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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Un hussard du travail social</title>
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&lt;p&gt;Roland Assathiany, 94 ans, fut l'un des tout premiers assistants sociaux. Grand t&#233;moin de l'&#233;volution du travail social, il est &#224; l'origine du Conservatoire national des archives et de l'histoire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e (Cnah&#233;s). &lt;br class='autobr' /&gt;
Au t&#233;l&#233;phone, &#224; ma demande d'une interview, Roland Assathiany s'&#233;tonne : &#171; Je n'ai rien d'int&#233;ressant &#224; raconter&#8230; &#187;. Je lui r&#233;ponds que je n'en crois pas un mot et que, de toute fa&#231;on, on verra bien. Il accepte mais me conseille de rappeler la veille pour m'assurer qu'il est toujours (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Roland Assathiany, 94 ans, fut l'un des tout premiers assistants sociaux. Grand t&#233;moin de l'&#233;volution du travail social, il est &#224; l'origine du Conservatoire national des archives et de l'histoire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e (Cnah&#233;s).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au t&#233;l&#233;phone, &#224; ma demande d'une interview, Roland Assathiany s'&#233;tonne : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai rien d'int&#233;ressant &#224; raconter&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Je lui r&#233;ponds que je n'en crois pas un mot et que, de toute fa&#231;on, on verra bien. Il accepte mais me conseille de rappeler la veille pour m'assurer qu'il est toujours vivant&#8230; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un homme droit, attentif &#224; son apparence et courtois qui m'accueille dans son appartement parisien, encore un peu g&#234;n&#233; par une tendinite mais, &#224; presque 95 ans, &#233;tonnamment autonome et soucieux de se tenir au courant de la marche du monde. &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, justement, qu'il lit tous les jours, lui a r&#233;cemment permis d'annoncer la naissance de son troisi&#232;me arri&#232;re-petit-enfant. Comme ses trois fils et ses sept petits-enfants, les petits derniers sont n&#233;s fran&#231;ais en France, enracinant encore plus profond la famille dans un pays o&#249; leur a&#239;eul est arriv&#233; quand il avait dix ans et dont il a pris la nationalit&#233; vingt ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents de Roland Assathiany se sont rencontr&#233;s &#224; Gen&#232;ve, alors carrefour &#8211; avec Paris et Londres &#8211; des exil&#233;s de l'Est. La m&#232;re est ukrainienne, le p&#232;re est g&#233;orgien et il a connu la prison dans son pays. Parvenu &#224; s'enfuir avec des camarades en creusant un tunnel sous leur cellule, puis en se cachant dans les cales d'un cargo, il s'est arr&#234;t&#233; en Suisse o&#249; il a obtenu le statut de r&#233;fugi&#233; politique&#8230; Il s'y est mari&#233;, a fond&#233; une famille : son fils Roland y est n&#233; en 1910. Nationalit&#233; : apatride. En 1917, le p&#232;re retournera en G&#233;orgie pour participer &#224; l'ind&#233;pendance de son pays mais regagnera peu apr&#232;s l'Europe, charg&#233; d'une mission diplomatique qui ne lui permettra pas de nourrir sa famille mais fera conna&#238;tre &#224; celle-ci diff&#233;rents pays, jusqu'&#224; une installation d&#233;finitive en 1921, &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande guerre vient de se terminer. Les jeunes hommes sont morts, handicap&#233;s, marqu&#233;s dans leur corps et leur esprit. Aux enfants, on explique qu'ils doivent se pr&#233;parer &#224; remplacer ceux qui sont partis ; les classes ais&#233;es, jusque-l&#224; prot&#233;g&#233;es, ne peuvent plus ignorer la mis&#232;re d'un pays exsangue et de familles d&#233;cim&#233;es. D&#233;j&#224; sensibilis&#233; par l'&#233;mergence de la question sociale, le jeune Roland va trouver dans le scoutisme le lieu de d&#233;couvertes et d'engagement qui orientera sa vie de fa&#231;on d&#233;cisive. Les &#233;claireurs protestants, outre le brassage socio-culturel qu'ils permettent, vont en effet l'amener &#224; intervenir aupr&#232;s de personnes qu'il n'aurait sans doute jamais rencontr&#233;es : les enfants d&#233;favoris&#233;s d'un orphelinat, les clochards du Palais de la femme qu'il sert un soir de r&#233;veillon&#8230; Via le scoutisme et les Quakers &#8211; une secte protestante extr&#234;mement pr&#233;occup&#233;e des questions sociales &#8211; il rencontre beaucoup d'assistantes sociales, dont une qui travaille &#224; l'association Enfance et Famille, laquelle recherche des personnes pour effectuer des enqu&#234;tes sur de jeunes d&#233;linquants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roland Assathiany a dix-neuf ans ; il a entrepris des &#233;tudes de droit, il se frotte &#233;galement &#224; la philosophie et la psychologie, sans avoir pour autant de projet professionnel. Son p&#232;re, d'ailleurs, ne l'y pousse pas, qui lui conseille : &lt;i&gt;&#171; Fais des &#233;tudes le plus longtemps possible, cela te servira toujours ! &#187;&lt;/i&gt; Le voil&#224; donc qui se pr&#233;sente dans les familles, chez les employeurs, pose des questions&#8230; Il veut &lt;i&gt;&#171; faire peuple &#187;&lt;/i&gt; et se souvient de ce jour o&#249;, dans cette optique, il s'assoit n&#233;gligemment sur le coin de table d'un patron menuisier et&#8230; se fait mettre &#224; la porte. &lt;i&gt;&#171; J'ai compris&lt;/i&gt;, sourit-il, &lt;i&gt;que la bonne volont&#233; ne suffisait pas. &#187;&lt;/i&gt; Toutefois, par le scoutisme, il continue &#224; s'occuper d'enfants en difficult&#233; et b&#233;n&#233;ficie m&#234;me d'une formation intensive &#224; l'&#233;cole du boulevard du Montparnasse. &#201;tudes, engagement socio-&#233;ducatif, b&#233;n&#233;volat dans un cercle culturel international pour &#233;tudiants&#8230; il n'a gu&#232;re le temps de se distraire et constate-t-il &#8211; regrette-t-il ? &#8211; quelque soixante-quinze ans plus tard : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai appris ni &#224; jouer aux cartes ni &#224; danser ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il acquiert tout de m&#234;me une exp&#233;rience qui, assortie d'une licence en droit, le fait remarquer du service social de l'enfance en danger moral, future association Olga Spitzer, alors exclusivement compos&#233; de femmes, lesquelles estiment qu'un homme serait le bienvenu dans certaines situations. Bien que n'ayant pas son dipl&#244;me d'Etat, il est recrut&#233;, seul homme dans un ar&#233;opage d'assistantes sociales&#8230; ! En ce d&#233;but des ann&#233;es 30, les AS correspondent encore au mod&#232;le initial : issues de la bourgeoisie, c&#233;libataires, croyantes, ayant une grande sensibilit&#233; sociale et investies d'une mission : &lt;i&gt;&#171; Elles travaillaient &#233;norm&#233;ment&lt;/i&gt;, se souvient-il, &lt;i&gt;il n'y avait pas d'horaires, on s'arrangeait pour les cong&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Elles ont &#233;galement acquis un vrai professionnalisme et, pour le jeune d&#233;butant, les trois ann&#233;es pass&#233;es &#224; leurs c&#244;t&#233;s sont une &#233;cole de rigueur : il apprend &#224; se confronter &#224; la pluridisciplinarit&#233;, &#224; r&#233;pondre &#224; la demande pr&#233;cise d'un magistrat, &#224; rendre des rapports concis&#8230; &lt;i&gt;&#171; C'est le seul endroit o&#249; j'ai vraiment appris &#224; travailler. