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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Tol&#233;rances et radicalismes : que n'avons-nous pas compris ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Tolerances-et-radicalismes-que-n-avons-nous-pas-compris</link>
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		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1203</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Traiter les terroristes islamistes de barbares apaise la l&#233;gitime col&#232;re que provoquent leurs actes. Mais s'en contenter ne permet nullement de comprendre. Sortir de l'&#233;motion et s'&#233;manciper du leurre de l'explication unique susceptible &#224; elle seule de traduire les raisons des actes pos&#233;s : tel est le d&#233;fi lanc&#233; et r&#233;ussi par les chercheurs de l'Universit&#233; catholique de Louvain. L'&#233;mergence de la radicalisation s'inscrit dans l'histoire, comme un variant anthropologique qui profite du contexte pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1203-" rel="tag"&gt;1203&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton5182-1cc5f.jpg?1694426186' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Traiter les terroristes islamistes de barbares apaise la l&#233;gitime col&#232;re que provoquent leurs actes. Mais s'en contenter ne permet nullement de comprendre. Sortir de l'&#233;motion et s'&#233;manciper du leurre de l'explication unique susceptible &#224; elle seule de traduire les raisons des actes pos&#233;s : tel est le d&#233;fi lanc&#233; et r&#233;ussi par les chercheurs de l'Universit&#233; catholique de Louvain. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;mergence de la radicalisation s'inscrit dans l'histoire, comme un variant anthropologique qui profite du contexte pour s'actualiser. Et l'actualit&#233; est marqu&#233;e au coin de la confrontation d'un Occident se d&#233;ployant dans un temps s&#233;culier et s'abreuvant &#224; la subjectivation et la rationalisation avec un monde musulman o&#249; s'entrem&#234;lent encore les registres temporel, religieux, social et politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si la condition de jeunes issus de l'immigration ne pr&#233;dispose pas au radicalisme (qui touche 1 jeune musulman sur 5 000), l'identit&#233; humili&#233;e incite &#224; op&#233;rer une inversion du stigmate, transformant le m&#233;pris de soi en m&#233;pris de l'autre. M&#234;me si la mis&#232;re et les in&#233;galit&#233;s sociales ne m&#232;nent pas au terrorisme, ce dernier surfe sur les vagues de l'amertume, de la frustration et de l'injustice. M&#234;me si la modernit&#233; est propice &#224; la promotion et aux attentes individuelles, elle facilite aussi les incertitudes et donc les d&#233;ceptions. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans ce contexte global que s'articulent les motivations spirituelles, morales, h&#233;ro&#239;ques, nihilistes, altruistes, mill&#233;naristes et apocalyptiques qui rel&#232;vent tout autant d'une dynamique individuelle, familiale, groupale, nationale, que g&#233;ographique, sociopolitique, institutionnelle ou religieuse. Face &#224; cette complexit&#233; qu'on ne peut approcher que du bout des doigts, il faut articuler toutes les explications possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Couleur Livres, 2016, (187 p. &#8211; 18&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faits religieux et la&#239;cit&#233; : le travail social &#224; l'&#233;preuve </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Faits-religieux-et-laicite-le-travail-social-a-l-epreuve</link>
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		<dc:date>2015-09-02T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1168</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le travail social est, lui aussi, confront&#233; au fait religieux musulman. La r&#233;flexion de Fa&#239;za Gu&#233;lamine est pr&#233;cieuse pour &#233;carter la r&#233;flexion de la stigmatisation id&#233;ologique. Premier paradoxe : la s&#233;curalisation de la soci&#233;t&#233; avait fini par renvoyer la pratique religieuse au domaine priv&#233;. Les travailleurs sociaux s'&#233;taient &#233;mancip&#233;s de leurs racines chr&#233;tiennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les voil&#224; &#224; nouveau confront&#233;s &#224; une