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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les lieux de vie : de l'utopie &#224; la reconnaissance institutionnelle</title>
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		<dc:subject>Lieu de vie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Fini le maquis des ann&#233;es soixante-dix : ces microstructures d'accueil voient leur sp&#233;cificit&#233; respect&#233;e et int&#232;grent de plein droit le dispositif de l'action m&#233;dico-sociale. Cette l&#233;gitimit&#233; est le fruit d'une mobilisation sans faille des organisations repr&#233;sentatives des lieux d'accueils non traditionnels et de leurs partenaires. Cependant certains points restent en d&#233;bat, comme le statut des permanents, leur reconnaissance professionnelle, et le financement de l'accueil des personnes en difficult&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-756-" rel="tag"&gt;756&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fini le maquis des ann&#233;es soixante-dix : ces microstructures d'accueil voient leur sp&#233;cificit&#233; respect&#233;e et int&#232;grent de plein droit le dispositif de l'action m&#233;dico-sociale. Cette l&#233;gitimit&#233; est le fruit d'une mobilisation sans faille des organisations repr&#233;sentatives des lieux d'accueils non traditionnels et de leurs partenaires. Cependant certains points restent en d&#233;bat, comme le statut des permanents, leur reconnaissance professionnelle, et le financement de l'accueil des personnes en difficult&#233; d'insertion sociale. Malgr&#233; tout, ce n'est pas le projet politique fondateur des lieux de vie qui semble valid&#233; ici, mais bien plut&#244;t des savoir-faire en mati&#232;re d'insertion. Bilan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lieux de vie apparaissent dans les ann&#233;es 70, dans la mouvance des courants de pens&#233;es qui pr&#244;nent une psychiatrie diff&#233;rente, communautaire, hors les murs de l'asile et inscrite de plein droit dans la cit&#233;. Se refusant &#224; r&#233;duire la personne &#224; son sympt&#244;me qu'il s'agirait d'isoler et de traiter, &#224; la suite d'un Deligny qui prouve que l'on peut vivre avec les fous plut&#244;t que pour eux, quelques pionniers accueillent sous leur toit ceux que l'on nomme d&#233;j&#224; les incasables : autistes, psychotiques, d&#233;linquants&#8230; Autour d'une vie communautaire et d'un vivre-avec : activit&#233;s li&#233;es &#224; la vie d'une ferme, d'un centre &#233;questre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des probl&#233;matiques est un principe. Il ne s'agit pas de recr&#233;er des ghettos, mais plut&#244;t de permettre aux accueillis d'apprendre &#224; communiquer avec les diff&#233;rences de chacun. Et puis se rassembler autour de valeurs comme le partage, l'amour, la f&#234;te. La vie en somme. C'est dans les ann&#233;es 80 que les lieux de vie vont se regrouper sous forme de collectif ou d'association afin de sortir d'un isolement qui les fragilise. L'Association pour l'&#233;tude et la promotion des structures interm&#233;diaires (ASEPSI)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; la diff&#233;rence des autres, regroupe des lieux d'accueil mais &#233;galement leurs (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; voit le jour en 1978, le Collectif du r&#233;seau alternatif, fond&#233; par Claude Sigala en 1982, le Groupe d'&#233;changes et de recherches sur les pratiques en lieux d'accueil (GERPLA)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Regroupement majoritaire rassemblant 80 lieux d'accueil' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 1984, Foyer d'accueil et de soutien temporaire sud Aveyron (FASTE) en 1984. Et c'est dans un double mouvement &#8211; la volont&#233; des lieux de vie de voir leur existence et leur travail reconnus et l'int&#233;r&#234;t des pouvoirs publics &#224; contr&#244;ler ces structures d'accueil &#8211; que textes et mesures r&#233;glementaires vont peu &#224; peu rationaliser l'activit&#233; des lieux de vie et lieux d'accueil non traditionnels (LV-LA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circulaire Georgina Dufoix en 1983 est la premi&#232;re &#224; tenter de d&#233;finir un cadre l&#233;gal en pr&#233;conisant trois statuts qui permettent l'accueil : celui d'assistant maternel, celui d'&#233;tablissement ou de tiers digne de confiance. Mais ce sont des statuts par d&#233;faut. &#192; leur niveau, les conseils g&#233;n&#233;raux qui sont comp&#233;tents en mati&#232;re d'action sociale vont, au cas par cas, &#171; bricoler &#187; des formules d'agr&#233;ment, sorte de couverture juridique. Mais il faut attendre la loi de 2002-2, et son d&#233;cret d'application sp&#233;cifique en d&#233;cembre 2004 pour voir les lieux de vie rentrer de plein droit dans le dispositif de l'action m&#233;dico-sociale (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Un-nouveau-cadre-juridique-pour-les-lieux-de-vie' class='spip_in'&gt;lire le cadre juridique&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Maintenir un dialogue pour &#233;viter l'enfermement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La F&#233;d&#233;ration nationale des lieux de vie (FNLV)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='FNLV - 70-72, rue Orfila - 75020 Paris. mail : fnlv@wanadoo.fr Cr&#233;&#233;e en 2003, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se f&#233;licite d'une loi qui respecte la singularit&#233; des LV-LA. Pour Jean-Marc Antoine, vice-pr&#233;sident de la FNLV et pr&#233;sident de l'ASEPSI, elle ent&#233;rine l'existant et favorise son d&#233;veloppement. R&#233;sultat obtenu gr&#226;ce &#224; la mobilisation conjointe des instances repr&#233;sentatives des LV-LA et de leurs partenaires : services placeurs, Aide sociale &#224; l'enfance (ASE), Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), syndicats de magistrats, psychiatrie, CEMEA, ainsi que des repr&#233;sentants de l'&#201;tat et des conseils g&#233;n&#233;raux convaincus de l'utilit&#233; de telles r&#233;ponses. Ce dialogue transversal reste d'actualit&#233;. Y compris avec les familles et les accueillis. Conna&#238;tre les logiques de chacun pour &#233;viter les cloisonnements propices &#224; l'autosatisfaction ou &#224; la plainte. Ainsi, la FNLV organisera-t-elle &#224; Paris en d&#233;cembre 2005 les deuxi&#232;mes assises nationales des lieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut combattre la tendance &#224; l'enfermement &#233;galement pr&#233;sente dans ces communaut&#233;s de lieux de vie. Ainsi, Claude Sigala affirme-t-il la n&#233;cessit&#233; d'ouverture sur la cit&#233;. Vivre avec oui, mais en participant pleinement &#224; la vie locale. Et comment pourrait-il en &#234;tre autrement lorsqu'on revendique une finalit&#233; d'insertion ? &#171; L'association loi 1901 me semble la forme juridique la plus adapt&#233;e parce que les permanents, en rendant des comptes au bureau, ne peuvent sombrer dans la toute-puissance &#187; explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lisabeth Kucza, adjointe au chef de bureau de l'ASE de Paris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Travaille avec environ 90 lieux de vie, pour 40 &#224; 60 placements sur (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#233;voque quant &#224; elle &#171; un accueil comme &#224; la maison, mais avec un projet &#233;ducatif qui s'appuie particuli&#232;rement bien sur l'environnement naturel et social &#187;. Ce qui convient &#224; des jeunes urbains qui trouvent l&#224; un cadre au calme o&#249; ils peuvent souffler. C'est pour des situations particuli&#232;res que l'indication LV-LA est pos&#233;e. Jamais en principe pour un premier placement ou par d&#233;faut de solutions. Mais pour des moments de vie o&#249; un jeune ne tient plus en place dans sa famille d'accueil ou dans son foyer. Ces lieux offrent alors un entre-deux, o&#249; apr&#232;s une crise le jeune peut se stabiliser, faire le point, et se prouver qu'en dehors de la scolarit&#233;, il peut faire