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience s'arr&#234;te en 1935 quand il demande &#224; faire son service militaire. Il est toujours apatride mais son p&#232;re lui rappelle qu'il est l'h&#244;te de la France et, &#224; ce titre, lui doit cet engagement. &#192; son retour, il part en Angleterre &#233;tudier les questions sociales, plus occup&#233; &#224; se cultiver qu'&#224; rechercher un emploi&#8230; Il participe n&#233;anmoins &#224; la mise en route de la section des mineurs d&#233;linquants au sein de l'association Comit&#233; pour la diminution du crime qui a pour vocation l'am&#233;lioration des conditions p&#233;nales et le soutien aux prisonniers. Charg&#233; de la communication, il organise des r&#233;unions, des d&#233;bats et participe &#224; la revue &lt;i&gt;L'enfance coupable&lt;/i&gt; qui para&#238;tra plus tard sous le titre de &lt;i&gt;R&#233;&#233;ducation&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres combats l'attendent et, en 1938, il est mobilis&#233;, puis d&#233;mobilis&#233;, le temps de s'occuper de l'int&#233;gration des r&#233;fugi&#233;s espagnols et d'acqu&#233;rir la nationalit&#233; fran&#231;aise, le 14 juillet 1939. &#192; nouveau appel&#233;, il est fait prisonnier en Autriche, &#233;pisode sur lequel il ne s'&#233;tend pas mais qui lui co&#251;te deux ann&#233;es de sa vie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa lib&#233;ration, il devient &lt;i&gt;&#171; raisonnable &#187;&lt;/i&gt; et, apprenant que le minist&#232;re de la Sant&#233; et des affaires sociales recherche des personnes comp&#233;tentes dans le domaine de l'enfance, il pose sa candidature. Ainsi devient-il fonctionnaire &#8211; et le restera toute sa vie &#8211;, d'abord d&#233;l&#233;gu&#233; r&#233;gional adjoint &#224; la famille, &#224; Lille, puis inspecteur des affaires sanitaires et sociales &#224; Paris ; il partira &#224; la retraite avec le grade de directeur. Outre ses comp&#233;tences en mati&#232;re de protection de l'enfance, il a suivi une formation au centre des Hautes &#233;tudes pour l'Afrique et l'Asie modernes, ce qui lui permet de s'occuper &#233;galement des &#233;trangers. Il s'implique dans la marche d'&#233;coles de service social, de maisons familiales, de CMPP et de diverses associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand il prend sa retraite, en 1976, il garde ou trouve ais&#233;ment une place dans de nombreux conseils d'administration et aujourd'hui, &#224; 95 ans, il est encore pr&#233;sent dans quelques associations&#8230; Mais, surtout, depuis une douzaine d'ann&#233;es, il participe au d&#233;veloppement de celle qu'il a cr&#233;&#233;e avec quelques anciens, et l'historienne Fran&#231;oise T&#234;tard, afin de garder les t&#233;moignages et les documents qui constituent la m&#233;moire du travail social. La petite histoire veut, rapporte-t-il, que ce soit &#224; l'occasion de son anniversaire que l'id&#233;e ait &#233;t&#233; lanc&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par &#171; le t&#233;l&#233;phone arabe &#187; les personnes int&#233;ress&#233;es se manifestent, les documents arrivent et, en 1994 le CNAHES est cr&#233;&#233; : &lt;i&gt;&#171; Il y avait plein de gens depuis des d&#233;cennies qui avaient fait du bon boulot, il aurait &#233;t&#233; dommage de le laisser se perdre ! &#187;&lt;/i&gt; Les documents sont d'abord vers&#233;s &#224; l'universit&#233; d'Angers puis s'installent aux Archives de France &#224; Roubaix. Roland Assathiany a &#233;t&#233; le premier pr&#233;sident du &lt;a href=&#034;http://www.cnahes.org/fr/conservatoire-national-des-archives-et-de-l-histoire-de-l-education-specialisee-et-de-l-action-sociale,2.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CNAHES&lt;/a&gt; et il en est maintenant le pr&#233;sident d'honneur. Il participe au comit&#233; d'administration, assiste aux r&#233;unions et, si besoin est, se d&#233;place&#8230; Il aimerait que l'association dispose d'un peu plus d'argent, qu'il soit possible d'installer lnternet et d'embaucher quelques salari&#233;s pour d&#233;charger les b&#233;n&#233;voles&#8230; Il a lui-m&#234;me contribu&#233; &#224; l'apport de documents et sa m&#233;moire si vive restitue des pratiques, des noms qui ont compt&#233; dans l'&#233;volution du service social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vocabulaire lui-m&#234;me, remarque-t-il, t&#233;moigne d'une approche diff&#233;rente des probl&#232;mes : qui parlerait aujourd'hui d'enfant pervers, d'enfant coupable ? Lui qui a suivi le d&#233;veloppement des sciences sociales et de la psychologie, a pu constater combien elles permettaient d'&#233;clairer diff&#233;remment les probl&#233;matiques : les consultations en CMP ont am&#233;lior&#233; les diagnostics et entra&#238;n&#233; des solutions plus adapt&#233;es ; l'orientation professionnelle a aid&#233; &#224; la r&#233;insertion ; la prise en compte de la complexit&#233; des facteurs a permis de mieux comprendre les processus de d&#233;socialisation. Meilleure appr&#233;hension et compr&#233;hension des situations et, en corollaire, r&#233;ponses plus vari&#233;es. Autrefois, se souvient-il, il n'y avait gu&#232;re que la remise pure et simple &#224; la famille, ou le placement dans un centre pour d&#233;linquants ou dans des familles rurales : on appelait alors ces enfants les petits bergers et ils servaient le plus souvent de main-d'&#339;uvre, sans protection aucune&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roland Assathiany a aussi assist&#233; &#224; la modification du profil des travailleurs sociaux : la professionnalisation et surtout la