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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La loi Sarkozy a pr&#233;caris&#233; la prostitution</title>
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		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>757</dc:subject>

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&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy avait promis un bilan. Deux ans apr&#232;s l'application de la loi de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure (LSI), les associations pr&#233;sentes sur les lieux de prostitution s'en sont charg&#233; ! Leur constat est un cri d'alarme : harc&#232;lement policier, isolement, violences, les prostitu&#233;(e)s sont d&#233;sormais la cible d'une r&#233;pression multiforme qui les pousse &#224; la clandestinit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Jamais les prostitu&#233;(e)s n'ont &#233;t&#233; autant objet de violence &#187; &#233;crivent les associations pr&#233;sentes sur les lieux de prostitution dans une lettre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-757-" rel="tag"&gt;757&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy avait promis un bilan. Deux ans apr&#232;s l'application de la loi de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure (LSI), les associations pr&#233;sentes sur les lieux de prostitution s'en sont charg&#233; ! Leur constat est un cri d'alarme : harc&#232;lement policier, isolement, violences, les prostitu&#233;(e)s sont d&#233;sormais la cible d'une r&#233;pression multiforme qui les pousse &#224; la clandestinit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Jamais les prostitu&#233;(e)s n'ont &#233;t&#233; autant objet de violence &#187;&lt;/i&gt; &#233;crivent les associations pr&#233;sentes sur les lieux de prostitution dans une lettre ouverte &#224; Jacques Chirac. &#192; l'initiative de Femmes publiques (association f&#233;ministe intercommunautaire) elles se sont &#233;galement r&#233;unies le 15 mars dernier &#224; l'Assembl&#233;e nationale pour r&#233;clamer l'abrogation de la loi sur la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure. Cette derni&#232;re punit le racolage passif de 2 mois de prison et de 3750 e d'amende ! Or, le terme est tellement flou qu'il en devient arbitraire. Le d&#233;lit est d&#233;crit dans la loi comme &lt;i&gt;&#171; le fait, par tous moyens y compris par une attitude m&#234;me passive, de proc&#233;der publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter &#224; des relations sexuelles en &#233;change d'une r&#233;mun&#233;ration ou d'une promesse de r&#233;mun&#233;ration &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment d&#233;finir une &#171; attitude m&#234;me passive &#187; ? Cette qualification est laiss&#233;e &#224; la libre interpr&#233;tation de l'agent et les d&#233;rapages sont devenus la r&#232;gle. &lt;i&gt;&#171; Les prostitu&#233;es peuvent &#234;tre arr&#234;t&#233;es alors qu'elles font leurs courses &#187;&lt;/i&gt; ne d&#233;col&#232;re pas Corinne Monnet, directrice de l'association de sant&#233; communautaire Cabiria &#224; Lyon. Arrestations &#224; la cha&#238;ne, interpellations multiples d'une m&#234;me personne, violences, depuis l'application de la loi, certains policiers se croient tout permis avec les prostitu&#233;(e)s. Les conditions de garde &#224; vue violent toutes les r&#232;gles &#233;l&#233;mentaires : refus du coup de t&#233;l&#233;phone r&#233;glementaire, d'appeler un avocat, de donner &#224; boire ou &#224; manger, abus sexuels, insultes. La liste des violations recens&#233;es par les associations n'en finit pas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir le journal des r&#233;pressions sur le site de l'association Cabiria]. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stigmatis&#233;es comme jamais elles ne l'avaient &#233;t&#233;, les prostitu&#233;(e)s travaillent dans l'urgence. Urgence du rendement impos&#233; par ceux qui les surveillent, lorsque les personnes sont sous la coupe de groupement criminel. En d&#233;pit de la r&#233;pression, ces esclaves des r&#233;seaux sont en effet tenues de rapporter les m&#234;mes b&#233;n&#233;fices. Urgence face &#224; la pression polici&#232;re et &#233;conomique. Isol&#233;es et cach&#233;es, il est plus difficile d'atteindre les clients et les pratiques auparavant refus&#233;es sont aujourd'hui accept&#233;es par des prostitu&#233;(e)s pr&#233;caris&#233;(e)s. R&#233;sultat, elles sont victimes d'agressions de plus en plus graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;questration, viols, tentatives de meurtre, les travailleurs sociaux sont souvent les seuls d&#233;positaires du t&#233;moignage des victimes qui ont peur de porter plainte. D&#233;linquantes selon la loi, elles craignent le recours &#224; la police. L'impunit&#233; des agresseurs encourage les violences et les associations tentent, malgr&#233; les r&#233;ticences, de faire enregistrer les plaintes. &lt;i&gt;&#171; Avant la loi, nous avions des rapports plut&#244;t cordiaux avec la police. Nous avions travaill&#233; pendant des ann&#233;es pour faire en sorte que les personnes puissent porter plainte en cas d'agressions ou de viols. Depuis la loi, c'est tr&#232;s difficile. La police ne d&#233;fend plus les prostitu&#233;(e)s. Lorsqu'elles appellent pour une agression, les policiers r&#233;pondent qu'elles sont ill&#233;gales et ne se d&#233;placent pas ou la plainte se retourne contre la personne prostitu&#233;e &#187;&lt;/i&gt; raconte Corinne Monnet. Cons&#233;quence de cette situation, les prostitu&#233;(e)s libres ou celles qui l'&#233;taient devenues tendent &#224; retrouver des protecteurs, certaines engagent des &#171; gros bras &#187; pour les prot&#233;ger, d'autres retombent sous la coupe de prox&#233;n&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Survie financi&#232;re avant la sant&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis trois heures, tu es au m&#234;me endroit et tu n'as pas fait un client, tu n'as pas pay&#233; ta chambre d'h&#244;tel &#224; 40 &#8364; depuis trois jours et tu n'as toujours rien envoy&#233; &#224; ta famille, arrive un client qui te propose 100 &#8364; pour un rapport sans pr&#233;servatif, qu'est-ce que tu fais ? &#187;&lt;/i&gt; Lorsque Miguel-Ange Garzo pose cette question dans un atelier de n&#233;gociation du pr&#233;servatif, les femmes lui r&#233;pondent la plupart du temps qu'effectivement, il est tr&#232;s difficile de refuser vu la pression &#233;conomique. Depuis la loi et ses cons&#233;quences, le client a tout pouvoir sur la prostitu&#233;e et beaucoup en abusent exigeant de plus en plus des rapports non-prot&#233;g&#233;s. La plupart des associations estiment qu'un client sur trois refuse le pr&#233;servatif. Jusqu'alors, les prostitu&#233;(e)s &#233;taient relativement &#233;pargn&#233;(e)s par le VIH/sida et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) car l'utilisation du pr&#233;servatif &#233;tait une r&#232;gle ancienne. Aujourd'hui, face &#224; la pression financi&#232;re et parfois violente, les prises de risques sont nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations s'alarment, en outre, d'une pratique polici&#232;re relev&#233;e sur le terrain : la pr&#233;sence de pr&#233;servatifs en nombre dans le sac des personnes interpell&#233;es par la police servirait de preuve au racolage passif. Un scandale, selon Miguel-Ange Garzo : &lt;i&gt;&#171; Nous avons interpell&#233; le minist&#232;re de la Sant&#233; pour qu'une circulaire interdise la saisie du mat&#233;riel de pr&#233;vention &#187;&lt;/i&gt;. Des associations rapportent que des jeunes roumains refusent dor&#233;navant les pr&#233;servatifs distribu&#233;s par crainte d'&#234;tre rep&#233;r&#233;s par la police. &lt;i&gt;&#171; Devenus clandestins, oblig&#233;s de se cacher, la sant&#233; est secondaire puisque la priorit&#233; est la s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/i&gt; explique Corinne Monnet. Difficile de conna&#238;tre les cons&#233;quences &#233;pid&#233;miologiques d'une telle politique mais Miguel-Ange Garzo s'inqui&#232;te d'une recrudescence importante des cas de syphilis chez les personnes prostitu&#233;es, preuve que les rapports non-prot&#233;g&#233;s sont en hausse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des personnes pr&#233;caris&#233;es, fragilis&#233;es, effray&#233;es, il est difficile pour les travailleurs sociaux de maintenir le lien. Certains bus de pr&#233;vention s'&#233;loignent des centres villes vers les grandes banlieues mais bien souvent les prostitu&#233;(e)s sont seul(e)s dans ce climat de violence exacerb&#233;e depuis la loi. &lt;i&gt;&#171; La situation implique une surcharge de travail pour nous &#187;&lt;/i&gt; souligne Corinne Monnet. Il faut suivre les personnes dans leurs d&#233;m&#234;l&#233;s avec la justice, faire pression pour que leurs plaintes soient entendues par la police, batailler pour qu'elles ne soient pas expuls&#233;es. L'acc&#232;s aux soins exige &#233;galement plus de travail des associations. Toutes n'ont pas les moyens de faire face d'autant plus que leur financement est r&#233;guli&#232;rement revu &#224; la baisse. &lt;i&gt;&#171; On est assez pessimistes, mais la col&#232;re nous tient, on ne se laissera pas abattre. La situation des personnes est vraiment trop dramatique &#187;&lt;/i&gt; reconna&#238;t Corinne Monnet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Prostitution&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la prostitution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La prostitution en France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous estimons le nombre de prostitu&#233;es en France &#224; partir des contr&#244;les effectu&#233;s sur la voie publique&lt;/i&gt;, explique le commissaire divisionnaire Jean-Michel Colombani, chef de l'office central de la r&#233;pression de la traite des &#234;tres humains (OCRTEH). &lt;i&gt;Sur une ann&#233;e, le nombre de prostitu&#233;es contr&#244;l&#233;es varie de 5000 &#224; 6000. Il ne s'agit que des personnes sur la voie publique, or ces jeunes femmes sont mobiles, elles ne travaillent pas aux m&#234;mes horaires et il existe des modes de prostitution cach&#233;e. Il faut donc multiplier ce chiffre par trois pour &#234;tre dans la bonne fourchette : 15 &#224; 18 000 personnes prostitu&#233;es en France &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ces chiffres, une n&#233;buleuse qui va de l'esclave des r&#233;seaux, en passant par la call-girl, les sites Internet, les bars, jusqu'&#224; la prostitu&#233;e traditionnelle. &lt;i&gt;&#171; Il est plus juste de parler des prostitutions que de la prostitution, tant les situations sont diverses &#187;&lt;/i&gt; constate Marie-Elizabeth Handmann, anthropologue au laboratoire d'anthropologie sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La prostitution &#224; Paris, Marie-Elizabeth Handmann et Janine Mossuz-Lavau, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Difficile de donner un aper&#231;u de la prostitution en France, d'autant plus difficile que les avis divergent parfois du tout au tout selon les points de vue. Prostitu&#233;es traditionnelles qui veulent la reconnaissance de leur travail, f&#233;ministes pour qui la prostitution ne peut en aucun cas &#234;tre un m&#233;tier, les unes mettent en avant une prostitution libre, les autres, l'esclavage des r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entre-deux compte de multiples positions interm&#233;diaires entre le r&#233;glementarisme, qui tend &#224; r&#233;glementer la prostitution et l'abolitionnisme, pour qui la prostitution viole la dignit&#233; humaine. L'&#201;tat fran&#231;ais d&#233;fend une politique abolitionniste et lutte contre la traite des &#234;tres humains. &lt;i&gt;&#171; Derri&#232;re chaque &#233;trang&#232;re, il y a une structure qui organise la prostitution &#187;&lt;/i&gt; affirme le commissaire divisionnaire Jean-Michel Colombani. Selon ses donn&#233;es, 10% des prostitu&#233;es maximum exercent librement. Les associations qui d&#233;fendent un statut professionnel de la prostitution assurent &#224; l'inverse que seule 20% des femmes migrantes sont victimes des r&#233;seaux, les autres se seraient simplement servies des fili&#232;res d'immigrations classiques pour venir se prostituer en France. La derni&#232;re &#233;tude sur la prostitution &#224; Paris estime que &lt;i&gt;&#171; 70% des femmes prostitu&#233;es seraient sous la coupe de prox&#233;n&#232;tes/fili&#232;res/r&#233;seaux &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Op. cit&#233;' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La loi vue par Johanne Vernier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Outre la volont&#233; de mettre fin aux troubles caus&#233;s &#224; la tranquillit&#233; des riverains, la loi de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure souhaitait priver le prox&#233;n&#233;tisme de sa source de profit. Autrement dit, la sanction des personnes prostitu&#233;es permettrait de p&#233;naliser par ricochet ceux qui les exploitent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le nouveau d&#233;lit de racolage public est l'outil id&#233;al de la r&#233;pression de toutes les personnes prostitu&#233;es. La d&#233;finition du d&#233;lit est tr&#232;s large et offre de nouveaux moyens d'actions aux forces de l'ordre notamment pour lutter contre l'immigration irr&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure a &#233;largi la cat&#233;gorie de personnes &#233;trang&#232;res qui peuvent &#234;tre expuls&#233;es. Jusqu'&#224; pr&#233;sent un &#233;tranger contr&#244;l&#233; en situation irr&#233;guli&#232;re pouvait &#234;tre &#233;loign&#233; ; d&#233;sormais une personne pr&#233;sente sur le territoire depuis moins de trois mois, avec un visa valide ou une carte de s&#233;jour temporaire peut &#234;tre reconduite &#224; la fronti&#232;re si elle est passible de poursuite pour racolage. Un jugement n'est pas n&#233;cessaire, l'administration justifiera le retrait de sa carte et son &#233;loignement du fait qu'elle a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e ou contr&#244;l&#233;e par la police pour racolage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, pour mieux inciter les personnes prostitu&#233;es &#224; porter plainte ou &#224; t&#233;moigner contre leur prox&#233;n&#232;te, le l&#233;gislateur a fait d'elles des d&#233;linquantes de principe, elles sont &#171; invit&#233;es &#187; &#224; faire des d&#233;clarations pour ne pas aller en prison, pour ne pas &#234;tre &#233;loign&#233;es ou pour ne pas payer une amende. En &#233;change de ces d&#233;clarations et en fonction de leur utilit&#233;, une autorisation provisoire de s&#233;jour peut &#8211; et peut seulement, ce n'est pas un droit &#8211; &#234;tre remise en plus