quelque chose. Pour ensuite y retourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La moyenne de dur&#233;e des placements en lieux de vie est de six mois &#224; un an alors qu'en foyer elle s'&#233;l&#232;ve &#224; deux ans et plus en famille d'accueil. Ce qui correspond &#224; la vocation transitionnelle des LV-LA. Et il semble que la communication passe bien entre r&#233;f&#233;rents de l'ASE et lieux d'accueils. Martine Miret de la cellule appui &#233;valuation et contr&#244;le des &#233;tablissements souligne qu'une &#171; relation de confiance et une compr&#233;hension mutuelle autour des projets existent. Nous avons constitu&#233; un r&#233;seau. Un lieu qui ne communiquerait pas est un lieu qui ne pourrait durer. &#187; Et de poursuivre : &#171; La loi de 2002 et l'agr&#233;ment des conseils g&#233;n&#233;raux ont permis de faire le m&#233;nage, car les ann&#233;es 80 et 90 ont vu floraison de lieux, pas toujours tr&#232;s s&#233;rieux, ou avec des pratiques spartiates limites. Maintenant on va vers un assainissement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des chantiers pour les ann&#233;es &#224; venir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si l'entr&#233;e des LV-LA dans la loi semble faire l'unanimit&#233;, des probl&#232;mes demeurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le docteur Sadoul du CMP enfants adolescents d'Evry en Essonne d&#233;crit une situation peu idyllique : &#171; Nous utilisons les lieux de vie comme solutions alternatives en cas d'&#233;chec des solutions th&#233;rapeutiques traditionnelles, en h&#244;pital de jour par exemple. Mais nous manquons de places. Nous avons &#233;t&#233; oblig&#233;s d'envoyer un enfant autiste dans un lieu en Belgique. Les h&#244;pitaux qui adressent refusent de payer. La France est un pays de chronicit&#233;, o&#249; il existe trop de citadelles et de corporatismes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le financement des lieux de vie reste un point parfois d&#233;licat. Car, si tous fonctionnent au prix de journ&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Les lieux de vie qui &#233;taient assez libres pour n&#233;gocier leur prix de journ&#233;e (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le r&#232;glement est &#224; la charge des services r&#233;f&#233;rents. Le retard de paiement est fr&#233;quent, et certains se sont vus dans l'obligation de diversifier leurs financeurs pour ne pas &#234;tre pris &#224; la gorge. Le d&#233;cret de d&#233;cembre 2004 &#233;largit l'accueil aux adultes en difficult&#233; d'insertion sociale. C'est tr&#232;s positif pour Jean-Marc Antoine, car bon nombre d'entre eux pourraient b&#233;n&#233;ficier de ce type de prise en charge. Mais les montages de financement restent &#224; trouver, car rien n'est pr&#233;vu pour l'instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre chantier en cours, le statut des permanents. Il reste encore d&#233;fini par d&#233;faut, assistants maternels, travailleurs ind&#233;pendants, agriculteurs. Celui d'&#233;ducateur familial, que l'on trouve dans les villages d'enfants, pourra &#234;tre demand&#233; par les permanents qui le souhaitent. La position de la FNLV est de permettre tout statut figurant d&#233;j&#224; dans les professions reconnues, qui doivent prendre en compte le d&#233;passement horaire li&#233; &#224; la particularit&#233; du vivre avec. Pour Denis Potin et Gilles Potfer du GERPLA, le cr&#233;dit accord&#233; &#224; la pratique d'accueil en LV-LA doit s'accompagner d'une reconnaissance professionnelle des permanents. Celle-ci pourrait &#234;tre favoris&#233;e par la formation, d'autant plus qu'il existe une r&#233;elle demande en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une commission r&#233;fl&#233;chit &#224; un cursus transversal (&#233;ducation / sant&#233; / social et gestion) au plus proche des besoins du demandeur, reli&#233; &#224; un projet d'accueil particulier. Le compagnonnage dans diff&#233;rents lieux de vie semble retenu. Formation de deux ans, professionnalisante plut&#244;t que qualifiante, un dipl&#244;me de niveau 3 &#233;tant cependant &#233;voqu&#233;. &#192; la FNLV, il existe des divergences quant &#224; cette question. S'il faut effectivement penser &#224; une formation garantissant une &#233;thique d'accueil, elle ne doit pas devenir une condition imp&#233;rative pour ouvrir un lieu de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les LV-LA ont certainement &#224; gagner d'un rapprochement avec les Instituts de recherche en travail social (IRTS). Cela permettrait un collectage et une analyse de pratiques riches et singuli&#232;res. Car la transmission, au bout de 35 ans d'existence est loin d'&#234;tre assur&#233;e. Elle se fait au coup par coup, par l'arriv&#233;e de nouveaux permanents ou de stagiaires &#233;ducateurs. Claude Sigala a ainsi assur&#233; la p&#233;rennit&#233; du Coral, aujourd'hui anim&#233; par un ex-directeur d'Emma&#252;s Marseille. Quelques interventions se font dans les &#233;coles d'&#233;ducateurs. Mais des lieux disparaissent aussi avec le d&#233;part en retraite de leurs fondateurs. Et il est plut&#244;t rare que les enfants reprennent le flambeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que le cousinage avec les penseurs et les chercheurs est plut&#244;t pauvre au regard des d&#233;buts (Foucault, Cooper, Lain&#233;, Tomkiewicz, Dolto, Bonnaf&#233;, Mannoni, Deleuze Guattari) pour ne citer que ceux-l&#224;. C'est que l'alternative est pass&#233;e de mode. D'apr&#232;s le philosophe Miguel Benassayag, les mouvements d'&#233;mancipation se sont essouffl&#233;s : s'ils ont contribu&#233; &#224; casser 70 % de l'appareil r&#233;pressif de la psychiatrie, la fermeture des lits d'h&#244;pitaux n'a pas &#233;t&#233; contrebalanc&#233;e par une proposition suffisante de suivis alternatifs dans la cit&#233;. Par manque de volont&#233; politique. Les malades se retrouvent &#224; la rue, en prison&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique de 2004 sur les troubles psychiques en prison (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ou &#224; la charge de leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette soci&#233;t&#233; n&#233;olib&#233;rale, on assiste &#224; une restauration r&#233;actionnaire sur tous les plans. Les gens demandent &#224; &#234;tre surveill&#233;s. C'est l'&#232;re de la vid&#233;o surveillance, des puces sous-cutan&#233;es, du loft. La psychanalyse ne fait plus recette, au temps des mol&#233;cules et des neurosciences. Claude Sigala pensait que l'exp&#233;rience r&#233;volutionnaire des lieux de vie allait faire t&#226;che d'huile et transformer la soci&#233;t&#233;. Ils sont 500 aujourd'hui, pour beaucoup revenus &#224; un accueil sp&#233;cialis&#233; ; le regard sur la folie, lui n'a pas chang&#233;. L'utopie a trouv&#233; place dans les textes de lois, mais qu'en est-il dans les esprits ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; la diff&#233;rence des autres, regroupe des lieux d'accueil mais &#233;galement leurs partenaires. Edite un r&#233;pertoire des structures interm&#233;diaires recensant 750 adresses d'alt&#233;rit&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;ASEPSI - 12, rue Denis Diderot 93170 Bagnolet. Tel. 01 43 62 00 22 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:as.e.p.s.i-trans@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;as.e.p.s.i-trans@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Regroupement majoritaire rassemblant 80 lieux d'accueil&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;FNLV - 70-72, rue Orfila - 75020 Paris. mail : &lt;a href=&#034;mailto:fnlv@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;fnlv@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Cr&#233;&#233;e en 2003, &#224; la suite du collectif des regroupements de lieux de vie, pour &#234;tre interlocuteur l&#233;gal et repr&#233;sentatif aupr&#232;s des pouvoirs publics, elle est compos&#233;e d'associations r&#233;gionales de regroupements. FASTE sud Aveyron n'y adh&#233;rera pas ainsi que L'Ethique Freudienne Et Pratiques Sociale, un autre collectif&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Travaille avec environ 90 lieux de vie, pour 40 &#224; 60 placements sur 5000&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les lieux de vie qui &#233;taient assez libres pour n&#233;gocier leur prix de journ&#233;e vont &#234;tre soumis prochainement au d&#233;cret de tarification le fixant &#224; 110 e par jour. Une enveloppe suppl&#233;mentaire pour projets particuliers pourra &#234;tre demand&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique de 2004 sur les troubles psychiques en prison d&#233;montre que le nombre psychotiques en d&#233;tention est 10 fois plus important qu'en population g&#233;n&#233;rale&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les Lieux de vie : de l'utopie &#224; la reconnaissance institutionnelle</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-Lieux-de-vie-de-l-utopie-a-la-reconnaissance-institutionnelle-8906</link>