syndicalisation, l'ouverture des &#233;tudes &#224; un plus grand nombre, ont amen&#233; la bourgeoisie &#224; peu &#224; peu laisser la place aux classes moins ais&#233;es ; cela aussi a modifi&#233; la mani&#232;re d'appr&#233;hender les difficult&#233;s sociales. Les hommes, dont il a &#233;t&#233; en quelque sorte le pr&#233;curseur, ont mis un pied dans le gyn&#233;c&#233;e : plut&#244;t les &#233;ducateurs que les assistants sociaux, il est vrai&#8230; Tout au long de ce XXe si&#232;cle dont il a &#233;t&#233; acteur et t&#233;moin, il a vu les missionnaires, sans horaire ni repos, faire place &#224; des salari&#233;s qui, pour consciencieux et convaincus qu'ils soient, savent d&#233;fendre leurs conditions de travail. Il s'en r&#233;jouit, convaincu que &lt;i&gt;&#171; Le fait de s'occuper de l'autre ne doit pas occulter sa propre sauvegarde &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut croire sur parole celui qui, en septembre, f&#234;tera ses 95 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La m&#233;moire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e a enfin son espace</title>
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		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
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&lt;p&gt;Au centre des archives du monde du travail de Roubaix Dossier : La m&#233;moire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e La m&#233;moire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e a enfin son espaceRoland Assathiany : un hussard du travail socialFestival La quatri&#232;me &#233;dition d'Handistars dans le MorbihanRebondsPortrait Claude Moskalenko, l'engagement d'une retrait&#233;e aupr&#232;s des plus d&#233;munisChroniques de J.-M. Servin et L. BarganeLivres Il n'y a pas de peine juste - Guy Casadamont &amp; Pierrette PoncelaSix ans d'administration p&#233;nitentiaire - Henri (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton707-bbc56.jpg?1693570444' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au centre des archives du monde du travail de Roubaix&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : La m&#233;moire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La m&#233;moire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e a enfin son espace&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Roland Assathiany : un hussard du travail social&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Festival&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La quatri&#232;me &#233;dition d'Handistars dans le Morbihan&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Portrait&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Claude Moskalenko, l'engagement d'une retrait&#233;e aupr&#232;s des plus d&#233;munis&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de J.-M. Servin et L. Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Il n'y a pas de peine juste - Guy Casadamont &amp; Pierrette Poncela&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Six ans d'administration p&#233;nitentiaire - Henri Boulanger&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Crad'Expo, une expo malpolie et culott&#233;e&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;A quand une meilleure prise en charge de l'autisme&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il n'y a pas de peine juste</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>758</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Corps frapp&#233;, mutil&#233; ou enferm&#233;, amende ou indemnisation, confiscation des revenus ou de biens divers, travail forc&#233; ou consenti au profit de la communaut&#233;, surveillance et interdiction dans la vie quotidienne, bannissement, p&#233;nitence, exposition, mort inflig&#233;e&#8230; le corps, les biens, les droits et libert&#233;s ont &#233;t&#233; de tous temps mati&#232;re &#224; sanction selon les modalit&#233;s les plus diverses. La peine est le moyen que se donne un groupe organis&#233;, pour sanctionner celles et ceux de ses membres qui ne respectent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-758-" rel="tag"&gt;758&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton708-e8059.jpg?1693570444' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Corps frapp&#233;, mutil&#233; ou enferm&#233;, amende ou indemnisation, confiscation des revenus ou de biens divers, travail forc&#233; ou consenti au profit de la communaut&#233;, surveillance et interdiction dans la vie quotidienne, bannissement, p&#233;nitence, exposition, mort inflig&#233;e&#8230; le corps, les biens, les droits et libert&#233;s ont &#233;t&#233; de tous temps mati&#232;re &#224; sanction selon les modalit&#233;s les plus diverses. La peine est le moyen que se donne un groupe organis&#233;, pour sanctionner celles et ceux de ses membres qui ne respectent pas les r&#232;gles communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa premi&#232;re fonction est prospective : &#233;viter la r&#233;cidive, mais aussi &#233;duquer, resocialiser et r&#233;int&#233;grer l'auteur de l'infraction. La seconde est restitutive : le dommage occasionn&#233; aspire &#224; l'&#233;quivalence, voire &#224; l'effacement. Il y a l&#224; de la r&#233;tribution, de l'expiation et de la vengeance. Le premier code p&#233;nal est &#233;labor&#233; par les juristes r&#233;volutionnaires, en 1791. Il rejette la violence et la barbarie propres aux pratiques ant&#233;rieures. L'&#233;ducation devient le but et le sens de la justice : &#171; Il s'agit de rendre meilleurs &#224; la fois ceux qui subissent les peines et ceux qui les infligent &#187; (p.55).