d'un traitement judiciaire adouci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble peser une certaine obligation de r&#233;sultat sur la personne qui d&#233;nonce son prox&#233;n&#232;te puisqu'une carte de r&#233;sident de 10 ans ne lui sera accord&#233;e que si le prox&#233;n&#232;te est r&#233;ellement condamn&#233;. Si les preuves manquent ou que l'interpellation est impossible (si le coupable est &#224; l'&#233;tranger, par exemple), elle ne pourra pas obtenir ce titre de s&#233;jour. M&#234;me quand une autorisation provisoire de s&#233;jour a &#233;t&#233; accord&#233;e, si la personne continue &#224; se prostituer, pour survivre et &#224; son propre compte, elle peut &#234;tre &#233;loign&#233;e avant m&#234;me que le proc&#232;s contre le prox&#233;n&#232;te ait eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte r&#233;dig&#233; &#224; partir de l'intervention de Johanne Vernier, doctorante en droit, lors de la journ&#233;e d'&#233;tude de la prostitution de rue &#224; Paris, organis&#233;e par Buc ressources le 12 mai 2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le journal des r&#233;pressions sur &lt;a href=&#034;http://www.cabiria.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le site de l'association Cabiria&lt;/a&gt;]. L'ann&#233;e derni&#232;re une femme a failli mourir d'hypothermie au commissariat de Lyon. Arr&#234;t&#233;e nue, les policiers ont refus&#233; de lui donner une couverture. Au matin, les secours ont d&#251; intervenir et la jeune femme a &#233;t&#233; conduite aux urgences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fuir la police est donc la priorit&#233; des prostitu&#233;(e)s. &lt;i&gt;&#171; Il y a un mouvement des centres-villes vers l'ext&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt; explique Anne Souyris, cofondatrice et pr&#233;sidente de Femmes publiques. Du centre de Paris, vers les grands boulevards, des grands boulevards vers les bois, des bois &#224; l'or&#233;e de Paris aux bois plus &#233;loign&#233;s. Des villes comme Montargis dans le Loiret ont vu arriver des jeunes filles de l'Est sur les parkings des routes nationales. D'autres personnes sont rest&#233;es au m&#234;me endroit mais ont chang&#233; d'horaires, exer&#231;ant de 2h &#224; l'aube, lorsqu'il y a moins de contr&#244;le de police. D'autres encore se sont retranch&#233;es derri&#232;re le t&#233;l&#233;phone et ont quitt&#233; la rue. En un mot : elles sont devenues moins visibles mais n'ont en aucun cas disparu. Moins visibles pour l'&#339;il policier mais &#233;galement pour celui des travailleurs sociaux. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes oblig&#233;s de faire des tourn&#233;es suppl&#233;mentaires pour rep&#233;rer les lieux et essayer de perdre le moins de temps possible &#8212; temps de paroles et d'&#233;changes &#8212; lors des tourn&#233;es habituelles &#187;&lt;/i&gt; explique Corinne Monnet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois retrouv&#233;es par les associations, reste &#224; gagner la confiance de personnes qui craignent les d&#233;nonciations. D'autant plus que la loi a d&#233;solidaris&#233; les prostitu&#233;(e)s. &lt;i&gt;&#171; Lorsque ce sont toujours les m&#234;mes qui sont interpell&#233;es et pas leurs voisines, elles se demandent pourquoi elles et pas les autres, s'interrogent sur de possibles pots-de-vin, une ambiance &#233;pouvantable s'installe &#187;&lt;/i&gt; explique Anne Souyris. &lt;i&gt;&#171; Nous ressentons &#233;norm&#233;ment de m&#233;fiance depuis la LSI &#187;&lt;/i&gt; ajoute Corinne Monnet. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'elles nous connaissent, tout va bien, mais il faut montrer patte blanche aux nouvelles migrantes. Elles ont peur qu'on les d&#233;nonce si elles n'ont pas de papiers, cela demande un travail relationnel beaucoup plus important qu'avant &#187;&lt;/i&gt;. Car la loi a un objectif cach&#233; : lutter contre l'immigration clandestine. &lt;i&gt;&#171; Les femmes migrantes sont les premi&#232;res vis&#233;es par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Lyon, la trentaine de proc&#232;s que nous avons suivis ne concernait que des personnes en demande d'asile &#187;&lt;/i&gt; souligne Corinne Monnet. La visibilit&#233; d'une association peut donc effrayer des personnes pouss&#233;es &#224; la clandestinit&#233;. D'autant plus si cette association est elle-m&#234;me l'objet de pressions polici&#232;res. &lt;a href=&#034;http://www.cabiria.asso.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Cabiria&lt;/a&gt; a cess&#233; ses tourn&#233;es pendant deux semaines car la police suivait le bus et demandait aux prostitu&#233;(e)s d'en descendre. &lt;i&gt;&#171; Il est arriv&#233; qu'une voiture de police s'arr&#234;te &#224; deux centim&#232;tres du bus pour attendre que les personnes en sortent. Elles sont rest&#233;es &#224; l'int&#233;rieur jusqu'&#224; ce que les policiers perdent patience et partent &#187;&lt;/i&gt; raconte Miguel-Ange Garzo, psychologue clinicien de l'association de lutte contre le sida &lt;a href=&#034;http://www.arcat-sante.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Arcat&lt;/a&gt; qui circule avec le Bus des Femmes &#224; Saint-Germain-en-Laye. Si ces intimidations sont rares, elles n'en restent pas moins inqui&#233;tantes et fragilisent le lien de confiance que certaines associations ont mis des ann&#233;es &#224; construire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;linquantes pouss&#233;es &#224; la clandestinit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cette loi a tout faux de A &#224; Z &#187;&lt;/i&gt; s'insurge Monique Micha&#235;lis, coresponsable de l'association de sant&#233; communautaire &lt;a href=&#034;http://griselidis.com/joom&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Gris&#233;lidis&lt;/a&gt; &#224; Toulouse. Les prox&#233;n&#232;tes, les t&#234;tes de r&#233;seaux ou groupements criminels, ceux contre qui la loi devait officiellement lutter, ont tr&#232;s bien su s'adapter aux nouvelles r&#232;gles. Ils ne sont pas dans la rue et ne subissent que de faibles pr&#233;judices : que signifie pour eux l'arrestation d'une fille lorsqu'ils peuvent en recruter par dizaine dans les pays o&#249; les femmes fuient la pauvret&#233; ? Ils utilisent le syst&#232;me de turnover : leurs victimes restent rarement plus de trois mois au m&#234;me endroit ce qui rend difficile un rep&#233;rage par la police et impossible tout travail de pr&#233;vention ou d'accompagnement associatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Montargis, l'association Espace r&#233;alise un travail de pr&#233;vention et d'accompagnement social aupr&#232;s des prostitu&#233;(e)s. Apr&#232;s une descente de police, le lien, difficilement nou&#233; avec des jeunes femmes de l'Est r&#233;cemment arriv&#233;es, a &#233;t&#233; rompu. &lt;i&gt;&#171; Nous avons perdu toutes traces d'elles et nous devons reprendre notre travail &#224; z&#233;ro &#187;&lt;/i&gt; regrette B&#233;atrice Bournazel, charg&#233;e de pr&#233;vention &#224; l'association. La r&#233;pression a profond&#233;ment boulevers&#233; le paysage de la prostitution, en d&#233;pla&#231;ant les personnes et, par cons&#233;quent, les territoires. B&#233;atrice Bournazel rapporte qu'&#224; la suite de l'op&#233;ration polici&#232;re aux alentours de Montargis, une jeune femme, pass&#233;e entre les mailles du filet, a tent&#233; de retrouver une place dans un