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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton8906-a6b5a.png?1694178287' width='103' height='150' /&gt;
		
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		<title>Parcours d'un lieu de vie</title>
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		<dc:subject>Lieu de vie</dc:subject>
		<dc:subject>756</dc:subject>

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&lt;p&gt;Fran&#231;oise et Jean Navineau accueillent des personnes en difficult&#233; sous leur toit depuis plus de 30 ans. La nature et le cheval sont au centre de la vie qu'ils proposent. Mais d'autres id&#233;es germent dans leur esprit inventif et entreprenant telle celle d'un bus itin&#233;rant, un &#171; s&#233;same nomade &#187; comme ils l'appellent. Ils croient &#224; l'intuition plus qu'&#224; la formation. En tout cas leur ferme de Changy est lieu de vie agr&#233;&#233; depuis 1973 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous n'&#234;tes pas incommod&#233; par les poils de chien, j'esp&#232;re ? &#187; Pass&#233; le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;oise et Jean Navineau accueillent des personnes en difficult&#233; sous leur toit depuis plus de 30 ans. La nature et le cheval sont au centre de la vie qu'ils proposent. Mais d'autres id&#233;es germent dans leur esprit inventif et entreprenant telle celle d'un bus itin&#233;rant, un &#171; s&#233;same nomade &#187; comme ils l'appellent. Ils croient &#224; l'intuition plus qu'&#224; la formation. En tout cas leur ferme de Changy est lieu de vie agr&#233;&#233; depuis 1973&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Vous n'&#234;tes pas incommod&#233; par les poils de chien, j'esp&#232;re ? &#187; Pass&#233; le portail, une meute bondissante nous accueille. Dans la cour ou pr&#233;sents dans la maison, petits ou gros, &#224; poils longs ou ras, ils en sont assur&#233;ment les h&#244;tes &#224; part enti&#232;re. &#171; Vous l'aurez compris, beaucoup de choses passent ici par les animaux &#187;, confirme Jean Navineau ; d'un soupir, le dogue allemand affal&#233; au coin de la table acquiesce paisiblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s des &#233;tudes de philosophie et d'histoire de l'art, j'&#233;tais un intello pr&#233;tentieux devenu incompr&#233;hensible des autres et de moi-m&#234;me. &#187; Un jour, en admiration devant un des nus qu'il a dessin&#233;, il prend conscience de l'inanit&#233; de sa vie. &#171; Peut-&#234;tre les chevaux vont t'apprendre qui tu es &#187; r&#233;agit alors ce fils de cavalier militaire. S'ensuit une gestation hippique de neuf mois, o&#249; il monte six &#224; sept heures par jour, se souvient-il. Jusqu'au jour o&#249; il ne veut plus contribuer &#224; transformer les chevaux en &#171; m&#233;caniques ab&#238;m&#233;es &#187;. Le cavalier saute alors &#224; terre : avec en poche un CAP agricole obtenu en autodidacte, il ach&#232;te une ferme dans le Lot pour y &#233;lever ses chevaux pr&#233;f&#233;r&#233;s, des anglo-arabes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#171; d'abord voir si j'ai des mains ! &#187; : agrobiologie, bio dynamique, fromages de ch&#232;vres et lapins en semi-libert&#233;, avec sa compagne Fran&#231;oise, ils s'essaient &#224; la vie d'agriculteur. Nous sommes l&#224; dans les ann&#233;es 70. Entre inconscience et obstination &#8212; &#171; J'essayais tel proc&#233;d&#233; et je voyais si &#231;a marchait &#187; &#8212;, la ferme est un lieu de passage. La culture bio et le mode de vie quelque peu libertaire attirent des routards, des anarchistes, des &#171; branleurs &#187; qui y s&#233;journent en &#233;change d'un coup de main. Mais les grands froids venus, la plupart regagnent la ville, car il ne fait pas bien chaud dans le Lot en hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une rencontre fortuite avec un routard sur le bord de la route, &#224; qui il donne &#224; manger et son num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, mais ne peut satisfaire sa demande d'embauche, lui vaut quelques jours plus tard un appel &#233;trange. Un juge de la ville voisine lui propose d'accueillir l'homme, ex-d&#233;tenu arr&#234;t&#233; en infraction d'assignation &#224; r&#233;sidence, faute de quoi il retournera en prison. L'affaire est cens&#233;e arranger tout le monde. Ainsi commence l'accueil des personnes en difficult&#233;. D'abord des sortants de prison, puis des toxicomanes et des malades mentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des probl&#233;matiques parfois tr&#232;s lourdes, le couple se positionne toujours de la m&#234;me mani&#232;re : tenter de percevoir les t&#226;ches qui pourraient convenir &#224; la personne concern&#233;e, en valorisant ses comp&#233;tences. Pour qu'il puisse, &#224; nouveau, se sentir utile. Pendant cette p&#233;riode, aucun service placeur ne leur proposera d'indemnisation. &#171; &#199;a me met en col&#232;re, derri&#232;re il y avait l'id&#233;e de main-d'&#339;uvre &#224; bon march&#233; &#187; rousp&#232;te aujourd'hui Jean Navineau. Et de poursuivre : &#171; Nous n'avons pas fait d'accueil par choix, on nous les fourguait. La soci&#233;t&#233; se d&#233;barrassait d'eux. Nous, c'&#233;tait quelque chose qu'on ne pouvait pas ne pas faire, les accueillir. &#199;a s'est trouv&#233; comme &#231;a. &#187; Jusqu'en 1987.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps naissent Mathias et J&#233;r&#233;mie. &#171; Pour eux c'&#233;tait naturel qu'il y ait d'autres personnes &#224; la maison, ils ont toujours connu &#231;a. &#187; En tant que parents, ils n'ont jamais craint pour la s&#233;curit&#233; de leurs enfants : &#171; Si nous avions pens&#233; que nous ne pouvions pas les prot&#233;ger, nous ne l'aurions pas fait. Nous avons confiance, d'ailleurs il n'y a jamais eu de clefs &#224; la maison, mais s'il y avait eu un probl&#232;me, j'&#233;tais pr&#234;t &#224; r&#233;agir imm&#233;diatement. &#187; Un jour ses fils l'appellent, ils ont vu des chasseurs sur les terres o&#249; paissent les chevaux. &#171; Je suis sorti avec la carabine et apr&#232;s les sommations, j'ai tir&#233; au-dessus de leurs t&#234;tes. &#187; Qui s'y frotte s'y pique !