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanisme affich&#233; se concr&#233;tise par la fin progressive de l'ex&#233;cution des condamnations en public. &#192; partir de 1836, les bagnards sont transport&#233;s dans des fourgons ferm&#233;s &#224; l'abri des regards. En 1848, le carcan et l'exposition disparaissent. Il faudra quand m&#234;me attendre 1939, pour que les ex&#233;cutions capitales aient lieu dans une enceinte p&#233;nitentiaire, les seuls pr&#233;sents &#233;tant les t&#233;moins d&#251;ment d&#233;sign&#233;s par la loi. Autre &#233;volution notable, la dualisation de la politique judiciaire : d'un c&#244;t&#233; des peines &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e pour les irr&#233;cup&#233;rables et les r&#233;cidivistes, de l'autre des peines temporaires de privation de libert&#233; pour les amendables et les primaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les premiers, la rel&#233;gation aux travaux forc&#233;s vot&#233;e en 1885 et la p&#233;riode de s&#251;ret&#233; perp&#233;tuelle vot&#233;e en 1994. Pour les seconds, une diversit&#233; de peines qui permet l'individualisation de la condamnation. En 1885, la loi instaure la libert&#233; conditionnelle, puis en 1891 le sursis &#224; ex&#233;cution. En 1949, c'est la permission de sortie, en 1958, l'instauration du juge d'application des peines, en 1972, la r&#233;duction de peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice dispose aujourd'hui de toute une panoplie lui permettant d'opter pour des peines alternatives &#224; l'incarc&#233;ration : semi-libert&#233;, fractionnement, sursis simple, sursis avec mise &#224; l'&#233;preuve, sursis avec travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, ajournement, jours amende, annulation de permis&#8230; Pour autant, la peine n'est appropri&#233;e ni pour la police, ni pour la d&#233;fense, ni pour la victime, ni pour la juridiction de jugement, ni pour le condamn&#233;. Aucun n'est d'accord sur les crit&#232;res &#224; appliquer : gravit&#233; de l'infraction ? Importance des dommages caus&#233;s ? Personnalit&#233; de l'infracteur ? S&#233;curisation de la soci&#233;t&#233; ? R&#233;insertion du d&#233;linquant ? &#171; Il n'y a pas de peine juste, juste des peines diff&#233;rentes &#187; (p.252).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2004 (279 p. ; 23,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Six ans d'administration p&#233;nitentiaire</title>
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		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>758</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fonctionnaire affect&#233; &#224; la direction de l'administration p&#233;nitentiaire de 1981 &#224; 1988, l'auteur nous propose un r&#233;cit fort int&#233;ressant qui permet de mieux comprendre des (dys) fonctionnements d'un service de l'&#201;tat particuli&#232;rement critiqu&#233;. L'incarc&#233;ration respecte des r&#232;gles tr&#232;s strictes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Code de proc&#233;dure p&#233;nale pr&#233;cise la juridiction de ressort de chaque maison d'arr&#234;t. En 1983, l'administration p&#233;nitentiaire s'apercevant que les textes remani&#233;s du Code avaient oubli&#233; d'affecter un &#233;tablissement au (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fonctionnaire affect&#233; &#224; la direction de l'administration p&#233;nitentiaire de 1981 &#224; 1988, l'auteur nous propose un r&#233;cit fort int&#233;ressant qui permet de mieux comprendre des (dys) fonctionnements d'un service de l'&#201;tat particuli&#232;rement critiqu&#233;. L'incarc&#233;ration respecte des r&#232;gles tr&#232;s strictes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Code de proc&#233;dure p&#233;nale pr&#233;cise la juridiction de ressort de chaque maison d'arr&#234;t. En 1983, l'administration p&#233;nitentiaire s'apercevant que les textes remani&#233;s du Code avaient oubli&#233; d'affecter un &#233;tablissement au tribunal de grande instance de Vienne, corrigea tr&#232;s vite l'erreur. Si un avocat s'en &#233;tait aper&#231;u, il aurait pu faire sortir imm&#233;diatement son client incarc&#233;r&#233; en pr&#233;ventive, en mena&#231;ant de porter plainte pour d&#233;tention arbitraire. Les personnes dont la condamnation est d&#233;finitive se retrouvent soit dans les maisons centrales (les plus s&#233;curis&#233;es) ou les &#233;tablissements pour peine et disposent chacune d'une cellule individuelle. Ce qui n'est pas la m&#234;me chose pour celles qui sont encore en instruction ou qui ont fait appel et qui croupissent dans des maisons d'arr&#234;t surpeupl&#233;es. Dans le premier cas, c'est &#224; l'administration p&#233;nitentiaire de d&#233;cider du lieu d'affectation du d&#233;tenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le second cas, c'est le juge des libert&#233;s qui a tous les pouvoirs du lieu et de la dur&#233;e de d&#233;tention. On est loin du r&#233;gime p&#233;nitentiaire Suisse pr&#233;voyant qu'en cas de nouvelle incarc&#233;ration dans un &#233;tablissement d&#233;j&#224; complet, le directeur demande au magistrat de d&#233;signer le d&#233;tenu qui sera lib&#233;r&#233; pour faire la place au nouveau venu ! S'il est une r&#233;alit&#233; que l'administration p&#233;nitentiaire ne peut g&#233;rer, c'est bien l'inad&#233;quation entre la demande judiciaire et ses possibilit&#233;s d'accueil. En 1981, le cabinet Badinter, convaincu de la n&#233;cessit&#233; de favoriser la r&#233;insertion pensait que toute nouvelle place inciterait les juges, d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233;s comme trop r&#233;pressifs, &#224; incarc&#233;rer encore plus. Il gela donc les cr&#233;dits destin&#233;s &#224; accro&#238;tre les capacit&#233;s d'accueil. Or, avant d'incarc&#233;rer un pr&#233;venu, il est rare qu'un juge s'enqui&#232;re des places disponibles. Le cabinet Chalandon opta quant &#224; lui, en 1996, pour 13 000 places dans des prisons priv&#233;es, convaincu de la possibilit&#233; de les financer gr&#226;ce au travail des d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'absence de qualification ainsi que les contraintes particuli&#232;res au milieu carc&#233;ral font tomber de 70 % la productivit&#233; de ce qui y est produit (en comparaison de ce qui se ferait dans un atelier ext&#233;rieur), r&#233;duisant d'autant les espoirs d'autofinancement. &#171; Toute politique de r&#233;insertion doit &#234;tre assortie, sinon pr&#233;c&#233;d&#233;e, d'une politique active et efficace d'am&#233;lioration des conditions mat&#233;rielles de d&#233;tention &#187; (p.128), mart&#232;le l'auteur. Le chancelier d'Aguesseau s'adressant &#224; Louis XV, lui aurait dit : &#171; les prisons de Votre Majest&#233; ne sont pas dignes d'elle &#187; &#192; peu pr&#232;s ce qu'a conclu, en 2000, la commission d'enqu&#234;te du S&#233;nat en parlant d'une &#171; humiliation pour la R&#233;publique &#187;. Depuis, rien n'a chang&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. l'Harmattan, 2004 (147 p. ; 13,20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; quand une meilleure prise en charge de l'autisme ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/A-quand-une-meilleure-prise-en-charge-de-l-autisme</link>
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		<dc:subject>758</dc:subject>