parking voisin. Elle s'est fait tabasser par les anciennes du lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la bataille des territoires a toujours exist&#233;, elle est aujourd'hui exacerb&#233;e et entra&#238;ne des violences instrumentalis&#233;es ou non &#8212; difficile de le savoir &#8212; par ceux qui les surveillent. Des violences de plus en plus fr&#233;quentes car la loi a fait des personnes prostitu&#233;es des d&#233;linquantes, coupables d'un d&#233;lit que personne n'arrive &#224; d&#233;finir. D&#233;linquantes, elles ne peuvent faire appliquer leurs droits et deviennent la cible id&#233;ale des agressions. Oblig&#233;es de se d&#233;placer vers des zones plus isol&#233;es, elles n'ont m&#234;me plus la visibilit&#233; protectrice que leur assuraient les rues fr&#233;quent&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sign&#233;es comme bouc &#233;missaire par la LSI, les personnes prostitu&#233;es semblent dor&#233;navant servir de d&#233;fouloir public. Insultes racistes, jets de pierre, vols &#224; la tire mais aussi propri&#233;taire qui refuse de prolonger le bail, alors que jusqu'ici il ne voyait pas d'inconv&#233;nient &#224; loger une prostitu&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Cette loi semble lib&#233;rer des pulsions de violences. De leur voiture, des &#171; citoyens &#187; jettent des bouteilles sur les personnes, les menacent &#187;&lt;/i&gt; rel&#232;ve l'Amicale du Nid, dans un bilan d'observation des effets de la loi[[&lt;i&gt;&#201;volution des publics, &#233;volution des pratiques, bilan d'un an d'observation des &#233;volutions des publics, des modes de prostitution, des politiques et des pratiques&lt;/i&gt;,Amicale du Nid, novembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La prostitution &#224; Paris&lt;/i&gt;, Marie-Elizabeth Handmann et Janine Mossuz-Lavau, &#233;d. de la Martini&#232;re, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Op. cit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; On fait du travail de pompier &#224; longueur de semaine &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/On-fait-du-travail-de-pompier-a-longueur-de-semaine</link>
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		<dc:date>2005-06-16T11:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>757</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Monique Micha&#235;lis, coresponsable de l'association de sant&#233; communautaire Gris&#233;lidis &#224; Toulouse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les actions men&#233;es par votre association ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre mission centrale est la pr&#233;vention sant&#233;, l'acc&#232;s aux soins en g&#233;n&#233;ral. &#192; partir de l&#224;, dans une approche globale des personnes, nous prenons en charge toutes les probl&#233;matiques du quotidien : probl&#232;mes de logement, d'emploi, de formation pour celles qui veulent faire autre chose, de soutien pour celles qui continuent leur activit&#233;, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prostitution" rel="tag"&gt;Prostitution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-757-" rel="tag"&gt;757&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Monique Micha&#235;lis&lt;/strong&gt;, coresponsable de l'association de sant&#233; communautaire Gris&#233;lidis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association de sant&#233; communautaire Gris&#233;lidis - 2 impasse Belfort - 31000 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Toulouse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les actions men&#233;es par votre association ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre mission centrale est la pr&#233;vention sant&#233;, l'acc&#232;s aux soins en g&#233;n&#233;ral. &#192; partir de l&#224;, dans une approche globale des personnes, nous prenons en charge toutes les probl&#233;matiques du quotidien : probl&#232;mes de logement, d'emploi, de formation pour celles qui veulent faire autre chose, de soutien pour celles qui continuent leur activit&#233;, d'acc&#232;s aux droits, &#224; la parole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concr&#232;tement, notre camping-car am&#233;nag&#233; fait deux tourn&#233;es de nuit chaque semaine. Nous faisons aussi une tourn&#233;e de jour. Nous avons, enfin, un local d'accueil o&#249; les personnes peuvent venir de mani&#232;re informelle ou sur rendez-vous. &#192; partir de l&#224;, nous faisons un travail de m&#233;diation avec tous les services de droits communs dans tous les domaines, juridique, sant&#233; et autres, selon les besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel constat faites-vous des effets de la LSI sur le terrain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat que nous faisons est &#224; peu pr&#232;s le m&#234;me que celui de tous nos coll&#232;gues en France, mais en version maximale puisque Toulouse est sans doute la ville la plus r&#233;pressive en France. Le choc a d'abord &#233;t&#233; psychologique : les prostitu&#233;es se sont vu d'un coup d&#233;sign&#233;es comme d&#233;linquantes. Elles ont l'habitude d'&#234;tre stigmatis&#233;es mais d&#233;linquantes, non !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la r&#233;alit&#233; de la r&#233;pression polici&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Toulouse, il y a entre 8 et 10 arrestations par semaine. Nous avons eu, au minimum, parce que nous n'arrivons pas &#224; tout suivre, 100 poursuites au tribunal en quatre mois. Certaines arrestations sont simplement suivies d'un avertissement. Actuellement, il y a syst&#233;matiquement des peines, avec sursis ou fermes selon les juges. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, la nouveaut&#233; c'est que, lorsque les peines sont avec sursis, le parquet fait automatiquement appel. La mise en place de la loi a &#233;t&#233; progressive, en crescendo. La police et la justice ont elles-m&#234;mes &#233;t&#233; un peu d&#233;sar&#231;onn&#233;es par cette loi tant la d&#233;finition du d&#233;lit est subjective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nous assistons &#224; une augmentation de la r&#233;pression. La loi a provoqu&#233; une acc&#233;l&#233;ration du turnover et de la pr&#233;carisation, car apr&#232;s le premier choc psychologique, il y a eu un choc social puisqu'il &#233;tait plus difficile de travailler. Autre constat : une augmentation des agressions. Du jamais vu de m&#233;moire de prostitu&#233;e ! Il y a des agressions tout le temps, tous les jours, plus ou moins graves, mais globalement une aggravation absolument hallucinante &#8211; je n'ai pas d'autres mots &#8211; du type de violences. C'est-&#224;-dire que ce n'est plus uniquement des vols &#224; la tire, des insultes, mais des agressions graves : rapts, s&#233;questrations, tentatives de meurtre, viols, tabassages&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous accompagn&#233; des personnes qui d&#233;non&#231;aient leur prox&#233;n&#232;te ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons effectivement accompagn&#233; des personnes dans ce cadre-l&#224;. Concr&#232;tement, la loi dit qu'en &#233;change de cette d&#233;nonciation, la personne peut obtenir un titre de s&#233;jour. La loi dit &lt;i&gt;&#171; peut &#187;&lt;/i&gt; et absolument pas &lt;i&gt;&#171; doit &#187;&lt;/i&gt;. Dans la pratique, nous nous sommes rendu compte que les jeunes femmes