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'accueil au lieu de vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les gar&#231;ons grandissent et veulent devenir hommes de cheval. La r&#233;gion parisienne est plus favoris&#233;e sur le plan hippique, et le rapprochement s'impose. La ferme &#233;questre de La Varennes Changy (Loiret) ouvre ses portes en 1992. Une assistante sociale y oriente un jeune pour des stages et, de fil en aiguille, propose au couple Navineau un accueil &#224; l'ann&#233;e. Ils d&#233;couvrent alors qu'ils ont fait du &#171; lieu de vie &#187; pendant pr&#232;s de 18 ans, comme Monsieur Jourdain faisait, sans le savoir, de la prose. Cette fois-ci, un agr&#233;ment est demand&#233; aupr&#232;s du conseil g&#233;n&#233;ral. Le dossier comporte une description du projet ainsi qu'un budget pr&#233;visionnel. Et une commission se d&#233;place in situ pour v&#233;rifier les conditions d'accueil en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;. En 1993, la ferme de Changy&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ferme de Changy - Fran&#231;oise et Jean Navineau - 45290 Varennes Changy. Tel. (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, alors association loi 1901, devient lieu de vie agr&#233;&#233;, avec un prix de journ&#233;e avoisinant maintenant les 130 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) y envoie des jeunes jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es : aujourd'hui, ce sont surtout des placements de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) ou du service de psychiatrie infantile de l'h&#244;pital de la Salp&#234;tri&#232;re. Six gar&#231;ons y vivent, dont les plus anciens sont arriv&#233;s il y a six ans, voire davantage. Ceux qui le souhaitent pourront rester apr&#232;s leur majorit&#233;. En formation ou scolaris&#233;s pour la plupart &#224; l'ext&#233;rieur, tous participent n&#233;anmoins &#224; la vie de la ferme, qui tourne essentiellement autour des chevaux : entretien, toilettage, nourrissage, d&#233;bourrage et dressage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cheval est ici incontournable, c'est la passion de la maison, qui s'enorgueillit d'avoir form&#233; des cavaliers de haut niveau. J&#233;r&#233;mie et Mathias travaillent toujours &#224; l'entreprise familiale. Le premier exclusivement aupr&#232;s des chevaux, le second s'occupe &#233;galement du lieu de vie. Avec quatre autres permanents dont aucun ne vient des m&#233;tiers du social : &#171; Nous croyons plus &#224; l'intuition. Ne pas avoir de formation ne nous a jamais pos&#233; de probl&#232;mes. Si l'on a envie de transmettre, on transmet. &#187; Et Jean de citer une phrase du film de Fran&#231;ois Truffaut Jules et Jim, l'un des deux amis disant &#224; l'autre, &#224; propos de Catherine (interpr&#233;t&#233;e par Jeanne Moreau) : &#171; Elle enseigne &#224; qui la regarde &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'aura compris, l'accent est mis sur le savoir-&#234;tre, ce qui n'exclut pas les savoir-faire, bien au contraire. Ici, souplesse et r&#233;activit&#233; aux besoins sont de rigueur, ce qui n&#233;cessite une certaine polyvalence, de m&#234;me qu'une acuit&#233; particuli&#232;re &#224; d&#233;crypter les signaux de mal-&#234;tre que peuvent envoyer les jeunes. Acuit&#233; acquise, selon Jean, au contact des animaux, eux qui n'ont pas recours &#224; la parole. Est alors prononc&#233; le terme de &#171; relation fluide &#187;, en empathie avec l'autre. Ce qui n'exclut pas les rappels &#224; l'ordre, principalement lors de la r&#233;union hebdomadaire rassemblant accueillis et permanents autour de Fran&#231;oise, aujourd'hui responsable du lieu de vie. Depuis deux ans en effet, Jean s'attelle &#224; un autre projet. Un bus est gar&#233; fi&#232;rement devant le centre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du point fixe au point mobile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les services placeurs nous confient les enfants dans une dynamique professionnelle, on va trop vite, ils ne sont pas pr&#234;ts &#187;, d&#233;plore-t-il. D&#233;structur&#233;s, marqu&#233;s par l'&#233;chec, certains arrivent analphab&#232;tes et il faudrait qu'ils choisissent une formation ? C'est mettre la charrue avant les b&#339;ufs ! D'abord r&#233;veiller, r&#233;v&#233;ler, faire na&#238;tre des envies et les convaincre de leur potentiel &#224; entreprendre et r&#233;ussir. Faire br&#232;che dans la gangue de d&#233;valorisation dans laquelle ils sont enferm&#233;s. Provoquer un &#233;branlement qualitatif. Comment ? Par l'&#233;tonnement. Jean Navineau se r&#233;f&#232;re &#224; sa propre pratique, mais aussi aux travaux du psychologue Abraham Maslow, postulant qu'il existe chez tout individu un d&#233;sir de r&#233;alisation proc&#233;dant par bonds successifs &#224; la suite d'exp&#233;riences esth&#233;tiques et sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, aller &#224; la rencontre du patrimoine culturel et notamment des chefs-d'&#339;uvre de l'art roman et gothique (V&#233;zelay, Bourges&#8230;) : le responsable du lieu de vie se souvient d'un jeune ami&#233;nois condamn&#233; pour crime, qu'il accompagnait au retour d'une audience. Passant devant une cath&#233;drale, le gar&#231;on demande ce que c'est. Jean Navineau l'invite &#224; entrer. &#192; l'int&#233;rieur, il baisse spontan&#233;ment la voix et s'&#233;merveille des ornements architecturaux, rehauss&#233;s par les mots de l'&#171; &#233;ducateur &#187;, qui fournissent les explications n&#233;cessaires. Une fois dehors, la casquette de travers, il demandera &#224; en visiter d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les confronter &#224; des pratiques artistiques : Jean Navineau conna&#238;t (n'oublions pas que ses mains, &#233;veill&#233;es par le dessin, l'ont pouss&#233; &#224; s'&#233;prouver au contact de la mati&#232;re, le cheval d'abord, puis la terre). Histoire de voir si elles pouvaient faire na&#238;tre du mouvement, de la vie. Alors, il apprendra la mati&#232;re aux jeunes, par la m&#233;thode de Betty Edwards et une approche &#171; kin&#233;siologique &#187;, o&#249; aucun don n'est requis. Le but est d'aff&#251;ter la capacit&#233; &#224; voir la r&#233;alit&#233; et &#224; la repr&#233;senter. Or travailler sur le regard, c'est l'interroger et commencer &#224; changer sa perception du monde et de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lecture est une autre passion que l'homme entend partager avec les adolescents. La plupart y sont r&#233;fractaires parce qu'en &#233;chec scolaire et ayant plus facilement recours aux images. Pourtant, ils ont bien soif d'histoires : le responsable du lieu d'accueil a constat&#233; &#224; maintes reprises qu'ils &#233;taient sensibles aux textes litt&#233;raires &#233;nonc&#233;s &#224; haute voix. Les mots retrouvent leur sensuelle mat&#233;rialit&#233; &#233;vocatrice d'images. Alors, sollicit&#233;e de mani&#232;re active par l'exercice, l'imagination, comme un muscle, se d&#233;veloppe : Jean Navineau lira donc, mais les jeunes aussi, s'enregistrant sur des bandes son, et constateront ensemble les progr&#232;s qu'ils effectueront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; divertissement, le cirque sera privil&#233;gi&#233;. Lieu de l'exploit, il d&#233;montre la n&#233;cessit&#233; de l'effort quotidien pour arriver &#224; une telle ma&#238;trise du geste (acrobates, jongleurs, funambules). C'est aussi un lieu d'&#233;merveillement et de rire. L'&#233;tonnement et l'admiration provoqu&#233;s doivent appeler l'envie de s'&#233;lever, &#171; de se verticaliser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis bien s&#251;r, l'&#233;quitation. De par sa fonction de portage, le cheval agit en tant que substitut maternant et r&#233;active des sensations li&#233;es &#224; la petite enfance (holding). Exp&#233;rience relationnelle particuli&#232;re forte en r&#233;miniscence &#233;motionnelle, elle se fait par le corps &#224; corps. La communication passe par l'adh&#233;sion au cheval. Une fois exclue la possession brutale, c'est par la sympathie et l'harmonie qu'on peut esp&#233;rer avancer. Comme il s'agit l&#224; d'un art de la souplesse, les rigidit&#233;s y sont travaill&#233;es. De sa pratique d'instructeur, Jean Navineau dit joliment qu'il tente d'apprendre au cavalier &#224; danser avec le cheval : &#171; calme, regarder devant, droit, l&#233;ger &#187;, telle est la devise que l'on peut lire dans la carri&#232;re de la ferme de Changy. Ces exp&#233;riences r&#233;v&#233;latrices sont une invitation au voyage. &#202;tre &#224; la d&#233;couverte du monde et de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme mode de transport, l'homme a imagin&#233; un bus. Une fois acquis, il l'a am&#233;nag&#233; de ses mains, pr&#233;f&#233;rant la chaleur du bois, de la &#171; salle de bains &#187; &#224; la cuisine en passant par les couchettes