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&lt;p&gt;Isolement des professionnels, parents laiss&#233;s sans accompagnement apr&#232;s un diagnostic, absence de structures, ruptures de prise en charge, programmes de recherche non coordonn&#233;s&#8230; Les familles comme les intervenants attendent, depuis de nombreuses ann&#233;es, davantage de coh&#233;rence et de moyens dans la prise en charge de l'autisme. La g&#233;n&#233;ralisation programm&#233;e des Centres de ressources autisme (CRA) va-t-elle commencer &#224; pallier ces manques ? &lt;br class='autobr' /&gt;
On se souvient du rapport (septembre 2003) du d&#233;put&#233; de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Isolement des professionnels, parents laiss&#233;s sans accompagnement apr&#232;s un diagnostic, absence de structures, ruptures de prise en charge, programmes de recherche non coordonn&#233;s&#8230; Les familles comme les intervenants attendent, depuis de nombreuses ann&#233;es, davantage de coh&#233;rence et de moyens dans la prise en charge de l'autisme. La g&#233;n&#233;ralisation programm&#233;e des Centres de ressources autisme (CRA) va-t-elle commencer &#224; pallier ces manques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On se souvient du rapport (septembre 2003) du d&#233;put&#233; de la Loire, Jean-Fran&#231;ois Chossy, missionn&#233; par la secr&#233;taire d'&#201;tat aux personnes handicap&#233;es, et de ses fortes conclusions, implorant de ne pas opposer les diff&#233;rentes approches et pr&#233;conisant un &#171; plan Orsec pour l'autisme &#187;, avec entre autres l'organisation d'une Conf&#233;rence de consensus&#8230; Force est de constater que l'&#233;crit, fourmillant d'id&#233;es, &#233;tait jusqu'&#224; pr&#233;sent plut&#244;t rest&#233; lettre morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses vont-elles finir par bouger ? Certains indices peuvent le laisser penser. Une premi&#232;re classe d'int&#233;gration scolaire (CLIS) pour enfants autistes, fruit d'une collaboration entre acad&#233;mie et h&#244;pital psychiatrique, &#233;tait en &#233;tat de fonctionner &#224; Paris &#224; la rentr&#233;e 2004 &#8211; 2005. Ayant accueilli cette ann&#233;e quatre enfants &#8212; un cinqui&#232;me doit venir augmenter l'effectif &#224; la rentr&#233;e prochaine &#8212;, la Clis dispose d'un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et d'un agent sp&#233;cialis&#233; des &#233;coles maternelles de la Ville de Paris. D'autres classes de ce type devraient &#233;clore dans les prochains mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais globalement ? Deux r&#233;centes &#233;tudes ont port&#233; sur les enfants et adolescents, de m&#234;me que sur les adultes souffrant d'autisme, pointant de nouveau les insuffisances (avril 2005, &#233;tudes n&#176; 396 et 397 de la Direction de la recherche, des &#233;tudes, de l'&#233;valuation et des statistiques - DREES). Le dernier plan, intitul&#233; Autisme 2005 &#8211; 2007, nouveau regard, nouvelle impulsion, pr&#233;sent&#233; fin 2004 par le ministre de la Sant&#233; d'alors, Philippe Douste-Blazy, pr&#233;voit sans surprise un meilleur accueil, un meilleur diagnostic, de meilleures orientations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une campagne de sensibilisation des professionnels est pr&#233;vue pour la fin de l'ann&#233;e 2005, une conf&#233;rence internationale se tiendra sur le sujet en 2006, les pratiques de prise en charge &#233;tant depuis peu r&#233;pertori&#233;es par un nouveau Conseil national de l'&#233;valuation sociale et m&#233;dico-sociale. Le plan pr&#233;voit &#233;galement la cr&#233;ation de quelque deux mille places enfants/adultes en &#233;tablissements, en maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233; ou en foyers m&#233;dicalis&#233;s pour adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233; d'acteurs du secteur, un nouveau Comit&#233; national de l'autisme doit adresser des propositions aux ministres concern&#233;s. Pr&#233;vus au nombre d'un par r&#233;gion (on est encore loin du compte : il en existe seulement une dizaine, d'autres devant voir le jour en 2006), les Centres de ressources Autisme (CRA) associent des &#233;quipes pluridisciplinaires pour un acc&#232;s aux soins adapt&#233;. Des partenariats seront d&#233;velopp&#233;s avec les maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;veloppement des centres de ressources&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un centre de ressources sert &#224; informer et orienter les familles, mais il recense aussi les besoins en termes de prise en charge, de loisirs et d'h&#233;bergement. Le CRA favorisera en principe un travail en r&#233;seau, de m&#234;me que la recherche et la formation des professionnels du secteur, am&#233;liorant ipso facto la connaissance des savoir-faire mutuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont r&#233;cemment &#233;t&#233; install&#233;s par une circulaire interminist&#233;rielle, en date du 8 mars 2005 : &#171; les CRA ont pour vocation, en s'appuyant sur des &#233;quipes ayant d&#233;velopp&#233; des comp&#233;tences en mati&#232;re de diagnostic et d'&#233;valuation des troubles envahissants du d&#233;veloppement, l'accueil et le conseil des personnes et de leur famille, l'aide &#224; la r&#233;alisation de bilans et d'&#233;valuations approfondies, l'information, la formation, le conseil aupr&#232;s de l'ensemble des acteurs impliqu&#233;s dans le diagnostic et la prise en charge de l'autisme et des troubles apparent&#233;s, l'animation et la recherche sur un territoire donn&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris &#8212; o&#249; plus d'une quinzaine d'associations sont porteuses de projets dans le champ de l'autisme &#8212;, un groupe de travail install&#233; en juillet 2002 et r&#233;unissant professionnels et familles, administrations et institutions, avait d&#233;gag&#233; quelques priorit&#233;s : soutien aux projets d'accueil temporaire, d&#233;veloppement d'une offre de garde entre 16 et 18 heures, cr&#233;ation d'une cellule technique d'appui au montage de projets et subventions aux associations porteuses de ces m&#234;mes projets dans le champ de l'autisme. Les propositions de ce groupe, en termes de dispositifs &#224; inclure dans le futur sch&#233;ma directeur d&#233;partemental, seront soumises au Conseil de Paris en f&#233;vrier 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inaugur&#233; le 8 juin, le CRA francilien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CRA - 27 rue de Rambouillet - 75012 Paris. T&#233;l. 01 49 28 54 20. mail : (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dispose pour l'heure d'une assistante sociale, d'une personne charg&#233;e d'accueil, de plusieurs psychologues et psychiatres, d'une documentaliste et d'une directrice. Fonctionnant depuis plus d'un an, le centre a observ&#233; qu'il avait &#233;t&#233;, jusqu'&#224; pr&#233;sent, deux fois plus sollicit&#233; par les professionnels que par les familles. Il organisera &#224; Paris en octobre prochain des Journ&#233;es nationales des centres de ressources Autisme, avec les autres CRA existants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CRA - 27 rue de Rambouillet - 75012 Paris. T&#233;l. 01 49 28 54 20. mail : &lt;a href=&#034;mailto:contact@craif.org&#034; class='spip_mail'&gt;contact@craif.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La m&#233;moire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e a enfin son espace</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-memoire-de-l-education-specialisee-a-enfin-son-espace</link>