obtiennent rarement des papiers et en plus se font arr&#234;ter parce que, pour survivre, elles continuent &#224; se prostituer librement. M&#234;me dans le cas o&#249; elles obtiennent un titre de s&#233;jour, la proc&#233;dure peut durer des ann&#233;es. Pour d'autres, cela a &#233;t&#233; plus vite mais sous forme d'une autorisation de trois mois qui ne donne droit &#224; rien. Personne ne vous loue un appartement avec un titre de s&#233;jour de trois mois, la CAF n'ouvre pas les droits, vous n'avez pas le droit de travailler, donc certaines ont continu&#233; &#224; se prostituer, se sont fait arr&#234;ter pour racolage et expulser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les cons&#233;quences de la loi sur votre action ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons faire face &#224; une situation calamiteuse o&#249; la charge de travail est d&#233;multipli&#233;e, tant au niveau administratif, qu'en termes d'accompagnement, de soutien, de soins. Il faut prendre en compte aussi une charge mentale monstrueuse. Nous avons fini l'ann&#233;e avec toute une &#233;quipe en souffrance ! On fait du travail de pompier &#224; longueur de semaine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Prostitution&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la prostitution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moignage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miguel-Ange Garzo&lt;/strong&gt;, psychologue clinicien, charg&#233; de pr&#233;vention aupr&#232;s de la population hispanophone &#224; l'association &lt;a href=&#034;http://www.arcat-sante.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Arcat&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; La loi a modifi&#233; notre mani&#232;re de travailler &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons mis en place, dans le cadre d'un partenariat entre l'association de lutte contre le sida Arcat, o&#249; je travaille en tant que psychologue clinicien, et l'association de sant&#233; communautaire les Amis du Bus des Femmes, une tourn&#233;e du bus dans la for&#234;t de Saint-Germain-en-Laye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'interviens dans le bus parce que le public rencontr&#233; &#224; Saint-Germain-en-Laye ne parle quasiment pas le fran&#231;ais. Les personnes parlent l'espagnol, ma langue maternelle. Je traduis les messages de pr&#233;vention du m&#233;decin, de l'animatrice ; j'explique l'acc&#232;s aux soins, aux droits, comment obtenir l'AME, la CMU, tous les probl&#232;mes administratifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant l'application de la loi sur la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, il y avait tr&#232;s peu de personnes prostitu&#233;es dans cette for&#234;t. Depuis la loi, les personnes qui se prostituaient &#224; Paris ont &#233;t&#233; oblig&#233;es de migrer vers l'ext&#233;rieur. Certaines se sont report&#233;es sur Saint-Germain-en-Laye, notamment des prostitu&#233;es d'Am&#233;rique latine. J'ai fait le constat qu'il n'y avait pas d'associations de pr&#233;vention sur ces lieux et c'est pour cela que nous avons mis en place cette nouvelle tourn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi a modifi&#233; notre mani&#232;re de travailler. En principe, le bus s'arr&#234;te dans un lieu et les personnes montent. Ils nous arrivent maintenant d'&#234;tre oblig&#233;s de descendre du bus et d'entrer dans la for&#234;t pour aller chercher les personnes cach&#233;es &#224; l'int&#233;rieur. Avant cela, il nous a fallu tout un temps pour les rep&#233;rer, pour que celles qui ne nous connaissaient pas se familiarisent avec nous, qu'elles comprennent notre travail, qu'elles prennent confiance.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif est de pouvoir r&#233;orienter ces personnes vers des structures partenaires, soit au local du Bus des femmes, soit au local d'Arcat si la personne est concern&#233;e par le VIH ou sur notre permanence d'information et de pr&#233;vention pour les personnes hispanophones, dans le XVII arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, depuis la loi, les personnes se d&#233;placent rarement au local. Saint Germain, c'est loin et comme il y a moins de clients, elles ont des amplitudes horaires &#233;largies pour atteindre le nombre de clients n&#233;cessaires. Certaines me disent : le fait d'aller te voir ou de venir dans une association, cela me fait perdre de l'argent. Ce n'&#233;tait pas le cas auparavant. Lorsqu'elles viennent, c'est vraiment par n&#233;cessit&#233;, pour faire la demande d'aide m&#233;dicale d'&#201;tat, par exemple &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretiens r&#233;alis&#233;s par Marianne Langlet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association de sant&#233; communautaire Gris&#233;lidis - 2 impasse Belfort - 31000 Toulouse. Tel. 05 61 62 98 61&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Neuf initiatives pour annoncer le handicap</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Neuf-initiatives-pour-annoncer-le-handicap</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>757</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelle que soit l'origine du handicap, sa r&#233;v&#233;lation &#8211; lors de la grossesse, en p&#233;riode n&#233;onatale, au cours du d&#233;veloppement de l'enfant ou &#224; l'&#226;ge adulte - a un impact majeur sur la personne concern&#233;e et son entourage. Un soutien et un accompagnement adapt&#233;s sont n&#233;cessaires tout au long de ce processus &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le documentaire &#171; Annoncer un handicap&#8230; oui mais comment ? &#187;, la Fondation de France pr&#233;sente neuf initiatives qui contribuent &#224; l'am&#233;lioration de l'annonce du handicap et de l'accompagnement des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-757-" rel="tag"&gt;757&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelle que soit l'origine du handicap, sa r&#233;v&#233;lation &#8211; lors de la grossesse, en p&#233;riode n&#233;onatale, au cours du d&#233;veloppement de l'enfant ou &#224; l'&#226;ge adulte - a un impact majeur sur la personne concern&#233;e et son entourage. Un soutien et un accompagnement adapt&#233;s sont n&#233;cessaires tout au long de ce processus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le documentaire &#171; Annoncer un handicap&#8230; oui mais comment ? &#187;, la Fondation de France pr&#233;sente neuf initiatives qui contribuent &#224; l'am&#233;lioration de l'annonce du handicap et de l'accompagnement des familles touch&#233;es. Il m&#234;le t&#233;moignages de parents et de professionnels. La m&#232;re de Laurent a appris par t&#233;l&#233;phone l'accident de son fils. &#192; l'h&#244;pital, l'&#233;quipe lui annonce qu'une l&#233;sion de la colonne vert&#233;brale et de la moelle &#233;pini&#232;re emp&#234;chera Laurent de marcher. La m&#232;re de Simon s'est sentie compl&#232;tement abandonn&#233;e par le personnel hospitalier &#224; la naissance de son fils trisomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233; les professionnels t&#233;moignent de leur d&#233;tresse face &#224; ce type de situation. La Fondation de France met donc en lumi&#232;re ces initiatives pour leur pragmatisme et la qualit&#233; des &#233;changes &#233;tablis entre familles et professionnels. Avec la brochure &#171; Paroles de parents &#187;, l'association