et le coin bureau. Entre chalet mobile et bateau. Une arche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chevaux, eux, seront tract&#233;s par un van. Y aura-t-il des repr&#233;sentants de l'esp&#232;ce canine, le chat asthmatique soign&#233; &#224; l'hom&#233;opathie, le pigeon domestiqu&#233; ? En tout cas, de deux &#224; quatre jeunes seront accueillis pour ces s&#233;jours de rupture d'une dur&#233;e de deux &#224; trois mois. Un assistant &#233;ducateur sera embauch&#233;. Les itin&#233;raires conduiront l'exp&#233;dition vers de hauts lieux architecturaux, mais &#233;galement vers les manifestations hippiques les plus remarquables. La dur&#233;e des &#233;tapes sera de trois ou quatre jours, voire plus si n&#233;cessaire. Navineau n'exclut pas de pousser le bus en terre &#233;trang&#232;re, pour provoquer d'autres &#233;tonnements. L'am&#233;nagement est presque termin&#233; &#8211; plus de 2000 heures de travail &#8211;, financ&#233; en partie &#224; hauteur de 15 245 &#8364; par le m&#233;c&#233;nat d'entreprise de Vinci (soci&#233;t&#233; de parkings souterrains). Apr&#232;s les derniers coups de pinceaux, le bus sera r&#244;d&#233; sur dix mille kilom&#232;tres, pour v&#233;rifier sa fiabilit&#233;. Cet &#233;t&#233;, l'aventure devrait vraiment d&#233;marrer, avec cette fois, des jeunes &#224; bord.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ferme de Changy - Fran&#231;oise et Jean Navineau - 45290 Varennes Changy. Tel. 02 38 94 51 82. mail : &lt;a href=&#034;mailto:f.navineau@free.fr&#034; class='spip_mail'&gt;f.navineau@free.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'enfant des rues</title>
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		<dc:date>2005-06-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il existe peu d'&#233;tudes qui tentent de d&#233;crire le fonctionnement interne des groupes d'enfants que l'urbanisation, la d&#233;mographie, la crise &#233;conomique ou familiale ont contraint &#224; vivre dans la rue. Pourtant, cette r&#233;alit&#233;, m&#234;me si elle est parfois ni&#233;e ou sous-estim&#233;e, se retrouve aux quatre coins du monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrage coordonn&#233; par St&#233;phane Tessier apporte une r&#233;flexion tout &#224; fait passionnante, pour quiconque veut tenter de comprendre cette question. &#8212; Il y a les enfants de la rue, ceux qui y ont &#233;lu (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe peu d'&#233;tudes qui tentent de d&#233;crire le fonctionnement interne des groupes d'enfants que l'urbanisation, la d&#233;mographie, la crise &#233;conomique ou familiale ont contraint &#224; vivre dans la rue. Pourtant, cette r&#233;alit&#233;, m&#234;me si elle est parfois ni&#233;e ou sous-estim&#233;e, se retrouve aux quatre coins du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage coordonn&#233; par St&#233;phane Tessier apporte une r&#233;flexion tout &#224; fait passionnante, pour quiconque veut tenter de comprendre cette question. &#8212; Il y a les enfants de la rue, ceux qui y ont &#233;lu domicile et int&#232;grent le fonctionnement du groupe de pairs comme suppl&#233;ance &#224; une famille d&#233;faillante. Mais il y a aussi les enfants dans la rue qui investissent ce lieu comme centre de leur activit&#233; (petits travaux, trafics en tout genre&#8230;) et qui rentrent la nuit venue chez leurs parents. L'ouvrage nous plonge en Afrique, en Asie ou en Am&#233;rique du Sud pour nous d&#233;crire ces enfants ayant v&#233;cu des exp&#233;riences violentes pr&#233;coces, victimes de mauvais traitements d&#232;s le plus jeune &#226;ge et confront&#233;s &#224; des adultes qui leur m&#232;nent la vie dure : &#171; ils apprennent que la vie est pr&#233;caire, &#233;ph&#233;m&#232;re et que la seule fa&#231;on de survivre passe par des strat&#233;gies de d&#233;fense, de protection, de reconnaissance et d'agression face &#224; un ennemi potentiel &#187; (p.139).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'on ne peut ignorer que la mort est pr&#233;sente au quotidien et que le sens de la vie est largement d&#233;valoris&#233; (car pouvant tenir &#224; un rien), il ne faut pas pour autant tomber dans une vision mis&#233;rabiliste. Car la dramatisation peut tout autant provoquer la piti&#233; que susciter la crainte, transformant l'enfant victime en coupable potentiel. L'apprentissage des strat&#233;gies de survie passe par l'adoption de grandes capacit&#233;s tant cognitives qu'op&#233;rationnelles : observer finement afin d'identifier les opportunit&#233;s et de jauger les risques, conna&#238;tre d'une mani&#232;re m&#233;ticuleuse le territoire pour en utiliser au mieux les ressources, ne pas rester isol&#233;, cr&#233;er des r&#233;seaux etc. Ces habilet&#233;s et comp&#233;tences repr&#233;sentent un potentiel r&#233;el trop peu souvent mis &#224; profit par les programmes venant en aide aux enfants des rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;quemment, les intervenants ignorent ces aptitudes jug&#233;es d'embl&#233;e ill&#233;gitimes &#224; l'aune du seul objectif consid&#233;r&#233; comme admissible : imposer &#224; ces enfants de s'adapter aux exigences de la soci&#233;t&#233; et int&#233;grer un mode de fonctionnement qui paradoxalement est &#224; l'origine de leur situation. Or, ne les consid&#233;rer qu'au travers du seul prisme de leur impulsivit&#233; et de leur difficult&#233; &#224; se projeter dans le temps, les consid&#233;rer comme incapables de faire des choix et totalement sous l'emprise de leurs pulsions et de leurs d&#233;sirs, c'est les r&#233;duire &#224; des sch&#233;mas qui ne correspondent pas &#224; l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; psychosociologique de leur fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de se limiter &#224; une approche moralisatrice et normalisatrice, le travail avec ces populations se doit d'utiliser les ressources de la rue et celles de l'enfant qui y vit, pour structurer son intervention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2005 (471 p. ; 39 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Travail de rue et personnes &#224; la marge</title>
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		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>756</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ils sont un certain nombre &#224; Toulouse, &#224; intervenir aupr&#232;s des personnes vivant dans la rue : professionnels et b&#233;n&#233;voles, lieux d'accueil pour sans domicile fixe et intervenants choisissant d'aller &#224; la rencontre du public l&#224; o&#249; il vit, intervention plut&#244;t sanitaire ou plut&#244;t sociale etc. De septembre 2000 &#224; juin 2001, ils ont crois&#233; leurs regards, confront&#233; leurs exp&#233;riences, compar&#233; leurs motivations et interrog&#233; leurs &#233;thiques, au cours de neuf rencontres qui ont trouv&#233; leur expression dans ce petit (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton675-e96fa.jpg?1694178287' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont un certain nombre &#224; Toulouse, &#224; intervenir aupr&#232;s des personnes vivant dans la rue : professionnels et b&#233;n&#233;voles, lieux d'accueil pour sans domicile fixe et intervenants choisissant d'aller &#224; la rencontre du public l&#224; o&#249; il vit, intervention plut&#244;t sanitaire ou plut&#244;t sociale etc. De septembre 2000 &#224; juin 2001, ils ont crois&#233; leurs regards, confront&#233; leurs exp&#233;riences, compar&#233; leurs motivations et interrog&#233; leurs &#233;thiques, au cours de neuf rencontres qui ont trouv&#233; leur expression dans ce petit ouvrage qui rend compte au plus pr&#232;s de ce qui se passe sur le terrain. La modernit&#233; tend &#224; r&#233;duire la rue &#224; des espaces de circulation. L'irruption d'un espace priv&#233; dans un espace public en trouble in&#233;vitablement l'ordre et l'agencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si de nouvelles populations ont fait de la rue leur espace vital, le ph&#233;nom&#232;ne n'a rien