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		<dc:date>2005-05-23T11:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>758</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis dix ans, un conservatoire recueille et inventorie les archives de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, qu'elles proviennent d'individus ou d'associations. R&#233;cemment int&#233;gr&#233; &#224; un centre national d'archives du monde du travail de Roubaix, ces fonds sont g&#233;r&#233;s par des historiens. Le 23 mai 2005, une journ&#233;e de rencontre sur le th&#232;me de l'&#233;criture dans le travail social a permis de mettre ce riche patrimoine en valeur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant trop longtemps, les archives du secteur ont largement &#233;t&#233; ignor&#233;es, voire abandonn&#233;es, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis dix ans, un conservatoire recueille et inventorie les archives de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, qu'elles proviennent d'individus ou d'associations. R&#233;cemment int&#233;gr&#233; &#224; un centre national d'archives du monde du travail de Roubaix, ces fonds sont g&#233;r&#233;s par des historiens. Le 23 mai 2005, une journ&#233;e de rencontre sur le th&#232;me de l'&#233;criture dans le travail social a permis de mettre ce riche patrimoine en valeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant trop longtemps, les archives du secteur ont largement &#233;t&#233; ignor&#233;es, voire abandonn&#233;es, d&#233;truites, br&#251;l&#233;es&#8230; Elles rec&#233;laient pourtant d'innombrables tr&#233;sors en termes de t&#233;moignages, d'instantan&#233;s du quotidien des institutions, d'&#233;crits divers, voire de photographies et de films. Pour mettre fin &#224; ce g&#226;chis, quelques &#171; diplodocus &#187;, des &#233;ducateurs ayant commenc&#233; leur carri&#232;re dans les ann&#233;es quarante, ont eu l'heureuse id&#233;e de cr&#233;er le Conservatoire national des archives et de l'histoire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e (Cnah&#233;s). Cette association, qui a vu le jour le 28 mai 1994 &#224; Bordeaux, a cr&#233;&#233; l'ann&#233;e suivante le Centre d'archives de la protection de l'enfance et de l'adolescence (CAPEA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anim&#233; par des historiens, le CAPEA recueille et inventorie les archives d'associations, de f&#233;d&#233;rations, de centres de recherche, d'instituts de formation ou de particuliers, qui sont ensuite mises &#224; la disposition de chercheurs ou de formateurs. Les archives sont organis&#233;es par fonds personnalis&#233;s et la t&#226;che est colossale : l'ex-association nationale des &#233;ducateurs de jeunes inadapt&#233;s (Aneji), par exemple, a vers&#233; 560 documents soit un volume de 17 ml (les archives se mesurent en m&#232;tre lin&#233;aire). Plus modestes, les treize unit&#233;s documentaires de Pierre Mercier (1904 - 1974, ancien magistrat et pr&#233;sident d'une association r&#233;gionale de sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence) se sont &#233;lev&#233;es, quant &#224; elles, &#224; 0,60 ml. En tout, les archives de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, au moins pour les fonds r&#233;pertori&#233;s &#224; ce jour, d&#233;passent le kilom&#232;tre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rents fonds sont parfois valoris&#233;s par des expositions : Des associations et un minist&#232;re - La protection de l'enfance aux confins du public et du priv&#233;, au Palais de Justice parisien, en 1998 ; Enfants de justice. La r&#233;&#233;ducation en Bretagne dans les ann&#233;es quarante, au mus&#233;e de Bretagne &#224; Rennes, entre 1999 et 2002 ; Enfants en justice au XIXe et XXe si&#232;cles, au centre d'action &#233;ducative de la Ferme de Champagne, &#224; Savigny-sur-Orge, en collaboration avec la protection judiciaire de la jeunesse (2001). R&#233;guli&#232;rement, des colloques d&#233;frichent des pans de cette histoire ou rappellent l'importance de la m&#233;moire : ils portent sur la transmission de l'histoire de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, sur les &#233;pouses d'&#233;ducateurs ou les femmes &#233;ducatrices (lire plus bas) ou sur les accords de travail ARSEA &#8211; ANEJI de 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regroupant donc les archives du secteur social, &#233;ducatif et m&#233;dico-social &lt;i&gt;&#171; afin de garantir leur conservation et une communication la plus large possible &#187;&lt;/i&gt;, le conservatoire signe, en 2002, une convention tripartite avec les minist&#232;res de la Culture, de la Justice et des Affaires sociales, et d&#233;m&#233;nage l'ensemble de ses fond, le fameux kilom&#232;tre d'archives, de la biblioth&#232;que universitaire d'Angers vers le Centre des archives du monde du travail (CAMT)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cnah&#233;s - 63, rue Croulebarbe - 75013 Paris. T&#233;l. 06 72 60 79 34. CAMT - 78, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Roubaix. Install&#233; dans une ancienne filature, le CAMT fait partie des &#233;tablissements de conservation officiels, au m&#234;me titre que le centre historique des archives nationales (Paris), le centre des archives contemporaines (Fontainebleau), celui des archives d'Outre-mer (Aix-en-Provence) et le centre national du microfilm (Espeyran).