croyance qui, resurgissant dans le domaine public, exige d'&#234;tre prise en compte dans le quotidien de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4624-c3a0a.jpg?1694025281' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail social est, lui aussi, confront&#233; au fait religieux musulman. La r&#233;flexion de Fa&#239;za Gu&#233;lamine est pr&#233;cieuse pour &#233;carter la r&#233;flexion de la stigmatisation id&#233;ologique. Premier paradoxe : la s&#233;curalisation de la soci&#233;t&#233; avait fini par renvoyer la pratique religieuse au domaine priv&#233;. Les travailleurs sociaux s'&#233;taient &#233;mancip&#233;s de leurs racines chr&#233;tiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les voil&#224; &#224; nouveau confront&#233;s &#224; une croyance qui, resurgissant dans le domaine public, exige d'&#234;tre prise en compte dans le quotidien de la prise en charge. Deuxi&#232;me paradoxe, l'instrumentalisation de la la&#239;cit&#233; qui, longtemps confondue avec l'anticl&#233;ricalisme, est utilis&#233; &#224; pr&#233;sent par les adversaires du communautarisme. Mais ce n'est pas le pros&#233;lytisme des groupes fondamentalistes catholiques, pas plus que l'expansion des &#233;glises &#233;vang&#233;listes qui sont vis&#233;s, mais l'Islam. Troisi&#232;me paradoxe, les travailleurs sociaux se retrouvent li&#233;s &#224; deux exigences aussi incontournables l'une que l'autre dans leur action quotidienne : respecter les diff&#233;rences culturelles, tout autant que les principes d'&#233;galit&#233; et d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux qu&#234;tes peuvent entrer en forte opposition, quand &#233;merge la question des relations entre les hommes et les femmes, par exemple. Comment r&#233;agir &#224; ces situations o&#249; chacun t&#226;tonne, incit&#233; tant&#244;t &#224; des postures rigides et parfois &#224; des compromis ? L'auteure n'ayant pas la pr&#233;tention de proposer des solutions, elle propose seulement des pistes pour permettre &#224; chacun de construire sa propre r&#233;ponse. Les revendications se cristallisant autour de rites musulmans ? Il faut prendre garde &#224; ne pas enfermer les individus dans leurs particularit&#233;s culturelles et rechercher ce qu'elles signifient pour chacun, en essayant de distinguer ce qui rel&#232;ve de marqueurs identitaires et ce qui correspond plus &#224; une qu&#234;te spirituelle. La d&#233;fense de la la&#239;cit&#233; ? Ce concept est compos&#233; d'au moins trois principes : le respect de la libert&#233; de conscience et de culte, le refus de la domination d'une religion particuli&#232;re et l'&#233;galit&#233; de toutes les convictions et croyances devant l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce titre, elle peut &#234;tre d&#233;fendue par les musulmans vivant dans notre pays qui, comme le note avec pertinence l'auteur, se r&#233;clament dans leur immense majorit&#233; des principes de la R&#233;publique, de la d&#233;mocratie, pl&#233;biscitant le respect de la loi, la tol&#233;rance &#224; l'&#233;gard d'autrui et la libert&#233; d'expression. Quant &#224; la rupture d'&#233;galit&#233; entre les sexes, le r&#233;flexe est l&#233;gitime de renvoyer &#224; l'archa&#239;que, &#224; l'irrationnel et au conservatisme. Le statut de la femme est garanti par une loi qui punissant toute discrimination de genre. Le d&#233;fi lanc&#233; aux professionnels n'est finalement pas nouveau : pr&#233;server leurs valeurs humanistes &#224; travers la diversit&#233; et la diff&#233;rence. Plus facile &#224; dire qu'&#224; faire ? C'est pourtant ce qu'ils font d&#233;j&#224; au quotidien !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2014, (125 p. &#8211; 15,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La la&#239;cit&#233; 1905-2005 entre passion et raison</title>