de tr&#232;s contemporain. Le travail de rue a m&#234;me &#233;t&#233; &#224; l'origine des pratiques de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. Et l'on retrouve bien des points communs entre les orphelins de 1950 et les jeunes errants de l'an 2000. Et pour commencer, d'&#234;tre contraint, apr&#232;s avoir subi des ruptures familiales et sociales, &#224; vivre en microsoci&#233;t&#233;s des pairs. On retrouvera sans doute aussi des constantes dans ces histoires faites de carences et de cassures affectives, sentimentales, &#233;ducatives, professionnelles, dans ces alternances entre la rue, la prison et la psychiatrie, dans ces souffrances infinies tant psychiques que physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler dans la rue, c'est d'abord savoir prendre en compte les particularit&#233;s du public qui y vit. C'est inverser l'ordre de la demande, en ne faisant pas que l'attendre : cet autre &#224; qui l'acteur s'adresse ne le sollicite pas d'embl&#233;e et peut m&#234;me le rejeter ponctuellement. Il faut s'inscrire dans le long terme, en se contentant parfois d'actions sans lendemain. Faire une offre, expose toujours au risque de subir un refus. L'espace relationnel que l'on propose, la personne est libre de s'en emparer ou non. Une esquisse de rencontre, une tentative pour entrer en contact, quelques paroles, un regard re&#231;u ou donn&#233;, se tenir l&#224; dans le m&#234;me espace : c'est parfois peu et cela peut en m&#234;me temps repr&#233;senter tant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi se montrer disponible pour &#233;couter et observer, sans jugement et avec discr&#233;tion. La relation peut alors s'instaurer en l'absence de conseils d'expert, de valeurs moralisantes, de charit&#233; ou de condescendance, avec comme simple objectif, celui de restaurer la dignit&#233; de l'autre. Ne rien solliciter chez lui, mais partir de son discours pour essayer de constituer en commun une r&#233;ponse qui soit en accord avec ses aspirations. Tout d&#233;pend si on le r&#233;duit &#224; son probl&#232;me en le transformant en victime passive ou si l'on va &#224; sa rencontre en le consid&#233;rant comme sujet capable de prendre des responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2005 (192 p. ; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quel avenir pour les coll&#233;giens et lyc&#233;ens sans-papiers ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quel-avenir-pour-les-collegiens-et-lyceens-sans-papiers</link>
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&lt;p&gt;Regroupant quelque soixante-dix associations et syndicats, le R&#233;seau &#201;ducation sans fronti&#232;res (RESF) s'inqui&#232;te des r&#233;gularisations provisoires accord&#233;es &#224; des lyc&#233;en(ne)s sans-papiers jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e scolaire, et craint des expulsions pendant l'&#233;t&#233;. Le 1er juin dernier &#224; Paris, un rassemblement de soutien a alert&#233; l'opinion sur cette cause difficile &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les &#233;tablissements scolaires, certains lyc&#233;ens, en devenant majeurs, font conna&#238;tre leur condition de sans-papiers aupr&#232;s de leurs enseignants et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-756-" rel="tag"&gt;756&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Regroupant quelque soixante-dix associations et syndicats, le R&#233;seau &#201;ducation sans fronti&#232;res (RESF) s'inqui&#232;te des r&#233;gularisations provisoires accord&#233;es &#224; des lyc&#233;en(ne)s sans-papiers jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e scolaire, et craint des expulsions pendant l'&#233;t&#233;. Le 1er juin dernier &#224; Paris, un rassemblement de soutien a alert&#233; l'opinion sur cette cause difficile&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les &#233;tablissements scolaires, certains lyc&#233;ens, en devenant majeurs, font conna&#238;tre leur condition de sans-papiers aupr&#232;s de leurs enseignants et de leurs camarades, entra&#238;nant le plus souvent des mobilisations fortes. D'autres, mineurs, sont menac&#233;s d'expulsion parce que leur famille l'est. De plus en plus souvent, la police ou la gendarmerie p&#233;n&#232;tre dans l'&#233;cole pour venir chercher un &#233;l&#232;ve &#233;tranger. Quelques exemples ont jalonn&#233; l'actualit&#233; de ces derniers mois : Karina, 14 ans, coll&#233;gienne de Metz, fille d'un v&#233;t&#233;rinaire russe d&#233;serteur pour ne pas avoir &#224; combattre en Tch&#233;tch&#233;nie &#224; qui le statut de r&#233;fugi&#233; est refus&#233;, a &#233;t&#233;, avec sa famille, plac&#233;e en r&#233;tention ; son &#233;tablissement s'est mobilis&#233;. Mehdi, lui, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; d&#233;but mai dans son lyc&#233;e professionnel &#224; Paris et mis en r&#233;tention &#224; Vincennes : protestation du chef d'&#233;tablissement, p&#233;tition des profs, des parents et des &#233;l&#232;ves, d&#233;l&#233;gation &#224; la pr&#233;fecture, interventions t&#233;l&#233;phoniques multiples ; Mehdi sera lib&#233;r&#233;. De m&#234;me, dans une dizaine de lyc&#233;es du 93 et du 94, des mobilisations ont permis des r&#233;gularisations temporaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces lyc&#233;ens sans-papiers ne sont-ils qu'en sursis ? Sous la pression des enseignants, des parents d'&#233;l&#232;ves et des lyc&#233;ens, les pr&#233;fectures ont en effet accord&#233; des autorisations provisoires de s&#233;jour (APS) les prot&#233;geant&#8230; jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e scolaire. Ainsi, &#224; La Fert&#233;-Bernard, un rempart humain s'&#233;tait-il &#233;difi&#233; en mars dernier contre l'expulsion de Mansoura, jusqu'&#224; ce que la pr&#233;fecture la retarde jusqu'&#224; l'&#233;t&#233;. &#192; Cachan, apr&#232;s que 2 000 signataires se soient manifest&#233;s, le pr&#233;fet accorde une APS de six mois &#224; Marie-Caliste pour passer son BTS (sous la pression, une promesse de r&#233;gularisation vient d'&#234;tre obtenue). &#192; Rouen, un sursis de quelques semaines est obtenu pour Kilani&#8230; Alors, quid pour l'&#233;t&#233; ? &#171; Des vacances pour les uns, des voyages menott&#233;s et scotch&#233;s &#224; leur si&#232;ge pour d'autres avec retour &#224; la mis&#232;re et parfois &#224; la guerre ? &#187;, interroge le r&#233;seau &#201;ducation sans fronti&#232;res&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;seau &#201;ducation sans fronti&#232;res - c/o EDMP - Impasse Crozatier - 75012 (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui r&#233;clame une &#171; v&#233;ritable r&#233;gularisation avec, au minimum, un titre de s&#233;jour Vie priv&#233;e et familiale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Peser sur le nouveau ministre de l'Int&#233;rieur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;1er juin, Quartier latin, Paris. Devant la touristique fontaine Saint-Michel, quelques centaines de personnes sont venus exprimer publiquement leurs craintes. Quelques &#233;lus, les repr&#233;sentants de nombreuses associations, des profs, des parents d'&#233;l&#232;ves, des travailleurs sociaux et quelques lyc&#233;ens t&#233;moignent. Un lyc&#233;en rappeur implore au micro les pouvoirs publics de &#171; donner du sens &#224; mes mots/&#224; ma vie/&#224; ma famille &#187;&#8230; Dans une lettre ouverte au minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale, le syndicat Sud &#201;ducation rappelle, en r&#233;f&#233;rence &#224; Piaget, que la mission des enseignants est d'&#234;tre des &#171; &#233;veilleurs d'intelligence et des &#233;veilleurs de conscience &#187;, mais aussi que les &#233;ducateurs &#8212; terme ici entendu au sens large &#8212; ne peuvent &#234;tre ni d&#233;lateurs, ni suppl&#233;tifs &#224; ces op&#233;rations polici&#232;res. Une d&#233;l&#233;gation unitaire fait chou blanc &#8212; &#171; la personne qui devait nous recevoir est en vacances jusqu'au 10 juin ! &#187; &#8212; et demande directement un rendez-vous