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une rencontre chaleureuse, tonique, entre pass&#233; et avenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 23 mai, le Cnah&#232;s organisait une rencontre autour du th&#232;me Les archives de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e : de l'art de l'&#233;criture dans le travail social. Au programme : d&#233;couverte du centre national d'archives du monde du travail, expositions de documents provenant de fonds du secteur social, expos&#233; des conditions de conservation et de la mise en valeur des fonds, financement des chantiers d'archives, mais aussi (et surtout) rencontre entre les membres du Conservatoire, venus de la France enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, les &#171; d&#233;posants &#187;, c'est-&#224;-dire ceux qui ont fait don d'archives, dont la moiti&#233; avait fait le d&#233;placement, de m&#234;me que quelques associations ou f&#233;d&#233;rations, comme l'association fran&#231;aise des magistrats de la jeunesse et de la famille (AFMJF), l'association internationale des &#233;ducateurs de jeunes inadapt&#233;s (AIEJI), le centre de recherches interdisciplinaires de Vaucresson, et l'Uniopss y &#233;taient, entre autres, repr&#233;sent&#233;s. Il s'agissait bien de croiser les regards et les propos des producteurs, des conservateurs et des lecteurs d'archives&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques absents de marque toutefois : Victor Girard, psychiatre et pr&#233;sident d'association de pr&#233;vention, en d&#233;placement en Russie ; Marc Ehrhard et Roland Assathiany (respectivement ancien pr&#233;sident et pr&#233;sident d'honneur du Cnah&#233;s - &lt;a href='https://www.lien-social.com/-&gt;art4804'&gt;lire l'interview du second&lt;/a&gt;), emp&#234;ch&#233;s par des probl&#232;mes de sant&#233;&#8230; Les visiteurs pouvaient compulser les documents de diff&#233;rents fonds pr&#233;sent&#233;s sur six stands. &#192; l'entr&#233;e de la salle du colloque, une &#171; foire aux doubles &#187; invitait les participants &#224; se servir dans des cartons remplis de vieilles revues ou de vieux bouquins surnum&#233;raires. Argument central de la journ&#233;e, l'&#233;criture. Th&#232;me on ne peut plus embl&#233;matique, au charme certain, &#244; combien en lien avec l'archivage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le docteur Itard lui-m&#234;me &#8212; tout comme d'autres pionniers de l'&#171; &#233;ducation sp&#233;ciale &#187; &#8212; a beaucoup &#233;crit. Et m&#234;me si l'on &#233;carte les &#233;crivains li&#233;s au travail social et &#224; son histoire &#8212; seront cit&#233;s Gilbert Cesbron, Jacques Pr&#233;vert, Jean Gen&#234;t, Henri Joubrel ou Fernand Deligny&#8230; &#8212;, l'art de l'&#233;criture est une composante essentielle du secteur, confort&#233;e r&#233;cemment par les exigences de la loi de 2002, qui demande davantage de transparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les professionnels du social &#8212; qu'ils soient &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, assistants de service social, &#233;ducateurs de jeunes enfants, moniteurs &#233;ducateurs ou conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale &#8212; se per&#231;oivent comme des personnes qui n'&#233;crivent pas observent les initiateurs de la rencontre. Ils se vivent comme des hommes et des femmes de terrain, d'action, de parole, mais pas comme des gens de plume. Et pourtant, qu'est-ce qu'ils &#233;crivent, qu'est-ce qu'ils ont &#233;crit ! Plus que bien d'autres&#8230; Si l'on aligne le nombre de pages que chacun d'eux a noirci durant sa carri&#232;re, cela repr&#233;sente de tr&#232;s nombreux cartons d'archives ! Combien en effet de rapports d'activit&#233;, de notes de comportement, de proc&#232;s-verbaux de r&#233;union, de demandes de subventions, de conventions &#224; signer, de courrier administratif, d'articles pour des revues sp&#233;cialis&#233;es, de lettres-circulaires, d'enqu&#234;tes-questionnaires, de programmes de formation ou de m&#233;moires d'&#233;l&#232;ves : un fleuve d'encre qui ne tarit pas et qui a pris m&#234;me de l'ampleur au fil des ans ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains de ces &#233;crits, poursuivent les organisateurs du colloque, sont de &lt;i&gt;&#171; petits chefs-d'&#339;uvre de litt&#233;rature &#187;&lt;/i&gt;, sachant laisser deviner certains non-dits, r&#233;clamer des subsides, convaincre une autorit&#233; de tutelle de la validit&#233; d'un projet p&#233;dagogique, d&#233;fendre la d&#233;ontologie d'une profession ou rendre compte du quotidien d'une prise en charge. &#192; en croire Mich&#232;le Guigne, professeur de sciences de l'&#233;ducation &#224; l'universit&#233; de Lille : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes, au final, encore plus sollicit&#233;s que les instituteurs&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;critures t&#233;moin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'&#233;crit de l'&#233;ducateur permet-il de p&#233;n&#233;trer l'intimit&#233; d'une institution, via, par exemple, les cahiers de liaison qui livrent &#8211; plut&#244;t en vrac &#8211; des constats ancr&#233;s dans la vie d'une structure (et parfois aussi ses r&#232;glements de compte)&#8230; Directeur d'un r&#233;seau d'associations de pr&#233;vention du Nord, Fran&#231;ois Damide les a examin&#233;s : souvent truff&#233;s d'humour et de pens&#233;es du jour, ils sont devenus, &#224; quarante ans d'intervalle, &lt;i&gt;&#171; plus s&#233;rieux &#187;&lt;/i&gt;, mais utilisent toutefois &lt;i&gt;&#171; &#224; peu pr&#232;s les m&#234;mes mots qu'hier &#187;&lt;/i&gt;&#8230; m&#234;me si les fautes d'orthographe y sont plus nombreuses !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu document officiel de r&#233;f&#233;rence, on sait maintenant que le cahier de liaison est consult&#233; en cas d'incident. Peut-&#234;tre d'ailleurs les craintes de cette judiciarisation ont-elles pu entra&#238;ner une &lt;i&gt;&#171; &#233;puration &#187;&lt;/i&gt;, vidant parfois l'&#233;crit de sa &lt;i&gt;&#171; chair humaine &#187;&lt;/i&gt;. De m&#234;me, les non-dits, les &lt;i&gt;&#171; implicites &#187;&lt;/i&gt;, les prudences quant &#224; certaines interpr&#233;tations, ont probablement d&#233;natur&#233; quelque peu la d&#233;marche. En outre, le cahier de liaison, outil compl&#233;mentaire aux fiches individuelles d'observation, voire aux cahiers de veille de nuit, peut poser un r&#233;el probl&#232;me de confidentialit&#233;, car potentiellement lu par l'&#233;quipe &#233;largie, parfois par les jeunes eux-m&#234;mes&#8230; En effet, certaines archives, comportant des donn&#233;es psychologiques, ont droit &#224; une protection de cent cinquante ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les animateurs de la journ&#233;e se sont &#233;galement