Les Papillons blancs de Lille livre les t&#233;moignages et les photos de parents d'enfants trisomiques pour aider les familles vivant la m&#234;me chose. Le CHU de Nice a am&#233;nag&#233; une salle pour accueillir les familles d'enfants handicap&#233;s. Un endroit confidentiel et chaleureux o&#249; elles peuvent recevoir une &#233;coute, se reposer, pr&#233;parer un repas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association nationale des &#233;quipes contribuant &#224; l'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (ANECAMS) a &#233;dit&#233; une brochure d'information en direction des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes et du personnel hospitalier pour les aider &#224; poser un diagnostic pr&#233;coce et &#224; orienter les familles. Le conseil g&#233;n&#233;ral de Meurthe et Moselle a mis en place la ligne All&#244; Petite Enfance pour l'&#233;coute et l'orientation des familles confront&#233;es au handicap d'un enfant. En Gironde, trois m&#232;res dont le b&#233;b&#233; est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; la naissance ont cr&#233;&#233; AANNA, un lieu d'accueil pour les parents confront&#233;s &#224; la m&#234;me souffrance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Annoncer le handicap&#8230; oui mais comment ? La preuve par neuf initiatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film de Jean-Marc Faure &#8211; VHS. Dur&#233;e : 26mn, 2004. &lt;a href=&#034;http://www.fdf.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Fondation de France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La loi Sarkozy a pr&#233;caris&#233; la prostitution</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-loi-Sarkozy-a-precarise-la-prostitution</link>
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		<dc:date>2005-06-15T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>757</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dossier : La prostitution La loi Sarkozy a pr&#233;caris&#233; la prostitutionEntretien avec Monique Micha&#235;lis, responsable de l'association Gris&#233;lidis &#224; ToulouseT&#233;moignages de professionnels et de prostitu&#233;esExclusion Entretien avec Nicole Maestracci : Pour un droit au logement opposableFormation Le th&#233;&#226;tre au service de la formation d'&#233;ducateurLivres C&#339;ur de femmes - Mona Chasserio15 millions d'enfants &#224; d&#233;fendre - Claire BrissetChroniques de J.-M. Servin et L. BarganeRebondsCulture Travaux, un film de Brigitte (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton687-ce1ce.jpg?1693570396' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : La prostitution&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La loi Sarkozy a pr&#233;caris&#233; la prostitution&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Monique Micha&#235;lis, responsable de l'association Gris&#233;lidis &#224; Toulouse&lt;/li&gt;&lt;li&gt;T&#233;moignages de professionnels et de prostitu&#233;es&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Exclusion&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Nicole Maestracci : Pour un droit au logement opposable&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formation&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le th&#233;&#226;tre au service de la formation d'&#233;ducateur&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;C&#339;ur de femmes - Mona Chasserio&lt;/li&gt;&lt;li&gt;15 millions d'enfants &#224; d&#233;fendre - Claire Brisset&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de J.-M. Servin et L. Bargane&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Travaux, un film de Brigitte Ro&#252;an&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Faits de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La pr&#233;carisation de la soci&#233;t&#233; inqui&#232;te davantage les associations que les pouvoirs publics&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C&#339;ur de femmes. Mon engagement aux c&#244;t&#233;s des femmes de la rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Coeur-de-femmes-Mon-engagement-aux-cotes-des-femmes-de-la-rue</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>757</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ouvrage que nous propose ici Mona Chasserio s'impose par son humanisme, sa sensibilit&#233; et son intensit&#233;. Une fois commenc&#233;, il est difficile au lecteur de le refermer, avant d'en avoir lu la derni&#232;re page. L'auteur nous d&#233;crit d'abord son curieux itin&#233;raire d'&#233;pouse, de m&#232;re de famille et de salari&#233;e qui abandonne tout pour, &#224; quarante ans, aller &#224; la rencontre des sans domicile fixe. Si elle se fait tr&#232;s vite accepter, c'est parce qu'elle les regarde &#171; comme des hommes et des femmes &#224; part enti&#232;re &#187; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton688-bf4b8.jpg?1693570396' width='104' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage que nous propose ici Mona Chasserio s'impose par son humanisme, sa sensibilit&#233; et son intensit&#233;. Une fois commenc&#233;, il est difficile au lecteur de le refermer, avant d'en avoir lu la derni&#232;re page.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'auteur nous d&#233;crit d'abord son curieux itin&#233;raire d'&#233;pouse, de m&#232;re de famille et de salari&#233;e qui abandonne tout pour, &#224; quarante ans, aller &#224; la rencontre des sans domicile fixe. Si elle se fait tr&#232;s vite accepter, c'est parce qu'elle les regarde &#171; comme des hommes et des femmes &#224; part enti&#232;re &#187; (p.50).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le spectacle qu'elle d&#233;couvre a de quoi provoquer la r&#233;pulsion : une odeur ind&#233;finissable qui d&#233;gage des effluves &#226;pres, terreuses, acides, des milliers de poux, des cheveux coll&#233;s par des plaques jaunes, des corps objet de d&#233;mangeaisons perp&#233;tuelles, des plaies, des ulc&#232;res, de peaux n&#233;cros&#233;es&#8230; &#171; Certains de mes amis de la rue &#233;taient r&#233;duits &#224; l'&#233;tat de pourriture humaine &#187; (p.59). Derri&#232;re ces corps ravag&#233;s, une terrible d&#233;tresse psychique : une hypersensibilit&#233;, une grande fragilit&#233; int&#233;rieure, une b&#233;ance d'amour, une carence de rep&#232;res affectifs que viennent combler les prises d'alcool, de drogue ou de m&#233;dicaments qui toutefois ne permettent que temporairement d'&#233;chapper &#224; une m&#233;lancolie r&#233;currente. &#171; Ces corps ab&#238;m&#233;s, ces &#226;mes meurtries m'&#233;voquaient un champ de ruines o&#249; toute vie &#233;tait an&#233;antie : plus d'ordre, plus de sens, plus d'harmonie &#187; (p.78).