au nouveau ministre de l'Int&#233;rieur. Appel&#233;e &#224; tourner dans les &#233;tablissements et associations, une campagne de cartes &#224; signer est annonc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse des mineurs isol&#233;s ou non, la politique de la France &#8212; &#224; moins que ce ne soit son absence de politique &#8212; reste incoh&#233;rente. Pourtant, un rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (Igas) a r&#233;cemment chiffr&#233; &#224; quelque 3 000 les mineurs isol&#233;s arrivant chaque ann&#233;e clandestinement en France, pris en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Pr&#232;s d'un millier de jeunes &#233;trangers seraient dans une situation &#171; ni r&#233;gularisables, ni expulsables &#187;. Et selon les d&#233;partements, la prise en charge peut &#234;tre radicalement diff&#233;rente. N&#233;anmoins, depuis quelques semaines, les mineurs &#233;trangers suivis par l'ASE peuvent officiellement &#234;tre r&#233;gularis&#233;s. Mais la circulaire adress&#233;e aux pr&#233;fets les invite &#224; d&#233;livrer des autorisations de s&#233;jour d'un an, munies d'une mention salari&#233; ou &#233;tudiant, aux jeunes majeurs &#233;trangers ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'un placement ASE, &#171; en fonction de leurs parcours d'insertion &#187;&#8230; &#192; quand une r&#233;elle protection ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.educationsansfrontieres.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;R&#233;seau &#201;ducation sans fronti&#232;res&lt;/a&gt; - c/o EDMP - Impasse Crozatier - 75012 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un nouveau cadre juridique pour les lieux de vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-nouveau-cadre-juridique-pour-les-lieux-de-vie</link>
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&lt;p&gt;Ils ont jusqu'au 30 d&#233;cembre 2006 pour se mettre en conformit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Libert&#233; musel&#233;e, autonomie sous contr&#244;le ? Le d&#233;cret du 23 d&#233;cembre 2004 &#171; relatif aux conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement des lieux de vie et d'accueil &#187; leur a en tout cas fourni un cadre juridique . L'article premier trace l'objectif : &#171; un lieu de vie et d'accueil vise, par un accompagnement continu et quotidien, &#224; favoriser l'insertion sociale des personnes accueillies [&#8230;] Il est g&#233;r&#233; par une personne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-756-" rel="tag"&gt;756&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils ont jusqu'au 30 d&#233;cembre 2006 pour se mettre en conformit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Libert&#233; musel&#233;e, autonomie sous contr&#244;le ? Le d&#233;cret du 23 d&#233;cembre 2004 &#171; relatif aux conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement des lieux de vie et d'accueil &#187; leur a en tout cas fourni un cadre juridique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;cret n&#176; 2004 &#8211; 1444 du 23 d&#233;cembre 2004 relatif aux conditions techniques (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'article premier trace l'objectif : &#171; un lieu de vie et d'accueil vise, par un accompagnement continu et quotidien, &#224; favoriser l'insertion sociale des personnes accueillies [&#8230;] Il est g&#233;r&#233; par une personne physique ou morale autoris&#233;e &#224; accueillir au moins trois et au plus sept personnes, majeures ou mineures (une d&#233;rogation peut toutefois porter &#224; dix le nombre de personnes prises en charge, &#224; condition qu'elles soient r&#233;parties en deux unit&#233;s de vie individualis&#233;es). Insertion sociale, mais aussi, pour les mineurs, mission d'&#233;ducation, de protection et de surveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mineurs et majeurs peuvent pr&#233;senter des troubles psychiques ou des difficult&#233;s d'adaptation, &#234;tre en situation de pr&#233;carit&#233; ou d'exclusion sociale&#8230; Ils sont orient&#233;s par l'autorit&#233; judiciaire, par un conseil g&#233;n&#233;ral ou un pr&#233;fet de d&#233;partement, par un &#233;tablissement de sant&#233;, un service social ou m&#233;dico-social, ou par la famille, le repr&#233;sentant l&#233;gal ou l'entourage des int&#233;ress&#233;s. Ces autorit&#233;s, personnes physiques ou morales pouvant &#234;tre ext&#233;rieures au d&#233;partement d'implantation du lieu de vie et d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les accompagner, &#171; une ou plusieurs personnes, d&#233;nomm&#233;es permanents de lieux de vie &#187;, &#224; raison d'un encadrement minimal fix&#233; &#224; une personne accueillante, exprim&#233;e en &#233;quivalent temps plein, pour trois personnes accueillies. Mais l'article I poursuit : les lieux de vie ne pourront recevoir sur un m&#234;me site des personnes relevant de ces cat&#233;gories que si &#171; la cohabitation en r&#233;sultant ne pr&#233;sente pas de danger pour la sant&#233;, la s&#233;curit&#233;, l'int&#233;grit&#233; ou le bien-&#234;tre physique et moral des int&#233;ress&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques &#233;crits obligatoires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un document r&#233;dig&#233; dans le respect du principe de confidentialit&#233;, le responsable du lieu de vie devra retracer &#171; les indications relatives aux caract&#233;ristiques des personnes accueillies ainsi que la date de leur entr&#233;e et celle de leur sortie &#187;, document &#171; tenu en permanence &#224; la disposition des autorit&#233;s et personnes morales &#187; susnomm&#233;es. En outre, le responsable du lieu de vie et d'accueil &#233;tablit &#171; au moins &#187; chaque ann&#233;e un rapport sur l'&#233;volution de la situation de chaque personne accueillie, mais aussi &#171; sur l'organisation des conditions de son accueil &#187;, &#233;crit adress&#233; aux m&#234;mes prescripteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article second du d&#233;cret impose aux personnes physiques ou morales gestionnaires de lieux de vie et d'accueil autoris&#233;s un d&#233;lai de deux ans &#8212; jusqu'au 30 d&#233;cembre 2006 &#8212; pour se mettre en conformit&#233; avec ces dispositions. Pour ceux qui sont li&#233;s par &#171; un contrat ou une convention avec l'une des autorit&#233;s ou personnes morales &#233;num&#233;r&#233;es ou ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une habilitation par l'une de ces autorit&#233;s &#187;, le m&#234;me d&#233;lai est accord&#233; pour d&#233;poser une demande d'autorisation de cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les r&#233;actions sont mitig&#233;es : dans une lettre ouverte du Gerpla au champ social &#8211; O&#249; en est-on dans l'existence des lieux d'accueil, le Groupe d'&#233;change et de recherche sur la pratique des lieux d'accueil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Gerpla - Le Roucous - 12490 Le Viala-du-Tarn. T&#233;l. 05 65 58 84 12. mail : (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8212; qui recense depuis 1989 les diff&#233;rentes structures et pratiques &#8212; faisait r&#233;cemment part de ses craintes : d'une part sur les limitations d'accueil (minimum de trois personnes, maximum de sept), d'autre part sur la notion de &#171; r&#233;sidentialit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, selon le nouveau d&#233;cret, un des permanents doit vivre sur le lieu de vie, imp&#233;ratif que discute le Gerpla : &#171; Pour nous, un lieu d'accueil peut &#234;tre non r&#233;sidentiel, accueillant moins de trois personnes en difficult&#233;, &#234;tre itin&#233;rant (s'adressant souvent &#224; des jeunes enferm&#233;s dans l'errance) avec des s&#233;jours en bateau, &#224; l'&#233;tranger, accueillant des mineurs et/ou des majeurs, &#234;tre sous le statut de travailleur ind&#233;pendant, associatif, en scoop&#8230; etc. &#187;. En outre, poursuit le groupe d'&#233;change, plusieurs &#171; param&#232;tres humains &#187; ne