pench&#233;s sur les diff&#233;rents types d'&#233;criture et les diverses fonctions d'un &#233;crit. Une s&#233;quence &lt;i&gt;Productions du quotidien&lt;/i&gt; a &#233;voqu&#233; les traces &lt;i&gt;&#171; irrempla&#231;ables &#187;&lt;/i&gt; de l'action &#233;ducative et mis en avant quelques contributions originales : les cahiers de liaison d'une soci&#233;t&#233; de patronage, les &#233;crits du quotidien d'une charg&#233;e de mission du minist&#232;re de l'Emploi, du travail et de la coh&#233;sion sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re, H&#233;l&#232;ne Lhoumeau, a utilement &#233;clair&#233; l'assistance sur la production &lt;i&gt;&#171; formalis&#233;e, ritualis&#233;e, volumineuse, dot&#233;e d'une faible marge de libert&#233; &#187;&lt;/i&gt; de l'&#233;criture administrative, obligeant m&#234;me &#224; des lexiques pour la d&#233;crypter (&lt;i&gt;le Petit Robert&lt;/i&gt; &#233;dite un &lt;i&gt;Dictionnaire du langage administratif&lt;/i&gt;). Encore que &#8211; via la messagerie &#233;lectronique, par exemple &#8211; quelques &lt;i&gt;&#171; niches de libert&#233;, d'&#233;crits non formalis&#233;s &#187;&lt;/i&gt; sont apparues. Les questions de conservation &#233;lectronique ont &#233;t&#233; d&#233;battues, avec toutes les incertitudes d'aujourd'hui : &lt;i&gt;&#171; Au fur et &#224; mesure que nous disposons d'une capacit&#233; accrue de supports, leur p&#233;rennit&#233; d&#233;cro&#238;t &#187;&lt;/i&gt;, a ainsi averti Jo&#235;l Poivre, conservateur en chef des minutes des notaires parisiens, en rappelant l'importance de dissocier au maximum les donn&#233;es &#224; conserver des outils informatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des propos sur les m&#233;andres administratifs, Roger Bello et Guy Dr&#233;ano, respectivement pr&#233;sident du Cnah&#233;s et ancien directeur de l'&#233;cole d'&#233;ducateurs de Buc sont venus t&#233;moigner de leur exp&#233;rience. Un jour, ils ont d&#233;pos&#233; une demande de subventions, l'accueil fut tr&#232;s chaleureux, on leur a assur&#233; qu'ils recevraient bien 3 000 euros, mais aucun &#233;crit n'a formalis&#233; ces engagements. Las, pendant les semaines suivantes, les choses se sont soudainement compliqu&#233;es, on leur a demand&#233; entre autres exigences de produire un budget pr&#233;visionnel ainsi que d'autres documents&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les &#233;crits &#233;tayent les d&#233;cisions : un regard a &#233;t&#233; port&#233; sur &lt;i&gt;&#171; l'&#233;crit strat&#233;gique &#187;&lt;/i&gt;, traitant aussi des &#233;carts entre ce qui est d&#233;battu et ce qui est retranscrit, les dits et les non-dits, que ce soit dans la r&#233;daction d'un rapport d'activit&#233;s, dans le montage d'un dossier de subventions, dans la n&#233;gociation d'une convention&#8230; Dans une intervention intitul&#233;e &lt;i&gt;Mot pour mot : l'&#233;laboration des statuts du Cnah&#233;s par les caciques de l'associatif&lt;/i&gt;, Jacques Gauneau, ancien directeur d'&#233;cole de moniteurs &#233;ducateurs, en a donn&#233; une vivante illustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me volet &#8211; &lt;i&gt;&#171; Du brouillon &#224; la version d&#233;finitive &#187;&lt;/i&gt; &#8211;, les processus d'&#233;laboration de l'&#233;crit : les ratures, annotations, relectures&#8230; Ce que vient bousculer l'informatique&#8230; Les p&#226;t&#233;s et t&#226;ches &#224; la plume &lt;i&gt;sergent Major&lt;/i&gt; dans les dossiers d'observation de mineurs &#224; Savigny-sur-Orge ont ainsi &#233;t&#233; abord&#233;s par l'historien Mathias Gardet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essentielle dans sa fonction de sauvetage de la m&#233;moire de notre secteur professionnel, la d&#233;marche du Cnah&#233;s devrait, dans les prochaines ann&#233;es, se voir encore confort&#233;e par l'implantation &#224; Roubaix du centre de recherches de la protection de la jeunesse (Vaucresson), appelant ainsi &#224; faire na&#238;tre un p&#244;le de recherche de la plus grande importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un exemple de production du Cnah&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bel exemple de sauvegarde de m&#233;moire : &#224; partir d'un colloque tenu fin 2000 &#224; l'IRTS du Nord-Pas-de-Calais, un &#233;crit intitul&#233; &lt;i&gt;Femmes du Nord&lt;/i&gt;, ou le quotidien &lt;i&gt;&#171; v&#233;cu au f&#233;minin dans l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e et les services sociaux &#187;&lt;/i&gt; a retrouv&#233; la r&#233;alit&#233; des &#233;ducatrices mais aussi des ma&#238;tresses de maison, des assistantes sociales, des ling&#232;res et des cuisini&#232;res, dans les ann&#233;es 1940 &#8211; 50. Joliment pr&#233;sent&#233; dans un recueil dont la couverture s'orne d'une photo de la &lt;i&gt;Berceuse du Petit Quinquin&lt;/i&gt; (175 pages, Cnah&#233;s, 10&#8364;), les &#233;pouses d'&#233;ducateurs ont pu aussi raconter leur v&#233;cu dans des s&#233;quences saisissantes, tel l'atelier intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Avaient-elles le choix ? Les &#233;pouses d'&#233;ducateurs, entre sacrifice et renoncement, ou acceptation et &#233;panouissement &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des t&#233;moignages touchants sur une r&#233;alit&#233; disparue ont &#233;t&#233; engrang&#233;s : &lt;i&gt;&#171; les &#233;ducateurs avec qui on travaillait n'&#233;taient pas seulement des coll&#232;gues : ils &#233;taient de la famille. Je ne m'en serais jamais sortie, je n'aurais jamais eu cette solidarit&#233; de tous les jours quand j'ai eu mes probl&#232;mes de sant&#233;, vers 1959 &#8211; 60. C'&#233;tait une famille &#233;largie. Faute de temps, il n'y avait pas beaucoup de s&#233;paration entre notre vie personnelle et notre travail. L'&#233;tablissement, il ne faut pas le nier, c'&#233;tait une vie de famille, je dirais m&#234;me une deuxi&#232;me famille. Quand je travaillais, notre propre famille en souffrait, parce qu'on vivait en autarcie. &#187;&lt;/i&gt; Etc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cnahes.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Cnah&#233;s&lt;/a&gt; - 63, rue Croulebarbe - 75013 Paris. T&#233;l. 06 72 60 79 34.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/cam&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;CAMT&lt;/a&gt; - 78, boulevard du G&#233;n&#233;ral Leclerc - BP 405 - 59057 Roubaix cedex 1. T&#233;l. 03 20 65 38 00.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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