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, Mona Chasserio en acqui&#232;rt vite la conviction : ces &#234;tres &#224; la d&#233;rive peuvent rena&#238;tre pour peu que l'on cr&#233;e des lieux d'accueil adapt&#233;s et surtout qu'on change notre regard sur eux. En 1992, elle fonde C&#339;ur de femmes qui se fixe comme objectif de travailler avec les femmes vivant dans la rue, pour qui rien n'est propos&#233;. Petit &#224; petit, l'association est reconnue et obtient des aides. Elle loue &#224; la SNCF en 1993 une b&#226;tisse, rue Fulton &#224; Paris. S'y &#233;labore une vie communautaire qui propose une restructuration progressive, s'appuyant tant sur la red&#233;couverte d'habitudes rituelles, que sur des ateliers de revalorisation personnelle et de reprise de confiance en soi. Mais ce qui est essentiel c'est la rencontre avec des accompagnants qui sont disponibles pour tenter de comprendre la souffrance et aider &#224; remonter le n&#339;ud des probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela implique de d&#233;sapprendre les sch&#233;mas acquis et d'accepter d'&#234;tre d&#233;stabilis&#233;, en sachant transformer les peurs et &#233;motions re&#231;ues en capacit&#233; &#224; identifier l'&#233;nergie que l'autre renvoie. Cela signifie &#233;couter, (en entendant, au-del&#224; des mots, l'ombre des mots, gr&#226;ce &#224; l'oreille du c&#339;ur), ressentir ce qui se joue chez l'autre (en sachant adapter en permanence son comportement) et accompagner (en se pla&#231;ant en &#233;tat de bienveillance et d'ouverture). Ce dont il s'agit alors ce n'est ni de victimiser, ni d'infantiliser, mais &#171; d'aider l'autre &#224; rena&#238;tre et &#224; faire &#233;merger toutes les qualit&#233;s qu'il porte en lui &#187; (p.138).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Audibert, 2005 (224 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>15 millions d'enfants &#224; d&#233;fendre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/15-millions-d-enfants-a-defendre</link>
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		<dc:date>2005-06-15T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droits de l'enfant</dc:subject>
		<dc:subject>757</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Longtemps n&#233;glig&#233;, l'enfant est aujourd'hui parfois transform&#233; en produit d'une impulsion, en compagnon de vie ou en pr&#233;texte au raccommodage du couple. Investi comme signe ostentatoire d'&#233;panouissement personnel, d'&#233;quilibre familial ou de r&#233;ussite, il doit r&#233;pondre aux d&#233;sirs tr&#232;s pr&#233;cis de ses parents. Malheur &#224; lui, s'il d&#233;&#231;oit en n'&#233;tant pas conforme &#224; leurs attentes. La prise en compte de l'enfant pour lui-m&#234;me constitue une mutation culturelle. _ Une poign&#233;e d'id&#233;alistes se sont battus pendant pr&#232;s d'un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton689-b4386.jpg?1693570396' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Longtemps n&#233;glig&#233;, l'enfant est aujourd'hui parfois transform&#233; en produit d'une impulsion, en compagnon de vie ou en pr&#233;texte au raccommodage du couple. Investi comme signe ostentatoire d'&#233;panouissement personnel, d'&#233;quilibre familial ou de r&#233;ussite, il doit r&#233;pondre aux d&#233;sirs tr&#232;s pr&#233;cis de ses parents. Malheur &#224; lui, s'il d&#233;&#231;oit en n'&#233;tant pas conforme &#224; leurs attentes. La prise en compte de l'enfant pour lui-m&#234;me constitue une mutation culturelle. _ Une poign&#233;e d'id&#233;alistes se sont battus pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, pour que sa place lui soit reconnue. La Convention internationale des droits de l'enfant en est une illustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cons&#233;quence de cette nouvelle perception, la cr&#233;ation d'un m&#233;diateur lui est consacr&#233;e. Certes, Oslo l'avait d&#233;j&#224; fait en 1981 et quand la France se dota d'une telle fonction, onze pays d'Europe l'avaient pr&#233;c&#233;d&#233;e. C'est gr&#226;ce au poids de Laurent Fabius, alors pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale qu'est vot&#233;e la loi du 6 mars 2000, qui l'institue. C'est Claire Brisset qui est choisie pour occuper la charge de ce qui va prendre le titre de D&#233;fenseure des enfants. Premier r&#244;le : recevoir les plaintes des mineurs et v&#233;rifier si leur droit a bien &#233;t&#233; respect&#233; dans les proc&#233;dures auxquelles ils sont confront&#233;s. Seconde mission, porter un regard critique sur la situation des droits de l'enfant dans le pays et formuler toute proposition d'am&#233;lioration, un rapport &#233;tant remis au Pr&#233;sident de la R&#233;publique chaque 20 novembre (anniversaire de la signature de la Convention).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire Brisset, qui a entam&#233; sa derni&#232;re ann&#233;e &#224; ce poste non renouvelable, nous dresse ici un premier bilan de son action. Pr&#232;s de 1 500 plaintes lui parviennent chaque ann&#233;e. Avec comme premi&#232;re raison, des difficult&#233;s li&#233;es aux conflits familiaux, les couples parentaux s'entre-d&#233;chirant sur le dos de leurs enfants. La seconde source de saisine provient de l'&#233;cole. Cela concerne d'abord la toute petite minorit&#233; d'enseignants qui continue &#224; utiliser les mauvais traitements comme outil p&#233;dagogique. C'est ensuite les dizaines de milliers d'enfants non scolaris&#233;s, car porteurs de handicaps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est enfin, la p&#233;dagogie inadapt&#233;e qui place les 500 000 &#233;l&#232;ves d'une m&#234;me g&#233;n&#233;ration face &#224; l'obligation d'entrer dans le m&#234;me moule. Deux &#226;ges sont particuli&#232;rement cibl&#233;s par la d&#233;fenseure : la petite enfance et les d&#233;g&#226;ts commis par l'admission des petits de deux ans en maternelle et l'adolescence face &#224; laquelle la n&#233;cessaire coordination des professionnels a encore bien des progr&#232;s &#224; accomplir. L'&#233;chec scolaire est aussi &#224; rechercher du c&#244;t&#233; de la grande pauvret&#233; qui touche de un &#224; deux millions d'enfants, rappelle-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre constat accablant : 400 juges des enfants pour 200 000 dossiers, soit un magistrat pour&#8230; 500 situations. Si la situation de l'enfant est loin d'&#234;tre catastrophique, il reste encore du chemin &#224; parcourir pour que ses droits soient respect&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Albin Michel, 2005 (290 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pr&#233;carisation de la soci&#233;t&#233; inqui&#232;te davantage les r&#233;seaux associatifs que les pouvoirs publics</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-precarisation-de-la-societe-inquiete-davantage-les-reseaux-associatifs-que-les-pouvoirs-publics</link>
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		<dc:date>2005-06-15T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>757</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un nouvel &#233;lan ? Dans un appel sign&#233; fin mai au Conseil &#233;conomique et social, le collectif Alerte entendait passer une vitesse sup&#233;rieure dans la lutte contre l'exclusion. En pr&#233;vision d'une Conf&#233;rence de la famille esp&#233;r&#233;e, deux grands r&#233;seaux, la Fnars et l'Unaf, croisent leurs regards sur les familles fragilis&#233;es. &#192; quand une vraie mobilisation des pouvoirs publics ? On peut douter que le r&#233;cent programme de gouvernement de Villepin vienne infl&#233;chir la tendance &lt;br class='autobr' /&gt;