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		<dc:subject>755</dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La la&#239;cit&#233; reste un d&#233;bat permanent qui attise les passions, m&#234;me si l'on ne sait pas toujours ce qu'elle recouvre. Pendant longtemps, le pouvoir religieux et le pouvoir civil ont &#233;t&#233; sinon confondus, au moins tr&#232;s li&#233;s. Timidement esquiss&#233;e par une royaut&#233; d&#233;sireuse d'autonomiser son r&#244;le, la s&#233;cularisation prend une ampleur in&#233;gal&#233;e avec la R&#233;volution. Si, avant 1789, l'&#201;tat tout comme l'individu &#233;tait tenu &#224; des obligations envers l'&#201;glise, les r&#233;volutionnaires, en &#233;tablissant le principe de libert&#233; de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton663-e90b6.jpg?1694185335' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La la&#239;cit&#233; reste un d&#233;bat permanent qui attise les passions, m&#234;me si l'on ne sait pas toujours ce qu'elle recouvre. Pendant longtemps, le pouvoir religieux et le pouvoir civil ont &#233;t&#233; sinon confondus, au moins tr&#232;s li&#233;s. Timidement esquiss&#233;e par une royaut&#233; d&#233;sireuse d'autonomiser son r&#244;le, la s&#233;cularisation prend une ampleur in&#233;gal&#233;e avec la R&#233;volution. Si, avant 1789, l'&#201;tat tout comme l'individu &#233;tait tenu &#224; des obligations envers l'&#201;glise, les r&#233;volutionnaires, en &#233;tablissant le principe de libert&#233; de conscience, ont &#233;mancip&#233; l'individu de toute contrainte religieuse, la croyance &#233;tant d&#232;s lors consid&#233;r&#233;e comme devant relever du seul choix personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concordat sign&#233; en 1802 avec le Vatican maintient toutefois des devoirs de l'&#201;tat &#224; l'&#233;gard d'un catholicisme consid&#233;r&#233; encore comme religion officielle. C'est en 1905 que, par une loi devenue fameuse, s'op&#232;re la s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat, ce dernier n'ayant plus aucune autre obligation que celle de garantir l'exercice de la libert&#233; de conscience. Le principe de la&#239;cit&#233; est clair : ne privil&#233;gier aucun culte, tout en pr&#233;servant l'expression de tous. L'un des premiers lieux d'application de cette nouvelle loi est l'&#233;cole. Cette institution fut pendant des si&#232;cles r&#233;serv&#233;e aux enfants de nobles, de juristes et de marchands. C'est la contre-r&#233;forme qui incita l'&#201;glise &#224; diffuser sa pastorale au sein du peuple. C'est dire si l'instruction religieuse et morale fut longtemps au c&#339;ur de l'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment au nouveau principe de neutralit&#233;, l'&#201;glise ne devait plus d&#233;tenir le monopole de la transmission des savoirs et des valeurs. Les R&#233;publicains commenc&#232;rent par instaurer la gratuit&#233; de l'&#233;cole (1881), puis son caract&#232;re obligatoire (1882). Deux mesures s'inscrivirent en rupture avec le pass&#233; : l'instruction religieuse fut remplac&#233;e par l'instruction civique et le droit de surveillance et d'inspection de l'enseignement d&#233;volu jusqu'alors au minist&#232;re des Cultes fut supprim&#233;. Mais la libert&#233; du culte fut pr&#233;serv&#233;e, le jeudi &#233;tant r&#233;serv&#233; au cat&#233;chisme. Une telle &#233;volution ne se fera pas sans conflits. Sa mise en &#339;uvre se fera par &#233;tape : ainsi, le minist&#232;re d&#233;savouera-t-il la pr&#233;cipitation avec laquelle les crucifix sont enlev&#233;s dans certaines salles de classe et &#171; les devoirs envers Dieu &#187; resteront officiellement inscrits dans les cours d'instruction civique jusqu'en 1923 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une morale la&#239;que se met en place progressivement : &#224; la charit&#233; chr&#233;tienne est oppos&#233; le principe de solidarit&#233; humaine. Apr&#232;s un si&#232;cle d'application de cette loi, si la dissociation entre appartenance citoyenne et appartenance religieuse ou convictionnelle n'est plus remise en cause par quiconque (du moins pour la France), reste enti&#232;re la question de l'accommodement raisonnable qu'il faudra r&#233;ussir &#224; trouver entre particularisme et universalisme : &#171; l'ordre public d'un pays d&#233;mocratique doit permettre de concilier diff&#233;rentes libert&#233;s sans d&#233;sorganiser le vivre ensemble &#187; (p.238).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. le Seuil, 2004, (280 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La la&#239;cit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-laicite</link>