se retrouvent pas dans la nouvelle l&#233;gislation, tels l'accueil des parents (mineurs ou adultes) avec leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le projet actuel sur la tarification est d&#233;nonc&#233;, son prix de journ&#233;e plafond ne prenant pas en compte les bases salariales du droit du travail. Le Gerpla travaille actuellement &#224; un programme de formation de permanents de lieu, &#171; par compagnonnage, sur la pratique de r&#233;seau avec les institutions, bref sur notre sp&#233;cificit&#233; de lieu d'accueil et du sens que nous mettons en place quand nous accueillons une personne en difficult&#233; sociale et/ou psychique &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000605970&amp;dateTexte=&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;D&#233;cret n&#176; 2004 &#8211; 1444 du 23 d&#233;cembre 2004&lt;/a&gt; relatif aux conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement des lieux de vie et d'accueil mentionn&#233;s au titre III de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gerpla - Le Roucous - 12490 Le Viala-du-Tarn. T&#233;l. 05 65 58 84 12. mail : &lt;a href=&#034;mailto:leroucous@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;leroucous@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Au nom du maire</title>
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		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>756</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Je veux interroger les raisons d'un engagement, comprendre les motivations profondes qui poussent un &#233;lu &#224; mettre les deux mains dans le cambouis&#8230; Loin du pouvoir et de l'aura m&#233;diatique, loin du faste et des dorures des h&#244;tels de ville somptueux, loin des cabinets et des conseillers que connaissent les maires de grandes villes, les &#233;lus qui &#339;uvrent sur des terrains difficiles, ont, &#224; premi&#232;re vue, peu de compensations au regard du travail qu'ils fournissent et des ennuis qu'ils rencontrent dans leur (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-756-" rel="tag"&gt;756&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je veux interroger les raisons d'un engagement, comprendre les motivations profondes qui poussent un &#233;lu &#224; mettre les deux mains dans le cambouis&#8230; Loin du pouvoir et de l'aura m&#233;diatique, loin du faste et des dorures des h&#244;tels de ville somptueux, loin des cabinets et des conseillers que connaissent les maires de grandes villes, les &#233;lus qui &#339;uvrent sur des terrains difficiles, ont, &#224; premi&#232;re vue, peu de compensations au regard du travail qu'ils fournissent et des ennuis qu'ils rencontrent dans leur pratique quotidienne&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Isabelle Ingold, r&#233;alisatrice&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment g&#233;rer une commune en grande difficult&#233;, r&#233;pondre en permanence &#224; l'urgence, r&#233;duire une fracture de plus en plus inqui&#233;tante entre citoyen et politique ? &#192; Louvroil, dans un coin sinistr&#233; du d&#233;partement du Nord, s'&#233;taient &#233;lev&#233;s les plus hauts fourneaux d'Europe, ceux d'Usinor, jusqu'en 1969. Crise de la sid&#233;rurgie oblige, l'usine a ferm&#233; ses portes, entra&#238;nant la disparition du principal revenu de la ville, mais aussi celle de nombreuses entreprises sous-traitantes. L'abrupt d&#233;part laissera au final une commune d&#233;figur&#233;e, avec une friche de plus d'un kilom&#232;tre de long en plein centre &#8212; sur un sol pollu&#233; &#8212;, et une population particuli&#232;rement d&#233;munie. La ville compte en effet aujourd'hui, plus de trente ans plus tard, 7300 habitants dont 70 % ne paient pas d'imp&#244;ts sur le revenu et dont 25 % sont au ch&#244;mage. Les jeunes qui le peuvent quittent la vall&#233;e, l'universit&#233; la plus proche &#233;tant &#224; 35 km.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui en ont eu les moyens sont partis &#224; Dunkerque, Lille ou Paris. Les autres sont rest&#233;s, au sein de familles en grande difficult&#233;, dans lesquelles les solidarit&#233;s familiales savent toutefois s'actionner. Mais les conditions de vie sont de plus en plus difficiles, l'isolement et la pr&#233;carit&#233; s'accroissent, nombre d'habitants ne s'int&#233;ressant m&#234;me plus ni &#224; leur ville, ni &#224; la politique : l'abstention d&#233;passe les 40 % &#224; certaines &#233;lections, et le candidat du Front national a empoch&#233; 40 % des voix au second tour des l&#233;gislatives de juin 2002. Rude panorama en termes de surendettement, de conditions de logements impossibles, de ch&#244;mage et de pauvret&#233;, sur fond existentiel de r&#233;signation et de d&#233;sespoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors comment, dans ce contexte d&#233;t&#233;rior&#233;, mobiliser les &#233;nergies, impliquer la population dans des projets concrets, rompre l'isolement et faire &#233;merger une d&#233;mocratie participative ? Annick Mattighello, maire communiste, a fort &#224; faire. Dans ses permanences, elle rencontre la mis&#232;re la plus crue et doit parfois r&#233;pondre &#224; l'urgence ; son service social est d&#233;bord&#233; par les demandes pour impay&#233;s de loyers ou d'EDF&#8230; &#192; la t&#234;te de sa commune sinistr&#233;e, elle lance quelques investissements importants &#8212; &#171; pharaoniques &#187;, crie l'opposition &#8212; dans le cadre d'un grand projet de Ville (GPV), financ&#233; &#224; 90 % par l'&#201;tat, la r&#233;gion et le conseil g&#233;n&#233;ral : cr&#233;ation d'une &#233;cole, d'un centre de loisirs et d'une m&#233;diath&#232;que sur la friche d'Usinor, d&#233;tournement d'une route nationale, installation d'une zone franche dans un quartier &#171; chaud &#187;. Mais les 10 % restants incombant &#224; la commune, la maire &#8212; ancienne ouvri&#232;re syndicaliste &#8212; est contrainte de contenir encore les d&#233;penses, alors que la masse salariale repr&#233;sente 67 % du budget de la municipalit&#233;. Quelques vraies questions sont pos&#233;es l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'&#233;lue choisit un programme immobilier susceptible d'attirer &#224; Louvroil des familles plus ais&#233;es, donc en mesure de payer des imp&#244;ts&#8230; Alors, dans une gestion territoriale dont les tenants et les aboutissants d&#233;passent souvent le simple cadre de la commune, devant des financements parfois fort longs &#224; arriver, m&#234;me la maire &#8212; quoique efficacement second&#233;e par Daniel Barbarossa, ex-&#233;ducateur de rue roubaisien &#8212; peut se sentir seule&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice s'int&#233;resse une nouvelle fois (elle a &#233;t&#233; coauteur du documentaire Une place sur terre, &lt;a href='https://www.lien-social.com/Une-place-sur-terre-un-film-documentaire-sur-l-exclusion' class='spip_in'&gt;lire la critique&lt;/a&gt;) &#224; la vraie vie des vrais gens. Au final, elle nous propose un documentaire sensible, avec une repr&#233;sentation fine de la politique de la ville au quotidien, dans ses aspects les plus incertains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un documentaire r&#233;alis&#233; par Isabelle Ingold. (2005 - 57 minutes). &lt;br class='manualbr' /&gt;Musique : Patrick Toffin.&lt;br class='manualbr' /&gt;Une coproduction France 3 Nord Pas-de-Calais/Picardie, avec le Centre r&#233;gional des ressources audiovisuelles (CRRAV).&lt;br class='manualbr' /&gt;Distribution : Nicole Zeizig et Gilles Padovani&lt;br class='manualbr' /&gt;Mille et Une. Films&lt;br class='manualbr' /&gt;11 rue Denis Papin&lt;br class='manualbr' /&gt;35000 Rennes &lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 02 23 44 03 59&lt;br class='manualbr' /&gt;Des d&#233;bats peuvent &#234;tre organis&#233;s avec la r&#233;alisatrice : Isabelle Ingold - 4 Passage des Fours &#224; Chaux - 75019 Paris. T&#233;l. 01 44 84 08 46&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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