En mai dernier, le Conseil national des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un nouvel &#233;lan ? Dans un appel sign&#233; fin mai au Conseil &#233;conomique et social, le collectif Alerte entendait passer une vitesse sup&#233;rieure dans la lutte contre l'exclusion. En pr&#233;vision d'une Conf&#233;rence de la famille esp&#233;r&#233;e, deux grands r&#233;seaux, la Fnars et l'Unaf, croisent leurs regards sur les familles fragilis&#233;es. &#192; quand une vraie mobilisation des pouvoirs publics ? On peut douter que le r&#233;cent programme de gouvernement de Villepin vienne infl&#233;chir la tendance&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mai dernier, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale (CNLE) rendait un avis sur le rapport de la commission Familles, vuln&#233;rabilit&#233;, pauvret&#233;, lui-m&#234;me remis au gouvernement le 21 avril en vue de la pr&#233;paration de la Conf&#233;rence nationale de la famille. Le rapport Hirsch (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Eradiquer-la-pauvrete-des-enfants-en-France-d-ici-a-2020' class='spip_in'&gt;cf. LS n&#176; 752&lt;/a&gt;) proposait qu'un revenu de solidarit&#233; active (RSA) int&#232;gre toutes les sources de revenus qui composent les ressources de la famille : minima sociaux (RMI, ASS, API), aides fiscales (prime pour l'emploi, etc.), aides au logement&#8230; L'&#233;crit &#233;tait d'ailleurs suivi un mois plus tard d'une autre &#233;tude sur les minima sociaux sign&#233;e par la s&#233;natrice Val&#233;rie L&#233;tard, dont les conclusions confirmaient pour l'essentiel le constat de la dimension perverse des effets de seuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CNLE exprime son accord avec l'objectif chiffr&#233; et dat&#233; (d'ici &#224; 2020) d'&#233;radication de la pauvret&#233; des enfants &#233;mis dans le rapport Hirsch, soulignant la convergence de vue avec le rapport du Conseil &#233;conomique et social (CES) intitul&#233; L'acc&#232;s de tous aux droits de tous, par la mobilisation de tous. Pour l'heure, il soumet les quinze pr&#233;conisations aux deux groupes de travail r&#233;cemment cr&#233;&#233;s : &#171; Pr&#233;venir pour mieux lutter contre les exclusions &#187; et &#171; Pilotage et articulation des politiques de lutte contre les exclusions d&#233;finies aux niveaux europ&#233;en, national et local &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mois apr&#232;s mois et rubrique apr&#232;s rubrique, depuis bient&#244;t deux ans, &lt;a href=&#034;http://www.inegalites.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;l'Observatoire des in&#233;galit&#233;s&lt;/a&gt; fait, lui, le tour des injustices sociales. Dans sa livraison de juin, il remarque avec int&#233;r&#234;t &#8212; et une certaine ironie &#8212; que pas moins de deux ministres sont nomm&#233;s contre les in&#233;galit&#233;s : Azouz Begag, d'une part, d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la promotion de l'&#233;galit&#233; des changes, parlant d'op&#233;rer un tour de France des in&#233;galit&#233;s pour identifier &#171; les principaux blocages &#187; (&#171; L'op&#233;ration risque d'&#234;tre relativement longue &#187;, raille la Lettre de l'Observatoire) ; Catherine Vautrin, d'autre part, d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Coh&#233;sion sociale et &#224; la parit&#233;. Mais &#171; pour quoi faire ? &#187; poursuit, acerbe, l'Observatoire : &#171; Il n'est pas certain qu'ils arrivent &#224; emp&#234;cher les baisses d'imp&#244;ts favorables aux cat&#233;gories ais&#233;es, ou l'introduction de fili&#232;res en troisi&#232;me pr&#233;vue &#224; la rentr&#233;e&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Peut-on vraiment relancer la lutte contre l'exclusion ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si trois millions et demi de personnes en France, soit 6 % de la population, vivent sous le seuil de pauvret&#233; fran&#231;ais, ce sont sept millions (12 % de la population) qui vivent, sur le m&#234;me territoire, en dessous du seuil de pauvret&#233; europ&#233;en (60 % du revenu m&#233;dian, contre 50 % dans le premier cas). Un million de b&#233;n&#233;ficiaires du RMI et 4, 7 millions de la CMU, 10 % de la population active au ch&#244;mage avec un ch&#244;meur sur deux non indemnis&#233;, six millions de personnes en situation de surendettement, un million en attente de logement social et trois millions de mal log&#233;s. D'&#233;vidence, le pays va mal mais, en &#233;largissant le regard, on d&#233;nombre soixante millions de pauvres en Europe, soit 15 % de la population des 25 &#233;tats membres (d'apr&#232;s Eurostat et sur la base de 60 % du revenu m&#233;dian).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif Alerte&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Alerte - c/o Uniopss - 133 rue Saint-Maur - 75541 Paris cedex 11. T&#233;l. 01 53 (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui r&#233;unit quarante et une f&#233;d&#233;rations et associations de lutte contre l'exclusion, signait le 26 mai un appel avec cinq syndicats, mais aussi avec le Mouvement des entreprises de France et la Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des petites et moyennes entreprises (Medef et CGPME). Tous se sont engag&#233;s &#224; faire davantage que &#171; r&#233;parer et accompagner &#187;, en essayant de &#171; pr&#233;venir &#187; en amont, et de faire en sorte que la lutte contre la pauvret&#233; rejoigne &#171; la politique de r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s &#187;. On ne peut qu'esp&#233;rer que tout cela ne reste pas virtuel, avec des partenaires sociaux dont certains ne jurent que par la croissance &#233;conomique. Les signataires sont appel&#233;s &#224; concr&#233;tiser leur engagement. L'affaire est &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, deux grands r&#233;seaux, celui de la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars) &#8212; qui compte actuellement 15 000 enfants dans ses centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) &#8212; et celui de l'Union nationale des associations familiales (Unaf)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Fnars - 76 rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 Paris. T&#233;l. 01 48 01 82 00 (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont crois&#233; fin mai leurs regards respectifs sur le th&#232;me des &#171; familles fragilis&#233;es &#187;. Y a &#233;t&#233; notamment soulign&#233; le fort lien entre la pr&#233;carisation des familles et la politique de l'emploi d'une part, l'amplification des in&#233;galit&#233;s d'autre part&#8230; Nicole M&#230;stracci, pr&#233;sidente de la Fnars, y a rappel&#233; que l'action communautaire ne faisait pas encore v&#233;ritablement partie du travail social en France aujourd'hui, que l'acc&#232;s aux droits pour les plus d&#233;munis &#233;tait inexistant, qu'il y avait au final une &#171; r&#233;organisation totale &#224; faire &#187;. Les deux r&#233;seaux &#171; aux histoires diff&#233;rentes mais d&#233;cid&#233;es &#224; agir un peu plus de concert &#187; ont tenu &#224; rappeler aux pouvoirs publics leurs deux messages prioritaires : l'urgence dans le domaine du logement social, et une gestion &#171; plus fine &#187; des minima sociaux et de l'activit&#233; professionnelle. Villepin saura-t-il entendre le message ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alerte - c/o Uniopss - 133 rue Saint-Maur - 75541 Paris cedex 11. T&#233;l. 01 53 36 35 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fnars - 76 rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 Paris. T&#233;l. 01 48 01 82 00&lt;br class='manualbr' /&gt;Unaf - 28 place Saint-Georges - 75009 Paris. T&#233;l. 01 49 95 36 00.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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