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		<dc:subject>755</dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce que la loi de 1905 d&#233;finit, c'est bien le cantonnement des croyances &#224; la seule sph&#232;re priv&#233;e. Deux principes compl&#233;mentaires en charpentent l'application : l'&#201;tat n'exerce aucun pouvoir religieux et la religion aucun pouvoir politique. &#171; La pr&#233;servation d'une sph&#232;re publique &#233;chappant &#224; toute emprise confessionnelle valorise ce qui est commun &#224; tous, mais en m&#234;me temps elle prot&#232;ge l'espace priv&#233; de chacun &#187; pr&#233;cise l'auteur (p.14), qui continue en expliquant que &#171; l'enseignement est la&#239;c, non parce qu'il (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton664-f642d.jpg?1694185335' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce que la loi de 1905 d&#233;finit, c'est bien le cantonnement des croyances &#224; la seule sph&#232;re priv&#233;e. Deux principes compl&#233;mentaires en charpentent l'application : l'&#201;tat n'exerce aucun pouvoir religieux et la religion aucun pouvoir politique. &#171; La pr&#233;servation d'une sph&#232;re publique &#233;chappant &#224; toute emprise confessionnelle valorise ce qui est commun &#224; tous, mais en m&#234;me temps elle prot&#232;ge l'espace priv&#233; de chacun &#187; pr&#233;cise l'auteur (p.14), qui continue en expliquant que &#171; l'enseignement est la&#239;c, non parce qu'il interdit l'expression des diff&#233;rentes fois, mais au contraire, parce qu'il les tol&#232;re toutes &#187; (p.18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La la&#239;cit&#233; ne se confond donc pas avec l'anticl&#233;ricalisme, comme l'ont cru certains maires qui, au d&#233;but du XXe si&#232;cle, ont voulu interdire les processions, les sonneries des cloches dominicales ou le port du costume eccl&#233;siastique ! La non-reconnaissance d'aucun culte en particulier permet de les placer tous sur le m&#234;me pied d'&#233;galit&#233; quant au traitement que leur r&#233;serve un &#201;tat qui se veut neutre et impartial. Cons&#233;quences : d&#233;confessionnalisation de l'&#233;cole et des cimeti&#232;res (1882), des h&#244;pitaux (1885), des personnels enseignants (1886) et m&#234;me suppression, en 1884, de la pri&#232;re qui ouvrait traditionnellement toutes les sessions parlementaires. Le principe la&#239;c trouvera enfin sa cons&#233;cration dans les constitutions de 1945 et de 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat autour de cette notion &#171; qui sent la poudre &#187; (Jean Rivero) est pass&#233; au fil des ann&#233;es, de la chambre de d&#233;put&#233;s aux pr&#233;toires et aux tribunaux. Ainsi, de la r&#232;gle d'abstention de tout financement en mati&#232;re de cultes, qui a permis la condamnation par le tribunal administratif, des subventions attribu&#233;es par des collectivit&#233;s publiques &#224; l'occasion de voyages du Pape. Exception notable toutefois, celle des d&#233;partements de Moselle du Haut-Rhin et du Bas Rhin qui, en r&#233;int&#233;grant le giron national en 1918, ont gard&#233; un r&#233;gime sp&#233;cifique concordataire. Ce qui leur permet de financer les religions, voire m&#234;me la construction d'une mosqu&#233;e &#224; Strasbourg. Autre particularit&#233;, l'entretien des b&#226;timents cultuels qui reste du ressort des municipalit&#233;s. Mais, c'est aussi ce m&#234;me principe de la&#239;cit&#233; (qui garantit la pratique religieuse) qui permet de financer le fonctionnement des aum&#244;neries au sein des &#233;tablissements scolaires et l'expression pluraliste des diff&#233;rents cultes au sein du service public de radio-t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est bien l&#224; dans le souci de respect des diff&#233;rences et d'ouverture &#224; la diversit&#233; des cultures. Pour autant, tol&#233;rance ne signifie pas permissivit&#233; totale : sont ainsi intervenues plusieurs d&#233;cisions judiciaires prot&#233;geant des mineurs contre l'action de certaines sectes. &#171; Il revient &#224; l'&#201;tat d'assurer l'ordre public, toute manifestation d'opinion &#233;tant acceptable autant qu'elle ne trouble pas cet ordre &#187; (p.31). Les seules restrictions qui puissent intervenir concernent la garantie de la s&#233;curit&#233;, de la sant&#233;, de la morale et la protection des droits et des libert&#233;s de chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dalloz, 2004, (203 p. ; 10,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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