre 2003. Partant donc du postulat que l'octroi du statut de r&#233;fugi&#233; rel&#232;ve de plus en plus du jeu de hasard, la CFDA dressait les 19 et 20 juin en plein c&#339;ur de Paris une roue de l'infortune, &#224; l'occasion de la journ&#233;e mondiale du r&#233;fugi&#233;. Exactement comme une loterie dans une f&#234;te foraine. Pleines d'emb&#251;ches, ses dix-huit cases ont suivi les al&#233;as de la demande d'asile, donnant au badaud l'occasion de r&#233;fl&#233;chir au parcours p&#233;rilleux de l'exil&#233;, et aux r&#233;ponses apport&#233;es par les pouvoirs publics. Sur le trottoir, une vieille t&#233;l&#233; diffusait des documentaires, et des fiches correspondant &#224; chaque item &#233;taient distribu&#233;es. L'initiative a attir&#233; des r&#233;cits de vie &#233;difiants, souvent compliqu&#233;s, et globalement a sensibilis&#233; les passants, n'attirant somme toute que peu d'hostilit&#233; (davantage d'indiff&#233;rence).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cases ont des intitul&#233;s &#233;vocateurs : &#171; la domiciliation, nouvelle arme de dissuasion &#187;, &#171; revenez demain &#187;, &#171; pays s&#251;r &#187;, &#171; de la difficult&#233; d'&#234;tre jug&#233; cr&#233;dible &#187;, etc. Inlassablement, les associations ont rappel&#233; la rude r&#233;alit&#233; : 8 000 personnes, dont plus de 3 500 demandeurs d'asile, h&#233;berg&#233;es au rabais &#224; l'h&#244;tel en Ile-de-France ; un d&#233;lai d'attente allant jusqu'&#224; trois ans, impos&#233; aux centres d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) par la d&#233;cision de la Commission des recours des r&#233;fugi&#233;s de geler l'instruction des dossiers ; un pays en de&#231;&#224; des normes d'accueil de la directive europ&#233;enne&#8230; De nouveaux textes sont venus renforcer l'organisation de la pr&#233;carit&#233; : le d&#233;cret du 14 ao&#251;t 2004 pr&#233;voit ainsi que, pour faire renouveler son autorisation de s&#233;jour, le demandeur d'asile doit justifier, apr&#232;s quatre mois de proc&#233;dure, d'un lieu de r&#233;sidence effective. Pour des milliers de demandeurs d'asile, cette exigence nouvelle signifie concr&#232;tement qu'ils sont priv&#233;s de titre de s&#233;jour &#8212; en d&#233;pit du fait que leur demande est toujours en cours d'examen &#8212; mais &#233;galement des droits sociaux qui y sont attach&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination rappelle ses revendications, qu'elle diffuse dans une lettre ouverte au pr&#233;sident de la R&#233;publique : cr&#233;ation de 10 000 nouvelles places de CADA, allocations permettant de vivre dignement &#224; d&#233;faut d'acc&#232;s &#224; l'emploi, accompagnement sociojuridique pour tous, acc&#232;s aux formations professionnelle et linguistique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://cfda.rezo.net&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CFDA&lt;/a&gt; - Contacts : Patrick Delouvin (01 53 38 65 16) ou Claire Rodier (01 43 14 84 81)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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